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Si Moh
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MessagePosté le: Lun Avr 07, 2008 10:59 am    Sujet du message: Gestion professionnelle des plages Répondre en citant

Protection du littoral
Gestion professionnelle des plages
Atelier initié par la Fondation Mohammed VI pour l'environnement

Publié le : 06.04.2008 | 11h38


La forte fréquentation des plages à Casablanca, qui peut parfois atteindre jusqu'à 200.000 estivants, l'équivalent de la population d'une ville moyenne, doit inciter les communes littorales à s'engager désormais dans la gestion professionnelle de leurs plages et la confier à une structure unique.

Une plage mal gérée, c'est un produit touristique dévalué. Pour le valoriser et sans tarder, il faut lancer des études de marketing pour cerner le profil des vacanciers et leurs attentes. Une gestion rationnelle exige d'abord de recenser le nombre d'accidents, d'agressions, de vols, de pertes d'enfants et autres avant de se lancer dans des aménagements lourds. Quant aux maires de ces communes, ils doivent s'impliquer davantage durant la saison estivale.

Leur responsabilité est très engagée sur ce territoire au niveau du renforcement du dispositif de secours et de sécurité. «En France, en cas de noyade, la justice demande au maire s'il a vraiment rempli ses obligations en matière de secours et de sécurité. Il arrive à certains présidents de conseil d'être traînés devant les tribunaux pour une piqûre de seringue sur la plage, explique Remy Menager de la direction du nautisme et plages à Marseille. Et d'ajouter que la première préoccupation de son service est d'assurer la sécurité au public sur les plages. Pour ce faire, sa ville ne lésine pas sur les moyens : consignes pour que les Marseillais puissent déposer leurs affaires personnelles, animation sportive pour occuper les jeunes, lieux sécurisés pour pratiquer les sports nautiques, interdiction des marchands ambulants, etc.

Tout cela devrait chez nous, inspirer les maires et surtout ceux de nos dix plages labellisées « Pavillon Bleu » pour qu'ils s'engagent sans tarder dans une démarche de développement durable. Pour obtenir ce label, la commune candidate doit avoir une politique environnementale globale affirmée. Quatre thèmes sont pris en considération pour les plages : l'environnement général, la gestion de l'eau, des déchets et l'éducation et la sensibilisation du public à l'environnement. Une commune labellisée doit donc avoir un assainissement performant afin de réduire l'impact des pollutions générées par ses eaux usées. La propreté des plages doit être garantie aux vacanciers. Les normes sanitaires les plus sévères pour les eaux de baignade doivent être atteintes. Les installations de collecte des déchets doivent permettre le tri sélectif. Il ne doit y avoir ni camping ni décharge sauvage.

Mais avant d'arriver à ce stade, comment se présentent nos plages? Leur état des lieux révèle plusieurs lacunes : manque de sécurité, absence de formation pour les maîtres nageurs, difficulté dans l'attribution des concessions, absence d'associations de défense de la nature et animation plutôt folklorique et musicale au détriment de l'éducation environnementale. Toutefois, le grand danger pour nos plages est l'absence d'une loi de protection du littoral.

Une situation qui encourage l'occupation de ce territoire pourtant considéré comme faisant partie du domaine public, qui est libre, gratuit, imprescriptible et inaliénable. «La notion de plage privée n'existe pas, c'est un non-sens. Il n'y a pas de droits réels ni de propriétés commerciales sur une plage.», nous indique Robert Bernard, ancien délégué général de l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) en France. Chez nous, la réalité montre que les choses se déroulent autrement, comme en témoignent les représentants des petites communes littorales, incapables de faire quoi que ce soit face à l'arrivée de gros investisseurs pour des projets touristiques. Face à cela, les pouvoirs publics ont réagi, et commencé à délimiter le domaine public maritime et les documents techniques sont déposés à la Conservation foncière. D'autre part, il existe parallèlement une police habilitée à constater les occupations illégales de ce territoire qui verbalise et transmet les dossiers au tribunal.

Pavillon Bleu
Le label Pavillon Bleu a été créé en France en 1985, étendu en Europe en 1987 et est aujourd'hui international depuis 2001.
Dans ce label estampillé «développement durable des plages» sont regroupés plusieurs critères différents tels que la qualité de l'eau, la propreté des plages, les services disponibles ou encore le respect du littoral et de l'environnement.

Les critères principaux exigés sont le traitement des déchets avec la mise à disposition de poubelles sélectives en nombre et vidées régulièrement, la qualité de l'eau de baignade, l'attention portée à l'éducation et la sensibilisation des touristes sur l'environnement ou encore les efforts faits pour développer les moyens de transport « verts ». Ce label récompense et valorise tous les ans les communes et les ports de plaisance, qui mènent une politique d'amélioration environnementale. Il est devenu une référence dans les domaines du tourisme.


Par Rachid Tarik | LE MATIN
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MessagePosté le: Lun Avr 07, 2008 12:18 pm    Sujet du message: Joutiya de Derb Ghallaf Répondre en citant

Etude pilote à la Joutiya de Derb Ghallaf
Les réalités de l’économie informelle


La Fondation CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc), en collaboration avec le CESEM (Centre d’études sociales, économiques et managériales), a publié récemment une étude sociologique et économique sur la célèbre Jouteya de Derb Ghallef à Casablanca. Un travail mené par une équipe de chercheurs et d’enquêteur qui s’est attelée à recueillir les informations nécessaires pour comprendre le fonctionnement de ce chef-lieu de l’économie informelle au Maroc, comme l’explique ci-après Rabii Daris, géographe à la Faculté de Lettres d’Aïn Chock, dans une introduction à cette étude pilote.
« Dans les villes du Maroc, l’observateur est souvent frappé par le nombre élevé de petits métiers localisés et d’activités de rue qui s’y développent.

L’économie informelle recouvre dans notre pays des réalités diverses : l’artisanat traditionnel, le commerce de rue, l’emploi non déclaré, la micro-entreprise, le travail à domicile, les prestations de services, les activités de transport, la contrebande ou le narcotrafic. Ces secteurs économiques incluent aussi le secteur financier informel.

La Jouteya de Derb Ghallef est l’un des lieux phares de ce type d’activités. D’après des études existantes, plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : l’exode rural, l’urbanisation, le chômage, les difficultés rencontrées par l’État pour réguler l’activité économique, les politiques économiques mises en œuvre (Plan d’Ajustement Structurel), la montée de la pauvreté et la faiblesse du cadre réglementaire.

En interrogeant les occupants de Derb Ghallef, nous avons tenté de vérifier la validité de certaines de ces hypothèses et d’en émettre d’autres. Cette étude, sociologique et économique, se propose de comprendre les modes de fonctionnement des activités existant dans le quartier de Derb Ghallef, et précisément à la Jouteya. Son objectif, fournir des informations sur les modes d’organisation du marché dans son ensemble, mais aussi des métiers et de leurs acteurs, pris individuellement. Il s’agissait de recueillir les données concernant l’historique, les trajectoires et les conditions d’accès au local, l’environnement économique, le rapport avec la réglementation fiscale. Il était aussi question d’identifier les potentialités, les contraintes et le devenir des activités de Derb Ghallef. Et qui dit contraintes, dit craintes des sociétaires, par rapport à un délogement éventuel ou à une tentative de formalisation du marché. Il est donc nécessaire de distinguer la part du formel de celle de l’informel, à l’intérieur de cet espace.

L’étude s’est déroulée du 26 octobre au 6 décembre 2007. Elle a visé 23 personnes longuement interviewées. Le champ d’investigation concernait les activités localisées et visibles. Pour mieux comprendre le fonctionnement des métiers et saisir leur complexité, nous avons privilégié une démarche analytique qui prend en considération les aspects économiques et sociologiques. Leur fonctionnement dépendant, non seulement du marché, mais aussi de logiques non marchandes. Dans ce marché peu formalisé, les habitudes, les comportements et les perceptions comptent autant que le flux de marchandises et la propension à payer ou non ses impôts.

Les outils méthodologiques retenus pour la collecte des informations nécessaires à l’élaboration de cette étude s’appuient sur les étapes suivantes :

Une analyse documentaire ; - un relevé des activités existant sur le site et une enquête qualitative à partir d’entretiens semi-directifs et approfondis auprès des tenanciers d’activité. Un guide d’interview comportant différents axes a servi de support.

De par leur caractère dynamique, les entretiens mettent en évidence un certain nombre de phénomènes que l’approche quantitative ne peut pas toujours révéler.

Par ailleurs, une cartographie établie par un géographe a permis de localiser l’emplacement de la Jouteya de Derb Ghallef et d’asseoir spatialement les activités qui s’y exercent. Le choix de l’échantillon a dû respecter l’exigence essentielle de représentativité par rapport à la pondération par activité. Le panel retient par ailleurs trois types d’unités : les unités de production (rares), les unités de commerce et les unités de service.

Par essence, interviewer est délicat : la méfiance est classique, la présence au cours de l’entretien de tierces personnes pouvant introduire un biais peut être à gérer… Reste que la plupart des difficultés identifiées sont inhérentes au sujet de l’enquête "l’économie informelle". Un sujet faisant référence à des aspects que certains ne sont pas forcément prêts à évoquer : revenu, fiscalité, représentations sociales sont des thèmes sensibles particulièrement pour ceux recourant aux circuits informels d’approvisionnement et de vente.

Concernant les revenus, il est difficile pour les tenanciers de les estimer correctement pour plusieurs raisons : absence de tenue d’une comptabilité, confusion entre caisse de l’entreprise et celle de la famille dans certains cas, irrégularité des recettes ».
Edité le: samedi 5 avril 2008.


L'Opinion.ma
Le 7 Avril 2008


Dernière édition par zgrita le Lun Avr 07, 2008 12:37 pm; édité 1 fois
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zgrita
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MessagePosté le: Lun Avr 07, 2008 12:34 pm    Sujet du message: Derb Ghallaf Répondre en citant

L’étude sociologique de Derb Ghallef

La Jouteya correspond à une sorte de creuset où des trajectoires se croisent et se mélangent. Lorsqu’on s’y installe, c’est pour y rester un long moment. Même ceux qui s’y étaient établis de manière provisoire finissent par se sédentariser. Elle attire et retient. C’est un lieu où les gens trouvent une certaine liberté d’exercer le métier qu’ils veulent, d’en changer quand ils sentent le vent tourner. Cette sensation d’indépendance est partagée par plusieurs marchands et commerçants.
À cela s’ajoute un sentiment de fierté : malgré les soucis d’adaptation et les spécificités de quelques activités (ex : TIC), certains ont l’impression de participer à une dynamique. Au regard des tenanciers, plusieurs facteurs permettent d’expliquer le succès de la Jouteya : son attractivité, l’augmentation croissante de la valeur des locaux et les bénéfices réalisés. Même quand les gains sont en baisse, les commerçants ne quittent pas l’endroit. Ils demeurent sur place, se replongeant dans le passé, regrettant le temps des profits importants.

Les commerçants de la "Jouteya" fonctionnent dans une sorte de double comparaison. Ils confrontent tout d’abord leur présent avec leur parcours personnel, les difficultés vécues et les possibilités existantes. Ensuite, ils comparent leur espace avec les autres espaces commerciaux de la ville. Une organisation sans structure Face à une population fière d’être dans un espace donné, se pose la question de la solidarité entre ses composantes. Si l’on considère les quelque quarante métiers de la Jouteya, très peu sont organisés. Les amines ne semblent pas pouvoir jouer les rôles qui leur sont impartis. Il existe des associations mais elles ont un déficit de reconnaissance. À cet égard, les commerçants en produits alimentaires se distinguent. Ils parviennent à fixer des prix, un jour de fermeture (le vendredi) et des amendes (3000 DH) pour ceux qui dérogent à la règle.

L’espace est générateur de clients, mais pas de solidarité.

Qu’elle soit par métier ou par la définition d’un minimum d’intérêts communs de l’ensemble qui permettrait la désignation d’une représentation pour les défendre, il n’y a pas de solidarité organique entre les locataires de la Jouteya. En revanche, il existe une solidarité mécanique ou traditionnelle fonctionnant au moment d’un décès ou d’une maladie par la collecte de fonds de soutien. Les trajectoires disparates des commerçants, leurs métiers différents, leur statut particulier -ferrach, propriétaire, locataire, ancien, nouveau- ralentissent l’émergence d’une solidarité réelle.

La Jouteya, un concept unique

Deux facteurs déterminent le statut particulier de la "Jouteya" : son espace et ses clients. De plus, sa renommée et sa localisation permettent aux commerçants de drainer une clientèle qu’ils n’auraient pas ailleurs, renforçant ainsi sa spécificité. Dans cet espace réduit, se côtoit un ensemble d’activités disparates avec plusieurs spécialisations et de larges menus. Un éclectisme qui rend la "Jouteya" très attractive et participe à bâtir sa singularité.

L’évolution de l’offre

Au départ, la Jouteya s’est fait connaître par des produits réels à faible coût. La plupart des biens attractifs provenaient alors de l’étranger ; aujourd’hui, seuls certains produits d’origine extérieure (ex : alimentaires du Nord du Maroc, vêtements d’Italie) peuvent être considérés comme faisant partie du circuit informel. Plus tard, l’utilisation des nouvelles technologies et des sites Internet a permis l’émergence d’un nouveau type de commerce informel (ex : logiciels, films, jeux ou solutions informatiques).

La Jouteya est alors devenue le repère des experts en piratage de chaînes de télévision, en modifications de jeux et d’appareils numériques. Par la suite, la téléphonie et le commerce des DVD ont pris le relais. Ces activités ont drainé une nouvelle clientèle et de nouveaux commerces formels se sont développés. Aujourd’hui, ces produits virtuels font la réputation de l’endroit. Les demandeurs sont des clients "propres", l’ensemble trouve alors une légitimité d’existence.

Un procédé adapté

Le processus s’articule ainsi : d’une part, se situe une clientèle "formelle". Les acheteurs, particuliers ou PME, se rendent à Derb Ghallef pour acquérir des produits ou une solution à un problème technique ou de logiciel. De l’autre, l’on trouve des fournisseurs de produits et de solutions, légaux ou illégaux.

Les deux protagonistes ne posent pas la question en termes de loi, mais en termes de résultats rapides. En faisant abstraction d’un certain nombre de questions, ils se retrouvent dans une relation gagnant / gagnant. Ce système de fonctionnement dépasse le format mixte (formel / informel) de départ qui lui a donné naissance. Les marchands s’installent dans une spirale continue de recherche du neuf, de l’original, parfois sans souci des contraintes légales. À travers et en parallèle des activités informelles, s’est développée l’idée de la recherche des derniers produits et solutions, au niveau national mais aussi international. Une notion liée très certainement au changement d’image de Derb Ghallef.

Un autre concept, se rapportant à la réduction du temps de réaction, est aussi apparu. L’on se retrouve dans la situation suivante : une personne a une demande particulière et elle est prête à mettre le prix. Formulée à la Jouteya, elle a des chances d’être satisfaite. Un même souhait exprimé par plusieurs personnes mobilise tout un réseau interne et externe. La requête est alors rapidement comblée.

Les obstacles d’aujourd’hui, les enjeux de demain

À cette structure où la quête du nouveau est un élément central, s’ajoute la situation précaire de la "Jouteya", qui incite les marchands à courir derrière le temps pour optimiser leurs gains.

Sans infrastructures adéquates - électricité, eau - la Jouteya est menacée. Conscients de cette problématique, les commerçants considèrent l’absence de ces aménagements comme l’un des obstacles majeurs au développement du souk.

Tout processus d’aménagement et de modification de l’espace implique l’intervention des autorités ; et par conséquent la non-maîtrise par les propriétaires, les locataires, les ferracha de ces mêmes transformations. Il pourrait s’agir alors du début de leur exclusion progressive d’un processus duquel ils sont parties prenantes. Les acteurs de la Jouteya ne seraient plus dans une situation de tolérance d’un état de fait, même s’il est précaire. Cette situation ambivalente progresse vers ses limites, pourtant le niveau d’organisation des marchands reste faible. Difficile alors de devenir acteurs des transformations futures.

D’une part, l’on trouve, une situation de fait, informelle. Elle fonctionne, draine du chiffre, permet à des exclus ou des sans-métiers d’être actifs et d’apprendre. De l’autre, cette même situation atteint des limites que seul un niveau d’organisation élevé peut repousser, en créant des opportunités de fabrication de propositions viables.

À la Jouteya, tous savent qu’ils peuvent être victimes de leur succès. En effet, en plus des problèmes d’infrastructure et de rapport aux autorités, ils font face à une menace. Celle de se faire déposséder légalement de leurs locaux par des personnes extérieures plus fortunées. Aujourd’hui, les commerçants sont sûrs d’une chose : quelles que soient les contingences, "rester" demeure le meilleur choix. Le local est la pièce maîtresse de l’ensemble du dispositif à condition de le garder. Leurs trajectoires et leurs situations marginales de départ leur ont appris à être résilients. Lorsqu’ils se comparent avec les commerçants d’autres souks, ils s’y retrouvent.

Toutefois, d’autres éléments, dont l’arrivée sur le marché des produits chinois importés légalement, viennent perturber cette mécanique. Les marges se réduisent mais les prix des locaux se maintiennent, de 400 000 DH à 1 200 000 DH.

On participe à un jeu complexe à plusieurs variables : les acteurs (Intervenants directs et indirects identifiables et non identifiables), la "Jouteya" comme ressource économique, sa place dans la ville, son image qui a dépassé la cité. La plupart des marchands ont réfléchi à la question du changement de statut ; chacun mettant en place sa stratégie propre. Pour la majorité des commerçants, la "Jouteya" a atteint ses limites. À l’avenir, les changements seront inéluctables. Faute d’une réelle organisation interne, ils attendent beaucoup de l’État dans la résolution de leur situation.

La consécration d’un système mobile

Le système, ainsi fabriqué à la Jouteya et dans d’autres lieux où formel et informel se côtoient, comporte plusieurs caractéristiques comme la précarité, l’exclusion, mais aussi la résilience. La ville est un espace à conquérir pour l’ascension sociale. Conçus comme un lieu de transit, les endroits les plus recherchés sont ceux permettant le plus de mobilité.

La Jouteya en est un modèle : une zone instable en situation précaire qui, paradoxalement, est un espace où les transformations et changements sont nombreux. On y rencontre des entrants, des sortants et plus de mobilité.

Tous ces croisements, cette conversion en carrefour la rendent attractive. Le lieu offre plus de possibilités, voire de chances, qu’un espace maîtrisé. En générant de l’instabilité, le cadre de la Jouteya permet à ses acteurs d’être insaisissables et d’utiliser cette propriété comme outil stratégique. La stratégie gagnante incorporée par les acteurs de la Jouteya est celle qui permet de se trouver dans un espace offrant le maximum de possibilités pour utiliser les avantages de l’immobile tout en étant inaccessibles. Le déplacement est générateur d’opportunités à condition d’en maîtriser les règles.

Les acteurs en se rendant inaccessibles, non seulement physiquement, mais aussi d’un point de vue heuristique, ralentissent toute tentative de classification. D’où la difficulté de construire des profils type : évacuation de certaines questions, discours parfois délibérément contradictoire, mais aussi possibilité offerte aux personnes en situation difficile de s’insérer et d’évoluer dans cet espace.

L’une des raisons majeures de l’inaccessibilité de cette population est son mouvement incessant :

Changement de métiers, diversification des activités, multiplication des clients internes et externes, succession des responsabilités. Parce que plus mobile, elle est en situation d’expansion.

S’agissant de Derb Ghallef, de la Souika, de la Jouteya 1 ou 2, le même schéma de fonctionnement a été activé par les différents protagonistes. Il peut se résumer selon le phasing suivant. Inscrites dans le temps, les étapes se chevauchent en se développant :

1. Émergence de groupes de personnes sans espace vital ; 2. Installation à la limite de la légitimité dans un espace ; 3. Résistance et compromission des autorités ; 4. Prolifération des intervenants intéressés ; 5. Création de l’attractivité ; 6. Distillation de l’opacité et de l’inaccessibilité ; 7. Limite et risque de fin subite.

Ce mode de fonctionnement installe la "Jouteya" actuelle dans une situation où se jouxtent l’attente du changement et la crainte de celui-ci. Toutes les options à venir sont possibles. Cette attente prolongée distille de l’opacité et obture progressivement les liens. L’on se retrouve alors avec une sorte de "chat de Schrödinger" dont on ne peut connaître l’état qu’en brisant l’opacité, ou du moins, en mettant en place des instruments légitimes de clarification des attitudes des différents acteurs.

La Jouteya, un lieu d’ancrage et un pôle attractif

La clientèle diffère, selon les activités. La demande est toutefois à dominance privée et les catégories sociales hétérogènes. Des classes aisées et moyennes, des professions libérales structurées (ex : avocats, médecins pour le matériel de bureau), des étudiants, mais également des catégories à faibles revenus peuvent être identifiées. La clientèle d’origine rurale, quant à elle, s’adresse tout particulièrement aux services (ex : réparateurs de groupes électrogènes). Il faut ajouter que, dans certaines activités comme l’électronique, la clientèle est composée de RME.

Un marché éclectique

En matière de commercialisation des produits, il existe un ancrage certain au sein de la Jouteya. Particulièrement pour les activités gravitant autour de l’électronique, de l’informatique et de la vente de prêt-à-porter de luxe ; en somme celles disposant d’une relative bonne assise financière et qui sont par ailleurs les plus nombreuses. Pour la grande majorité d’entre-elles, l’écoulement des biens et services se fait au sein même de la Jouteya. Vu sous cet angle, l’endroit présente un avantage en terme de localisation, en tant qu’espace d’informalité. En terme de commercialisation, la localisation de la Jouteya est unanimement considérée comme un atout. Les tenanciers font aussi souvent référence à un autre avantage, la popularité du souk "mondialement connu". Pour certains, l’existence de produits de contrebande à bas prix, dont ils estiment la part à 20 % des produits commercialisés, n’est pas l’avantage principal. Ce dernier réside essentiellement dans l’économie et les effets d’agglomération, qui en font un pôle attractif, un lieu de regroupement des différentes activités.

À la Jouteya, l’avantage se situe aussi dans l’existence d’un espace d’informalité (absence de certaines charges fiscales, produits). D’après la grande majorité des tenanciers, les prix y sont 15% inférieurs à ceux du secteur formel de l’économie (ex : Maroc Telecom).

Une demande irrégulière

La demande est fluctuante et cyclique. Dans certaines activités, les périodes de haute saison sont l’été, la rentrée scolaire, de même que les fins de semaine (ex : commerce et réparation en informatique, optique).optique).
Pour la plupart des commerçants, les pics d’activité se situent en début de mois. C’est en effet à cette période que la clientèle, des fonctionnaires essentiellement, dispose de liquidités. En revanche pour de nombreux tenanciers, les périodes de ralentissement sont les fêtes religieuses et le Ramadan.

Un éventail de modalités de paiement

Selon l’assise financière de chaque activité et son type de clientèle, les modalités de paiement sont variables. La personnalisation de la relation avec le client et sa bonne moralité (ma’aqoul) interviennent dans les pratiques de règlement existantes. Dans la grande majorité des cas, notamment dans les activités à faible assise financière (ex : friperie), le paiement s’effectue au comptant et en espèces. L’étroitesse des marges bénéficiaires et le profil de clientèle, disposant de peu de revenus, expliquent cette modalité de règlement. D’autres cumulent plusieurs moyens de paiement : au comptant, en espèces, par chèque de garantie et à crédit (ex : optique, chaussures, ameublement de bureau, vêtements).

Le chèque, une pratique courante

La rétribution par chèque existe. Elle est de plus en plus considérée comme une aventure périlleuse, sauf en cas de rapports de confiance. Pour faire face à la concurrence, l’usage de facilités de paiement et de l’échelonnement des échéances contre un chèque de garantie est une pratique courante dans la plupart des activités disposant d’une assise financière (ex : ameublement, luminaire…).

Certains reconnaissent l’usage du chèque "indispensable dans les relations commerciales" mais soulignent les risques d’une telle pratique. Afin de les minimiser, ces commerçants n’acceptent que des chèques aux montants peu élevés ou exigent un reçu en contrepartie.

Par ailleurs, en raison de la dominance d’une clientèle privée, l’absence de facture est généralement la règle dans le système de transaction en cours. Toutefois, ce comportement, en cas de vente aux entreprises formelles, est contourné en exigeant des fournisseurs, eux-mêmes issus du secteur formel, des factures délivrées directement aux clients, afin de pouvoir récupérer la TVA. Cette modalité s’est particulièrement généralisée dans les activités évolutives (ex : électronique, informatique).

Pour les grossistes, le paiement peut aussi se réaliser par virement bancaire ou par "la mise à disposition" à la réception de la marchandise par le client. Cette pratique est appréciée en raison de la rapidité de la procédure. Elle n’en demeure pas moins risquée. D’autres formules de commercialisation existent, tel que l’échange de marchandises entre pairs en cas de rupture de stock.

Une commercialisation contraignante

En dépit des avantages que procure la "Jouteya" en terme de commercialisation, les tenanciers font état de nombreuses difficultés. Si certaines sont similaires pour tous (ex : encombrement, manque d’infrastructures), d’autres varient d’un métier à l’autre. La grande majorité des activités évolutives (ex : électronique, informatique, ameublement, luminaire…) souffre de la concurrence interne aux activités. Une concurrence livrée par des unités similaires, les "casseurs de prix" et en relation avec la démultiplication des unités qui s’accompagne souvent d’une baisse des prix, "allant parfois jusqu’à vendre à perte". Les difficultés sont aussi liées à la qualité des produits qui peut se révéler défectueuse (ex : électronique). En l’absence de garantie, la réparation ou la vente en dessous du prix réel ou à perte constitue une contrainte supplémentaire.

De ce point de vue, ces catégories ressentent les inconvénients de l’informalité. Des solutions à foison Les solutions perçues et retenues sont variables d’une activité à l’autre. Certains tentent de s’adapter d’une manière plus ou moins efficace : ils se reconvertissent dans les activités accompagnant l’évolution des goûts ou dans les produits pour lesquels les débouchés ne connaissent pas encore de saturation. C’est le cas de tous ceux, anciennement vendeurs de produits alimentaires ou de chaussures, qui se sont dirigés vers l’électronique et l’informatique. Une autre manière de faire face est le commerce multi-activités.
Cette pratique simultanée permet de gagner de l’espace, si précieux. Par exemple, un commerce de prêt-à-porter peut disposer d’une vitrine de vente de téléphones portables.

La formalisation, une issue ?

La plupart ne voient d’intérêt à la formalisation que dans l’aménagement du Souk : les ruelles, l’infrastructure, l’organisation des encombrements et des débordements occasionnés par les vendeurs ambulants, la dalle et l’électricité. Ils demandent aux autorités locales de jouer leur rôle à ce niveau, rien de plus. La demande de regroupement par activité (ex : associations) est plus le fait de métiers évolutifs (ex : électronique, commerce de téléphones portables). Il existe, de leur part, une demande de gouvernance qui va même jusqu’à la proposition de formes d’auto-organisation pour la défense des intérêts de la profession et l’organisation des métiers en terme de regroupement. Ces catégories peuvent percevoir l’intérêt d’un début de processus de formalisation.

L’accès aux marchés, l’appui de l’État, comme mesure d’accompagnement au niveau de la commercialisation, tout comme le changement de quartier, ne sont pas cités comme solutions possibles. D’une manière générale, l’espace d’informalité dont certains tirent avantage n’est pas remis en cause. Une concurrence très diversifiée

L’acuité de la concurrence est différemment ressentie selon les activités. Certains métiers ne perçoivent ou ne subissent aucune forme de rivalité. Il s’agit des activités de survie, à faible potentiel (ex : vêtements d’occasion, bouquinistes) et de celles opérant en situation de monopole. La concurrence est essentiellement interne : sévissant au sein même de la Jouteya, elle est révélatrice de la démultiplication d’unités de même type.

Par ailleurs, certains tenanciers se plaignent de la concurrence des produits importés de Chine (ex : ameublement de bureau, électronique). Deux problèmes sont évoqués : la tendance baissière des prix et la qualité des produits. Les commerces d’ameublement constituent les principales victimes des "casseurs" chinois.

Quant aux grandes unités structurées, elles ne sont pas une menace ; en raison des prix pratiqués, souvent inférieurs à ceux du secteur formel. La contrefaçon, qu’elle soit le fait d’unités plus informelles ou de produits provenant de Chine, constitue aussi une source de concurrence. C’est le cas notamment des vêtements pour hommes importés.

Dans un contexte où les innovations rapides peuvent s’accompagner d’une chute des prix, d’un risque de mévente que les tenanciers estiment ne pas maîtriser, le commerce des téléphones portables subit la concurrence de Meditel et de Maroc Telecom. Dans le même secteur (ex : télé, chaînes hi-fi), les grandes surfaces (ex : Makro, Marjane…), dont les prix sur le marché national ont connu une large tendance à la baisse, se posent, selon nos informateurs, en concurrents sérieux.

Les baromètres des prix et la valse des revenus

Cette "concurrence" explique les prix fluctuants au sein des différentes unités. À titre d’exemple, dans le commerce de l’informatique et de l’électronique, la concurrence et la proximité font qu’il est difficile de fixer des prix supérieurs aux autres sans risque de mévente.

Les prix dépendent de plusieurs facteurs :

La concurrence que se livrent les activités de commerce induit souvent des stratégies individuelles. Celles-ci se résument à des attitudes de type "Khouk fal harfa âdouk". (Ton confrère dans la profession est ton ennemi) ;

Les pratiques de marchandage sont fortement répandues
Toutes les activités font référence à la qualité du produit dans la fixation des prix. Certains incriminent l’inondation du marché par les produits chinois à bas prix, tout en considérant que la mauvaise qualité du produit ne les rend pas compétitifs.

Le non-respect de certaines réglementations fiscales et la nature "grossiste" ou "privée" de la clientèle influencent les prix. De manière générale, le revenu des locataires de la "Jouteya" est un sujet sensible, particulièrement pour ceux opérant dans les produits de contrebande. De surcroît, il est difficile pour eux de l’estimer correctement, pour plusieurs raisons : absence de comptabilité, confusion entre caisse de l’entreprise et celle de la famille, entre recettes et bénéfices pour certains et surtout irrégularité des recettes. Les quelques données relevées le sont à titre indicatif et sujettes à caution.

Lorsque l’on interroge les tenanciers à propos de leurs revenus journaliers, la réponse avancée est souvent la même :"C’est une question de ’arzaq’" (providence).

À titre d’exemple, et selon nos les déclarations des interviewés, la fourchette varie entre 200 et 500 DH par jour… "Et parfois, rien", selon un fripier. Pour les vendeurs de produits alimentaires, la marge se situerait entre 200 et 300 DH par jour, tout en estimant que les ventes connaissent une baisse constante, en raison du tarissement des circuits de contrebande. Les revenus quotidiens des vendeurs de chaussures sont estimés à 5000 DH par mois, en période de forte activité, et à la moitié en temps de marasme. Pour les vendeurs d’accessoires de voiture, la marge de gain varierait entre 30 et 50 %.

Un approvisionnement à mi-chemin entre formel et informel

L’hétérogénéité des unités se traduit par des modalités d’approvisionnement différentes. L’analyse des réseaux de vente permet de corroborer un postulat : la "Jouteya" procure des avantages particuliers. Elle révèle aussi les interpénétrations entre formel et informel. Pour la quasi-totalité, les fournisseurs sont localisés à l’extérieur du site. Plusieurs modalités et réseaux d’approvisionnement, mobilisant parfois les migrants, existent. Les commerces d’appareils électroniques ou informatiques, d’alimentaire, de pneumatiques cumulent les différentes sources formelles et informelles. Pour nombre de commerçants en ameublement, l’approvisionnement s’effectue auprès des grossistes du secteur formel uniquement. Par contre, le recours aux réseaux informels est de mise dans les commerces de chaussures, de prêt-à-porter de marque et de jeux électroniques.

Dans le cas des commerçants réparateurs d’articles informatiques et électroniques, deux modalités dominantes ont été distinguées. L’approvisionnement se fait auprès de fournisseurs formels, à partir de marchandises provenant du secteur moderne, de l’économie et des grandes entreprises (ex : Maroc Telecom), ou auprès de grossistes revendeurs de Garage Allal, Derb Omar, en provenance de Chine et d’Europe. Là encore, les secteurs formel et informel sont imbriqués.

L’approvisionnement en pièces et appareils provient aussi de réseaux de migrants et de connaissances personnelles, jouant un rôle actif. Il s’agit parfois de fournisseurs individuels, localisés à l’étranger. Dans le commerce de téléphones portables, outre les deux sources citées (secteur formel et circuit informel), une troisième modalité fait appel au réseau de proximité entre commerçants au sein même de la Jouteya, mais celle-ci ne semble pas dominante.

Pour la vente de produits alimentaires, l’approvisionnement s’effectue dans le Nord du pays où les jeunes et les femmes jouent un rôle capital, comme maillons du réseau de contrebande. Toutefois, face aux difficultés d’accès aux marchés extérieurs, l’approvisionnement sur le marché local, constitue une solution de repli. Comme dans d’autres activités, les achats groupés sont une pratique courante. Certains se fournissent directement auprès du secteur formel de l’économie. Les réparateurs de groupes électrogènes s’adressent notamment à Honda pour les pièces détachées. Même démarche pour les commerces de matériel de bureau et de meubles, de luminaires, s’approvisionnant auprès des grossistes importateurs de produits en provenance de Malaisie, d’Italie, de Belgique et de Chine. Enfin, les vendeurs de vêtements de marque, se fournissent à l’étranger, dans le Nord du Maroc ou auprès de grossistes locaux implantés à Casablanca.

Le rayonnement de ces réseaux semble dépasser les frontières nationales et opérer en Algérie, en Tunisie et en Libye. La livraison s’effectue sans intermédiaire et le règlement en espèces et en devises étrangères, l’usage du chèque n’ayant pas cours. Il est important de souligner l’importance des réseaux de connaissances personnelles, très actifs en matière d’approvisionnement.

Variables selon l’activité, les tenanciers rencontrent diverses difficultés pour se fournir. Les grossistes déclarent subir les contrôles douaniers, "allant jusqu’à perdre dans certains cas leur marchandise". Pour d’autres, le problème réside au niveau du prix des matières premières (ex : le bois et le fer pour l’ameublement). Leur cherté rend les produits locaux peu compétitifs face à d’autres, importés de Chine, pourtant de moindre qualité. À titre d’exemple, un bureau fabriqué au Maroc coûte 6000 DH, son équivalent importé d’Asie vaut entre 2500 et 3500 DH.

Pour ceux dépendant des marchés extérieurs et des réseaux informels, comme les commerçants d’alimentaire, de vêtements de luxe ou d’occasion, la principale difficulté est celle de la rupture de stock ou/et de la raréfaction de la marchandise liée au "contrôle des voies d’approvisionnement". Pour y faire face, certains adoptent des stratégies de contournement de la réglementation : les importateurs de vêtements retirent les étiquettes ou changent le nom des marques afin de ne payer aucune taxe.

Pour éviter les ruptures de stock et fidéliser la clientèle, les tenanciers empruntent chez d’autres commerçants le produit leur faisant défaut moyennant une marge bénéficiaire, et remboursent dans la journée même. Enfin, face à l’insuffisance de liquidités, certains se voient accorder des facilités par paiement échelonné, dans l’attente de la vente, ou en versant une avance.

Des modes de financement endogènes

À la Jouteya, le financement des activités s’appuie essentiellement sur des pratiques endogènes et relève d’un phénomène local. Les relations avec les institutions bancaires étant faibles, quelle que soit l’importance de l’activité, ces modes de financement semblent adaptés aux pratiques du milieu. Mais ceci n’exclut pas des interpénétrations entre systèmes de financement officiel et non officiel. Cette pratique demeure dominante dans le cadre du fonctionnement de l’unité, quelles qu’en soient l’activité et la taille. Certains entrepreneurs préfèrent "compter sur leurs propres forces", ou "ne veulent pas courir le risque de l’endettement", alors que d’autres voient en l’autofinancement "un moyen licite". En cas d’absence de liquidités, des mécanismes d’adaptation se mettent en place. Des "associations" informelles immédiates se nouent pour l’achat de marchandises. Originalité de ces pratiques, elles ne s’appuient sur aucun contrat écrit. Seuls les rapports de confiance et de proximité les organisent. Très courantes, elles prennent des formes reposant sur le partage des gains mais aussi sur la division des risques et des tâches. Parfois, elles se concluent entre personnes aux qualifications complémentaires.

Le "talq" est une pratique très courante dans la quasi-totalité des activités et constitue même le fait d’usines structurées entretenant des relations avec certains revendeurs (ex : matériel informatique). À l’exception des métiers liés aux réseaux de contrebande, dont le recours est quasi inexistant en raison des risques liés à la saisie de la marchandise par la douane, le "talq" semble constituer pour beaucoup une alternative au manque de liquidités et à l’absence de financement bancaire.

Ce procédé de financement de type commercial existe dans la plupart des activités n’ayant pas les moyens de constituer des stocks. Il trouve sens dans les relations partenaires commerçants/fournisseur. Ce dernier accepte de n’être réglé qu’ultérieurement, pour avoir plus de chances de vendre à nouveau. Adapté au caractère instable des activités, souple au niveau des délais de remboursement, le "talq" est facile d’accès et n’exige aucune procédure. Ce système n’aurait pas été aussi sollicité sans la force des relations personnelles, des critères de confiance et de moralité des bénéficiaires, dans une économie de proximité.

Le crédit personnel en guise de solidarité semble inexistant. Les formules de type tontine n’interviennent pas non plus comme sources de financement, vraisemblablement en raison de l’affaiblissement des liens de solidarité. L’auto-organisation de type "Daret", comme alternative de financement, est, selon nos informateurs, inexistante.

Une perception négative du financement bancaire. La plupart des tenanciers n’ont pas recours au financement bancaire, y compris dans les activités disposant de capacités financières (ex : commerce et réparation de produits informatiques, téléphones, paraboles, Internet).

L’appel au crédit bancaire n’a lieu que très rarement, en cas de présence sur le marché de produits compétitifs en termes de qualité et de prix alors que les liquidités sont indisponibles. La relation avec le système officiel est également nécessaire quand il s’agit de recouvrir ou d’encaisser un chèque de garantie. La cohabitation des modes formel et informel de financement est donc présente.

Dans le milieu, prévaut une perception négative à l’égard des prêts bancaires et nombre d’activités n’envisagent pas d’y recourir dans l’avenir. Plusieurs arguments sont avancés, la majorité fait référence aux interdits religieux.

D’autres ne veulent tout simplement pas l’utiliser : soit parce qu’ils n’en ressentent pas le besoin, compte tenu de l’échelle restreinte de leur activité ; soit parce qu’ils se perçoivent comme non structurés et ont conscience que les banques ne peuvent s’adresser à des profils comme les leurs ; soit enfin parce qu’ils ne veulent compter que sur leurs propres moyens et ne pas "dépasser leurs limites". Dans certains cas, l’endettement est perçu comme une aventure périlleuse, en raison des échéances contraignantes.

Seuls quelques "sociétaires" perçoivent l’intérêt du financement bancaire, dans une perspective de formalisation et de passage à une échelle supérieure ; mais ils n’en discernent pas l’utilité dans leur situation actuelle. Plus rarement, certains interlocuteurs dénoncent des garanties trop lourdes, et la longueur des procédures. Pour eux, le système bancaire privilégie les grandes entreprises. Interrogés sur leurs intentions à venir et les conditions pour y recourir, les tenanciers adoptent des positions de fermeture, pour la plupart et pour les moins bien lotis en particulier. Ceux, très rares, manifestant des attitudes d’ouverture, conditionnent leur adhésion à la mise en place de banques islamiques, ne pratiquant pas les taux d’intérêt. Leur rattachement est aussi déterminé par la baisse des taux d’intérêt ou encore par la reconsidération des échéances de remboursement des salaires


L'Opinion.ma
Edité le: samedi 5 avril 2008.
Paru le 7 avril 2008
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 9:03 am    Sujet du message: Derb Omar Répondre en citant

Un point noir lors des heures de pointe
La livraison des marchandises au moment de grande affluence gâche l'euphorie des achats


Derb Omar peut être considéré comme une plaque tournante de l'économie de la métropole.

Marchands et particuliers affluent des quatre coins du Royaume pour y faire leurs achats. En effet, nombreux sont ceux qui confluent vers cet endroit particulier, où tout bouge, pour s'approvisionner. Mais un problème peut parfois gêner le commerce, il s'agit du chargement des marchandises au moment où l'affluence est la plus grande. La circulation est toujours dense à Derb Omar. Mais les week-ends, ce quartier marchand connaît généralement une plus grande affluence et, conséquence inéluctable, des embouteillages un peu plus qu'à l'accoutumée. Et pour cause, l'activité est, dès l'aube, abondante. Chargement et livraison des marchandises de tous genres : tissus, vêtements, appareils électroménagers, et la liste est longue. Cette variété des marchandises rend le commerce dans ce quartier des plus florissants et cela tout au long de l'année.

Le Centre commercial Derb Omar, le plus grand du pays, est en effet fort connu de tous pour le plus bon rapport qualité/prix pour les marchandises proposées.




Depuis tôt le matin, une activité impressionnante anime le quartier. Nombreux sont ceux qui flânent partout, visitent magasin après l'autre, demandent les prix et marchandent avant d'acheter. L'activité commerciale semble évoluer d'une façon considérable en période de fêtes. Les voitures tout aussi bien que les passants essaient, difficilement, de se faufiler à travers les marchandises étalées par-ci et par-là. Chose étonnante car c'est précisément au moment de la journée où les clients sont les plus nombreux que les fournisseurs arrivent en même temps et déposent leurs marchandises sur les artères.

C'est effectivement à l'heure où l'affluence est la plus grande que les camions aiment à décharger et à livrer leurs marchandises, ce qui gêne particulièrement la circulation et les piétons. Les responsables ne semblent pas bouger le petit doigt pour redresser cette situation qui est des plus révoltantes. Tout le monde se demande pourquoi on ne réserve pas, purement et simplement, un temps pour le déchargement des marchandises. Déchargement qui se ferait naturellement la nuit ou tôt le matin, afin de ne pas perturber l'activité des commerçants et des clients.


Par A.I | LE MATIN
Publié le : 08.04.2008 | 15h03
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MessagePosté le: Mer Avr 30, 2008 9:18 am    Sujet du message: Complexe culturel Répondre en citant

Sidi Belyout
Coup de jeune pour le complexe culturel

La réhabilitation de celui de Moulay Rachid est également approuvée


C'est en septembre 1992 que le complexe culturel Sidi Belyout avait été inauguré. Depuis, des milliers d'artistes, de spectateurs,… ont franchi les portes de cet établissement qui regroupe en un même lieu une salle de spectacle de 291 places, une vidéothèque, une galerie d'exposition d'œuvres d'art, une salle polyvalente et une salle de danse.





Puis, au fil des ans, cette structure a vieilli tout en gardant son importance dans la vie culturelle de la ville de Casablanca. C'est pourquoi, afin d'accueillir répondre dans de meilleures conditions les très nombreux utilisateurs, une réhabilitation complète du complexe va débuter incessamment. Le marché a déjà été attribué, apprend-on auprès d'une source proche du dossier. Les travaux de réhabilitation devront toucher les sièges, la moquette, la sonorisation, l'éclairage… Alors que le marché a été approuvé, la fermeture du complexe va probablement perturber le déroulement des diverses activités artistiques prévues.

En revanche, l'arrondissement de Sidi Belyout a décidé de lui annuler les subventions en raison de la suppression des budgets annexes par le conseil de la ville, nous a indiqué le directeur du complexe. Rappelons que ledit complexe bénéficie d'une subvention de quelque 23 millions de centimes de l'arrondissement de Sidi Belyout, dédiées à l'animation artistique. L'annulation de cette subvention pourrait avoir quelques désagréments sur la gestion de cette structure dans la mesure où il la direction du complexe devra, à chaque fois qu'elle voudra réparer quelque chose, passer une commande auprès de l'arrondissement de Sidi Belyout.
Ce qui risque de retarder certaines réparations urgentes, ce qui pourrait influencer négativement sur la qualité des prestations artistiques au sein du complexe.

Le conseil de la ville s'atèle également à la réhabilitation du complexe culturel Moulay Rachid inauguré en 1989 et qui est doté d'une capacité d'accueil de 940 places. Tous ces travaux font partie du programme de mise à niveau et de restauration des infrastructures culturelles de Casablanca dont le montant s'élève à 754 millions de DH, dont 30 millions pour la réhabilitation de la bibliothèque multimédia et du centre d'artisanat de la Grande mosquée Hassan-II. Quelque 110 millions de DH sont en outre affectés à la réfection et à la restauration de plusieurs théâtres et bibliothèques de la ville, alors que 7 millions de DH iront à la restauration du conservatoire, 5 millions au projet visant à augmenter la capacité d'accueil de l'école des Beaux-arts et 2 millions au réaménagement de la bibliothèque de Sidi Maârouf.

D'autre part, 16 millions de DH seront destinés à la construction de complexes culturels à Sidi Maârouf, Sidi Bernoussi et Hay Hassani, 250 millions de DH à la réalisation du grand théâtre de Casablanca, 200 millions à la réhabilitation de l'ancienne médina et du centre-ville, 40 millions à l'aménagement des Habous, et des installations à caractère culturel et 94 millions de DH à l'aménagement du littoral au niveau d'Anfa, Sidi Abderrahmane, d'Aïn Sebäa et du Paseo.

Une gestion qui laisse à désirer

Tous les complexes culturels dépendent des arrondissements, qui les ont bâtis et qui les géraient. Ainsi, Casablanca dispose aujourd'hui de 10 complexes culturels.

Il s'agit de ceux d'Anfa, Moulay Youssef nouvellement transformé en salle de conférence, Sidi Belyout, Zef Zaf - ex-Maârif , Touria Seqqat, Moulay Rachid, Hay Mohammadi, Aïn Sebaâ et Kamal Sebti à Sbata et celui des Roches Noires. Ils ont pour objectif : offrir aux habitants des quartiers un espace de proximité qui accueillerait des manifestations en tous genres : concerts, pièces de théâtre, projection de films, festivals, conférences, mais aussi réunions d'associations….
Seulement, ces espaces culturels souffrent de l'absence de budgets qui leur sont dédiés exclusivement. Ils attendent souvent des subventions qui n'arrivent pas. Du coup plusieurs d'entre eux sont dans un mauvais état.



Par Abderrahman Ichi | LE MATIN
Publié le : 29.04.2008 | 14h54
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MessagePosté le: Lun Mai 12, 2008 3:37 pm    Sujet du message: Espace vert à Casablanca Répondre en citant

Journée de sensibilisation à Casablanca sur la protection des espaces verts

Une journée de sensibilisation à la protection des espaces verts dans la région du Grand Casablanca a été organisée samedi à la Faculté des Sciences Ain Chock de Casablanca.




Cette journée, qui vise à inculquer aux jeunes les valeurs de la protection de l'environnement et à promouvoir la culture écologique, a été marquée par la présentation d'exposés sur le rôle de la forêt dans les changements climatiques, l'aménagement des espaces verts en milieu urbain et la place accordée à l'arbre dans la nouvelle planification urbaine de la région du Grand Casablanca.

Les intervenants ont également évoqué la qualité de l'air à Casablanca, mettant l'accent sur l'importance écologique de la forêt dans la conservation de la biodiversité et la lutte contre la désertification.

Selon les experts, les espaces verts de la ville de Casablanca représentent moins de 2 mètres carrés par habitant, ce qui est nettement inférieur à la norme internationale exigeant un ratio de 10 à 15 m2/habitant.

Ce constat a poussé les responsables de la métropole casablancaise à élaborer un nouveau schéma directeur pour le développement urbanistique de la ville, prenant en considération les besoins socio-économiques de la croissance tout en favorisant la sauvegarde des poumons verts de la ville.




MAP
(12/5/2008)
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MessagePosté le: Mer Mai 14, 2008 4:59 am    Sujet du message: Mosquée Hassan II Répondre en citant


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MessagePosté le: Sam Mai 17, 2008 5:53 am    Sujet du message: Casablanca mise sur le tourisme de croisière Répondre en citant

Casablanca mise sur le tourisme de croisière

· Objectif: Atteindre 200.000 croisiéristes en 2012

· 3,3 millions de DH: Le chiffre d’affaires d’une escale


CE sont 200.000 croisiéristes attendus d’ici 2012: tel est le challenge que lancent les acteurs de tourisme à Casablanca représentés par le Centre régional de tourisme (CRT). En dépit de l’absence d’un port dédié et conçu aux normes internationales, la ville est néanmoins la première destination nationale pour ce type de tourisme. «Les bateaux de croisière, généralement gigantesques, ont besoin d’un niveau d’eau assez élevé pour pouvoir accoster. Casablanca est l’un des rares ports marocains à pouvoir accueillir ce type de navires», explique Saïd Mouhid, directeur général du CRT. Il ajoute que «ce segment constitue pour la ville un volet stratégique de son plan de développement touristique».

Il est probablement aussi important que la promotion du tourisme conventionnel. Pourquoi? Un simple calcul permet de se rendre compte de la dimension lucrative de ce business. Un bateau de croisière permet d’embarquer entre 2 et 3.000 passagers. Et il y a des bâtiments qui peuvent même en recevoir beaucoup plus. Lorsque les croisiéristes font une escale à Casablanca, «ils dépensent 120 euros en moyenne par personne», affirme Mouhid. Notons que l’escale ne dure pas plus de 12 heures.

Donc, le chiffre d’affaires par escale est de 240 à 360.000 euros, soit 3,3 millions de DH en moyenne! L’objectif du CRT est de convaincre les croisiéristes de revenir plus souvent sur Casablanca, surtout que celle-ci se trouve sur le trajet menant aux Canaries, une des destinations phare des croisières. Pour atteindre cet objectif, tout un plan d’attaque est mis en place. Des campagnes de promotion de l’offre de la ville auprès des grands tours opérateurs de ce segment, sont prévues. Plus proche de nous, des guichets d’information mobiles seront à l’accueil des touristes à chaque fois qu’un navire accostera sur les côtes casablancaises.

Le CRT a également préparé un site dédié au tourisme de croisière. Il sera prochainement mis en ligne sous le nom de Casacruise. Ce portail sera pour la ville une fenêtre de dialogue avec les acteurs mondiaux impliqués dans ce type de tourisme. Il est à signaler que le chiffre de 200.000 croisiéristes à l’horizon 2012 affiché par la ville est déjà atteint par Tunis.

Avec une notoriété mondiale moins importante, cette ville fait mieux que le Grand Casablanca. Pourquoi et comment, des questions qu’on ne peut s’empêcher de poser. Dans le domaine de la croisière, la Floride reste le premier opérateur avec plus de 50% de l’activité mondiale dans ce domaine. Avec tous ses atouts urbanistiques et culturels, Casablanca a certainement une place à prendre dans le tourisme en général, et dans celui des croisières en particulier. Néanmoins, une mise à niveau de l’infrastructure d’accueil s’impose.

Nabil TAOUFIK
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MessagePosté le: Dim Mai 18, 2008 10:41 am    Sujet du message: Al Fida Mer Sultan Répondre en citant

Al Fida Mers Sultan
Une batterie de projets
En attendant le soutien financier et administratif des partenaires externes



Un an presque après la présentation de sa vision stratégique de développement, la préfecture des arrondissements Al Fid Mers Sultan a dévoilé, jeudi 15 mai, sa plateforme de développement économique et social.



Il s'agit de l'ensemble de projets et plans d'action mis en œuvre ou en cours de réalisation pour la concrétisation de la vision stratégique. Ces projets de société devront consolider les atouts et relever les défis de cette zone de la métropole afin d'en faire une vocation au sein du Grand Casablanca. Pour ce faire, les responsables d'Al Fida- Mers Sultan ont programmé 91 projets de «développement durable humain» pour un budget global de 397.450.000 DH. Dix autres pour l'approfondissement de la dimension culture sont aussi au programme de la préfecture pour une enveloppe budgétaire de 67 100 000 DH. S'agissant de l'organisation du commerce, un problème qui marque toujours la zone d'Al Fida, la plateforme de développement prévoit un budget de 246.500.000 DH pour la réalisation de 18 projets de sédentarisation. Qualifié d'extrêmement ambitieux, ce programme vise à "instaurer un nouvel équilibre et une bonne cohésion sociale en mettant en œuvre des projets qui sont à même de développer l'emploi de proximité et d'améliorer le cadre et les conditions de vie des citoyens", selon les responsables de Mers Sultan Al Fida.

Ces derniers ont également affirmé que la préfecture a déjà procédé au lancement de plusieurs projets de restructuration au niveau de Souk Boujdour et Derb Korea qui connaîtra la création d'une aire de stationnement moderne pour taxis. S'agissant du domaine social, un plan de mise à niveau des structures d'accueil est aussi au programme. Dans ce cadre, la préfecture a entamé la construction du complexe social multidisciplinaire «Al Bahia», le complexe social «Shams Bladi» ainsi que le centre social culturel éducatif pour la Ligue marocaine de la protection de l'enfance. Afin d'accompagner ses nouveaux défis de formation, Mers Sultan Al Fida a aussi réservé un budget de 1.940.000 de DH pour la qualification du foyer d'action sociale et 500.000 de DH pour l'aménagement et l'équipement du foyer féminin Chorfa Tolba.

En outre, une enveloppe budgétaire de 1.024.000 de DH a été destinée à la lutte contre l'analphabétisme afin de contrecarrer ce phénomène. Au total, 9000 personnes devront profiter chaque année des cours d'alphabétisation, au lieu de 5800 bénéficiaires en 2006. Il est à signaler que la préfecture d'Al Fida-Mers Sultan compte 70.158 personnes analphabètes, dont plus de 33% de sexe féminin. Des sessions de formation professionnelle, d'évaluation de compétences et de soutien à la création d'entreprises sont aussi prévues, afin de promouvoir les activités génératrices de revenus. Il est à noter que les établissements culturels, sportifs et de divertissement ont aussi la priorité. Dans ce cadre, les maisons de jeunes de Bouchentouf et Sidi Maârouf sont en cours de rénovation, alors que deux autres seront créées à Dar Al Kabir et Al Idrissia.

Animation sportive et de loisir

La vision 2020 envisage également de convertir la préfecture de Al Fida-Mers Sultan en une zone d'animation en créant des espaces de sport et de loisir mais aussi en ressuscitant l'aspect culturel de la région. Le projet prévoit, par ailleurs, la réhabilitation des places publiques, les anciennes salles de cinéma, les bibliothèques et le patrimoine culturel.

Toujours dans le cadre d'une qualité de vie meilleure, la préfecture de Al Fida-Mers Sultan a promis de réaménager les routes pénétrantes, faciliter l'accès à la gare routière Ouled Ziane et créer plus de parkings. En outre, ce plan de développement inclut la mise en place d'un site Internet de la Préfecture, l'instauration d'une «caravane de la citoyenneté» ainsi qu'un programme de lutte contre les gares irrégulières afin de diminuer le degré de pollution. Ce n'est pas tout, l'avenue Mohammed VI se verra aussi transformée en un axe de prestige tout en développant une infrastructure hôtelière à proximité de la gare routière. Sur un autre plan, cette stratégie de développement prévoit la mise en place d'une station de surveillance de la qualité de l'air ainsi que le déplacement des dépôts de TECMED, société délégataire de la collecte des déchets ménagers.

Quant au problème des habitats menaçant ruine, les responsables d'Al Fida prévoient une opération de rénovation à Hay Boujdour et la démolition de l'immeuble vétuste du dispensaire Derb kabir. Afin de généraliser ce genre d'actions aux autres quartiers vétustes, les autorités essaient d'encourager les propriétaires et les promoteurs immobiliers à rénover leurs immeubles en bénéficiant de quelques dérogations. Elles aspirent aussi à reloger 133 familles bidonvilloises de l'ex commune urbaine El Fida et 188 autres parmi celles qui logent dans les établissements publics. Selon les estimations de la préfecture, ce projet nécessitera un budget de 15.000.000 DH.

Développement économique

Le projet d'Al Fida-Mers Sultan 2020 permettrait de régénérer l'infrastructure de cette préfecture, qui en ce moment, se trouve dans un état déplorable. Par ailleurs, il participera également à la formalisation et l'organisation du commerce. Dans ce cadre, ce nouveau projet ambitionne de restructurer Souk Korea via l'opération Bir Anzarane financée par la SONADAC. La stratégie envisage aussi l'élaboration d'un «Guide Commercial» pour la promotion de la zone, la réorganisation des artisans dans une Cité spécialisée ainsi que la sédentarisation des métiers informels dans un «Moukef». Ces démarches visent à favoriser le passage au secteur formel des unités artisanales, de confection, d'habillement... Dans ce contexte, la vision 2020 espère reconquérir progressivement l'espace public occupé de façon irrégulière en multipliant les partenariats avec les chambres de commerce et les associations professionnelles.

Reste à espérer que ces projets plus que titanesques ne seront pas une nouvelle utopie de la cité blanche d'autant plus qu'un travail commun et concerté doit être entrepris par les autorités, la société civile et le secteur privé. En effet, ce challenge ne pourra être réussi sans l'apport des partenaires externes. En élaborant ces projets, la préfecture Al Fida- Mers Sultan, compte «sur le soutien administratif et financier des mécènes, des associations, du comité d'INDH, des conseils et des élus de la métropole ainsi que l'apport des acteurs privés».

Situation topographique

La préfecture d'arrondissements Al Fida-Mers Sultan a vu le jour suite au découpage du 14 octobre 1985. Cette même préfecture a subi un second découpage donnant lieu à la préfecture d'arrondissements Al Fida-Mers Sultan et celle du Mechouar. Le 10 décembre 2003, le décret n° 2.03.527 modifiant et complétant le dahir n° 1.59.351 du 1er joumada II 1379 (2 décembre 1959) relatif à la division administrative du Royaume, a donné lieu à la création de la préfecture d'arrondissemesnts d'Al Fida-Mers Sultan dont relèvent deux arrondissements qui sont d'un côté : l'arrondissement Mers Sultan (ex-C.U Mers Sultan + C.U Bouchentouf ) et l'arrondissement Al Fida (ex-commune urbaine Al Fida + C.U Al Idrissia). La préfecture d'arrondissements Al Fida-Mers Sultan se situe au centre du Grand Casablanca. Ses limites géographiques sont:
Au nord : le boulevard de la Résistance. Au sud : l'autoroute. A l'est : Route Ouled Ziane.
A l'ouest : le boulevard 2 Mars ainsi que celui de Nador.

Projet phare

Parmi les projets phares dévoilés le jeudi 15 mai au gotha local du monde des affaires de la société civile et des administrations publiques, la préfecture Al Fida-Mers Sultan a présenté le complexe social multidisciplinaire Al Bahia. Réalisé dans le cadre du programme INDH de lutte contre l'exclusion sociale en milieu urbain, ce projet vise à combler le déficit en matière des équipements de proximité et de centres sociaux, à assurer l'encadrement social de la population nécessiteuse ainsi que l'intégration sociale des personnes à besoins spécifiques.

Les travaux du complexe devront s'achever en fin 2009. Il englobera un centre social multidisciplinaire destiné à l'écoute, l'orientation, le soutien et la formation de la population cible ainsi que la lutte contre l'analphabétisme. En outre, des escapes de formation professionnelle et d'animation sont aussi prévus au centre. Mis en place pour un investissement de 8,5 MDH, cet espace social devra accueillir 500 bénéficiaires par jour.

Il aura pour mission de diminuer le taux de la délinquance notamment chez les jeunes, d'améliorer les conditions de vie des populations cibles, renforcer la capacité d'intégration des personnes à besoins spécifiques et aussi assurer la formation en métiers porteurs d'emplois au profit des jeunes issus des familles nécessiteuses.

Par Nadia Ouiddar | LE MATIN
Publié le : 16.05.2008 | 15h16
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MessagePosté le: Mar Mai 20, 2008 11:17 am    Sujet du message: Activité Royale Répondre en citant

S.M. le Roi préside à Casablanca la signature de 3 conventions de partenariat avec l'appui du Fonds Hassan II


• Soutien appuyé à l'investissement industriel et au développement des nouvelles technologies, mise en œuvre d'un cadre global pour l'émergence industrielle et une stratégie intégrée pour consolider la compétitivité logistique du Maroc


Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, lundi au Palais Royal à Casablanca, la cérémonie de signature d'une convention relative à l'appui à l'investissement industriel et au développement des nouvelles technologies et de deux autres conventions pour la réalisation des études devant aboutir à l'élaboration du processus de mise en œuvre d'un cadre global pour l'émergence industrielle et d'une stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique du Maroc.

Ces trois conventions s'inscrivent dans le cadre des Hautes orientations royales visant à consolider l'attractivité du Maroc vis-à-vis des investissements étrangers et nationaux dans des secteurs porteurs à forte croissance.
Au titre de la première convention, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social a mobilisé une enveloppe financière de 500 millions de DH pour l'appui à l'investissement industriel dans des secteurs à fort potentiel de croissance qui sont la fabrication des équipements pour les industries automobile et aéronautique et la fabrication des composants d'ensembles et de sous- ensembles électroniques et ce, à travers l'octroi d'aides financières directes à l'acquisition des bâtiments professionnels et des biens d'équipement.

Cette enveloppe financière contribuera également au développement des nouvelles technologies liées à la nanotechnologie, la microélectronique et la biotechnologie sous différentes formes et plus particulièrement, la réalisation de centres de développement technologique. Cette convention a été signée par Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport, et Abdelwahed Kabbaj, président du directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social.

En effet, le secteur de l'automobile représente un fort potentiel d'investissement pour le Maroc de par sa position géographique notamment sa proximité du marché européen et ses coûts compétitifs des facteurs de production. Pour sa part, le secteur de l'aéronautique est en pleine expansion grâce aux mutations qu'il connaît sur le plan international à travers la mondialisation de ses activités, ce qui a déjà permis d'attirer de nombreuses sociétés, leaders et spécialisées dans ce domaine.

En ce qui concerne le secteur des composants électroniques, il présente aussi un potentiel d'investissement confirmé eu égard aux évolutions rapides que connaît le domaine des nouvelles technologies à l'échelle internationale induisant une demande croissante en composants électroniques.
Quant aux activités liées à la nanotechnologie, à la microélectronique et à la biotechnologie, l'objectif est de créer un environnement et une infrastructure technologique aux standards internationaux.
La deuxième convention, signée par Ahmed Reda Chami, ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, et Abdelwahed Kabbaj, porte sur la réalisation d'une étude avec une contribution financière du Fonds Hassan II de 20 millions de DH, pour l'émergence industrielle et ce, dans la continuité des études engagées en la matière et particulièrement de l'étude "Emergence" qui a défini une stratégie industrielle et identifié les métiers
porteurs.

Cette étude a pour objectif de créer les conditions favorables à l'émergence de filières industrielles performantes et compétitives à travers le renforcement des "Métiers mondiaux du Maroc" intégrant notamment le développement du concept de pôles industriels de nouvelle génération, de redynamiser le tissu des PME pour en faire émerger des "champions" et d'ériger le secteur industriel dans son ensemble en véritable moteur de croissance.

La troisième convention concerne le financement par le Fonds Hassan II, pour un même montant, d'une étude portant sur la définition d'un cadre de mise en place d'une stratégie cohérente et intégrée de développement de la compétitivité logistique du Maroc. Ceci se traduira particulièrement par l'élaboration d'un schéma directeur des plates-formes logistiques, d'un plan national de formation dans ce domaine et par la mise en place d'un observatoire spécialisé. Les mesures et projets qui seront retenus à l'issue des processus ainsi engagés seront mis en oeuvre dans un cadre de partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Cette convention a été signée par Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des Finances, Ahmed Reda Chami et Abdelwahed Kabbaj.
Ainsi, le Maroc, compte tenu du renforcement de sa position logistique et de ses conditions de production plus compétitives à travers la qualité de ses infrastructures de base et son dispositif d'encouragement à l'investissement, pourrait bénéficier des retombées du potentiel d'investissement dans le secteur industriel à forte croissance et à forte valeur ajoutée, ce qui lui permettra de s'ériger en véritable plate-forme de production et d'exportation.
Cette cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre, Abbas El Fassi, des conseillers de S.M. le Roi, Mme Zoulikha Nasri et Abdelaziz Meziane Belfkih, du ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani, et du ministre chargé des Affaires économiques et générale, Nizar Baraka.



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Publié le : 19.05.2008 | 18h58
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MessagePosté le: Mer Mai 21, 2008 12:31 pm    Sujet du message: Activite Royale Répondre en citant

S.M. le Roi lance les travaux pour la construction de la nouvelle gare Casa-Port au coût de 250 millions de dirhams

Le montant global de 800 millions de dirhams a été mobilisé pour l'aménagement et la construction de gares modernes à travers le Royaume

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, mardi à Casablanca, à la pose de la première pierre pour la construction de la nouvelle gare Casablanca-Port dont la première tranche nécessitera une enveloppe budgétaire de 250 millions de DH.





Des explications ont été fournies au Souverain sur ce projet qui constitue un nouveau fleuron du réseau moderne des gares ferroviaires au Maroc, adapté à son environnement et jouissant d'une position stratégique qui lui permet d'être un pôle urbain important.

La construction de cette nouvelle gare, qui s'inscrit dans un projet global, consiste en une première tranche prévoyant la construction d'un bâtiment voyageurs (hall voyageurs, locaux commerciaux, bureaux administratifs et quais), d'un immeuble de 6 étages (bureaux et locaux commerciaux et un parking sous terrain à deux niveaux), des aménagements extérieurs (une esplanade et des parkings).

Mais aussi le remaniement des installations ferroviaires (renouvellement des rails, caténaires, signalisation) et des installations et équipements pratiques (affichage électronique des horaires des trains, bancs d'attente, publiphones, vidéosurveillance, détection d'incendies).
Les travaux de cette première tranche devraient s'achever en 2010, alors que la deuxième tranche, qui sera réalisée en partenariat avec des investisseurs, prévoit la construction d'un centre tertiaire composé de trois édifices de 6, 11 et 22 étages comprenant des locaux et bureaux commerciaux et un parking sous terrain à deux niveaux.

Le nombre des trains reliant quotidiennement Casablanca-port et Rabat est passé de 46 trains en 2002 à 74 en 2007 et devrait atteindre 190 trains à l'horizon 2015. Le nombre des voyageurs utilisant annuellement cette ligne ferroviaire a aussi progressé, passant de 4,2 millions passagers en 2002 à 6,5 millions en 2007. Ce chiffre devrait atteindre 15 millions voyageurs en 2015.
Le lancement de ce projet s'inscrit dans le cadre d'un vaste programme de modernisation et de construction de nouvelles gares ferroviaires et concerne au total une quarantaine de gares dont Rabat Ville, Salé-Ville, Mohammedia, Nador et Taouirit, nécessitant un investissement de plus de 800 millions de DH déclinés dans le plan d'investissement de l'ONCF arrêté pour la période 2005-2010.

Ce programme de modernisation des gares concerne toutes les régions du Royaume et intéresse aussi bien les grandes que les petites gares ferroviaires, et vise à rompre avec l'ancienne conception traditionnelle qui faisait des gares de simples points de transit des voyageurs. Il adopte un nouveau concept qui intègre harmonieusement ces nouveaux édifices dans l'environnement urbanistique et en fait des repères dans la ville. Le programme se positionne comme un espace fonctionnel et multiservices au sein des agglomérations et sources d'effets structurant et d'entraînement positifs sur l'économie régionale et nationale.

A Son arrivée à la gare Casablanca-Port, S.M. le Roi Mohammed VI a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport, Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l'ONCF, Mohamed Kebbaj, wali de la région du Grand Casablanca, Chafik Benkirane, président du conseil de la région, Mohamed Faouzi, gouverneur de la préfecture d'arrondissement d'Anfa, Allal Sekrouhi, gouverneur directeur de l'agence urbaine de Casablanca, Mohamed Sajid, président du conseil de la ville de Casablanca, Saïd Hasbane, président du conseil de la préfecture, des élus locaux, les représentants des autorités locales et par d'autres personnalités.



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Publié le : 20.05.2008 | 18h08
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MessagePosté le: Dim Mai 25, 2008 11:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Rencontre-débat
Projets grandioses pour la métropole


L'association des MBA du Maroc ouvre le débat sur le développement de la ville

L'association des MBA du Maroc a organisé, jeudi 22 mai, une rencontre débat sous le thème «quelle stratégie de développement pour Casablanca?». L'objectif est d'ouvrir un débat sur la ville de Casablanca appelée à être compétitive au niveau international et à combler le fossé qui s'est creusé entre ses différents arrondissements de façon à enclencher le développement social.





Mohamed Sajid, président du conseil de la ville a commencé par planter le décor. Il a passé en revue les différentes inégalités entre les régions de la métropole notamment celle de Sidi Moumen qui semble, selon les propos du maire, à des années lumière. «Sur les 300.000 habitants de Sidi Moumen, il y a près de 100.000 bidonvillois qui manquent pratiquement de tout», a-t-il indiqué. Pour parer à ces déséquilibres du moins au niveau des infrastructures, le maire a dévoilé à l'assistance l'ensemble des grands projets structurants de la ville notamment le programme de mise à niveau urbaine «Casa 2010» dont le montant est estimé à 3,25 milliards de DH.

Et l'un des secteurs qui tient à cœur à la ville est celui de la mobilité qui englobe à la fois les déplacements urbains, le transport de voyageurs, la restructuration du réseau du transport. Sajid a même précisé que trois modes de déplacement ont été retenus à savoir le RER, le Métro et le tramway. Ce réseau à terme aurait un linéaire de 160 km à l'horizon 2030 et nécessite un investissement colossal de 50 milliards de DH. En attendant la réalisation de l'ensemble de ce linéaire, la ville de Casablanca a défini un réseau prioritaire à réaliser à court terme. Ce réseau prioritaire préconisé, affirme Said, se compose d'une ligne de tramway de 28 km. Elle desservira Sidi Moumen, Moulay Rachid, Bd Okba Ibnou Nafiâ, Gare Casa Voyageurs, Bd Mohammed V, le quartier des hôpitaux et Sidi Maârouf, rapporte Sajid. L'avant projet de cette ligne devrait être présenté incessamment, a-t-il expliqué.

Ce n'est pas tout. Sajid a, également, présenté les autres projets structurants notamment Casablanca Marina dont l'appel à manifestation d'intérêt pour la cession des produits immobiliers professionnels : (hôtels, centre commercial, bureaux, port de plaisance) a été lancé le 10 mars dernier. A ceci s'ajoute, le projet d'Anfa qui devra voir naître sur l'ancien aéroport d'Anfa une ville qui devrait accueillir 80.000 habitants et créer près de 100.000 emplois.

En outre, la ville travaille d'arrache pied sur le programme de préservation et de réaménagement des espaces verts de Casablanca. Ce dernier concerne la réhabilitation des parcs et des espaces verts actuels, ainsi que la de plusieurs autres similaires sur une superficie d'environ 300 ha. Le programme porte ainsi sur le réaménagement des parcs de la Ligue arabe et de l'Ermitage, la restauration du parc Sidi Bernoussi, le réaménagement de l'ancienne décharge de Sidi Moumen, la réfection du parc zoologique, la création de nouveaux espaces verts au niveau du périmètre urbain.

De son côté Hamid Ben Elafdil, directeur du CRI de Casablanca, a annoncé la création d'un comité «dowing business»chargé du climat des affaires. Celui -ci, dit-il, devra associer l'ensemble des administrations concernées par la création d'entreprises. Et d'ajouter que le CRI de Casablanca a signé une convention de partenariat avec le SFI dans le cadre du re-engineering du processus de création d'entreprises. Najat M'jid, présidente de la fondation Bayti, a, pour sa part, mis en relief l'interdépendance entre le développement social et le développement économique et urbanistique. «Pour réaliser le développement économique, il faut avoir un développement social», a-t-elle indiqué. Mme M'jid a également déploré l'absence d'une vision globale du développement local. «Tout ce qui existe, c'est l'addiction des projets par ci et par là comme c'est cette méthode allait résoudre les problèmes.

Or, ce qu'il faut c'est un plan de développement qui place l'homme au centre de ces intérêts.», a-t-elle souligné. Elle a appelé à une mixité sociale de façon à ne pas créer un fossé entre la jeunesse des quartiers et le monde qui les entoure. Abderrahim Kassou, président de l'association de sauvegarde du Patrimoine du 20e siècle au Maroc, a indiqué lors de son intervention qu'aucun développement ne peut se faire sans prendre en compte le volet culturel.

La revalorisation de Casablanca passe aussi par la protection de son patrimoine architectural qui subit des agressions quotidiennes. Le dernier édifice condamné est la gare Casa port réalisé en 1953 par Alexandre Courtois.

Zoom sur l'association

L'association des MBA du Maroc a été créée en 2000 pour fédérer les lauréats des MBA de l'université de Sherbrooke au Maroc. Elle compte aujourd'hui plus de 260 membres essentiellement des dirigeants d'entreprise et hauts cadres aussi bien dans le secteur privé que public.

Le programme des actions de l'AMM comprend plusieurs aspects notamment encourager autant que possible des échanges entre le Maroc et le Canada, se proposer, à travers son réseau d'experts , en tant qu'interlocuteur sur les problématiques économiques et sociales du Maroc auprès des instances gouvernementales. Un cycle de conférences et de débats sur les sujets d'intérêt général avec des acteurs économiques et des décideurs dans les différents domaines. Un programme d'actions de contribution citoyenne : opération cartables pour la distribution de fournitures scolaires aux enfants démunis et contribution à la réalisation d'actions au profit des femmes rurales.



Par AbderrahmAn Ichi | LE MATIN
Publié le : 23.05.2008 | 14h32
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