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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Oct 11, 2007 10:55 am Sujet du message: Des questions de développement durable dans la vallée |
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Dans cette rubrique j'aborderai des sujets d'actualité relatifs au développement soci-économique de la vallée.
J'aurai recours à diverses sources pour ce faire, média, web...
Je commence par ce qu'il convient d'appeler : L'histoire de la privatisation calamiteuse de L’hotel Almadayiq de Boumalne Dadès
J’avais déjà annoncé dans le site de Boumalne Dadès le changement de propriétaire de l’Hôtel Almadayiq, suite à sa vente par la société Riad Ba Ali à une autre société avec des associées espagnols et marocains.
Je reviens ici sur ce sujet avec plus de détails.
L’hôtel a été conçu par les Architectes Abdeslam Farraoui et Patrice de Mazières , qui ont associé des artisans marocains dont Mohamed Chabaa.
Ce sont les mêmes architectes qui ont conçu l’hotel Rose de Dadès à Kelaa Mgouna, un hotel à Talouine dans le Souss , la cité universitaire de Rabat Souissi qui juxtapose l’INSEA entre autres.
La conception s’est attaché au respect du site, et à conserver l’aspect essentiel de l’architecture locale de la région : Volumétrie différenciée et modeste, adaptation au site, couleurs, ce qui lui a valu d’être candidat au Prix Aga Khan pour l'architecture en 1980.
(http://archnet.org/library/sites/one-site.tcl?site_id=148)
http://www.demazieres-arch.ma/
L’hôtel fondé sous le nom « al madayiq » à Boumalne Dades en 1974, a depuis sa fondation été géré par la société ADDAYAFA pour le compte de l’Etat jusqu’en 1982.
De 1982 à 1993, la location de l’hôtel à été faite par l’Office National Marocain du Tourisme au profit de la société PLM.
En 1993, l’Office National du Tourisme récupère l’hôtel.
En janvier 2002, l’hôtel à été privatisé au profit de la société RIAD BAALI qui porte le nom de la société propriétaire.
Et c' est à partir de ce moment que les problèmes de cet hôtel vont commencer.
J'y reviendrai. _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Lun Oct 15, 2007 4:41 am; édité 2 fois |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Oct 11, 2007 11:15 am Sujet du message: Une privatisation ratée |
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Dans le cadre du programme de privatisation entrepris par l ‘état , il y’a eu transfert au secteur privé de l’hotel “Al Madayiq” à Boulmane du Dadès , concrétisé par le Décret n° 2-01-3071 du 13 décembre 2001 décidant le transfert à la société maroco-norvégienne « Riad Ba Ali », de l'hôtel «Al Madayiq» à Boumalne du Dadès, moyennant le prix de sept millions trois cent vingt mille dirhams (7.320.000 DH) (B.0. n°4966 du 3 janvier 2002).
Après sa privatisation il y’a eu cependant de nombreux problèmes qui ont empêché la mise en en exécution du cahier du charge de la privatisation, ce qui a conduit à des affaires devant la justice, des actions revendicatives des salariés …
Ce qui est navrant dans cette affaire est que par négligence des uns notamment du côté des autorités responsable, cupidité et malveillance des autres, on a laissé dégrader et voler des objets d’arts dont recelait l’hôtel.
On par ailleurs laissé pourrir une situation sociale dont ont souffert vers 42 familles.
Objets d'arts et décors
Un travail artistique anéanti par des vandales et voleurs
L’histoire ne manquera certainement pas de juger comme il se doit les responsables de ce désastre économique, culturel et social.
Espérons qu' avec les travaux de rénovation en cours, l'hôtel retrouvera sa renommée d'autrefois, afin de contribuer au renforcement de l'infrastructure hôtelière de la région.
L'hôtel en cours de rénovation _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Mar Oct 21, 2008 8:00 am; édité 1 fois |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Oct 26, 2007 9:03 am Sujet du message: Désenclavement du monde rural |
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Comme des villages dans la Région de Dadès font face au problème d’enclavement, ci-dessous des extraits d’un article sur le désenclavement du monde rural publié par Ahmed IMZEL, Directeur de la Caisse pour le Financement Routier.
Ahmed IMZEL
Originaire d’Imzilne, est Ingénieur d’Etat de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat ENTPE (Vaulx-En-Velin, France), est également titulaire d’un diplôme du cycle spécial de gestion de l’équipement
LES ROUTES DE DESENCLAVEMENT DU MONDE RURAL
AU MAROC
L’activité des transports routiers contribue pour environ 6% du PIB. Elle emploie près de 10% de la population active urbaine, participe à raison de 34% à la consommation nationale d’énergie et apporte environ 15% de recettes au budget de l’Etat. L’importance de cette activité se lit dans le compte de branches « Transports » qui permet de repérer et d’apprécier la contribution de ces services aux diverses productions nationales.
Nonobstant son rôle primordial dans la chaîne du transport des biens et services, la route demeure au Maroc le principal mode de la mobilité de 90% des marocains et du transport des trois quart des flux de marchandises (hors phosphates). Le réseau routier marocain est constitué de 57 226 km de routes classées (nationales, régionales et provinciales) dont 44% de routes non revêtues. La densité du réseau routier est de 80 km de routes par 1000 kilomètres carrés et 2 km de routes pour 1000 habitants.
Au Maroc, près de la moitié de la population vit en milieu rural. Cette catégorie de citoyens a souffert des retombées négatives accumulées en raison des sécheresses successives et de l’aggravation du déficit enregistré au niveau des équipements et des infrastructures de base.
Partant de ce constat, le développement du milieu rural constitue un impératif de développement national auquel tous les acteurs de la société sont appelés à adhérer fortement, que ce soit pour des raisons d’aménagement équilibré du territoire, de renforcement de la cohésion nationale par la réduction des disparités régionales, d’amélioration de l’environnement socioéconomique de la population par la promotion de l’emploi et la réduction de la pauvreté, ou encore de conservation des ressources naturelles du pays.
Or jusqu'à 1994, le rythme de réalisation des routes rurales ne dépassait guère 300 km par an. Pour augmenter ce rythme, le Ministère de l’Equipement et du Transport a lancé en 1995 le premier Programme National de Routes Rurales (PNRR1) qui porte sur la construction et l'aménagement de 11 236 km (composés en 5 472 km de routes revêtues et 5 764 km d’aménagement de routes non revêtues). Les priorités ont été établies à partir de critère comprenant l’efficience économique de la route, le degré d’accessibilité des zones traduit par le nombre de journées de coupure de la route, l’importance du rôle de desserte des centres
administratifs et sociaux de la route et le potentiel agricole de la zone d’influence de la route.
En 2005, année d’achèvement du PNRR1, 54 % de la population rurale a été connectée aux routes praticables de tout temps. Comme l’ont pu démontrer des études d’impact socioéconomiques récemment menées, le PNRR1 a eu des retombées positives pour la population concernée, notamment en matière de conditions de vie (Services de transport, agriculture, santé, éducation, conditions de vie des femmes etc.)
Au vu des grands besoins de désenclavement encore fortement ressentis dans les diverses provinces du pays, le Gouvernement a décidé de poursuivre l’effort de désenclavement du monde rural.
C’est ainsi que le Ministère de l’Equipement et du Transport a initié et lancé à partir de 2005 le deuxième Programme National de Routes Rurales (PNRR2) qui constitue une suite logique et une continuité du PNRR1.
IMPACT DES ROUTES RURALES
Plusieurs enquêtes et études ont porté sur l'impact socioéconomique des routes rurales au Maroc et en ont montré les importantes retombées positives pour la population concernée.
Une étude menée en 1996 par le Département de l'évaluation des opérations dela Banque Mondiale a montré que l'amélioration des routes a produit des impacts positifs substantiels sur :
les transports (comme la réduction des coûts de transports et des accès moins coûteux et meilleurs aux services et aux marchés) ;
l'agriculture (augmentation des récoltes, adoption de cultures de produits de base à haute valeur) ;
la santé (augmentation du nombre des consultations médicales,
meilleure qualité des services) ;
l'éducation (augmentation des inscriptions, facilitation du recrutement et du maintien en place des professeurs) ;
et sur la parité hommes-femmes (plus d'inscriptions à l'école des filles que des garçons et, les femmes ayant bénéficié des transformations économiques ont pu rechercher des emplois non agricoles).
LE DEUXIEME PROGRAMME NATIONAL DE ROUTES RURALES
Le deuxième programme national de routes rurales (PNRR2), lancé en 2005, se distingue du PNRR1 sur quatre points principaux : (a) il est ciblé sur les résultats, c'est-à-dire sur l'évolution du nombre d'habitants disposant d'un accès à une route rurale, plutôt que sur les kilomètres de routes réalisées ; (b) il devrait progresser à un rythme plus rapide (environ 1.500 km de routes construites ou aménagées par an contre 1.000 km au cours du PNRR1) ; (c) il est basé sur une démarche participative, dans laquelle les collectivités locales (régions, provinces et communes) ont pris entièrement part à la sélection et participeront au financement des projets de routes rurales ; et (d) il améliorera l'intégration des autres projets d'infrastructures en milieu rural avec les routes rurales grâce à une meilleure implication des partenaires locaux au Programme et à une plus ample diffusion
d’informations.
L’article peut être téléchargé à l’adresse suivante:
www.mtpnet.gov.ma/.../957/102LesroutesdedésenclavementdumonderuralauMaroc.pdf/
www.mtpnet.gov.ma/
Source des photos: Flickr _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Oct 30, 2007 7:40 am Sujet du message: LE CENTRE EXPERIMENTAL DES GRANDS TRAVAUX |
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Ayant traité dans le post qui précède des routes rurales, je reste dans le domaine de l’équipement pour présenter une structure dépendant du Laboratoire Public d’essais et d’Etudes, LPEE dont le siège est à Casablanca.
Route de Boumalne
Ce centre est dirigé par un Ingénieur des Travaux Publics (EHTP) originaire d’Imzilne, Ait Laal Mohamed
LE CENTRE EXPERIMENTAL DES GRANDS TRAVAUX (CEGT)
PRESENTATION
Le Centre Expérimental des Grands Travaux (CEGT) intervient dans le contrôle de qualité et le suivi de réalisation des grands travaux, notamment des barrages, des routes et des autoroutes, des ports, des aéroports, des canaux d'irrigation, ...
Le CEGT met à la disposition de ses partenaires une équipe d'ingénieurs et de techniciens hautement qualifiés et largement expérimentés dans le domaine du suivi des grands travaux.
Le Centre assure à ses partenaires une prestation globale et de proximité. Il met à leur disposition des laboratoires de chantiers accrédités, et des laboratoires d'essais spécialisés équipés en matériel nécessaire pour la réalisation de l'ensemble des essais et des contrôles de qualité, relatifs aux travaux de bétonnage, de terrassement, de chaussée, d'injection, ...
Le CEGT assure également aux professionnels du bâtiment et travaux publics, la mise en place du système de management de la qualité et de l'assistance technique dans le domaine des ouvrages hydrauliques, des infrastructures de transport, des installations de chantier, ...
DOMAINES D’ACTIVITE
Le CEGT capitalise un savoir faire et une expérience reconnus à l'échelle nationale et internationale dans le domaine de contrôle et de suivi de réalisation des :
- Ouvrages hydrauliques
- Infrastructures de transport
- Ouvrages maritimes
- Ouvrages d'art et infrastructures de sport
ETUDES ET ESSAIS COURANTS DE CONTRÔLE
- Remblais et matériaux
- Bétons et leurs constituants
- Coulis et mortiers d'injection
- Produits industriels
- Bitumes, émulsions et produits hydrocarbonés
ETUDES ET ESSAIS SPECIAUX
- Agréments des matériaux,
- Reconnaissances des fondations et des zones d'emprunts,
- Formulations des bétons spéciaux,
- Formulations des coulis et mortiers d'injection,
- Qualification des granulats vis-à-vis de l'alcali réaction,
- Essais spéciaux sur ciment
- Diagnostic des ouvrages atteints par l'alcali réaction,
- Perméabilité au perméamétre géant sur filtres et drains grossiers et ultra grossiers,
- Contrôle des canaux d'irrigation,
- Expertise des cas pathologiques des ouvrages hydrauliques et des chaussées, ...
ANIMATION ET ASSISTANCE TECHNIQUES
QUALITE
http://www.lpee.ma/
Le barrage Mansour Eddahbi, sur l’oued Drâa à 25 Km au Sud de la ville de Ouarzazate _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Nov 01, 2007 6:36 am Sujet du message: Province de Ouarzazate : Prôner le dialogue culturel |
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Pour information
Ouarzazate : Prôner le dialogue culturel
Jumelages avec plusieurs établissements scolaires étrangers
La province d'Ouarzazate apporte une preuve tangible. Dans plusieurs localités du Sud-Est du Royaume, Marocains et étrangers sont déjà engagés dans des chantiers d'échange interculturel.
Les passerelles sont des projets de développement socio-économique et culturel: fromagerie, bibliothèque, Maison pour enfants abandonnés, jumelages entre écoles, Centre de santé. Autant d'initiatives montées de concert par des personnes de différentes religions, de différentes cultures et langues.
A Tabouraht, Skoura, Tamellalt, Boumaln Dadès, Sidi Flah ou encore à Ouarzazate, des projets à caractères culturel, social et humain foisonnent. Avec eux, se développe un échange, mais aussi une synergie entre visions du monde, modes de vivre, façons de faire et cultures d'horizons multiples. Ici, la différence ne dénie pas l'harmonie. Elle fait la pluralité et la richesse. L'autre n'est plus cet être étrange, inconnu, incompris et à craindre. Il est devenu le partenaire, le voisin, le collègue et l'ami.
Valérie Gensonnet est enseignante à Avignon en France. Elle chapeaute une classe de solidarité avec le douar de Zaouit Sidi Ahmed à Tabouraht. Un projet de développement local initié de concert avec les populations. Au douar, Valérie n'est plus considérée comme étrangère grâce aux valeurs qu'elle partage avec sa deuxième communauté. Ses efforts pour parler amazigh l'ont rapprochée encore davantage des femmes du village.
Depuis bientôt cinq ans, Valérie ramène un groupe d'élèves à cette localité pour créer des espaces d'échanges avec leurs camarades marocains à travers des actions dans des travaux concrètes, comme la construction de fromagerie, le forage de puits, la moisson de luzerne ou bien encore dans des activités artistiques. Un véritable dialogue vécu et concret.
"Malgré des préjugés évidents liés à une vision européenne du Maroc, notre manière de voir a totalement changé.
On ne peut que témoigner de la formidable expérience que constitue ce voyage à l'origine de découvertes, de rencontres et d'échanges interculturels", explique Hugo Bartalay, un jeune élève bénéficiaire de ces visites. L'impact est patent.
A Tamellalt, un village situé à 1.400 mètres d'altitude, une maison traditionnelle a été transformée en bibliothèque. Oeuvre d'une action commune de jeunes Français et leurs partenaires marocains, cette institution locale est déjà forte de 1.200 livres collectés. Les quatre mille habitants n'en sont que ravis. Sa position jouxtant le célèbre site naturel dit ''Pattes de singes'' et la rivière du Dadès a fait d'elle un relais actif pour l'échange, mais aussi pour le développement.
L'esprit du bénévolat a poussé instituteurs, étudiants, femmes, chômeurs et acteurs associatifs à prêter main forte. Un an et demi après, les rapports humains entre l'équipe française et les villageois n'étaient que plus renforcés. Emilie, Olivier et Lucien ne sont plus à présenter au village. Personne ne les considère comme des étrangers. Ils sont chez eux. "Nos étagères accueilleront des livres en arabe, en français, des écrits sociaux, philosophiques et politiques, des romans, des livres pour enfants, mais également des vidéos et des CD de musique", fait remarquer l'un des jeunes du village.
Même synergie au centre d'Ouarzazate où Sandrine Daudé, directrice de l'ONG française Occi-Zen, combat depuis longtemps aux côtés de femmes en situation difficile. Face aux problèmes confrontés, seule la volonté de concevoir un cadre viable prime.
Les différences culturelles et religieuses ne les ont pas empêchées de concevoir, ensemble, des pistes de travail réussies. Ni la nationalité ni la culture de S. Daudé n'ont été un handicap devant sa mission humanitaire.
Dernière cause défendue avec succès : la mise en place d'une maison en faveur des enfants abandonnés.
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Coexistence et cohabitation
Les valeurs de tolérance et de coexistence prennent ainsi tout leur sens. Les nouvelles générations s'en imprégneront certainement.
C'est aussi cet esprit qui a motivé les cadres pédagogiques d'Ouarzazate à réfléchir à tisser des jumelages entre établissements scolaires de la province et ceux de plusieurs régions de la France. Des correspondances, des échanges de visites, des cadeaux offerts à chaque cérémonie, les élèves des deux rives grandissent dans le respect de la coexistence et la cohabitation. Du coup, les stéréotypes habituels s'éludent pour permettre aux générations futures de se connaître sans barrières.
Mustapha Elouizi (MAP) |
Publié le : 31.10.2007 | 14h38 _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Nov 02, 2007 5:37 am Sujet du message: Projet sur le Développement Rural |
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Il s'agit ici d'un projet réalisé par le Fond International pour le Développement de l’Agriculture (FIDA).
Des extraits des conclustions de l'évaluation de ce projet sont présentées.
Le rapport est disopinble dur le site du FIDA (www.ifad.org).
Projet de développement rural dans le Tafilalet et la vallée du Dadès (PDRT)
Évaluation terminale
Août 2006
Synthèse des conclusions de l’évaluation
- Les réalisations du projet
Après un report de la date de clôture des prêts de plus de deux ans, les taux de réalisation du projet sont généralement assez bons, voire même supérieurs aux prévisions pour certaines composantes.
Sont cités à titre d’exemple, la réhabilitation de sept ouvrages d’épandage d’eau de crue (9 170 ha), la création/renouvellement de 72 stations de pompage et l’aménagement d’environ 55 km de khettaras dans le Tafilalet. Ceci correspond à peu près à 100% des prévisions. Dans le Dadès, le taux de réalisation est de 34% pour les travaux de réhabilitation des séguias (l’achèvement est prévu fin 2006), ce retard a été lié à l’exigence d’une participation financière effective (2,5%) des bénéficiaires avant le commencement des travaux, mais le problème est
en voie de résolution.
Les travaux relatifs au développement des infrastructures sont presque achevés et ont porté sur la réalisation de 16 réseaux d’alimentation en eau potable sur 17 prévus (1 est en cours de réalisation), la construction de près de 12 km de digues pour la protection des berges d’oueds et l’aménagement de la piste Toundoute-Iminoulaoune sur 15 kilomètres.
Pour la composante pastorale dans le Tafilalet, le projet a mis en repos 110 200 ha de parcours (67% des prévisions révisées) et a réalisé 4 600 ha (71% des prévisions révisées) de plantations fourragères. Pour la race ovine D’man, 98 éleveurs sélectionneurs ont adhéré à l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) et le nombre d’animaux sélectionnés est de 9 169 têtes (141% des prévisions) dans le Dadès. Au niveau du Tafilalet, 66 éleveurs sélectionneurs ont adhéré à l’ANOC et 8 296 animaux ont été sélectionnés (415% des prévisions).
Le taux de réalisation des travaux de lutte contre l’ensablement dans le Tafilalet par le quadrillage des dunes en palmes est de 99% du programme révisé et de 85% pour l’installation des plaques en fibrociment. Quant au programme « chèvres laitières » dans le Dadès, il a permis l’extension et l’équipement de la chèvrerie de la station de Skoura, l’équipement d’une fromagerie et la création d’une coopérative féminine. Toutefois, la production de chèvres sélectionnées de ce programme est largement inférieure aux prévisions (60%) et celle du fromage de chèvre est négligeable (4,5% de l’objectif à l’année six du projet).
En matière de promotion féminine, le projet a permis à plus de 11 000 femmes d’acquérir un savoir-faire dans la production animale et artisanale, la commercialisation de produits d’élevage et la gestion des microprojets et à plus de 8 000 femmes d’être alphabétisées.
b] S'agissant de l'efficacité[/b].
Sur ce plan, le projet a enregistré des points forts dont :
i) l’accroissement des rendements de certaines spéculations végétales ;
ii) les ouvrages de dérivation des eaux de crue qui ont permis la revivification des oasis de montagne (4 000 ha) et parfois, une relative intensification culturale et des extensions ;
iii) le programme d’aménagement des khettaras qui a permis la stabilisation des volumes d’eau drainés ;
iv) l’accès amélioré à l’eau potable par branchement individuel dans certaines communes ;
v) les résultats globalement satisfaisants obtenus à travers les actions d’amélioration de la race ovine.
Il a aussi enregistré des points faibles, notamment :
i) dans la composante développement des parcours, qui a connu des aspects positifs dans la création des coopératives pastorales et un principe de concertation sur la préservation des ressources naturelles, des réalisations en dessous des prévisions et une proportion minoritaire des superficies de mises en repos respectée (24%) ;
ii) dans le programme «chèvres laitières», malgré les dynamiques crées dans les coopératives féminines, des équipements surdimensionnés ou non utilisés et une production de chèvres sélectionnées largement inférieure aux prévisions ; iii) un ciblage géographique pas toujours bien planifié et qui a conduit à un éclatement et une dispersion des actions sur de grandes superficies avec peu de complémentarité et de synergie.
Source Photo: Projet sur la Biodiversité _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Ven Nov 02, 2007 5:55 am; édité 1 fois |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Nov 02, 2007 5:51 am Sujet du message: Suite de l'évaluation du projet |
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- Le projet PDRT a joué au cours de ces dix dernières années un rôle très important dans le développement économique et social du Tafilalet et du Dadès, et cela grâce à un programme d’action assez varié qui a permis de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté.
-La priorité donnée au développement des équipements et de l’infrastructure de base se justifie à la fois par l’importance stratégique de cette composante pour la consolidation du développement économique et social et par le faible niveau d’équipement des deux zones du projet qui couvrent un vaste territoire.
À ce propos, la composante hydraulique qui a accaparé environ les deux tiers des investissements, a permis l’installation et la réhabilitation d’une importante infrastructure hydraulique dont le rôle est capital pour le maintien d’une activité humaine dans des zones présahariennes fortement menacées par une sécheresse cyclique.
- La durabilité des impacts du projet reste fonction de l’évolution future de l’environnement socio-économique et sociopolitique (croissance économique, renforcement du processus démocratique, choix et stratégies de développement), des capacités d’action et d’adaptation des acteurs locaux ainsi que des actions de consolidations à mettre en place par l’administration.
Parmi les indices de durabilité, on peut citer l’approche partenariale développée par les deux offices avec les associations et coopératives, qui est de nature à améliorer la durabilité des réalisations du projet. Les Offices, en concertation avec le FIDA ont élaboré un plan d’action sur trois ans pour renforcer les acquis du projet après sa clôture. Les facteurs de risque comprennent entre autres la fragilité des coopératives et des associations encore largement tributaires de l’appui technique, financier, matériel et humain de l’administration.
- La promotion de la femme rurale.
L’action du PDRT en faveur de la femme rurale a été assez positive et contribue nécessairement au renforcement des mutations que connaît le tissu social du monde rural de ces régions. Toutefois, la durabilité des acquis dans ce domaine reste tributaire des possibilités qu’offre aux femmes le contexte social et économique pour la valorisation de leur savoirfaire acquis dans le cadre du projet. En outre, les activités de vulgarisation des offices ont certainement contribué à rehausser le niveau de technicité des producteurs agricoles dans les deux régions. En matière de vulgarisation, il convient de les replacer dans la logique globale de la politique agricole du Maroc, qui est de plus en plus marquée par un désengagement de l’Etat, au profit de la profession.
- L’approche participative.
Le projet a été mis en œuvre selon une approche participative. Toutefois, dans le domaine de l’irrigation, la démarche initiale adoptée par les deux Offices régionaux semblait, parfois, privilégier une approche participative « utilitaire » et « réductrice », assimilant la participation à une contribution des bénéficiaires aux coûts des actions réalisées par l’Etat et à l’entretien des équipements et ouvrages. Il s’agit de la définition de participation à l’époque de la formulation du projet (début années 1990s) quand l’approche participative n’était qu’à son début.
Dans le Dadès, en revanche, les bénéficiaires commencent à prendre part au choix des sites, à l’approbation des tracés et au suivi des réalisations. En définitive, on peut dire que les deux ORMVA ont contribué, assez tôt, à travers le PDRT, à la consolidation de la dynamique nationale de promotion des institutions et des organisations de base du monde rural.
- L’évolution des priorités.
L’équipement et la mise en valeur des terres agricoles ont été pendant longtemps la priorité des deux ORMVA et ce en raison d’impératifs liés notamment au développement de la production agricole et à la création de sources de revenu pour les populations rurales. Actuellement de nouvelles exigences de développement sont ressenties dans les zones d’action des deux ORMVA.
Ces exigences concernent prioritairement :
i) la durabilité et la protection des écosystèmes fragiles et d’un précieux patrimoine paysager et technique ;
ii) la promotion des populations rurales et la lutte contre la pauvreté et l’exclusion qui pénalisent fortement le développement économique et social de ces régions.
- Les nouvelles exigences.
Face à ces nouvelles exigences, force est de constater que le développement agricole montre ses limites comme partout en zones arides où les ressources naturelles ne permettent pas un développement et une intensification illimitée de la production agricole. D’où l’impératif d’une diversification des sources de revenus notamment pour les familles pauvres afin qu’elles puissent contourner les contraintes liées à l’exiguïté des parcelles agricoles et à la sécheresse, donnée structurelle dans la zone du projet. De nouvelles perspectives s’ouvrent pour le développement économique et social du Tafilalet et du Dadès grâce notamment à la promotion de l’activité touristique et cinématographique. En plus des opportunités d’emploi pour la main-d’œuvre locale, le développement du secteur touristique et cinématographique pourrait avoir des répercussions positives sur la demande en produits agricoles et artisanaux locaux, sur la préservation du patrimoine culturel et du paysage et sur la promotion du secteur des services avec des effets directs sur la diversification et l’accroissement des revenus des populations locales.
- Quelques constats généraux. I
l s’agit d’interrogations sur des questions clefs pour le devenir des populations et espaces ruraux et des systèmes productifs dans la zone d’intervention du PDRT :
· Le foncier : constitue un facteur déterminant pour l’évolution future de ces espaces. Mais sur ce plan, l’Etat marocain n’a pas pour l’instant une stratégie globale assez claire en matière de terres collectives.
De ce fait, on peut penser que toute entreprise d’intervention dans ces espaces reste fragile et nécessite un effort de la part des autorités compétentes pour clarifier la question foncière et sa tutelle.
· Les coopératives pastorales : l’existence et l’utilité de ces structures sont réelles pour l’instant, mais on peut se poser la question suivante : ces institutions ont-elles réellement la capacité de devenir de véritables outils de développement et de gestion durable de l’espace et de l’élevage dans les zones pastorales ? Avec l’expérience du Projet de développement pastoral et de l’élevage dans l’oriental (PDPEO) et les acquis plus récents du PDRT, on devrait pouvoir contribuer à clarifier certaines idées reçues sur les coopératives ethnolignagères
dans une société marocaine rurale qui connaît une transformation rapide affectant de façon profonde et irréversible ses institutions et structures sociales. Les retombées sur le mode de fonctionnement des populations pastorales sont importantes. Il s’agit d’une transformation à l’intérieur du groupe social des zones pastorales, marquée par l’affirmation des stratégies individuelles des éleveurs dans un espace social élargi (marché, moyens de communication…) et la crise de reproduction de la société pastorale (à l’ancienne).
· La supplémentation (basée essentiellement sur l’orge) des animaux est devenue, comme partout au Maghreb, une nécessité absolue pour le maintien d’une activité d’élevage viable dans les zones pastorales. L’impact de cette supplémentation ne concerne pas seulement les ressources pastorales, qui subissent une pression largement supérieure à leur potentiel, mais aussi l’équilibre de la société pastorale et la distribution des ressources entre les gros, moyens et petits éleveurs. Il s’agit notamment du développement d’un élevage de rente pratiqué par de grands éleveurs-entrepreneurs valorisant de grandes superficies pastorales, tandis que les petits éleveurs connaissent des contraintes en raison de la taille restreinte des troupeaux.
· Sur un autre plan, les entreprises (coopératives, associations…) initiées par les offices dans le cadre du PDRT relèvent de ce qu’on appelle l’économie sociale et solidaire (ESS) qui connaît un certain développement ces dernières années au Maroc. L’ESS vise à atténuer les effets sociaux liés au désengagement de l’Etat dans le cadre du PAS qui a entraîné la marginalisation de nombreuses zones et groupes sociaux. Cependant, les progrès accomplis par l’ESS ne doivent pas occulter les limites du secteur et la grande fragilité de ses entreprises. En effet, il s’agit souvent de petites entreprises artisanales qui sont de plus en plus confrontées à la concurrence et à la réalité du marché et souffrent de nombreuses difficultés et contraintes. Les coopératives et associations initiées par le projet, dans les deux régions, n’échappent pas à ce constat général.
· Compte tenu de la complexité du processus de développement, notamment dans ce type de zones, l’approche territoriale et intégrée constitue la voie indiquée pour une meilleure valorisation des moyens humains et matériels (souvent insuffisants) mis à disposition. Mais, force est de constater que la concertation intersectorielle et le partenariat au niveau de la planification, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement restent relativement faibles.
Souce Photo: projet Biodivérsité _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Mer Nov 14, 2007 5:05 am Sujet du message: Gestion des mines |
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Gestion des mines
(Extrait de l'étude réalisée dans le cadre du projet RBOSM)
Introduction :
La région du projet recèle de nombreuses ressources minières dont l’exploitation remonte à des dates lointaines. L’extraction, la transformation, le commerce de minerais et autres substances ont joué un rôle important dans l’histoire locale. D’ailleurs, certains gisements actuellement en exploitation sont fondés sur des sites anciennement connus. C’est le cas à titre d’exemple de la mine d’argent de Taouzzagt (Imiter) situé entre la localité de Boumelne- Dadès et Tinrhir. En effet dans ce site, on a découvert de nombreux vestiges qui remontent au 8ème siècle (pièces de monnaies frappées dans le Todrha…) . C’est également le cas de la mine de Bleïda de cuivre qui fut également l’objet d’anciens travaux d’exploitation à l’époque des Almohades (12ème siècle).
En effet, le sous-sol de la zone du projet renferme d’important gisements de Cuivre, Manganèse, Plomb, Zinc, Fer, des métaux précieux (Or, Argent) mais aussi, des métaux stratégiques (cobalt…) et de nombreuses substances utiles (Barytine, Mica, Feldspath, Talc..) Il en est de même pour les pierres ornementales (Marbre…) et autres minéraux célèbres par leur beauté (voir carte Axe Abiotique de l’étude). Dès l’arrivé du protectorat plusieurs gisements sont mis en exploitation. Certains d’entre eux ont fermés pour épuisement des réserves (cas de la mine de Tiouine (Mn) dans la région Taznakht fermée en 1961. C’est également le cas en 1977 de la mine de Bouskour située au versant Nord du Sahara, (Cuivre) fermée en raison de la chute des cours et de la mauvaise qualité de la production. D’autres continuent encore aujourd’hui à produire (cas d’Imini (Mn) ou de Bou-azzer (Cobalt). Dans cette approche, nous allons tenter de donner un aperçu global sur l’importance des existantes, leurs modes d’exploitation et l’impact économique, social et environnemental des activités minières sur la région objet de l’étude.
I-1 Les ressources minières :
deux formes d’exploitation. Les unités de production sont nombreuses et diversifiées. L’exploitation se fait sous deux formes, distinctes : une forme “artisanale” et une autre industrielle.Dans cette approche nous allons examiner les principales unités de productions :
1-1- Exploitation industrielle
1-1-a La mine d’argent d’Imiter :
Située sur le versant septentrionale du Jbel Sarhro, non loin de Boumalne-Dadès, cette mine anciennement exploitée, représente le plus grand gisement au Maroc quant à l’extraction et à la valorisation du minerai d’argent. Ce gisement est exploité par la Société Métallurgique d’Imiter (S.M.I.) . Il se caractérise par une activité économique et sociale intense. En 1997 sa production marchande s’élève à 226 tonne (argent metal) et ses ventes ne cessent de croître.
Imiter
1-1-b Mine de Manganèse chimique d’Imini :
Ce gisement se situe au flanc sud du Haut-Atlas Central non loin de la R.P. 31, en reliant Ouarzazate à Marrakech par le Tizi –n –Tichka. Il représente au côté de la mine de Bouazzer les plus anciens centres miniers de la région . Elle est exploitée par la S A C E M, depuis 1930. Sa production connaît une nette régression et s'élève à 29 286 tonnes et assure l'emploi de 487 personnes en 1997.
1-1-c La mine de Cuivre de Bleïda :
Elle constitue également une des plus importantes mines à l’échelle nationale, anciennement mise en exploitation (12ème siècle). Cette mine représente le plus grand Centre minier de production de Cuivre, en exploitation par la Société minière de Bou Gaffer (Somiffer).
Ce gisement est doté d’équipement de traitement et d’exploitation moderne; cette forme d’exploitation industrielle a donné naissance à une véritable cité minière. Toutefois sa production est en diminution. Celle-ci est passée de 25 975 Tonnes de concentré de Cuivre en 1993 à 10 426 Tonnes en 1997. Notons que le nombre de personnes employées a également diminué de 258 personnes contre 187 pour les mêmes dates
1-1-d la mine de Cobalt de Bouazzer :
Cette mine se situe également dans la même zone (région de Taznakht), elle constitue l’unique gisement de cobalt au Maroc, en exploitation, dès les années 30 jusqu’en 1982, date où la S. M. A. G. a décidé de cesser ses activités. En 1987 la C. T. T. (Campagnie Tifnout Tiranimine) a repris l’exploitation et l’exploration. En 1997, les chantiers de Cobalt de Bouazzer ont assuré une production de + 5 000 Tonne (Production marchande) et l’emploi de 406 personnes.
1-1-e Les mines de Tiouit et Tizi Moudou :
Situés dans le sarhro, la mine d’or de Tiouit fût exploitée de 1950 à 1956 par la Compagnie Minière de Jbel Mansour (COMANSOUR). En 1959 une société canadienne (West field Minéral) a repris son exploitation jusqu’en 1964. En 1982 la SODECAT a repris l’exploitation des deux gisements qui font partie du projet Bou Gaffer. La production du concentré cupro-auro-argentifère est passée de 2600 tonnes en 1987 à 4 477 en 1993 pour atteindre 782 tonnes en 1996, date à laquelle la mine est fermée de nouveau.
1-2 Exploitation artisanale :
Parallèlement à cette forme d’exploitation dotée de moyens techniques et une logistique permettant l’exploitation de grande taille, une multitude de petites sociétés et d’opérateurs individuels exploitent généralement les gisements de petites tailles. Il s’agit surtout de l’extraction de la Barytine dans des chantiers dispersés à Tazarine, Alnif, Mellaab, Tinjdad, Nikob et Agdz. En 1994 la production total de ces chantiers est evaluée à 39 132 tonnes. De nombreuses gîtes font objet de travaux intenses de ces petits opérateurs à Jbel Marouan (Tinrhir), Tafenna (Tagounit) . Jbel Ali ouDaoud à Imilchil et Tirrhist dans le Haut-Atlas central . les minerais extraits sont le Plomb, le Zinc, le Mica, Le Feldspath, le sel gemme etc… Cette activité assure l’emploi d’un nombre variables de personnes. Aussi le volume de la production varie selon les cours des produits miniers et selon les conditions du climat, les chantiers se trouvant parfois dans des zones d’accès difficile.
Notons que dans la province d’Errachidia en raison de la petite taille des exploitations minières, de la diversité des substances produites et de la difficulté de commercialisation du produit, un établissement public a été créé en 1960. Il s’agit de la Centrale d’Achat et de développement de la région minière de Tafilalet et Figuig (C A D E T A F). Les attributions de cet établissement sont diverses : collecte, entreposage, transport et commercialisation des minerais extraits par les petits producteurs. Quant aux recettes réalisées par les grandes sociétés minières opérant dans la région, elles connaissent des fluctuations dues au changement des cours des minerais et du volume de la production.
Tableau :Production en Tonne et Effectifs de la main d’œuvre des principales sociétés minières 1993-1997)
P. T. V. : Production Tout-venant
P.M. Production Marchande
Tableau : Evolution de la production des particuliers en tonnes et Effectifs de main d’œuvre employée (1992 – 1997).
Tableau : Recettes des principales sociétés minières en (000DH) (1987 – 1991)
Mines d'Imiter
(A suivre) _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Mer Nov 14, 2007 5:16 am Sujet du message: Gestion des Mines (suite) |
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Mines d'Imiter
II-2 Impact Socio-Economique de l’Exploitation Minière
L’exploitation minière joue un rôle non négligeable dans le développement économique et social de la région et ce d’abord par la création d’emploi, la contribution à l’équipement de la zone en infrastructure de base, le désenclavement de plusieurs villages… et par l’effet d’entraînement que cette activité peut avoir sur d’autres secteurs de l’économie locale et régionale.
2-1 Création de l’emploi :
mais instabilité Le secteur minier emploie une main d’œuvre dont les effectifs varient selon la conjoncture économique globale et selon les conditions de production. Le tableau suivant nous permet de montrer qu’il s’agit d’un secteur tout de même vulnérable où la stabilité de l’emploi n’est pas de mise.
A ces effectifs des principales sociétés, il faudrait ajouter les emplois procurés par les chantiers exploités par les petites sociétés et des opérateurs individuels. Là aussi les statistiques ne sont pas précises mais, on pourrait avancer que l’effectif total varie entre 300 et 400 personnes. En somme, le total de la main d’œuvre employés dans le secteur serait d’environ 2 500 personnes (cadres et techniciens inclus).
Les emplois permanents procurés par l’activité minière représenteraient les deux tiers (2/3) du total (1483 sur 2 000 dans la province d’Ouarzazate à titre d’exemple en 1987). Ainsi, la masse salariale engendrée par l’exploitation minière fait vivre une population de 10.000 à 15.000 habitants.
2-2 Création de voies de communication désenclavement:
L’ouverture de pistes et de routes dans le cadre des projets miniers a permis le désenclavement de plusieurs zones dans la région. C’est le cas des villages de Boutazoult (Imini), Aït Abdellah, Aït Attman, Bouazzer, Fouggera, Zaouia Ouzdin (Bleïda). Notons à ce propos que le SOMIFFER qui a crée plus de 100 km de route revêtue entre Taznakht et Bleïda en passant par Bouazzer. C’est également le cas des villages, Imi-n-Tarhssa, Imi-ntslit, Azourz, Asfalou, (Tiouit, Tizi n-Moudou). Il en est de même dans la zone d’Alnif, Tazarine et dans les secteurs où travaillent les petites sociétés et petits producteurs individuels (barytine, zinc, plomb, manganèse, talc…
2-3 Electrification et adduction de l’eau potable :
La connexion des mines au réseau électrique national a permis l’électrification des cités minières d’Imini, Bleïda, Taouzzagt (Imiter)…, mais aussi de plusieurs qsour et douars de la région.
Il en est de même pour l’approvisionnement en eau potable. Par ailleurs l’activité minière a largement contribué à la mise en place d’infrastructures à caractère culturel et social, (établissements scolaires, sanitaires, culturels, unités sportives etc..). Il en est de même pour la formation professionnelle, attribution de bourses au profit des enfants des mineurs …etc. En somme, un nombre de services sociaux d’une importance non négligeable sont procurés par certaines sociétés opérant dans le domaine. A cet égard la création de véritables cités minières dotées de toutes les infrastructures de base constitue une des réalisations importantes des sociétés minières sur le plan social.
A titre indicatif, la cité minière de Tinrhir construite au profit du personnel de la mine d’Imiter (S.M.I.) offre un exemple de l’importance du rôle social joué par le secteur minier. Conclusion : Bien que l’exploitation minière contribue à l’économie de la région, le secteur souffre de plusieurs contraintes et entraîne des conséquences négatives sur l’environnement. En effet le développement du secteur minier reste tributaire d’une conjoncture internationale caractérisée par l’instabilité (crises économiques, fluctuations des cours des minerais en fonction de la demande…).
Notons que l’éloignement des gisements de la région vis à vis des ports d’embarquement à l’exportation (Agadir, Casablanca, Safi) pose des problèmes de transport (coût élevé). Selon une note réalisée sur les barytine par le Service régional des Mines d’Ouarzazate (Juillet 1989), le coût de transfert de cette substance serait de l’ordre de 80 % du prix de vente. En fin, deux autres remarques s’imposent à l’égard du développement du secteur minier.
D’une part, dans une zone confrontée à une contrainte de pénurie d’eau une gestion rationnelle de cette ressource rare s’impose. A ce propos, une concurrence s’installe entre les usagers et les sociétés minières. Le démarrage d’un projet concernant l’adduction de l’eau à partir de l’Oued Dadès vers la mine d’Imiter (été 1999) a suscité l’opposition des populations locales et ce, bien que l’équipement nécessaire a déjà été mis en place.
D’autre part, les rejets, des eaux usées suite au lavage de certains minerais seraient d’une conséquence environnementale grave. A Bou Azzer (Cobalt) selon une étude effectuée par le service de l’hydraulique en 1974, des eaux chargées de produits minéraux et chimiques sont déversées non loin de la laverie, et s’infiltrent pour atteindre les eaux des Khettaras de la Zaouia Sidi Blal.
A ce propos l’enterrement de plusieurs millions de tonnes de déchets toxiques de cuivre oxydé et de souffre dans la zone Bleïda (mine de cuivre) pourrait avoir des conséquences graves sur la nappe phréatique dont dépendent les populations rurales et urbaines pour l’alimentation en eau d’irrigation et en eau potable. Rappelons enfin, que cette pollution affecte un milieu fragile ou les ressources en eau redeviennent de plus en plus rares.
Les mines d'IMINI avaient connu des conflits sociaux _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Ven Nov 16, 2007 6:22 am Sujet du message: Ressources en eau |
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Bassin Hydraulique du Draa
Oued Draa
PRESENTATION
Le bassin de Draa est composé de deux unités hydrauliques : le Haut et moyen Drâa et le bas Drâa.
Le haut et moyen Draa
L'unité du haut et moyen Drâa s'étend sur une superficie totale de 29.500 km². Elle correspond au haut bassin de l'Oued Draa situé en amont du barrage Mansour Eddahbi et à la moyenne vallée du Draa irriguée à partir de ce barrage jusqu'au niveau de M'hamid.
Administrativement, cette unité couvre une grande partie des provinces de Ouarzazate et Zagora. La population de ce sous bassin s'élève à 616.000 habitants dont 82% en milieu rural. La population rurale est très concentrée dans les périmètres irrigués. En l'an 2020, la population de cette zone serait de 807.544 habitants dont 65% en milieu rural.
Le climat est très aride. Il est caractérise par des hivers rigoureux (entre – 7°C et –1°C) et des étés chauds ( 40°C ).
La pluviométrie moyenne annuelle est de l'ordre de 300 mm dans le massif du haut Atlas, 200 mm dans les vallées, 120 mm sur le plateau de Ouarzazate, et 60 mm à Zagora. Les périodes pluvieuses s'étalent entre Septembre et Mai et le nombre de jours de pluie varie entre 30 et 40 jours par an.
L'évaporation est forte, elle est de l'ordre de 2000 à 3000 mm/an.
L'agriculture à caractère traditionnel et à but substantiel constitue l'activité principale de cette zone, grâce au grand barrage Mansour Ebdahbi édifié en 1972 qui régularise les apports relativement abondants et réguliers de l'oued Draa, alimenté à partir des sommets du Haut Atlas.
Les provinces de Ouarzazate et Zagora sont les mieux dotées en ressources. La superficie irriguée est de 26.000 ha dans la vallée entre Agdz et M'hamid.
La petite et moyenne hydraulique est concentrée dans les hautes vallées du Dadès, du Mgoun et de l'oued Ouarzazate et concerne une superficie estimée à 18.000 ha . La production agricole est aléatoire et dépend des conditions climatiques qui régissent l'écoulement des oueds et des sources, notamment dans les parties aval des vallées.
Concernant le secteur minier, la zone renferme 5 mines : Mine d'Imiter (argent), mine de Bleida (cuivre), mine de Imini (manganèse), mine de Tiouit (cupro-auro-argentifère) et mine de Bouzzer (cobalt-argent-chromite).
Le secteur touristique connaît un grand développement dans la province de Ouarzazate aux sites naturels diversifiés (palmerais, oasis, sable….).
[Le bas Draa
Le Bas-Drâa s'étend sur un bassin versant d'une Superficie totale de 63.000 km2. Il est situé entre le barrage de Bounou dans la palmeraie de M'hamid et l'embouchure de l'oued Drâa dans l'Océan.
L'unité du Bas-Drâa renferme les provinces de Tata, Assa-Zaag et Tantan. Cette unité est très peu peuplée : 269.000 habitants dont 50% en milieu rural concentrés dans les "foums" et dans les hautes vallées étroites du versant Sud de l'Anti Atlas. Cette population serait en l'an 2020 de 356.800 habitants dont 45% en milieu rural.
Les principaux affluents de l'oued Draa dans cette zone sont issus de l'Anti-Atlas et traversent les chaînes des Bani (une série de basses chaînes quartzitiques parallèles) à travers des gorges appelées Foums. Celles-ci sont séparées par les Feijas , une sorte de plaines quaternaires à substratum schisteux. Ces "Feijas'' renferment des aquifères qui sont exploités au débouché des Foums, pour l'irrigation des palmeraies.
Le bas Draa est caractérisé par un climat très aride , de type saharien avec des étés chauds ( 44°C à Tata) . la pluviométrie moyenne est de 150 mm sur les sommets de l'Anti-Atlas,e 80 mm à la sortie des foums et 90 mm à Tata. Le nombre de jours de pluie est très réduit (10 jours par an).
L'agriculture constitue l'activité principale, elle est de type traditionnel et se pratique dans de petits périmètres irrigués ou dans de petites palmeraies. L'apparition d'une agriculture moderne basée sur le pompage dans la nappe dans certains foums notamment Foum Zguid, a conduit à l'assèchement des khettaras traditionnelles et à la surexploitation de la nappe.
Dans la basse vallée de l'oued Draa, l'activité dominante est le nomadisme pastoral. Les cultures pratiquées concernent les céréales le long du lit de l'oued et sur ses bordures très plates, là où la vallée est large de 2 à 3 km .
Les deux villes de Tantan et Guelmim jouent un rôle économique, commercial et administratif important.
(A suivre) _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Ven Nov 16, 2007 7:02 am; édité 1 fois |
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Posté le: Ven Nov 16, 2007 6:41 am Sujet du message: Ressources en eau (suite) |
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RESSOURCES EN EAU
Les eaux de surface
Le haut et moyen Draa
Le Haut Draa qui s'étend sur une superficie de 15.200 km² est drainé du coté Est par l'oued Dadès et son principal affluent l'oued M'Goun et du coté Ouest par les oueds Ouarzazate et Douchène. Le réseau hydrométrique est composé de 14 stations hydrométriques installées sur l'oued Draa et ses affluents.
Dans le Moyen Draa, les apports moyens annuels au barrage Mansour Ebdahbi sont de 415 Mm³ , le régime des apports est caractérisé par une grande irrégularité et l'apparition de périodes sèches sur plusieurs années successives. En effet, l'analyse de la série 1973 à 1994 fait ressortir que l'apport moyen est de 375 Mm³/an, avec :
une période sèche de 5 années (1982 à 1987), pour laquelle l'apport total n'a été que de 375 Mm³, soit une moyenne de 75 Mm³/an;
La période (1987 à 1990) pour un apport total de 3375 Mm³, soit une moyenne de 1125 Mm³/an.
Le bassin intermédiaire entre le barrage Mansour Eddahbi et M'Hamid peut générer des crues rares et aléatoires qui totalisent un apport moyen annuel compris entre 30 et 40 Mm³/an.
Oued Dadès
Le bas Draa
L'analyse des données pluviométriques issues des stations disponibles fait ressortir les apports moyens annuels indiqués au tableau ci-après.
L'apport moyen annuel au niveau du site du barrage de Guelta Zerga, est évalué à 55 Mm3/an environ.
Le ruissellement sur le bassin complémentaire du bas Drâa génère un apport moyen de l'ordre de 120 Mm3avec une très forte variabilité inter annuelle.
Au total, les apports à Guelta Zerga seraient de 175 Mm3/an.
Oued Draa
Les eaux souterraines
Le haut et moyen Draa
Dans le Haut-Atlas, les eaux souterraines donnent lieu à la grande partie des écoulements pérennes des oueds qui sont abondants. Ces ressources en eau sont mieux régularisées à l'Est (Oueds Dadès et Mgoun) où dominent les terrains calcaires qu'à l'Ouest (Oued Ouarzazate) où des terrains du socle métamorphique et granitique sont moins perméables.
Dans le bassin de Ouarzazate, les potentialités en eau souterraine correspondent à deux secteurs : occidental et oriental.
Les principales nappes du secteur occidental du bassin de Ouarzazate , sont :
• La nappe alluviale de Tikirt qui circule dans des formations plio-quaternaires très hétérogènes. Le prélèvement est de l'ordre de 50 l/s ; le surplus alimente la nappe de Ourzazate en aval. La qualité des eaux de cette nappe est altérée; la salinité varie de 1g/l à 4g/l .
• La nappe alluviale de Ouarzazate qui est située dans le prolongement de la nappe de Tikirt, qui circule dans des formations plio-quaternaires hétérogènes dont l'extension latérale est réduite. L'alimentation est estimée à 200 l/s alors que les prélèvements sont de l'ordre de 130 l/s. La salinité de l'eau passe de 2 g/l en amont à 4 g/l en aval.
• La nappe crétacée de Tikirt qui circule dans une formation captive entre le substratum de schistes primaires et les marnes sénoniennes du Mio-pliocène. La minéralisation varie de 2 à 4 g/l.
• La nappe tertiaire de Ouarzazate qui circule dans les formations Oligocène et Mio-pliocène et qui semble être en relation avec la nappe de Tikirt. La qualité de cette nappe est très mauvaise, le résidu sec varie de 3 à 10 g/l.
Pour le secteur oriental du bassin de Ouarzazate , les nappes phréatiques circulent dans des conglomérats, des calcaires lacustres et des alluvions récentes ayant des caractéristiques très hétérogènes. Leur alimentation est estimée à 2400 l/s dont 600 l/s par infiltration des pluies et 1800 l/s à partir des sous-écoulements des oueds. Le débit résiduel correspond au débit d'étiage de l'oued Dadès (1 m3/s).
Les aquifères profonds présentent des potentialités réduites du fait de leur qualité médiocre et la difficulté d'accessibilité liée au caractère discontinu de leur gisement et aux profondeurs parfois importantes. La zone de ce secteur qui présente le plus d'intérêt se situe à l'Est de l'Oued Megoun dans l'aquifère oligo-mio-Pliocène entre Kelaa Mgouna et le plateau de Boumalne et l'aquifère cénomano-turonien entre Boumalne et Tinghir.
La moyenne vallée du Draà d'Agdz à M'hamid, se décompose en unités hydrogéologiques quasi indépendantes les unes des autres. La recharge des ces unités hydrogéologiques est assurée à concurrence de 50 % par les excédents d'irrigation. Les origines d'alimentations de ces unités sont indiqués ci-après.
Le volume total des prélèvements est en moyenne de l'ordre de 40 Mm³/an. Les volumes maximum et minimum enregistrés sont respectivement de 82 Mm³ (1986-87) et 20 Mm³ (1992-93).
le bas Draa
Les principaux systèmes hydrogéologiques sont localisés au niveau des foums et fonctionnent généralement de la manière suivante :
• En amont des Foums, les formations alluviales des Feijas sont alimentées principalement par infiltration des eaux de crue et accessoirement par les sous-écoulements des oueds à leur sortie des reliefs et les infiltrations à partir des calcaires de l'Anti-Atlas.
• Au niveau des Foums, le niveau piézomètrique de la nappe se rapproche de la surface du sol et peut émerger à la faveur d'un seuil hydrogéologique.
• En aval des foums, la nappe s'étale et s'enfonce jusqu'à la base des alluvions.
(A suivre) _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Ven Nov 16, 2007 6:48 am Sujet du message: Ressources en eau (suite) |
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QUALITE DES RESSOURCES EN EAU
Oued Dadès
Les eaux de surface
La qualité des eaux de surface varie de l'amont vers l'aval et selon les bassins versants. Les eaux de l'oued Ouarzazate sont de qualité moyenne à mauvaise alors que celle des eaux de l'oued Dades sont de bonne qualité. Le mélange des eaux des deux bassins se fait au niveau du barrage Mansour Eddahbi pour donner une eau de qualité moyenne.
Les eaux souterraines
Les eaux souterraines qui circulent dans les vallées des oueds et notamment dans les lits mineurs et majeurs sont de qualité bonne à moyenne. Le haut Draa présente une eau souterraine de bonne qualité par rapport à celle du moyen et bas Draa.
MOBILISATION ET UTILISATION DES RESSOURCES EN EAU
L'effort de mobilisation
Les eaux de surface
Pour le développement du secteur agricole, l'Oued Drâa a bénéficié d'un important aménagement en grande hydraulique dont la pièce maîtresse est constituée par le barrage Mansour Eddahbi mis en service en 1972, ayant une capacité initiale de 560 Mm³ et pouvant garantir un volume régularisé de l'ordre de 250 Mm³/an.
Les principaux affluents de l'Oued Drâa (Ouarzazate, Dadès, Mgoun) d'écoulement pérenne assurent l'irrigation d'une superficie totale estimée à 16.300 ha où se pratiquent les cultures de céréales, maïs, luzerne, maraîchage et les arbres fruitiers (rosacées et oliviers).
La majorité des périmètres du Haut Drâa sont irrigués par dérivation des eaux pérennes des oueds au moyen de prises traditionnelles alimentant un réseau de séguias en terre. Seule la palmeraie de Skoura et quelques autres petits périmètres dans le bassin versant de l'oued Hajjaj, affluent de l'oued Dadès, exploitent la nappe phréatique au moyen de khettaras et de puits.
Dans le sous-bassin Aït Douchen, affluent anti-atlasique de l'oued Drâa, un barrage moyen en voûte a été construit en 1956 sur un site très favorable de l'oued Amara et domine un périmètre de 216 ha . Le volume actuel de la retenue est de 2.5 Mm³.
Dans le bassin Moyen Draà, les périmètres de la moyenne vallée de l'oued Drâa qui sont irrigués à partir du barrage Mansour Eddahbi se présentent sous forme d'une série de 6 palmeraies de forme allongée séparées par des Foums s'étendant entre Agdz et M'Hamid et totalisent une superficie nette irriguée de 26.000 ha .
L'irrigation des 6 palmeraies se fait par dérivation des eaux lâchées dans l'oued à partir du barrage Mansour Eddahbi au moyen de 4 seuils de dérivation (Agdz, Tansikht, Ifly et Azaghar), chacun dominant 1 ou 2 palmeraies.
Dans le bas Draà, le mode d'irrigation pratiqué est traditionnel. Les périmètres situés dans les vallées du versant Sud de l'Anti-Atlas sont irrigués à partir des eaux des résurgences dans les oueds qui sont dérivées au moyen d'ouvrages traditionnels dans des seguias en terre.
Les eaux souterraines
Dans le Haut Draà, les eaux souterraines donnent naissance à la plus grande partie des écoulements pérennes des oueds. Les ressources souterraines les mieux mobilisées pour l'irrigation sont régularisées à raison de 34 Mm3 par les oueds Dadés et Mgoun et de 7 Mm3 par l'oued Ouarzazate, soit un volume total de 41 Mm3/an.
Dans le Moyen Draà, le captage des eaux souterraines contribue à régulariser au total 56 Mm3/an dont 20 Mm3 à partir des résurgences et 36 Mm3 prélevés par pompage.
Dans les bassins des foums, des palmeraies traditionnelles sont irriguées à partir des nappes alluviales captées par des khettaras, des puits et des barrages de dérivation au niveau des résurgences. Le développement d'une irrigation moderne basée sur le pompage excessif dans certains foums (Foum Zguid notamment) accentue le dépérissement des palmeraies traditionnelles.
L'alimentation en eau potable de la ville d'Ourzazate (en partie ), de la ville de Zagora et des principaux centres de la zone (Agdz, Boumalne, Kelaa Mgouna, Skoura et Taznakht) s'effectue à partir des eaux souterraines.
L'approvisionnement en eau potable des populations urbaines de la ville de TanTan et ses localités satellites (plage, port, aéroport) s'effectue à partir de la nappe de Guelmim au moyen d'une adduction de 135 km réalisée par l'ONEP. Les petits centres urbains implantés au niveau des foums : Foum Zguid, Tata, Akka, Foum el Hisn, Assa et Zag sont alimentés à partir des nappes alluviales locales.
L'utilisation de l'eau
Le volume total d'eau utilisé dans le bassin du Draa s'élève à 517,4 Mm3, répartis entre :
• 406,2 Mm3 d'eau de surface utilisés en totalité pour l'irrigation ;
• 110,2 Mm3 d'eau souterraine utilisés à raison de 88% pour l'irrigation et 12% pour l'AEPI.
Le volume d'eau affecté à l'AEPI s'élève à 13,2 Mm3 dont exclusivement en eau souterraine. La couverture des besoins actuels est assurée totalement.
En milieu rural, le taux d'accès à l'eau potable est passé de 14% en 1994 à xx% en 2002.
L'irrigation utilise près de 504 Mm3 dont 406Mm3 d'eau de surface et 97 Mm3 d'eau souterraine. Ces volumes utilisés ne couvrent que 83,5% des besoins évalués à 603,6 Mm3.
http://www.water.gov.ma/01presentation/17draa.htm _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Nov 17, 2007 5:41 am Sujet du message: Le foncier |
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Je vais aborder dans ce qui suit des questions générales relatives au foncier, mais cruciales dans la région.
Quelques notions de droit immobilier
Il existe au Maroc deux régimes des biens :
- les biens des collectivités
- les biens MELK propriété privée des particuliers.
Chacune des deux catégories, est divisée en 2 régimes:
- les biens immatriculés à la conservation foncière:
- Les biens immatriculés à la conservation foncière sont soumis à la loi (Dahir: ordonnance Royale) du 12 août 1913 et les textes suivants1.
- Ce régime trouve son origine dans „l’act Torrens“ (loi Australienne du nom de son auteur Sir R.TORRENS, adoptée par le parlement d’Australie en1858).
En résumé, c’est le propriétaire qui suit la propriété, et non l’inverse; soit un „Titre Foncier“ pour le bien délimité topographiquement sur le terrain. Le „Livre Foncier“ contient tous les droits réels, origines, situation juridique exacte et réelle.
- les biens non immatriculés
Relèvent du droit musulman, et les actes sont établis exclusivement en la forme adulaire (traditionnelle); et peuvent par la suite faire l’objet d’une „réquisition d’immatriculation“..
Facultativement, ces contrats peuvent faire l’objet d’ecrit sous sein privé.
La vente d’immeubles
Toute personne qui acquiert un droit immobilier, bien entendu sur la foi des inscriptions figurant au titre foncier en question, voit son droit définitivement consolidé par son inscription sur le titre, indispensable pour que l’acte (notarié d’acquisition) produise tous ses pleins effets.
L’inscription produit non seulement un effet constitutif du droit réel, mais a également, - par le poids de l’acte notarié - à la fois, la force probante, et la force exécutoire, car seuls les droits inscrits dans les livres fonciers font preuve – irréfutable et intangible – aussi bien à l’égard des tiers, qu’à celle des parties co-contractantes elles-mêmes.
Ce régime procure évidemment toute sécurité et garantie aux tiers acquéreurs inscrits.
(A suivre) _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Nov 17, 2007 5:46 am Sujet du message: Le foncier (suite) |
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STATUTS REGISSANT L’USAGE DES TERRAINS COLLECTIFS
Collectif : terre appartenant en commun à une communauté ethnique (tribu, fraction,...). Une terre collective est inaliénable, c'est-à-dire qu'elle ne peut être ni vendue, ni hypothéquée, ni saisie, ni héritée.
Les terres collectives peuvent être affectées (partagées en parts attribuées à des ayant-droit) ou non affectées (exploitées pour le compte de toute la communauté).
les terrains collectifs appartenant d’une façon collective à des groupements d’agriculteurs ayant une même origine et de la même descendance tribale.
L’origine de ces terres revient aux anciens âges, lorsque les communautés propriétaires exploitaient ces terrains d’une façon collective pour des raisons de maintien de la paix entre les tribus et pour des considérations liées à l’économie de ces communautés.
Ces terrains ont toujours été exploités selon les coutumes traditionnelles, jusqu’au début du 20 ème siècle lorsqu’il s’est avéré nécessaire de défendre les intérêts de ces communautés et de préserver leur patrimoine contre toute tentative d’exploitation illégale.
Le statut du 27 Avril 1919 fût ainsi institué pour délimiter, fixer les droits d’usages et instaurer une procédure de gestion des affaires afférents à ces terrains.
Ce statut considéré comme un code des terrains collectifs a été amendé par plusieurs Dahir notamment celui du 10 Octobre 1937 et celui du 6 Février 1963.
Ce Dahir a été précédé par d’autres lois concernant les terrains collectifs. Il s’agit notamment du :
- Dahir du 7 Juillet 1914 par lequel les terrains melk ont été exclus des terrains collectifs par un acte adoulaire justifié par les autorités locales (acte de concession).
- Et du Dahir du 21 Novembre 1916 statuant sur la personnalité morale des collectivités tribales et leur représentation.
Par la suite, le Dahir du 18 Février 1924 a instauré une procédure de délimitation des terrains collectifs et le dahir du 25 juillet 1969 a arrêté celle de délimitation des terrains collectifs à l’intérieur des périmètres irrigués.
Le Dahir de 1919 précise que les terrains collectifs appartiennent à des collectivités tribales et sont mis sous tutelle du Ministre de l’Intérieur, l’article 4 de ce dahir arrête les attributions de cette collectivité dans :
- Le règlement de litiges entre les membres de la collectivité,
- La distribution saisonnière des terrains,
- L’application des résolutions de la collectivité tribale et de celle de la commission de tutelle,
- L’émission de réserves sur la conservation des terrains collectifs,
Tandis que l’article 5 stipule les obligations de cette collectivité tribale, notamment son contrôle par le Ministre de l’Intérieur et la commission de tutelle.
Le Dahir permet à la communauté, après autorisation de la tutelle, de déposer plainte auprès de la justice pour défendre ces droits et de présenter les demandes de conservation foncière et de passer des contrats de location ou de société agricole concernant ses terrains pourvu que la durée ne dépasse pas trois ans.
Il s’avère ainsi que la communauté est maîtresse dans la gestion de ces affaires concernant ces terrains collectifs avec la supervision du Ministère de tutelle.
Le commission de tutelle se réunit sur convocation du ministre de l’intérieur. L’article 3 du même dahir stipule les modalités de sa constitution et arrête ses attributions :
- Régler litiges internes entre les membres de la communauté, sachant que ceux provoqués par des parties tierces sont soumis à la justice ; (la circulaire ministérielle du 12 Mars 1962 fixe les limites des conflits internes et externes).
- Se décide et d’une façon définitive sur les transactions importantes concernant la cession, la location et l’utilisation des fonds de la collectivité :
L’article 12 du même dahir précise que les décisions du comité de tutelle ne nécessitent pas des justifications et ne peuvent en aucun cas être attaquées en justice comme il stipule en outre à l’article 4 que les terrains collectifs ne peuvent pas faire l’objet d’acquisition ancienneté , ni de cession ou de saisie.
Le rôle des autorités locales pour la protection des terrains collectifs, tel que le précise la circulaire du 30 Mai 1958, est de recenser tous les terrains collectifs, n’ayant pas fait l’objet d’une délimitation administrative ou d’immatriculation foncière et d’instruire des dossiers en vue de leur délimitation ou de conservation éventuelle.
Elles sont appelées également à œuvrer selon leurs moyens pour assurer la protection des terrains collectifs conformément aux instructions stipulées dans l’arrêté du 15 Avril 1963. Ce rôle se résume dans :
- L’encadrement les représentants des collectivités tribales.
- L’exécution les résolutions de conseil de la tutelle et des comités des collectivités.
- L’élection des représentants des collectivités.
- La sauvegarde des terrain collectifs de toute injestion, cessions illégales et l’information du comité de tutelle d’un pareil événement.
- La représentation de la tutelle dans les enchères publiques concernant la location des terrains collectifs, conformément à la décision ministérielle du 26 Décembre 1920.
- La surveillance des opérations de distribution saisonnière des terrains et la proposition des listes des bénéficiaires (circulaire du 13 Novembre 1957).
- La communauté possède le sol qu’elle loue, et sur lequel des constructions sont édifiées par les locataires (zinataires).
(A suivre) _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Nov 17, 2007 5:51 am Sujet du message: |
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Droit de propriété sur les terrains collectifs
1/- LE DROIT DE ZINA :
droit de propriété sur les améliorations apportées
C’est l’embellissement, l’amélioration, le droit pour un occupant qui a édifié de ses deniers, une construction sur un terrain habous, domanial ou privé d’avoir la jouissance perpétuelle de ce terrain moyennant redevance et la propriété totale des superficies.
2/ - LE DROIT DE « HAOUA » :
Consiste pour une personne de posséder un étage ou construction au dessus d’un immeuble (RDCH) appartenant à un autre propriétaire.
3/ - LE DROIT DE «GZA » :
Contrat de location perpétuelle d’une terre habous avec faculté de bâtir ou de planter, (art.179 et 198 du Dahir du 2 juin 1915).
4/ - LE DROIT DE HABOUS :
Biens immobilisées par le fondateur musulman dont la jouissance profite aubénéficiaire, qu’il désigne (une mosquée ou un successible).
A ceux-là s’ajoutent d’autres moins importants tels que : Manfaa, guerlsa, istijar etc…
Ces droits réels immobiliers « coutumiers » musulmans, constituent un démembrement du droit spécial au Maroc, confèrent aux propriétaires du sol de concéder l’occupation à un tiers à charge pour ce dernier de remplir pour son exploitation, certaines conditions et délais déterminés dans le contrat.
Ces droits réels coutumiers de droit musulman, séculairement ancrés dans les anciennes médinas, des villes impériales, Fès, Meknès, Rabat, Salé et Marrakech, n’ont nullement aucune existence dans les villes nouvelles construites depuis plus d’un demi-siècle, à travers tout le territoire national du fait que les morcellement et lotissements créés depuis 1914, n’avaient obéi qu’aux seules règles du nouveau régime foncier.
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Pour plus d’informations sur le sujet :
- Le système foncier au Maroc. Une sécurité et un facteur de développement durable, au milieu urbain et rural
Mohamed M'HASSNI, Mohamed FELJY et Hamid KHALALI, Maroc
- La modernisation et la gestion du foncier au Maroc
Negib Bouderbala
Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat (Maroc)
- LA PROPRIETE IMMOBILIERE
LES DROITS REELS
HOUCINE SEFRIOUI, notaire à Casablanca, Maroc,
Photos: www.ancfcc.gov.ma _________________ Amzil de Addis Abeba |
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