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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Nov 27, 2007 4:36 am Sujet du message: Emploi |
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Objectif 2008 : Insertion de 200 milliers de jeunes
Présentant le budget de son département pour l'année 2008 devant les députés, le ministre de l'Emploi et de formation professionnelle, Jamal Aghmani, a rappelé l'objectif du gouvernement de baisser le chômage à 7 % à l'horizon 2012 à travers la réalisation d'un taux de croissance économique de 6 % par an, ce qui permettrait de créer annuellement 250 milliers d¹emplois.
Au terme du troisième trimestre 2007, le taux de chômage s'est élevé à 9,9 % accusant une hausse d'un demi point par rapport au deuxième trimestre, alors qu'il était estimé à 9,7 % en 2006, 11 % en 2005 et 13,6 % en 2002.
Résultats justifiés, d'après le gouvernement, par la conduite d'une politique macro-économique incitative à la croissance, l'insertion de la politique d'emploi dans le cadre d'un traitement intégré, la poursuite de la politique de grands chantiers, l'incitation à l'investissement et la mise à niveau de ressources humaines dans les secteurs porteurs.
À travers les mécanismes adoptés lors des initiatives nationales d'emplois, le gouvernement compte créer 200 milliers d'emplois en 2008, dont 44 milliers à travers le programme Taahile et plus d'une soixantaine de milliers d'emplois par le programme Idmaj. Pour la période 2006-2008, ce dernier programme prévoit l'insertion de 105 milliers de jeunes. Rien qu'en 2006, les réalisations ont atteint 65 milliers d'emplois dépassant les prévisions de 10 %.
Au terme de l'année en cours, ce chiffre devrait atteint 73 milliers, en hausse de 15 % l'objectif prévu initialement.
Pour ces deux programmes, le ministre de l'emploi et formation professionnelle souhaite préserver leur rythme de réalisation afin de parvenir à l'objectif fixé.
Concernant le Programme Mokawalati, sur les 2.548 projets soumis déposés aux banques, 516 ont bénéficié de financement sur les 981 agréés.
Auparavant, un accompagnement appuie les projets en cours avec un programme de formation en gestion d'entreprises qui a profité à 3.180 jeunes entrepreneurs qui ont achevé cette formation contre 1.720 en cours de l'être.
En matière d'emploi, outre la mise en place de mécanismes de suivi et de l'activation des rôles de l'Observatoire national d'emploi, le Département de tutelle prévoit la poursuite de réorganisation et modernisation de l'ANAPEC (Agence nationale promotion de l'emploi et compétences).
Celle-ci, en 2008, sera dotée de 20 nouvelles agences locales ce qui va porter le réseau total à 70 agences, en pus de la création de 4 agences spécialisées dans l'emploi à l'étranger et d'unités mobiles d'emplois. Les conseils régionaux et provinciaux d'emplois devraient vont être suivis.
Pour s'acquitter de ses missions en matière d'emploi, protection sociale, dialogue social et formation professionnelle, le Département de Jamal Aghmani est doté au titre de 2008, de crédits de 868,87 millions de DH dont 337,2 millions pour l'emploi et 531,6 millions pour la formation professionnelle.
Sur cette enveloppe, plus de 144,9 millions de DH et 214,7 millions seront alloués à l'investissement.
Ces crédits ne prennent pas en compte le coût de la construction du nouveau siège du Ministère estimé à 43 millions de Dh.
Mustapha Znaidi
http://www.albayane.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Lun Déc 31, 2007 5:38 am; édité 1 fois |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Déc 26, 2007 5:11 am Sujet du message: Le CSPE recommande des mesures incitatives |
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Le CSPE recommande des mesures incitatives et complémentaires pour l'insertion des diplômés
Rabat, 25/12/07 - Le Conseil supérieur de la promotion de l'emploi (CSPE), réuni mardi a Rabat, a recommandé l'élaboration de mesures incitatives et complémentaires visant l'insertion des diplômés en quête d'emploi depuis une longue période, tenant compte de la durée du chômage, des secteurs économiques et des régions prioritaires.
Au terme de sa réunion ouverte par le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, et présidée par le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, M.Jamal Rhmani, le CSPE a appelé à mettre en oeuvre des mesures concernant l'indemnisation pour perte d'emploi, suite aux opérations de restructuration.
Pour des insertions stables et permanentes, le Conseil a proposé la poursuite de l'éxecution des programmes adoptés lors des journées nationales "Initiatives Emploi", notamment "Idmaj" et "Taahil". Il a également demandé de renforcer les contrôles afin de mettre fin aux dépassements enregistrés au niveau du programme "Idmaj". A cet égard, le Conseil a appelé à améliorer les conditions sociales des bénéficiaires de ces programmes, à travers la prise en charge partielle ou totale par l'Etat des cotisations sociales, la garantie de l'insertion des bénéficiaires au terme de leur formation et la formulation de propositions pour surmonter les difficultés qui entravent la mise en oeuvre du programme "Moukawalati".
Le CSPE a également recommandé de le doter des moyens logistiques et informatiques nécessaires pour lui permettre de s'acquitter de sa tâche et de réaliser les études nécessaires sur la situation et les possibilités de l'emploi dans les secteurs privé, public et semi-public et sur l'impact des mesures et dispositions visant la promotion de l'emploi.
Le Conseil a appelé en outre à renforcer le rôle des conseils régionaux et provinciaux de promotion de l'emploi, à mettre en place les mécanismes appropriés pour plus de cohérence et d'efficacité dans l'application des programmes concernés et à mobiliser les moyens financiers à travers la mise en place de systèmes régionaux de financement.
Selon le Code du travail portant création du Conseil, cette instance consultative, "est chargée de coordonner la politique du gouvernement en matière d'emploi et de donner son avis sur toutes les questions concernant l'emploi au niveau national".
Ce conseil, présidé par le ministre chargé du travail, se compose de représentants de l'administration, des organisations professionnelles des employeurs et des syndicats professionnels des salariés les plus représentatifs.
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Déc 26, 2007 5:14 am Sujet du message: El Fassi active le Conseil supérieur de l’emploi |
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El Fassi active le Conseil supérieur de l’emploi
· Première réunion de l’institution depuis sa création
· Le trio Idmaj, Moukawalati et Taahil examiné
Programme chargé pour le Conseil supérieur de la promotion de l’emploi, organe tripartite où siègent les représentants du patronat, des syndicats et du gouvernement. Pour sa première réunion tenue hier, lundi 24 décembre, le Conseil a examiné les programmes publics en matière d’emploi et en particulier le «trio» Idmaj, Moukawalati et Taahil, lesquels visent l’intégration de 200.000 jeunes sur trois ans. Les résolutions qui sortiront du Conseil orienteront entre autres le Conseil d’administration de l’Anapec qui se tiendra ce mardi 25 décembre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a été tenu la veille du CA de l’agence.
Le Conseil a donc planché sur ces programmes, notamment sur les améliorations à introduire. Une sorte de bilan à mi-parcours. Idmaj, programme formation-insertion, remporte un franc succès. En 2006, il a permis l’intégration de 32.880 jeunes. Et pendant les dix premiers mois de 2007, 36.175 jeunes ont été insérés sachant que 40.000 insertions sont visées pour cette année. Mais même si les résultats sont jugés bons, le ministère de l’Emploi a relevé quelques difficultés. C’est le cas pour les mesures incitatives qui ne profitent pas à l’ensemble des catégories visées, les bacheliers qui sont exclus des exonérations fiscales et la condition relative au délai d’inscription à l’Anapec.
Ce programme sera réajusté et les «blocages» levés. Parmi les mesures sur lesquelles le Conseil d’administration de l’Anapec devrait statuer, figurent l’extension des exonérations fiscales aux bacheliers, une meilleure communication autour du produit et l’abandon de la condition d’inscription de 6 mois à l’Anapec. Pour sa part Taahil, programme de formation à la carte et de formation pour améliorer l’employabilité des chercheurs d’emploi, vise la reconversion de 50.000 jeunes à l’horizon 2008. Jusque-là, 450 conventions ont été conclues avec 375 entreprises. Ce qui a permis à 6.245 personnes de suivre des formations.
D’autres opportunités de formations ont été identifiées et seront mises en place. Des accords dans ce sens ont été conclus entre l’OFPPT et l’Anapec. Quant au programme Moukawalati, il a du mal à décoller. Il s’est heurté à des difficultés telles que le manque d’expérience des encadrants, en particulier par rapport au montage des dossiers de financement. A cela s’ajoutent l’inadéquation entre les compétences des porteurs de projets et la nature des projets proposés. Pour ce programme, un paquet de mesures «correctives» sont prévues.
Ce conseil dont la mission est consultative est chargé de coordonner la politique gouvernementale en matière d’emploi et de donner son avis sur toutes les questions concernant l’emploi. Il est également en charge du développement du dialogue entre les partenaires sociaux et de l’évaluation des mesures de promotion de l’emploi. Autres missions, l’élaboration d’un rapport annuel sur la situation et les perspectives de l’emploi et de programmes ainsi que des plans régionaux pour l’emploi basés sur la participation des intervenants locaux.
Des conseils régionaux aussi
Le code du travail prévoit la création d’un conseil de la promotion de l’emploi au niveau de chaque région. Celui-ci est placé sous la présidence du gouverneur ou de son représentant. Ce conseil a également un caractère consultatif et les mêmes attributions que le Conseil supérieur mais au niveau régional. Il est également chargé d’élaborer un rapport annuel à présenter au Conseil supérieur de la promotion de l’emploi, sur les questions et les perspectives d’emploi.
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Déc 28, 2007 4:54 am Sujet du message: Intégration de près de 73.000 chercheurs d’emploi |
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Le programme «Idmaj» : Intégration de près de 73.000 chercheurs d’emploi
Le programme «Idmaj» a dépassé de loin les objectifs tracés en permettant l'intégration de près de 73.000 chercheurs d'emploi à fin décembre 2007.
Le programme «Idmaj» issu des «Initiatives Emploi» a permis l'intégration de près de 73.000 chercheurs d'emploi à fin décembre 2007. Ce programme dépasse les objectifs tracés, à savoir l’intégration de 105.000 jeunes sur 3 ans, a affirmé, lundi à Rabat, Jamal Rhmani, ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle.
Présentant le bilan des trois programmes (Taahil, Idmaj, Moukawalati) issus des «Initiatives Emploi» qui ont pour objectif l'emploi de 200.000 personnes entre 2006 et 2008, M. Rhmani a indiqué à l'ouverture de la première session du Conseil supérieur de la promotion de l'emploi, que le programme «Idmaj» prévoit l'intégration de 40.000 demandeurs d'emploi à l'horizon 2008.
Concernant le programme «Taahil», visant l'adaptation de la formation aux besoins du marché de l'emploi, M. Rhmani a indiqué que ce programme a permis l'identification de 12.000 opportunités de formation contractualisée et qualifiante, outre l'élaboration de deux conventions entre l'Agence nationale de la promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) et l'Office de la formation professionnelle et la promotion du travail en vue d'assurer la formation de près de 17.000 diplômés à l'horizon 2009.
Pour ce qui est des conventions portant sur la formation contractualisée, il a fait état de la signature de 450 conventions avec 375 entreprises bénéficiant à 6245 chercheurs d'emploi.
S'agissant du programme « Moukawalati », plus de 9560 personnes ont été retenues (sur 14.000 candidates et candidats inscrits) et 2693 projets ont été soumis pour financement auprès des banques dont 1092 ont reçu l'aval et 660 ont été financés jusqu'à présent. A cet égard, le ministre a souligné la nécessité de clarifier et assouplir les procédures et renforcer l'esprit entrepreneurial chez les jeunes diplômés.
Le 26-12-2007
Par : MAP
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Déc 31, 2007 5:37 am Sujet du message: Contrats spéciaux de formation |
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Contrats spéciaux de formation
L'ABCF a dressé une liste de points à améliorer au niveau de ce système
Le système des Contrats spéciaux de formation (CSF) soulève encore de la part des opérateurs économiques. C'est le cas de l'Association des bureaux de conseil et de formation (ABCF) qui a tenu une série de réunions à Casablanca consacrées à l'évaluation du dispositif CSF et GIAC (Groupement interprofessionnel de l'aide et conseil).
A l'issue de ces rencontres, les membres ont dressé un certain nombre de points, qu'il faudra améliorer, relatifs au fonctionnement actuel du système.
Ainsi, en matière d'éligibilité des entreprises, l'association propose que cette dernière pourrait être accordée sur présentation d'une attestation CNSS pour soumission aux marchés publics valable toute l'année. Au niveau des cotisations TFP, on pourrait prendre comme base les 12 mois précédents la demande, soit l'année N-1 (et non N-2 à N-1 actuellement). La procédure actuelle exige de l'entreprise de vérifier, au départ, son éligibilité via le site Web.
Une fois, le OK accordé, l'employeur constitue un dossier administratif qu'il dépose auprès de l'Unité de gestion de son lieu d'affiliation à la CNSS. Après vérification de l'éligibilité de l'entreprise et de la conformité des pièces présentées, une attestation d'accès aux CSF est délivrée par l'Unité de gestion à l'entreprise. Concernant les cabinets eux-mêmes, l'ABCF a soulevé que certains organismes perdaient leur éligibilité au cours de l'année, alors que ‘'le manuel'' précise qu'il s'agit d'un passeport annuel. Sur ce registre, l'association demande qu'il faut donner aux entreprises et aux cabinets le temps de régler les problèmes ou erreurs dans leur situation avec la CNSS.
Concernant le volet «Durée de validité d'une ingénierie de formation», les cabinets de conseil et de formation estiment «qu'il est nécessaire de définir la durée car les problèmes stratégiques ne changent pas d'une année à l'autre». Les tarifs ne sont pas en reste. Ils ont été abordés lors de ces réunions. Compte tenu de la lourdeur de l'ingénierie de la formation et du diagnostic stratégique et de la mise en œuvre, il est nécessaire de revoir les tarifs appliqués par les GIAC.
La mise à jour du ‘'manuel des procédures'' des GIAC a été également évoquée. Il semblerait que cette mise à jour ait déjà eu lieu mais les cabinets n'ont pas été encore informés. Les membres de l'association ont décortiqué le mode de validation d'une ingénierie de formation. Actuellement, cette validation se fait par un comité du GIAC. La révision du cadre méthodologique, qui est en cours, et l'implication des consultants, membres de l'ABCF, entraîneront l'adoption d'un nouveau mode de validation.
Pour ce qui est des contrôles, principal point de discorde, l'ABCF propose l'interdiction de l'application des règlements par effet rétroactif et l'obligation de clore la période du contrôle au plus tard un mois après la dernière action de formation planifiée de l'année. Toutefois, elle rappelle qu'elle est favorable au contrôle car il s'inscrit dans une logique de respect de la déontologie. En matière de remboursement, les délais demeurent trop longs. Pour l'ABCF, c'est un point qui reste critique car de nombreuses entreprises ont renoncé à leurs programmes de formation du fait de retards importants dans les remboursements.
D'où son appel au respect par l'OFPPT des procédures en matière de remboursement.
Concernant la nomenclature des coûts, il convient de s'assurer que l'ensemble des comités régionaux disposent des grilles de tarifs. D'autre part, les barèmes doivent être mis à jour, martèle le Bureau de l'association. In fine, l'association a profité de l'occasion pour rappeler sa position ferme pour une déontologie professionnelle.
Implication
Les Assises nationales de la formation professionnelle, tenues à Rabat les 31 octobre et 1er novembre 2006, ont recommandé d'impliquer les partenaires sociaux ainsi que les professionnels de la formation dans la gestion de la formation en cours d'emploi.
A ce jour, l'ABCF est présente dans le comité de pilotage du programme d'assistance technique au niveau des formations portant sur le cadre méthodologique de l'ingénierie de formation et l'analyse stratégique (projets MEDA, SEFP, SFERE, ORH). L'ABCF est également présente dans le comité de pilotage relatif au projet de qualification des cabinets (SEFP). L'ABCF est de même partenaire de l'ANPME, l'ANAPEC et du programme PAE. Elle est de plus membre de la FMCI et de la commission Formation de la CGEM. Au niveau des instances de pilotage du système des CSF, l'ABCF n'est toujours pas représentée.
Au niveau du système d'information sur la FCE, les Assises de la formation professionnelle avaient également recommandé de rendre accessibles les données et les statistiques sur la FCE et les rapports d'audit du système CSF auprès des représentants des entreprises, des travailleurs et des Bureaux de formation conseil. A ce sujet, l'ABCF constate que cette information ne circule pas encore comme prévu.
Par Nadia DREF
LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Déc 31, 2007 5:52 am Sujet du message: Un «lifting» pour Moukawalati |
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Un «lifting» pour Moukawalati
· Le nantissement du fonds de commerce serait abandonné
Trop ambitieux, le programme Moukawalati n’a pas atteint les objectifs fixés : 30.000 petites entreprises et 90.000 emplois d’ici 2008.
Depuis son lancement, 600 projets seulement ont été financés sur 1.000 dossiers acceptés. «Les 400 autres sont en instance, le temps d’accomplir certaines démarches administratives», selon Hafid Kamal, directeur de l’Agence nationale de la promotion des emplois et des compétences (Anapec).
Ce programme censé encourager l’initiative privée ne sera pas pour autant abandonné mais il sera réajusté. Une réflexion est en cours et des mesures seront rapidement présentées au gouvernement.
Parmi les dispositions susceptibles d’être mises en place, l’extension des personnes éligibles.
Les personnes qui n’ont pas de diplôme pourraient également en bénéficier.
Depuis son démarrage, 14.000 jeunes se sont présentés et 9.000 dossiers ont réussi à dépasser le cap de la présélection. Si elle est adoptée, elle permettrait aussi aux clients des associations de micro-crédit d’accéder à des financements importants. Le plafond pour lequel ces associations sont autorisées actuellement est de 50.000 dirhams.
Autre mesure prévue, l’intégration du micro-crédit dans le financement des projets. Une proposition qui soulève les critiques des observateurs : «Les banques ne sont pas défaillantes pour que l’on recoure à ce mécanisme», soutient un opérateur.
Ce produit qui bénéficie de la garantie de la CCI à hauteur de 85% du crédit bancaire pourrait connaître d’autres simplifications. L’avance de 10.000 dirhams accordée par l’Etat sera servie rapidement aux porteurs de projets pour leur permettre d’entamer les démarches dans les plus brefs délais. Pour cela, le porteur de projet devra signer une reconnaissance de dette.
Des simplifications viseraient également les garanties demandées. Le nantissement du fonds de commerce qui pourrait être abandonné afin de résoudre le problème des locaux commerciaux. D’ailleurs, Moukawalati se heurte à l’inexistence de l’infrastructure d’accueil des projets. Ce qui est à l’origine de blocages avec les banques. «Les régions n’ont pas joué le jeu et n’ont pas mis en place l’infrastructure nécessaire », affirme une source proche du dossier.
Côté formation, des modifications seront également introduites. Celles en place sont jugées inadéquates. «Nous allons opter pour des formations qui ciblent la création d’entreprise », indique un responsable au ministère de l’Emploi. Il est également question de mettre en place un système de récupération au profit des jeunes dont les projets ont été rejetés au bout de la deuxième sélection par exemple. Les relations avec les banques seront également améliorées par la mise en place de guichets spéciaux ou d’un traitement «spécifique» pour les porteurs de projets. Mais une chose est sûre, les banques continueront à appliquer les mêmes règles de prudence que pour les dossiers «ordinaires».
66.000 «contrats Anapec» à ce jour
Le programme insertion-emploi a dépassé les objectifs fixés. Depuis son lancement 66.000 insertions ont été effectuées, dépassant ainsi les objectifs de 10 à 15%. Ce contrat formation-insertion offre aux entreprises l’exonération de l’IR sur les salaires avec un plafond de 6.000 dirhams et des cotisations sociales à hauteur de 4.500 dirhams. Pour en profiter, il faut être inscrit au moins six mois auprès de l’Anapec, une condition qui pourrait également sauter.
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Déc 31, 2007 5:53 am Sujet du message: Le programme «Moukawalati» revisité |
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Le programme «Moukawalati» revisité
La création de TPE par les jeunes diplômés et le suivi-post…
Le nouveau gouvernement qui a hérité de ‘'Moukawalati'' compte amener cet ambitieux programme d'accompagnement et d'appui aux jeunes diplômés porteurs de projets à bon port.
Et c'est de bonne guerre qu'il a fait de la promotion de l'emploi l'un des piliers de sa stratégie. Au cours d'une réunion, tenue mercredi dernier à Rabat et présidée par Nizar Baraka, ministre chargé des Affaires économiques et générales, on a procédé à l'examen de l'état d'avancement dudit programme.
Au cours de la rencontre, le Comité technique, chargé du suivi de ‘'Moukawalati'', a présenté le bilan, les perspectives et les diverses mesures de son amélioration. C'est ainsi qu'il sera procédé sans délai à un audit de performance du produit, à l'évaluation des différentes étapes du processus, à la mise en place d'un plan de communication de proximité dans les régions et à un accompagnement post-création. Parmi les personnalités présentes, il y avait le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, les directeurs de l'ANAPEC, de l'OFPPT (Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail), de la Caisse centrale de garantie, les représentants des départements ministériels concernés ou encore les représentants du GPBM (Groupement professionnel des banques du Maroc).
La réunion, qui n'a rien de fortuit, est conforme aux engagements pris par le gouvernement, dans sa déclaration de politique générale, nous indique-t-on. Pour rappel, il était question d'améliorer le mécanisme de fonctionnement après avoir identifié ses dysfonctionnements et couacs, afin de lui assurer le succès et la pérennité souhaités. Il faut noter que les réalisations, à fin mai 2007, des différents programmes lancés, ont été plutôt mitigées.
De manière cohérente, il est demandé à l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC), à travers la loi de Finances 2008, conformément au contrat qui la lie à l'Etat, la poursuite de la modernisation à travers sa restructuration et le développement de sa représentation territoriale. Aussi, elle doit renforcer ses ressources humaines, suivre l'évolution des métiers et besoins de l'entreprise afin d'assurer l'insertion professionnelle des chercheurs d'emploi et mettre en place les mesures de promotion de l'emploi adoptées par le gouvernement dans le cadre des programmes ‘'Moukawalati'', ‘'Taehil'' et ‘'Idmaj''.
Résultats mitigés
Au niveau de ‘'Taehil'', le lancement de formation qualifiante et de reconversion a bénéficié à quelque 20.000 chercheurs d'emploi.
‘'Idmaj'' a vu l'insertion de 53.000 demandeurs d'emploi.
‘'Moukawalati'' a compté 12.000 porteurs de projets inscrits et 720 projets agréés par les banques
(source : LDF 2008)
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Déc 31, 2007 5:55 am Sujet du message: Une nouvelle impulsion au programme "Moukawalati" |
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Plusieurs mesures pour donner une nouvelle impulsion au programme "Moukawalati"
Rabat, 26/12/07- Plusieurs mesures visant à donner une nouvelle impulsion au programme "Moukawalati" ont été prises lors du Conseil d'administration de l'Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC), tenu mardi sous la présidence du Premier ministre, M.Abbas El Fassi, indique un communiqué de la primature.
Ces mesures visent principalement la simplification des opérations d'accompagnement et de financement, ainsi que l'élaboration et la mise en oeuvre d'un programme de communication au niveau des différentes régions du Royaume, précise la même source.
Elles concernent également la réalisation d'une étude analytique des différents aspects du programme et la consécration de la culture entrepreunariale chez les jeunes à travers les programmes de l'éducation et de la formation.
Le programme "Moukawalati" a permis la création de 105 guichets, ajoute le communiqué, soulignant que des 2.500 projets déposés auprès des banques 1.050 ont reçu un aval et 660 ont déjà été financés.
Le programme "Idmaj" a permis, depuis son entrée en vigueur en janvier 2006, l'insertion de 73.000 chercheurs d'emploi, soit 12 pc de plus que le nombre fixé initialement, indique le communiqué, soulignant que le programme vise, pour la période 2008-2009, la réinsertion de plus de 90.000 chercheurs d'emploi.
L'ANAPEC a pu à travers le programme "Taâhil" identifier 12.000 opportunités de formation contractualisée et qualifiante.
Le Premier ministre, M. Abbas El Fassi a affirmé lors de cette réunion que le gouvernement est déterminé à poursuivre sa politique volontariste pour la promotion de l'emploi, issue des "Initiatives Emploi" (2005) qui se traduit en trois programmes, à savoir Idmaj, Taâhil et Moukawalati.
Ces trois programmes, qui visent la promotion de l'emploi rémunéré, l'encouragement de l'autoemploi chez les jeunes particulièrement les diplômés et l'amélioration de la bonne gouvernance du marché de l'emploi, ont été conçus sur la base d'un diagnostic précis de la situation de l'emploi ainsi que des expériences internationales.
Ont pris notamment part à cette réunion le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, M. Jamal Rhmani et le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, M. Nizar Baraka.
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Lun Déc 31, 2007 1:50 pm Sujet du message: Le Commercial |
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Economie
Le "Commercial" : Le profil le plus recherché dans le marché de l'emploi
Depuis quelques années, le constat est quasiment le même sur le marché du travail. Si l’on passe en revue les offres d’emploi parues dans la presse ou si l’on surfe sur les sites de recrutement, on observe que la fonction commerciale offre beaucoup plus d’opportunités que les autres.
Du simple vendeur au directeur commercial en passant par le technico-commercial, les entreprises recherchent un peu de tout. Près de 70% des offres d’emploi concernent les commerciaux. Immobilier, tourisme, distribution automobile, finances..., tous les secteurs en redemandent. C’est dire que la vente est, plus que jamais, un des premiers débouchés pour les jeunes diplômés.
La raison de cette boulimie ? Vendre est devenu une obsession pour les entreprises. Le prestige d’une marque ainsi que la qualité du produit et du service ne sont plus aussi déterminants que par le passé, tant le consommateur a souvent du mal à faire son choix dans la panoplie de produits et services qu’on lui propose tous les jours. Pour s’imposer dans un tel environnement très concurrentiel, il est donc impératif d’assurer une présence constante sur le terrain.
Toutefois, quel que soit le nombre de postes à pourvoir, les entreprises ne prennent jamais le premier venu. Pour faire carrière dans ce domaine, il convient d’abord de disposer de solides compétences techniques dans le secteur où l’on désire exercer, tout simplement parce que l’on ne vend pas des ordinateurs de la même manière qu’un produit financier ou un mobilier de bureau.
D’ailleurs, une enquête d’Abacus Consulting, cabinet spécialisé dans le conseil et la formation, dont les résultats ont été publiés par La Vie éco (édition du 22 décembre 2006), montre que le métier a totalement changé et les profils sont à l’avenant. L’ère du vendeur autodidacte, uniquement intéressé par le chiffre d’affaires et qui réussit grâce à son bagout est donc révolue.
Aujourd’hui, le vendeur est de plus en plus diplômé et se présente davantage comme un conseiller. Il est davantage formé et mieux informé sur son environnement. Les exigences du métier ne sont pas circonscrites à ces aspects techniques.
Le commercial est avant tout un état d’esprit, sans quoi une personne, quels que soient sa formation et son niveau de connaissance d’un produit ou d’un secteur, ne fera jamais un bon vendeur. Une fois ces deux qualités (compétences techniques et prédisposition naturelle) réunies, la performance ne dépendra plus que de la matière à travailler, abstraction faite, bien entendu, de la qualité du produit ou service à proposer et de l’étendue du marché.
Casafree.com
Lundi 31/12/2007
Par Younes2201 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Jan 02, 2008 5:58 am Sujet du message: Insertion des jeunes diplômés: Premier couac |
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Insertion des jeunes diplômés: Premier couac
· Le ministère des Finances s’est opposé à tout réajustement du programme Idmaj
· Les objectifs en termes d’insertion maintenus
LA montagne a accouché d’une souris. Les deux leviers du programme gouvernemental pour la promotion de l’emploi des jeunes ne connaîtront pas de refonte globale. Les mesures d’incitation envisagées pour redynamiser Idmaj, le programme formation-insertion et Moukawalati, celui de création des petites entreprises, ont calé face au veto du ministère des Finances.
Le plus étonnant est que la Primature depuis laquelle était pilotée ce programme, n’a pas bronché. La première disposition concerne la suppression du délai d’inscription de 6 mois à l’Anapec, condition essentielle pour l’exonération de l’IR sur le salaire des candidats embauchés (plafonné à 6.000 DH bruts). La mesure aurait permis de traiter le flux de personnes à la recherche d’un emploi et non le stock de chômeurs. Elle aurait également facilité l’insertion des nouveaux diplômés puisqu’il s’agira toujours d’une première expérience.
Par rapport à Moukawalati, programme de création de petites entreprises, l’éligibilité ne concerne que les diplômés au-delà du bac. L’idée était de l’élargir même aux sans diplôme. La mesure a été proposée mais rejetée par les Finances. Idem pour l’intégration du canal du microcrédit dans le financement des projets Moukawalati. Il était question d’offrir un sous-produit allant de 100.000 à 300.000 DH, mais la mesure n’a pas été retenue. L’extension des exonérations fiscales aux bacheliers a également été rejetée sous réserve que, pour de tels profils, les salaires octroyés sont bas.
Cet «échec» à faire passer ces mesures retarderait certainement la dynamisation de ces programmes. D’autant plus que le Conseil supérieur de l’emploi a maintenu les mêmes objectifs en termes de création d’emploi que ceux affichés par l’ancien gouvernement. S’il est vrai que Idmaj a cartonné et a besoin de quelques réajustements, Moukawalati est un quasi-échec et n’a pas atteint les objectifs fixés. Idmaj a permis l’intégration de 32.880 jeunes en 2006 et, pendant les dix premiers mois de 2007, 36.175 jeunes ont été placés, sachant que 40.000 insertions sont attendues pour cette année.
Quant à Moukawalati, elle a réussi à créer 600 entreprises seulement, alors que les objectifs sont plus ambitieux: la création de 30.000 petites entreprises, générant 90.000 emplois à l’horizon 2008.
Face à ce «blocage», des réajustements passeront via l’amendement de la loi sur la formation-insertion. En tout cas, le Conseil d’administration de l’Anapec a retenu certaines résolutions dans ce sens. Par rapport à Moukawalati, une étude d’évaluation des différents programmes est annoncée. Et ce, même si un bilan en bonne et due forme a été réalisé et les points de blocages identifiés. Mais le gouvernement semble «friand» de rapports.
Pourtant, c’est connu, les principaux points d’achoppements sont relatifs au financement. Les banques, même si elles disposent de la garantie de l’Etat, hésitent encore a accordé leur «confiance» aux petits porteurs de projets. Parmi les recommandations entérinées par le dernier Conseil d’administration de l’Anapec, l’allégement des procédures figure en bonne place. De même, les résolutions sur la sensibilisation et la communication sur ces programmes.
Par ailleurs, les syndicats feront leur entrée au Conseil de l’Anapec de manière à se mettre aux normes internationales. Cette mesure nécessitera également l’amendement de la loi régissant l’Anapec et permettrait à l’UGTM, syndicat proche de l’Istiqlal, de mieux se positionner au niveau de cet établissement dont c’est le fief.
Khadija MASMOUDI
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Posté le: Mer Jan 02, 2008 6:02 am Sujet du message: La pression sur les talents s’accentuera en 2008 |
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La pression sur les talents s’accentuera en 2008
· Commerciaux et ingénieurs, les profils les plus recherchés
· Salaires attractifs et intéressement pour fidéliser les équipes
C’est à qui offrira mieux et plus. La course aux talents va s’intensifier en 2008. Les entreprises déploient de nouveaux moyens pour séduire les cadres devenus «mercenaires».
Un sondage effectué par L’Economiste révèle que les ingénieurs, les techniciens et les commerciaux sont les profils les plus recherchés sur le marché de l’emploi en 2008. Les compétences pour les fonctions-support, contrôle de gestion finance et marketing, arrivent également en tête des priorités des employeurs sondés. Les entreprises privilégient les bac+4 et bac+5 avec un penchant pour les diplômés de grandes écoles.
Sur certains profils, la concurrence est telle que les entreprises ont préféré l’anonymat. C’est le cas de multinationales opérant dans l’industrie et dans les technologies de l’information. Elles comptent recruter des ingénieurs, des techniciens, des gestionnaires et des financiers. Ce qui suppose qu’elles sont pour la plupart en phase de croissance. D’autres, en raison d’un turnover important, se retrouvent dans l’obligation de remplacer les partants. Une entreprise spécialisée dans le domaine des technologies compte embaucher une soixantaine de techniciens.
Quel que soit le secteur, les entreprises privilégient les personnes avec au moins une première expérience. Les jeunes diplômés risquent donc de se retrouver enfermés dans un cercle vicieux: pour être recruté, il faut une expérience professionnelle, mais pour disposer d’une expérience, il faut se faire embaucher... Reste la solution Anapec. Mais, là aussi, il faudra s’inscrire et attendre 6 mois avant de pouvoir bénéficier des différents programmes mis en place.
Dans un marché de l’emploi de plus en plus sous pression, les employeurs sont dans une logique «d’innovation» en termes d’avantages et d’intéressements: rémunération attrayante, plans de formation, mobilité au niveau national et à l’international, des projets et missions à mener…Différentes formules seront mises en place pour les cadres et techniciens en 2008.
Dans l’électronique, les entreprises cartonnent sur le marché local et à l’export. Ce qui se traduit par une forte demande en compétence et des stratégies de motivations «compétitives».
Nexans par exemple recrutera 30 personnes, essentiellement des ingénieurs et des commerciaux. «Il y a une forte demande sur les profils qui se traduit par une pression sur les salaires. Nous comptons offrir une rémunération attrayante, un cadre de travail intéressant, des projets et des missions avec des objectifs précis et un rôle qui évolue», affirme Abdellah Chenguiti, directeur des ressources humaines. Les plans de carrière sont de moins en moins pris en compte par les entreprises car elles n’ont pas de visibilité sur le long terme, concède le responsable de Nexans. Les cadres sont d’abord à la recherche d’opportunités, il faut leur proposer des projets à mener et une visibilité à moyen terme, conclut Abdellah Chenguiti.
Dans l’ameublement, les affaires sont à l’image du boom de l’immobilier. Richbond renforcera ses équipes en régions. La société est à la recherche d’ingénieurs et de commerciaux. Bouchra Hakam, DRH du groupe, insiste sur l’expérience des candidats. L’entreprise est prête à dégager les moyens qu’il faut pour attirer les meilleurs, confie-t-elle. Richbond met également en avant les formations qu’elle offre et la responsabilisation sur des missions précises.
Véolia recrutera des cadres techniques en 2008. Elle embauchera 30 à 50 personnes. Salim Naji, son DRH, explique que «l’entreprise dispose d’un éventail de primes et avantages ainsi que d’une mobilité au Maroc et à l’étranger à même de séduire les compétences». «Nous avons notre propre campus et offrons de bons cursus, et les évolutions de carrière sont rapides, compte tenu de l’évolution des métiers », poursuit-il. Pour les cadres supérieurs, une formation à Véolia Academy est également assurée.
Le secteur bancaire connaît également un véritable «boom». Avec les ouvertures d’agences et les projets à l’international, les banques embauchent à tour de bras.
A elle seule, BMCE Bank recrutera 500 collaborateurs pour différents postes: front office agence et des experts au niveau de certains métiers. La banque recherche des bac + 5 et des ingénieurs, révèle Mikael Naciri, DRH du groupe. En plus des avantages liés à la convention collective, BMCE Bank a mis en place une politique RH volontariste pour fidéliser ses compétences, insiste le DRH.
Eramedic prévoit également de renforcer son staff de commerciaux. Cette entreprise, la première à avoir décroché le label CGEM, a mis en place toute une stratégie de fidélisation. Rémunération attractive, formation appropriée et mesures d’accompagnement pour assurer l’intégration des nouvelles recrues aux valeurs et au projet de l’entreprise. «Il faut développer l’autonomie, la responsabilité et l’esprit d’initiative ainsi que le sentiment d’appartenance pour les nouvelles recrues», précise Rachid Belkahia, son directeur général. Eramedic puise ses collaborateurs parmi les lauréats de l’enseignement supérieur après une fine sélection.
Somafaco, entreprise opérant dans le conditionnement de produits alimentaires, prévoit de recruter des ingénieurs et des techniciens. Mobilité, avantages sociaux et rémunération sont autant d’éléments sur lesquels l’entreprise joue pour retenir ses collaborateurs.
Le secteur des assurances affiche également des taux de croissance importants. Les compagnies se livrent une concurrence acharnée et sont dans une logique de croissance.
Axa Assurance Maroc par exemple augmentera ses effectifs en 2008. L’assureur embauchera des régleurs de sinistre, des actuaires, des informaticiens et des organisateurs. Le minimum demandé est un bac+4 avec un à deux ans d’expérience. Mais, pour certains postes, l’assureur préfère prendre des personnes qu’il forme lui-même. «Les gens ont besoin de considération. Nous avons en place une gestion individualisée et une bonne communication interne», affirme Malika Youssoufine, directrice des ressources humaines. L’esprit d’équipe, la visibilité sur la carrière, les primes de rendement et les augmentations au mérite…, l’entreprise a mis en place tout un arsenal de motivations pour ses collaborateurs.
Des techniciens et des ingénieurs pour les BTP
La conjoncture est également favorable dans les BTP. Les différents chantiers et les grands travaux d’infrastructure entraînent de nouveaux besoins chez les cimentiers. A fin septembre 2007, ils ont écoulé plus de 8,5 millions de tonnes sur le marché local.
Durant les huit premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires de la profession a même progressé de 15% par rapport à la même période de l’année dernière, et les prévisions pour 2008 sont optimistes.
Dans ce secteur, Lafarge Maroc, qui double la capacité de production de Tetouan II, prévoit d’embaucher 40 techniciens ainsi que des bac+ 5 et des ingénieurs.
Toute une réflexion est en cours sur la fidélisation des salariés. L’entreprise envisagerait même de mettre en place de nouvelles formes d’intéressement. «C’est un sujet sensible, nous disposons de plusieurs leviers: une rémunération compétitive, des avantages en nature, un développement et des possibilités de carrière intéressantes.»
Fénie Brossette, spécialisée dans le matériel et fournitures pour l’industrie et le BTP, augmentera également ses effectifs. Des mécaniciens bac+2, des électromécaniciens et des électriciens y seront embauchés. Abderrahman El Azhari, son DRH, affirme aussi que «l’entreprise renforcera son équipe de commerciaux et de managers, des bac+4 et bac +5 pour l’ensemble». Pour garder ses compétences, elle a développé toute une «artillerie» de motivations.
Khadija MASMOUDI
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Posté le: Ven Jan 04, 2008 6:32 am Sujet du message: ouvrières sélectionnées pour travailler à l'étranger |
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Plus de 5400 ouvrières marocaines sélectionnées pour travailler à l'étranger en 2007 (ministre)
Rabat, 03/01/08- Quelque 5412 ouvrières marocaines ont été sélectionnées pour travailler dans les champs espagnols sur les 12.225 candidates qui se sont présentées en 2007, a indiqué mercredi M. Jamal Aghmani, ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle.
En réponse à une question orale du Groupe socialiste à la Chambre des représentants sur la sélection des ouvrières marocaines devant travailler en Espagne, le ministre a souligné que cette sélection a connu une évolution sensible depuis son lancement en 2003, ajoutant que l'ANAPEC (Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences), en coopération avec le programme Meda 2, a mis en place une série de mesures pour faciliter les opérations de sélection des ouvrières marocaines.
Ces mesures portent notamment sur la création d'un service chargé du recrutement de la main d'oeuvre au niveau international, de quatre agences dans les villes de Rabat, Fès, Tanger et Marrakech et de 10 espaces pour l'emploi à l'étranger dans dix agences régionales, a-t-il précisé.
Concernant la répartition spatiale des candidates au travail en Espagne, M.Aghmani a assuré que cette opération a concerné l'ensemble du territoire national.
L'ANAPEC s'emploie à enregistrer les candidates selon les régions proposées par l'autorité territoriale qui prend le soin d'informer les intéressés dans les régions sélectionnées, a-t-il noté expliquant que l'agence se charge ensuite de la sélection préliminaire des candidates enregistrées conformément aux conditions posées par l'employeur à qui les listes sont remises pour la sélection définitive des ouvrières.
Et d'ajouter que dans le cadre de la régionalisation, et en prenant en considération les résultats de l'année précédente, un accord a été conclu avec le partenaire espagnol pour le choix de quatre régions (Fès, Mohammedia, Agadir et Dakhla) pour la sélection des ouvrières.
Le ministre a également fait savoir que pour ce qui concerne les candidates issues des régions lointaines, notamment les régions du sud, l'ANAPEC a procédé à l'utilisation de l'Internet pour des rencontres de sélections directes avec les candidates.
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Posté le: Jeu Jan 10, 2008 7:31 am Sujet du message: Nouvelle stratégie de l'Emploi |
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Nouvelle stratégie de l'Emploi
La conformité sociale en marche
De la logique de l'inspection à l'accompagnement
Dans le monde du travail, rien ne sera plus comme avant. Le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle a pris la ferme décision d'accompagner les entreprises, afin de les amener à respecter le code du travail.
Après la rencontre de Marrakech, «Convention des cadres pour créer plus de synergie, de convergence et de complémentarité», il a organisé le premier rendez-vous qui a rassemblé 180 directeurs régionaux et centraux et responsables d'établissements publics, le 8 janvier à Casablanca, pour communiquer sur le premier jalon dans la convergence. La réunion s'est tenue au siège de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), tout un symbole.
Cette fois-ci, le ministère a dévoilé son Plan d'action national (PAN) de mise en conformité sociale. « Notre objectif au ministère est de créer la synergie entre l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) , l'Agence nationale pour l'emploi et les compétences (ANAPEC), la CNSS et les fonds du travail», a tenu à préciser Jamal Aghmani, ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle. Après être revenu sur les principaux objectifs en matière d'emploi et de promotion du travail, conformément à la déclaration gouvernementale (www.lematin.ma), il a brossé les grandes lignes du PAN de mise en conformité sociale. Le secrétaire général du ministère a alors explicité que la mise en conformité sociale des entreprises introduit une nouvelle démarche.
Désormais, le ministère, de concert avec ses partenaires, souhaite que les pratiques d'antan, empreintes d'appréhensions vis-à-vis de l'Inspecteur du travail, n'aient plus droit de cité. Au contraire, celui-ci doit être le bienvenu dans l'entreprise marocaine.
La dissuasion a montré ses limites, a-t-il souligné.
Accueilli à bras ouvert, l'Inspecteur du travail est le maillon devant permettre aux sociétés, qui n'y sont pas encore, d'être socialement conformes, pour satisfaire aussi bien les exigences nationales (respect du code du travail) qu'internationales (respect des normes internationales).
Loin de se cantonner à mener une approche en solitaire, le ministère de tutelle a adopté une démarche participative, évolutive et consensuelle, intégrant tous les intervenants. Un comité de pilotage, composé des représentants des ministères de l'Emploi et de la Formation professionnelle, du Commerce et de l'Industrie, de l'Agence nationale de la PME (ANPME), des fédérations des chambres de commerce, de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), des syndicats, et autres départements, se réunit à la fin de chaque trimestre pour déterminer les objectifs du Plan, suivant la branche d'activité et la taille de l'entreprise.
A en croire Jamal Aghmani, les résultats ont été probants. L'échantillon-cible a porté sur 3.200 entreprises (de plus 50 salariés), dont 30% doivent être observées en 2007 et 70% en 2008. A fin octobre 2007, sur les quelque 828 qui ont été diagnostiquées, soit 89% de l'objectif fixé (931 établissements), 100% respectent l'âge minimum du travail, 76% ont un service médical, 94% font leur déclaration à la CNSS, 92% appliquent l'Assurance maladie obligatoire (AMO) et couvrent leurs salariés contre les accidents du travail. Ce n'est pas tout, puisque 93% des établissements accompagnés respectent le SMIG ou le SMAG et la prime d'ancienneté, 65% mettent en place la procédure d'écoute et 66% les comités d'entreprise.
Aujourd'hui, ces entreprises sont en cours d'être certifiées selon la Norme marocaine de la conformité sociale.
Nous avons appris que les employeurs récalcitrants seront verbalisés.
Avant d'éventuelles sanctions, la multiplication de visites de contrôle est envisagée. La prochaine phase, après cet accompagnement des entreprises, tournera autour de la préparation des élections des délégués, courant 2008.
Les intervenants présents, notamment Saïd Ahmidouche, DG de la CNSS, Larbi Bencheikh, DG de l'OFPPT, ont exprimé leur adhésion à ce plan. Si le premier a insisté sur une nécessaire refonte du régime des retraites, vu que moins d'un tiers des travailleurs sont couverts, le second est revenu sur l'implication de l'office au programme de formation (165.000 jeunes en 2007 et 185.000 en 2008), et sur les projets de centres d'apprentissage en entreprises (100) et d'Instituts de formation, dont celui en aéronautique.
Pour Jamal Aghmani, ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, «le Plan d'action national pour la mise en conformité sociale de l'entreprise est un plan très ambitieux. Il nous permettra de sortir de la logique de l'inspection comme cela se faisait avant pour nous mener vers l'accompagnement des entreprises marocaines.
Pour ce faire, nous avons pris certains indicateurs, qui sont des articles tirés du code du travail, tels que l'âge minimum, la protection sociale et médicale, le comité d'entreprise», … Et d'ajouter que si en 2007, «nous avons accompagné 823 entreprises, maintenant nous passerons à une vitesse supérieure, en 2008 pour accompagner environ 3.000 entreprises marocaines.
Les entreprises en conformité sociale se verront décerner une attestation, une sorte de label.
En termes de moyens, qui ne sont pas importants vu qu'il s'agit de conseil et d'accompagnement, nous n'avons rencontré aucune difficulté jusqu'à présent.
Le budget du ministère, l'assistance de la coopération internationale, ainsi que la mobilisation des inspecteurs du travail font l'affaire. Bien entendu, nous menons la démarche avec nos partenaires sociaux et économiques, à savoir la CGEM et les représentants des syndicats».
Comment y arriver
Pour que le PAN de mise en conformité sociale soit un succès, la démarche se fera en plusieurs étapes.
Il s'agira de planifier la mission des inspecteurs du travail, d'accompagner l'entreprise pour se conformer aux exigences sociales nationales et internationales, et d'axer le travail sur les résultats.
Enfin, les deux dernières étapes de ce plan ambitieux consisteront à travailler par objectif et à assurer un suivi permanent.
Par Daouda MBaye
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Posté le: Mar Jan 15, 2008 4:34 am Sujet du message: Insertion des chômeurs: Les promesses risquées de Aghmani |
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Insertion des chômeurs: Les promesses risquées de Aghmani
· 5.000 entreprises Moukawalati et 46.000 contrats Insertion en 2008
· Le ministre de l’emploi table sur une meilleure efficacité des dispositifs actuels
250.000 emplois créés en 2008. Tel est l’objectif qu’affiche le gouvernement. Entouré d’une escadrille de responsables d’établissements sous sa tutelle, Jamal Aghmani, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, a déroulé la semaine dernière le détail de la stratégie gouvernementale pour atteindre ce chiffre. Aucune surprise, plutôt, aucune nouvelle. Le département de l’emploi d’aujourd’hui s’inscrit dans la «stricte» continuité du précédent.
Ce sont les trois mousquetaires du dispositif Initiative Emploi (Idmaj, Taâhil et Moukawalati) qui sont chargés de la mission (impossible?) de faire tomber le fort du chômage.
Prudent, le ministre n’affiche aucun objectif en termes de taux de chômage même si le Premier ministre s’engageait récemment à faire tomber le taux de chômage à 7% au bout de son mandat. «Le recul du chômage dépend du taux de croissance qui lui même dépend de la bonne tenue de l’économie», souligne Aghmani. Il ajoute: «Les programmes gouvernementaux (Emergence, Envol, etc.) visent justement à créer de la croissance. De plus, nous avons, cette année, la chance d’avoir eu des précipitations qui nous ont évité de faire face aux conséquence d’une nouvelle sécheresse».
En évitant d’annoncer un taux de chômage cible, le ministre de l’emploi (qui rappelle que son ministre n’a pas la responsabilité de créer des emplois) se prive des retombées positives que l’effet d’annonce est susceptible d’entraîner. Mais, c’est aussi un signe de prudence quant au retour de bâton que peut provoquer la non-tenue de la promesse.
Le déluge médiatique critiquant le flop Moukawalati (qui affichait un objectif de 30.000 entreprises créées) étant encore très présent dans les esprits. D’ailleurs, les responsables ont révisé leurs ambitions à la baisse. Aujourd’hui, on ne parle plus que de 5.000 entreprises créées pour 2008. Cela revient tout de même à multiplier par 5 le chiffre actuel.
Plus de création d’emplois et d’entreprises aussi. Comment y arriver alors que les dispositifs de l’Initiative Emploi n’ont connu aucun changement majeur? La mesure supprimant la condition d’inscription minimale de 6 mois sur les listes de l’Anapec pour pouvoir bénéficier du programme Insertion a été abandonnée. Pourtant, le ministre Aghmani en avait fait l’annonce ferme, en décembre dernier, à l’occasion de la troisième convention des cadres de l’Anapec.
«Cette mesure passera par amendement de la loi des Finances courant cette année», promet-il. Il explique par ailleurs que «le ministre des Finances, Salah Eddine Mezouar était d’accord sur cet allégement du programme. Mais, après concertation avec la commission parlementaire des Finances, il a fait marche arrière». Etait-il d’accord ou pas d’accord? Pourquoi passer par un amendement au lieu d’inscrire la mesure d’emblée dans la loi des Finances?
Cela en fait beaucoup de questions. De plus, le veto du département des finances était difficilement explicable surtout que Salah Eddine Mezouar est à l’origine du plan Emergence qui vise essentiellement la création d’emplois pour les jeunes à travers de nouveaux métiers. Aurait-il changé de logique en changeant de portefeuille?
Sur l’insertion toujours, son élargissement aux non-bacheliers s’est heurté, lui aussi, au veto des Finances. L’argument était que le Trésor aurait à supporter un coût supplémentaire en matière d’exonérations fiscales. Le raisonnement s’en tient strictement aux coûts financiers en occultant l’impact économique. Précisons que les recettes du Trésor ne seront pas amoindries si des personnes de cette large frange des chômeurs décrochent des emplois.
Le fait des les intégrer dans le marché du travail, fait d’eux une source supplémentaire d’impôt une fois terminé le passage (tremplin) du contrat Insertion. Les chômeurs d’aujourd’hui sont les contribuables de demain. Donc, le manque à gagner pour le Trésor est probablement plus important en maintenant les non-diplômés hors dispositif Taâhil qu’en les y incluant.
L’objectif annoncé par le ministre de l’Emploi de contrats Insertions pour 2008 est de 46.000, soit un bond de 32% par rapport à 2007 ce qui représente 11.000 jeunes insérés de plus. Pour rappel, le crû 2007 était de 35.000 contrats.
Moukawalati n’a pas été en reste. Il a, à son tour, eu son lot des «pas en arrière». Le programme devait être élargi aux non-diplômés mais le «non» a, encore une fois, pris le dessus.
Pour atteindre les 5.000 créations d’entreprises Moukawalati en 2008, et en l’absence de mesures concrètes, c’est sur la com que le ministre de l’Emploi compte: «Des campagnes de communication plus ciblées avec plus de proximité régionale pour expliquer le dispositif et (nouveauté) mettre sous les projecteurs des cas réussis». Les banques ont elles aussi été priées de se montrer plus souples surtout que la garantie de la CCG est là.
A moins de 10% (exactement 9,9%), le taux de chômage n’a jamais été aussi bas même si les estimations ne font pas l’unanimité. Performance. Mais celui des jeunes des villes, notamment diplômés, continue à afficher des niveaux très élevés. C’est pour le moins curieux, dans un Maroc en pleine effervescence, où certains secteurs déplorent un manque cruel de main-d’œuvre qualifiée, allant même jusqu’à demander d’«importer» de la force de travail étrangère. Serait-ce la faute au «verbe dans la phrase russe»? Le ministre Aghmani a cité l’exemple de l’un de ses employés qui réclamait une promotion qui soit conforme à son statut de docteur en linguistique. Le sujet de sa thèse était «le verbe dans la phrase russe».
C’est la démonstration même de l’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi. Mais ce docteur a à son actif 6 ans d’expérience dans le département Aghmani. Il a donc, a priori, la connaissance technique du praticien et la profondeur d’analyse du chercheur. N’est-ce pas un bon profil?
Insertion: La campagne fait mieux que la ville!
15,9%, pratiquement six points de plus que le taux national: c’est le taux de chômage dans les villes. Elevé, le mot est faible. C’est un chiffre qui doit être alarmant. Selon une étude de conjoncture effectuée par le ministère des Finances, ce taux a baissé de 0,1 point entre le deuxième et le troisième trimestre 2007. Et dans le monde rural? le taux de chômage est de 3,5% et a reculé de 0,4 point. L’essentiel des efforts du gouvernement en matière de relance économique a concerné les secteurs «urbains»: l’industrie et les services. L’agriculture ne s’est jamais portée aussi mal que pendant l’année 2007.
D’ailleurs, la note du ministère des Finances l’affirme, on ne peut plus clairement: «En terme de création nette d’emplois, les secteurs hors agriculture ont généré 132.000 emplois entre les deux périodes considérées. Le secteur des services est le premier pourvoyeur d’emplois avec 49,2% du total des jobs créés, suivi de l’industrie (31,1%) et du BTP (19,7%). Quant au secteur agricole, il a enregistré une perte de 20.000 emplois, en relation avec les mauvaises performances de la campagne agricole 2006-2007», peut-on y lire. Et pourtant, l’insertion des actifs est plus efficace dans le milieu rural que dans les villes. Mieux, le taux de chômage y est divisé par 4! Voilà qui donne des problèmes à méditer aux économistes.
Nabil TAOUFIK
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Posté le: Ven Jan 18, 2008 5:03 am Sujet du message: Intégration de 73 mille demandeurs d'emploi en 2007 |
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Intégration de 73 mille demandeurs d'emploi en 2007 grâce au programme "Idmaj" (ministre)
Rabat, 17/01/08- Le programme "Idmaj" a permis l'intégration de plus de 73.000 demandeurs d'emploi à fin décembre 2007, a affirmé le ministre de l'Emploi et de la formation, M. Jamal Rhmani.
Intervenant mercredi à la séance des questions orales de la chambre des Représentants, M. Rhmani a précisé que le programme "Idmaj" prévoit l'intégration de près de 44.000 demandeurs d'emploi à l'Horizon 2008.
Concernant le programme "Taahil" d'adaptation de la formation aux besoins du marché de l'emploi, le ministre a indiqué que cette initiative permettra d'identifier 20.000 opportunités de formation sous contrat, outre l'élaboration de deux conventions entre l'Agence nationale de la promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) et l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) en vue d'assurer la formation de près de 17.000 diplômés à l'horizon 2009.
S'agissant du programme "Moukawalati", M. Rhmani a noté qu'il connaîtra une nouvelle dynamique en 2008 grâce aux mesures prises lors de la dernière session du Conseil d'administration de l'ANAPEC.
Il a également évoqué le "contrat progrès", signé avec l'ANAPEC dans l'objectif de développer cet établissement durant la période 2006-2008.
M. Rhmani a, par ailleurs, précisé que le ministère s'est penché, dans sa nouvelle politique, sur le renforcement des mécanismes de coordination de l'action de l'OFPPT, de l'ANAPEC, de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de l'Observatoire national de l'emploi et de l'Inspection du travail.
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