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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Nov 03, 2007 9:07 am Sujet du message: e-Commerce au Maroc |
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Le Commerce électronique au Maroc
Extraits d'un rapport de la CEA dans le cadre sur le sujet en Afrique du Nord
Le commerce électronique au Maroc: Etat des lieux et perspectives
Prédisposition pour une plate forme régionale
Juin 2006
Système du eCommerce pour les coopératives
Un appel à expression d’intérêt pour la mise en place d’un système de commerce électronique au profit des coopératives marocaines notamment celles opérant dans les secteurs agricole et artisanal a lancé en août 2000.
Dans le but, d’une part de créer une synergie et une complémentarité entre les solutions proposées et d’autre part de créer la concurrence et d’éviter le monopole dans le secteur du commerce électronique, il a été décidé d’adjuger trois sociétés à savoir:
Des conventions individuelles ont été établies avec chacun des adjudicataires dans le souci de contribuer à un développement rapide et harmonieux du commerce électronique dans un cadre transparent et équitable.
Le projet de commerce électronique pour les coopératives agricoles et artisanales n’a pas pu aboutir à cause des contraintes liées principalement au manque d’accompagnement des coopératives et de la logistique de transport..
Première plateforme des transactions électroniques
La société ‘Maroc Télécommerce’, premier opérateur du commerce électronique au Maroc, a été créée en 2001 pour répondre à une demande potentielle en matière du commerce électronique et notamment en ce qui concerne le paiement en ligne sécurisé.
Quatre grandes banques et une société privée spécialisée en TIC y participent en tant qu’actionnaires. Leur objectif est de disposer d’une infrastructure sécurisée permettant aux entreprises de vendre leurs produits et services via l’Internet aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.
La société ‘Maroc Télécommerce’ a réalisé entre autre les projets suivant :
- La vente des billets en ligne au niveau local par la compagnie aérienne ‘Atlas Blue’, et des billets de la Royal Air Maroc sur Internet au niveau international,
- La location en ligne de voitures pour la société d’Europcar,
- La réservation et le paiement en ligne de séjours touristiques au Maroc pour la société Harmony collection,
- La vente en ligne des cartes prépayées d’accès à l’Internet pour Wanadoo,
- La vente des objets de l’artisanat pour la société MedinaShop,
- La vente en ligne d’objets d’arts pour la société Memorarts,
- L’abonnement en ligne au journal l’Economiste.
Autres projets et réalisations de e-Commece au Maroc
- Système en ligne de la propriété Industrielle et Commerciale
- Manifeste d’escale
- Trade Point de Casablanca (TPC)
- TVA en ligne
- Centre marocain des TIC pour les entreprises (CETIC)
- Transactions en ligne de l’Administration des Douanes
Quelques sites de vente en ligne : MedinaShop, Microchoix, Hyper Tech Maroc, Attijari wafabank …
Constat global
Il ressort des travaux réalisés sur le commerce électronique au Maroc, que le développement de ce dernier reste un corollaire naturel de toute une évolution dans le domaine des TIC.
En effet, les obstacles contraignants à sa promotion sont aujourd’hui identifiés notamment ceux ayant trait à l’aspect juridique du fait de l’inadaptation du système actuel aux évolutions technologiques. Les études menées dans ce sens montrent que 80% des problèmes rencontrés sont liés à l’aspect juridique contre seulement 20 % concernant celui technique.
Pour remédier à la situation, le Gouvernement marocain est penché depuis plus de deux ans sur le parachèvement de l’arsenal juridique concernant le secteur des TIC d’une manière générale et celui lié au volet du commerce électronique en particulier.
Quant aux aspects technique et organisationnel, plusieurs actions sont arrêtées en vue de mettre en place les organes et les autorités de certification nécessaires pour la sécurisation des transactions commerciales.
Le secteur privé participe activement dans la concrétisation d’une multitude de projets concernant aussi bien l’administration que le monde des affaires. Cette participation représente un modèle réussi de partenariat ‘public–privé’ nécessaire au lancement de ce type de projet.
Par ailleurs, l’analyse des tendances du commerce électronique au Maroc fait apparaître quatre créneaux commerciaux qui connaîtront une forte croissance:
- L’exportation de services liés aux TIC,
- Le matériel informatique,
- Les logiciels informatiques,
- Les opérations de back-office.
D’autres secteurs pouvant être concernés par le commerce électronique il s’agit de :
- L’artisanat,
- L’agro-industrie,
- Le textile et cuir,
- Le tourisme
- Les services
On note aussi que de plus en plus d’entreprises exportatrices marocaines utilisent les TIC pour accéder aux intrants plus rapidement, pour rationaliser les chaînes de l’approvisionnement et de la distribution des exportations et réduire les coûts de leurs transactions. _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Nov 03, 2007 9:12 am Sujet du message: e-commerce: L’assurance s’y met aussi |
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E-commerce: L’assurance s’y met aussi
· CNIA lance le premier site marchand de l’assurance au Maroc
· Simplicité d’utilisation, convivialité, interactivité…
· Le paiement en ligne devrait suivre
Après les établissements de crédit, c’est autour des assurances de se mettre au diapason du e-commerce. Imaginez-vous dans votre bureau, incapable de vous déplacer pour une raison ou une autre mais que vous devez, néanmoins, assurer votre voiture ou votre domicile de toute urgence. Vous pourrez désormais le faire en moins d’une heure moyennant quelques clics sur la souris de votre ordinateur. Ainsi, l’opération a été réduite à ses aspects les plus simples, puisqu’en quatre étapes le tour est joué.
Selon vos attributions professionnelles, vous choisissez en première étape le profil qui vous correspond (enseignant, fonctionnaire,…). Vient, ensuite, le choix du produit désiré. Même si le nombre de produits proposés reste limité, il englobe une large proportion des polices d’assurances «obligatoires» au Maroc dont les multirisques habitations et les assurances automobiles.
Quant à la troisième phase, le devis en ligne, elle vous facilitera la vie. Il s’agit là de la saisie des informations d’usage (vous concernant), du choix des garanties, du calcul du montant de la police d’assurance et de l’intermédiaire. Lors de la saisie, vous êtes invités à préciser votre ville et quartier, la liste et l’adresse des intermédiaires de la compagnie les plus proches s’affichent simultanément, ce qui vous permettra de choisir le conseiller pour la conclusion de la commande.
Prenez par exemple l’assurance automobile, dans cette phase du devis, le particulier pourra procéder à la simulation de montant de la police d’assurance qu’il aura choisie. Ainsi, selon les options sélectionnées (bris de glace, vol, multirisques,…), la simulation calcule en temps réel le prix de l’assurance. Vous pouvez même vous amuser à cocher la totalité des options pour évaluer le montant maximal que vous êtes susceptibles de payer.
Par ailleurs, vous avez la possibilité d’interrompre à tout moment votre requête, la plateforme possède un espace de sauvegarde des informations. Vous ne serez plus contraints de ressaisir les informations dès le début.
Après ces étapes qui en pratique prennent quelques minutes, arrive la finalisation de l’achat. En effet, une fois calculée, vous confirmez et validez votre désir de souscrire en votre âme et conscience.
Une fois la commande confirmée, vous recevrez un coup de fil de l’intermédiaire pour lequel vous aviez opté, pour une prise de rendez-vous dans un lieu à votre convenance.
CNIA Assurance met, ainsi, à disposition des internautes, dès aujourd’hui, son site de vente de produits d’assurance, le premier site marchand du secteur de l’assurance marocaine (www.cniadirect.ma).
Toutefois, l’intervention humaine reste indispensable. «Dans le cadre de cette agence «online», le contact humain est maintenu», affirme-t-on au sein de la CNIA Assurance. Et d’ajouter: «Etant donné que l’assurance est un secteur réglementé, l’agrément de vente d’une police d’assurance est soumis à l’approbation de la direction des assurances, dans notre cas, le but n’est pas de créer un nouvel agrément de vente, l’objectif est de créer une capacité additionnelle de constitution de devis, toutefois la vente restera acculée à l’administratif», ne serait-ce que pour le paiement de la commande.
Bientôt, le contact humain sera à son tour supprimé, compte tenu des dispositions de paiement électronique (par carte bancaire) qui seront mis en place (voir encadré).
Rappelons que le e-commerce est en constante croissance au Maroc. En 2006, quelque 4,5 millions d’internautes ont été recensés soit une hausse de 52% par rapport à l’année précédente, compte tenu du faible taux d’équipement en matériel informatique des foyers marocains. Actuellement, on compte 400.000 lignes connectées au Net dont 11.500 cybercafés et les foyers équipés selon les chiffres de 2007 de l’ANRT.
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Courtiers, les laissés-pour-compte?
La vente «online» des polices d’assurance fait planer un risque de perte de marché pour les courtiers. La question qui les ronge concerne la liste des agents et intermédiaires mis en place. Est-elle exclusivement dédiée aux seuls agents de la compagnie, question de les avantager, compte tenu de leurs difficultés à démarcher? Ou bien est-elle étendue aux différents intermédiaires courtiers compris?
My Ahmed BELGHITI
Paiement via Internet
La plate-forme bientôt disponible
La direction de la CNIA a bien choisi son temps. Elle annonce son nouveau produit d’e-assurance quelques jours avant le lancement officiel du paiement via Internet. Prévue pour la mi-novembre, la plate-forme du e-paiement a été conjointement élaborée par Maroc Telecommerce et le Centre marocain interbancaire (CMI). AzzEdine Mountassir Billah, directeur général de Maroc Telecommerce, indique «qu’une conférence sur le lancement du paiement via Internet sera organisée en collaboration avec le CMI, la deuxième semaine de novembre».
Après avoir longtemps traîné, le paiement électronique sera donc disponible au Maroc. Une nouvelle qui sera, à coup sûr, bien accueillie par des entreprises ayant longtemps milité pour pouvoir proposer cette formule aux clients. Outre la réduction conséquente des procédures d’acquisition (réservation virtuelle et paiement réel), cette plate-forme permettra aux entreprises de renforcer leur arsenal commercial. Néanmoins, plusieurs professionnels redoutent un éventuel «boycott» de ce système de paiement notamment en raison du «sentiment» d’insécurité qu’il laisse planer sur les usagers du Net.
Et ce, même si les responsables de MTC et du CMI assurent que le système garantit un niveau de sécurité conforme aux standards internationaux.
Autre point faible: la cible concernée par le commerce électronique se limite aux clients détenteurs de carte de crédit, largement minoritaires par rapport aux cartes de débit. Rappelons que le nombre de cartes de crédit en circulation ne dépasse pas 200.000 contre plus de 2 millions de cartes de débit.
N. Be.
http://www.leconomiste.com/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Mrabit6 technical_assistant


Inscrit le: 07 Oct 2007 Messages: 1040
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Posté le: Sam Nov 03, 2007 11:13 am Sujet du message: Strategie Emaroc 2010 |
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Vu cette section , le deuxieme volet de mes interrogations sur eMaroc 2010 et concernant ecommerce sera place ici .
Beaucoups de travail reste a faire dans ce domaine :
Résultats de l’enquête de collecte des indicateurs TIC pour l’année 2006 par Observatoire des TIC au Maroc :
* Pour les profession liberales :
* Pour les entreprises :
Ces resultats doivent etre commentes et poussent les responsable a prendre beaucoups de mesure.
A ma connaissance , le Maroc jusqu' a maintenant ne dispose pas de ce qu'on appelle : PKI (Public Key Infrastructure ) un centre responsable pour la certification digitale . Peut on allez loin dans le E commerce sans ce centre ?
la loi 53/05 a ete adopte au parlement relative à l’échange électronique des données régissant le cadre légal de la signature électronique au Maroc et la consécration de sa valeur juridique et il est attendu d'etre mise en oeuvre courant l’année 2007 . |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Dim Nov 04, 2007 12:24 pm Sujet du message: Autres obstacles au e-commerce |
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Ci-dessous un complément d'information extrait du rapport de la CEA cité dans le premier post sur le sujet.
Perspectives : Achèvement de l’Environnement
Environnement financier
Paiement en ligne
Le système financier marocain connaît actuellement un nombre de freins contraignants au développement du commerce électronique à savoir :
- Les délais de compensation interbancaire,
- L’inconvertibilité de la monnaie locale (dirham),
- Le faible nombre de porteurs de cartes,
- La faiblesse du système de financement adapté pour les start-up.
A cet effet, le Gouvernement envisage la mise en place d’un système électronique pour le paiement en ligne basé sur le réseau de cartes bancaires. Ledit système prévoit l’adhésion de l’ensemble des banques de la place pour permettre le règlement des opérations entre les banques de l’acheteur et du fournisseur. Ceci permettra de sécuriser les opérations et réduire les délais de règlement y afférents.
Réglementation des changes
Concernant la réglementation de changes, l’Office des Changes a institué dès 1993, un régime de convertibilité pour les opérations courantes permettant aux opérateurs économiques d’accéder librement aux devises et sans autorisation préalable pour procéder aux règlements relatifs aux opérations d’importation, de transport international, d’assurance et de réassurance, d’assistance technique étrangère ainsi que d’autres opérations courantes.
Ce régime intègre les opérations commerciales réalisées par voie électronique concernant surtout les opérateurs du commerce extérieur, les marocains résidents à l’étranger, les détenteurs de comptes convertibles, les comptes étrangers en dirhams convertibles et les comptes en devises.
Il est à noter de même que la réglementation des changes a libéralisé depuis quelques années l’octroi automatique de moyens électroniques de paiement au profit d’un certain nombre de personnes, notamment les exportateurs de biens et services, les personnes physiques ou morales étrangères résidentes ou non résidentes au Maroc et les Marocains résidant à l’étranger.
De ce fait, la réglementation des changes présente, malgré les contraignants juridiques, une certaine aptitude à contribuer à la promotion du commerce électronique. Pour cela, il suffit de procéder à une certaine adaptation du régime de convertibilité précité qui repose sur la dématérialisation des documents commerciaux comme les contrats, les factures, les titres d’importation, la déclaration unique de marchandises,…
Cette dématérialisation repose sur la contribution de l’ensemble des intervenants dans les transactions commerciales à savoir les opérateurs économiques, le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), le Ministère chargé du Commerce Extérieur, Bank-AI-Maghrib, l’Office des Changes et l’Administration des Douanes et Impôts Indirects. Il est à signaler qu’il n’y a pas à ce jour de préférences spécifiques en matière de changes pour les pays de l’Afrique du Nord.
Système monétique
Les banques marocaines se préparent déjà pour l’adoption de la norme Europay Mastercard Visa dont la mise en œuvre initialement prévue pour le début de l’année 2006. Sont concernés par cette norme qui fixe les standards en terme de spécificités fonctionnelles de la carte à puce, les banques, les fabricants de guichets automatiques et de terminaux de points de vente et les concepteurs de puces. Ce standard permettra aux cartes à puce d’être interopérables au niveau international par les commerçants et les distributeurs automatiques de billets. Le Centre monétique interbancaire (CMI) a déjà entamé une opération de migration concernant la conversion de 80% de cartes avant la fin de l’année 2005. Le Maroc compte aujourd’hui plus de 2,5 millions de cartes bancaires en circulation. Le principal objectif fixé par le CMI est d’arriver à une carte par compte bancaire tout en convergeant vers la carte à puce intégrée à multiples utilisations.
En parallèle, une opération de sensibilisation, à l’instar de celle concernant l’utilisation du chèque, est lancée conjointement par Bank Al-Maghrib, le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM) et le Centre Monétique Interbancaire Marocain (CMI) sous le thème ‘Pour une meilleure utilisation de la carte bancaire’. Cette campagne a pour objectif de faire de la carte bancaire un véritable moyen de paiement au profit des porteurs de cartes sachant que le paiement par carte ne représente pas plus de 7 % des paiements réalisés par les porteurs de cartes bancaires alors que la moyenne régionale est déjà de 17%.
Il est à signaler que dans le but de luter contre la fraude monétique qui s’établit aujourd’hui au Maroc à un taux de 4% (jugé encore maîtrisable), le Gouvernement marocain a institué un comité national comprenant les principaux intervenants dans le domaine monétique à savoir Bank Almaghrib, le Ministère de la justice, le Ministère du Tourisme, la Direction Générale de la Sûreté Nationale, le GPBM et le CMI.
Cadre juridique et certification
Deux textes de lois en relation avec le commerce électronique sont en vigueur :
-Protection de la propriété industrielle : la protection de la propriété industrielle a pour objet les brevets d'invention, les schémas de configuration (topographies) de circuits intégrés, les dessins et modèles industriels, les marques de fabrique, de commerce ou de service, le nom commercial, les indications géographiques et les appellations d'origine ainsi que la répression de la concurrence déloyale. Cette loi autorise le dépôt électronique des marques et ce pour l’obtention des certificats d'enregistrements d'une marque selon les conditions et formalités prévues par voie réglementaire.
- Droit d’auteur et droits voisins : ce texte de loi concerne la protection de créateurs d’œuvres d’une manière générales et celles qui circulent sur Internet d’une manière particulière contre le piratage. Cette loi s’applique aux oeuvres littéraires et artistiques qui sont des créations intellectuelles originales dans le domaine littéraire et artistique, telles que les logicielles, les publications électroniques, les créations multimédias etc.
Par ailleurs, trois projets de loi sont en phase finale d’adoption. Il s’agit de :
- L’échange des données juridiques : ce texte de loi en cours d’adoption par le parlement, fixe le régime applicable aux données juridiques échangées par voie électronique, ainsi qu’à l’équivalence des documents établis sur papier et sur support électronique, à la signature électronique et à la cryptographie. Il détermine également le cadre juridique applicable aux opérations effectuées par les prestataires de services de certification électronique et de cryptographie, ainsi que les règles à respecter par ces derniers et les titulaires des certificats électroniques délivrés. Le projet énonce un ensemble d’objectifs qu’il cherche à réaliser et qui concernent essentiellement :
- La protection des données personnelles qui s’applique au traitement des données à caractère personnel, automatisé en tout ou en partie, ainsi qu’au traitement non automatisé de données à caractère personnel contenues ou appelées à figurer dans un fichier. Sont concernés également les traitements de données à caractère personnel dont le responsable établi ou peut faire recourt à des traitements ou des moyens de traitement situés sur le territoire marocain. Toutefois, les dispositions du projet ne s’appliquent pas aux traitements des données à caractère personnel ayant pour objet la sécurité publique, la défense nationale et la sûreté de l’Etat effectués par une personne physique pour l’exercice d’activités exclusivement personnelles ou domestiques.
- La protection du consommateur qui contient des dispositions régissant la vente à distance y compris lorsqu’elle est effectuée par voie électronique. Ce projet de loi vise à promouvoir et protéger les droits du consommateur dans ses relations avec le fournisseur surtout dans le cas de la vente à distance conclue sous forme électronique au même titre que le contrat écrit sur support papier.
Par ailleurs, Le gouvernement a décidé d’accorder à l’Agence nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) le rôle d’autorité de certification.
Système de logistique
Selon l’Association Marocaine pour la Logistique, le Maroc cumule un retard considérable et que le secteur est encore dans son état embryonnaire. Certes, les contraintes sont multiples et les défis sont nombreux mais le débat est aujourd’hui ouvert. L’association œuvre dans plusieurs directions pour promouvoir ce secteur : plusieurs séminaires et portes ouvertes ont été organisés dans ce sens. Néanmoins, certains indicateurs affirment des prémices positives en faveur du secteur telles que le développement de la grande distribution et l’installation en réseaux de grandes marques ce qui fera du Maroc un marché émergent et potentiel pour les grands spécialistes de la logistique au monde comme l’opérateur espagnol Logesta. Le leader espagnol table déjà sur l’introduction de 2000 véhicules durant le premier semestre 2006. _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Dim Nov 04, 2007 12:36 pm Sujet du message: La Technologie ICP ou PKI |
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L'ANRT n'a pas encore dévoilé la Technologie qu'elle adoptera pour la certification.
L' Agence Nationale de Certification Electronique de Tunisie (ANCE) a opté pour la Technologie d’Infrastructure à Clé Publique (ICP )ou PKI.
La Technologie ICP ou PKI
L’Infrastructure à Clé Publique (ICP) ou Public Key Infrastructure (PKI) est un ensemble de composants, fonctions et procédures dédiés à la gestion des clés et de certificats utilisés par des services de sécurité basés sur la cryptographie à clé publique.
L’ICP permet de répondre aux besoins d’authentification, de confidentialité, de contrôle d’accès, de non répudiation et d’intégrité.
Une ICP est constituée d’une autorité de certification (AC), d’une autorité d’enregistrement (AE), d’un annuaire (ex : LDAP) des certificats valides et révoqués (Liste des Certificats Révoqués LCR), d’un système d’archivage des certificats, des utilisateurs finaux et administrateurs et de la Politique de Certification qui décrit les relations entre les différents composants.
Les services offerts dans le cadre d’une ICP :
· L’enregistrement des utilisateurs finaux
· La création des certificats
· La publication (annuaire LDAP) des certificats et d’une list des certificats révoqués (LCR)
· Le renouvellement des certificats
· La révocation des certificats
· L’archivage et la restauration des clés de chiffrement
· La validation des certificats
· L’horodatage
Pour plus de renseignements :
http://www.certification.tn/
Une Conférence régionale africaine et arabe sur la sécurité des transactions électroniques, la signature électronique et l'infrastructure à Clé Publique (ICP), s'est réunie à Tunis, du 20 au 22 juin 2005, organisée par le Gouvernement tunisien ; l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie et la Commission Economique de pour l’Afrique des Nations Unies.
Les documents de la conférence et recommandations sont disponibles sur le site de l’ANCE. _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Dim Nov 04, 2007 12:44 pm Sujet du message: Nouveau manuel : statistiques de l’économie de l’information |
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Nouveau manuel de la CNUCED sur les statistiques de l’économie de l’information
Le manuel est mis pour avis, à la dispositions des producteurs de données statistiques officielles sur les utilisations des TIC dans le secteur des affaires.
Seule la version en anglais est disponible pour le moment.
D'autres langues sont prévues.
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Communiqué de la CNUCED
New UNCTAD manual for information economy statistics
UNCTAD has released its first Manual for the Production of Statistics on the Information Economy to serve as a reference for national statistical offices and other producers of official statistics on business use of information and communications technology (ICT). The Manual provides a guide to data collection and analysis, international standards, and definitions. It also offers model questions for surveys on ICT use, and it reviews important institutional issues related to compiling ICT statistics.
The Manual focuses on statistical issues particular to developing countries and countries with economies in transition, and provides useful advice on how to tackle statistical challenges. It will form the basis of future UNCTAD training courses and other technical assistance on ICT statistics. It also contributes to the wider international work of the Partnership on Measuring ICT for Development.
The Manual will be subject to a global consultation with National Statistical Offices during 2007-2008 and subsequently submitted to the UN Statistical Commission for approval in 2009. National Statistical Offices are encouraged to send their comments on any aspect of the Manual, including its content, to emeasurement@unctad.org, before September 2008.
The Manual is available free of charge here: English version, other languages coming soon.
Last updated: 2 November 2007 14:49
http://new.unctad.org/templates/Page____885.aspx _________________ Amzil de Addis Abeba |
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tamasheq

Inscrit le: 24 Sep 2007 Messages: 3
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Posté le: Dim Nov 04, 2007 7:30 pm Sujet du message: |
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Je ne suis du gabarit de Si Moh pour discuter ce problème
mais je veux juste ajouter qu'actuellement une politique de popularisation
des cartes pour guichet automatique est instauré, beaucoup d'administraion
impose a leurs employés l'ouverture de compte pour versement de leur
salaire. Les retraités egalement malgré leur faible pension ont beneficié de
cette procedure. A mon avis ce qui freine l'utilisation massive de ces
cartes c'est ce qui suit:
Le fonctionnement quelquefois aléatoire des machines qui valident
les achats par carte chez les grands distributeurs et super marché.
Le prix de la carte et frais annuel de tenue de compte qui sont encore
assez elevé au Maroc.
Enfin la faiblesse du pouvoir d'achat de la population. _________________ bonjour l'univers |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Nov 06, 2007 4:58 am Sujet du message: Les cartes bancaire |
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[quote="tamasheq"].....mais je veux juste ajouter qu'actuellement une politique de popularisation des cartes pour guichet automatique est instauré, .[/quote]
Quelques posts supplémentaires sur le sujet.
Les cartes bancaires explosent
Les systèmes et moyens de paiement au Maroc ont désormais leur rapport annuel. Bank Al-Maghrib vient de publier la première édition, au titre de l’année 2006. Une publication qui retrace, en premier lieu, l’évolution de l’activité des quatre systèmes de paiement marocains.
Rien n’arrête l’essor des transactions par carte bancaire. Preuve en est, le développement des indicateurs financiers du Centre monétique interbancaire (CMI).
A fin 2006, le système gère plus de 3,5 millions de cartes en circulation, soit 23% de plus que l’année précédente. Le nombre de guichets automatiques est passé de 2.133 à 2.761 sur un an.
Les transactions monétiques sont dominées par le retrait d’espèce. Ces opérations ont bondi de 13% en volume pour atteindre 55,5 millions. En valeur, elles ont progressé de 23% à 46 milliards de DH.
Le nombre de paiements par carte est certes passé de 3,7 à 4,6 millions sur un an pour une valeur de 2,6 milliards de DH (plus 600 millions de DH par rapport à 2005). Mais ces chiffres restent marginaux par rapport à celui des retraits d’espèce.
A noter que le nombre de retrait réalisé par des cartes émises à l’étranger a augmenté de 27% pour atteindre 4,6 millions en volume et 6,5 milliards de DH en valeur. Les transactions réalisées par des cartes marocaines à l’étranger se sont chiffrées à 75.666 opérations portant sur 175 millions de DH.
Les montants compensés par le Système interbancaire marocain des télécompensations (SIMT), dédié à la dématérialisation des échanges de chèques entre agences bancaires, ressortent à 804,6 millions de DH à fin 2006, soit une progression de 25% par rapport à l’année précédente. Rappelons que ce système a été généralisé à l’ensemble du territoire national en juillet dernier.
Outre les chèques, la dématérialisation s’étendra également aux transactions des lettres de change. La Banque centrale a émis, le 7 juillet 2006, une circulaire de codification et de normalisation de ces échanges.
Le Système des règlements bruts du Maroc (SRBM) qui assure les transferts en temps réel des gros virements bancaires a traité 33.543 ordres pour un montant global de 1,064 milliard de DH, entre septembre et décembre 2006.
Les transactions interbancaires dominent la quasi-totalité de ce montant (1,049 milliard), réalisée dans 32.507 opérations. Les règlements/livraisons des transactions sur les valeurs mobilières, réalisés par le système de paiement de Maroclear gère à fin 2006 une capitalisation de 816 millions de DH, en hausse de 32% par rapport à la même période de l’année dernière. En revanche, la valeur des opérations de règlement/livraison a diminué de 9% à 17,8 milliards de DH.
Lettre de change : Un modèle normalisé
Cette année, la Banque centrale est engagée dans un plan d’action pour finaliser le processus de dématérialisation de la lettre de change. Elle prépare un modèle normalisé dédié exclusivement aux échanges électroniques de ce moyen de paiement.
Par ailleurs, BAM met en place un réseau télécom dédié aux échanges de données dans le cadre du SIMT. Elle élabore également un plan de continuité d’activité pour gérer les crises liées à ce système et un système de pénalités pour contrer les éventuelles fraudes de ces membres (banques, sociétés de Bourse...).
Par ailleurs, plusieurs évolutions affecteront l’activité du CMI à compter de cette année. Primo, l’extension du réseau de commerçant qui accepte le paiement par cartes. Secundo, la généralisation de l’émission des cartes à puces (EMV) munies de codes confidentiels. Sans oublier le développement escompté du e-commerce.
L’Economiste - Nouaim Sqalli
9 octobre 2007
http://www.bladi.net/14862-cartes-bancaires-maroc.html _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Nov 06, 2007 5:03 am Sujet du message: Les nouvelles opportunités du e-commerce |
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Les nouvelles opportunités du e-commerce
· Ouverture totale du système de paiement en ligne
· La bataille ouverte entre les compagnies aériennes low cost
· Premier bénéficiaire: le client
L’annonce de la mise en place du processus de paiement sécurisé par Internet conduite par le Centre monétique interbancaire et la société Maroc Telecommerce est un évènement.
«Ce projet va booster le marché du e-commerce», affirme avec satisfaction Myriam Kadmiri, responsable marketing et communication de Jet4you. En effet, il n’est plus obligatoire de posséder une carte bancaire internationale pour pouvoir acheter en ligne. Ce qui réjouit les entreprises dont le modèle économique se base sur ce créneau.
Mais l’enjeu aujourd’hui est de rassurer les gens quant à la sécurité des transactions financières afin de banaliser ce mode de paiement. Et par conséquent élargir le taux de bancarisation (estimé à 25%) et généraliser le paiement par carte bancaire (www.leconomiste.com).
De grandes opportunités s’offrent ainsi aux entreprises en ligne. Celles-ci vont se développer dans de nombreux créneaux (alimentation, habillement, décoration, voyages, etc.) et de nouveaux modes de consommation voir le jour.
Les entreprises existantes pourront également tirer profit de cet atout de taille notamment les compagnies aériennes. « Le lancement de cette nouvelle plateforme ne pouvait mieux tomber», annonce Rajaâ Bensaoud, directrice de communication à Royal Air Maroc.
La compagnie s’est déjà préparée en lançant en septembre dernier une nouvelle version de son site Internet.
L’offre de services s’est également étoffée proposant notamment une palette de promotions simples d’accès.
A signaler qu’en 2007, la vente à distance Maroc (VDM) pèse pour plus d’un quart de l’activité de la compagnie nationale.
Bensaoud ajoute que le paiement en ligne sera un vecteur de développement de l’ensemble de l’industrie du e-travel (hôtellerie, location de voiture…)
Pour les compagnies à bas coûts, c’est l’aboutissement de plusieurs années de labeur. En effet, leur succès se base sur un système de distribution directe composé d’achats sur Internet et via les centres d’appel. Par cette formule, celles-ci arrivent à proposer des tarifs très avantageux. La solution de paiement en ligne va leur permettre de toucher une population plus importante sur le marché marocain.
Aujourd’hui, le fait de passer par une agence engendre des frais supplémentaires de près de 300 DH pour un billet aller-retour. Certaines compagnies telles que Jet4you facturent un coût supplémentaire, celui de la rémunération de ses partenaires, agences et centres d’appels.
« Le fait d’acheter et de payer par Internet va permettre une économie de tous ces frais d’intermédiation», signale Myriam Kadmiri. Il en est de même pour la filiale low cost de RAM, Atlas Blue, qui prédit un avenir certain pour le secteur.
On peut penser que la population concernée par ces produits est une population avertie, connectée de manière régulière à Internet et qui est généralement bancarisée. «Pas forcément, car les porteurs de cartes bancaires pourront en faire bénéficier ceux qui n’ont pas de cartes », répond Kamal Bennis, responsable marketing et développement des marchés à Atlas Blue.
Paypal s’intéresse au marché marocainAujourd’hui, seul Maroc Telecommerce fait office de plateforme de paiement en ligne. Elle est chargée de mettre à la disposition des entreprises l’infrastructure nécessaire qui leur permettra de vendre sur Internet au Maroc et à l’étranger.
Une dizaine d’entreprises ont déjà adhéré à son système (Europcar, RAM, Maroc Luxury), mais le traitement des réservations ne se faisait pas encore en temps réel. L’intérêt affiché aujourd’hui par Paypal au Maroc montre combien le marché marocain est porteur de grands projets de cybercommerce. Cet intérêt se traduit via son site Internet.
Jihane KABBAJ
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Posté le: Mar Nov 06, 2007 5:07 am Sujet du message: E-commerce: le dirham passe sur la Toile |
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E-commerce: le dirham passe sur la Toile
2,6 millions de cartes
4,7 millions de transactions
2,6 milliards de dirhams
Source : Bank Al-Maghrib / à fin 2006
Dans quelques semaines, les Marocains pourront enfin réaliser des transactions sur Internet avec une simple carte de paiement. L'ère du e-commerce vert et rouge démarre.
Défilement jusqu'au mouton de son choix, zoom sur les cornes, double-clic sur le poids, introduction du numéro de la carte de paiement, de sa date d'émission… et le tour est joué. Il n'est pas exclu de voir des Marocains acheter ainsi leur “hawli” au prochain Aïd Al Adha. Il suffirait seulement qu'un vendeur de bétail plus malin que les autres ait l'audace de lancer un souk de moutons “on line”.
Car le paiement via Internet se démocratise. Réservé jusque-là aux seuls (chanceux) titulaires de cartes de paiement internationales ou de comptes à l'étranger (et la Carte bleue qui va avec), le e-commerce s'ouvre désormais aux porteurs de cartes de paiement en dirhams. “Le système devrait devenir opérationnel dès le mois prochain”, promet Rachida Benabdellah, directeur général du Centre monétaire interbancaire (CMI), tout en s'interdisant d'en dire plus “avant le lancement officiel”, prévu en novembre.
Il s'agit ainsi d'une véritable révolution dans les systèmes de paiement au Maroc. Commerçants et consommateurs devront voir progressivement leurs habitudes chamboulées. Car même si les sites Internet marchands au Maroc ont fait leur apparition depuis plusieurs années déjà, les services qu'ils proposent se limitent aux réservations ou aux commandes. Quant au paiement, il ne peut s'effectuer qu'à la livraison.
“Il ne faut pas oublier que le Maroc reste toujours une société de cash, explique Mohammed Horani, président de HPS, société spécialisée dans les solutions monétiques qui a accompagné le CMI dans la mise en place du nouveau système de paiment. Les solutions de paiement électroniques possibles sont exploitées bien en deçà de leur potentiel”.
L'entrée en service de ce mode de paiement est l'aboutissement d'un long processus de mise à niveau du secteur de la monétique. Une modernisation qui a démarré par le regroupement et l'harmonisation des différentes interfaces de paiement des banques (via la création du CMI, justement), le remplacement des classiques fers à repasser par des terminaux spécifiques, puis l'introduction de cartes à puce sécurisées. “Techniquement, ce système de paiement aurait pu être mis en place depuis longtemps. Mais il fallait que le marché le justifie”, ajoute le président de HPS.
Une réserve en devises
Et c'est justement l'ouverture de l'économie marocaine, menée au pas de charge, qui a permis cette maturité tant attendue du marché. “Les différentes compagnies aériennes low-cost qui se sont installées au Maroc ont été les premiers lobbyistes pour convaincre le Groupement professionnel des banques du Maroc et l'Administration de franchir ce pas”, explique cette source proche du dossier.
Convaincue, l'Administration est même allée plus loin. Dans la foulée, l'Office des changes a bien voulu accorder à tout titulaire d'une carte de paiement en dirhams le droit de bénéficier d'une réserve annuelle de 10 000 dirhams en devises (à condition évidemment de l'avoir sur son compte bancaire). Ce montant, qui n'est pas déduit des 20 000 dirhams de la dotation touristique, peut être mobilisé pour effectuer des achats en ligne auprès d'entreprises étrangères.
Concrètement, tout Marocain titulaire d'une carte de paiement peut commander un roman sur Amazon.com, saisir les bonnes affaires sur e-bay.com ou encore acheter un billet d'avion ou un séjour touristique sur last-minute.com.
Pour autant, le développement du e-commerce dépend surtout de l'offre marchande locale disponible sur la Toile.
“La facilitation des moyens de paiement incitera forcément à la création de nouvelles vitrines virtuelles au Maroc”, explique un observateur. D'ailleurs, les quelques portails de commerce en ligne déjà existants connaissent un réel engouement.
Exemple : le site bi3ochri.ma, récemment lancé, compte aujourd'hui près de 10 000 produits mis en vente et enregistre près de 2000 connexions par jour. Et à en croire les responsables du site, ce dernier est déjà prêt pour s'adapter au nouveau mode de paiement. “Jusque-là, les titulaires de compte sur notre site devaient effectuer des virements bancaires pour pouvoir commander des articles en ligne, mais tout est prêt aujourd'hui pour basculer vers ce système de paiement par carte. Depuis le lancement de bi3 o chri, nous disposons d'un système adapté qu'on va pouvoir utiliser désormais”, expliqunt-ils.
Sécuriser, rassurer…
Mais au préalable, il faudra gagner la confiance des titulaires de carte. Pour cela, le système bientôt lancé devra offrir de réelles garanties de sécurité des paiements. “Avant le Maroc, nous avons installé ce genre de système dans d'autres pays. D'ailleurs, il a été validé par les géants de la monétique que sont Visa et Master Card”, explique Mohammed Horani.
Et le processus semble verrouillé : le traitement des opérations sera assuré par Maroc Télécommerce, qui jouera le rôle de terminal de paiement électronique virtuel, permettant de sécuriser la transaction. Le relais est ensuite pris par le CMI, qui valide le débit des sommes du compte du client, comme il le fait actuellement pour n'importe quel achat payé par carte bancaire.
Toutefois, les deux entités se portent uniquement garants du processus technique de la transaction (sécurisation des données, versement au commerçant) et non pas de sa finalité. En d'autres termes, ils n'ont pas à savoir si le produit a été effectivement commandé par le client, s'il a été livré dans les délais ou s'il est conforme à l'annonce sur le site marchand. Pour autant, l'acheteur peut toujours contester toute opération. Auquel cas, il sera au commerçant crédité d'apporter la preuve de la transaction (avec un bon de livraison, par exemple). Cela dit, la vigilance reste de rigueur. Il y a mille et une manières de se faire arnaquer en ligne. Et les Marocains, novices en la matière, auront tout le temps de s'en rendre compte...
Paiement. Le mobile à la place du cash ?
Qui n'a jamais reçu un SMS appelant à soutenir une action ou une association quelconque ou encore un texto invitant à s'inscrire pour une tombola au lot alléchant. Les prix des SMS de réponse surtaxés, sont évidemment nettement plus élevés que les tarifs d'un message classique facturé par un opérateur téléphonique. Ce dernier reçoit d'ailleurs une commission sur ces SMS surtaxés, alors que le gros des recettes est reversé aux organismes à l'origine de l'action commerciale. Ces pratiques démontrent la capacité qu'ont les opérateurs de faire rapidement du mobile un moyen de paiement. Un service qui reste aujourd'hui limité à quelques actions ponctuelles. Méditel, par exemple, permet à ses abonnés de recharger ou d'acheter des packs en payant directement sur leurs factures téléphoniques.
Dans d'autres pays, le paiement via téléphone portable tend à se banaliser. Les consommateurs peuvent payer leurs factures récurrentes (eau, électricité) ou même acheter des articles dans le commerce. Exemple : devant des distributeurs de soda, il n'y a plus besoin d'introduire des pièces de monnaie : il suffit de composer un numéro pour être servi. Les applications de paiements via mobile sont multiples et la technologie qui le permet est déjà aussi simple qu'un coup de fil.
Par Fahd Iraqi
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Posté le: Mar Nov 06, 2007 5:15 am Sujet du message: Dématérialisation: Nécessité ou luxe? |
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Dématérialisation: Nécessité ou luxe?
· La lettre de change sera dématérialisée avant fin 2007
· Une centaine d’images rejetées par jour, ce n’est pas énorme!
Réduction des délais, meilleure visibilité de la position de la trésorerie, facturation moins chère des banques, réduction des coûts de traitement, utilisation réduite de papiers… tels sont les vertus de la dématérialisation. Les directeurs financiers et trésoriers de près de 200 clients: grandes entreprises, institutionnels et PME-PMI, ont été unanimes, lors de la troisième conférence-débat, organisée par la BMCI sous le thème «Impact de la dématérialisation sur la gestion de la trésorerie». Mais tout n’est pas rose.
Les erreurs de jeunesse sont là: rejets pour absence d’image scannée, des images pas trop claires… «Mais ce n’est pas une raison pour ne pas le faire. Il faut, néanmoins, que les responsabilités soient claires et partagées», affirme Pascal Lemaire, directeur administratif et financier de Nestlé. «Sur les 110.000 images (de chèques) échangées quotidiennement entre les banques, le taux de rejet ne dépasse pas 0,1%, soit une centaine d’images, ce qui n’est pas énorme», relativise Fouad Berrada, directeur de la Dasc (direction des administrations et services clientèle) à la BMCI.
La place marocaine ayant connu ces deux dernières années une véritable révolution en matière de traitement des flux financiers, la dématérialisation est devenue une réalité à laquelle l’entreprise doit faire face et s’adapter dans le but d’optimiser au mieux sa trésorerie. S’adapter veut dire comprendre les réformes, en connaître les mécanismes et anticiper les répercussions sur son mode de gestion.
Sur les 30.000 retraités et les 18.000 actifs de l’OCP par exemple, le traitement de la paie avec deux fréquences (quinzaine, mensuelle) était un vrai calvaire. Avant la dématérialisation, le premier exportateur mondial des phosphates traitait manuellement et envoyait un listing de toutes les opérations 5 jours d’avance à la banque pour pouvoir payer à temps. Avec la dématérialisation, «nous avons fiabilisé la base de données et la charge de travail est devenue réduite et efficace», témoigne Driss Naim, directeur au Pôle finances et Support de gestion de l’OCP.
Par ailleurs, cette rencontre a permis de mettre en avant l’évolution du secteur bancaire dans la dématérialisation des flux. Entamé depuis plusieurs années dans le cadre de l’Association du système interbancaire marocain de télé compensation (ASIMT), ce processus a d’abord traité de la dématérialisation des virements domestiques, pour s’atteler par la suite à l’ensemble des moyens de paiement: les chèques et les lettres de change normalisées (LCN).
Mounir Razki, directeur des Opérations monétaires et des changes à Bank Al-Maghrib a rappelé que le projet de dématérialisation de la lettre de change est en cours de finalisation. Les actions entreprises par BAM permettront de se hisser ainsi au niveau des standards internationaux dans les traitements des opérations bancaires au Maroc.
Retour à la normale!
Avec la disparition de la notion de «place», le raccourcissement des délais de traitement et par conséquent l’amélioration des dates de valeurs et des délais de recouvrement, l’automatisation des échanges banque - entreprise et l’amélioration de l’information bancaire, le trésorier dispose dorénavant de moyens qui lui permettent de mieux appréhender ses flux entrants et sortants. Il peut ainsi optimiser la trésorerie de l’entreprise en diminuant ses charges et en améliorant ses produits financiers.
C’est la situation normale parce que le chèque est, par principe, un moyen de paiement à vue.
Les expériences qui ont été relatées lors de ce séminaire ont révélé cette évolution de la fonction Trésorerie au sein de l’entreprise marocaine et de l’importance qu’elle y revêtira dorénavant.
Said MABROUK
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Posté le: Mer Nov 21, 2007 4:40 am Sujet du message: 2008 : l’année du e-commerce au Maroc ! |
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2008 : l’année du e-commerce au Maroc !
Un nouveau tournant pour le e-commerce au Maroc. Le Centre Monétique Interbancaire et Maroc Telecommerce viennent de rendre public les détails de leurs offres e-commerce permettant pour la première fois le paiement en ligne via une carte bancaire locale. Les détails.
L’année 2008 sera sans conteste, l’année de démarrage effectif du commerce électronique au Maroc. En effet, l’un des facteurs de blocages au développement de ce type de commerce vient de sauter à savoir la possibilité pour les internautes marocains porteurs de cartes locales de payer en ligne sans complications procédurales ni bancaires.
Concrètement, la nouvelle plate-forme mise en place par le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a été certifiée Visa (Verified by Visa) et MasterCard (MasterCard SecureCode) pour permettre le traitement des opérations de paiement en ligne en toute sécurité, conformément aux standards internationaux.
«Cette nouvelle opportunité offertes aux organismes publics et au secteur privé cible un marché potentiel de trois millions de porteurs de cartes bancaires au Royaume », souligne, d’emblée, Mme Rachida Benabdellah, directrice générale de CMI.
La chaîne e-commerce comprend, outre la plate-forme de CMI (acquéreur paiement), les services de l’opérateur historique Maroc Telecommerce (MTC) (prestataire internet). Ce dernier, jouera le rôle de « terminal de
paiement électronique » (TPE) virtuel entre les sites marchands, les cyber-acheteurs et le CMI.
Sur le plan opérationnel, le futur cyber-acheteur doit seulement entrer, lors de l’achat en ligne, son numéro de carte locale, sa durée de validité, plus les trois chiffres qui se trouvent sur le dos de sa carte. Pour l’instant, aucune restriction sur le niveau de paiement n’est imposée pour le paiement en ligne, tout dépend de la politique et des offres des sites marchands.
Qui des commissions ? Le futur cyber-marchand doit payer deux niveaux de commissions. La première pour le CMI, qui varie entre 2 et 3% en fonction du volume prévisionnel des transactions, le taux d’exposition au paiement et le recours aux cartes internationales pour les transactions.
Pour MTC, outre les frais d’abonnement mensuel (250 DH) et la mise en service (5000 DH), le site marchand doit s’acquitter d’une commission qui varie entre 1,75% et 2,50%. Cette variation de la commission de MTC dépend aussi de plusieurs paramètres notamment le volume des transactions en ligne.
« Je suis optimiste sur l’avenir du marché e-commerce surtout si les administrations publiques et les opérateurs télécoms et d’eau électricité adhèrent à opportunité de business », martèle, sur un ton confiant, Azdine Montassir Billah.
Cet optimisme du manager de MTC s’explique, en partie, par l’engouement manifesté par plusieurs entreprises à l’offre conjointe CMI-MTC. C’est le cas, à titre indicatif, de la chaîne Au Derby, spécialisée dans la vente de chaussures de marque qui s’apprête à inclure le paiement en ligne à son site marchand www.auderby.ma et des transporteurs aériens (RAM) ainsi que le site de produits high-tech « Microchoix ».
Sur un autre registre, l’année 2008 va connaître la mise en service de cartes locales labellisés CMI (Cartes monétiques interbancaires) ce qui boostera certainement le parc actuel des cartes locales en circulation.
A noter que l’Office de Changes a donné son accord de principe pour pouvoir intégrer dans les cartes marocaines en 2008, la dotation touristique à hauteur de 10000 DH, pour permettre aux internautes marocains d’acheter en ligne sur les sites étrangers.
Pour en savoir plus :
www.maroctelecommerce.com
Rachid Jankari
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Nov 21, 2007 4:42 am Sujet du message: Le paiement en ligne est désormais possible au Maroc |
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Le paiement en ligne est désormais possible au Maroc
Le Centre monétique interbancaire (CMI) et Maroc Télecommerce (MTC) ont annoncé lundi 19 novembre, le lancement du paiement en ligne par carte bancaire au Maroc. Désormais, il est possible d’effectuer des achats sur internet en utilisant les cartes déjà distribuées par les banques nationales.
La mise en place d’une plateforme technique qui permet de régler ses achats en ligne, annonce la naissance du e-Commerce au Maroc. Selon les responsables du CMI et de MTC, la mise en place a nécessité un investissement considérable, en raison des difficultés techniques et aussi du processus de certification par les opérateurs mondiaux (Visa et Mastercard).
" En raison du nombre croissant des internautes et de cartes distribués par les banques (ndlr : 3.2 millions), il était nécessaire d’accélérer le processus pour répondre à un besoin existant", a expliqué Rachida Benabdellah, directrice générale du CMI.
Le CMI s’occupe du traitement des flux de paiement. Autrement dit, il canalise les sommes des transactions de la banque du client vers la banque du commerçant. Ceci tout en assurant la sécurisation de la transaction bancaire via des mécanismes de sécurité (CVV2 pour les cartes Visa et CVC2 pour les Mastercard).
Le CMI assure également l’ouverture du paiement en ligne pour toutes les cartes bancaires nationales et internationales. Pour ces dernières, même le processus d’authentification forte est assuré au cas où la banque du client l’exige. "Certaines banques exigent un code nommé "Securecode" pour les cartes Visa et Mastercard, il est tout fait possible de l’introduire sur cette plateforme après une réponse immédiate qui le réclame." Ajoute Mme Benabdellah.
MTC offre, quant à elle, l’infrastructure nécessaire aux marchands désirant s’offrir ce nouveau marché. Cela va de l’affichage de l’écran du paiement sur le site du commerçant jusqu’à la réception de la réponse définitive indiquant la compensation par le CMI. Ceci passe à travers tout un mécanisme, de la vérification des coordonnées bancaires du client, d’authentification et du contrôle des réponses du CMI.
Les frais de ces services sont prélevés directement sur le montant de la transaction. Entre 2 et 3 % du montant de la somme transférée pour le CMI et entre 1.75 et 2.5% pour MTC. A cela s’ajoutent les frais de la mise en place et les abonnements mensuels (250 dirhams pour MTC).
Ceci tout en tenant compte de la différence entre les cartes étrangères et nationales. "Les cartes étrangères nécessitent un processus de traitement plus long, donc plus coûteux," justifie Azdine El Mountassir Billah, directeur général de MTC.
Vu les frais exigés par les deux opérateurs, seuls les grands groupes sont ciblés dans un premier temps, notamment les compagnies aériennes, les assurances, les opérateurs de télécoms…
Reste à savoir si la formule de paiement en ligne est en mesure de transformer nos 6 millions d’internautes en cyberacheteurs.
Comment reconnaître un site sécurisé ?
Pour reconnaître les sites fiables ou sécurisés par le Centre monétique interbancaire et Maroc Télecommmerce, la page du paiement en ligne sur le site doit obligatoirement rappeler qu’il s’agit d’une page sécurisée (indiquant le protocole SSL illustré par un petite icône sous forme de cadenas), elle doit aussi mentionner les logos du CMI, de MTC, de Visa et de Mastercard. L’internaute peut aussi consulter la liste des sites sécurisés sur le site de Maroc Télecommerce.
Une nouvelle carte "Cmi"
Le CMI annonce le lancement d’une nouvelle carte baptisée Carte marocaine interopérable (Cmi). La carte offre les mêmes services que Visa et Mastercard avec des tarifs avantageux. Le CMI compte sur l’utilisation des circuits locaux pour réduire les frais du traitement. Ce nouveau né ne sera pas accepté en dehors du Maroc et sur les sites étrangers. Une solution pour les transactions locales qui permet d’éviter le passage par les services des mastodontes internationaux, notamment Visa, Mastercard et Américain Express.
Aziz El Yaakoubi
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Nov 22, 2007 4:32 am Sujet du message: Paiement électronique: Comment ça marchera |
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Paiement électronique: Comment ça marchera
. Deux plates-formes gérées par CMI et MTC
· Première cible: Les services publics
Après plusieurs années d’attente, le système bancaire marocain se met à l’heure du e-commerce. A compter du 29 octobre dernier, vous pouvez payer vos achats ou vos prestations de service directement sur Internet, en utilisant votre carte bancaire. Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) et Maroc Télécommerce (MTC) ont parachevé les plates-formes techniques nécessaires à l’accomplissement de ces transactions. «Encore faut-il trouver quoi acheter sur Internet», lance Azdine Mountassir Billah, directeur général de MTC.
C’est le grand chantier qui attend les deux promoteurs du projet. Ils ont lancé le démarchage des commerçants susceptibles de mettre en ligne leur vitrine.
En attendant les commerçants, le dispositif technique est au point. Il est scindé en deux plate-formes. La première, gérée par MTC, traite les commandes des internautes et les transmet au CMI. Ce dernier exécute la transaction financière en temps réel avec les banques du commerçant et du client/internaute.
Le système traite les flux réalisés par les cartes bancaires locales et étrangères sur des sites marocains. «L’Office des changes réfléchit à autoriser une dotation de 10.000 DH pour les achats des Marocains auprès de sites Internet étrangers. Si cette mesure est validée, les banque pourront offrir ces services via des cartes bancaires spécifiques ou des comptes appropriés», souligne Mountasir Billah.
Comment marche le système? L’internaute se connecte sur un site marchand où sont affichées les offres de produits et/ou services. Une fois le choix confirmé, le front-office du site envoie une demande de paiement à la plate-forme technique de MTC. L’écran de paiement s’affiche au même moment sur le site et chez MTC.
Le client saisit les informations de paiement, à savoir son numéro de carte bancaire, sa date de validité et un cryptogramme qui n’est autre que les trois derniers chiffres du numéro transcrit au verso de la carte. La plate-forme MTC contrôle ces éléments, les authentifie et envoie une demande d’autorisation au système informatique du CMI. Ce dernier traite la demande et renvoie la réponse au MTC qui transmet à son tour le résultat de l’opération du paiement (succès ou échec) avant de dérouler la suite des opérations.
Reste que le site marchand doit confirmer l’exécution de la transaction commerciale (déclenchement du processus de livraison). Le MTC concentre les confirmations des commerçants et les renvoie vers la plate-forme du CMI qui s’occupe de la compensation avec les systèmes d’informations des banques.
Le pakcage de paiement électronique ne se limite pas à ce système de base. Chacun des deux opérateurs offre des services annexes aux commerçants. Avant l’instauration du paiement par carte, MTC propose à ses clients des «paiements par compte».
Il s’agit d’un système d’abonnement permettant des achats en ligne pour une période pré déterminée. C’est le cas des services proposés dans les portails de l’OMPIC et la CNSS. Par ailleurs, MTC offre aux clients la possibilité de consulter les transactions de chaque client, d’annuler ou confirmer les ventes ainsi que de réconcilier et de créditer partiellement les transactions.
Pour sa part, le CMI gère le paiement électronique des commerçants dans un compte domicilié dans la banque de leur choix et leur envoie un relevé périodique des transactions. La plate-forme exécute le règlement des transactions au lendemain ouvré de sa confirmation.
· Commission: 2 à 3%
Combien coûteront ces services? Le CMI appliquera une commission variant entre 2 et 3% de la valeur de l’achat. «Le prix dépendra de la taille et la nature de la transaction. Il servira à couvrir les commissions incompressibles d’interchange et les frais de gestion du CMI», explique Rachida Benabdallah, directrice générale du Centre.
Longtemps réputées pour êtres très chères, les prestations du MTC seront scindées en trois composantes : 5.000 DH de frais d’installation du système, un abonnement mensuel de 250 DH et une commission qui varient entre 1,75 et 2,5% de chaque achat. «Ces frais ne nous permettent même pas de rentrer dans nos frais. Mais ils sont présentés à titre indicatif.
Tout dépendra de l’engouement des commerçants pour le paiement électronique. Les frais diminueront au fur et à mesure de l’augmentation du nombre de transactions», précise le DG de MTC.
MTC et CMI comptent beaucoup sur l’automatisation du paiement de services publics (procédures administratives, impôts, conservation foncière) pour vulgariser le e-réglement. Les deux institutions estiment que c’est le filon qui correspond le plus aux besoins des internautes marocains. «Nous avons eu des réponses positives aux premières sollicitations. Si dans les pays développés, le commerce a boosté le paiement par Internet, c’est l’administration qui permettra l’essor de ce canal commercial au Maroc», estime Mountassir Billah.
Le paiement électronique n’est pas cantonné à ces services. Tous les types de commerces sont concernés. A commencer par les compagnies aériennes, les agences de voyages, les banques, les grandes surfaces... Mais plusieurs autres activités seront aussi tentées par la vitrine du net. A titre d’exemple, le vendeur de chaussures Au Derby a déjà approché Maroc Télécommerce pour vendre ses produits on-line.
Sécurité balisée
«Visa et Master Card n’auraient jamais adhéré au système marocain s’il n’était pas conforme aux standards internationaux», signale Benabdallah. CMI et MTC croient dur comme fer à la sophistication des mesures sécuritaires de leur système de e-paiement.
Comme c’est le cas en Europe, la plate-forme marocaine est sécurisée par le processus CVC2 de Visa et CVC2 de Master Card. C’est ce qui permet d’authentifier l’identité du client en vérifiant les trois derniers chiffres du numéro inscrit au verso de la carte.
Pour les cartes étrangères, le système de e-paiement applique une sécurisation «de manière forte». En clair, le système demande au client de saisir un code PIN que lui fournit sa banque spécialement pour ce genre d’opération. «Si les contraintes sécuritaires l’imposent, nous pourrons généraliser la sécurisation de manière forte. Mais les prospects ont demandé d’alléger les mesures de sécurité pour booster les transactions», conclut le DG de MTC.
Nouaïm SQALLI
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Nov 24, 2007 5:40 am Sujet du message: Microchoix adopte le règlement en ligne |
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Microchoix adopte le règlement en ligne
«Après la vente à distance à travers le web, on passe maintenant à une autre étape dans le domaine de e-commerce», indique Khalid Saâdi, PDG d’International Microchoix, holding spécialisé dans le commerce des produits informatiques, lors d’un point presse tenu hier à Rabat.
«A partir de décembre, nos clients pourront régler en ligne leurs achats», explique-t-il. La procédure est simple, il suffit de remplir les champs indiqués par l’opérateur, notamment d’indiquer le numéro de la carte bancaire et sa date de validité. Mais ce système de paiement présente des risques de fraude. Ce qui peut décourager les personnes à y adhérer.
Sur ce point, Saâdi a signalé que toutes les dispositions légales et techniques ont été mises en place pour contrecarrer les pratiques frauduleuses. «Mais dans tous les cas, c’est le commerçant qui sera le premier perdant, car la personne concernée sera remboursée immédiatement par sa banque sur simple déclaration sur l’honneur de ne pas avoir reçu de marchandise», ajoute Saâdi. «Des enquêtes seront menées par la suite pour identifier les contrevenants», prévient-il.
A noter que ce site, opérationnel depuis 2005, donne la possibilité au client de consulter à distance la gamme des produits de la société et lancer éventuellement ses commandes. A la réception de la marchandise, il procède au règlement selon le moyen qui lui convient: au comptant, par chèque ou par virement bancaire.
La distribution de la marchandise se fait à partir d’un entrepôt situé à Oujda. Près de 60 personnes y sont employées. C’est dans la capitale de l’Oriental, également, qu’a été ouvert le premier point de vente de la société. Deux autres structures ont suivi, à Casablanca et Rabat. En 2008, deux nouvelles ouvertures sont prévues.
Pour accompagner son développement commercial, Microchoix a entamé une procédure pour augmenter son capital. Les détails de cette action seront dévoilés prochainement.
N. E. A.
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