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Armes et forgeron

 
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Si Moh
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MessagePosté le: Mer Jan 02, 2008 2:45 pm    Sujet du message: Armes et forgeron Répondre en citant

Les heaumes « coniques »

La forme conique regroupe tous les casques monobloc ou composés de plusieurs plaques rivetées entres elles ayant une forme de cône. Citons à titre d’exemple deux pièces archéologiques illustrant ces deux modes de construction : le Spangenhelm en plaques rivetées du Metropolitan museum of Art de New York et le heaume d’Olmutz (ci-dessous)(1) ,



forgées d’une seule pièce, exposées au Kunshistorshes Museum de Vienne. Le Spangenhelm est incontestablement le casque le plus ancien. Il est l’héritier du savoir des forgerons de l’antiquité et du haut Moyen Age.

La mise en forme de type Spangenhelm ainsi que la mise en forme d’une seule pièce restent très présentes dans les sources de la fin du XIIème siècle, ce type de heaume constituant ainsi une norme défensive pour le combattant à cheval depuis le haut moyen age jusqu’au début de la période que nous nous sommes donné d’étudier.

Dans les années 1170 - 1175 les heaumes de type côniques ou phrygiens (variante que nous rangeons dans cette catégorie) restent prédominants et semblent constituer comme nous l’avons déjà dit la norme défensive de rigueur dans l’équipement des « milites equites ». A partir de 1180, jusque dans les années 1190 - 1195 il est moins visible, et côtoie alors la forme en bombe . Après cette date, il coiffe très rarement les « milites equites » et semble retrouver un second souffle chez les gens de pieds (« servientes pedites »).

La forme conique connaît des aspects variés, elle est haute ou ramassée, se termine en pointe ou est tronquée légèrement, parfois un « bouton » prend place à l’apex. Comme je l’ai déjà indiqué, j’ai classé le heaume de forme Phrygienne dans la « famille » des heaumes de forme conique. Attardons- nous un instant sur cette variante. Le heaume de forme Phrygienne émerge au court du XIIème siècle et se diffuse dans l’ensemble des états d’occident.

Cette forme existait bien avant le XIIème siècle. On la retrouve dès l’antiquité chez les peuples Thraces, elle connaît également un certain succès chez les grecs et les romains en guise de couvre chef. Pour ce qui est de sa diffusion au XIIème siècle en Europe Occidentale, il semblerait que le phrygien soit l’adoption d’une mode « orientaliste » très certainement Byzantine.

A la fin du XIIème siècle, le heaume phrygien vit ses dernières années, malgré des apparitions sporadiques dans les sources au court du XIIIème siècle sous forme de convention graphique destinée a identifier les combattants païens et orientaux. Son usage courant s’arrête brutalement autour des années 1190 - 1195.

L’aspect de la forme Phrygienne est très diversifié, tantôt la protubérance supérieure semble être saillante , piquante et s’élève très haute, tantôt elle est ramassée, adoucie et presque ronde . Entre 1170 et 1190, le heaume phrygien cohabite avec les heaumes de types coniques et à timbre en bombe sans qu’il soit possible de dégager une préférence à une forme plutôt qu’à une autre. Certaines sources lui font néanmoins la part belle. Le Hortus Deliciarum en montre un très grand nombre, sur 35 heaumes observés, 23 adoptent cette forme . Le plus souvent à nasal , on le voit également pourvu d'un masque facial à plusieurs reprises. Outre le fait d’être à la mode, le phrygien revêt-il les mêmes vertus protectrices que le heaume conique standard ?

Bien qu’il soit difficile de répondre objectivement à cette question sans avoir pratiqué de « tests », nous supputons qu’il est plus prompt à dévier les coups frontaux en les « chassant » sur les côtés, surtout dans le cas d’un choc occasionné lors d’une charge à la lance. Il offre certainement une meilleure résistance à la déformation, l’arrête centrale formant une « flûte » très résistante contre les coups latéraux.

Les échanges en « flux tendus » entre l’orient et l’occident dans ce siècle de croisades font que d’une manière générale, l’influence Byzantine en matière militaire est omniprésente au XIIème siècle (influence que l’on retrouve dans l’art en général). L’exportation du « savoir faire » rend possible le progrès en matière d’éléments de protections individuelles et leur adoption par le combattant d’Europe de l’ouest.

Notons qu’à cette même époque les États Latins d’orient subissent en la matière une influence combinée des « Turques » et des «Byzantins », les derniers subissant l’influence des premiers. L’usage presque exclusif du heaume de forme conique perdure tout au long des XI et XIIème siècle (la tapisserie de la reine Mathilde nous en livre un témoignage éloquent), mais ce dernier cède sa place vers 1170 - 1180 à une autre forme, le heaume dit à timbre en « Bombe ».

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MessagePosté le: Mer Jan 02, 2008 2:59 pm    Sujet du message: Traditions & Us et coutumes médiévales Japonaises Répondre en citant

Traditions & Us et coutumes médiévales Japonaises



La fabrication de sabres

Il y a à peu près une demi douzaine de personnes impliquées dans la construction d'un sabre. Le forgeron s'occupe de la lame. Il commence avec un acier traditionnel appelé Tamahagane et plie et replie le volume d'acier au marteau un certain nombre de fois.

Puis il fabrique deux objets d'une part le shinganae, un volume d'acier creux et d'autre part le Kawagane ou acier plein. Kawagane est plié maintes et maintes fois et fini par être dur et ductile. Dans les assemblages simples, une pièce Kawagane est pliée autour d'une pièce shinganae. Ainsi le shinganae permet à la lame de plier au lieu de casser à l'impact et le Kawagane quant à lui permet d'avoir un tranchant fabuleux.

Des méthodes plus compliquées peuvent produire des épées faites avec 5 pièces d'acier différentes toutes forgées différemment. Le procédé de pliage est suivi attentivement de très près pour contrôler l'uniformité et la teneur de l'acier en carbone.

Un forgeron accomplie peut dire à l'œil et au dixième de pourcentage près la teneur en carbone de l'acier. Lorsque la lame du sabre est pliée convenablement, qu'elle est de longueur adéquate et qu'elle possède une courbe qui siée au forgeron, ce dernier dégrossit les défauts à l'aide d'une pierre polie et peaufine les détails.

Puis vient le moment du polissage. Celui qui polie utilise successivement différentes pierres pour finir la lame. C'est lui qui est responsable du tranchant, mais ce n'est qu'une partie de son vrai labeur qui consiste à faire ressortir la beauté de ce qu'a produit le forgeron. Bien polie, la complexité de l'assemblage est alors révélé. Autrement, la lame est gâchée.

Puis vient le tour du menuisier qui fabrique le saya (fourreau). Chaque saya est traditionnellement sculpté dans l'arbre nommé Ho. Il doit parfaitement épouser les formes de la lame. Par conséquent chaque saya est unique. Le bijoutier lui, fabrique le habaki, qui est ce petit morceau de métal situé entre le sabre et le fourreau et qui empêche la lame de tomber du saya.

L'ouvrage est finit par différents artisans. Ils s'occupent de faire la Tsuba (garde main), la Tsuka (poignée) et le Menuki (l'ornementation). Combien peut-il y avoir de couches dans un sabre ? Des pliages et repliages successifs, il en résulte un nombre de couches qui dépends strictement du forgeron lui-même.

Shinganae est généralement plié10 fois, il en résulte 1000 couches différentes. Kawagane est plié de 12 à 16 fois, c'est selon le type d'acier et le forgeron, ce qui produit un nombre de couches allant de 4000 à 65000 !!

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MessagePosté le: Mer Jan 02, 2008 3:00 pm    Sujet du message: Sabre Japonais (suite) Répondre en citant

Méthodes de stratification de la lame

Une des choses qui rend l'épée japonaise unique, est la manière dont la lame est construite en stratifiant différents types d'acier ensemble pour forger la lame.

Ces techniques de stratification donnent à l'épée sa force, longévité et résistance à la rupture. De nombreuses techniques de stratification ont été essayées dans le passé, mais les méthodes principales ont encore été utilisées pendant plusieurs siècles.

Ces mêmes techniques sont employées par les forgerons modernes. La valeur d'un katana est en partie déterminée par la complexité de sa construction.

Historiquement, les diverses écoles des forgerons d'épée ont employé des méthodes spécifiques de construction. Ces méthodes de stratification ont été déterminées par l'analyse métallurgique de nombreuses lames antiques.

Ces méthodes de stratification ainsi que le durcissement différentiel de la lame pour donner un bord dur (hamon) tout en maintenant une épine plus molle, font de l'épée japonaise une des épées les plus résistantes, les plus durables, et les plus tranchantes connues.


Petit lexique visuel du sabre japonais

Boshi - ligne de trempe de la pointe
Fuchi - collier
Ha - tranchant de la lame
Habaki - collier de lame
Hada - grain
Hamon - ligne de trempe
Ito - tressage en coton sur le tsuka
Ji - surface entre le shinogi et le hamon
Kashira - pommeau, embout de la poignée
Katana - sabre avec lame de plus que 24 pouces
Kissaki - pointe de la lame
Kojiri - extrémité du fourreau
Mekugi - cheville de bois qui fixe le tang dans le manche
Menuki - ornement
Mune - dos de la lame
Sageo - cordon en coton utilisée pour attacher le saya à l'obi
Same - peau de raie utilisée pour recouvrir le tsuka
Saya - fourreau
Shinogi - arête de la lame
Shinogi-ji - plat de la lame entre le mune et le shinogi
Seppa - rondelles ou entretoises de chaque côté du tsuba
Tanto - couteau avec lame de moins de 12 pouces
Tsuba - garde
Tsuka - poignée
Wakizashi - sabre court, avec lame de 12 à 24 pouces
Yokote - ligne entre le ji et le kissaki



http://shotokancrsa.com/sabre.htm
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MessagePosté le: Ven Jan 04, 2008 6:14 am    Sujet du message: Forgerons Touaregs Répondre en citant




Une lance


Un poignard

www.african-concept.com/art-africain-touareg.html
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