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Écologie: Pour se réconcilier avec la nature
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naim
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MessagePosté le: Lun Jan 14, 2008 4:18 pm    Sujet du message: Écologie: Pour se réconcilier avec la nature Répondre en citant

Du 29 mai au 2 juin 2008 se tiendra le 1er Festival africain sur l'écologie et le développement durable



Aujourd'hui plus que jamais, la protection de l'environnement et l'écologie sont au centre des préoccupations.

Aussi, l'association «Pour un Maroc vert», créée en septembre 2007 et dont la mission est la promotion du développement durable et des pratiques d'affaires responsables au Maroc, organisera, du 29 mai au 2 juin 2008, le 1er Festival africain sur l'écologie et le développement durable sous le thème «Revisitons notre planète».

«Aujourd'hui, le problème majeur auquel est confrontée la race humaine est celui de l'adaptation à son environnement. Depuis plus d'un siècle, l'Homme a détruit, à grande vitesse, des milliards d'années d'évolution et de biodiversité qui sont indispensables à sa survie. L'Homme moderne vit actuellement en décalage par rapport à la nature qui l'héberge. Si notre génération ne trouve pas rapidement de solutions, la vie humaine sur Terre n'aura plus aucun avenir. Par conséquent, la priorité absolue aujourd'hui est de relever le plus grand défi de tout les temps: celui de l'écologie et du développement durable», précise Moundir Zniber, président de l'association «Pour un Maroc vert».

Les objectifs du festival sont multiples: sensibiliser les opinions nationale et internationale aux enjeux environnementaux et humains actuels ainsi qu'au développement durable; promouvoir l'écologie et le développement durable afin de faire naître et développer un sentiment éco-citoyen marocain; responsabiliser les acteurs de la vie sur cette planète (entreprises, associations ou individus); créer des synergies à tous les niveaux et favoriser l'émergence de solutions novatrices pour l'avenir; réunir autour d'un forum les divers acteurs nationaux et mondiaux déjà engagés dans ces domaines et, enfin, faire bénéficier le Maroc des innovations et avancées écologiques étrangères.

«Un certain nombre d'initiatives internationales en faveur de la protection de l'environnement, de l'écologie ou du développement durable existent déjà. Le festival a pour missions de fédérer et mettre en valeur ces initiatives, de créer des synergies et des liens entre leurs acteurs pour optimiser leur retentissement sur le terrain. Notre objectif est donc de lancer un appel d'urgence pour que l'écologie soit prise en compte», poursuit M. Zniber. Cet événement sera également l'occasion de poser la première pierre pour la création d'une plate-forme africaine et internationale professionnelle pour les associations et les principaux acteurs de l'environnement.

«Nous comptons également éveiller les consciences sur les problèmes primordiaux liés à l'environnement, diffuser et mettre en avant les entreprises et projets nationaux inscrits dans la politique écologique durable de développement», déclare M. Zniber. Pendant les trois premiers jours de la manifestation, les festivaliers seront invités à assister aux nombreuses conférences sur les grands thèmes de l'écologie: pollution de l'air et des eaux, déforestation, désertification, réchauffement climatique, raréfaction inquiétante de l'eau, gestion dramatique des déchets, biodiversité en danger, appauvrissement des sols… Les participants auront également la possibilité de visiter les stands des associations présentes dans le village écologique et se rendre au ‘'dôme Expos'' qui accueillera des expositions sur les nouvelles technologies du développement durable permettant aux entreprises participantes de faire partager leur action environnementale.

Enfin, pour allier l'utile à l'agréable, pendant les deux derniers jours de l'événement, des concerts de musique seront organisés grâce à la collaboration d'artistes marocains de renom engagés en matière d'environnement.

Et enfin fait inédit: tous les festivaliers seront hébergés en pleine nature, dans un «espace bivouac» spécialement aménagé sur le site ‘'Terres d'Amanar'', un domaine situé au Haut Atlas, à seulement 30 minutes de Marrakech et adossé aux 100.000 hectares vierges du Parc national du Toubkal. «Nous avons choisi d'organiser le festival dans un espace naturel pour avoir un impact important sur le public et pour qu'il y ait une véritable prise de conscience de la nature et de son fonctionnement. Il est, en effet, plus facile d'expliquer comment les cycles de la nature fonctionnent au sein d'un espace sauvage. Notre objectif est donc de permettre aux festivaliers d'expérimenter la vie dans la nature pendant toute la durée de l'événement», conclut M. Zniber. Une manière originale de se réconcilier enfin avec la nature!
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Il faut agir et vite…
Aujourd'hui, c'est un fait: le réchauffement climatique est l'enjeu majeur du XXIe siècle. D'après le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), il y aura une augmentation probable de la moyenne mondiale des températures de 2 à 4° C d'ici 2100 par rapport au début de l'ère industrielle, pouvant aller jusqu'à +6,4 C en fonction des scénarios démographiques et économiques envisagés et de la quantité du gaz à effet de serre qui continuera d'être émis dans l'atmosphère à cause des activités humaines.

Le changement climatique se traduira dans les décennies à venir par une raréfaction des ressources en eau, une dégradation des milieux naturels, l'extinction de nombreuses espèces vivantes et des répercussions sur l'agriculture, la santé, l'habitat et l'économie. Aujourd'hui, il est plus que temps d'agir et de remédier à ces problèmes en essayant de trouver des alternatives.

L'écologie moderne est donc née d'une prise de conscience des effets (pollution, épuisement des ressources naturelles, disparition d'espèces vivantes, changements climatiques...) de l'impact des activités de l'Homme sur l'environnement (industrie, transport, utilisation d'engrais, déchets industriels...). Et son objectif est justement de détecter, analyser et combattre les dysfonctionnements éventuels d'un écosystème.

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MessagePosté le: Lun Fév 04, 2008 11:42 am    Sujet du message: Répondre en citant

Artisanat et développement : Promotion des fours à gaz

Une convention pour lutter contre la pollution générée par les méthodes traditionnelles.



Interdire les fours traditionnels utilisés dans le secteur de la poterie et promouvoir les fours à gaz, tel est le principal objectif de la convention qui a été signée dernièrement par le secrétaire d'Etat chargé de l'Artisanat, Anis Birou, et le secrétaire d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement, Abdelkebir Zahoud.

L'objectif étant de lutter et de réduire la pollution et ses menaces sur la santé résultant de l'utilisation des fours à poterie.
«Nous voulons travailler sur la préservation de l'environnement de manière générale. A travers cette convention, nous allons aider nos artisans à utiliser les fours, donc moins polluants que les fours traditionnels», explique Anis Birou, secrétaire d'Etat chargé de l'Artisanat. «En fait, nous avons un double objectif : celui de préserver notre environnement et donc la santé de nos concitoyens et celui d'améliorer le revenu des artisans et de développer le secteur de la poterie», poursuit-il. Un plan d'action multiservice, fondé sur la sensibilisation, l'orientation, le suivi, l'accompagnement de proximité au profit des artisans potiers bénéficiaires et l'évaluation des résultats du projet, sera également mis en œuvre pour concrétiser cette convention.

Il ciblera environ les 460 sites de poterie marocains. Toutefois, dans un premier temps, Fès et Marrakech seront les villes prioritaires. «Safi est également une ville où la poterie est très importante, mais là-bas les artisans se sont développés plus rapidement.

Plus de 50% se sont convertis aux fours à gaz, à Marrakech, ils sont entre 10 à 20% et à Fès entre 4 à 5%.

Le problème de pollution se situe donc au niveau de Fès, principalement au niveau de l'ancienne médina et en particulier sur le site de potier situé à Aïn Nokbi. Les potiers utilisent comme combustible des grumeaux d'olives qui ont une forte concentration en souffre et en carbone. Ceci est très dangereux pour la santé humaine. D'ailleurs, cette zone regroupe un nombre important de tuberculeux. Et c'est ce qui a amené les autorités et les pouvoirs publics à intervenir», affirme Sairi Mohamed, directeur de la préservation du patrimoine, de l'innovation et de la promotion au niveau du secrétariat d'Etat chargé de l'artisanat. En effet, en août 2007, les autorités de Fès ont décidé de mettre en exécution un arrêté municipal interdisant l'utilisation des fours traditionnels dans le secteur de la poterie. Un délai de rigueur a été arrêté en mars 2008.

La lutte contre la pollution générée par les fours traditionnels figure également dans le cadre de la convention maroco-américaine, Millénium Challenge Account.
«Dans cette convention, une partie concerne le financement des fours à gaz à Fès et à Marrakech, un financement qui doit intervenir en 2009. Le programme démarrera par une étude socio-environnementale et les structures adéquates seront ensuite mises en place. D'ailleurs, pour le financement des fours à gaz qui font l'objet de cette convention, 20% seront financés par le MCC sous forme d'un crédit remboursable sur le long terme», souligne Sairi Mohamed.

Parallèlement à cela, l'accord signé par les secrétariats d'Etat chargé de l'Environnement et de l'Artisanat permet aux artisans de bénéficier d'une subvention à hauteur de 40% de Fonds de dépollution industriel (FODEP) qui dépend du secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement.

Ce fonds leur offrira la possibilité de moderniser leurs outils productifs et d'améliorer leur compétitivité. Il ciblera principalement ceux qui optent pour des fours modernes non polluant, et ce, dans le cadre d'une approche de mise à niveau de l'artisanat favorisant la créativité et la responsabilité. Le reste du financement sera assuré par l'autofinancement et le crédit bancaire. Selon Anis Birou, les contacts avec deux banques de la place ont été déjà été établis. «Aujourd'hui, dans le cadre de notre plan d'action, il a été convenu d'ouvrir le champ d'investigation à d'autres secteurs polluants, notamment la tannerie où sont utilisés des produits chimiques très polluants, tels que le chrome. Nous souhaitons donc relancer la tannerie traditionnelle végétale. Un bureau d'études et deux laboratoires, un Espagnol et l'autre Marocain vont travailler là-dessus afin de revoir tout le processus du traitement de peau depuis l'abattoir jusqu'au produit fini.

Toutefois, le cœur du métier sera maintenu, tout en mécanisant en amont et en aval. Les artisans seront pour cela équipés. L'objectif étant de labelliser ce produit Bio, établir une charte de qualité et mettre en place un laboratoire de contrôle», précise Sairi Mohamed. Le processus est apparemment déjà lancé.
D'ailleurs, Mohamed Sairi a confirmé qu'au niveau de Fès, l'INDH contribuera à hauteur de plus de 4 millions de DH.

«Mis à part le passage des fours traditionnels au fours à gaz, nous comptons également lutter contre la propagation des sachets en plastique qui mettent entre 400 à 500 ans pour se dégrader. Nous voulons donc promouvoir les paniers de crin. Ce sera un marché que nous allons ainsi susciter.

Nous comptons d'ailleurs travailler avec les grandes surfaces pour sensibiliser les consommateurs et les amener à contribuer aussi à préserver l'environnement.
Notre objectif principal est de promouvoir et concrétiser la notion de développement durable et celle d'un artisanat responsable et compétitif. Et pour cela, nous devons mener une grande bataille pour
éradiquer le travail des enfants dans le secteur de l'artisanat, la pollution et enfin développer le commerce équitable», conclut Anis Birou.

Un impact négatif
Sur le plan économique, la poterie est l'un des secteurs qui connaît un essor important dans l'économie nationale.
Néanmoins, la prédominance de l'utilisation des fours traditionnels risque de freiner son développement, en raison des exigences du marché international en terme de qualité du produit et de respect de l'environnement.

Car il est important de souligner que sur le plan environnemental, les principales nuisances causées par ce secteur sont : l'émission de fumées et cendres épaisses causées par la consommation annuelle en biomasse estimée à 37.308 tonnes de bois, l'accentuation de la dégradation du patrimoine forestier national et la pollution saturnine, due à l'utilisation de résine à base de plomb pour l'émaillage des articles de la poterie culinaire. En outre, les fours traditionnels dont la plupart des potiers sont équipés, sont construits en argile et ne sont généralement pas bien dimensionnés. Ceci est à l'origine d'une combustion incomplète de la biomasse souvent à l'état humide et d'une perte assez importante d'énergie. D'où, un dégagement très important de particules en suspension et de fumées noirâtres et denses des cheminées de ces fours.

Le Fonds de dépollution industrielle
Dans l'objectif d'inciter les industriels à investir dans des projets à caractère environnemental, le département de l'Environnement a mis en place, en partenariat avec l'Agence allemande de coopération financière (KfW), le Fonds de dépollution industrielle (FODEP).

Cet instrument incitatif vise l'encouragement des entreprises industrielles et artisanales à réaliser des investissements de dépollution ou d'économie de ressources et introduire la dimension environnementale dans leurs activités pour faire face au cadre réglementaire en préparation aux nouvelles donnes de la mondialisation des échanges. L'objectif du fonds est d'assurer le respect de l'environnement et la mise à niveau des industries nationales en prévision de la globalisation du marché international, par l'incitation des industries nationales à investir dans le domaine de la protection de l'environnement. Le programme vise l'économie dans l'utilisation des ressources naturelles et la réduction des émissions industrielles liquides, solides et gazeuses.

Ses missions principales sont ainsi : la protection et la gestion rationnelle des ressources naturelles, la promotion des mesures volontaires de dépollution, la préparation du secteur industriel à la réglementation en cours de mise en place et de l'approche préventive et de la gestion intégrée de l'environnement au sein des entreprises, la mise à niveau de l'industrie nationale en vue d'un meilleur accès aux marchés internationaux, le développement de l'expertise nationale dans le domaine de l'environnement et, enfin, l'implication du secteur bancaire en tant que partenaire dans des actions de protection de l'environnement

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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 7:31 am    Sujet du message: Réseau international sur l'éducation à l'environnement Répondre en citant

Vers la création d'un réseau international sur l'éducation à l'environnement

Rabat, 08/02/08- Un atelier international sur l'éducation à l'environnement, organisé récemment par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement présidée par SAR la princesse Lalla Hasnaa, a recommandé notamment la création d'un réseau international se rapportant au domaine de l'éducation à l'environnement.

Selon un communiqué de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'environnement, ce réseau, dont le secrétariat sera assuré par l'ISESCO et la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, aura pour principales tâches l'assistance et le savoir-faire pour la mise en oeuvre de programmes d'éducation à l'environnement ainsi que la promotion et l'échange de bonnes pratiques visant à répandre une culture d'actions en faveur de la protection de l'environnement, particulièrement au profit des jeunes.

Cette rencontre initiée en partenariat avec l'Organisation islamique de l'éducation, des sciences et de la culture (ISESCO) et la Fondation internationale de l'éducation à l'environnement (FEE), a regroupé des représentants d'ONG de plusieurs pays arabes, des représentants des bureaux régionaux de l'OMS et de la Ligue arabe.

Elle a été l'occasion de confronter les expériences des pays participants avec l'objectif de coordonner les actions et multiplier les échanges en faveur du développement durable, ajoute le communiqué.

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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2008 7:56 am    Sujet du message: Pour l'équilibre écologique de la terre Répondre en citant

Marrakech
Pour l'équilibre écologique de la terre
La ville ocre organise le 2e festival de l'art du jardin



La ville ocre accueillera du 10 au 13 avril prochain la deuxième édition du Jardin'Art, le Festival de l'art du jardin organisé par le magazine «Jardins du Maroc, Jardins du monde».


Les organisateurs ont choisi comme thème pour cette 2e édition ‘'L'économie de l'eau et les enjeux que représentent les politiques hydrauliques dans le monde pour l'avenir de notre planète''. Les changements climatiques constatés ces dernières années ainsi que l'avancée croissante du désert dans certaines régions du monde et la baisse du niveau de la nappe phréatique, accompagnés du phénomène de salinisation des eaux souterraines, sont autant de signes inquiétants et de messages suffisamment alarmants pour que nous pensions davantage à modifier nos comportements de consommateurs des ressources hydriques. Selon les Nations unies, en 2025, trois milliards de personnes vivront dans des régions où les réserves d'eau douce existantes seront surexploitées.

L'eau est vitale pour l'avenir de notre planète. L'irrigation, à elle seule, consomme 90% de nos besoins en eau. Les sciences agronomiques et les nouvelles techniques de l'irrigation nous permettent aujourd'hui de réduire ces dépenses et d'utiliser l'eau de manière plus rationnelle. Des chercheurs, des hydrologues, des agronomes, des écologistes et des paysagistes, chacun dans sa discipline, essayent de trouver et d'expérimenter des solutions efficaces, économiques et novatrices concernant l'utilisation de l'eau. Les conférenciers, les professionnels du jardin et de l'environnement, les pépiniéristes, les paysagistes, outre la communication de leur savoir-faire en matière de jardinage écologique grâce à une utilisation rationnelle de l'eau, sensibiliseront aussi le public à la nécessité et à la possibilité d'utiliser l'eau avec efficacité et économie.

A cet effet, l'équipe de «Jardins du Maroc, Jardins du Monde» et ses différents partenaires ont élaboré un programme éducatif, professionnel, artistique et scientifique pour faire de cette édition l'occasion de faire découvrir au public les avancées techniques en matière d'innovation concernant l'économie de l'eau et l'inciter à protéger cette ressource indispensable à l'équilibre écologique de la terre. «Au programme de ce salon, il y aura des ateliers pour enfants, des conférences, des tables rondes, des expositions, une projection de films et des concerts de musique», nous a confié Abderrazak Benchâabane, directeur général du «Jardin d'Art 2008» qui aura lieu aux Jardins de la Menara.

Par Mustapha Benhida | LE MATIN
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Dernière édition par Si Moh le Jeu Fév 21, 2008 6:20 am; édité 3 fois
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MessagePosté le: Jeu Fév 21, 2008 4:23 am    Sujet du message: Un développement durable respectueux de l'environnement Répondre en citant

Un développement durable respectueux de l'environnement, principal défi du siècle (responsable)

Casablanca, 19/02/08- Le souci de produire dans une perspective de développement durable respectueux de l'environnement est le principal défi auquel sera confronté le monde au cours de ce siècle, a estimé le secrétaire général du secrétariat d'Etat chargé de l'eau et de l'environnement, M. Mehdi Benzekri.

"Produire dans une perspective de développement durable (...) respectueux de l'environnement, techniquement approprié, économiquement viable et socialement acceptable, permettant de répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures sera le principal défi de ce siècle", a souligné M. Benzekri à l'ouverture, mardi à Casablanca, des travaux du Conseil d'administration du Centre Africain des Applications de la Météorologie pour le développement (ACMAD).

Ce pari sera difficilement réalisable d'autant plus qu'il s'agit de produire plus avec moins de ressources, a-t-il précisé, ajoutant que l'augmentation de la production nécessitera la mise en place d'une nouvelle vision de la gestion des savoirs, de l'expertise et des technologies.

M. Benzekri a mis en exergue les efforts déployés dans ce sens par l'ACMAD qui aide les pays africains à élaborer et à mettre en oeuvre des stratégies appropriées d'anticipation et d'adaptation, rappelant que la déclaration de Rabat (4 avril 2007) a souligné l'urgence de la création d'un fonds mondial pour le financement des études de développement et d'adaptation dans les pays concernés.

L'idée de créer ce fonds a été présentée par le Maroc lors du dernier Congrès de l'Organisation de la Météorologie Mondiale (OMM), a-t-il dit, appelant les pays africains et les différents partenaires à y adhérer d'autant plus que le fonds constituera une source complémentaire pour le financement des travaux de l'ACMAD.

L'ACMAD est une institution scientifique et technique au service du développement de l'Afrique et un acquis à préserver, a-t-il relevé, ajoutant que le Maroc est disposé à mettre à la disposition du centre tous les moyens et facilités de nature à l'aider dans la réalisation de ses projets.

Les Travaux de cette rencontre de l'ACMAD, qui compte 53 Etats, devront porter sur l'examen du rapport d'activité 2007, l'adoption du budget 2008, la désignation du directeur général et l'élection du président du Conseil d'Administration.

Outre les membres du CA du centre, prennent notamment part à cette rencontre le sous secrétaire général de l'OMM et un représentant de la Communauté Economique pour l'Afrique (CEA).

L'ACMAD, créé en 1987, a pour objectif de servir le développement durable en Afrique par les applications météorologiques et climatiques nécessaires aux secteurs sociaux et économiques porteurs de croissance.

Pour ce faire, il élabore des produits et outils d'aide à la décision et met son expertise au service des responsables dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé, de la gestion des ressources en eau, de la protection de l'environnement ou encore de la gestion des énergies renouvelables.

Il est également un centre de production d'informations pour la mise en place des politiques de réduction de la vulnérabilité et d'adaptation à la variabilité et aux changements climatiques et un espace de formation et de transfert de technologie et d'échange des connaissances auprès des acteurs du développement durable.

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MessagePosté le: Sam Fév 23, 2008 10:32 am    Sujet du message: L'écologie à Al Haouz Répondre en citant

Un festival africain sur l'écologie à Al Haouz

"Revisitons notre planète" est le thème de la 1ère édition du festival africain sur l'écologie et le développement durable qui se tiendra du 29 mai au 2 juin dans la province d'Al Haouz, à l'initiative de l'Association "Pour un Maroc vert".




Prévu sur un site baptisé "terre d'Amanar" (environ 30 kilomètres de Marrakech), ce festival ambitionne de participer à l'éveil des consciences sur la problématique de l'environnement et sur les urgences écologiques auxquelles se trouve confronté actuellement le Maroc.

Ce festival, estiment les organisateurs, servira également d'occasion pour la pose de la première pierre pour la création d'une plate-forme africaine et internationale professionnelle pour les associations et les acteurs agissant dans le domaine écologique, à même de permettre un partage des connaissances et une parfaite synergie des actions.

Il constituera, en outre, l'occasion de mettre en avant les principales entreprises et initiatives nationales inscrites dans la démarche de l'écologie et du développement durable et de promouvoir ainsi les pratiques d'affaires responsables au Maroc.

Durant les trois premiers jours de cette manifestation, les festivaliers seront conviés à prendre part à une série de conférences traitant entre autres, de la "vision systémique du développement durable : action de l'Observatoire de la Palmeraie de Marrakech", "Pour une nouvelle culture eau, au service du développement durable" et des "impacts des changements climatiques et des perturbations anthropiques sur l'écosystème de l'oued N'fis".

Un grand espace sera, par la même occasion, aménagé de façon à abriter des expositions sur les nouvelles technologies du développement durable, ainsi que des stands découverts permettant aux entreprises participantes de faire partager leurs actions environnementales.
Le grand public aura également l'occasion d'assister, à compter du quatrième jour, à des concerts musicaux offerts par un parterre d'artistes marocains de renommée, engagés en matière d'environnement, ainsi qu'à la projection de films-documentaires traitant des questions environnementales.

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MessagePosté le: Ven Fév 29, 2008 1:14 pm    Sujet du message: Fès: Lancement d'un projet de gestion intégrée des forêts Répondre en citant

Fès: Lancement d'un projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas

Fès, 28/02/08- La gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas (GIFMA) est l'intitulé du projet que le haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification a lancé jeudi à Fès.

Ce projet, doté d'une enveloppe budgétaire de l'ordre de 3,11 millions de dollars (23,5 MDH), sera réalisé grâce à un partenariat entre le haut commissariat aux eaux et forêts (500.000 dollars), l'agence de développement social (1 million dollars), le fonds mondial pour l'environnement (FEM-997.945 dollars), le Programme des Nations unies pour le développement au Maroc (PNUD) (360.000 dollars), le fonds mondial pour la nature (WWF-52.800 dollars) et le corps de la paix des Etats unis au Maroc (200.000 dollars).

Lancé lors d'un atelier initié sous le thème "Le domaine forestier et la population rurale: Quels modèles et mécanismes d'intégration et de participation? ", le GIFMA, qui s'étale sur une période de cinq ans a pour but de mettre en place une gestion intégrée des écosystèmes forestiers du Moyen Atlas susceptible de restaurer leurs fonctions écologiques et de contribuer au développement socioéconomique durable des populations rurales.

Selon ses initiateurs, l'objectif principal du projet est de développer des modèles de gestion participative, multifonctionnels et autofinancés des forêts et des parcours, qui préservent l'intégrité de l'écosystème forestier et la conservation de la biodiversité, améliorent la productivité sylvo-pastorale et contrôlent l'érosion.

Le projet vise également le renforcement des capacités de tous les acteurs et intervenants afin d'assimiler, développer et de reproduire et adapter ces modèles dans le corridor et les bassins versants les plus vulnérables.

La zone du projet GIFMA se situe au sein du corridor allant du Tazzeka dans la province du Taza jusqu'à Kerrouchen dans la province de Khénifra, sur une superficie de 1.078.000 ha et couvre en partie trois régions en l'occurrence Fès-Boulmane, Meknes-Tafilalet et Taza-Alhoceima-Taounate.

Dans un premier temps, le projet visera la mise en place et la validation des modèles de gestion à développer à l'échelle de deux communes rurales pilotes en l'occurrence Tanourdi dans la province de Khénifra et Skoura dans la province de Boulemane.

Une stratégie de reproduction et d'adaptation de ces modèles sera également préconisée dans les autres communes rurales du corridor.

Ce projet s'est fixé comme objectif le développement de nouveaux systèmes de gestion participative, le développement des capacités requises pour reproduire et adapter les systèmes de gestion participative, la gestion des connaissances pour soutenir une gestion intégrée des écosystèmes forestiers et la réalisation d'une gestion adaptative par l'intégration des acquis dans les stratégies et approches du projet.

Intervenant à cette occasion, le directeur de la lutte contre la désertification et la production de la nature au haut commissariat, M. Mohamed Badroaui a relevé que le Royaume est devenu de plus en plus confronté au phénomène des changements climatiques et à des épisodes de sécheresse longues.

Le développement des mécanismes de gestion de façon intégrée et participative des écosystèmes forestiers est l'objectif principal du Projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas, a-t-il rappelé .

Il a souligné que cette "gestion intégrée" constitue un moyen idoine pour restaurer l'équilibre des fonctions écologiques des forêts et parcours du Moyen Atlas tout en assurant le développement social et économique des populations locales et une rentabilité durable aux exploitants en aval.

La restauration écologique, la conservation et la gestion durable des ressources forestières tout en assurant un développement socioéconomique durable des populations locales ne peuvent être maîtrisées qu'à travers des efforts conjugués et coordonnés des acteurs concernés dans le cadre d'une gestion intégrée et participative, a-t-il ajouté.

De son côté, Mme Yvone Helle, représentant résident adjointe du PNUD au Maroc a exprimé la détermination de l'organisation onusienne à accompagner ce projet qualifié d' "unique et de pilote " dans la région.

Elle a souligné le rôle du projet, qui sera généralisé à d'autres régions, dans la responsabilisation des populations locales à travers une implication effective de l'ensemble des acteurs de la forêt en faveur d'une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

Pour sa part, le directeur régional de l'ADS, M. Abdelmajid EL Makni, a affirmé que "la participation est le corollaire de réussite de ce projet, relevant que l'implication des populations, par leur participation au processus décisionnel, ainsi que par leur contribution à la réalisation des projets, est une condition sine qua non pour le développement durable.

L'approche participative consiste à soutenir et à accompagner les projets élaborés, gérés et suivis par les populations dans la perspective de leur "autonomisation socio-économique", a ajouté M. El. Makni pour qui la participation est un droit humain du fait qu'elle reconnaît aux communautés locales le droit fondamental d'être associés aux prises de décisions qui influencent leur avenir.

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MessagePosté le: Dim Mar 02, 2008 7:36 am    Sujet du message: Domaine forestier: Appel à une gestion participative Répondre en citant

Domaine forestier
Appel à une gestion participative
23,5 MDH pour deux communes


Les participants à un atelier consacré au lancement du Projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas (GIFMA) ont appelé, jeudi à Fès, à une implication effective de l'ensemble des intervenants dans la gestion du domaine forestier, en vue d'assurer le développement social et économique des populations et une rentabilité durable aux exploitants en aval.

Intervenant lors de la séance de clôture, les participants ont plaidé pour une implication effective notamment des services de l'Etat, des populations locales, des collectivités locales, du secteur privé et des associations dans un climat de confiance, et de partage de consensus constructif en faveur d'une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

Ils ont, dans ce cadre, jeté la lumière sur l'importance vitale de la sauvegarde et de la conservation du patrimoine sylvestre national qui "abrite une biodiversité sans égale à l'échelle mondiale et qui représente la matière première et la recette de base du développement socioéconomique des communautés rurales".
Ils ont également soulevé les effets incluant la réduction de la sédimentation dans les réservoirs d'eau, la contribution à la sauvegarde de la diversité biologique tout en agissant sur l'atténuation de la pauvreté, l'amélioration des conditions de vie et la bonne gouvernance locale.

Cette approche ascendante, ont-ils poursuivi, aura des effets à plus grandes échelles nationale et internationale qui rendent ce projet, porté par le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, éligible au financement du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) administré par le Programme des Nations unies pour le développement au Maroc (PNUD).

Ce projet, doté d'une enveloppe budgétaire de l'ordre de 3,11 millions de dollars (23,5 MDH), se concentrera dans un premier temps sur deux communes pour mettre en place et tester les modèles à développer, ont-ils rappelé, précisant qu'une stratégie de passage à l'échelle de l'ensemble du corridor, couvrant les 30 communes, sera développée et mise en œuvre.

Les intervenants ont, par ailleurs, relevé que le projet donnera une attention particulière à la valorisation des produits forestiers destinés au marché international à travers une certification basée sur des indicateurs de gestion intégrée et durable de la forêt.

Selon les participants, la matière première et la recette de base du développement socioéconomique des communautés rurales, explique la composition partenariale de ce projet fédérateur qui implique le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts, l'Agence de développement sociale, le PNUD, le FEM, le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l'Organisation américaine du Corps de la Paix.

La zone du projet GIFMA se situe au sein du corridor allant du Tazzeka dans la province du Taza jusqu'à Kerrouchen dans la province de Khénifra, sur une superficie de 1.078.000 ha et couvre en partie trois régions en l'occurrence Fès-Boulmane, Meknes-Tafilalet et Taza-Alhoceima-Taounate, rappelle-t-on.

Le projet qui sera réalisé sur cinq ans, s'est fixé comme objectif le développement de nouveaux systèmes de gestion participative, le développement des capacités requises pour reproduire et adapter les systèmes de gestion participative, la gestion des connaissances pour soutenir une gestion intégrée des écosystèmes forestiers et la réalisation d'une gestion adaptative par l'intégration des acquis dans les stratégies et approches du projet.


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MessagePosté le: Jeu Mar 06, 2008 4:37 am    Sujet du message: 9ème édition du Prix Hassan II pour l'Environnement Répondre en citant

Organisation de la 9ème édition du Prix Hassan II pour l'Environnement

Rabat, 04/03/03-Le Secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'environnement (Département de l'environnement) organise la 9ème édition du Prix Hassan II pour l'environnement, indique mardi un communiqué du Secrétariat d'Etat.

Ce Prix est réservé à des personnes physiques ou morales, de droit public ou privé, de nationalité marocaine ou étrangère résidant ou non au Maroc, ayant pris des initiatives ou réalisé des travaux, de manière directe, contribuant à l'amélioration de l'environnement au Maroc et à la réalisation de ses objectifs de développement durable.

Selon la même source, le Prix Hassan II pour l'Environnement est d'une valeur de 300.000 Dirhams, qui sera répartie sur trois domaines : le premier ayant trait à la recherche scientifique et ses applications (150.000 DH), le second est relatif à l'information, l'éducation et la communication (100.000DH) et le 3ème concerne les initiatives éco-citoyennes (50.000 DH).

Les personnes candidates à ce Prix ne doivent ni figurer parmi les lauréats de ce Prix dans une de ses trois dernières éditions, ni présenter des travaux ayant été déjà primées dans des concours similaires au Prix.

Elles ne doivent pas également présenter un travail réalisé dans le cadre d'une fonction rémunérée, de même que le travail ou les travaux présentés qui font partie d'études supérieures, doivent être réalisés spécifiquement pour le Prix et dans l'un de ses domaines d'intérêt.

Le Secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement indique, par ailleurs, que les dossiers de candidature doivent être envoyés par courrier recommandé ou déposés au bureau d'ordre du Secrétariat d'Etat, avant le 15 mai 2008.
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 4:32 am    Sujet du message: Sécuriser l'alimentation du monde rural Répondre en citant

Environnement
Sécuriser l'alimentation du monde rural
L'agro-écologie, une solution pour concilier développement économique et protection de la nature

Publié le : 08.04.2008 | 15h28


Les petits agriculteurs des pays du Sud ont été déstabilisés par l'introduction de l'agriculture mécanisée. Le paysan a été progressivement remplacé par l'exploitant agricole, dont la fonction est davantage tournée vers la production de matières premières agricoles qui seront après valorisées par l'industrie.


Celle-ci, pour assurer sa pérennité, a fourni aux agriculteurs les entrants chimiques (engrais, pesticides, etc.) pour produire toujours plus. Des pratiques qui ont fini par épuiser le sol. Ainsi, pour remédier à cette situation, des alternatives à l'agriculture conventionnelle sont apparues dans les pays du Sud. Parmi les solutions de rechange, l'agro-écologie, dont l'objectif est de concilier développement économique et protection de l'environnement.

Les défenseurs de cette nouvelle discipline considèrent que le sol doit être considéré comme un organisme vivant et non un corps destiné à recevoir des substances chimiques. Pour protéger les terres agricoles, ils proposent leur entretien par une fertilisation organique fondée sur les engrais verts, tout en cultivant les espèces locales. Cette agriculture alternative propose le recours à l'énergie la plus équilibrée d'origine mécanique ou animale pour éviter le gaspillage et à la réhabilitation du savoir-faire traditionnel. «Il faut mettre fin au discours misérabiliste qui annonce partout que le milieu rural est pauvre.

Cela est faux, la preuve c'est que les populations villageoises possèdent en même temps la terre et le savoir-faire. Il suffit seulement de les former à l'agro-écologie pour assurer leur sécurité alimentaire. Notre pays a de la chance d'avoir encore ces paysans pour travailler la terre», lance Fattouma Benabdenbi de l'association «Terre et Humanisme Maroc». Cet appel a été corroboré par des témoignages qui remettent en cause la démarche des ONG internationales quand il s'agit de monter des projets de développement qui, avec leurs idées généreuses, transforment des populations rurales en villageois assistés.

«Quand elles arrivent dans un village, les ONG cherchent ce qui manque aux habitants. Et là tout de suite, elles créent chez eux une attitude de demande qui est, à mon avis, négative. Aujourd'hui, il faut procéder autrement en prenant en compte ce qu'ils ont déjà : la terre et le savoir-faire pour les valoriser.

Les paysans doivent apprendre à ne pas tout miser sur la céréaliculture, mais à diversifier leurs ressources en pratiquant les cultures maraîchères, l'élevage et la culture du blé», explique Lucile Zugmeyer, coordinatrice du projet agro-écologie initié par l'association «Terre et Humanisme Maroc» en partenariat avec l'ONG ENDA-Maghreb et qui s'apprêtent à lancer en mai prochain une formation pour initier les agriculteurs à cette nouvelle filière. Toujours dans le cadre de la sensibilisation du public, la Faculté des sciences Ben M'Sick de Casablanca a organisé récemment la première journée de l'agro-écologie sous le thème «L'ortie, une ressource naturelle à valoriser». «Aujourd'hui, l'ortie entre dans la composition de nombreux produits cosmétiques et médicaments. Elle peut être utilisée pour soigner le cancer de la prostate, les calculs rénaux et autres maladies...

Cette plante, qui est riche en plusieurs vitamines, fer et magnésium, s'adapte aux climats aride et semi-aride», indique l'universitaire Mohamed Hsain. Autre avantage de cette plante magique, son utilisation pour fertiliser le sol. Elle peut augmenter le rendement de blé et servir de protection phytosanitaire telle que la prévention contre les insectes ravageurs des plantes. «Le purin d'ortie, sorte de liquide fermenté, est un répulsif naturel pour les pucerons et les acariens. Il peut servir aussi d'engrais pour stimuler la croissance des plantes, tout en renforçant leur défense. Maintenant, il faut commencer la commercialisation de ce produit», indique Bouchaib, formateur de «Terre et Humanisme Maroc» à la ferme agro-écologique de Dar Bouâzza. Mais certains invités ont émis leur réserve sur l'idée de mettre ce produit sur le marché pour la simple raison qu'il est interdit en France, car dans ce pays, il n'est classé ni dans la liste des fertilisants ni dans celle des pesticides. Quant aux autres, ils ont indiqué que l'ortie est difficile à cultiver et de surcroît elle nécessite des terres fertiles.

Pour lutter contre tous les problèmes que rencontre l'agro-écologie, les participants à cette journée ont appelé les scientifiques à s'approcher des agriculteurs. De même, ils ont invité les jeunes scientifiques à s'investir dans ce nouveau créneau au lieu de «se brader» chez des employeurs qui leur proposent des postes ne répondant nullement à leur profil. D'ailleurs, des biologistes travaillent dans des centres d'appels ou dans la sécurité. Pour sensibiliser ce public à cette agriculture, les responsables du programme du projet ALEF de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), qui vise à accroître l'employabilité des jeunes Marocains, en renforçant la qualité des enseignements primaire et secondaire collégial et de la formation professionnelle, s'intéressent, eux aussi, à cette piste et devraient visiter la ferme de Dar Bouaaza, près de Casablanca, qui a commencé à commercialiser des paniers de légumes bio.

Les engrais verts

Selon le fondateur de l'agro-écologie, Pierre Rabhi, le progrès authentique exige de passer de la concentration et la sophistication technologique à la participation du plus grand nombre de personnes, du quantitatif à une économie réelle fondée sur l'effort de tous, d'une nourriture qui transite sans cesse à une nourriture consommée sur le territoire où elle a été produite.

Issue d'une démarche scientifique attentive aux phénomènes biologiques, cette agriculture alternative associe développement économique et protection de l'environnement. Elle propose un travail du sol n'altérant pas sa structure, une fertilisation organique fondée sur les engrais verts et le compostage, le traitement phytosanitaire naturel, le choix judicieux des variétés adaptées aux divers territoires avec la mise en valeur des espèces traditionnelles. L'agro-écologie est économe d'eau. Pour ses défenseurs, l'irrigation peut être accessible lorsqu'on a compris l'équilibre entre terre et eau.


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MessagePosté le: Lun Mai 05, 2008 8:05 am    Sujet du message: Projet du centre international d'agro-écologie Répondre en citant

Développement durable
Projet d'un Centre international d'agro-écologie
Une structure pour appuyer les initiatives locales


Au moment où le Maroc devient un vrai pays importateur de blé, nos stratèges qui réfléchissent aujourd'hui sur une nouvelle politique agricole doivent bien garder à l'esprit ces chiffres.




«Le marché mondial des céréales devient étroit et seuls 17,2% de la production de blé, 12,5% du maïs et 7% du riz sont exportés», indique l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC), un organisme public français. Par ailleurs, des pays producteurs soucieux de garantir une alimentation à leurs habitants commencent à bloquer ou limiter leurs exportations, comme l'Ukraine et l'Argentine pour le blé, l'Inde et le Vietnam pour le riz, tandis que d'autres, comme la Chine, craignant une pénurie, tentent de constituer des stocks stratégiques. C'est dans ce contexte que l'association Ribat Al Fath pour le développement durable, en partenariat avec «Terre et Humanisme Maroc», a organisé dernièrement une conférence sur le thème «Environnement et Humanisme », animée par Pierre Rabhi, qui lors de cette réunion a annoncé la création d'un centre international pour l'appui des initiatives locales à Taroudant, une structure vouée à l'agro-écologie.

«J'ai demandé à mon secrétariat de réserver l'année 2009 pour le Maroc. J'y serai souvent pour mettre en marche ce centre. Il sera un lieu interculturel accueillant un public intéressé venu de tous les pays. Cet organisme générera des ressources que nous utiliserons pour former des paysans», a lancé P. Rabhi dont la présence s'inscrit dans le cadre du lancement officiel de la formation d'animateurs agro-écologistes marocains, à l'occasion du 6e Moussem international de l'arganier, organisé du 2 au 4 mai à Taroudant. Après avoir critiqué l'ordre mondial basé notamment sur une agriculture moderne qui veut toujours produire davantage en engendrant des inégalités (les 4/5 de la richesse de la planète entre les mains d'un cinquième d'habitants), ce conférencier a interpellé le public sur la situation de la pauvreté en Afrique, alors qu'elle détient quelque 60% des richesses naturelles mondiales. Si rien ne change sur ce continent, il faut s'attendre au pire.

Ces guerres et famines ne sont que les signes avant-coureurs de la catastrophe qui hante cette partie du monde. Pourtant, la planète a de quoi nourrir plus de 10 milliards de personnes. L'homme a pu réaliser de grandes prouesses technologiques et au même moment il n'arrive pas à satisfaire les besoins de base d'une grande partie de la population. Face à ce paradoxe, il faut réfléchir à une nouvelle agriculture. Celle-ci ne doit plus utiliser les pesticides, ces produits qui affaiblissent les sols et affectent notre alimentation. Le lien entre nourriture et santé est confirmé. Beaucoup de cancers sont liés au contenu de notre assiette. Le rôle néfaste des pesticides a été pointé du doigt dans le passé par des scientifiques, comme l'Américaine Rachel Carson, qui a étudié les effets de l'insecticide DDT, utilisé à l'époque.

Ses recherches lui ont inspiré un livre poignant le «Printemps silencieux », publié en 1962, dans lequel elle décrivait une terre privée du chant des oiseaux, où les forêts dépérissaient, où les humains mouraient de maladies mystérieuses, etc. Aujourd'hui face à la catastrophe, que faire ? Il faut simplement choisir une agriculture respectueuse de l'environnement et opter pour le concept «produire local». Dans ce sens, il est temps que les responsables de la politique agricole marocaine s'intéressent aux 600.000 familles rurales, soit 5 à 6 millions d'habitants qui se trouvent actuellement au seuil de la pauvreté pour l'initier à l'agro-écologie, seule solution qui leur permet de garantir une autosuffisance alimentaire.

Terre et humanisme

Le Centre international d'appui aux initiatives locales, qui sera réalisé dans quelques mois par l'association «Terre et Humanisme» à Taroudant, est un lieu pédagogique de rencontres, d'échanges d'expertises, de savoir et de savoir-faire pour un développement durable, basé sur une économie respectueuse de l'environnement et au service de l'humanité. Ce projet permet d'imaginer des stratégies capables de faire l'inventaire de ses ressources et de les valoriser pour satisfaire les besoins les plus élémentaires des populations concernées, en terme d'emploi, d'activités génératrices de revenus, de stabilité et de respect de l'humanité, et de protection de l'environnement. Ce centre sera un laboratoire d'expérimentation, un show-room des produits disponibles, patrimoine de la région et du génie humain, un espace d'échange, de formation et de communion, favorisant l'émergence de l'initiative privée, au départ des possibilités, en terme de savoir, de savoir-faire, de compétences et de ressources disponibles, et ce, dans plusieurs domaines d'activité. l'objectif étant de tendre une économie plus équitable, une économie coopérative et mutualiste qui permet une meilleure redistribution des richesses, basée sur la valorisation des ressources disponibles, sur l'économie du patrimoine, du terroir et des savoir-faire. Une économie à l'écoute des besoins et des potentialités, respectueuses de l'environnement, basée sur un contrat social au service de l'intérêt général.



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Publié le : 04.05.2008 | 11h10
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MessagePosté le: Mer Mai 07, 2008 8:11 am    Sujet du message: Espaces verts Répondre en citant

L'Institut national des paysagistes menacé
Le budget de cet établissement consacré à la formation est suspendu



Un des objectifs de l'Agenda 21, programme de développement durable pour le 21e siècle, adopté lors de la déclaration de Rio en 1992, dont le Maroc est signataire, consiste notamment à favoriser un meilleur cadre de vie pour les habitants par la multiplication d'espaces verts.





Actuellement chez nous, ce but est loin d'être atteint. Notre espace urbain est au bord de l'asphyxie : la plupart des villes atteignent les cotes d'alerte en ce qui concerne le sous-équipement en parcs, en jardins publics, en squares, en allées boisées, etc. Très peu de nos cités peuvent prétendre disposer du minimum de 10 mÇ/habitant d'espaces verts, comme le recommande la norme de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Rareté de l'assiette foncière, vandalisme, manque d'eau ou de fonds, la liste des raisons ne manque pas pour justifier ce grand déficit. Toutefois, des solutions ont été avancées, des chantiers ont plus ou moins réussi ici et ailleurs. Ceintures vertes, parrainage de réaménagement des jardins publics, initiatives des associations de quartiers et des écoles, les exemples encourageants existent bel et bien. Mais toutes ces actions entreprises ne remplacent pas une vraie stratégie nationale en matière d'espaces verts.

Pour illustrer le manque de vision dans ce secteur, l'Institut de formation des paysagistes, créé en 1980 à Salé, seul établissement public à fournir aux collectivités locales des techniciens d'espaces verts (Bac + deux ans de formation) à l'échelle nationale, a fermé ses portes depuis 2003, faute de budget pour la formation initiale (bourses pour stagiaires, restauration, etc.). En revanche, celui du fonctionnement qui comprend les salaires d'une trentaine de fonctionnaires (dont les principales tâches ont été réduites à l'entretien de leur petit jardin et à l'organisation de quelques séminaires au profit du personnel des communes), a été maintenu. Devant cette situation, les employés de cette école, qui formaient chaque année 50 techniciens, s'inquiètent de leur avenir. Quant à la hiérarchie supérieure, elle ne leur a fourni aucune explication sur cette décision.

Pendant ce temps, le public se demande pourquoi au moment où l'environnement est devenu une priorité mondiale, cette école qui a formé 800 techniciens supérieurs depuis sa création, abandonne ses activités, alors que les besoins de nos communes urbaines et rurales en espaces verts ne cessent d'augmenter. Certes, la tendance actuelle est de plus en plus orientée vers une gestion privée des jardins publics. Mais si cela est vrai, quels seront les agents spécialisés qui représenteront les communes auprès de ces entreprises ? Autres questions, cet arrêt ne risque-t-il pas de remettre en cause l'initiative «Villes fleuries» ou de priver le pays de techniciens paysagistes dans le long terme ? Pour le moment, il ne reste que l'Institut agronomie vétérinaire (IAV) Hassan II qui dispose d'une filière à Agadir pour former un tout petit nombre d'ingénieurs paysagistes par an.

A côté de cela, l'Office de la formation professionnelle et de la promotion de travail (OFPPT) dispense une filière «Ouvrier qualifié en espaces verts» dans 15 établissements, dont l'effectif s'élève à plus de 400 stagiaires pour l'année 2007-2008. D'autre part, cet organisme public initie aussi une autre formation en matière d'espaces verts aux Centres de réinsertion éducation pour les jeunes détenus (Salé, Oukacha à Casablanca, etc.).

Toujours sur ce registre, l'OFPPT lance une filière de jardinage artistique au centre social mixte de «Hay Nahda» à Rabat, dont le démarrage est prévu pour septembre prochain. Mais avec l'aggravation de l'impact du réchauffement climatique, il devient de plus en plus urgent de réfléchir sur une politique d'amélioration de notre cadre de vie. «Nous devons tenter quelque chose de plus audacieux et imaginer une solution non seulement à ce problème de manque d'espaces verts, mais à tous ceux liés à l'environnement que pose la ville actuelle», souligne un expert en environnement.

Selon lui, il est important de planifier la gestion de l'espace. «Ne pourrions-nous pas l'étendre jusqu'à préconiser la création de villes où seraient prises en compte les préoccupations de l'aménagiste, de l'urbaniste et de l'écologiste ? Des villes certifiées ISO, s'intégrant harmonieusement dans leur milieu, fonctionnant aux énergies renouvelables, rejetant peu de gaz carbonique, recyclant leurs eaux usées, gérant rationnellement leurs déchets, organisant intelligemment leurs plans de circulation. Des pays ont créé des éco-quartiers, d'autres, comme la Chine, envisagent de bâtir des villes entières sur ce principe. Pourquoi pas nous ?», propose-t-il.

Pour le moment, il faut reconnaître que le bilan n'est pas tout à fait négatif dans ce domaine et que des programmes ambitieux ont été engagés pour améliorer la qualité de vie des Marocains et qui peuvent être considérés comme préfigurant les axes d'une stratégie en matière d'environnement.
On peut citer les programmes nationaux d'assainissement liquide, de gestion des déchets, de mise à niveau environnementale des écoles rurales, de dépollution industrielle, qui ne manqueront pas d'avoir un impact positif autant sur l'état des ressources et des milieux naturels que sur la santé et la sécurité des citoyens.

Jardin interdit au public

Au moment où nos cités manquent d'espaces verts, le jardin public en face du siège de Bank Al-Maghrib, situé sur l'avenue Mohammed V à Kénitra, toujours entretenu aux frais du contribuable reste interdit aux habitants de la ville. Pour justifier cette fermeture qui dure depuis des années, les responsables évoquent des raisons de sécurité, alors que le siège de la banque est surveillé 24h/24 par des agents de la police.
Autre raison citée pour refuser l'ouverture de ce lieu au public, le risque d'être dégradé par les clochards. Selon ces responsables, ce jardin se transformerait durant la nuit en un refuge pour les sans domiciles fixes.
Enfin, rappelons le statut juridique de ce jardin public. Selon la déclaration recueillie auprès d'un ancien président de conseil municipal en 2007, cet espace vert appartient toujours à la ville et non à cette banque comme certaines rumeurs veulent le faire croire.



Par Rachid Tarik | LE MATIN
Publié le : 06.05.2008 | 16h44
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MessagePosté le: Sam Mai 17, 2008 6:00 am    Sujet du message: Grand-messe des écologistes Répondre en citant

Grand-messe des écologistes

· 1er Festival du développement durable en Afrique

· 3.000 participants attendus du 29 mai au 1er juin, à Marrakech


Considérations économiques et écologie sont parfaitement conciliables. Tel est le message porté par l’association «Pour un Maroc vert» qui organise son 1er Festival sur l’écologie et le développement durable en Afrique. «Prévu du 29 mai au 1er juin, dans la région de Marrakech, l’évènement a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique sur les enjeux environnementaux et écologiques», explique Zniber Moundir.

«Nous voulons également fédérer mouvement associatif, gouvernement, entreprises et communauté scientifique autour des mêmes valeurs: protection de l’environnement et développement durable», ajoute-t-il. Débats, conférences, expositions, projections de documentaires et concerts de musique sont au programme.

Dédiées aux professionnels, les deux premières journées seront consacrées à une série de thématiques en rapport avec le développement d’un tourisme durable et solidaire au Maroc. Parmi les thématiques, les responsabilités de l’entreprise face au développement durable, la politique gouvernementale en matière d’énergie, la ressource hydrique et sa gestion... Au cours des deux derniers jours, des conférences grand public sont annoncées sur les bienfaits des matériaux écologiques, le changement climatique, la biodiversité, l’agriculture biologique, les énergies de demain... Ces problématiques seront développées par des intervenants de renom comme Emmanuel Riolet, consultant pour la commission européenne dans le domaine des énergies renouvelables; Amal Haddouche, directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables; Abdelkabir Zahoud, secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement; Mohamed Chtioui, directeur général de l’Agence du bassin hydraulique du Tensift... Les intervenants veilleront à simplifier leur discours afin de le rendre accessible à tous les publics. Quelque 3.000 personnes sont attendues.

Egalement au programme, des documentaires, concerts et expositions. De même des entreprises et organismes marocains vont exposer leur action et leur politique en matière d’écologie et de développement durable. Il est à noter que le gîte qui accueillera ce festival, Terres d’Amanar, est situé sur le parc national du Toubkal, un site encore complètement préservé qui s’étend sur 100 ha.

Hassan EL ARIF
http://www.leconomiste.com/
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MessagePosté le: Dim Mai 18, 2008 1:37 pm    Sujet du message: MAroc Vert Répondre en citant

Naissance d’un festival écologique


L’association «Pour un Maroc vert» organise du 29 mai au 1er juin 2008 le premier Festival sur l’écologie et le développement durable en Afrique. Objectif : sensibiliser un large public sur les enjeux environnementaux.


«Le Maroc est confron-té aujourd’hui à une urgence écologique majeure : pollution de l’air et des eaux, déforestation, désertification, raréfaction inquiétante de l’eau, gestion dramatique des déchets, biodiversité en danger, appauvrissement des sols… », déclare Moundir Zniber, président de l’association «Pour un Maroc vert».
Dans le but de sensibiliser les citoyens sur l’ampleur des dégradations écologiques et environnementales, l’association organise le premier Festival sur l’écologie et le développement durable en Afrique du 29 mai au 1er juin 2008. Cette manifestation de grande envergure qui réunira 300 professionnels se tiendra à Marrakech, sur le somptueux site de «Terre d’Amanar» sous le thème « Revisitons notre planète». «Un budget de près de 2 millions de dirhams a été consacré pour l’événement et nous attendons entre 1500 et 3000 visiteurs», révèle le président de l’association. Pour cette première édition, le Sénégal sera à l’honneur, en reconnaissance pour ses efforts exemplaires dans le domaine de la préservation de l’environnement sur le continent africain.
Outre la sensibilisation d’un large public aux enjeux environnementaux, le festival vise à créer une plate-forme marocaine qui regroupera tous les acteurs nationaux et internationaux œuvrant dans le domaine de l’écologie et du développement durable. Cette manifestation s’articulera autour d’un salon d’exposition, d’un forum professionnel, de conférences, de projections, de documentaires, d’ateliers de sensibilisation, de workshops. «Des tables rondes seront organisées pour débattre de différentes thématiques dont la gestion de l’eau, les énergies, l’entreprise face au développement durable, le développement du tourisme durable…», affirme M. Zniber. Le forum professionnel se penchera de très près sur les problématiques liées à l’environnement au Maroc et sur les solutions à venir. L’objectif étant de créer à travers ce forum des synergies interprofessionnelles en réunissant les associations, ONG, entreprises, professeurs, scientifiques, membres du gouvernement ainsi que des intervenants internationaux.
En parallèle au forum, les visiteurs pourront assister à des conférences qui sont destinées à les éclairer sur les grandes thématiques environnementales à savoir les bienfaits des matériaux écologiques, la biodiversité, l’agriculture biologique, l’écologie et l’éducation relative à l’environnement, les énergies de demain.

L’association en bref

L’association « Pour un Maroc vert » a pour mission de fédérer et valoriser les initiatives, les synergies, les liens et les impulsions positives en faveur de l’écologie et du développement durable. Ses principales missions consistent à sensibiliser les opinions nationales et internationales aux enjeux environnementaux et humains, à réunir autour d’un forum les acteurs nationaux et internationaux déjà engagés dans cette dynamique, de promouvoir l’écologie et le développement durable et de développer un sentiment éco-citoyen marocain. L’association vise aussi à responsabiliser les acteurs de la vie sur la planète ( entreprises, associations, individus…), à créer des synergies en favorisant l’émergence de solutions novatrices pour l’avenir et à intégrer l’écologie et le développement durable comme une priorité au sein des entreprises marocaines et enfin à faire bénéficier le Maroc des innovations et avancées écologiques étrangères.


La MAP
Le 15-5-2008
Par : Leila Zerrour
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MessagePosté le: Ven Mai 30, 2008 5:33 am    Sujet du message: Ecologie et développement durable Répondre en citant

Ecologie et développement durable
De gros marchés à prendre


· Recyclage, tri des déchets... des niches porteuses

· Le Maroc toujours à la traîne


TERRE d’Amanar est un haut lieu qui a été soustrait aux nuisances humaines. Situé sur les premières marches du Haut-Atlas, cette terre nourricière accueille aujourd’hui et jusqu’au 1er juin «le premier festival sur l’écologie et le développement durable en Afrique». Initié par l’association «Pour un Maroc vert», des festivités et des rencontres rassemblent associations, entreprises et particuliers autour d’un même désir, celui de «créer une plateforme marocaine qui regroupera tous les acteurs (tant nationaux qu’internationaux) oeuvrant dans le domaine de l’écologie et du développement durable».

Si l’écologie est dans l’air du temps, espérons simplement qu’elle s’inscrive dans la durée. En tout cas, tout porte à croire que ce n’est pas seulement une question de tendance. L’écologie a de quoi prétendre à un ancrage réel. Car, de nos jours, on peut être écolo et gagner de l’argent. Un bel équilibre qui se concrétise à travers les différentes filières de recyclage, à travers une nouvelle vision du tourisme et de récupération des énergies. Le Programme national des déchets ménagers et assimilés (PNDMA), qui a coûté la bagatelle de 37 milliards de DH, est loin d’atteindre ses objectifs.

Sur le terrain, la réalité est tout autre. Le tri des ordures se fait de façon informelle et n’obéit à aucune réglementation. On ne peut ignorer davantage les dégâts occasionnés par la dégradation de l’environnement et qu’on estime à 13 milliards de DH annuellement, soit 3,7% du PIB. Protéger l’environnement, c’est protéger toutes les formes de vie. La vie d’un végétal, c’est déjà la vie. Et s’il est admis que dans la nature rien ne se perd et que tout se transforme, cet équilibre est vite rompu lorsqu’il s’agit de récupération des déchets industriels et autres matières de consommation. Au Maroc, on estime à seulement 4% les déchets recyclés. Pourtant cette opération devient indispensable à la croissance mondiale.

Près de 650 millions de tonnes de matières premières recyclées sont produites chaque année dans le monde et constituent 40% des ressources non énergétiques de l’industrie planétaire. Le Maroc est loin de contribuer à ce cycle de deuxième vie. Si on se fie uniquement au plan de gestion des déchets de la région de Tanger-Tétouan, réalisé par la coopération allemande GTZ (Coopération technique allemande) et le département marocain de l’Environnement, la valeur économique des produits recyclables de la région a été estimée ainsi à 23,5 millions de DH. Le marché est à prendre. L’industrie est à développer.

Flou

LA notion de développement durable demeure vaste et floue. Pourtant, ce nouveau concept repose simplement sur la protection de l’environnement, la croissance économique et l’équité sociale.
Même si on essaye de sensibiliser autour de l’argument écologique, au plus bas de l’échelle sociale et au premier niveau de recyclage, la misère humaine n’est aucunement prise en charge.

Amira KHALFALLAH
http://www.leconomiste.com/
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Amzil de Addis Abeba
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