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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Déc 26, 2007 5:31 am Sujet du message: Droits de la femme et luttes conte les déscriminations |
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Ouarzazate : Les jeunes se mobilisent pour les droits de la femme
La 5ème campagne nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes a pris fin, lundi 17 décembre,à Ouarzazate. Cette année, l’accent a été mis sur la mobilisation des jeunes contre ce fléau.
La ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli, a présidé, lundi 17 décembre à Ouarzazate, la cérémonie de clôture de la 5 ème campagne nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes lancée le 28 novembre par le Premier ministre Abbas El Fassi, en présence du gouverneur de Ouarzazate, Mohamed Incharen, et des représentants de la société civile, outre les associations représentant la province de Ouarzazate.
Mme Skalli a expliqué que la lutte contre la violence à l’égard des femmes constitue une priorité et un enjeu national et que l’objectif de cette campagne est de sensibiliser les jeunes pour s’unir à ce dessein. Elle a ainsi insisté sur la nécessité de faire participer les jeunes en tant qu’intervenants contre tout type de violences à l'égard des femmes: psychique économique, mauvais traitement, mariage précoce.
«Cette campagne vise a impliquer les établissements scolaires, de la santé, de la justice, de tous les secteurs gouvernementaux, de la société civile. «Je suis très heureuse de constater la prise de conscience des jeunes quant à l’importance de lutter contre la violence à l’égard des femmes. Si on veut que notre société se développe, il faut lutter contre cette violence et contribuer à promouvoir la culture de l’égalité», a confié à l’ALM Mme Skalli.
Et de préciser que la clôture de cette campagne à Ouarzazate vient en reconnaissance du véritable engagement de la société civile, notamment de l’espace multifonctionnel des femmes, financé par la coopération technique belge et la municipalité de Ouarzazate et de la délégation du ministère de la Santé qui a contribué avec des sources humaines en matière de lutte contre le sida en menant une campagne de dépistage dans les communes rurales.
Pour sa part, Hugues Legros, représentant résidant de la coopération belge au Maroc, a mis en relief la promotion des droits de la femme, précisant que la dimension symbolique de cette lutte mérite d’être soulignée. M. Hugues a souligné le rôle de la coopération technique belge qui s’investit dans des projets de développement dans la vallée de Draâ via l’espace multifonctionnel des femmes. Il a appelé à la mise en place d’une stratégie concrète en vue de renforcer la promotion des droits de la femme et surtout d’appuyer la réforme législative qui a donné naissance au code de la famille.
Par : L’Houssaine Oulbaz
http://www.aujourdhui.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Sam Jan 19, 2008 7:17 am; édité 1 fois |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Jan 19, 2008 7:15 am Sujet du message: Rapports sur l'élimination de toute forme de discrimination |
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Rapports sur l'élimination de toute forme de discrimination contre les femmes
Les 3ème et 4ème Rapports périodiques du Maroc relatifs à la mise en oeuvre de la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes ont été présentés, vendredi à Casablanca, par Mme Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité.
Au cours d'une rencontre d'information, à laquelle ont notamment assisté les représentants de départements ministériels et d'ONG, Mme Skalli a indiqué que ces rapports reflètent les étapes franchies au Maroc en matière d'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et que l'objectif de cette rencontre est de débattre du contenu de la convention et de ce qui reste à entreprendre pour consolider l'action en la matière.
Elle a souligné que le Maroc est appelé, à l'instar de plusieurs autres pays, ayant adopté cette convention, à élaborer des rapports périodiques sur les mesures à caractère législatif, juridique et administratif à même de concrétiser le contenu de la convention et de les présenter à la commission onusienne chargée de l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes.
Le ministère, a-t-elle précisé, a été attaché à ce que ces deux rapports soient le fruit d'un travail commun de tous les secteurs oeuvrant, de manière directe ou indirecte, à l'amélioration de la condition de la femme et à l'égalité entre les deux sexes.
Elle a rappelé notamment l'organisation d'une journée d'information, le 23 mai 2006, dans l'objectif d'élaborer ces rapports périodiques et d'expliquer leur importance.
Après avoir indiqué que 185 pays ont adopté cette convention, Mme Skalli a affirmé que la présentation des deux rapports du Maroc devant les Nations Unies, le 24 janvier courant à Genève, constitue une occasion pour mettre en exergue les nouveaux acquis réalisés en matière des droits de l'homme et du renforcement de l'Etat de droit.
Elle a tenu à souligner que le 1er et le second rapports ont été présentés par le Maroc dans les délais fixés, respectivement en 1995 et 1999, et ont été marqués par l'équilibre et la véracité des faits.
Elle a également précisé que les 3ème et 4ème rapports périodiques ont été préparés à la lumière des observations du comité de lutte contre la discrimination à l'égard de la femme.
Rappelant certaines des réalisations accomplies dans ce cadre, Mme Skalli a notamment cité des réformes législatives, l'intégration de l'approche genre, le renforcement de l'accès des femmes aux centres de décision, la réforme du code du travail, la réforme du code pénal, la promulgation du code de la famille et la promulgation du code de la nationalité.
Elle a également affirmé que d'autres mesures suivront, pour renforcer les droits économiques et sociaux des femmes.
Au cours de cette rencontre, qui s'inscrit dans le cadre de plusieurs rencontres organisées par le ministère, les deux rapports ont été présentés dont le contenu porte sur l'actualisation du cadre général de la protection des droits de l'homme et notamment les mesures prises pour l'élimination de toutes les discriminations à l'égard des femmes.
MAP _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Jan 26, 2008 7:30 am Sujet du message: L'élimination de la discrimination à l'égard des femmes |
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Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) a examiné, jeudi à Genève, le rapport périodique du Maroc sur les mesures prises par le Royaume pour se conformer aux dispositions de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
Le Comité adoptera en séance privée des observations finales sur ce rapport, avant de les rendre publiques à l'issue de la session, le vendredi 1er février.
Le rapport a été présenté par la ministre du développement social, de la famille et de la solidarité, Mme Nouzha Skalli, qui, après avoir souligné que le rapport est le fruit d'une démarche participative, a indiqué que le document a bénéficié d'une vaste compagne d'information et de sensibilisation qui a aussi été l'objet d'un débat riche et fructueux dans les deux Chambres du parlement.
Elle a, par la suite, abordé le contexte politique, les mesures entreprises et les défis qui restent encore à relever pour la mise en oeuvre du CEDAW.
La ministre a cité, à cet égard, la mise en place d'un mécanisme gouvernemental chargé des droits des femmes, la restructuration du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) dont plusieurs femmes sont membres, les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER) et Diwan Al Madalim.
L'engagement dans le processus de la levée des réserves et l'adhésion aux protocoles facultatifs, aux conventions des droits civils et politiques et des droits de l'enfant occupent également une place de choix dans la politique du gouvernement, a-t-elle ajouté, soulignant que c'est dans ce droit fil que s'inscrit aussi l'Initiative Nationale pour le Développement Humain, (INDH) qui a pour finalité d'atténuer les disparités régionales et de genre.
Mme Skalli a, également, tenu à mettre en exergue la volonté politique clairement affirmée du Maroc pour l'égalité, donnant à titre d'exemple, la nomination de sept femmes au gouvernement dont cinq dans des postes stratégiques.
La mise en oeuvre de la CEDAW se décline aussi à travers la mise en place du Comité technique interministériel de suivi, a-t-elle fait remarquer, affirmant que certaines réserves ont été retirées et d'autres remplacées par des déclarations interprétatives et que les procédures pour concrétiser ces démarches sont en bonne voie.
Après avoir retracé l'évolution de la position du Maroc vis-à-vis de la convention de 1993 à 2008, les progrès accomplis depuis l'examen du dernier rapport en juillet 2003, la ministre a indiqué que cet élan se poursuivra grâce à la vision moderniste et la forte volonté politique de SM le Roi Mohammed VI et le dynamisme et la combativité des organisations féminines marocaines.
En est pour preuve, l'approche genre et le Code de la famille qui constituent, selon elle, une véritable révolution tranquille en faveur des femmes et des enfants et de l'égalité des sexes, estimant que la mise en place de ce genre de loi contribue à faire évoluer les mentalités puisque depuis l'adoption du nouveau Code de la famille le taux des divorces a sensiblement diminué.
Mme Skalli a, toutefois, relevé que malgré l'égalité consacrée, la discrimination persiste à cause des résistances socioculturelles, du faible niveau de l'information, de l'insuffisance en infrastructure et en réseaux de soutien aux femmes victimes de violence et de la faible implication des médias.
Pour lutter contre les stéréotypes et promouvoir l'éducation à l'égalité, des actions ont été entreprises à travers notamment la Charte Nationale de l'éducation et de la formation, la budgétisation sensible au genre amorcée en 2002, a-t-elle fait valoir, rappelant que l'expérience marocaine a été saluée par l'Assemblée générale de l'ONU.
En matière de lutte contre la violence à l'égard des femmes, un projet de loi est en cours de discussion, de même qu'un amendement des dispositions discriminatoires du Code pénal et l'institutionnalisation d'un Observatoire national de lutte contre la violence à l'égard des femmes sont à l'ordre du jour.
En matière des droits économiques, sociaux et culturels et de l'égalité à l'éducation, Mme Skalli a relevé une nette évolution de la scolarisation des filles ainsi que la mise en place du Programme d'Action Nationale pour l'Enfant (2006-2015), l'accès à l'emploi et aux services de santé, soulignant que les efforts vont être renforcés pour réduire le taux de mortalité à l'accouchement qui reste important malgré une baisse sensible.
MAP
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Fév 02, 2008 5:49 am Sujet du message: Gestion axée sur les résultats et l'égalité entre les sexes |
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"La gestion axée sur les résultats et l'égalité entre les sexes", thème d'une session de formation à Rabat
Rabat, 01/02/08- "La Gestion Axée sur les Résultats (GAR) et l'Egalité entre les Sexes" est le thème d'une session de formation organisée récemment à Rabat, au profit des membres du Comité d'appui de l'Institutionnalisation de l'Egalité des Sexes (IES) du ministère de la Communication, dont l'agence Maghreb Arabe Presse est membre permanent.
Initiée par le ministère de la Communication en partenariat avec le Fonds d'appui à l'égalité entre les sexes (FAES) et l'Agence canadienne de développement international (ACDI), cette session s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme à moyen terme (PMT) pour l'Institutionnalisation de l'Egalité des Sexes au sein du ministère et du secteur de la communication.
Ce programme constitue le premier plan sectoriel de promotion de l'Egalité des sexes du secteur de la communication, dans le cadre de la stratégie nationale pour l'équité et l'égalité entre les sexes, par l'intégration de l'approche genre dans les politiques et différents programmes de développement.
Le PMT s'articule autour de trois grands axes stratégiques, à savoir, renforcer la capacité institutionnelle du ministère de la communication et des institutions partenaires à tenir compte de l'ES dans leurs pratiques et structures, renforcer les capacités des acteurs pertinents du secteur de la communication pour une amélioration de l'image de la femme dans les médias et promouvoir l'égalité entre les sexes dans les institutions médiatiques et l'accès des femmes aux sphères de décision.
Cette formation, animée par Mme Hélène Lagace , consultante canadienne du Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) et Mme Khadija Mosleh, consultante marocaine à l'approche genre et professeur à l'Ecole nationale d'administration à Rabat, a pour objectif de sensibiliser les membres du Comité d'appui aux exigences liées aux enjeux identifiés dans ce programme validé en juillet 2006.
Le Comité d'appui de l'IES mis en place en 2004, a pour mission de promouvoir et d'intégrer l'égalité entre les sexes dans les politiques, programmes et stratégies du ministère de la Communication et établissements oeuvrant dans le secteur de la communication. Son rôle consiste notamment, à assurer la mise en oeuvre, le suivi et l'évaluation annuelle des résultas escomptés du PMT.
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Lun Fév 04, 2008 6:29 am Sujet du message: Re: L'élimination de la discrimination à l'égard des femmes |
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| Si Moh a écrit: | Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) a examiné, jeudi à Genève, le rapport périodique du Maroc sur les mesures prises par le Royaume pour se conformer aux dispositions de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
MAP
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Discriminations contre les femmes: le CEDAW satisfait des efforts du Maroc
Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a félicité le Maroc "pour les importantes réformes juridiques entreprises dans le domaine des droits de l'homme et en particulier les mesures visant à éliminer les discriminations contre les femmes".
Le Comité, qui a rendu vendredi ses Observations finales sur le rapport périodique présenté par le Royaume lors de cette session, a exprimé sa "satisfaction de la ratification de la Convention des Nations Unies contre la criminalité organisée transnationale et de la publication des deux Protocoles facultatifs à la Convention relative aux droits de l'enfant, de la réorganisation du Conseil consultatif des droits de l'homme (CCDH) conformément aux Principes de Paris et d'autres instruments et organismes qui contribuent à la protection des droits fondamentaux des femmes".
Le Comité a également félicité le Maroc pour les différents programmes et autres mesures visant à promouvoir les droits de l'homme sur le plan interne, en particulier des mesures, telles que la stratégies nationale pour l'égalité entre les sexes, pour la lutte contre la violence à l'égard des femmes, l'éducation de base et dans le domaine des migrations.
L'organisme onusien a, d'autre part, exhorté le Maroc à sensibiliser davantage les femmes à leurs droits notamment ceux contenus dans le nouveau Code de la famille. Il l'encourage à lutter contre les stéréotypes sur le rôle et les responsabilités des femmes et des hommes, y compris les modèles culturels et les normes qui perpétuent la discrimination directe et indirecte contre les femmes et les filles dans tous les domaines.
Le Comité s'est aussi prononcé pour la promulgation de lois sur la violence contre les femmes et les filles, notamment la violence domestique et pour la mise en £uvre des mesures visant à assurer l'accès des filles et des femmes à tous les niveaux d'enseignement, renforcer les efforts déjà consentis pour améliorer leur niveau d'alphabétisation et prendre des mesures visant à surmonter les résistances qui perpétuent la discrimination.
La prochaine session du Comité se tiendra à Genève du 30 juin au 18 juillet prochains. Il prévoit d'examiner à cette occasion des rapports présentés par la Finlande, l'Islande, la Lituanie, le Nigeria, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Tanzanie et le Yémen.
MAP
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mar Fév 05, 2008 4:49 pm Sujet du message: |
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Table ronde à Barcelone sur: l'image des femmes dans les médias
Des journalistes femmes des deux rives de la Méditerranée prennent part, mercredi à Barcelone, à une table ronde sur l'image des femmes dans les médias.
Les professionnelles des médias originaires notamment du Maroc, Liban, Egypte, Algérie, Turquie, Espagne, France et Italie tenteront de traiter, au cours de cette rencontre organisée à l'initiative de l'Institut Européen de la Méditerranée (IEmed), la place des femmes dans les médias et les images et modèles que ces derniers diffusent dans les pays européens et méditerranéens.
Les participantes à cette manifestation, qui se tient sous le thème "Visibilité et représentation des femmes dans les médias", tenteront aussi d'apporter des éclairages sur le manque de valorisation du rôle des femmes dans la société et sur les moyens à déployer pour contrecarrer les stéréotypes et les réductions dont les femmes sont encore trop souvent victimes dans les médias.
A cette même occasion, quatre médias: la revue Afkar, éditée par l'IEmed, le quotidien l'Orient le jour, et les sites Bianet et Babelmed, donneront le coup d'envoi à une grande enquête sur les jeunes femmes méditerranéennes: "Femmes: avoir 20 ans en Méditerranée".
La rencontre, dont le but est de constituer un réseau de femmes journalistes des deux rives de la Méditerranée, appelé à fonctionner de manière pérenne, débouchera sur un questionnement autour des problématiques du genre dans l'espace euro-méditerranéen.
Au delà du profil que ces enquêtes entendent tracer de la génération des 20-30 ans dans 9 pays des rives nord et sud de la Méditerranée (Algérie, Egypte, Espagne, France, Italie, Liban, Maroc, Palestine et Turquie), deux thèmes sensibles seront traités: "femmes en situation de conflit", et "la jeune création féminine en Méditerranée".
La rencontre de Barcelone sera suivie par une Conférence sur "Les Femmes méditerranéennes en situation de conflit" qui se tiendra en avril prochain à Rome.
MAP
(5/2/2008) |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Fév 06, 2008 4:58 am Sujet du message: Re: L'élimination de la discrimination à l'égard des femmes |
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| Si Moh a écrit: | | Si Moh a écrit: | Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) a examiné, jeudi à Genève, le rapport périodique du Maroc sur les mesures prises par le Royaume pour se conformer aux dispositions de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
MAP
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Discriminations contre les femmes: le CEDAW satisfait des efforts du Maroc
Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a félicité le Maroc "pour les importantes réformes juridiques entreprises dans le domaine des droits de l'homme et en particulier les mesures visant à éliminer les discriminations contre les femmes".
http://www.menara.ma/ |
CEDAW
Le Comité émet ses observations
Malgré les avancées, les experts onusiens appellent à plus d'engagement
Le verdict est tombé ! Suite à la présentation par le Maroc à Genève le 24 janvier dernier des 3e et 4e rapports périodiques sur la mise en œuvre de la convention sur l'élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes (CEDAW), le Comité de la CEDAW a enfin rendu publiques ses observations.
Le Maroc a été félicité pour les réformes juridiques qui ont été entreprises ces dernières années visant à éliminer les discriminations à l'égard des femmes. Toutefois le Comité a insisté sur les nombreux défis qui restent encore à relever. Aussi, il encourage le Maroc à intégrer le principe de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la Constitution, de promulguer et d'appliquer une loi globale sur l'égalité des sexes qui soit contraignante à la fois pour le secteur public et le secteur privé.
Concernant le Code de la famille, le Comité déplore que les dispositions de ce dit Code ne soient pas encore bien vulgarisées et bien appliquées dans toutes les régions marocaines. Ainsi, il recommande au Maroc d'intensifier les campagnes de sensibilisation et de formation. Le Comité se dit également préoccupé par le fait que les pratiques discriminatoires traditionnelles et les attitudes stéréotypées au sujet des rôles et des responsabilités des femmes et des hommes dans la famille et la société persistent. De ce fait, il pousse le Maroc à traiter au plus vite ces problèmes en s'attaquant notamment aux modèles culturels cachés et les normes qui perpétuent la discrimination directe et indirecte.
La violence à l'égard des femmes a également attiré l'attention des experts onusiens qui ont reproché l'inexistence d'une législation spécifique et que celle envers les travailleuses domestiques ne soit pas prise en compte. Aussi, le Comité dans ses recommandations incite le Maroc à promulguer, dès que possible, une législation sur la violence contre les femmes et les filles, notamment la violence familiale, de veiller à ce que tous les actes agressifs contre les femmes, y compris le viol conjugal, constituent une infraction pénale, que les victimes aient accès à des moyens immédiats de protection et de réparation. Le taux élevé d'analphabétisme des femmes et des filles, en particulier dans les zones rurales, et le niveau élevé des taux d'abandon scolaire des filles ont également été mis en exergue. Aussi, le Comité invite le Maroc à mettre en œuvre des mesures visant à assurer l'accès des filles et des femmes à l'enseignement, et de renforcer ses efforts pour améliorer le niveau d'alphabétisation des filles et des femmes à travers l'adoption de programmes complets.
Selon les experts, il est important de sensibiliser la population à l'importance de l'éducation en tant que droits de l'homme et comme une base pour l'émancipation des femmes. «Le Maroc a fait énormément d'efforts pour instaurer le principe d'égalité hommes/femmes, et j'imagine que cela n'a pas dû être facile. Toutefois, il reste encore beaucoup de défis à relever. A travers les rapports présentés, nous avons constaté que les mentalités patriarcales n'ont pas changé, que la violence conjugale, et en particulier le viol conjugal, continuent.
Il est donc important que le Maroc essaie d'y remédier, et nous espérons que nos recommandations seront prises en compte», souligne Silvia Pimentel, experte brésilienne au Comité de la CEDAW. Actuellement, le Maroc a entrepris de nombreux chantiers pour lutter contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Des projets de loi contre la violence, la pédophilie, sur la protection des femmes de ménage, sur la criminalisation des employeurs d'enfants… sont en cours. Reste à définir un calendrier pour les rendre effectifs !
Qu'est-ce que la CEDAW ?
Réglementer la non-discrimination à l'égard des femmes sur la base du principe de l'égalité des sexes, tel est l'objectif principal de la CEDAW, adoptée en 1979 par l'ONU. La convention souligne que la discrimination contre les femmes «viole les principes de l'égalité des droits et du respect de la dignité humaine».
Elle réaffirme donc le principe de l'égalité en demandant aux Etats membres de prendre «toutes les mesures appropriées, y compris des mesures législatives, pour assurer le plein épanouissement et le progrès des femmes en vue de leur garantir l'exercice et la jouissance des droits de l'homme et des libertés fondamentales sur la base de l'égalité avec les hommes» (art. 3). A ce jour, 185 Etats ont ratifié la Convention. Cependant la mise en œuvre effective de l'égalité des droits dans les Etats-parties à la CEDAW est encore loin d'être universellement acquise.
Par Dounia Z. Mseffer
LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Mer Fév 06, 2008 8:46 am Sujet du message: |
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Violence à l'égard des femmes
Impliquer les jeunes dans ce combat
Le CDG a organisé un atelier sur la sensibilisation dans les établissements scolaires
Depuis quelques années, la loi du silence est levée sur la violence à l'égard des femmes.
A ce titre, la lutte contre ce phénomène est devenue une priorité pour les associations spécialisées mais aussi pour les instances gouvernementales. Car c'est justement grâce au combat de la société civile que cette problématique a été portée aux plus hautes sphères de l'Etat. L'adhésion aux conventions internationales n'a fait que renforcer cette lutte.
Pour assurer une plus grande protection aux femmes fragiles (mères célibataires, employées victimes d'exploitation, de discrimination et de harcèlement, le Maroc a créé l'Observatoire de lutte contre la violence à l'égard des femmes et a pris une série de mesures. Toutefois, les mentalités restent imprégnées par une culture qui donne la part belle aux stéréotypes.
«La culture traditionnelle consacre cette discrimination, alors que les droits humains concernent toutes les personnes indépendamment de leur sexe, religion, race…», affirme Jamal Chahdi, directeur du Centre des Droits des Gens qui reste convaincu que l'éducation au concept des droits humains est le seul moyen susceptible de changer les comportements et les attitudes des jeunes. Et ce, en transformant l'espace scolaire en un haut lieu de la démocratie ou règne les droits humains. Et c'est justement pour concrétiser cette théorie que le Centre a organisé, le week-end dernier un atelier sous le thème « Conscientisation dans les établissements scolaires primaires et secondaires», dans la capitale spirituelle.
Son objectif ultime, tel que souligné par le président lui-même, étant de rassembler, de collecter et d'analyser l'information sur les pratiques de lutte contre les violences faites aux femmes et dans le domaine de la Conscientisation dans les établissements scolaires primaires et secondaires. «Le travail de sensibilisation se fait en partenariat avec le ministère de l'Education nationale, avec les académies régionales ou avec les délégations provinciales. Les outils réalisés en milieu scolaire sont : les guides de l'éducation aux Droits humains, les affiches, les brochures ou autre. Il peut s'agir notamment de recherches ou d'études réalisées pour mesurer l'impact du travail des ONGs en milieu scolaire. L'atelier aura permis de faire le point sur les pratiques, notamment en matière de lutte contre les violences à l'égard des femmes», souligne Jamal Chahdi.
Laquelle mise au point est nécessaire, car si tout le monde est animé par la volonté de lutter contre le phénomène de violence à l'égard des femmes, les moyens utilisés ne sont pas toujours à la hauteur des aspirations des uns et des autres. La mauvaise répartition des tâches et la non organisation du travail font que les efforts déployés dans le domaine de la sensibilisation se dispersent et ratent leur cible. Une bonne organisation, selon notre expert, consiste à ne pas répéter les mêmes choses et à adopter les bonnes pratiques pour bénéficier des expériences probantes. Dans ce sens, la société civile joue un rôle essentiel en matière de sensibilisation de la jeunesse marocaine à cette problématique. Les activités parascolaires peuvent servir de vecteur pour transmettre les messages de l'égalité des sexes (théâtre, dessin, musique, cinéma …).
Quand il s'agit de toucher les jeunes, les associations ne manquent pas de moyens pour y parvenir : les clubs de l'éducation aux droits humains aux lycées, collèges et aux écoles primaires, les sessions de formation aux profits des jeunes, les ateliers de l'éducation au concept de l'égalité entre les sexes, création d'espaces de rencontres des jeunes…
Un Centre des droits des gens
Le Centre des Droits des Gens (CDG) a été fondé en 1999 par un groupe de militants des droits de l'Homme de la région de Fès. L'objectif était de créer un réseau national de défense et d'éducation des droits de l'Homme qui serait un moyen d'intervention politique et social. Les femmes, les enfants, les enseignants, le personnel du milieu juridique et de la santé ...ont été prioritaires dans l'action du centre pour l'éducation aux droits de l'homme. Le Corps Directeur du Centre, où la femme est largement représentée, siège à Fès et il a plusieurs réseaux répartis au Maroc.
Le CDG fonctionne grâce au soutien de partenaires locaux et internationaux.
Il offre soutien, écoute et orientation juridique à la population. Des spécialistes reçoivent en consultation individuelle et confidentielle les personnes victimes de violations des droits de l'homme et de violation physique. Le" Centre Amane" reçoit les enfants maltraités et victimes de violence alors que "le Centre El Karama" reçoit les femmes travailleuses victimes des mêmes méfaits.
Par Kenza Alaoui | LE MATIN
Publié le : 05.02.2008 | 18h19 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Fév 09, 2008 6:06 am Sujet du message: Progrès en matière de promotion de l'égalité des sexes |
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Mme Skalli souligne les grands progrès du Maroc en matière de promotion de l'égalité des sexes
Rabat, 08/02/08 - Le Maroc a fait de grands progrès en matière de promotion de l'égalité entre hommes et femmes, a souligné, jeudi à Rabat, la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Mme Nouzha Skalli.
Intervenant lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan de la participation marocaine aux travaux de la 40ème session du Comité de la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), tenue récemment Genève, au cours de laquelle a été examiné le rapport périodique du Royaume en la matière, la ministre a souligné les avancées réalisées au niveau national dans le domaine grâce à la volonté politique de SM le Roi Mohammed VI.
Evoquant les progrès réalisés depuis la présentation du dernier rapport en juillet 2003, la ministre a cité la restructuration du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) dont plusieurs membres sont des femmes, la création de Diwan Al Madhalim et l'action qui avait été menée par l'Instance Equité et Réconciliation (IER), tout en rappelant les réformes législatives et politiques initiées dans le royaume pour l'élimination de toutes les formes de discrimination et pour la mise en oeuvre de la convention CEDAW.
Mme Skalli a aussi rappelé l'importance des codes de la famille, pénal, du travail et de la nationalité, outre l'intégration de l'approche genre dans les politiques publiques et l'accès des femmes aux postes de décision.
La ministre a également rappelé que les 3ème et 4ème rapports périodiques présentés par le Maroc dans les délais impartis et le haut niveau de participation de la délégation marocaine ont été salués par les observateurs, parallèlement au dialogue franc et constructif avec les membres du comité onusien, " ce qui a donné une vision claire sur la situation des femmes au Maroc et sur la mise en £uvre de la convention ".
La ministre a estimé, par ailleurs, que le chemin est encore long pour une consécration pleine et effective de l'égalité entre les hommes et les femmes, relevant à cet égard les préoccupations du comité onusien relatives principalement à la consécration du principe d'égalité entre les deux sexes dans la constitution et la promulgation d'une loi générale sur l'égalité, outre la poursuite des mesures pour le retrait des réserves sur les articles 2 et 16 de la Convention CEDAW.
Les recommandations du comité onusien ont été axées sur la nécessité d'élaborer une enquête nationale sur la violence à l'égard des femmes, d'étendre la représentativité politique des femmes à tous les niveaux et de mener des campagnes de sensibilisation sur l'importance de la participation des femmes dans la prise de décision, a-t-elle poursuivi, soulignant l'importance de la consécration de l'égalité entre les deux sexes dans les domaines de l'éducation, de l'emploi et de la santé.
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Posté le: Sam Fév 09, 2008 6:08 am Sujet du message: Pour l'institutionnalisation du système des quotas |
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Des ONG pour l'institutionnalisation du système des quotas pour une meilleure participation des femmes dans le vie politique
Rabat, 07/02/08- Des organisations non gouvernementales (ONG) marocaines ont souligné, jeudi à Rabat, la nécessité d'institutionnaliser le système des quotas, de manière progressive, dans le but d'améliorer la participation des femmes dans le vie politique.
Au cours d'une conférence de presse, donnée par un collectif de 27 ONG, un rapport sur la dynamisation de la convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes a été présenté.
Lors de cette conférence de presse, les représentants de ces ONG ont mis l'accent sur l'importance de fixer les objectifs et de déterminer les résultats à réaliser afin que les femmes obtiennent 30 pc des sièges à l'horizon 2015.
Ils ont également insisté sur la nécessité d'appliquer la loi relative à l'enseignement obligatoire et ce dans le cadre d'une stratégie fondée sur l'approche genre.
Les représentants de ces ONG ont mis en relief l'importance de l'égalité entre l'homme et la femme, considérée comme une des priorités du gouvernement, de la levée des réserves sur la convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et de l'approbation de son protocole optionnel.
Ils se sont, en outre, félicités des importantes réformes adoptées par le Maroc pour consolider les droits de la femme et cristalliser une nouvelle vision des politiques publiques visant la promotion de la condition de la femme, intégrant mieux cette vision dans les programmes gouvernementaux.
Ils ont toutefois estimé que malgré ces importantes réalisations, le cadre juridique au Maroc demeure non conforme aux dispositions de la convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, notamment en ce qui concerne les engagements et les politiques publics en matière de lutte contre les discriminations à l'égard des femmes, de participation politique, de droits économiques, sociaux, culturels, de qualification, et d'égalité dans le cadre des relations familiales.
Le rapport présenté a également rappelé la nécessité d'appliquer la discrimination positive dans le domaine de l'emploi, de réduire les disparités au niveau de l'accès aux postes de responsabilité dans la fonction publique et de publier les nouvelles dispositions du code du travail relatives à l'égalité des chances et à la non discrimination de la part de tous les acteurs sociaux.
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Sam Fév 09, 2008 6:12 am Sujet du message: La participation féminine, vecteur de prospérité |
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Approche genre
La participation féminine, vecteur de prospérité
Le ministère du Développement social place l'égalité des sexes au centre de ses préoccupations
Depuis, que les décideurs et les différents acteurs sociaux ont compris que sans l'égalité des sexes, toute tentative pour lutter contre la pauvreté reste vaine, ils ont intégré cette donne dans leurs projets de développement.
«L'approche genre est au cœur des préoccupations de notre ministère. Le développement est tributaire de la participation de la femme dans les projets menés par l'agence de développement social (ADS)». Ce message émane de la bouche de, Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Il est sans équivoque. «L'absence des femmes dans les décisions au niveau local, dénote un dysfonctionnement majeur de la démocratie.
Ce qui constitue un obstacle au développement. L'Education est un secteur très représentatif de cette absence. Il y a quelques temps, 90% des filles n'étaient pas scolarisées. D'où la pertinence de l'approche genre qui doit être appliquée dans tous les domaines», a renchéri la ministre lors d'une rencontre avec la presse.
En effet, dès sa création, l'ADS a pris conscience de l'importance de la participation féminine dans la guerre qu'elle mène contre l'exclusion sociale.
Avec plus ou moins de difficulté, elle a incité les acteurs sociaux à reconsidérer leurs pratiques en vu d'adopter une approche qui consiste à impliquer la femme au même titre que l'homme dans les actions de développement.
Pour ce faire, l'ADS a créé le «Pôle Genre», un dispositif qui a pour mission de mettre en place une stratégie pratique susceptible de mettre en application l'approche genre dans ses projets.
En partenariat avec le ministère de Développement social et la GTZ, elle a initié un projet qui repose sur trois assises. La mise en place d'un pool de formateurs et formatrices, (qui sont au nombre de 12) à l'approche genre au sein de l'agence, l'élaboration de manuels d'intégration pratique de genre dans les projets des ONG soutenues par l'ADS et la mise en place de 6 plans d'action avec 6 ONG porteurs de projets pilote financés par l'ADS.
Il s'agit là d'un choix stratégique opté par l'Agence. «Après mûre réflexion, on a constaté que “l'approche guichet”, qui était au début intéressante, n'a pas tardé à montrer ses limites», a affirmé Mohamed Najib Guedira, Directeur général de l'ADS lors de cette rencontre. Et d'ajouter : «Le développement est tributaire de la participation de la femme dans les projets menés par notre agence.
En réalité, nous avons remarqué que certaines régions bougeaient beaucoup grâce au tissu associatif, alors que d'autres ne connaissaient pas la même dynamique. C'est alors que nous avons réorienté notre stratégie en adoptant une “approche territoriale”, tout en insistant sur la formation et le renforcement des capacités et sur une plus grande coordination pour une plus grande synergie avec les partenaires institutionnels».
Tous ces fondements s'inscrivent dans la stratégie 2008-2010, de l'Agence, qui repose sur les axes suivants : formation et renforcement des capacités, encouragement des activités génératrices de revenus et d'emploi, développement social urbain et enfin l'appui aux services sociaux de base.
A la fin de cette rencontre avec la presse, les responsables ont procédé à la remise des diplomes à un groupe de formateurs, membres d'ONG de différentes régions du pays, qui était encadré par l'ADS. Il ne leur reste plus qu'à passer le relais.
Nouveau site de l'ADS
Pour mieux répondre aux attentes des internautes, le site web de l'ADS (www.ads.ma) été revisité. Mais avant, une enquête a été menée auprès d'un échantillon d'acteurs du développement social qui a permis d'identifier les besoins et les faiblesses en disponibilité de services et en informations sur le web.
Lors de son élaboration, l'ADS a fixé des nouveaux objectifs. Elle voulait qu'il soit à même de répondre aux nouvelles attentes du public internaute et des professionnels du secteur, qu'il reflète la forte politique territoriale de l'agence, qu'il étende l'exploitation de l'outil à la communauté des professionnels par l'introduction d'un intranet et d'un extranet et enfin qu'il propose des outils de communication et d'information au service des acteurs du développement local et national.
Par Kenza Alaoui | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Sam Fév 09, 2008 7:34 am Sujet du message: Malgré les avancées, les ONG restent sur leur faim |
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CEDAW
Malgré les avancées, les ONG restent sur leur faim
Présentation de la version officielle et du rapport parallèle des ONG
«Le Maroc a ratifié certes la convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), mais il ne l'a publié dans le Bulletin officiel que 7 ans après.
Ce qui ne laisse pas de doute que cette action n'a été entreprise que pour soigner l'image du pays à l'étranger», a commenté Rabéa Naciri, présidente nationale de l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), lors de la présentation, jeudi à Rabat, du rapport parallèle à celui exposé par le gouvernement fin janvier à la Commission des experts onusiens à Genève.
En effet, un collectif de 27 ONG s'est réuni durant la journée du jeudi pour présenter un rapport sur la dynamisation de la convention des Nations unies à Rabat. Un rapport qui traduit, selon Rabéa Naciri, l'ouverture démocratique et politique que connaît le Maroc et la marge de liberté accordée de plus en plus aux associations pour compléter le travail du gouvernement en matière de droit de la femme. Mais malgré les réalisations acquises dans ce domaine, beaucoup d'efforts restent à fournir pour pouvoir adapter le cadre juridique marocain aux différentes dispositions de la convention.
Un cadre qui reste non conforme, selon les intervenants, aux dispositions de la convention, notamment en ce qui concerne les engagements et les politiques publics en matière de lutte contre les discriminations à l'égard des femmes, de participation politique, de droits économiques, sociaux, culturels, de qualification, et d'égalité dans le cadre des relations familiales.
Le rapport présenté a également rappelé la nécessité d'appliquer la discrimination positive dans le domaine de l'emploi, de réduire les disparités au niveau de l'accès aux postes de responsabilité dans la fonction publique et de publier les nouvelles dispositions du Code du travail relatives à l'égalité des chances et à la non discrimination de la part de tous les acteurs sociaux.
Les représentants de ces ONG ont mis l'accent sur l'importance de fixer les objectifs et de déterminer les résultats à réaliser afin d'activer le processus des réformes. Ils ont également mis en relief l'importance d'œuvrer pour plus d'égalité entre les deux sexes estimant que le Maroc connaît encore une faible représentativité des femmes dans les instances élues et les postes de responsabilité.
Les militants associatifs ont estimé que les femmes devraient obtenir 30% des sièges à l'horizon 2015. Ils ont aussi insisté sur la nécessité d'appliquer la loi relative à l'enseignement obligatoire et ce, dans le cadre d'une stratégie fondée sur l'approche genre.
Mais si les militants associatifs estiment que le Maroc est encore à la traîne en ce qui concerne l'égalité entre les deux sexes, Nouzha Skalli a considéré pour sa part que la situation n'était pas aussi dramatique. En effet, la ministre du Développement social a tenu le même jour une conférence pour présenter le rapport officiel qui fait état des nombreuses avancées enregistrées dans ce domaine. La ministre a affirmé que «le Maroc a franchi bien des pas, mais il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre l'égalité homme/femme».
La même responsable a qualifié la situation que vivent les femmes marocaines d'un verre à moitié vide ou à moitié plein. «Mais, c'est un verre qui est en train de se remplir», a-t-elle conclu.
Recommandations
Le 24 janvier, le Maroc a présenté à Genève ses 3e et 4e rapports périodiques sur la mise en œuvre de la CEDAW.
15 jours après, le Comité des experts onusiens a émis des recommandations. Celles-ci ont porté sur la consécration de l'égalité dans la législation, la levée de réserves sur les articles 2 et 16 de la convention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes.
Selon la ministre, les experts ont appelé le Maroc à consacrer le principe d'égalité entre les hommes et les femmes dans la Constitution en appliquant notamment une loi globale sur l'égalité des sexes qui soit contraignante à la fois pour les secteurs public et privé. Par ailleurs, le Maroc serait également appelé à notifier la levée des réserves et l'adhésion au protocole facultatif, à accélérer la promulgation d'une législation sur la violence à l'égard des femmes et des filles et à établir des quotas légaux de femmes pour les élections municipales de 2009, afin d'encourager la représentation des femmes. Enfin le gouvernement est sollicité pour lancer parallèlement à ces mesures des campagnes de sensibilisation sur l'importance de la participation des femmes dans la prise de décision.
Par Yousra Amrani | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Lun Fév 11, 2008 7:52 am Sujet du message: L’approche genre au centre des nouvelles stratégies |
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L’approche genre au centre des nouvelles stratégies
Lors d’une rencontre tenue mercredi à Casablanca, la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli a indiqué que l’approche genre est placée au centre des nouvelles stratégies du ministère.
L’approche genre qui prend en compte les rapports sociaux entre les hommes et les femmes est placée au centre des nouvelles stratégies du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Lors d’une rencontre qui s’est tenu le mercredi 6 février à Casablanca en présence des représentants de plusieurs ONG, Nouzha Skalli, la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité a souligné que «l’approche genre touche la population dans toute sa diversité.
C’est une approche qui doit être appliquée dans la vie quotidienne». Mme Skalli a indiqué que son département s’engage à lutter contre la pauvreté, l’exclusion et la discrimination et à favoriser les conditions pour l’inclusion des personnes en situation difficile. La ministre a souligné l’importance d’associer les femmes dans les projets menés par l’Agence de développement social (ADS) et ses partenaires associatifs. Elle a également relevé la faible représentativité des femmes à l’échelon local en indiquant que « le développement social est tributaire de la place faite aux femmes dans chaque société.
Au Maroc, la représentativité des femmes dans les assemblées locales est très faible. C’est un dysfonctionnement majeur de la démocratie qui entrave le développement». Pour sa part, Mohamed Najib Guedira, directeur de l’ADS a rappelé que depuis septembre 2005, l’Agence a institué le pôle genre en tant que structure ayant pour mission de mettre en place une stratégie pratique d’intégration des principes de l’approche genre pour accroître la participation des femmes dans ses projets et programmes de développement.
En matière de genre, l’ADS vise à atteindre plusieurs résultats dont la mise à niveau et le perfectionnement des cadres de l’agence à l’approche genre, la mise en place d’un plan d’action à moyen et à long termes. Il est aussi prévu de doter l’agence d’un système de suivi évaluation en genre. M. Guedira n’a pas manqué de mettre en exergue la portée du «guide d’appui aux ONG pour l’intégration du genre dans les projets de développement» en matière de sensibilisation, d’accompagnement et d’action pour concrétiser les projets. De son côté, Brigitte Heuel-Rolf, directrice du Bureau de Rabat de l’institution allemande « GTZ », partenaire de l’ADS dans l’édition du Guide a rappelé les différents projets d’ONG qui ont été soutenus par son institution et a mis l’accent sur l’importance de sensibiliser à l’approche genre.
Lors de rencontre, il a été procédé au lancement du nouveau portail Internet développé par l’Agence. Le nouveau site web (www.ads.ma) permettra de répondre aux nouvelles attentes du public, de refléter la politique territoriale de l’ADS, d’étendre l’exploitation de cet outil à la communauté des professionnels par l’introduction d’un Intranet et d’un Extranet. Pour rappel, depuis 2005, l’ADS a adopté une nouvelle stratégie basée sur la territorialisation et qui s’inscrit parfaitement dans la démarche de l’initiative nationale pour le développement humain (INDH).
L’approche territoriale se base sur une orientation stratégique qui répond aux priorités de l’Etat en matière d’aménagement du territoire, de décentralisation et régionalisation mais aussi en matière de promotion de l’action participative. Cette orientation implique pour l’agence une évolution de sa mission, une focalisation sur la formation et le renforcement des capacités ainsi qu’une plus grande synergie avec les partenaires institutionnels.
Les axes de la stratégie 2008-2010 de l’ADS portent quant à eux sur la formation et le renforcement des capacités, les activités génératrices de revenus et d’emploi ( AGRE) , le développement social urbain (DSU) et l’appui aux services sociaux de base.
Le 8-2-2008
Par : Leila Zerrour
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Posté le: Mer Mar 05, 2008 5:03 am Sujet du message: L'approche genre dans l'établissement des budgets |
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L'introduction de l'approche genre dans l'établissement des budgets a eu un impact positif sur les populations ciblées
New York (Nations Unies), 04/03/08- L'ambassadeur représentant permanent adjoint du Royaume auprès de l'ONU, M. Hamid Chabar, a souligné, lundi, que l'adoption par le Maroc de l'approche genre dans l'établissement des budgets a eu un impact positif sur les populations ciblées.
M. Chabar, qui intervenait devant la Commission de la femme des Nations Unies, a ajouté que cette approche s'est ancrée "progressivement dans la préparation des budgets nationaux".
"Ceci est visible, notamment, à travers la lettre de cadrage du Premier ministre qui appelle les départements ministériels à inclure la dimension genre dans les indicateurs de performance, depuis 2006 ", a précisé le diplomate relevant que "cette approche a eu un impact positif sur les populations ciblées, et particulièrement le désenclavement du milieu rural et l'accès aux services sociaux de base".
De même qu'elle a permis, a-t-il dit, la publication, par le département des finances, du premier rapport sur la dimension genre en annexe du rapport économique et social qui accompagne la loi de finances annuelle depuis 2006.
L'ambassadeur a, en outre, mis en relief l'expérience du Maroc en matière de micro finance qui a donné des résultats très probants, notamment, au sein de la population féminine rurale.
Il a souligné, par ailleurs, que "l'aide publique au développement, devrait être mise à contribution, avec la flexibilité requise, pour répondre aux besoins en financement, aux fins d'une promotion concrète de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes".
M. Chabar a relevé, dans ce sens, que "toute action visant l'autonomisation des femmes gagnerait à s'inscrire dans une vision essentiellement démocratique, globale et intégrée".
"Ce qui nécessite, a-t-il poursuivi, la participation pleine et entière des femmes dans tous les processus décisionnels ainsi que leur représentation dans les instances élues".
Il a rappelé, à cet égard, les mesures qui ont été entreprises par le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, dont la réforme du code de la famille en 2006 et celui de la nationalité, qui prévoit, en particulier, l'octroi, par la mère, de sa nationalité marocaine à ses enfants nés d'un père étranger.
M. Chabar a également indiqué qu'à travers l'Initiative Nationale pour le Développement Humain, le Maroc s'atèle à diffuser la culture de l'égalité, et ce, en ciblant, particulièrement des activités génératrices de revenus, à travers la création des coopératives, la sensibilisation et la lutte contre l'analphabétisme, soulignant l'appui à la scolarisation apporté par le gouvernement, spécialement celle des filles.
Concernant l'harmonisation de la législation marocaine avec les dispositions des instruments internationaux existants, le diplomate a indiqué que cet objectif était prioritaire pour le Maroc. "Les avancées réalisées par mon pays en termes de levée des réserves sur la Convention des Nations Unies pour l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des femmes, dernièrement enregistrées, ont montré les mesures prises par le Maroc pour la promotion et la protection des droits de la femme", a souligné M. Chabar.
Il a, en outre, fait noter que l'adoption d'une stratégie nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, ainsi que la mise en place récente d'un observatoire national à cette fin démontre l'engagement ferme du Maroc à garantir la mise en oeuvre effective du nouveau code de la famille.
Le diplomate a ajouté que la mise en place des centres d'aide et d'écoute pour les femmes ainsi que de la charte pour l'amélioration de l'image de la femme dans les médias constituent autant d'indicateurs d'un choix de société cadrée par les droits où l'égalité entre les sexes est clairement exprimée.
L'ambassadeur a, enfin, fait savoir que le Maroc est convaincu qu'il est primordial d'accorder une plus grande place à la question des sexospécificités dans tous les domaines d'action du Consensus de Monterrey, qui s'inscrivent en droite ligne des orientations fixées par le gouvernement marocain, en vue d'une amélioration sensible du financement des activités liées à la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes.
La Commission de la condition de la femme a achevé, lundi soir un débat général, qu'elle a consacré depuis le 25 février au thème du financement de la parité entre les sexes et de l'autonomisation de la femme.
MAP _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Ven Mar 07, 2008 5:05 am Sujet du message: La représentativité féminine encore en deçà des aspirations |
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8 mars
La représentativité féminine encore en deçà des aspirations
Aujourd'hui, l'enjeu se pose principalement au niveau local
Les femmes marocaines sont toujours en quête de meilleurs moyens leur permettant de percer davantage la sphère politique pour accéder, ainsi, à des postes-clés de responsabilité.
En dépit des développements de la situation de la gent féminine au cours des dernières années, les ambitions demeurent en deçà des aspirations, notamment au niveau de la représentativité au Parlement. Le pourcentage des femmes députées ne dépasse pas 10%. Alors qu'on s'attendait à leur augmentation dans l'Hémicycle, les résultats des élections du 7 septembre dernier ont démontré que le Maroc a encore un long chemin à parcourir avant d'établir l'égalité entre les deux sexes au niveau politique. Notre pays a, en effet, fait moins bon en 2007 qu'en 2002 en matière de la représentativité féminine au Parlement. Elles ne sont pendant cette législature que 34 femmes à siéger au sein de la première Chambre contre 35 en 2002. De l'avis des observateurs, depuis cette dernière date, on est resté figé sans faire l'effort de réfléchir à un autre système beaucoup plus efficace que la liste nationale en dépit du lobbying du mouvement féminin.
En 2002, la liste nationale des femmes avait pour objectif de leur ouvrir le champ politique. C'était le meilleur moyen de les faire entrer en nombre à la Chambre des représentants. C'était aussi l'occasion pour elles de prouver ce dont elles sont capables.
Et c'est justement-là que les choses se compliquent. L'action des femmes parlementaires est, en effet, toujours pointée du doigt.
Selon les observateurs, rares sont les femmes parlementaires qui se sont distinguées. Une idée réfutée par des militantes qui rejettent l'idée des bilans distinctifs.
Elles aimeraient être évaluées au même titre que les hommes pour casser les stéréotypes. Mais en même temps, elles essaient, autant que faire se peut, de jeter la lumière sur leurs «réalisations».
Elles appellent tous ceux qui critiquent leur rendement à se référer à ce qu'elles ont pu accomplir durant ces dernières années. Pour elles, incriminer les militantes et qualifier leur travail de facultatif sont des faits on ne peut plus inacceptables et un retour en arrière.
Certaines estiment que les critiques doivent être plutôt adressées aux groupes parlementaires qu'aux femmes car si quelques-unes n'ont pas pu briller, c'est parce qu'au sein de leur groupe composé également d'hommes que les choses n'avancent pas.
Bassima El Hakkaoui, qui a déjà exercé la fonction de présidente de la commission des secteurs sociaux, signale qu'il est temps de détruire les clichés qui accusent les femmes de faiblesse au niveau politique. «Il faut évaluer le rendement de la femme au niveau de sa présence, de son efficacité, de sa production… Je suis prête à une comparaison entre mon action à la tête de la commission des secteurs sociaux et ce qui a été fait auparavant», dit cette parlementaire du PJD avec conviction.
Pour sa part, Fatima Moustaghfir, députée du Mouvement populaire, signale que le travail parlementaire doit être évalué sur la base de l'intérêt général : «Les députés femmes ou hommes ont la même mission et leur travail doit être jugé de la même manière», affirme-t-elle.
Par ailleurs, le véritable défi est relatif aux listes locales. Quatre femmes seulement ont pu réussir, parfois tant bien que mal, à arracher des sièges au niveau local lors des élections législatives du 7 septembre 2007.
La bataille électorale pour la gent féminine s'est avérée difficile face à l'esprit machiste qui prévaut encore au Maroc. Beaucoup de Marocains continuent, en effet, de croire au leadership des hommes dans le domaine politique.
Les candidates ont ressenti cette réalité pendant la campagne électorale au cours de laquelle les concurrents n'ont pas hésité Les statistiques relatives aux élections prouvent encore une fois que les partis politiques ne font pas encore confiance en leurs militantes.
Les femmes n'ont représenté, en effet, que 3% du total des candidats «têtes de listes» et 5% de l'ensemble des candidatures présentées.
Des chiffres qui témoignent que les militantes ont encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir gagner la confiance des responsables.
En dépit des difficultés rencontrées, Fatima Moustaghfir estime que la liste nationale devrait être annulée pour qu'il y ait concurrence entre les femmes et les hommes.
Vu le nombre des militantes, elle pense que la véritable bataille se pose au niveau de la représentativité dans les instances locales qui demeure encore faible.
L'optimisme est, sans doute, le point commun des femmes parlementaires qui nourrissent toujours l'espoir de pouvoir un jour concrétiser l'égalité tant souhaitée, sans avoir besoin de la discrimination positive.
Sept femmes…
La représentativité des femmes dans les instances élues est un gage de démocratie qu'il faut renforcer et pérenniser. La nomination de sept femmes contre deux au précédent exercice au gouvernement est un signal fort pour les partis politiques. Il s'agit d'une sorte de compensation à la diminution de la représentativité féminine au sein de l'institution législative. C'est une première au Maroc ! Elles ont été choisies pour des postes-clés démontrant, ainsi, que la gent féminine dispose d'atouts et de compétences reconnus.
La volonté de donner aux femmes une place de choix au pouvoir exécutif était claire au cours des tractations pour la constitution du gouvernement. En effet, depuis la nomination de Abbas El Fassi au poste du Premier ministre, l'on laissait entendre de part et d'autre que le nouveau chef de l'Exécutif avait demandé aux dirigeants des partis politiques de la coalition de proposer des femmes compétentes dans des postes où elles peuvent se distinguer.
Par Jihane Gattioui | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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