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Catastrophe à Casablanca
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zgrita
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MessagePosté le: Lun Avr 28, 2008 8:42 am    Sujet du message: Catastrophe à Casablanca Répondre en citant

Incendie à Lissasfa
55 personnes périssent dans des conditions atroces à Casablanca
L'absence de normes de sécurité dans l'usine de fabrication de matelas à l'origine du lourd bilan


«Effroyable» ! Cinquante-cinq personnes, selon les chiffres officiels, ont trouvé la mort dans des conditions atroces, alors que douze autres ont été grièvement blessées, suite à l'incendie survenu samedi dernier dans une usine (Rosamor ameublements) spécialisée dans la fabrication de matelas, située dans la zone industrielle de Lissasfa (préfecture des arrondissements de Hay Hassani), dans la périphérie casablancaise.




Un incendie monstre qui a mobilisé tous les intervenants pour venir à bout des flammes. Le décompte macabre se poursuit et le risque est grand que la liste des victimes s'allonge davantage. Les responsabilités devront être déterminées suite à l'enquête diligentée


En l'espace de quelques minutes seulement, cette usine de quatre étages et qui compte plus de deux cents ouvriers, s'est transformée en un brasier infernal. Selon des rescapés de la catastrophe, les ouvriers se sont trouvé prisonniers des flammes et de la fumée très dense qui montaient du rez-de-chaussée. «Tout s'est passé très vite.

Ceux qui se trouvaient dans les étages supérieurs ne pouvaient pas s'échapper à cause des matelas entreposés dans les escaliers et qui ont rapidement prix feu», raconte Hassan, 22 ans, hospitalisé au Centre hospitalier Hassani. D'autres témoins affirment également que, pour mettre fin au vol des matières premières, le propriétaire de l'usine verrouille toutes les portes après l'entrée de son personnel. Une situation qui a compliqué l'évacuation de l'usine au moment de l'incendie ainsi que l'intervention des sapeurs-pompiers, et qui a été à l'origine de ce lourd bilan.

Aveuglées et asphyxiées par la fumée, mais surtout affolées, les victimes avaient peu de chance de s'en sortir de cet «enfer», selon l'expression des rescapés. Ceux qui n'ont pas pu trouver une solution rapidement, notamment casser le grillage des fenêtres et sauter dans le vide, sont morts dans la douleur: certains ont été asphyxiés, les autres calcinés.

D'autres rescapés doivent leur vie à la présence d'esprit de certains citoyens et maçons qui ont ouvert une petite brèche dans le mur de l'usine, du côté d'une maison limitrophe en construction. «Les flammes et la fumée étaient insupportables. Les victimes criaient et nous envoyaient des signes pour les sortir de cet enfer. La scène était effroyable», raconte un citoyen qui a fait partie d'un groupe de sauvetage volontaire.

Pour venir à bout des flammes, les éléments de la protection civile ont dû batailler pendant plus de trois heures. Outre la nature inflammable des matières premières de l'usine, Mustapha Taouil, commandant régional de la protection civile de Casablanca, a affirmé que l'absence des mesures de sécurité en vigueur dans ce type d'activités industrielles a sérieusement aggravé la situation. Selon des témoins, l'intervention des éléments de la protection civile a été un peu lente à cause de l'absence d'eau sur les lieux. Les citernes étaient obligées de faire de longs allers-retours pour s'approvisionner en eau. Un autre responsable de la protection civile a affirmé que plusieurs anomalies au niveau de la protection contre les incendies ont été relevées notamment la défaillance des extincteurs ainsi que la présence d'un plan de sauvetage. Ce même responsable a corroboré la version avancée par certains ouvriers et témoins affirmant la fermeture des portes de chaque étage.

Pis encore, des témoins affirment aussi que le propriétaire ordonnait à ses employés de faire sortir la matière première de l'usine avant de sauver leur peau.
Devant l'usine éventrée, l'heure est au deuil. Les familles des victimes, venues des bidonvilles avoisinants pleurent leurs morts à chaudes larmes. Mères, pères, frères et sœurs, les visages fermes et les regards hagards n'en croient pas leurs yeux et n'arrivent pas à assimiler ce qui leur arrive. «Mon fils m'a chaleureusement salué avant de partir à l'usine. Je savais qu'il travaille dans des conditions peu favorables, qu'il gagne peu d'argent, mais je n'ai jamais imaginé qu'il finira dans des conditions pareilles», se lamente une femme.

En effet, selon plusieurs témoins, les conditions de travail dans ce site ne sont pas des meilleures. La plupart de ceux que nous avons contactés affirment que leur salaire ne dépasse, dans les meilleures conditions, les 250 DH la semaine. Les ouvriers sont entassés dans des espaces étroits et l'aération laisse à désirer.
L'incendie de Lissasfa, l'un des plus meurtriers à Casablanca et qui rappelle celui de la prison d'El Jadida, survenu il y a quelques années, et qui a fait également une cinquantaine de victimes, met encore une fois en évidence le problème du respect des normes de sécurité dans nos usines.

D'autant plus que celui-là existe dans une grande zone industrielle censée être en avance en terme de respect des normes. Il met également le doigt sur le problème des autorisations d'exercer, sachant que ces dernières sont données après plusieurs visites effectuées par des commissions spécialisées qui regroupent plusieurs représentants de différentes administrations dont également la protection civile. Plusieurs anomalies sont relevées par ces commissions mais les autorités préfèrent parfois fermer l'œil.
Dans certains quartiers voisins de l'usine, c'est le grand deuil. Les familles pleurent leurs proches comme cette jeune femme qui n'arrête pas de traiter le propriétaire de l'usine ainsi que les éléments de la protection civile de tous les noms, les accusant d'avoir tué son frère. A côté d'elle se tient la fille de la victime, âgée d'à peine trois ans. Ne sachant pas ce qui se déroule autour d'elle, la petite enfant se contente de sourire.

A quelque pâté de maisons, la famille de Saïda, une autre victime reçoit déjà les condoléances des proches et des voisins. Abdellah, le frère de Saïda, travaille également avec elle à l'usine. Heureusement pour lui, il est en congé maladie. «Ce sont essentiellement les couturières qui travaillent au quatrième étage qui comptent beaucoup parmi les victimes. Les conditions de travail sont lamentables», affirme le frère. De son côté, son père, un homme plutôt sage, affirme que c'est le destin qui a choisi sa fille.

Si certaines familles avaient déjà été fixées sur le sort de leurs proches, d'autres n'avaient pas cette «chance». Jusqu'à une heure tardive de la nuit du samedi, ces familles erraient entre les centres hospitaliers et la morgue. Profondément touchés, surtout les mères, ils s'accrochaient à la moindre petite lueur d'espoir. Dès qu'ils s'assurent que leurs proches portés disparus ne sont pas dans un centre, ils se dirigent illico presto à l'autre centre dans l'espoir de retrouver les siens sains et saufs. Et chaque visite d'un centre les rapproche un peu plus de l'évidence: la morgue, synonyme de la fin.

En effet, une foule immense se trouvait devant la porte de la morgue de Hay Rahma. Là aussi, pleures, cries, larmes et aussi attentes atroces sont omniprésentes sur les lieux. Les familles, dont les proches n'ont pas été identifiés, doivent faire un test ADN. Selon certains témoins, à l'intérieur de la morgue, le spectacle des cadavres calcinés est ahurissant.
Pour tout le monde, familles des victimes et autorités, la nuit du samedi était très longue.



Inna Lillah wa Inna ilayhi raji3oune

Par Mohamed Akisra | LE MATIN
Publié le : 27.04.2008 | 14h36
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zgrita
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MessagePosté le: Lun Avr 28, 2008 8:51 am    Sujet du message: L'incendie tragique Répondre en citant

Hautes instructions Royales pour apporter les secours aux victimes et consoler leurs familles


A la suite de l'incendie tragique, qui s'est déclaré dans une usine à Casablanca, S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a donné ses Hautes instructions aux autorités centrales et locales pour prendre toutes les mesures nécessaires pour secourir les victimes et consoler leurs familles, tout en mobilisant l'ensemble des moyens des hôpitaux qui disposent de services spécialisés dans le traitement des brûlés, y compris le CHU Ibn Rochd, l'Hôpital militaire Mohammed V de Rabat, afin de prodiguer les soins aux blessés dans les meilleures conditions.

Un communiqué du Cabinet Royal indique que S.M. le Roi, que Dieu Le préserve, a également donné ses Hautes instructions aux autorités locales afin qu'elles déploient les efforts nécessaires pour apporter le soutien aux victimes de ce sinistre, le réconfort et l'aide aux familles des victimes en ces circonstances pénibles.



Par MAP
Publié le : 27.04.2008 | 15h09
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MessagePosté le: Mar Avr 29, 2008 4:15 am    Sujet du message: Le plus meurtrier sinistre industriel Répondre en citant

Le plus meurtrier sinistre industriel



· Tout avait été fait pour la sécurité des biens, pas des personnes

· 55 morts et 22 blessés


Le bilan est lourd. Au moins 55 personnes ont trouvé la mort dans l’incendie qui s’est déclaré samedi 26 avril à l’usine Rosamor ameublement. Quant au nombre des blessés, il s’élève à 22. L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de mobiliers à base de bois, mousse, éponge et tissus, est située au quartier Lissasfa à Casablanca.

L’incendie s’est déclenché à 10h du matin et s’est rapidement propagé dans l’immeuble de 4 étages bloquant ainsi les employés dans les niveaux supérieurs. D’après des rescapés, le feu s’est déclenché dans les étages inférieurs de l’usine. Les flammes ont pris rapidement et les matériaux utilisés dans la confection de matelas en étaient la cause. «Pris de panique, les employés ont commencé à quitter l’usine quand l’employeur leur ordonna de retourner à l’intérieur pour sortir les produits et autres matières premières», affirment plusieurs ouvriers.

«C’est ainsi que les employés des étages supérieurs, restés bloqués, sont morts pour la plupart asphyxiés ou calcinés», précise un rescapé. Ne pouvant pas ouvrir la porte de l’étage supérieur, 14 ouvriers ont réussi tout de même à trouver une issue via le toit de l’usine. «Les pompiers, alertés à 11 h, sont arrivés sur les lieux 20 minutes plus tard», a souligné Mohamed Kabbaj, wali de Casablanca. Pour des ouvriers, les pompiers ne sont arrivés que vers midi.

Entre-temps, des bénévoles ont creusé un trou dans le mur de l’usine pour sortir les employés. Pour la plupart d’entre eux, c’était trop tard, pompiers et bénévoles n’ont réussi à évacuer que des cadavres calcinés, placés sur le toit de la maison d’à côté en attendant leur évacuation. Finalement, l’incendie a été circonscrit vers 16h, juste après l’effondrement d’une partie de l’usine.

Plusieurs ouvriers n’ont pas pu s’échapper à cause des grillages posés aux les fenêtres. Le toit de l’immeuble, utilisé comme atelier de travail, était bloqué par des tôles de fer. Aucune issue possible. Tout avait été conçu pour la sécurité des biens, pas des personnes. D’après des ouvriers, le patron les enfermait à clef dans les ateliers pour éviter vol et détournement des matières premières. Les conditions de travail étaient déplorables. «Le minima de mesures de sécurité n’était pas respecté», confie Mustapha Taouil, commandant régional de la protection civile de Casablanca. Ce que confirme un ouvrier pour qui l’usine ne disposait pas d’issues de secours, ni même d’extincteurs.

L’origine de l’incendie n’a pas encore été déterminée, une enquête est en cours pour connaître la cause du drame. «Le manque d’entretien des machines et des installations électriques ont certainement déclenché l’incendie», confie un responsable de la protection civile.

Il est à rappeler que le bâtiment date de 2002. Au départ, c’était une usine de confection RC+1 de 574 m2. En 2005, le propriétaire actuel y a construit deux étages supplémentaires portant sa superficie à 2.631 m2. Il a profité de la confusion entre les attributions de l’arrondissement de Hay Hassani et le conseil de la ville pour obtenir l’autorisation de construire. L’immeuble est dépourvu d’issues de secours et de conduits d’aération.

Par ailleurs, le procureur du Roi a placé en garde-à-vue le propriétaire de l’usine, Adil Moufarreh, et son fils Abdelali, gérant de l’entreprise. Ils seront auditionnés pour déterminer leur part de responsabilité dans cet incendie. Sur les 55 cadavres, huit seulement ont pu être identifiés.

L’opération d’identification des victimes se poursuit avec le concours des membres des familles et des services médicaux et de sécurité. Les blessés, transférés à l’hôpital El Hassani, sont composés de 14 ouvriers, 1 policier, 3 sapeurs-pompiers, 4 bénévoles et une femme ayant subi un choc émotionnel. A la suite de ce drame, SM le Roi Mohammed VI a donné ses instructions aux autorités centrales et locales pour prendre les mesures nécessaires pour secourir les victimes et consoler leurs familles. Des médecins sont venus en renfort de l’hôpital Moulay Youssef et l’hôpital El Ouafi. Et des psychiatres ont été mobilisés pour venir en aide aux ouvriers et victimes traumatisés.

Les derniers incendies sur le lieu de travail

· Avril 2008
- Deux morts dans l’ incendie d’une tapisserie et d’une boucherie à Casablanca

· Février 2008
- Tanger: La kissaria Farah ravagée par le feu

· Janvier 2008
- Casablanca: Des substances chimiques provoquent un incendie dans une droguerie-quincaillerie

· Septembre 2007
- Cellule de crise chez Dolidol après un incendie dans un site de production

· Mars 2007
- Jorf Lasfar: Un mort et deux blessés lors d’une explosion dans des installations de l’OCP

· Janvier 2007
- Tanger: Grave incendie à Casabarata

· Juin 2006
- Souk Koréa à Casablanca ravagé par un incendie

· Mai 2006
- Fès: Le souk Bensouda ravagé par le feu

· Février 2006
- Derb Omar: Cinq magasins ont pris feu

· Janvier 2006
- Explosion d’une bonbonne de gaz à Marrakech dans une boulangerie

· Août 2005
- El Jadida: Incendie dans une usine de textile

· Juin 2004
- L’usine Dolidol ravagée par le feu

· Novembre 2002
- Panique générale à la Samir.

Saad Souleymane BOUHMADI
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MessagePosté le: Mar Avr 29, 2008 1:07 pm    Sujet du message: Incendie toujours à Casablanca Répondre en citant

Nouvel incendie à Casablanca :
Décès de trois ouvriers enfermés dans un atelier de tapisserie


Après le terrible drame de Lissasfa, trois jeunes hommes ont trouvé la mort dans un incendie qui s’est déclaré, à 4h30 du matin du lundi 28 avril, dans une tapisserie à Tacharouk, à Casablanca.



Ils s’appellent Mohamed, Yassine et Kamal. Ils ont entre 18 et 29 ans. Ce sont les trois victimes de l’incendie de la tapisserie sise Hay Al Walaâ, tranche 3, Tacharouk, à Casablanca. «Nous nous sommes réveillés, suffoqués, vers 4h30 du matin, à cause de l’odeur de la fumée qui inondait notre appartement. On ne savait pas ce qui se passait exactement, jusqu’à ce qu’on entende crier dans la rue, au feu… », déclare une habitante du quartier. Les corps calcinés des victimes ont été découverts par les équipes de secours après la maîtrise du feu. Selon des témoignages, l’intervention de la protection civile n’avait pas été rapide. «Nous avons appelé les pompiers juste après le déclenchement du feu. Ils ne sont arrivés que presque, une heure après», déclare un habitant de l’immeuble 13. Le feu, alimenté par un nombre considérable de matelas, s’est rapidement propagé et embrasé l’ensemble du magasin, atteignant les fenêtres des trois premiers étages, provoquant ainsi un véritable incendie.



Les trois victimes étaient toutes issues de la région des Doukkala. «Cela fait quelques mois qu’ils sont ici. Ils sont venus chercher un travail et Khalid, le propriétaire du magasin leur a offert le travail de tapissiers». Mais que faisaient les trois jeunes hommes, victimes de l’incendie de Hay Tacharouk, dans un magasin de tapisserie, à 4h du matin ? Les trois ouvriers dormaient dans un atelier de 12m2 situé au rez-de-chaussée de l’ immeuble 13. Avant de quitter les lieux, le propriétaire fermait à clé la boutique de peur que ces trois jeunes hommes ne lui subtilisent les matériaux. Ils font partie de ces nombreuses personnes qui, par manque de moyens prennent le risque d’habiter le lieu de leur travail; dans des garages ou de minuscules petites boutiques qui ne remplissent pas souvent, toutes les obligations de sécurité. Les autorités de la wilaya ainsi que le parquet général ont ordonné l’ouverture d’une enquête administrative et judiciaire sur ce sinistre.
Rappelant que cet incendie intervient à quelques heures seulement du terrible cauchemar qu’à connu la ville de Casablanca, samedi dernier ayant causé la mort de 54 employés dans une usine de matelas où travaillaient samedi matin une centaine d’ouvriers. «Nous avons pu constater dans notre intervention le manque total de mesures et moyens de sécurité qui sont censés être mis en place par l’exploitant», a affirmé dimanche le commandant régional de la protection civile du Grand Casablanca Moustapha Taouil, sur la radio marocaine Medi1. «En même temps, le mode d’exploitation, qui a fait en sorte à ce qu’illégalement l’exploitant enferment les gens à l’intérieur des ateliers pour, soi-disant, éviter le détournement des matières premières», a-t-il ajouté.
En plus des 55 morts de cet incendie, on compte 17 blessés graves.
L’opération d’identification des victimes se poursuit avec le concours des membres des familles et des services médicaux et de sécurité spécialisé sous la supervision directe du parquet général.
La police scientifique s’attelle à identifier les autres corps. A la suite de cet incendie tragique, SM le Roi Mohammed VI a donné Ses Hautes Instructions aux autorités centrales et locales pour prendre toutes les mesures nécessaires pour secourir les victimes et consoler leurs familles, tout en mobilisant l’ensemble des moyens des hôpitaux qui disposent de services spécialisés dans le traitement des brûlés, y compris le CHU Ibn Rochd et l’Hôpital militaire Mohammed V de Rabat, afin de prodiguer les soins aux blessés dans les meilleures conditions.
Le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, qui s’était rendu, samedi, sur les lieux du sinistre, avait indiqué qu’une enquête «approfondie» sera ouverte sur les causes de cet incendie. Pour sa part, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Khalid Naciri, a fait savoir qu’il a été décidé de former une commission ministérielle pour le suivi de cette affaire et de mener une enquête administrative urgente.



Aujourd'hui.ma
Le 29-4-2008
Par : Ilham Khalifi
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MessagePosté le: Mer Avr 30, 2008 10:29 am    Sujet du message: Petit bonjour Répondre en citant

Petit bonjour

Dans cette dramatique et choquante affaire, tout était illégal, au vu et au su de tout le monde. Tout était faux, sauf les victimes.


L’usine Rosamor, celle qui a brûlé à Lissasfa en carbonisant la vie de 55 personnes, est emblématique — l’exemple parfait —, de la difficulté qu’a notre pays à devenir un vrai Etat de droit. Dans cette dramatique et choquante affaire, tout était illégal, au vu et au su de tout le monde. Tout était faux, sauf les victimes. Tout échappait aux normes, aux règlements… à la légalité. Dans une démission généralisée, ce drame montre à l’évidence la porosité de l’Etat marocain. Il est, souvent — si ce n’est toujours —, mis en difficulté par ses propres agents — notamment territoriaux. Dans ces cas, il s’avère être un Etat contre-productif, nuisible et inutile dont l’entretien coûte cher à la nation. Un Etat incompétent qui brûle cyniquement la vie de ses citoyens. Un Etat irresponsable dont les agissements sont un crime contre la morale la plus élémentaire. Si un Etat, l’incarnation même de l’intérêt général, dessert au final cet intérêt, par ses dévoiements et ses déviances, c’est sa légitimité elle-même qui est remise en cause. Nous avons perdu des années à théoriser, dans une débauche de futilités, comment vivre ensemble. Alors que la base de la vie en commun — le vivre ensemble — qu’est l’intégrité morale minimale et le respect basique des règles, données élémentaires, ne sont pas toujours garantis.


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Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
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MessagePosté le: Jeu Mai 01, 2008 5:02 am    Sujet du message: Un mégot à l'origine de l'incendie qui a fait 55 morts Répondre en citant

Maroc: un mégot à l'origine de l'incendie qui a fait 55 morts

Un mégot tombé sur des produits inflammables a été à l'origine de l'incendie qui a fait samedi 55 morts dans une usine de fabrication de matelas à Casablanca, a indiqué mardi le procureur général de la ville dans un communiqué.

"Il s'agit d'une erreur humaine après qu'un mégot soit tombé sur des produits inflammables", a indiqué le procureur de Casablanca cité par l'agence marocaine Map.

La personne soupçonnée d'avoir jeté le mégot à l'origine du drame a été poursuivie pour "incendie involontaire de biens immobiliers et biens meubles causant la mort de plus d'une personne et blessant d'autres", selon le communiqué du procureur.

Le patron de l'usine Rosamor et son fils, gérant, sont, eux, poursuivis pour "absence des conditions et des équipements de sécurité (...), homicide, blessures involontaires et non assistance à personnes en danger", ajoute le procureur.

Le parquet a en outre ordonné une "enquête parallèle" pour définir notamment les responsabilités concernant les violations de la loi sur l'urbanisme et celles concernant le Code du travail.

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MessagePosté le: Jeu Mai 01, 2008 5:03 am    Sujet du message: Modifications non autorisées dans l'usine Répondre en citant

Incendie : Les modifications non autorisées dans l'usine ont entravé l'intervention des éléments de la protection civile (ministre de l'Intérieur)

Rabat, 29/04/08-Les modifications non autorisées entreprises par le propriétaire de l'usine de matelas à Casablanca, qui a été ravagé samedi par un incendie ayant fait un grand nombre de morts et de blessés parmi les salariés, ont été parmi les facteurs ayant entravé l'intervention des services de la protection civile et leur action pour maîtriser le feu à temps, a indiqué le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.

Dans une réponse lue en son nom par le ministre de l'emploi et de la formation professionnelle, M. Jamal Rhmani, mardi lors de la séance des questions d'actualité à la Chambre des conseillers, M. Benmoussa a souligné que le propriétaire de la société ROSAMOR a entrepris ces travaux sans avoir obtenu les autorisations nécessaires, ce qui a constitué un facteur ayant entravé les efforts visant à circonscrire le feu.

Les premières investigations et les déclarations des témoins montrent que l'incendie aurait été provoqué par un mégot jeté par un salarié dans l'atelier de menuiserie, a-t-il ajouté.

Le propriétaire de la société, poursuit le ministre, a démoli le mur séparant l'atelier de menuiserie et le couloir menant vers la sortie et l'étage supérieur, a annexé le parking à l'atelier, a barricadé toutes les fenêtres et les couloirs et a construit un étage supplémentaire au niveau de la terrasse qu'il utilisait comme dépôt de matières premières.

L'immeuble, qui abrite la société, a été construit en 2002, et a subi plusieurs transformations en 2007, à savoir des travaux au rez-de-chaussée et la construction des 2è et 3è étages, a ajouté M. Benmoussa, précisant que le propriétaire a obtenu un certificat de conformité au plan d'aménagement le 7 avril dernier et l'autorisation d'exploitation le 14 novembre 2007.

Selon le ministre, les services spécialisés au niveau de l'arrondissement de Hay Hassani avaient rédigé le 4 avril dernier un PV relatif à des travaux de construction non autorisés sur un terrain nu et la mise en place d'une toiture en zinc, et adressé, le 14 avril 2008, au propriétaire de ladite société, un avis urgent d'arrêt des travaux non autorisés.

Par ailleurs, les services d'inspection du travail avaient adressé, en 2007, un courrier au gérant de l'usine qui avait été arrêté en compagnie du propriétaire de ROSAMOR et deux salariés pour attirer leur attention sur le non-respect des conditions de préservation de la santé et de la sécurité des employés, a-t-il ajouté.

Les travaux effectués au niveau de l'usine et d'autres facteurs ont entravé l'intervention des éléments de la protection civile, en raison de la présence de l'atelier de menuiserie au rez-de-chaussée, rendant ainsi impossible l'accès par le côté sud au même titre qu'une grande quantité de matières premières entreposés dans les couloirs et au niveau des escaliers, ce qui a freiné l'action des sapeurs pompiers, outre la violence de l'incendie et sa vitesse de propagation en raison de la présence d'une grande quantité de matières hautement inflammables, de l'absence des issues de secours et de la faiblesse du débit de l'eau, a expliqué le ministre.

Concernant les mesures décidées à la lumière des premières investigations, M. Benmoussa a indiqué que conformément aux Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, une commission interministérielle, présidée par le ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies et comprenant les départements ministériels concernés et les représentants des opérateurs économiques y compris les secteurs bancaire et des assurances a été mise en place et chargée de proposer les mesures réglementaires ainsi que les dispositifs de mise en £uvre, visant à renforcer les normes de sécurité et de prévention dans les unités industrielles et des services.

Il a, dans ce sens, souligné la nécessité de réviser le cadre juridique relatif aux dangers industriels (dahir du 25 août 1914 sur les établissements classés), précisant que pour combler ce vide juridique, le ministère de l'Intérieur a entrepris, depuis 2001, la généralisation d'une circulaire portant sur la nécessité de se conformer à certaines nouvelles mesures visant à garantir la sécurité des salariés et le voisinage des unités industrielles.

Le ministre a, en outre, indiqué que l'enquête a révélé jusqu'à présent que cette unité industrielle, classée dans la 3è catégorie, employait 130 salariés, dont 50 femmes, précisant que seuls 9 salariés sont déclarés alors que le reste a été recruté via deux sociétés intermédiaires.

Selon lui, l'incendie qui n'a été maîtrisé que 8 heures après son déclenchement, a fait 55 morts et 17 blessés légers. Trente six corps ont été identifiés et remis à leurs familles pour inhumation aux frais de l'Etat conformément aux Hautes instructions Royales, alors que les autorités compétentes poursuivent les efforts pour identifier les 19 corps restants, a-t-il dit.

Les services de la protection civile ont reçu, samedi à 11h, une alerte à l'incendie qui s'est déclaré dans l'usine ROSAMOR de fabrication de matelas, et vers 11h26mn, le premier groupe d'intervention est arrivé sur place, de même que d'autres équipes ont été mobilisées pour éteindre l'incendie et porter secours aux victimes, a ajouté M. Benmoussa, précisant qu'au total 120 personnes et 15 camions et ambulances ont été mobilisés.

Et de conclure que le gouvernement veillera, dans le cadre de la méthodologie de communication adoptée, à informer l'opinion publique des développements de cette affaire et du déroulement de l'instruction.

De son côté, M. Rhmani a indiqué que son département a pris, après cette catastrophe, une série de mesures d'urgence notamment la tenue, dimanche prochain à Rabat, d'une réunion des délégués de l'emploi à l'échelle nationale, et des responsables des services sociaux et des services d'inspection du travail, ainsi que la poursuite de la mise en oeuvre du programme d'accompagnement social des entreprises marocaines en partenariat avec les opérateurs économiques et sociaux.

Les salariés de ROSAMOR sont tous affiliés à la Caisse Nationale de sécurité sociale (CNSS), a-t-il dit, soulignant qu'une cellule de crise a été mise en place conjointement entre le ministère et la CNSS pour s'en assurer. Il sera procédé, dans les plus brefs délais, au versement des indemnités réglementaires aux ayants droit, a-t-il assuré.

Le président de la chambre des Conseillers, M. Mustapha Oukacha avait exprimé, au début de cette séance, la grande tristesse et la compassion des membres de la chambre après ce drame, et exprimé les condoléances des députés aux familles des victimes.

De même, la fatiha a été lue pour le repos de l'âme des victimes de cet incident tragique.

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MessagePosté le: Jeu Mai 01, 2008 5:05 am    Sujet du message: Poursuites judiciaires Répondre en citant

Poursuites judiciaires contre le propriétaire de la société, le gérant et la personne ayant provoqué l'incendie

Rabat, 29/04/08- Le Parquet général près la Cour d'Appel de Casablanca a annoncé, mardi, que des poursuites judiciaires ont été engagées à l'encontre du propriétaire de la société ROSAMOR et son fils, gérant de ladite société, ravagée samedi par un incendie qui a fait un grand nombre de morts et de blessés parmi les salariés.

Un communiqué du Procureur général précise que lesdits responsables de la société sont poursuivis pour absence des conditions et des équipements de sécurité nécessaires à la préservation de la vie des salariés, homicide et blessures involontaires et non assistance à personnes en danger.

Des poursuites judiciaires ont également été engagées contre la personne à l'origine du sinistre pour incendie involontaire de biens immobiliers et biens meubles causant la mort de plus d'une personne et blessant d'autres, ajoute la même source, précisant que tous les mis en cause ont été présentés en état d'arrestation, au tribunal pour être jugés conformément à la loi.

Le Parquet a également ordonné une enquête parallèle pour définir les responsabilités concernant les violations relatives à la loi sur l'urbanisme, le code du travail, et déterminer tous les actes qui tombent sous le coup de la loi et ceux qui en sont responsables.

Le communiqué précise que les investigations menées sur cette question par la police judiciaire compétente, suite à l'enquête judiciaire ordonnée par le parquet général, ont montré que l'incendie est dû à une erreur humaine après qu'un mégot soit tombé sur des produits inflammables.

Le grand nombre des victimes de ce sinistre, poursuit la même source, est imputé à un ensemble de violations des dispositions des codes du travail et de l'urbanisme, dont sont responsables le propriétaire et le gérant de la société.

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MessagePosté le: Jeu Mai 01, 2008 5:06 am    Sujet du message: Incendie de Lissasfa: Vives émotions à la CSI Répondre en citant

Incendie de Lissasfa: Vives émotions à la CSI

«C’est un crime collectif rendu inévitable par la cupidité des employeurs et la négligence des autorités», tempête Neil Kearney, secrétaire général de la Fédération syndicale internationale du textile (Fithc)) dans un communiqué publié par la Confédération syndicale internationale (CSI) à Bruxelles.

La fédération syndicale internationale du textile exige des poursuites pénales pour meurtre contre les responsables de ce drame, «les propriétaires de l’usine comme les responsables officiels qui ont ignoré les violations des droits du travail et les règles de sécurité les plus élémentaires». Son secrétaire général s’en prend violemment aux autorités qui ferment les yeux sur des nombreuses «usines de la mort en puissance».

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MessagePosté le: Jeu Mai 01, 2008 10:02 am    Sujet du message: Drame de Lissasfa Répondre en citant

Casablanca
L'incendie qui dévoile les lacunes
La justice se saisit du dossier et les conseillers le passent au crible


Le drame de Lissasfa atterrit devant la justice. Le procureur du Roi près la Cour d'appel de Casablanca a engagé des poursuites judiciaires à l'encontre des premiers responsables du drame, annonce un communiqué officiel relayé par la MAP. Le propriétaire de la société Rosamor, son fils et un employé sont poursuivis pour actes délictuels ayant causé la mort de plusieurs personnes.

Ainsi, le patron de l'usine et son fils sont poursuivis pour «absence des conditions et des équipements de sécurité nécessaires à la préservation de la vie des salariés, homicide, blessures involontaires et non assistance aux personnes en danger».

La personne soupçonnée d'avoir jeté le mégot à l'origine du drame a été poursuivie pour «incendie involontaire de biens immobiliers et biens meublés causant la mort de plus d'une personne et blessant d'autres», souligne le communiqué du procureur du Roi. Le parquet a en outre ordonné, indique la même source, une «enquête parallèle» pour définir notamment les responsabilités concernant les violations de la loi sur l'urbanisme et celles concernant le Code du travail.

Au stade où en est l'affaire, les investigations menées par la police judiciaire, suite à l'enquête ordonnée par le parquet général, ont montré, précise-t-on, que l'incendie est dû à une «erreur humaine après qu'un mégot soit tombé sur des produits inflammables». De même, indique-t-on, le grand nombre des victimes de ce sinistre est imputé à «un ensemble de violations des dispositions des codes du travail et de l'urbanisme, dont sont responsables le propriétaire et le gérant de la société». Et c'est sur ces violations et le degré de responsabilité de différents intervenants publics, en la question, qu'a porté une grande partie des questions orales inscrites à l'ordre du jour de la session hebdomadaire, du mardi, de la Chambre des conseillers.

La ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle a eu droit au total à dix questions orales déposées par l'ensemble des groupes parlementaires, toutes tendances confondues. Sans avoir nié une éventuelle responsabilité de différents organismes, l'existence ou l'absence de laquelle s'établira certainement la justice, le ministre évoque également celle, quoi que indirecte, des parlementaires. La législation régulant les établissements présentant un danger pour la santé et la vie des salariés souffre en effet d'un vide juridique qui date de bientôt un siècle.

Depuis, aucune proposition de loi pour amender et actualiser ce texte qui date de 1914. Le gouvernement ayant fait vœu de faire preuve de toute la transparence que permet l'évolution de l'enquête, Jamal Rhmani s'est longuement attardé sur les détails. « Le propriétaire de la société a démoli le mur séparant l'atelier de menuiserie et le couloir menant vers la sortie et l'étage supérieur, annexé le parking à l'atelier, barricadé toutes les fenêtres et les couloirs et a construit un étage supplémentaire au niveau de la terrasse qu'il utilisait comme dépôt de matières premières », a-t-il indiqué. Il y avait notamment « une grande quantité de matières premières entreposées dans les couloirs et au niveau des escaliers, ce qui a freiné l'action des sapeurs-pompiers, outre la violence de l'incendie (...), l'absence des issues de secours et la faiblesse du débit de l'eau », a souligné le ministre en réponse aux questions groupées des conseillers.

Autres révélations, à l'état où en est l'avancement de l'enquête, il s'avère que l'usine employait 130 salariés dont 50 femmes. « Seuls neuf salariés sont déclarés alors que le reste a été recruté via deux sociétés intermédiaires », précise le ministre. Pour sa part, Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, a indiqué dans une déclaration lue, le même jour, devant la deuxième Chambre que « des transformations qui avaient été entreprises par le patron de l'usine en 2007, sans les autorisations nécessaires, ont entravé les secours lors de l'incendie ».

Constat étayé par des déclarations de plusieurs responsables relevant des différentes administrations concernées de la wilaya de Casablanca. Les services de la Commune renvoient la balle dans le camp du CRI, dont les responsables indiquent que les modifications apportées à l'établissement ne correspondent pas à celles inscrites dans les documents validés par le Centre. Les services de l'urbanisme relevant de la wilaya indiquent, de leur part, qu'une mise en demeure avait été adressée au propriétaire de l'usine pour se conformer aux normes en vigueur.

Même son de cloche chez les responsables de l'inspection du travail qui déclarent avoir sommé le patron de se conformer à ces mêmes normes. Et dans cet amalgame de déclarations et contre-déclarations, la justice tentera d'établir les faits, définir les responsabilités et éclairer les zones d'ombre de cette sinistre affaire.



Par Tahar Abou El Farah | LE MATIN
Publié le : 30.04.2008 | 18h57
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MessagePosté le: Jeu Mai 01, 2008 6:39 pm    Sujet du message: Accident Répondre en citant

Accident de la route :
Un autobus tue trois personnes à Casablanca


Trois personnes ont été tuées, dont une femme enceinte et plusieurs autres grièvement blessées, dans la matinée du mardi 29 avril 2008, à Casablanca.

L’accident s’est produit à 11h du matin, lorsqu’un chauffeur d’autobus ligne n° 47 (M’dina bus), a perdu le contrôle de son véhicule, percutant les piétons, qui se trouvaient devant un arrêt de bus, au quartier Sidi Moumen, juste en face du collège Ibn Sina, boulevard Houssine Essoussi, Bernoussi, aux alentours des carrières Thomas. Selon les premières constatations des enquêteurs, cet accident serait dû à une défaillance du système de freinage. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances exactes de cet accident. L’accident a provoqué un choc et une grande émotion, parmi les personnes qui se trouvaient sur les lieux de l’accident. Les services de secours, arrivés en retard, une heure après l’accident, selon les témoignages, ont évacué certains blessés de toute urgence à l’hôpital MohamedV à Hay Mohammadi. Quant aux autres bléssés, ils ont été transférés aux urgences Sidi Bernoussi.
Selon les témoignages d’un passant ayant assisté à l’accident, le bus a heurté en premier lieu la porte du collège Ibn Sina, devant laquelle se trouvait un nombre considérable d’élèves, car a-t-il affirmé: «L’arrêt du bus a été planté précisément devant la porte de sortie de ce collège». L’on se demande qui aurait bien pu avoir cette idée géniale et originale, de placer un arrêt de bus devant un collège ! En sanglots et dans un état de choc terrible, la maman des deux soeurs victimes de l’accident, déclare: «Oh mon Dieu, j’ai perdu mes deux filles en même temps, l’une d’entre elles, était enceinte et je me retrouve avec une petite fille orpheline de deux ans. C’est quoi ces chauffeurs et ces autobus de ferrailles… ». Au dernières nouvelles, le bébé orphelin, a été transporté à l’hôpital Ibn Rochd. Qui serait responsable de ce terrible accident et de tous ces accidents de route qui n’en finissent pas et qui se transforment de jour en jour, en bourreau et cauchemar dans notre société. Le coût des accidents de la route au Maroc, représente 2,5% du PIB. La région de Casablanca demeure l’une des régions les plus affectées par ce fléau, malgré la mise en place par le ministère de l’Equipement et du Transport, de plusieurs actions préventives visant l’amélioration de la qualité des infrastructures routières et des voiries urbaines au niveau de cette wilaya.


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Le 30-4-2008
Par : Ilham Khalifi
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MessagePosté le: Sam Mai 03, 2008 10:27 am    Sujet du message: Incendie de Lissasfa: Premières sanctions Répondre en citant

Incendie de Lissasfa: Premières sanctions

L’enquête administrative menée par un inspecteur du ministère de l’Intérieur concernant le certificat de conformité délivré au patron de l’usine Rosamor ameublement a donné ses premiers résultats: «Le commandant régional de la Protection civile vient d’être suspendu. Le certificat de conformité, signé par ses services, est jugé complaisant puisque les installations de sécurité n’étaient manifestement pas réglementaires à l’usine Rosamor», confie une source policière. D’autres sanctions, émanant du Conseil de la ville de Casablanca, devraient tomber incessamment, puisque le certificat de conformité a également été signé par un des vice-présidents de la mairie de Casablanca.

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MessagePosté le: Lun Mai 05, 2008 8:48 am    Sujet du message: Opinion & Débat Répondre en citant

Incendies de Lissasfa et Attacharouk : négligence ou fatalité ?


Rachid Aktouf, directeur pôle Sécurité, Société Jamain Baco, expert Sécurité

Les dramatiques incendies qui se sont déclarés le 26 avril à Lissasfa et le 28 du même mois à Ettacharok aux niveaux d'une usine de fabrication de matelas et d'un atelier de confection et qui ont fait plusieurs dizaines de victimes, viennent encore une fois nous interpeller sur nos droits et nos devoirs en tant que gestionnaires de structures qui emploient des personnes ou reçoivent du public.
La nature humaine est ainsi faite: il faut une catastrophe pour qu'elle se remue et réagisse (électrochoc?) et comme par miracle, elle s'aperçoit ainsi qu'après la catastrophe elle à les moyens de faire ce qu'elle n'a pas fait (faute de moyens…) avant cette catastrophe!
Les «ERT» (Etablissements recevant des travailleurs), les «ERP» (Etablissements recevant du public), les «IGH» (Immeubles de grande hauteur), les «ICPE» (Installations classées protection environnement), en un mot, tous les établissements employant ou recevant des travailleurs et/ou du public sont régis par la loi et de ce fait, les gestionnaires de ces établissements, le Collectif des travailleurs (syndicat–délégués) et l'Etat sont tous responsables devant la loi.



Analysons rapidement ces trois niveaux de responsabilité:

1 – Le gestionnaire de l'un de ces établissements est civilement responsable de la sécurité des travailleurs qu'il emploie et à ce titre, il doit obligatoirement prendre en considération toutes les mesures organisationnelles, matérielles, etc. nécessaires à la sécurité. Ces mesures sont d'abord préventives (comment prévenir un incident-accident et faire de la sorte qu'il ne se produise pas?), puis curatives (comment réagir immédiatement afin que les conséquences de l'incident-accident soient aussi minimes que possible?). De même qu'il est pénalement responsable car dès qu'il y a un mort, la suite relève du pénal et il est moralement responsable.
2 – Le Collectif des travailleurs (syndicat– délégués) est responsable comme le gestionnaire de la sécurité des travailleurs et à ce titre, il doit veiller à ce que toutes les conditions sécuritaires soient réunies dans le lieu du travail et en cas de carence, il faut exiger la mise en œuvre de ces conditions.
3 – L'Etat est de par la Constitution le garant de la sécurité et de la quiétude de tous les citoyens, donc des travailleurs…
Et à ce titre, il promulgue des lois et des textes réglementaires et met en place les mécanismes nécessaires au contrôle de la bonne et effective application de ces lois.

Ce postulat étant établi, voyons maintenant en matière de prévention et de sécurité au travail ce qu'il faut faire et ne pas faire! Et ce qu'il faut toujours faire, c'est qu'au niveau du gestionnaire, il faut faire un audit des risques sécuritaires de son établissement. Il existe au Maroc, Dieu merci, quelques sociétés de sécurité et bureaux d'études capables de mener à bien et à terme de tels audits. Sur la base de cet audit de sécurité, mettre en œuvre –progressivement et graduellement- toutes les mesures préconisées et qui seront de trois ordres, à savoir les mesures d'ordre préventif: formation-information de tous les employés sur les risques réels, les extincteurs (nombre–qualité–validité–emplacement); RIA (Robinet d'incendie armé) – (fonctionnel et accessible); bacs à sable (surtout pour les produits hautement inflammables); couloirs menant vers les issues de secours (balisés et dégagés); portes sorties de secours (indiquées–dégagées–ouverture facile); plan d'évacuation (conforme et à jour); procédures d'évacuation (connues de tous et affichées); rôle de chacun en cas d'évacuation (formation-information); former les personnes devant manipuler les outils de lutte contre le feu.

Pour les établissements employant des agents de sécurité, il faut s'assurer que ceux-ci ont bien reçu une formation «EPI/SST» (Equipier de première intervention-Sécurité secourisme au travail). Ceci sans parler de toute une panoplie de mesures préventives relevant de la «Sécurité électronique», complémentaires à la sécurité humaine telles que les détecteurs de fumée; les détecteurs ioniques; les détecteurs de chaleur; les alarmes sonores et visuelles après détection; l'extinction automatique des débuts de feu (SPRINKLERS), etc. En ce qui concerne les mesures d'ordre correctif (première intervention): attaquer le feu dans les premières secondes de son déclenchement (extincteurs – RIA – sable, etc.). Et si le départ du feu n'est pas maîtrisé, il faut appeler immédiatement les pompiers (procédure d'alerte); informer le personnel de la situation (procédure d'alarme); le faire évacuer (procédure d'évacuation).
Quant aux mesures d'ordre curatif, il faut tirer les leçons de ce qui est arrivé; identifier toutes les anomalies et les lacunes à l'origine de l'incident-accident; tester les nouvelles mesures mises en place pour s'assurer de leur fiabilité.

Au niveau du Collectif des travailleurs: il faut se préoccuper constamment des conditions sécuritaires du travail; connaître ses droits et ses obligations en la matière (code du travail); exiger la création de la cellule «HSE» (Hygiène-sécurité-environnement) et veiller à son bon fonctionnement; éduquer les travailleurs et les former sur les risques qu'ils encourent en cas de non respect des règles sécuritaires (connaissance et respect des consignes de sécurité - défense de fumer – port du casque – port d'uniformes de travail spécifiques - de chaussures de sécurité – etc.) Au niveau de l'Etat: promulguer les lois et les textes réglementaires régissant la sécurité du travail; mettre en œuvre tous les outils pédagogiques nécessaires à la bonne compréhension de ces lois et textes réglementaires; mettre en œuvre tous les mécanismes garantissant «l'applicabilité» effective de ces lois et textes réglementaires; réprimer sévèrement tout contrevenant à ces derniers… Ceci dit, la question qui se pose aujourd'hui est de savoir combien d'entreprises marocaines ont effectivement pris en charge la préoccupation «sécuritaire» dans toutes ses dimensions (documentaires – réglementaires – matérielles – pédagogiques) au niveau de leurs structures afin de prévenir – à défaut de prévoir – tout risque pouvant avoir des conséquences dramatiques.

A en croire la presse écrite, juste 15% des entreprises marocaines auraient effectivement commencé à appliquer les dispositions du code du travail en matière de HSE, et ce, quatre ans après sa promulgation! Cela veut-il dire que l'immense majorité des entreprises (85%) – dont celles à hauts risques – n'appliquent pas à ce jour la loi? C'est à la fois préoccupant et angoissant! Au Maroc, les dispositions du code du travail (titre IV – chapitre 1er – articles 281 à 295) font obligation à tous (gestionnaires – travailleurs…) d'appliquer les mesures propres à sauvegarder la sécurité ainsi que le préservation du patrimoine économique. Combien sont-ils à appliquer ces dispositions aujourd'hui?
Pour revenir aux incendies de Lissasfa et Ettacharok, s'agit-il de la négligence ou de la fatalité? Partant du principe qu'il n' y a pas de fatalité lorsque l'on est reqponsables et que nous avons toujours la latitude de prévenir à défaut de prévoir, il y a certainement quelque part une part de responsabilité humaine -l'Homme étant par définition infaillible– il ne nous appartient pas – loin s'en faut – d'émettre une quelconque sentence en la matière, laissons faire la «Commission d'enquête» diligentée à très juste titre par Sa Majesté et attendons les résultats de ses travaux, pourvu que ceux-ci (les résultats) puissent servir de leçon! Pour l'un comme pour l'autre de ces deux drames, une chose est au moins sûre aujourd'hui: c'est que plus l'on aurait mis en place de mesures preventives et correctives de securite du travail, moins on aurait eu de victimes ! En quarante années de pratique de la sécurité du travail à travers le monde - dont un bon tiers au Maroc -, je sais que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre en la matière, mais il y a au moins une chose que j'ai bien apprise et dont je suis profondément convaincu, à savoir : «Que la securite est l'affaire de tous et qu'elle n'a pas de prix».



Par Rachid Aktouf * | LE MATIN
Publié le : 04.05.2008 | 10h44
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MessagePosté le: Mar Mai 06, 2008 1:20 pm    Sujet du message: Incendie de Casablanca Répondre en citant

Suite à l'incendie de Casablanca, Jamal Rhmani annonce un nouveau plan d'action pour les inspecteurs du travail

Un plan d’action pour les inspecteurs du travail sera dévoilé prochainement. L'incendie de Casablanca a mis à nu des défaillances dans le contrôle.


Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle se penche actuellement sur l’élaboration d’un nouveau plan d’action pour les inspecteurs du travail. «Il s’agit d’un plan d’action et de mobilisation pour accompagner les inspecteurs du travail dans leurs missions sur le terrain. Nous sommes en train d’élaborer un nouveau plan d’action qui sera prêt dans les deux semaines à venir», annonce à ALM Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. À Rabat, dimanche 4 mai, M. Rhmani a tenu une réunion avec les délégués du travail dans les provinces abritant des activités industrielles et les présidents des services d’inspection. En début de cette réunion dite «exceptionnelle», le ministre a abordé le terrible incendie qui a ravagé une usine de matelas à Casablanca le samedi 26 avril. Il a également mis l’accent sur le rôle que joue l’appareil d’inspection. Cet incendie a mis à nu les défaillances dans la fonction d’inspection du travail et dans les procédures de contrôle des autorités. «Les modifications non autorisées ont été parmi les facteurs ayant entravé l’intervention des services de la protection civile et leur action pour maîtriser le feu à temps», selon le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa.
De même, les services d’inspection du travail avaient adressé, en 2007, un courrier au gérant de cette usine pour attirer son attention sur «le non-respect des conditions de préservation de la santé et de la sécurité des employés». Le courrier est resté lettre morte. Le lourd bilan en dégâts humains de cet incendie a remis au cœur du débat les différentes étapes dans le contrôle des conditions d’emploi. L’inspecteur du travail se trouve ainsi dans le feu de l’action. Le projet de décret du statut du corps des inspecteurs du travail n’a toujours pas abouti. Il a été au menu d’un Conseil de gouvernement le mois de mars dernier. Toujours dans le circuit juridique, les dispositions de ce texte sont censées être conformes aux normes reconnues par le Bureau international du travail (BIT) en matière de droit de travail.
En réunissant les inspecteurs du travail, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a souligné «la nécessité de surmonter toutes les difficultés de nature à entraver l’application efficiente du Code du travail».
Selon un participant à cette réunion, il est urgent de doter l’appareil d’inspection d’un plan d’action. Au département de Jamal Rhmani, on affirme que les participants ont «convenu de doter l’appareil d’inspection d’un plan d’action afin de lui permettre de travailler dans de bonnes conditions et d’accomplir les tâches qui lui incombent». Et ce en coordination avec les autorités locales au niveau des provinces et services extérieurs des secteurs gouvernementaux concernés et les partenaires socio-économiques. Dans la foulée, la commission «prévention des risques» de la CGEM s’est fixée comme objectif «l’adoption par les entreprises de mesures et de bonnes pratiques afin de prévenir les risques inhérents à leur activité industrielle». Le patronat pointe aussi du doigt le caractère caduc de certaines lois : «un effort est à faire en matière de législation et de réglementation. L’arsenal juridique en matière de sécurité, et de salubrité des bâtiments est vétuste. En effet, le dahir qui réglemente les établissements insalubres, incommodes ou dangereux date de 1914».


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Le 6-5-2008
Par : Atika Haimoud
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MessagePosté le: Ven Mai 09, 2008 3:24 pm    Sujet du message: Incident de Lissasfa et accident de Sidi Moumen Répondre en citant

Don de 640.000 DH aux familles des victimes de l'incendie de Lissasfa et de l'accident de Sidi Moumen

Casablanca, 09/05/08 - Le conseil de la ville de Casablanca (CVC) a remis vendredi un don financier de 640.000 DH aux familles des victimes des incendies de l'usine de fabrication des matelas au quartier Lissasfa (ROSAMOR), de Hay Attacharouk et de l'accident provoqué par un autobus de transport en commun à Sidi Moumen.

Soixante-quatre familles ont pu bénéficier de cette opération de compassion à raison de dix mille dirhams chacune (10.000 DH).

La remise de ce don financier s'est déroulée en présence du Wali du grand Casablanca, M. Mohamed Kabbaj, du maire de Casablanca, M. Mohamed Sajid, et des élus locaux.

Le Matin
09/05/2008
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