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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5705 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Mar 07, 2008 5:08 am Sujet du message: Ouverture du Festival des affaires féminines |
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Ouverture à Meknès de la 6-ème édition du Festival des affaires féminines
Meknès, 05/03/08 - La ministre de la Jeunesse et des sports, Mme Nawal El Moutawakil, accompagnée du wali de la Région de Meknès-Tafilalet, M. Hassan Aourid, et de parlementaires, membres de la commission des affaires sociales des deux Chambres du parlement, a présidé, mercredi à Meknès, la cérémonie d'ouverture de la 6-ème édition du Festival des affaires féminines, organisée cette année sous le thème "La participation de la femme, vecteur de développement''.
Organisé en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population, à l'occasion de la journée mondiale de la femme, ce festival se veut un rendez-vous annuel pour mettre en valeur les différentes activités organisées par le ministère de la Jeunesse et des sports en faveur de la femme, la fille et la petite enfance, en vue de promouvoir davantage la situation de cette tranche de la population au sein de la société.
Le programme de ce festival, qui se poursuivra jusqu'au 9 mars courant, prévoit des ateliers éducatifs d'information et de formation sur l'éducation et le code de la famille en faveur des adhérentes et animatrices des centres de formation professionnelle, ainsi que différentes activités culturelles, artistiques et sportives, en plus d'une cérémonie à l'hommage de certains cadres oeuvrant dans le domaine des affaires féminines.
Par ailleurs, Mme El Moutawakil a procédé à la pose de la première pierre pour la construction d'un centre d'accueil dans la commune de Dkhissa, d'une capacité de 20 chambres devant bénéficier à quelque 60 personnes, pour un montant de 3,5 millions DH.
La ministre a, par la suite, inauguré un centre pour la protection de l'enfance et visité le Centre pour la jeunesse et la femme situé au quartier Ain Chobikk.
Au stade d'honneur de Meknès, Mme El Moutawakil et la délégation qui l'accompagne ont suivi un exposé sur le programme en cours pour la mise à niveau du football national, pour un montant de plus de 45,7 millions DH, et un autre exposé sur le programme de création de 9 centres de formation des jeunes footballeurs, qui nécessitera une enveloppe de 38,1 millions DH.
L'assistance a également suivi un exposé sur les travaux réalisés pour l'équipement en gazon synthétique du stade d'honneur de Meknès, ayant nécessité un montant de plus de 7,04 millions DH.
Auparavant, la ministre de la Jeunesse et des Sports a inauguré l'exposition des produits des clubs féminins et des centres de formation professionnelle, visité une exposition d'art des femmes artistes-peintres et donné le coup d'envoi au marathon des filles des établissements scolaires et des associations féminines de Meknès.
La 6-ème édition du Festival des affaires féminines voit la participation de plusieurs acteurs économiques et sociaux et de la société civile, en plus des cadres relevant des différentes délégations provinciales du ministère de la Jeunesse et des sports et des adhérentes des clubs féminins et des centres de formation professionnelle à travers le Royaume.
MAP _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5705 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Mar 07, 2008 7:17 am Sujet du message: Guide de bonnes pratiques pour promouvoir l'égalité |
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Lancement d'un CD-Rom sur le code du travail et d'un guide de bonnes pratiques pour promouvoir l'égalité en emploi
Casablanca, 06/03/08-Le ministère de l'Emploi a procédé, jeudi à Casablanca, au lancement d'un CD-Rom sur le code du travail et d'un guide de bonnes pratiques pour promouvoir l'égalité en emploi dans le milieu du travail.
Ces deux supports pédagogiques et didactiques, réalisés avec l'appui technique du Bureau international du Travail (BIT), à travers le projet de renforcement des relations professionnelles au Maroc, et le soutien financier du département américain de l'Emploi, visent à contribuer à la promotion de l'emploi au Maroc, a souligné, à cette occasion, M. Jamal Rhmani, ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle.
M. Rhmani a mis en exergue la contribution judicieuse et citoyenne des différents représentants des Confédérations syndicales et patronales, qui, a-t-il souligné, ont nourri et enrichi ces supports didactiques par leurs suggestions.
Cet engagement participatif, est, sans nul doute, la toile de fond qui caractérise avec force ces supports destinés à servir à l'institutionnalisation des droits de l'Homme et à l'intégration de l'approche genre dans le milieu du travail et dans les relations professionnelles et institutionnelles qui le régissent, a-t-il affirmé.
La réalisation de ces deux supports, en tant que points de repères à la fois réglementaires et éthiques, intervient dans un contexte où le Maroc s'est engagé à mettre le développement humain au centre de ses préoccupations stratégiques et dont le dialogue social en est l'un des outils les plus forts, a-t-il fait remarquer.
Et d'ajouter que ces supports seront d'une grande utilité pour tous les acteurs et intervenants, notamment les employeurs, les inspecteurs du travail, les représentants syndicaux et les associations professionnelles.
De son côté, le représentant du département américain de l'Emploi, M.
James Rude, a estimé que le projet de renforcement des relations professionnelles au Maroc a atteint son but.
Il a également affirmé que son département oeuvre à la dynamisation du dialogue social comme outil de promotion de l'administration du travail.
Pour sa part, la représentante du BIT à Genève, Mme Liza Wong, a notamment indiqué que la croissance économique, nécessaire, ne garantit pas l'équité, d'où, a-t-elle relevé, l'importance du renforcement des relations professionnelles et du dialogue collectif.
Quant à la coordinatrice nationale du projet de renforcement des relations professionnelles au Maroc, Mme Naima Tchiche, elle a souligné que ce projet vise l'amélioration des relations professionnelles par la promotion du dialogue social et le renforcement de l'administration du travail.
Ce projet a pour objectifs principaux d'améliorer la performance de l'inspection du travail dans l'application du code du travail, renforcer les compétences des partenaires du projet dans le but d'accompagner la mise en oeuvre des mécanismes de représentation du personnel, prévus au code du travail, et promouvoir la négociation collective ainsi que la prévention et la résolution des conflits collectifs.
http://www.map.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Ven Mar 07, 2008 10:34 am Sujet du message: |
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La femme marocaine: précieux acquis et enjeux en perspective
La Journée mondiale de la femme, célébrée le 8 mars depuis son adoption en 1977 par les Nations Unies, offre l'occasion de voir l'historique des acquis que les femmes ont obtenu et les voies qu'elles se fraient vers l'accession à l'égalité avec l'homme qui, avec le temps et sous l'influence de l'activité des organisations au féminin, ouvre progressivement les grilles de certaines chasses gardées masculines dans divers domaines de l'activité humaine.
Tout au long de la deuxième moitié du 20e siècle et début du 21e, la femme marocaine a lentement mais sûrement gagné du terrain aux plans politique, économique et culturel, domaines qu'elle avait commencé à investir et à marquer de ses empreintes depuis le jour où elle avait eu l'occasion d'aller à l'école, surtout l'école publique, qui lui avait donné les armes pacifiques de son combat pour l'émancipation.
Le mouvement féminin au Maroc a commencé à se faire une bonne place dans la société civile à partir des années 80, avec la création d'associations revendiquant l'amélioration de la condition de la femme et l'égalité des sexes dans toutes les sphères.
Né dans la foulée du débat sur le statut de la femme, ce mouvement a réussi à arracher cette égalité, sur le plan juridique au moins, entre femme et homme grâce au nouveau code de la famille promulgué en 2004. Un code qui a rompu avec une logique de tutelle et qui a livré une nouvelle vision des rapports conjugaux, basée sur la responsabilité partagée du couple au sein de la famille.
Aujourd'hui, nul ne peut nier que la femme marocaine est sur le bon chemin.
L'adoption en 2007 du Code de la nationalité, qui accorde à la femme marocaine le droit à la transmission de sa nationalité à sa progéniture, en est la preuve.
Au plan politique, avec sept femmes ministres au nouveau gouvernement et quelque 34 femmes parlementaires, le Maroc, comparé aux autres Etats de la région, est un pays où la femme a réalisé de grandes avancées en matière de participation politique.
Côté social, la femme se retrouve de plus en plus au centre des politiques du secteur en qualité d'acteur du processus de développement socio-économique.
La réalité de ces avancées ne peut cependant occulter les déficiences que la femme aura encore à combler pour soustraire définitivement sa condition à la précarité. L'implication des femmes dans l'activité économique demeure encore limitée. Selon les chiffres de 2006, le taux d'activité chez les femmes est largement inférieur à celui des hommes.
Les chiffres sur la mortalité maternelle, qui s'élève à quelque 228 sur 100.000 femmes, reflète l'amère réalité de l'absence de structures d'accueil adéquates et de personnels compétents pouvant assister les femmes en couches, particulièrement en milieu rural et dans les régions éloignées.
Un petit regard sur le chemin parcouru par les femmes du Maroc leur renvoie une image de nature à justifier le sentiment d'être fières de l'£uvre accomplie, mais à scruter les perspectives, elles ne peuvent que se rendre à l'évidence qu'elles ont encore du pain sur la planche, surtout aux plans politique et économique, où elles ont à parachever leurs conquêtes et à se lancer dans des domaines qui ne sont encore qu'entrouverts pour le genre féminin.
MAP
(7/3/2008) |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Ven Mar 07, 2008 2:50 pm Sujet du message: La Moudouwana |
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Sondage: la moudawana protège l'unité de la famille
Près de 52% des Marocains estiment que le Code de la famille protège, en premier lieu, l'unité de la famille, selon un sondage sur "la perception du code de la famille par la population" réalisé par le Centre des droits des gens (CDG).
Le sondage, initié en partenariat avec le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme, et dont les résultats ont été présentés jeudi à Fès, indique que 30% des personnes interrogées considèrent que le code de la famille veille avant tout aux droits de la femme.
Cette étude, qui a ciblé un échantillon de plus de 10.000 personnes des deux sexes dans différentes régions du Royaume, a permis de mettre le doigt sur le degré de connaissance de la population du Code de la famille, trois ans après son entrée en vigueur.
Elle fait ressortir une méconnaissance ou mauvaise compréhension des dispositions du Code de la famille, en particulier celles relatives au divorce et au partage des biens acquis durant la période du mariage. Pour les femmes, cette méconnaissance concerne notamment les droits que leur garantit le code de la famille, essentiellement les questions ayant trait à la garde des enfants, la pension alimentaire, la filiation, la polygamie et le divorce.
La grande partie des personnes interrogées sont mal informées sur les dispositions du code de la famille et tirent leurs informations de l'entourage, qui est à son tour plutôt mal informé, relève l'étude, mettant l'accent sur la faible implication des médias, surtout audiovisuels, dans la vulgarisation des dispositions de ce texte.
Pour une partie des personnes interrogées, le problème réside essentiellement dans la mise en £uvre du code de la famille, qui se heurte parfois à la complexité et la lourdeur des procédures judiciaires.
L'objectif principal de cette étude, selon ses initiateurs, est de constituer d'une base de données pratiques permettant aux acteurs politiques et associatifs de corriger les anomalies entachant la bonne application du code de la famille.
Il s'agit également d'identifier le degré de connaissance des femmes par rapport à leur statut juridique et de vulgariser à grande échelle les dispositions du code de la famille et d'aider la population à assimiler les notions nouvelles apportées par le code.
Le CDG, basé à Fès et comptant plus de 90 sections à travers le Royaume, a été fondé en 1999 avec pour vocation de créer un réseau national de défense et d'éducation des droits de l'Homme.
MAP
(7/3/2008) |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Ven Mar 07, 2008 8:40 pm Sujet du message: |
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Le Maroc a réalisé des avancées dans "la reconnaissance légitime" du rôle de la femme dans la société (ministre)
Rabat, 07/03/08- Le Maroc a réalisé plusieurs avancées dans "la reconnaissance légitime" du rôle de la femme dans la société, a affirmé, vendredi à Rabat, le ministre de l'Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar.
Ces avancées sont le fruit de l'attention particulière accordée par SM le Roi Mohammed VI à la question de la femme, qui joue un rôle déterminant dans l'évolution de la société, a-t-il souligné lors d'une cérémonie organisée par son département à l'occasion de la journée mondiale de la femme, sous le thème "le ministère de l'Economie et des Finances fête ses femmes".
Ces progrès sont aussi le résultat de la prise de conscience générale de la nécessité d'améliorer la situation de la femme et de promouvoir ses droits, en particulier sur le plan de l'égalité des chances, a ajouté le ministre.
Instaurée il y a 9 ans, cette cérémonie annuelle vise à rendre hommage au personnel féminin du ministère et aux compétences féminines en général, a indiqué M. Mezouar.
Evoquant la représentativité féminine dans son ministère, il a indiqué que ce dernier compte 5.264 femmes, soit 31 pc de l'effectif total (16.802 cadres et agents).
Parmi ces femmes, une proportion de seulement 12 pc occupe un poste de responsabilité, ce qui est "relativement faible", selon le ministre qui constate toutefois une "évolution significative à ce niveau depuis quelques années".
Selon la cartographie analytique des principaux indicateurs relatifs à la situation de la femme au ministère, présentée à cette occasion, la proportion des femmes recrutées est passée de 13 pc au lendemain de l'indépendance à 39 pc au cours de la dernière décennie.
Le document relève que 35 pc de l'effectif du personnel féminin est classé dans la catégorie des cadres supérieurs, ce qui représente 27 pc de la population des cadres supérieurs du ministère, précisant que 92,6 pc des femmes responsables sont concentrées sur l'axe Rabat-Casablanca-Tanger.
Compte tenu des recrutements opérés ces dernières années, la pyramide des âges des cadres supérieurs révèle une structure relativement jeune comparativement aux catégories intermédiaires et d'exécution dont le renouvellement s'effectue de manière marginale, selon le document.
Lors de cette rencontre, il a été procédé à la projection d'un film promotionnel de 15 minutes sur les femmes au sein de ce département.
La MAP |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5705 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Mar 08, 2008 5:50 am Sujet du message: La société, un lourd fardeau à porter |
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8 Mars
La société, un lourd fardeau à porter
Les chantiers de l'égalité sont ouverts, mais les mentalités résistent encore
«Les femmes sont un mal nécessaire», dit un macho fier de lui. Des hommes comme lui, le Maroc en compte beaucoup malheureusement. Nombreux sont ceux, en effet, qui voient encore la femme comme un être qui doit être cantonné à la maison, aux fourneaux…. “Une gifle ne fait pas de mal, c'est la seule façon pour la remettre à sa place et la rappeler à l'ordre”.
Des phrases qui reviennent souvent. Mais heureusement, certains ont compris que tant que la moitié de la société n'est pas associée au développement du pays, nous n'irons pas loin et qu'en défendant les droits des femmes, ce sont ceux de leur fille, mère et sœur qu'ils revendiquent.
Aujourd'hui, la promotion de l'égalité des sexes semble en effet sur le bon chemin. Durant ces dernières années, le Maroc a déployé de nombreux efforts pour instaurer ce principe dans la société. Réformes législatives, intégration de l'approche genre, renforcement de l'accès des femmes aux centres de décision, réforme du Code du travail, du Code pénal, promulgation du Code de la famille et du Code de la nationalité…sont autant d'avancées que le pays tient à faire valoir au niveau national et international.
Toutefois, cela reste encore trop insuffisant car les discriminations à l'égard des femmes persistent et ce, à tous les niveaux. Malgré les avancées, les femmes marocaines continuent à faire face à la violence basée sur le genre, ce qui fragilise les acquis récents et constitue une menace pesante sur leur liberté, leur intégrité physique et leur dignité.
Et les exemples dans ce sens ne manquent pas. Plus d'une entrave hypothèque l'accès des marocaines à la citoyenneté pleine et entière. Concernant l'application du code de la famille, de nombreux obstacles existent. Beaucoup de jugements rendus sont considérés discriminatoires et contraires à l'esprit du code. La polygamie, la répudiation, l'incapacité des mères à exercer la tutelle légale sur leurs enfants et l'inégalité successorale sont maintenues.
La pratique des mariages des mineures est toujours de mise et ce, malgré la réforme. Selon les derniers chiffres officiels, 29,847 cas de mariage (soit 10,03 de l'ensemble des actes conclus) ont été enregistrés en 2007, soit une hausse de 12,55% par rapport à 2006.
Côté violence, les chiffres font froid au dos. Les statistiques décrivent une situation effrayante en termes de conséquences sociales et sanitaires de la violence contre les femmes. Ces violences, plus particulièrement conjugales qui sont largement répandues, sont confrontées à l'absence de structures d'accueil et d'accompagnement dans les départements concernés et à des traitements iniques par les services de recours.
En effet, le traitement des femmes au cours des procédures et des démarches administratives reste également profondément discriminatoire, et ce, malgré la multiplication des déclarations officielles et l'inflation des discours sur les stratégies de lutte contre les violences.
Concernant la protection du droit des femmes au travail, les avancées dues notamment à la reforme du code du travail (principe de non discrimination …) et du code pénal (incrimination du harcèlement sexuel …) sont doublement limitées, d'une part par la subsistance de lacunes dans les deux textes et par des déficits en matière de mise en œuvre. Si la structure de l'emploi féminin a enregistré une amélioration du statut professionnel des femmes, plusieurs indicateurs révèlent la précarité de ce statut tel l'analphabétisme, la part de l'activité non rémunérée, les bas salaires, notamment dans l'industrie.
Santé du corps et de l'esprit
Les rares initiatives qui peuvent être citées, telles les mesures incitatives à la scolarisation des filles en milieu rural ne répondent pas à la logique de l'instauration de l'égalité des sexes du fait de leur aspect ponctuel, discontinu et/ou inapproprié.
Côté Santé, de nombreux indicateurs relatifs à la santé reproductive attestent des carences que connaît ce domaine. La mortalité maternelle est alarmante (trois marocaines meurent en couches chaque jour), le taux de prévalence des contraceptifs a peu évolué. L'avortement autre que thérapeutique est incriminé par le code pénal, ce qui donne lieu à la pratique clandestine dangereuse pour la vie des femmes. L'épidémie du SIDA progresse chez la femme.
Le cancer du sein (5.250 cas/an) et du col de l'utérus (2.010 cas/an) représente actuellement un véritable fléau alors que la majorité des femmes des classes démunies ne bénéficie d'aucune couverture sociale ni d'assurance maladie.
Quant à la participation politique des femmes et leur représentativité au niveau des postes de responsabilité, c'est une autre histoire. Elles sont toujours en quête de meilleurs moyens leur permettant de percer davantage la sphère politique. Elles ne représentent que 10 ,5% des députés parlementaires et seulement 0,53% des élus locaux. Une situation qui ne reflète pas le poids de la femme au sein de la société et sa présence dans différents secteurs productifs. En fait, la bataille électorale pour la gent féminine s'est avérée difficile face à l'esprit machiste qui prévaut encore au Maroc.
Pour ce qui est de la représentation de la femme dans les supports médiatiques et éducatifs, on se rend compte que tous véhiculent fortement des stéréotypes liés au genre : les femmes et les hommes, les garçons et les filles, y sont présentés selon les modèles traditionnels produits et reproduits comme illustration de la culture patriarcale.
En d'autres termes, la lutte pour l'intégration de l'égalité des sexes dans notre pays est loin d'être terminée. De nombreux chantiers pour lutter contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes sont entrepris, sauf que la concrétisation se fait désirer. Et tant que l'égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, les femmes auront encore besoin d'être célébrées, une journée par an.
Par Dounia Z. Mseffer | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Mer Mar 12, 2008 8:50 am Sujet du message: |
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Partenariat
Exposition des femmes entrepreneurs
Participation de l'Espagne, de la Suisse et du Pérou
Tenue sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 3e édition de l'Exposition internationale des femmes entrepreneurs, commerçantes et artisanes, initiée par l'Association des femmes entrepreneurs pour le développement à Laâyoune (AMFED), en partenariat avec la wilaya de Laâyoune-Boujdour, l'Agence pour le développement des provinces du Sud et les conseils élus, a été inaugurée, samedi dernier, par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime Abdelaziz Akhenouch, accompagné du wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia Elhamra, M'hamed Dryef. L'AMFED s'est engagée à reconduire l'expérience dans sa 3e édition avec la participation de ses consœurs étrangères, en provenance d'Espagne, de la Suisse et du Pérou. Le salon de la femme a pour objectif, cette année, de dynamiser et motiver l'activité économique et commerciale de la femme dans un processus d'échange d'expérience et de partenariat.
Cette manifestation constitue désormais une plate forme unique d'échange et de business, mais aussi un forum d'idées concourant à la pérennisation de l'aide et du soutien à la création d'entreprises de femmes sahraouies. Ce salon leur permettra de disposer de la formation, essentiellement relative au secteur tertiaire, à savoir la gestion des fonds, le management, la création et la réalisation de projets, ainsi que la recherche de financement..
Il est également une occasion propice pour la mise en avant et pour la stimulation de la solidarité des femmes du monde. Selon la présidente d'AMFED, Hjabouha Zoubeir, le salon connaîtra l'organisation des ateliers relatifs à la formation dans les domaines de la gestion d'une coopérative, la cuisine et la broderie, avec la participation des filles élèves de l'Institut de l'hôtellerie et la restauration à Laâyoune.
Par ailleurs, une grande foire internationale est mise en place pour exposer des produits et des réalisations de la femme dans l'art de vivre, la décoration et la broderie. Le salon sera marqué par une première dans le vestimentaire féminin au Sahara marocain, notamment l'organisation du premier défilé de la «Melhfa», habit traditionnel que porte la femme dans les provinces du sud, repensé et revisité par le styliste Belliny Couture.
La manifestation connaît l'organisation de conférences sur le thème des coopératives, le rôle de l'éducation sociale dans le développement, et sur les opportunités d'investissements dans la zone sud.
L'édition sera close, le samedi 15 mars, par une grande soirée artistique à la Place de l'allégeance avec la participation de plusieurs artistes et groupes folkloriques.
Par Sami Reddad | LE MATIN
Publié le : 11.03.2008 | 17h50 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mar Mar 18, 2008 8:49 am Sujet du message: Action culturelle |
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Action Culturelle
«Objectif : attirer l'attention sur la créativité chez les femmes»
Interview : Asmae El Mehdi, présidente de l'Association «Initiatives pour la protection des droits des femmes»
La ville impériale a abrité, les 7 et 8 mars derniers, la 1re édition du Salon du livre féminin sous le signe "Les femmes écrivains d'hier et d'aujourd'hui". Une première.
Le Matin : Comment avez-vous eu l'idée d'organiser ce salon ?
Asmae El Mehdi : Nous avons constaté que peu d'importance était accordée à la dimension créative chez les femmes. Nous avons donc pensé attirer l'attention sur les aspects cachés de la créativité féminine en mettant en relation les femmes créatrices arabes et marocaines.
En effet, cet événement représente en quelque sorte un croisement de regard entre les créatrices marocaines et celles appartenant à d'autres pays. C'est pour cette raison que nous avons choisi de réunir un parterre d'intellectuelles, de femmes chercheuses et de poètes représentant l'Espagne et les Emirats Arabes Unis. Et afin d'enrichir cette rencontre, nous avions programmé des expositions d'art plastique et des présentations chorégraphiques et de pièces théâtrales féminines à la marge de cette manifestation culturelle.
Est-ce que vous avez fixé la date de la prochaine édition ?
Ce dont nous sommes sûres, c'est la reproduction de cet événement. Cette manifestation culturelle ne sera pas forcément reproduite de la même manière.
Nous n'avons pas encore fixé la date de la prochaine édition, mais je souhaite que l'association «créativité féminine» puisse relever le défi et organiser la prochaine édition, surtout que le salon de la femme écrivaine n'est pas la première activité culturelle organisée par cette ONG.
Pourquoi avoir placé cette première édition sous le signe "Les femmes écrivains d'hier et d'aujourd'hui"?
Il ne faut pas oublier que l'avènement de cette manifestation coïncide avec les festivités commémorant la journée internationale de la femme et le 1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès. Donc, nous avons voulu faire un petit rappel de l'histoire.
En effet, la créativité des femmes n'est pas un événement récent. L'histoire évoque la vie de plusieurs femmes écrivaines qui ont gravé leur nom grâce à leur apport culturel ou encore scientifique.
Quels sont les autres événements culturels que votre association a déjà organisés ?
Nous avons déjà organisé la première rencontre dans la Méditerranée qui avait réuni des femmes écrivaines.
L'objectif de cette rencontre était de pousser des artistes femmes à réfléchir sur ce qui pouvait caractériser l'écriture féminine. Cet événement n'a malheureusement pas connu de suite. Nous n'avons pas pu organiser une autre manifestation de ce genre, mais ce que je peux dire que cette rencontre avait marqué l'histoire des femmes.
Malgré l'importance de cet événement, vous avez eu du mal à financer ce projet…
Il faut reconnaître que la culture est considérée toujours comme le parent pauvre des droits de l'Homme par les bailleurs de fonds. Nous n'avons pu recueillir que de petites subventions. En effet, il y a eu un financement de la part de l'Ambassade de Finlande qui nous a été d'un grand secours dès que nous avons sollicité son aide. Je considère que c'est normal quand on sait que ce pays accorde une grande importance à l'épanouissement des femmes. Ces dernières sont d'ailleurs très en avance essentiellement par rapport aux femmes des autres pays, surtout en ce qui concerne la représentativité politique. Par ailleurs, nous avons reçu des petites contributions de la part du ministère de la Culture, du ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, du conseil de la ville, de l'université Sidi Mohammed Ben Abdallah et de l'institut Cervantès de Fès.
Fiche technique de l'ONG
L'association «Initiatives pour la protection des droits des femmes» a été créée en 1989 pour défendre les droits des femmes, et les principes d'égalité entre les sexes.
Depuis sa création, l'ONG s'est assigné plusieurs objectifs, notamment l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et le développement des capacités créatives de la gent féminine dans différents secteurs à travers l'intégration de l'approche genre dans le domaine de la créativité.
Le dernier évènement organisé par l'association, conjointement avec "Créativité féminine" était l'évènement intitulé "les femmes écrivains d'hier et d'aujourd'hui ".
Cette prestation culturelle a nécessité six mois de préparation et s'est inscrite dans le cadre des festivités commémorant la journée internationale de la femme et le 1200ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès, indiquent les organisateurs.
Ainsi, 41 participantes ont pris part aux différentes activités organisées durant le salon dont 20 écrivaines et 10 poètes. Cet événement a également connu la participation d'artistes peintres, de chorégraphes et d'actrices.
Par Propos recueillis par Yousra Amrani | LE MATIN
Publié le : 17.03.2008 | 14h53 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Sam Mar 29, 2008 8:31 am Sujet du message: Telex |
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Femme vecteur de développement
L’AGEF organise une table ronde sous le thème «Femme vecteur de développement» ce vendredi 28 mars à l’hôtel Hilton, à Rabat. A cette occasion, il sera procédé au lancement de la première édition du prix «la Marocaine». Cette table ronde sera animée par Jaqueline Hélard, une journaliste allemande, Mina Rouch, cofondatrice de la Fondation CIMME, Mustapha El Bied, animateur de l’émission Biladi, Najat Mjid, présidente de l’association Bayti et Bouchaib Serhani, président de l’Institut de l’audit social.
L’accord d’Agadir à Bruxelles
Le premier forum d’investissement des Etats membres de l’accord d’Agadir sera organisé le 8 avril prochain à Bruxelles, en collaboration avec les institutions européennes et la Banque européenne d’investissement (BEI). Selon les organisateurs, l’objectif du forum est d’accroître le flux des investissements européens dans les pays de l’espace d’Agadir (Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie) et ce, en concordance avec le processus de Barcelone qui soutient la coopération économique entre les deux rives de la Méditerranée. Il constitue une occasion pour mieux faire connaître aux investisseurs européens l’environnement et les opportunités d’investissement dans les pays membres de cet accord, sachant que l’Union européenne est leur premier partenaire commercial. Le forum devrait permettre aussi de renforcer les liens de coopération entre les représentants du secteur privé européen et leurs homologues de l’espace d’Agadir pour la mise en relation et le partenariat dans une approche gagnant-gagnant, ajoute la même source.
Imtiyazat Al Mouwaddaf
La Société Générale et Eqdom viennent de donner le coup d’envoi à une campagne baptisée «Imtiyazat Al Mouwaddaf» et proposent aux fonctionnaires une offre promotionnelle de crédits à la consommation et crédits immobiliers. Et ce tout en mettant de nombreux services bancaires à des conditions privilégiées, selon un communiqué de presse. Eqdom et la Société Générale s’associent également pour offrir aux fonctionnaires un service dédié d’informations, de conseils et de simulations personnalisées par téléphone. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 20h30 et le samedi de 9h à 13h, «Allo Imtiyazat Al Mouwaddaf » est à l’écoute des fonctionnaires au 08100.50.50.
Vente aux enchères de chevaux marocains
La Fédération royale marocaine des sports équestres (FRMSE) organise, sce amedi 29 mars, au Royal complexe des sports équestres et tbourida Dar Es Salam à Rabat, une vente aux enchères publique de poulinières et chevaux marocains de sport du Domaine de Sidi Berni. Cette vente aux enchères, qui débutera à 18h00, s’inscrit dans le cadre du développement de l’élevage et l’utilisation du cheval de sport, indique mardi un communiqué de la FRMSE.
Cet événement a également pour but de promouvoir et encourager l’élevage du cheval marocain de sport (membre de la World Breeding Federation For Sport Horses) chez les particuliers. Il vise également à développer la section de l’élevage des races Barbe et Arabe Barbe de Sidi Berni et sauvegarder et développer le patrimoine équestre marocain, ajoute le communiqué.
Forum de la créativité de l’étudiant
La Faculté de médecine et de pharmacie à Casablanca accueille jusqu’au 4 avril le Forum de la créativité de l’étudiant. Ouvert mardi, ce Forum permet aux étudiants et acteurs invités de se produire devant le public et des jury de professionnels. L’objectif étant de promouvoir la créativité chez les étudiants et ce, dans des disciplines et domaines différents, notamment la photographie, le théâtre, l’art vidéo ou encore les arts plastiques. Toutes les facultés et grandes écoles de Casablanca sont représentées dans ce forum où le visiteur peut découvrir leurs programmes et activités para-universitaires. Les organisateurs ont aussi convié des artistes-peintres pour peindre leurs toiles devant le public. Les lieux des spectacles et des expositions sont la Faculté de médecine et de pharmacie, l’institut Cervantès ainsi que les centres culturels de Sidi Belyout, Mohamed Zefzaf, Touria Sekkat, Anfa et Moulay Rachid. Par ailleurs, Les organisateurs, la Faculté de médecine et de pharmacie et l’association Maqam pour la promotion de l’art et de la culture universitaires, organiseront le 5 avril prochain (16H) un concert au complexe sportif de la cité universitaire.
Festival des enfants aux besoins spécifiques
La 6ème édition du Festival national des enfants aux besoins spécifiques est prévue du 28 au 30 mars à Tanger. Ce festival sera inauguré par Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité.
Casa-Pékin 2008
Le projet Casa-Pékin 2008 est organisé par le lycée Lyautey et l’Académie régionale de l’éducation et de la formation du grand Casablanca. Ainsi 24 lauréats de ce concours s’envoleront pour assister aux Jeux Olympiques de Pékin au mois d’août prochain. 1.100 élèves vont participer au grand jeu concours ce samedi 29 mars à la faculté de droit, à Casablanca.
Aujourd"hui le Maroc
Le 28-3-2008 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Dim Avr 06, 2008 2:09 pm Sujet du message: Femme |
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Femmes : santé dégradée et violences conjugales vont de pair
Une étude menée dans dix pays par l'Organisation mondiale de la santé fait apparaître que les femmes violentées par leur conjoint ont une santé physique et mentale nettement plus dégradée que la moyenne de la population, et ce longtemps après les actes de violence.
Selon l'hebdomadaire britannique Lancet, qui publie vendredi le résultat de cette étude, l'OMS a comparé entre 2000 et 2003, dans quinze sites de dix pays, l'état de santé de femmes de 15 à 49 ans ayant été l'objet de violences conjugales au moins une fois dans leur vie, avec celui de femmes qui ne l'ont pas été. Plus de 24.000 femmes ont été soumises à un questionnaire.
Les dix pays objets de l'enquête ont été le Bangladesh, le Brésil, le Pérou, la Thaïlande, la Tanzanie, l'Ethiopie, le Japon, la Namibie, les îles Samoa et la Serbie-Montenegro. Parmi les femmes violentées, au moins un tiers -sauf en Ethiopie- n'avaient pas subi de violence au cours de l'année écoulée.
Au terme de cette étude, il apparaît que 19% (en Ethiopie) à 55% (dans la campagne péruvienne) des femmes violentées font état de blessures.
Mais surtout, des "associations significatives" -sauf aux îles Samoa- apparaissent entre la violence du partenaire et un mauvais état de santé ou des problèmes de santé récents : difficultés à marcher ou à gérer les activités quotidiennes, souffrances, troubles de la mémoire, problèmes vaginaux...
Les femmes soumises à la violence de leur partenaire au moins une fois dans leur vie ont reconnu en outre nettement plus de détresse émotionnelle et de désirs de suicide (trois fois plus) ou tentatives de suicide (quatre fois plus) que les autres.
Commentant cette étude, Riyadh Lafta, de l'école de médecine de Bagdad, a fait valoir que souvent la violence n'était pas rapportée, par exemple quand les victimes "avaient trop peur de leur partenaire" ou parce que la violence était considérée comme "normale dans certaines communautés".
Pour lui, des études ultérieures devraient mesurer la mortalité et l'espérance de vie des femmes victimes de violence conjugale.
Pour l'OMS, la violence conjugale est un réel problème de santé publique, qui doit faire l'objet de politiques de santé nationales et globales.
AFP
(5/4/2008) |
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 4:42 am Sujet du message: Politiques publiques contre la violence fondée sur le genre |
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Séminaire à Rabat sur les politiques publiques contre la violence fondée sur le genre
Rabat, 09/04/08 - Un séminaire de formation en politiques contre la violence fondée sur le genre a ouvert ses travaux, mercredi à Rabat, avec participation de magistrats et procureurs marocains et espagnols.
Organisé par l'Agence espagnole de coopération pour le Développement (AECID), ce séminaire de deux jours s'inscrit dans le cadre du projet "ADL-renforcement et modernisation de l'administration de la justice du Maroc", initié conjointement par la coopération espagnole et le ministère marocain de la justice.
Ce projet a favorisé l'élaboration d'un plan d'action relatif à la lutte contre la violence fondée sur le genre incluant un plan de formation des marocains en la matière.
Intervenant à cette occasion, la représentante du ministère de la justice, Mme Latifa Tawfik a donné un aperçu sur la démarche de ce département en matière de lutte contre la violence fondée sur le genre, rappelant notamment la mise en place au sein des parquets de cellules s'attelant à la lutte contre la violence envers les femmes et la spécialisation des juges chargés des dossiers de femmes victimes.
Elle a également évoqué la circulaire du ministère de la justice qui prévoit la coopération avec les différents acteurs de la société civile, le suivi des dossiers, la préparation de formulaires statistiques sur les violences faites aux femmes et l'ouverture sur les expériences des pays pionniers dans ce domaine.
Pour sa part, le procureur déléguée pour la lutte contre la violence fondée sur le genre, Mme. Soledad Cazoria, a indiqué qu'en 2004, l'Espagne a adopté une loi intégrale contre la violence de genre, qui met en place des tribunaux dédiés à ces violences.
Le volet répressif de la loi précitée institue des tribunaux spécialisés aux compétences à la fois pénale et civile (séparation, garde des enfants...) et un parquet spécialisé, a-t-elle expliqué.
Elle a par ailleurs salué la mobilisation de la société marocaine en faveur de la lutte contre la violence faite aux femmes, rappelant que le Maroc, qui oeuvre sans relâche à l'amélioration de la condition générale de la femme, constitue un modèle en la matière pour les pays arabes.
les travaux de ce séminaire sont déclinés en quatre axes : "le rôle du parquet dans le domaine de la lutte contre la violence sur le genre en Espagne", "la pratique judiciaire des tribunaux espagnols de la violence sur le genre", "les aspects médico légistes et sanitaires dans le domaine de la violence fondée sur le genre" et "les protocoles espagnols de coordination institutionnelle en matière de violence fondée sur le genre et son adaptation à la pratique marocaine".
http://www.map.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mer Avr 16, 2008 9:23 am Sujet du message: Femme dans les médias |
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Étude
Image de la femme dans les médias
Les stéréotypes et les préjugés ont la peau dure
Deux ans après la promulgation de la Charte nationale pour l'amélioration de l'image de la femme dans les médias, force est de reconnaître que les principaux supports de communication de masse (presse écrite, radio, télévision et publicité) continuent de véhiculer des représentations déformées et des clichés dévalorisants sur la femme.
Paradoxalement, la persistance de messages émaillés de stéréotypes à connotations négatives contraste avec les acquis juridiques, politiques et institutionnels en matière de parité et d'égalité des sexes.
L'étude réalisée par le ministère du Développement social, de la famille et de la solidarité, en collaboration avec le FNUAP, et dont les conclusions ont été présentées lundi 14 avril à Rabat, le montre de manière claire, des exemples à l'appui.
Intitulée «L'image de la femme dans les médias, situation et perspectives», l'étude déplore le fait que journalistes, scénaristes et créatifs «ignorent» toujours les nouveaux rôles de la femme, entérinent des perceptions populistes sur elle et contribuent, par conséquent, à entretenir le hiatus entre la valeur réelle de la femme marocaine et l'image que l'on se fait d'elle, consciemment ou inconsciemment.
Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, ne s'est pas encombré de tournures de style pour reconnaître le peu de progrès enregistré en dépit de l'adoption de la Charte.
«Cette étude a corroboré certaines choses que nous ressentons, il y a eu un petit progrès, mais il existe toujours un déphasage entre le discours et la réalité», a-t-elle dit, regrettant l'absence «de stratégie encadrant le discours sur la femme».
L'étude, dont la réalisation a coïncidé avec le mois de ramadan 2006, a décortiqué plusieurs productions audiovisuelles, des articles de presse, des émissions radiodiffusées, des fictions, des sitcoms et des messages publicitaires. Selon le professeur chercheur, Nadia Lemhaidi, de l'Institut supérieur de l'Information et de la Communication, qui a supervisé ce projet, les résultats révèlent que les médias qui façonnent en grande partie l'opinion publique doivent s'investir plus pour que «préjugés, stéréotypes et clichés soient moins fréquents sur les
productions tous supports confondus».
Concernant la presse écrite, le professeur chercheur a souligné que les conclusions de l'étude ont montré que 85% des articles analysés avaient une charge négative vis-à-vis de la femme contre 15 %
seulement ayant une charge positive.
Selon elle, les thématiques prédominantes dans les journaux avaient trait au sexe, à l'amour ou au crime. De même, la photo de la femme en couverture est souvent celle d'une prostituée, d'une voilée ou d'une criminelle et dernièrement celle d'une star, etc.
«Même le rubriquage est sexiste. La femme ne figure à la Une que si le sujet est jugé vendeur (sexe, scandale…) et rarement quand il s'agit d'une consécration scientifique ou d'une performance exceptionnelle dans un domaine
quelconque.
L'exemple de l'affaire «Jeblia» est très significatif à cet égard. On a vu comment la presse a focalisé sur cette femme alors qu'il s'agissait d'une bande de trafic de drogue où plusieurs hommes étaient impliqués», déclare en substance Mme Lemhaidi.
Outre «les préjugés sexistes et l'hyper-sexualisation du sujet de la femme», l'étude met en exergue la quasi-absence de la femme en matière de politique dans la presse écrite, «au point de se demander si la politique n'est pas une exclusivité
masculine !!».
Si la presse écrite ne renvoie toujours pas l'image de la femme émancipée et instruite qui rivalise avec l'homme dans tous les domaines, en matière de production audiovisuelle, l'étude révèle des paradoxes encore plus profonds.
Sitcoms et fictions ne reflètent pas les avancées engrangées dans le domaine de l'égalité des sexes puisqu'elles s'obstinent à entretenir des stéréotypes dépassés en exploitant des clichés primaires sur la relation homme/femme. Généralement, elle est décrite comme râleuse, bébête, analphabète, mégère, mauvaise gestionnaire, ignorante… Pire, parfois, certaines fictions font carrément l'apologie de la violence conjugale.
«L'image de la femme est cœur des dysfonctionnements dans le secteur audiovisuel. Les scénaristes en mal de créativité optent pour des solutions de facilité», résume lucidement Mme Lemhaidi.
Malheureusement, les créatifs publicitaires ne font pas mieux. Eux aussi contribuent à l'ancrage des clichés réducteurs. Les spots et les affichages confinent la plupart du temps la femme dans le rôle de la ménagère ou d'objet de plaisir.
«Pour le même produit, on propose un référentiel sexuel pour la femme et l'image du sérieux et de la détermination pour l'homme. Ce qui renseigne sur l'idée qu'on se fait de la femme dans notre société».
Mais le tableau n'est pas totalement sombre, la radio sort du lot. L'étude a montré comment certaines chansons en tamazight promeuvent la parité et l'égalité des sexes et décrivent la place centrale qu'occupe la femme dans les tribus berbères.
Il en est de même pour certaines séries télévisées récemment diffusées qui ont mis en scène des femmes déterminées, ambitieuses et avant-gardistes, exerçant des métiers ayant toujours été l'apanage des hommes (Al Kadia,
la Brigade). Ces rares exceptions permettent de garder espoir certes, mais elles confirment la "règle" répandue dans la majorité des messages portés par les médias : la femme se contente toujours des rôles secondaires.
Recommandations
L'étude réalisée par le ministère du Développement social, de la famille et de la solidarité sur «L'image de la femme dans les médias, situation et perspectives» ne se contente pas de dresser l'état des lieux, mais elle formule des recommandations afin justement d'aider à l'amélioration du contenu des messages véhiculés par les moyens de communication de masse. Ces recommandations ont été groupées en cinq blocs : mise en réseau, régulation et autorégulation, veille stratégique, formation et enfin sensibilisation.
C'est ainsi que l'étude appelle à faire du lobbying pour permettre l'accès d'un plus grand nombre de femmes aux postes de décision dans les médias. Elle demande également la mise en place d'un système de contrôle a priori des spots publicitaires et des fictions.
Les recommandations insistent aussi sur la mise en œuvre du programme de Pékin en ce qui concerne les femmes et les médias, l'intégration de la question genre dans le cursus de formation des écoles de formation aux médias, ainsi que la sensibilisation aux instruments de veille et de contrôle de la HACA (Haute autorité
de la communication audiovisuelle).
Par Abdelwahed Rmiche | LE MATIN
Publié le : 15.04.2008 | 17h43 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Ven Avr 18, 2008 7:08 pm Sujet du message: Ecrits de femme |
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Ecrits de femmes
Le Festival poursuit ses travaux par des témoignages
Le Festival méditerranéen des écrits de femmes a poursuivi ses travaux, mercredi, par des témoignages de journalistes et d'écrivaines qui ont apporté des éclairages sur l'expérience des femmes en matière d'écriture.
Lors de la deuxième séance de ce Festival, initié par l'association "Féminin pluriel", sous le thème "de la journaliste à l'écrivaine", les intervenants ont souligné que les femmes sont de plus en plus attirées par la presse et plus nombreuses à intégrer ce secteur, où elle représentent 30% du corps des journalistes.
La chaîne de télévision "Arrabiaa" compte, à elle seule, près de 67% de femmes alors que la Société nationale de Radiodiffusion et de télévision (SNRT) emploie 40% de femmes.
Dans son intervention, la chercheuse Nadia Lamhaidi a indiqué que 11 femmes seulement occupent des postes de responsabilité sur un total de 565 employés de la SNRT.
Au niveau de la représentativité syndicale, Mme Lamhaidi a relevé que la présence féminine était limitée au sein des structures dirigeantes du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) avant la tenue de son 6e Congrès, étant de 12% en moyenne aussi bien au sein du Conseil d'administration (9 femmes sur 73) qu'au niveau du bureau national (2 femmes sur 17 membres).
Elle a, d'autre part, mis en exergue le passage de la femme progressivement du traitement de sujets purement féminins à des sujets d'ordre politique et économique.
Mme Lamhaidi a relevé, par ailleurs, que les acquis juridiques réalisés par le Maroc en faveur de la femme n'ont pas eu assez d'impact au niveau des médias, soulignant à cet égard l'existence d'un paradoxe entre ces acquis, fruit d'une volonté politique et de l'action des organisations féminines, et la situation de la femme dans le champ médiatique.
Le thème du passage de l'écriture journalistique à l'écriture littéraire a également été débattu par les participantes qui ont pu suivre des exposés sur les expériences personnelles notamment des écrivaines marocaines, Wafae Malih et Samia Fizazi et la Palestinienne, Amani Al Jounaidi.
Pour Mme Fizazi, il n'existe aucune différence entre l'écriture journalistique et littéraire, sauf que l'écriture littéraire n'exige pas autant de rapidité que l'écriture journalistique, alors que Mme Malih estime que l'écrit journalistique utilise des mots simples pour transmettre une information, contrairement au littéraire qui emploie un style qui embarque l'écrivain dans une aventure dont il ne connaît pas l'issue.
La séance spéciale, ''avec une écrivaine'', a été consacrée à Mouna Hachim, écrivaine francophone, qui a relaté son parcours qui l'a mené de la communication interne au sein d'une banque à une chronique au journal "l'Economiste" en passant par la publication d'un ouvrage intitulé 'les enfants de la Chaouia' paru en 2004, puis 'le dictionnaire des noms de famille du Maroc' publié en février 2007.
Mouna Hachim a entamé une nouvelle recherche dans le même domaine historique pour la réalisation d'un nouveau recueil de 500 noms de familles marocaines, signalant avoir consacré près de cinq ans à sa première recherche.
Les débats de ce Festival, qui se déroulent à l'Institut des études hispano-lusophones à Rabat, sont axés notamment sur "Etre journaliste en Méditerranée", "Du journal au livre", "L'impact du livre sur le journal" et "Du journal sur le livre".
Cette rencontre est organisée avec l'appui notamment des ministères de la culture et de la communication, la municipalité de Rabat et des instituts culturels de plusieurs pays méditerranéens.
Par MAP
Publié le : 18.04.2008 | 13h43 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Ven Mai 16, 2008 4:02 pm Sujet du message: Le projet ALEF de l'USAID et la DLCA |
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10.000 femmes alphabétisées grâce au soutien de l’USAID
Le projet ALEF de l'USAID et la DLCA du ministère de l’Education nationale ont rendu publics le 13 mai à Rabat les résultats d’une approche innovante d’alphabétisation.
«Etre alphabétisée, c’est avoir la certitude de pouvoir choisir sa vie, être libre. Mais l’alphabétisation n’a pas comme seul objectif de donner la connaissance de la lecture et du calcul, c’est aussi donner aux femmes les connaissances nécessaires pour qu’elles s’intègrent convenablement dans leur environnement économique, social et familial, stimuler un esprit entrepreneurial qui les aidera à accroître le bien-être familial», a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis, Thomas Riley, lors du séminaire de clôture du programme d’alphabétisation du projet ALEF de l’Agence américaine pour le développement international ( USAID). Le Projet ALEF de USAID et la Direction de la lutte contre l’analphabétisme (DLCA) du ministère de l’Education nationale ont rendu publics le 13 mai à Rabat les résultats d’une approche innovante d’alphabétisation des femmes. Ce programme, testé entre 2005 et 2007, a concerné 10.000 femmes sur quatre régions du Royaume. Les résultats ont montré que le taux de déperdition du programme n’a pas dépassé les 2% alors qu’il se situe entre 15 et 20%, en moyenne nationale (données 2006-2007). Les femmes qui ont suivi les 60 heures de la phase pilote des passerelles linguistiques ont acquis un niveau d’alphabétisation similaire à celui obtenu après 100 heures de cours dans le programme habituel. Le taux d’assiduité des bénéficiaires s'est révélé supérieur à 90%, alors qu’il avoisine les 70% dans les cours classiques. Ces résultats sont très significatifs en matière d’autonomisation des femmes dans la mesure où 68% des femmes bénéficiaires de ce programme ont reconnu qu’elles étaient désormais prêtes à prendre seules des décisions qui touchent leur vie personnelle. Sur les 230 animateurs et animatrices qui ont été formés, 82% d’entre eux accompagnent l’autonomisation de leurs bénéficiaires par des activités d’initiation professionnelle. Pas moins de 80% ont fait de leurs cours des séances de débat ouvert et 25% sont parvenus à encourager leurs bénéficiaires à mener des recherches indépendantes sur des thèmes liés à leur vie quotidienne. «Les femmes avec qui j’ai travaillé sont devenues, grâce à la formation, plus autonomes et plus responsables dans la gestion de leur vie personnelle et familiale. Deux femmes sont venues me raconter qu’elles avaient pu, pour la première fois dans leur vie, prendre un taxi pour aller en ville et y faire des courses toutes seules. Plusieurs autres sont fières de dire qu’elles peuvent enfin suivre et contrôler le travail scolaire de leurs enfants», confie Naïma Mouâtassim, formatrice en alphabétisation à Sidi Boumahdi. Une autre formatrice, Bouchra Kamal témoigne que «un jour une femme bénéficiaire lui a déclaré que sa vie avait commencé depuis qu’elle savait lire. Une autre femme m’a révelé qu’auparavant son mari l’humiliait régulièrement en stigmatisant son ignorance. Il lui disait qu’elle n’était qu’une campagnarde, bonne à garder les bêtes. Maintenant, son mari la respecte depuis qu’il la voit lire ou faire un exercice».
Ce programme pilote cherche à mettre en œuvre une pédagogie innovante et des conditions d’apprentissage plus attractives, pour combattre les déperditions dont souffrent plusieurs programmes d’alphabétisation. Il prend ses fondements dans le programme officiel du gouvernement marocain en apportant dans son contenu un complément centré sur les articles du Code de la famille (Moudawana), sur le genre et les droits de la femme en général. Le but est d’aider les femmes à connaître leurs droits tels qu'énoncés dans le Code et de les encourager à intégrer ces droits dans leurs comportements, décisions, activités et leurs relations au quotidien. Notons que la généralisation des Passerelles linguistiques au Maroc est actuellement à l’étude par la DLCA.
Cette expérience a déjà été élargie au niveau de l’Académie régionale de l’éducation et la formation du Grand Casablanca où 24 000 bénéficiaires suivent des cours d'alphabétisation basées sur l’approche des passerelles et ce au titre de 2007-2008. A ce jour, cinq associations dans les régions de Meknès-Tafilalet, Chaouia-Ouardighaet de l’Oriental ont également adopté ce modèle de pré-alphabétisation.
Aujourd'hui.ma
Le 14-5-2008
Par : Leila Zerrour |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Mer Juil 16, 2008 6:16 pm Sujet du message: Communales 2009 |
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Communales 2009
Les associations féminines poursuivent le débat
L'ADFM explique son Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes
A l'approche des élections communales de 2009, les voix des militantes de diverses tendances politiques se font entendre davantage pour une représentativité plus significative.
Ainsi et dans le cadre du «Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes…vers la parité», l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) a organisé, lundi dernier à Casablanca, une journée d'études sous le thème «La Gestion Communale : Quelles approches et quelle gouvernance». Soutenue par le Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM), cette journée s'inscrit dans le cadre du projet: «Intégration de la perspective de genre dans la planification et la budgétisation sensible au genre au niveau local».
Quelque 1000 associations soutiennent le «Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes» et ne comptent pas en démordre. Conscient de la nécessité de la participation au débat et de l'importance de rendre la commune locale une unité territoriale qui participe à la lutte contre la discrimination et les disparités entre les sexes et veille au développement durable basé sur la proximité, le Mouvement pour les tiers multiplie ses rencontres avec les différents acteurs impliqués dans la gestion de la chose publique pour l'intégration de l'approche genre dans la gestion communale.
«La commune est la plus petite subdivision administrative marocaine, proche des citoyens, elle gère leurs affaires, elle a le rôle de mettre en œuvre un certain nombre de services publics de base. Elle constitue une étape importante dans la démocratisation de la vie publique. De ce fait, la présence équilibrée des femmes et des hommes dans les communes devient nécessaire», a souligné Khadija Rabah, présidente de l'ADFM. «Ce qui nous a encouragées dans le Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes… vers la parité, c'est le fait que nous sommes convaincues que le premier pas vers la démocratie, se résume dans l'égalité, la parité et l'équivalence des chances entre les deux sexes», a-t-elle expliqué.
La journée d'études a été marquée par la présence de personnalités du tissu associatif, de femmes parlementaires ainsi que de militantes de plusieurs partis politiques.
Quatre ans après son entrée en vigueur, le gouvernement marocain est aujourd'hui en train d'introduire plusieurs amendements sur la charte communale, occasion pour les militantes d'y intégrer des mesures «positives». Pour le moment, un mémorandum revendicatif comprenant une dizaine d'amendements de l'actuel texte de la charte communale est rendu public. Le mouvement constate que toutes les positions définies par la charte sont énoncées au masculin. Au-delà de son aspect linguistique, le mouvement appelle à une participation «équitable» des hommes et des femmes dans la gestion communale.
De ce fait, il faut créer au sein des communes une commission chargée d'égalité des sexes et des chances. Le mouvement vise également une participation aux travaux des commissions et, à titre consultatif, des représentants, femmes et hommes, des associations, unions et fédérations d'associations œuvrant sur le territoire de la commune. A ce niveau, l'on revendique, à titre d'exemple, la participation des communes à la réalisation, parmi d'autres infrastructures, des crèches et des garderies pour enfants, des restaurants publics et des centres d'écoute et d'hébergement de la femme (art.41). Ces différents équipements pourraient contribuer à asseoir une plus grande équité et une égalité au niveau de l'équipement communal.
* Journaliste stagiaire
0.54% des sièges
Les femmes représentent 52.2% de la population, 49.5% du corps électoral et 1/3 de la population active. Cependant, leur participation dans la vie économique, sociale et surtout politique demeure insignifiante, surtout lorsqu'on sait qu'au cours des communales de 2002, seules 127 femmes sur 23639 ont pu siéger dans les communes, soit 0.53% sièges occupées par les femmes et 99.47 par les hommes. Toutefois, malgré leur nombre très réduit, les femmes ont démontré que leur participation a apporté un plus remarquable à la gestion communale.
Toutes ces statistiques, mentionnées ci-dessus, constituent une preuve tangible que la situation des femmes au Maroc doit être repensée et réfléchie.
Plus nombreuses que les hommes, les femmes connaissent toujours une discrimination, qui touche même le domaine de l'emploi - normalement basé sur l'égalité des chances- les salaires diffèrent selon le sexe. La situation de la femme doit être revue pour arriver justement au niveau de la démocratisation espéré.
Par Hala Lahlou* | LE MATIN
Publié le : 15.07.2008 | 16h56 |
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