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Agadir et region
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naim
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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 12:00 pm    Sujet du message: Agadir et region Répondre en citant

Je me suis reveillé tot aujourd'hui pour quitter Marrakech, 07h00 je suis au parking,
ma belle s'est bien reposée, cela fait trois jours qu'elle se repose a l'ombre. Je dois
encore payer la troisième journée, soit 40 dhs, aussi bien le gardien que son chien
dorment, je suis devant le portail, j'ai decidé de ne pas payer cette troisième nuit ,
c'est ma manière de protester contre la chereté de cet enclot et l'exploiation des
automobilistes ....................... De toute façon le gardien n'est ici que pour collecter
l'argent et non
veiller sur nos biens. J'accelère doucement et me voila passant devant la Koutouia
guettant la prochaine signalisation. Cinq minutes plus tard je suis sur la direction
d'agadir, vers 07h30 j'ai quitté complètement la zone urbaine de marrakech, rien
que du goudron et des enclos et fermes. Je suis encore a jeun, le petit dejeuner
sera apres Imin tanout dans un petit palais (café) accroché au coin d'une
montagne, j'y fais escale en meme temps que trois cars de touristes affamés, j'ai
pu avoir deux madeleines et un café cassé avec difficulté, ici pas de croissants. Les
touristes ont asséché le contenu du resto. Je me presente au comptoir pour payer
mais le patron refuse , il me dit que c'est le cadeau de la maison, j'ignore la raison
qui l'a poussé a etre genereux avec moi, peut etre je lui ai porté bonheur car les
touristes sont arrivés juste après moi peut etre m'a t-il pris pour un inspecteur de
l'office du tourisme car je sais qu'il deplumé les pauvres touristes. De tout façon la
journée commence bien pour moi jusqu'a present pas un sou n'a quitté ma poche
a l'exception des depenses en carburant. J'entame le départ et je m'arrete apres
une heur environ a coté d'une grosse pierre posée juste sur la droite de la route,
elle est connue dans le monde entier, peut etre tombée du sommet de la montagne
depuis longtemps, elle fait au moins 3 mètres de hauteur sur 2 en largeur et
pofondeur, ce qui la caracterise c'est qu'elle ressemble visuellement a la gueule
d'un gros crapaud et on lui a discerné son nom "FOUM JRANA", toutes les couleurs
imaginables y sont incrustées, car les passagers s'arretent la et y inscrivent leurs
noms avec les moyens dont ils disposent...
... il y en a des fatima, houda, nuremberg (meme) jaquot, zinedine (!) des milliers
de prénoms, je fais comme tout le monde, je sorts ma bombe de peinture spry que
je garde avec moi pour les mauvaises rencontres (car autres choses interdites)
et j'y inscris au bon endroit (sans deformer les oeuvres des autres) mon pseudo,
eternité et gloire a fakir! Vers 12h00, le marhaban bikoun fi madinati agadir
apparait, immediatement je vire sur la gauche pour l'eviter, agadir ne m'interesse
pas direction ait melloul, puis route de tiznit que je quitte a 25 kms par une piste
pierreuse de 4 kms, le vitesse ici est inferieure a 20 kms, voila l'aeroport ou je
compte faire escale apparait, un lopin de terre entouré par des amas de pierres
rangées comme un mur ( j'ai oublié le nom de cette architecture) a l'interieur une
foret d'eucalyptus géants, cet espace est loin de tout humain ou village, c'est
l'endroit qu'a choisi un collègue d'etude, qui, après sa designation chef d'une
tresorerie dans le nord, a du trop forcer sur les depenses ce qui l'a conduit aux
deniers publiques, il est excusable le nord recèle beaucoup de beauté et de joie.
Apres avoir passé quelques mois en taule, ce fonctionnaire d'etat déchu n'a pu
supporter les regards de ses villageois ni celui des employeurs .. et c'est refugié ici,
il est devenu ascète ! Je penètre dans son perimètre, il vient a ma rencontre,
l'homme a maigri et ses cheveux reposent sur ses epaules, en l'attendant , j'ai
estimé qu'il y a deux ans que l'on ne s'est pav vu, car ces cheveux doivent avoir
entre 30 et 40 cm, et puisque la poussée est d'un a deux cms par mois, le calcul
doit etre bon. Apres les salutaions je me suis aperçu de l'absence de construction
ce qui me met dans l'embarras, dois je passer la nuit sous la bache de ma voiture?
j'entame donc cette possibilité avec lui et, il me répond en souriant, non rassure-
toi, le caid m'a empeché de construire parce que la loi l'interdit ici, alors j'ai opté
pour une batisse sous terre. En effet, deux metres d'escaliers donne sur une cave
composée en deux pieces cuisine, extra. Je déballe les quelques provisions que
j'avais fait en route pour lui. Un petit casse croute suivi d'un thé au chiba (chiba
sechée), eh oui, on peut la secher et la garder des mois, puis avant l'utilisation on
la lave a l'eau chaude et elle retrouve sa jeunesse.

.....( a suivre)

(By mimouni)
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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 12:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

..suite:

recapitulatif des posts precedents: 3 jours a marrakech, jamaa lfna, visite, histoire ordinaire,
prise de la route vers agadir, fakir entre dans l'histoire par l'inscription de son nom sur la pierre
dite BOUCHE DE GRNOUILLE (foum jrana) exposé quotidiennement a des dizaines de milliers
de lectuures visuelle par jour. Aujourd'hui, bien reposé a la taverne du cadre retraité a la lisière
de la foret entre agadir et tifnit. (fin du recapitulatif)
Une visite des lieux approximatifs s"impose: d'un coté la mondialement celèbre plage TIFNIT et
de l'autre des villages. Commençons par tifnit: il est 07h00, des femmes s'agglutinent sur les
roches , ramassant des moules alors que le feu qu'elles ont allumé commencent a faire
l'effet sur les bidons metalliques remplis d'eau, l'eau commence a chauffer, bientot le fruit
de leur corvée sera bouilli , nettoyé, debarassé de sa coquille , puis etalé au soleil pour secher.
Deja, en haut sur la falaise qui surplombe la mer, une dizaine de jeunes touristes anglais
commencent a[b] monter leurs ailes volantes et bientot ils se jetteront du haut et seront emportés
uniquement par la force du vent sur quelques centaines de metres. A ma droite , le village des
pecheurs et curieusement des maisons de plus d'une etage ont fait leur apparition au milieu
de ce bidonville. Ce sont des etrangers (français) qui ont acheté des maisonnettes , les ont
ravalorisé et y résident, meme tifnit n'a pas echappé a la vague de speculation immobilière.
Un mokhazni devant une batisse arborant le drapeau national ne cesse de nous epier de loin.
Je longe la coté en empruntant l'espace entre les vagues et la falaise, de droles d'echelles
en cordage sont suspendus sur ces roches, j'ai su par la suite, que les gens ont creusé des
cavernes dans cette montagne de pierre et les ont transformé en appartement, on parle de
2 a 5 millions de centimes la caverne meublé, meme les agents de l'autorité parait-il ont
des cellules de repos ici.... l parait qu'ils sont inaccessibles aux gendarmes et loin des yeux
ce qui les destinent a bien des loisirs. Quelqu'un m'a raconté que les gendarmes viennent de
temps en temps et saisissent les raffineries et distilleries de mahia local soit une ou deux
grosses cocottes minutes et des sacs de figues seches.

...a suivre ../....
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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 12:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A partir d'ici, deux alternatives: prendre la route goudronnée et rejoindre
la nationale a 7 kms qui relie agadir a tiznit ou continuer tout droit et rallier
Biougra par l'intermédiare de Khemis ait Amira. Finalement j'ai decidé de
faire les champs et visiter les villages. Je commence par le plus proche, il
est a 2 km et porte le nom de LAAZIB, ce village a une caracteristique qui
lui est propre, il dispose de la plus petite minaret du Maroc, et peut etre du
monde, elle ne fait que 80cm, comme une cheminée sur une maison. Ici les
enfants fuient les voitures et se ferment a la maison ! On raconte qu'il y a
50 ans, ce village etait de tente, actuellement rien que des maisons, l'eau
et l'electricité sont disponibles. Enfin , ce village est reputé pour son miel
ici les habitants font cette culture ... mais quand la pluie fait defaut, le sucre
remplace le pollen des fleurs pour les abeilles.Ce village n'ayant plus de
secret pour vous, je le quitte au profit de deux autres villages qui se trouvent
a 4 kms d'ici, se sont EL kharba et Elbrij sepaés par la route goudronnée
qui mène a Tifnit. Commençons par El kharba, l'ancien village a moitié
ruiné est actuellement entouré de splendide maisons et villa de campagne
c'est ici qu'atteri l'argent de la CNSS françaises. Ici aussi l'eau et l'electricité
y sont disponibles, des vergers aussi, une mosquée surplombée d'une
immense minaret, c'etait l unique village ou on celebrait la prière du
vendredi jadis. Un grand chateau d'eau a l'entrée et un complexe social
au normes universelles edifié par l'association locale en partenariat avec
l'etat, les citoyens et des partenaires internationaux. Ce bijou qui a pris
la place d'un Marabout datant du 19 eme siecle, renferme atuellement
plusieurs salles destinés a former et valoriser aussi bien le villageois que les
membres d'autres associations, on y apprend a faire la cuisine, la couture,
les modeles de vetements, l'informatique et autres disciplines. C'est dire
que cette associations qui porte le nom de AOMD (associations ouled
mimouni pour le developpement et la coperation) est allé trop loin dans
le domaine de deveoppement rural, sans elle le village aurait été abondonné
a l'enssablement depuis plus d'une decennie. Une autre caracteristique
qui differencie ce village de son jumeau Elbrij, ici les anciennes maisons
étaient batti en terre comme les kasbahs, le fameau Louh, tandis que Elbrij
c'est plutot la pierre qui a été utilisée. Elbrij aussi dispose de son association
et essaie par ous les moyens d'etre au meme niveau que son rival. En verité
ces deux villages voisants ont toujours été jaloux l'un de l'autre et se battent
pour le leadership, actuellement Elkharba semble l'emporter puisque des
ministres, politiciens leader, chefs de partis, conseiller du roi et divers
personnalités se sont deplacés jusqu'a cette contrée suivi par 2M et RTM.
Non loin de ces deux villages des pelleteuses s'activent jour et nuit pour
realiser un projet d'assainissement d'eau usé qui sera utilisé pour une
ceinture d'arbres et la production de culture. A la sortie de ces deux
villages, par une piste ui mene a la route goudronnée, pas loin de la
cimetière, un enclos contenant une cinquantaine d'arganiers vieux
de plusieurs siècles, a la tombée de la nuit, le noir couvre cet espace
puisque l'electricité est reservé uniquement aux villages. A partir de la
nuit tombée, si l'on s'aventure dans les champs avoisinnants et
desertiques, on peut rencontrer plusieurs individus marchant chacun
separement mais ayant la meme direction, celle des arganiers. En fait
c'est un souk qui s'anime la nuit, et les employés des fermes voisinnes
viennent y faire leurs achats, il y en qui vennent a pied de plusieurs
kms pour cette marchandise. J'ai vu au moins deux chiens bergers
allemans et leur maitre surveillé le site. C'est la que l'on peut acheter
les drogues comestibles.... et il n'est pas rares de voir les phares de
jeep de la gendarmerie illuminé ce desert a la recherche de vendeurs
de comprimés. Voila, vous savez maintenant autant que moi sur cette
région.

... à suivre/
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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 12:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

....suite ....

A partir des villages des ouled mimoun, et en etant toujours sur la route de
Tifnit, deux directions s'offrent a nous: vers la droite c'est Tiznit a 60 km et
droit devant c'est Khemis ait Amira a 5 kms ou Biougra a 17 kms, sinon vers
la gauche c'est Sidi Bibi (le mousem annuelle des Achtoukens) devenu une
petite ville et Agadir a 30 kms. Je continue sur Ait Amira, c'etait un souk
hebdomadaire et la residence d'un grand caid du protectorat , si Omar.
Khemis est devenu une petite ville avec de grands café, cybers, teleboutiques
et autres, un dispensaire de santé aussi, sur la route de biougra, plusieurs
villages a gauche et a droite, des fermes couvertes de plastques a perte de
vue, des dizaines de vaches hollandaises par ci par la, enormement de
voitures utilitaires ici les peugeots dominent de meme que l'opel, ichelhins
ne font confiance qu'au materiel reputé solide... l'appel est ici surnommée
toobilt ! J'arrive a Biougra, la ville et la capitale des achtoukens mais aussi
la ville d'Achtouk02, a ma droite la route qui mène vers Sebt ait Milk et
droit devant la ville. Dans le passé, le centre de biougra servait comme
souk hebdomadaire et le complexe autoritaire s'y trouvait aussi, bureaux
et prison .... tout cela est rasé et reconstruit ailleurs.Un grand chateau
d'eau surplombe la ville mais l'etranger semble ici un vrai inconnu, rien
n'est fait pour l'accueil des passagers ou visiteurs, la ville semble faite
uniquement pour ses habitants. J'entame un tour de quelques Kms
en direction d'Ait Milk dans le but de visiter le palais d'un autre grand
caid du protectorat ... cette demeure apres avoir servi d'asile pour les
etudiants du souss dans les années cinquante puisqu'il n y avait
qu'une seul ecole d'etudes secondaires , celle de biougra, fait actuellement
office d'ecole primaire. juste a coté le village de Touama, semble debarassé
de ces cactus d'antan et commence a se transformer ..Je quitte Biougra avec
tout de meme un air triste, je parcours le chemin inverse et je me trouve en
direction de tiznit.

.... a suivre
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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 12:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'arrive a Biougra, la ville et la capitale des achtoukens mais aussi
la ville d'Achtouk02, a ma droite la route qui mène vers Sebt ait Milk et
droit devant la ville. Dans le passé, le centre de biougra servait comme
souk hebdomadaire et le complexe autoritaire s'y trouvait aussi, bureaux
et prison .... tout cela est rasé et reconstruit ailleurs.Un grand chateau
d'eau surplombe la ville mais l'etranger semble ici un vrai inconnu, rien
n'est fait pour l'accueil des passagers ou visiteurs, la ville semble faite
uniquement pour ses habitants. J'entame un tour de quelques Kms
en direction d'Ait Milk dans le but de visiter le palais d'un autre grand
caid du protectorat ... cette demeure apres avoir servi d'asile pour les
etudiants du souss dans les années cinquante puisqu'il n y avait
qu'une seul ecole d'etudes secondaires , celle de biougra, fait actuellement
office d'ecole primaire. juste a coté le village de Touama, semble debarassé
de ces cactus d'antan et commence a se transformer ..Je quitte Biougra avec
tout de meme un air triste, je parcours le chemin inverse et je me trouve en
direction de tiznit.

....la suite est postée sur sujet: Sur la route de TAFRAOUT

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MessagePosté le: Ven Mar 07, 2008 7:01 am    Sujet du message: Agadir se penche sur son patrimoine architectural Répondre en citant

Agadir se penche sur son patrimoine architectural

· Des bâtiments à classer monuments historiques

· Une expertise du site de la kasbah Oufella s’impose


En février 1960, une partie de la ville d’Agadir a disparu sous l’effet d’un important séisme. Aujourd’hui, la reconstruction du site est commémorée chaque année par les élus et professionnels du bâtiment.

Cet «anniversaire» a fait l’objet d’une rencontre, le week-end dernier, organisée par l’association Do.co.mo.mo-Maroc (documentation et conservation du mouvement moderne en architecture et paysage urbain du XXe siècle) en partenariat avec la Commune urbaine d’Agadir.
Au rendez-vous, un grand nombre d’acteurs et de témoins de la reconstruction de la cité. Aussi, l’atmosphère était chargée d’émotion car on ne peut évoquer cette période sans se remémorer le souvenir douloureux du tremblement de terre et ses disparus, toujours présent à l’esprit des Gadiris de souche.

La mise en œuvre du projet de reconstruction de la ville rappelle également la solidarité du peuple marocain et sa cohésion pour rebâtir une ville à peine détruite. C’était à une période qui a coïncidé avec le mouvement architectural moderniste mené par Le Corbusier, architecte urbaniste et peintre d’origine suisse. Ce n’est donc pas par hasard que les orientations vers une architecture moderne et un urbanisme fonctionnaliste ont été retenues.

Et les architectes qui ont participé à la reconstruction, parmi eux, Mourad Ben Embarek, présent à la rencontre, en étaient de fervents défenseurs. Au point qu’aujourd’hui on peut encore dire que cette réunion de maîtres a laissé ses traces à travers d’imposants bâtiments dont certains sont connus mondialement et ont reçu des prix pour leur singularité.

Actuellement, ils sont en passe de devenir monuments historiques, comme c’est le cas pour l’immeuble A, bâtisse considérée, par les spécialistes, comme un chef-d’œuvre architectural. «Mais il est toutefois nécessaire de préparer le dossier de sa reconnaissance par l’Unesco comme patrimoine de l’humanité», recommandent les participants au séminaire.

Il est également indispensable d’initier une expertise du site de la kasbah Oufella. Un patrimoine universel qu’il faut absolument faire revivre.
L’assistance a de même abordé le problème qui guette les villages traditionnels et les igoudars (anciennes forteresses et greniers du passé) de l’arrière-pays d’Agadir. Ces zones rurales risquent en effet d’être défigurées en raison de l’invasion du béton.

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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 3:08 pm    Sujet du message: Le film amazigh Répondre en citant

Agadir : Le film amazigh sous les feux de la rampe


Après le succès de sa première édition, la caravane du film amazigh du festival Issni N’Ourgh «récidive», en entamant une deuxième édition dans le cadre d’une tournée dans les villes du sud du 31 mars au 13 avril prochain.

Une nouvelle édition pour la caravane du film amazigh. Cette initiative initiée par l’Association Issni N’ Ourgh pour le film amazigh revêt une grande importance. La démarche de proximité adoptée par les organisateurs profite amplement au grand public et passionnés du film amazigh, en se proposant de sillonner les villes, villages et douars de la région du sud et du Sahara marocain. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition du Festival Issni N’Ourgh, prévu du 31 mars au 13 avril, les projections cinématographiques proposées, mettent en relief la richesse de la scène cinématographique amazighe. Les projections qui seront présentées tout au long de ce petit voyage culturel se constituent d’oeuvres récentes produites au cours de cette année.
Cette caravane vient instaurer une nouvelle démarche dans le cadre de la vulgarisation culturelle, en offrant aux habitants de la région du sud l’occasion d’emmener le cinéma amazigh vers plusieurs points exclus de tout programme ou information culturelle.
Cette manifestation permettra également de promouvoir le débat en donnant naissance à des forums liant le public aux artistes et participants à cet événement. C’est dans la même perspective que s’inscrivent les diverses formations qui seront dispensées. Organisées sous forme d’ateliers, ces formations s’appuieront sur des thèmes relatifs aux métiers du cinéma, du théâtre, de l’art plastique et du conte. Une première initiation est un moyen de promotion du film amazigh pour le public, des différents points d’escale de cette caravane. L’idée motrice de cette initiative étant de donner au public la possibilité de visionner les dernières publications du film amazigh dans un nouveau contexte.Un contexte qui se fait dans un premier temps sur place et par projection sur le grand écran. Instaurant ainsi une nouvelle manière d’aborder la production cinématographique et l’animation culturelle au niveau de la région du Souss-Massa-Drâa. Le social reste également l’une des composantes fortes du programme de cette initiative. Sachant que les droits de la femme seront également l'objet de rencontres informatives qui seront initiées dans ce cadre et parallèlement à la caravane. Outre les diverses manifestations accompagnant cette caravane, une initiative d’envergure vient renforcer l’apport de cette caravane par l’organisation de campagnes de sensibilisation et de lutte contre le sida en faveur des populations de la région du sud.
Notons qu’après cette tournée, le festival Issni N’Ourgh du film amazigh viendra, dans sa deuxième édition, couronner les artistes, films et réalisateurs opérant dans le champ de production cinématographique amazighe. Une production qui regorge de talents mais qui reste handicapée par plusieurs problèmes de financement.



Aujourd'hui.ma
Le 25-3-2008
Par : Majda Saber
DNCR à Agadir
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MessagePosté le: Lun Mar 31, 2008 11:38 am    Sujet du message: la nouvelle corniche Répondre en citant

Les professionnels s’élèvent contre le deux poids, deux mesures)

Le tracé de la nouvelle corniche d’Agadir change mystérieusement d’itinéraire



Parmi les projets structurants prévus dans le cadre de la convention d’investissement de Un Milliard de DH, signée à Agadir devant SM le Roi Mohammed VI, se trouve en tête, la réalisation d’une nouvelle corniche.
Cette corniche permet à la fois de prolongement de la promenade actuelle, mais servira également de digue de protection contre les marées hautes, voire un ras de marée. Les hôtels situés pied dans l’eau vivaient avec ce risque, il y a eu des dégâts sérieux précédemment, heureusement rien que des dégâts matériels. Mais avec le changement climatique que nous vivons, il fallait prendre les précautions nécessaires pour la sécurité des estivants, des visiteurs, des locaux et des investissements.

La nouvelle corniche d’une longueur de 6 km, une fois terminée, sera incontestablement la promenade en front de mer par excellence qui apportera une plus value touristique à la destination. Les hôteliers touchés par la réalisation de cette corniche avaient protesté, lors des lancements des travaux, pour arrêter les bulldozers sur la plage. Certains étaient montés au créneau notamment le Club Med et le Groupe Tikida. Il faut dire que les professionnels avaient été surpris de l’exécution des travaux car ils croyaient que c’était là un projet de la Commune Urbaine d’Agadir qui ne se ferait jamais.

Dans le secteur touristique et balnéaire, jamais un tel projet n’avait fait couler autant de salive et d’ancre. Il continue par ailleurs à le faire. La rencontre avec les représentants de TO, durant laquelle le président de la CUA, Tarek Kabbage, a donné des explications sur le projet et sur le planing des travaux, ranima le feu et déclencha une avalanche d’interrogations, de suppositions et de rumeurs. En effet, répondant à une question concernant l’arrêt de la nouvelle corniche au nouveau Sofitel, le président de la CUA a répondu texto : « la corniche s’arrêtera là, à cause du traçage difficile dans cette zone ». Inutile de dire que c’est une réponse qui n’a convaincu personne. Bien au contraire, elle a fait jaser tout le monde, et pour de bon.

Et pour cause. Le traçage officiel approuvé par SM Le Roi, va de la Marina jusqu’après le Club Robinson. L’étude faite par les Canariens de même. L’estimation financière sur la même base également. Lors d’une réunion officielle au sujet de la nouvelle corniche, le président de la CUA avait précisé que la nouvelle corniche allait se faire sur quatre phases, dont la troisième phase entre le Dunas et le Club Robinson, la quatrième phase étant celle concernant la Marina et le Tafoukt. Dernièrement, il vient d’annoncer que cette phase ne va plus se faire. Là on ne suit plus rien, et on ne comprend plus rien.

Comment un projet structurant dûment présenté, approuvé et soutenu par le Souverain, peut-il changer d’itinéraire et d’objectif ? La Sollicitude Royale et sa vision stratégique, pour la mise à niveau touristique de la destination, avec la réalisation de la nouvelle corniche, ont permis à la Commune Urbaine d’Agadir de faire une grande économie de plus de 15 millions de DH de taxes douanières. Cet avantage financier, à la fois de grande valeur et de grande signification, au sujet de l’importation des carreaux de revêtement de la nouvelle promenade (qui a commencé effectivement), est le signe fort que SM le Roi suit de près ces travaux qui doivent se faire dans les normes et dans l’application du plan et du tracé qui lui ont été remis.

La problématique causée actuellement avec l’arrêt de la nouvelle corniche au nouveau Sofitel, donc ne comprenant ni cet hôtel, ni le Club Rebinson, pose la politique de deux poids, deux mesures, adoptée par la Commune Urbaine d’Agadir, maître d’ouvrage de la nouvelle corniche. Le mécontentement est tellement énorme chez les professionnels qu’ils sont entrain de se concerter pour voir comment réagir intelligemment et efficacement contre cet état de fait. C’est en effet, de la pure injustice de permettre à deux hôtels de garder le statut d’établissement hôteliers pieds dans l’eau et de le supprimer aux autres, qui n’ont plus que le statut d’établissements en face de la mer. La nuance et l’approche commerciales sont énormes qui vont du simple au double, sinon plus encore.

Le cas de l’hôtel Atlas Royal, appartenant à la RAM est même pire. Cet établissement à été acquis avec l’avantage d’un hôtel pieds dans l’eau, il est passé de quatre à cinq étoiles luxe. Il est le seul établissement à avoir participé au financement de la nouvelle corniche. En guise de remerciements, il sera désavantagé bêtement par rapport au nouveau Sofitel et au Robinson, qui garderont leurs propres plages et leurs avantages 100% pieds dans l’eau. Les inquiétudes, les positions des professionnels, hôteliers et voyagistes par ailleurs, concernant le changement du traçage officiel prévu initialement, sont tout à fait légitimes. Oui pour les autres hôtels, non pour celui du Groupe Accord et pour celui appartenant à la TUI. Où est la différence ? Comment et pour quoi ? Pour quel intérêt ?

Avec la décision d’imposer un nouveau tracé à la nouvelle corniche, le président de la CUA va se mettre sur le dos tous les professionnels du secteur du tourisme. Il a grand intérêt à bien expliquer sa position, de bien tirer les choses au clair définitivement. Personne n’acceptera le fait accompli, ni la politique des deux poids, deux mesures. La corniche doit se faire avec le traçage initial et comme prévu. Elle doit également être renforcée par les brises vagues nécessaires. Elle doit être bien suivie par l’entretien quotidien qu’il faut, dans le cadre d’une bonne coordination et concertation avec les professionnels du secteur.

Ce n’est que par la bonne communication que l’on arrive à se faire entendre, malheureusement la communication constructive fait défaut entre la CUA et les professionnels su secteur, la preuve est la dernière rencontre avec les représentants des TO, qui n’ a fait que des mécontents à tel point que certains responsables ont préféré quitter la salle. La gestion de la chose publique, celle des affaires des citoyens, des opérateurs économiques, n’ a rien avoir avec la gestion du privé où le patron, seul maître à bord, peut changer d’avis comme bon lui semble. Ce sont deux approches différentes.

L’esprit de la gestion rationnelle qui prend en compte les intérêts des uns et des autres doit primer. C’est là le raisonnement de la sagesse et du vrai patriotisme.

L'Opinion.ma
Mohamed RIAL
Edité le: lundi 31 mars 2008.
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Si Moh
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MessagePosté le: Mer Avr 02, 2008 4:30 am    Sujet du message: Agadir : Le patrimoine amazigh entre mémoire et devenir Répondre en citant

Agadir : Le patrimoine amazigh entre mémoire et devenir

Initiée par l’Institut français d’Agadir (IFA), les 25, 26 et 27 mars, la deuxième édition de la semaine «Imazighen» a été l'occasion de réfléchir sur une légende vivante du patrimoine national.


Quand la mémoire porte l’avenir, elle devient motrice de dynamisme et de mouvance.Le patrimoine amazigh est ainsi et sa richesse le confirme. Plonger dans le magma de la création amazighe est sans doute l’un des voyages, les plus enrichissants. Voyage vers un passé qui souffle une nouvelle vie à la nouvelle scène artistique marocaine. La semaine Imazighen qui vient de clôturer sa deuxième édition a été un moment fort. Un pont qui vient s’ériger entre deux univers pour relier mémoire et avenir où le patrimoine amazigh se meut dans toute sa splendeur. Par ailleurs, ce qui mérite sans aucun doute un grand intérêt c’est savoir inscrire ce patrimoine dans une nouvelle mouvance loin d’un gel dans le passé, créant ainsi une fusion entre deux dimensions où l’une et l’autre apportent leur apanage.

Entre mémoire et avenir, la semaine Amazighen est venue dresser une nouvelle plate-forme de partage et d’exposition de tant de richesse, tout en ouvrant un débat de qualité où se pose avec acuité la question de la sauvegarde de ce patrimoine. Notons que cette culture même a toujours été transmise dans l’oralité. Universitaires et chercheurs ont ainsi fait un tour d’horizon sur la question, portant un nouveau regard sur le patrimoine oral d’aujourd’hui entre mémoire, réalité et transmission. Ce patrimoine même a été présent dans ses diverses mouvances de création, passant de l’art plastique, cantatoire aux musiques et films mettant en avant cette richesse.

L’exposition de l’artiste plasticien, Rachid Fassih a ainsi ouvert le bal de la créativité en se basant sur l’une des figures clefs de cette culture à savoir le signe amazigh. Par son exposition « Le signe et le symbole dans l’art amazigh», ce jeune plasticien a su faire du signe amazigh de la calligraphie, un univers artistique à part. Le signe amazigh épousant majestueusement la toile dans un univers de couleur et de créativité qui se dresse avec talent.

Le conte qui constitue, par excellence, un des moyens de transmission de ce patrimoine a été présent. Invitant au voyage des mille et une nuits de la culture amazighe, deux conteurs. Hamadi et Mohamed Bariz ont ainsi porté les spectateurs dans un univers de rêves fantastiques et de l’imaginaire. Cet art est sans conteste l’un des outils qui témoignent de cette créativité et tradition orale amazighe. Rabah Mezouane qui est actuellement critique de la musique et chargé de la programmation des spectacles à l’Institut du monde arabe de Paris a été également au rendez–vous de cette manifestation. Sans toutefois oublier une des contributions créatives, dédiée à l’une des figures emblématiques de la scène musicale amazighe : Lhaj Belaid. Sous forme de bande dessinée, cet ouvrage a été réalisé par le docteur Larbi Babahadi.

La semaine Imazighen a ainsi baissé les rideaux de sa deuxième édition, une clôture en beauté et sous les rythmes de la musique amazighe. En rendant hommage aux hommes et femmes «rways» de la région ayant inscrit leurs noms dans l’histoire de ce patrimoine. Hadj Belaid, Mohamed Anchad, Tagourramt,Boudrâa tant de créateurs qui seront à jamais maîtres de la scène amazighe.

Le 2-4-2008
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MessagePosté le: Mer Avr 02, 2008 4:33 am    Sujet du message: Grande effervescence artistique à Agadir Répondre en citant

Grande effervescence artistique à Agadir

Le milieu culturel et artistique dans la capitale du Souss se réveille et s’épanouit, les expositions d’art plastique se succèdent et prennent une ampleur extraordinaire. Quelques semaines seulement après avoir présenté, avec le concours de l’Association Horizon Bleu, une splendide exposition, réunissant 20 artistes-peintres de la région du Souss et autres provinces du Sud, le Musée municipal amazigh de la ville d’Agadir renouvelle l’exploit en présentant jusqu’au 20 mars, une autre exposition grandiose. Cette dernière est organisée par le Syndicat des artistes plasticiens de la région Souss-Massa-Draa et comporte des tableaux de pas moins de 31 artistes, tous de la région d’Agadir.

Ces deux expositions organisées magistralement par les associations des artistes, sont tout à fait surprenantes par le nombre d’œuvres excellentes présentées et le nombre insoupçonné d’artistes de tout horizon et de toute tendance de la région d’Agadir. Jusqu’à maintenant, ils œuvraient dans l’ombre et pour la plupart sans avoir la renommée qu’ils méritent. Les artistes et les différentes associations qu’ils ont créées se donnent actuellement la main pour sortir les peintres gadiris de leur isolement en organisant coup sur coup des expositions très intéressantes où sont présentées des œuvres de qualité et d’une grande créativité. On assiste en ce moment à l’éclosion d’un mouvement artistique, propre à la région d’Agadir, Tiznit, Taroudant… Mouvement d’une richesse incroyable dans lequel on remarque chez un grand nombre d’artistes leurs racines bien ancrées dans le patrimoine de l’art et la culture amazighe du terroir avec des signes et symboles ancestraux que les nouveaux créateurs talentueux interprètent et réinventent suivant leur sensibilité artistique personnelle.

L’exposition montrée actuellement au Musée municipal amazigh d’Agadir présente un foisonnement de créateurs : aussi bien des artistes autodidactes que des professeurs d’art plastique et autres ayant une formation académique. Les organisateurs ont voulu que cette exposition soit un hommage à un ancien et célèbre artiste d’Agadir : Abdallah Aourik et ont placé un de ses beaux tableaux à l’entrée de l’exposition.

Sur les cimaises, on peut ensuite admirer les œuvres de trente artistes d’Agadir, tous présents pour cet hommage. Accrochage impeccable de cinquante-cinq tableaux, tous de la même taille : 48 x 48 cm, mais d’une grande variété de styles et motifs. Impossible de les décrire tous car chaque œuvre est une création individuelle et ne s’apparente pas à un style bien connu et bien précis dans l’histoire de l’art. On peut simplement dire que telle œuvre est plutôt impressionniste ou plutôt expressionniste et dans les œuvres abstraites, on est en face d’œuvres que l’on ne peut qualifier autrement que par ce même terme « plutôt » cubiste, surréaliste, néo-impressionnisme ou autre école ou mouvement, mais ces œuvres ne sont rien de tout ça, elles sont ce qu’elles sont : des créations artistiques individuelles et uniques.

A la rigueur, un seul dénominateur commun peut leur être appliqué : « Des abstractions lyriques sans traits violents, tout en douceur ». Les couleurs de pratiquement toutes les œuvres exposées sont aussi d’une palette très douce et bleu, clair, gris, souris, vert amande, marron clair et autres camaïeux harmonieux. Voilà ce qui, pour l’instant, est mon sentiment personnel envers cette peinture d’Agadir : « Une merveilleuse créativité, tout en douceur et en retenue, aussi bien au niveau des couleurs que des traits ». Ce qui est sans doute en rapport avec la mentalité calme des habitants du Souss.
Avec d’autres mots, cela veut aussi dire que l’on est loin des couleurs et formes violentes du « fauvisme-gnaoua » des artistes singuliers d’Essaouira, c’est tout un univers différent et pondéré à Agadir.

Difficile d’écrire la critique d’une exposition d’œuvres d’art sans en émettre. Ce mot ayant d’ailleurs, dans ce contexte, un double sens : un critique d’art analyse les œuvres, mais son rôle n’est pas de critiquer. Après avoir essayé d’analyser les œuvres exposées, permettez-moi toutefois d’émettre une petite critique sur cette exposition. A mon avis, accrocher en quinconce 55 tableaux de 31 artistes sur les quatre murs d’une seule salle d’environ deux cents mètres carrés, c’est trop exigu pour permettre au public de bien apprécier chaque œuvre, et devient alors ce que d’autres appellent une exposition échantillons.

Cette exposition a néanmoins le mérite de présenter un large panorama des artistes d’Agadir et nous donne envie de voir leurs ateliers et expositions avec des formats plus importants. Nous avons d’ailleurs appris que le Musée d’Agadir prépare des expositions individuelles en faveur de plusieurs artistes gadiris. On peut affirmer que ce qui est montré ici constitue une exposition aussi belle et aussi intéressante que celle présentée par l’Association Horizon Bleu au Musée d’Agadir en janvier et début février. Nous avons d’ailleurs remarqué que le public nombreux, qui se pressait au vernissage de l’actuelle exposition, était très enthousiaste. Les exposants ont aussi eu la joie de constater que l’ensemble des tableaux ont été vendus lors du vernissage à un amateur d’art, un bel encouragement de la part de ce bienfaiteur.

Si je peux me permettre de l’indiquer, ma sélection très personnelle vise quelques artistes très créatifs et atypiques : Aziz Lourhas, Rachid Bakkar, Lahcen Achik, Ridwane Chellaf, Said Labid, Chad Belouahed, Mohamed Afoss, El Imam Djimi, Adelkrim Ammane, H. Marbon et… tous les autres, jusqu’à nouvel ordre, car tout ce qui est exposé est excellent, une très bonne sélection de créations authentiques.
Signalons également qu’une troisième association à Agadir : « Association des femmes artistes-peintres du Sud » a aussi présenté dernièrement une exposition magnifique au Musée municipal amazigh d’Agadir avec la participation de Hayat Saidi, Maha Sefraoui, Hind Hajjouji et Najat Ntifi.

Beaucoup d’autres expositions artistiques ont lieu à Agadir, qui est devenue un véritable laboratoire d’expérimentation en quête de nouvelles approches dans l’art contemporain. Rendons en premier lieu hommage à Mme Anne Potié, la très active et compétente directrice de l’Institut français d’Agadir qui présente une très riche programmation avec des événements culturels tous les jours et même des concerts, ballets, récitals, débats, présentations d’auteurs, signature de livres, récits de contes en français, arabe, et amazigh. Des événements quotidiennement de très haut niveau, souvent avec des artistes et écrivains de renommée internationale; c’est tout à fait miraculeux comment Anne Potié et ses collaborateurs peuvent organiser tant d’événements culturels en faveur de la culture aussi bien française que marocaine.

Durant ce mois de mars a été présentée une grande exposition de photos « Terre cuite dans le Sud marocain par Claude Philip » ; le 8 mars au ciné-club, c’étaient le « Tunnel de Roland Suso Richter » et des lectures de contes « Les trois frères Tinezouline et le Champ des Génies » ; les 11 et 12 mars Atelier et rencontre avec Kitty Crowther ; le 13 mars une pièce de théâtre « Le joueur d’échecs de Zweig », le 14 mars soirée de musique « avec Daniel Mille, accordéon, Eric Longsworth, violoncelle et Eric Seva, saxophone. Du 15 au 17 mars, stage de théâtre avec Muriel Jarry, compagnie du théâtre du corbeau. Le 18 mars journée de théâtre « Jeux de fables de La Fontaine » avec Muriel Jarry, Denis Rolland et Antoine Colombo. A partir du 24 mars, la culture Imazighen a été à l’honneur avec débats, ateliers, colloques et une exposition de peintures sous le thème « Le signe et le symbole dans l’art amazigh » avec de superbes tableaux de l’artiste renommé Rachid Fassih. Voilà à Agadir un centre culturel avec des activités artistiques de grande effervescence.

Depuis peu, la ville d’Agadir commence aussi à avoir des galeries d’art privées grâce à quelques nouveaux amoureux de l’art motivés : citons pour l’instant et jusqu’à plus ample connaissance de toutes les potentialités d’Agadir, trois bonnes galeries : La Galerie d’Alice, 58 avenue des FAR (à proximité du Consulat de France), qui propose une excellente exposition d’œuvres de petits et moyens formats de différents artistes, une très belle sélection. La Galerie Tawarguit, Lotissement Faiz N : 1 (à proximité de la Clinique Assoulil) qui présente des créations signées par de grands designers et des expositions de peinture. Actuellement, on peut découvrir des tableaux magnifiques d’une artiste franco-marocaine Siam, des œuvres d’inspiration africaine, très fortes pour lesquelles nous avons eu le coup de foudre. A quelques mètres de la Galerie Tawarguit se trouve l’Avenue Hassan II et c’est au bout de cette grande artère que se trouve dans l’immeuble Ifrane II ; (à proximité de la BMCE) la Galerie d’Art Marone au premier étage d’un magasin d’opticien ; c’est un peu difficile à trouver et l’enseigne est discrète mais ça vaut la peine de chercher.

L’espace de la galerie en mezzanine est une belle galerie d’art moderne et les œuvres exposées sélectionnées avec beaucoup de goût par le propriétaire, lui-même artiste-peintre qui signe sous le nom Oggo. Actuellement sont présentées des œuvres de formats importants de cinq artistes-peintres de renom : Sabie Taha, Saïd Labiad, Hachi, Oggo, Abellouch et des photographies de Jean Bernard Yaguiyan. Exposition de classe et de qualité internationale. Voilà trois bonnes galeries d’art moderne qui participent activement et courageusement à la promotion de l’art à Agadir.

Ainsi, la vie artistique à Agadir a démarré très fort et elle est en effervescence, c’est très prometteur et semble bel et bien s’affirmer et s’épanouir. Dans le triangle Marrakech – Essaouira - Agadir, on constate que la ville d’Agadir a rattrapé son retard et vaincu sa timidité dans le domaine de la créativité artistique et que les artistes du Sud marocain ont maintenant trouvé la place qui leur revient dans le paysage de l’art marocain et qu’ils ont devant eux un avenir radieux.


Par Frédéric Damgaard
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MessagePosté le: Lun Avr 28, 2008 5:50 am    Sujet du message: Les journalistes interdits d’accès au siège de la province d Répondre en citant

Les journalistes interdits d’accès au siège de la province de Tiznit

Difficile à croire ! Et pourtant, plusieurs représentants de la presse écrite et un correspondant d’une chaîne radio font désormais l’objet d’une interdiction d’accès à l’enceinte de la province de Tiznit.

Les bannis n’en croyaient pas leurs oreilles lorsque l’agent des forces de sécurité en faction devant le portail de l’édifice public leur a refusé de franchir le seuil du bâtiment. Le diktat émane du gouverneur et « moi, je ne fais qu’exécuter des ordres qui me sont donnés », leur a-t-il précisé.

Il s’agit en fait d’une liste comprenant plus d’une dizaine de noms de correspondants locaux de la presse écrite que le gouverneur aurait fait parvenir aux agents de sécurité se relayant à la porte d’entrée du bâtiment abritant la province et ses services. Lesquelles personnes se voient désormais non seulement privées d’entrée à la province dans le cadre de l’accomplissement de leurs missions journalistiques, mais également pour leurs affaires administratives personnelles. Nous avons essayé à maintes reprises de contacter les autorités provinciales pour nous enquérir des raisons de cette attitude on ne peut plus illégale, mais elles se refusent à tout commentaire.

Du côté du club de la presse de Tiznit, la consternation est à son comble. « Nous condamnons vigoureusement cette décision des plus aberrantes. C’est une atteinte flagrante aux droits les plus élémentaires des citoyens qu’on ne peut que contextualiser dans la foulée de l’acharnement que mènent ces autorités à l’encontre des plumes journalistiques locales », s’insurge son président Brahim Aknfar. Il faut rappeler que ce n’est pas le premier démêlé du genre. Lors d’un sit-in initié par ce club en solidarité avec le journal Al Massa,le même gouverneur aurait ordonné aux forces de l’ordre de disperser les représentants de la presse par la force. Les bastonnades ont fait plusieurs victimes parmi les correspondants de presse en question. L’affaire a du coup mobilisé les syndicats, les organisations, des droits de l’Homme, de tissu associatif…

Le refus aux représentants de la presse écrite de pénétrer dans l’enceinte de la province, suscite actuellement un large sentiment de désapprobation parmi l’opinion publique qui y voit une attitude aux antipodes du nouveau concept de l’autorité.

IDRISS OUCHAGOUR
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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2008 9:58 am    Sujet du message: Les médecins d’Agadir accusent Répondre en citant

L’hôpital Hassan II en effervescence
Les médecins d’Agadir accusent



L’hôpital Hassan II d’Agadir a suspendu le 30 avril dernier ses activités médicales, l’espace d’une heure pour protester contre le climat d’insécurité qui règne dans l’établissement depuis quelque temps et notamment après la dernière agression contre le docteur H.Z du service des urgences le 22 avril dernier.

Le mouvement de protestation appelé conjointement par le Syndicat national de la santé publique/Agadir et le Syndicat Indépendant des médecins du secteur public a mobilisé entre 10 et 11h une cinquantaine de blouses blanches soucieuses selon Md Hanine, infirmier enseignant, représentant la CDT, « d’assainir le climat entre les citoyens et le corps médical de l’hôpital pour créer un environnement sain de travail ». A ce titre, les intervenants ont condamné le climat d’insécurité qui sévit à l’hôpital visant les membres de la profession et rejettent la responsabilité sur l’Administration hiérarchique.

Dans la foulée, des médecins demandent l’amélioration des conditions de travail, sachant, dit Dr A.Kader Jamaâ de la SIMSP, que « les conditions de travail dans un hôpital de 20 hectares, avec des ressources humaines très insuffisantes, des moyens très limités sont intolérables et contribuent à l’enlisement du secteur de la santé publique ». Et de poursuivre : « Qu’on nous donne les moyens pour exercer et que l’administration assume ses responsabilités » avant de terminer par un appel à « la recherche des véritables motivations derrière ses comportements violents à caractère verbal et physique envers des médecins et des infirmiers ».

L’hôpital provincial Hassan II assure les services d’un hôpital régional mais avec des moyens insuffisants. La situation du 1er établissement de santé publique du Sud n’est pas des plus réjouissantes et ne permet pas, d’après les protestataires, l’exercice de la profession. Dispersion des blocs sur les 20 hectares, forte activité de circulation à l’intérieur de l’hôpital, service d’accueil inopérant, blocs sans surveillance, un infirmier pour 50 patients, procédure de paiement des soins incongrue, vols à l’intérieur de l’hôpital, sous-équipement, équipement défaillant (scanner de l’hôpital en panne depuis 15 jours)...la liste est longue et présage de grands disfonctionnements hypothéquant ainsi la santé des citoyens qui finissent par s’en prendre aux infirmiers et médecins soignants.

Rappelons que le 22 avril dernier, le docteur H.Z. du service des urgences s’est fait agresser ouvertement par la soeur d’un patient qui voulait absolument et contre l’avis du médecin, faire interner son frère arrivé dans la matinée pour se faire soigner de blessures sans gravité. Le médecin traitant, n’ayant pas jugé utile de garder le blessé à l’hôpital, a demandé à ses deux soeurs et à sa mère de le reprendre pour libérer la place.

Ces dernières, ne le voyant pas ainsi, et voulant attendre jusqu’à 16h l’arrivée du père, s’en sont prises sauvagement au médecin, et si ce n’est l’intervention de l’agent de garde de l’hôpital, l’altercation aurait dégénéré. La victime a porté plainte et présenté un certificat d’invalidité de 20 jours ; une procédure judiciaire a été engagée et l’une des soeurs a été arrêtée pour comparaître devant le tribunal de 1ère instance d’Agadir jeudi 24 avril dernier pour coups et blessures sur un fonctionnaire en exercice.

Selon les manifestants, si la machine judiciaire a rendu justice au médecin (45 jours de prison ferme pour l’agresseur et 3000 dh d’amende), l’Administration hospitalière a du pain sur la planche. La remise à niveau effective du secteur de l’hôpital Hassan II est une nécessité, tant la santé publique en a besoin. Tout le monde trouverait son compte à ce que les services d’un centre névralgique de l’envergure de l’hôpital Hassan II soit dotés de moyens humains et techniques répondant aux attentes des citoyens.

Nour-Eddine SALLOUK
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MessagePosté le: Dim Mai 04, 2008 6:16 pm    Sujet du message: Pénurie d'eau Répondre en citant

Agadir : Pénurie d’eau : Défis et perspectives

La ville d’Agadir a abrité, du 28 avril au 1er mai, l’atelier méditerranéen sur les nouvelles technologies de recyclage des eaux non conventionnelles dans les cultures protégées.

Organisé en étroite collaboration entre l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, le complexe horticole d’Agadir et l’Union européenne, du 28 avril au 1er mai, l’atelier portant sur les nouvelles technologies de recyclage des eaux non conventionnelles dans les cultures protégées, vient d’ouvrir de nouvelles parenthèses quant à la rationalisation de l’utilisation de l’eau. En proposant de se pencher sur des perspectives et défis pour les zones arides et semi arides, cette initiative qui vient dans un moment où la planète connaît un très grand déficit en eau revêt toute son importance. La sonnette d’alarme que tire la région en matière d’épuisement de sa nappe phréatique est également l’une des circonstances qui renforce le besoin de faire appel en urgence aux nouvelles technologies capables de minimiser la consommation des eaux. «La région du Souss et la ville d’Agadir se trouvent aujourd’hui touchées dans leur avenir futur car la crise en eau que connaît la région a un impact direct et indirect sur les deux secteurs piliers de la région à savoir le tourisme et l’agriculture», souligne Tarriq Kebbaj, maire de la ville d’Agadir.
En effet, la région qui vient s’ériger en première zone de production de fruits et légumes au niveau national tire la sonnette d’alarme. Sachant que la région de Souss-Massa-Drâa accuse aujourd’hui un déficit de 280 millions de m3 ainsi qu’un grand rabattement de sa nappe phréatique. Un constat très alarmant qui peut engendrer des conséquences désastreuses sur le développement socio-économique de la région. Cependant, la situation quasi similaire au niveau des pays méditerranéens appelle à la nécessité de développer de méthodes et technologies favorisant une meilleure rationalisation en matière d’utilisation des ressources hydrauliques.
Ainsi plusieurs solutions ont été proposées au sein de cet atelier notamment en matière de dessalement de l’eau à coût raisonnable, l’alimentation en eaux pluviales. La réutilisation des eaux usées traitées tout en éliminant toute conséquences sur la santé des humains et des animaux est également l’une des solutions qui est proposée. Cependant, la vulgarisation des systèmes économes de l’eau (goutte-à-goutte, pilotage de l’irrigation par tensiomètre, serres avec récoltes des eaux d’évapotranspiration) reste l’une des solutions les plus adéquates et de grande efficacité.
En réunissant 300 participants venant d’une vingtaine de pays méditerranéens et européens, cet atelier a été un moment fort en matière de vulgarisations des nouvelles innovations en matière de préservation des ressources hydrauliques.
En effet, la richesse du programme, qui est organisé en sept sessions durant lesquelles une cinquantaine de présentations scientifiques et une trentaine posters ont été présentés, l’a attesté. Il est sûr que toutes les parties concernées se trouvent aujourd’hui conscientes de la nécessité de la rationalisation de l’exploitation de l’ensemble des ressources en eau.
La rareté des ressources et la difficulté du renouvellement viennent affirmer ce constat. Si la région du sud a marqué un pas qualitatif en passant à une politique de mobilisation et de sensibilisation en matière de gestion de ces ressources, notamment par la caravane de l’eau organisée au mois de novembre 2007 ainsi que le contrat de nappe mis en place, il est du devoir de tout un chacun de se placer aujourd’hui en position de responsabilité pour y faire face.

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MessagePosté le: Ven Mai 16, 2008 3:34 pm    Sujet du message: Le Souss-Massa-Drâa Répondre en citant

Agadir : Le Souss renforce sa coopération avec l’Hérault


La coopération entre la région du Souss-Massa-Drâa et son homologue française de l’Hérault est au beau fixe. Le 9 mai, les deux régions ont signé un protocole de coopération 2008-2009 ainsi qu’un nouvel accord cadre dans le domaine de l’eau.

Une délégation de la région française de l’Hérault a été accueillie au sein la ville d’Agadir, du 6 au 10 mai. Objectif : consolider la coopération qui unit les deux régions depuis quelques années. Une consolidation qui vient se couronner par la signature du protocole de coopération 2008-2009, ainsi qu’un projet de grande importance pour la région du Sud. Il s’agit d’un nouvel accord dans le cadre de la politique régionale de préservation des ressources hydrauliques. Il sera piloté par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa et son homologue française, l’agence de l’Eau Rhône Mediterranée et Corse. Les deux partenaires s’engageront donc dans une nouvelle perspective visant à partager les intérêts communs et relatifs à la préservation de l’eau tout en intégrant une perspective trans-méditerranéenne dans leur politique de gestion de l’eau.
Ce nouvel accord cadre sera axé sur deux sites, celui du bassin versant de l’oued Arghen au bord duquel se trouve la commune d’Arazane, mais également d’autres communes situées en amont. Le deuxième site est celui de l’Oasis de Tiout dont le village avait été inondé en 2005. Une nouvelle démarche où les deux régions joignent leurs expériences. Ainsi la commune d’Arazane bénéficiera d’une coopération entrant dans le cadre du Projet d’accompagnement du processus de décentralisation (PAD).C’est dans ce sens que la démarche adoptée au niveau de cette commune se fera tout en intégrant plusieurs points primordiaux.
Une démarche prenant en compte l’alimentation en eau potable des quatre douars de la commune, la protection de la ressource, l’assainissement ainsi que la gestion du risque d’inondation et une réflexion sur les spéculations agricoles associées à une évolution des technologies d’irrigation et à leur mode de commercialisation. L’intégration de cette nouvelle démarche PAD sera d’un grand apport et pour la commune d’Arazane et pour la région du Sud. Sachant que la proximité des deux sites, l’oasis de Tiout et la vallée d’Arghen donnera une meilleure gestion de la problématique des ressources hydriques tout en prenant en compte les pivots et contraintes relatifs au développement économique, social dans ces zones. Une politique de préservation qui se fera désormais dans les bonnes règles de l’art. Sachant que tous les acteurs locaux, régionaux ainsi que la population locale seront en partie responsables et coopératifs dans ce sens.
Cette coopération fructueuse ne peut qu’apporter un grand appui à la région et la conforter dans sa politique de gestion. Notons qu’elle est axée sur plusieurs secteurs clés dans le développement et rayonnement de la région du Souss-Massa-Drâa. En effet, la coopération entre ses deux entités porte sur plusieurs secteurs piliers notamment dans le cadre du tourisme rural où plusieurs projets ont été mis en place. Le domaine de la recherche fait également objet de cette collaboration, à savoir qu’un ouvrage a été réalisé dans ce sens et qui porte sur les thématiques du développement de la culture de l’arganier et l’agroforesterie.


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MessagePosté le: Jeu Juin 05, 2008 1:39 pm    Sujet du message: Festival Timitar d'Agadir Répondre en citant

Festival Timitar d'Agadir : La capitale du Souss s'apprête à vivre des sensations intenses

Pour un dialogue interculturel où la musique offre la plate-forme d’un échange humain et cosmopolite, le festival Timitar des signes et cultures revient en force dans sa cinquième édition du 1er au 6 juillet. Des moments intenses et de transe musicale animés par des artistes internationaux et nationaux.

A chaque année le retour de Timitar se fait attendre et des artistes et des spectateurs, des moments inouïs qui se partagent et où la musique devient ce pont reliant la région du Souss aux musiques du monde. Le festival qui soufflera sa cinquième bougie au cours de cette prochaine édition revient avec une nouvelle organisation pour pallier les différents problèmes rencontrés lors des éditions précédentes. Désormais, six jours de partage et d’échange se feront attendre du 1er au 6 juillet au lieu des quatre jours auxquels les spectateurs étaient accoutumés. Une meilleure organisation où la ville d’Agadir s’érigera pendant six jours en terre des musiques du monde. Timitar annonce son défi de 800 000 visiteurs, une programmation de qualité avec 600 artistes attendus et 50 concerts répartis sur trois scènes. Au programme la liste est au comble se répartissant entre des artistes régionaux, nationaux et internationaux.
Viennent en tête d’affiche des artistes de renoms Youssou N’Dour, Lamchaheb, Idir, Marcel Khalife, Alpha Blondy, Izenzaren, Rokia Traoré, Najat Aatabou, Ziskakan, Cheb Khaled, Takfarinas, Oulad El Bouazzaoui et Salif Keita.
Une panoplie d’artistes réunis au plaisir et désir des spectateurs et autour d’une seule passion : la musique. Au cours de chaque soirée le festival Timitar offre un voyage de sens tripartite où les spectateurs peuvent apprécier la musique et sa diversité en profitant des trois scènes qui seront mises en place. Cependant, Timitar se veut dans sa nouvelle édition encourageant et propulsant la musique régionale et nationale. Un engagement qui inscrit ce festival dans une démarche typique où se trace le besoin du dialogue et de l’ouverture sur les musiques du monde mais également l’affirmation de la richesse et la diversité du répertoire marocain. Ainsi les différents registres de la musique marocaine se trouveront en terre de prédilection invitant au partage. Notant que la musique des Rwayss qui fait figure forte dans la musique régionale sera présente en force. Les grandes figures de ce répertoire se reproduiront sur scène : Fatima Tabaamrant, Outajajt, Lahoucine Amarakchi, My Ahmed lhihi, Fatima Tihihit et Haj Amentag. Cependant, les artistes assurant la relève seront également au rendez-vous lors de cette édition, on note entre autres au programme de cette nouvelle rencontre musicale mondiale, les groupes de Maazel et Etran Finatawa.
Le Timitar Off qui vient en marge de cette édition vient également mettre l’accent sur d’autres activités de grande importance. Notant qu’une rencontre théâtrale sera donnée en marge de ce festival, une activité s’inscrivant dans le cadre de la création théâtrale sous le titre de «Fragments matériels d’une vie d’errance». Un colloque organisé du 1er au 2 juillet vient également se focaliser sur l’une des figures emblématique, de la littérature maghrébine, cette figure même puisant ses racines de la région du Sud. Il s’agit du grand écrivain Mohamed Khair-Eddine. Par ce colloque les organisateurs se proposent de revoir l’œuvre de Khair- Eddine en se basant sur la thématique «L’œuvre de Mohamed Khair-Eddine : forme et contenu, exil, spécificité et universalité».


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