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Emploi
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Si Moh
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MessagePosté le: Mar Avr 22, 2008 4:34 am    Sujet du message: La formation professionnelle privée en perte de vitesse Répondre en citant

Emploi & Carrière
La formation professionnelle privée en perte de
vitesse

· Sa contribution a baissé de 12 points en quatre ans

· 160.000 personnes devraient être formées d’ici 2012


UNE demande supérieure à l’offre, une formation résidentielle qui concentre les quatre cinquièmes de stagiaires, inexistence de passerelles entre la formation professionnelle et l’enseignement scolaire… Ce sont là les principales critiques adressées par le Conseil supérieur de l’enseignement à l’encontre de la formation professionnelle. Ce secteur compte des avancées, mais il est attendu sur une nouvelle dynamique.

La formation professionnelle devrait relever le défi de l’expansion pour répondre aux besoins croissants du marché du travail. Les efforts déployés actuellement demeurent insuffisants. Depuis 2002, le taux d’affluence fluctue entre 3,2 et 4,7 candidats par place offerte.
L’accroissement des capacités d’accueil devrait donc se poursuivre. Objectif: porter l’effectif des lauréats à 160.000 d’ici 2012. Pour cela, le Conseil propose de renforcer la formation par apprentissage dans l’agriculture et l’artisanat en convergence avec l’INDH. Il est pour la création de nouveaux centres de formation, notamment ceux développés avec les entreprises.

Aujourd’hui, ce mode de formation a du mal à décoller: 14.000 stagiaires en 2001-2002 contre 51.000 en 2006-2007. Nous sommes encore loin de l’objectif de 50.000 stagiaires fixé par la Charte pour 2005-2006. Sur le terrain, ce mode de formation se heurte à certaines difficultés. Les stagiaires sont souvent exploités dans des tâches qui n’ont aucun rapport avec le cahier des charges. Ce qui a poussé l’Office à le stopper en 2007, le temps de revoir le cahier des charges.

La formation professionnelle privée est également appelée à prêter main forte. Ce secteur a malheureusement vu sa contribution diminuer de 12 points en l’espace de quatre ans: elle est passée de 40% des effectifs des stagiaires en 2002-2003 à 29% en 2006-2007. Pour le tirer de «ce marasme», le Conseil propose de renforcer l’accompagnement des établissements privés de formation professionnelle pour la qualification des filières de formation en vue de leur accréditation. L’objectif étant qu’au moins la moitié de l’effectif des stagiaires de la formation professionnelle privée provienne d’établissements accrédités.

Pour répondre aux besoins de l’économie, le système de la formation professionnelle devrait se placer dans une logique de diversification continue des filières. Ce chantier est entamé depuis quelques années avec des formations dans l’offshoring par exemple. Le Conseil cite d’autres secteurs prometteurs comme l’automobile, l’électronique, l’aéronautique, l’agroalimentaire, le textile, l’habillement et les technologies de l’information.

Côté formation en cours d’emploi, il est recommandé de l’adapter de «manière à faire jouer un rôle important aux partenaires sociaux». L’amélioration des contrats spéciaux de formation est également recommandée.

Une baisse de 4 points des dépenses d’investissement

«EN dépit de l’effort financier, la formation professionnelle n’est pas encore en mesure de répondre à une demande croissante et évolutive», constate le Conseil supérieur de l’enseignement dans son rapport d’évaluation. Les dépenses de ce département ont progressé de 6% annuellement. Elles sont passées de 2,1 milliards de dirhams en 2001 à 2,9 milliards en 2007.

Comme les autres secteurs, une part importante des dépenses est affectée au budget de fonctionnement (soit 77% en 2007) et ce, au détriment de l’investissement qui a vu sa part diminuer de 4 points entre 2005 et 2007. Les dépenses publiques consacrées à ce secteur (0,33% du PIB entre 2001 et 2007) placent le Maroc parmi les pays où le financement de la formation professionnelle est élevé. La France par exemple y consacre 0,3% du PIB contre 0,24% en Italie et 0,28% au Portugal.

http://www.leconomiste.com/
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MessagePosté le: Jeu Mai 08, 2008 5:30 am    Sujet du message: Idmaj tiendrait ses promesses Répondre en citant

Emploi
Idmaj tiendrait ses promesses
A contrario, Moukaoualati continue de battre de l'aile

Publié le : 06.05.2008 | 16h39


Le directeur de l'Agence nationale pour la promotion de l'emploi et des compétences (Anapec), Kamal Hafid, a indiqué que 82.935 candidats à l'emploi ont bénéficié du programme "Idmaj" jusqu'au mois de mars dernier, précisant que l'objectif escompté pour l'année en cours est d'assurer l'insertion de 46.000 chercheurs d'emploi. Idmaj cible l'insertion de près de 60.000 diplômés à fin 2008.

Ce même programme permet à l'entreprise de développer ses ressources humaines et d'améliorer son encadrement par le recrutement de jeunes diplômés sans avoir à supporter des charges salariales trop lourdes. Pour le jeune diplômé, «Idmaj» permet d'accroître son employabilité par l'acquisition de compétences professionnelles nouvelles, notamment à travers une première expérience en entreprise.

L'offre consiste en l'exonération de l'IR, de la CNSS et de la TFP dans la limite d'un montant de 6.000 dirhams de salaire mensuel versé au bénéficiaire. La durée du contrat est de 24 mois avec 12 mois d'exonération supplémentaire en cas de recrutement. M. Hafid, indique l'agence MAP, qui présentait lundi à Rabat, le bilan des réalisations "Initiatives d'emploi" jusqu'au mars 2008 devant la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants lors d'une journée d'étude sur "les dispositions prises pour la promotion de l'emploi dans notre pays: stratégie de l'Anapec et évaluation des initiatives d'emploi", a souligné que plus de 16.000 opportunités de formation, dans le cadre de "Taahil" ont été définies, ajoutant que le but en 2008 est de faire bénéficier 20.000 jeunes diplômés de ce programme. Un programme qui vise l'amélioration de l'adéquation entre la formation et l'emploi identifié et facilite l'insertion des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur par l'acquisition des compétences professionnelles.

Il consiste en deux types de formations contractualisées ou à la carte, répondant à des besoins précis en recrutement. Il assure une formation qualifiante modulaire, de courte durée (4 à 10 mois au maximum) au profit des diplômés. Le coût moyen de cette formation est de 10.000 DH pris en charge par l'Etat. Cette contribution peut dépasser ce montant dans la limite de 24.000 DH dans le cas d'entreprise nouvellement créée ou opérant dans les nouveaux métiers identifiés, notamment à travers le plan Emergence.

A propos de "Mokawalati", M. Hafid a soulevé certaines difficultés qui entravent l'activation de ce programme, notamment la difficulté d'obtenir des crédits et la déficience de la culture entrepreneuriale parmi les diplômés, faisant remarquer que 5.000 porteurs de projets seront accompagnés au cours de cette année. "Mokawalati" vise la création de 30.000 petites entreprises à l'horizon 2008 dans toutes les régions et localités de notre pays. Il permet aux diplômés de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur, des bacheliers de bénéficier d'une offre intégrée, comprenant le financement et l'accompagnement pré et post création d'entreprise. Le montant d'investissement du projet doit être supérieur à 50.000 DH et inférieur à 250.000 DH et 500.000 DH s'il s'agit de deux associés. Dans ce cadre, les porteurs de projets bénéficient de trois facilités. L'Etat prend en charge leur frais d'accompagnement dans la limite de 10.000 dirhams. L'accompagnement concerne aussi bien la formation que le business plan.

L'Etat octroie une avance non productive d'intérêt à hauteur de 10% de l'investissement et dans la limite de 15.000 DH remboursable sur six ans, dont trois de grâce. Et enfin, pour faciliter l'accès au crédit bancaire, l'Etat garantit à hauteur de 85% les crédits octroyés par les banques.


Satisfecit de Rhmani

Le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani a qualifié de "positif" le bilan du programme "Taahil" par rapport aux objectifs définis (parvenir à 105.000 opportunités).

Evoquant "Mokawalati", M. Rhmani a signalé que ce programme a été lancé il y a seulement 13 mois par rapport à "Idmaj" et à "Taahil", relevant certaines difficultés auxquelles est confronté ce programme, notamment le manque d'expérience chez une grande partie d'encadreurs de guichets "Mokawalati" et d'informations relatives au programme auprès des banques. Il a, en outre, fait état de l'accroissement de la population active en 2007, dans la mesure où le nombre de personnes âgées de 15 ans et plus a atteint 11 millions et 148 mille contre 10 millions et 990 mille en 2006, soit une augmentation de 158.000.


Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN
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MessagePosté le: Sam Mai 10, 2008 8:55 am    Sujet du message: Emploi Répondre en citant

Les brèches du chômage peu colmatées
Le taux s'établit à 9,6% au niveau national


Bien qu'elles restent foncièrement sujettes à caution, les perspectives de croissance escomptées pour l'année 2008 laissent présager une amélioration de l'offre d'emploi.

Pour ce qui est du chômage, il est fort probable que certaines brèches seraient, un tant soit peu, colmatées.
Il va sans dire que, en cours d'exécution, le plan d'action "Initiatives Emploi" y serait pour beaucoup dans cette relative éclaircie.
D'ailleurs, quelques signes avant-coureurs de cette éventuelle tendance se sont profilés dès le début de cette année. Selon en effet le HCP, entre le 1er trimestre de l'année 2007 et la même période de 2008, l'économie nationale a créé quelque 74 mille emplois nets et le taux de chômage a reculé pour s'établir à 9,6% au niveau national contre 10,1% une année auparavant et à 14,7% contre 15,9% en milieu urbain.

La population active âgée de 15 ans et plus a atteint au cours du premier trimestre de l'année 2008, 11 274 000 personnes, soit une quasi-stagnation par rapport à la même période de l'année 2007.
Ce constat résulte d'une hausse de la population active de 1,3% en milieu urbain et de son recul de 1,0% en milieu rural. En conséquence, le taux d'activité a reculé de 0,9 point, passant de 51,9% au premier trimestre de l'année 2007 à 51,0% au cours de la même période de l'année 2008.

En matière d'emploi, 325 000 postes d'emploi rémunérés ont été créés au cours de la période (152 000 dans les villes et 173 000 dans les campagnes). A l'inverse, l'emploi non rémunéré a baissé de 251 000 postes (233 000 en milieu rural et 18 000 en milieu urbain).
Le volume global d'emploi est passé ainsi, entre les deux périodes, de 10 121 000 à 10 196 000, soit une création nette d'emplois (rémunérés et non rémunérés) de 74 000 postes (134 000 créés dans les villes contre une perte de 60 000 en zones rurales).

Le taux d'emploi est passé de 46,7% à 46,1%.
Par milieu de résidence, ce taux a quasiment stagné en milieu urbain (38,6%) et reculé de 1,3 point en milieu rural (de 58,1% à 56,8%). Les services, les BTP et l'industrie sont les principaux pourvoyeurs d'emplois nouveaux. Les créations nettes d'emplois ont concerné principalement les secteurs non agricoles.
Ce sont les "services" qui détiennent toujours la part du lion avec 84 000 emplois créés, ce qui représente un accroissement du volume d'emploi du secteur de 2,4%. Le secteur "bâtiments et travaux publics ", qui a le vent le poupe, a pu généré 81 000 emplois créés, soit une hausse de 10% du volume d'emploi.
Le secteur secondaire n'est pas en reste puisque l'"industrie" a embauché 52 000 employés, soit une hausse de 4,0%.

L'an dernier, le marché du travail national avait évolué dans une conjoncture empreinte d'un ralentissement de la croissance économique, suite à un relâchement des activités primaires. En revanche, la croissance des secteurs concurrentiels est restée dynamique, favorisant un renforcement de l'embauche, notamment au niveau du BTP, des services marchands et de l'industrie. Les grands chantiers d'infrastructures et les programmes d'habitat ont permis la création de près de 40 000 postes de travail dans le secteur du BTP, soit un accroissement de 8,3%, après 15,6% en 2006.
Pour leur part, les services marchands ont profité de la bonne tenue des activités liées au tourisme et ont réalisé une hausse de 2,3% des effectifs employés, tandis que l'industrie a créé 13 000 postes en hausse de 1,3%, par rapport à l'année qui précède.

Dans l'ensemble, le ralentissement du marché de travail, au quatrième trimestre, est consécutif au repli de 7,4% de l'emploi non rémunéré dont la part a reculé d'environ 2,8 points, pour s'établir à 26,8%. Par contre, l'emploi rémunéré, en hausse ininterrompue pour la quatrième année consécutive, s'est sensiblement affermi, sa part totale ayant crû de 2,9 points. Les activités hors agriculture, particulièrement le BTP, le commerce et les services marchands, y ont fortement contribué.

Les diplômés moyens ont été les profils les plus recherchés, contribuant pour 1,6 point à la croissance de l'emploi, alors que les sans qualifications ont connu une baisse de 2,5% de leur effectif.

Aides familiales

Au quatrième trimestre de l'année passée, le relâchement du marché du travail est attribuable à un retournement à la baisse de 1,7% de l'offre de la main-d'œuvre, au quatrième trimestre 2007, après cinq trimestres de hausse. Ce fléchissement fait suite à un retour à l'inactivité des aides familiales, notamment dans les campagnes, concourant, ainsi, pour -7,5 points à la baisse de la population active rurale. La contribution des femmes à l'activité s'est, aussi, infléchie de 2 points, pour s'établir à 25,6%, au niveau national, tandis que le taux d'activité est passé de 51,7% à 49,8%. Pour sa part, le taux de féminisation de la population en chômage a reculé de 2 points, pour atteindre 27,7%.



Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN
Publié le : 09.05.2008 | 15h01
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MessagePosté le: Mer Mai 14, 2008 9:21 am    Sujet du message: Diplômés chômeurs : d'une répression à l'autre Répondre en citant

Diplômés chômeurs : d'une répression à l'autre

L'intervention musclée et disproportionnée des forces de l'ordre le 7 mai dernier contre des jeunes diplômés fait toujours parler d'elle. Après la bastonnade, les jeunes diplômés affiliés à la Coordination nationale des cadres supérieurs chômeurs et au Groupe national des docteurs en chômage devaient faire face aux frais d'hospitalisation.

Cette fois, les dépenses n'ont rien à voir avec la bétadine et les pansements. Une seule intervention nécessite la bagatelle de 25 000 dh. Pour ces jeunes sans emploi qui ont déjà du mal à s'acquitter des charges du train-train quotidien, le montant est incontestablement colossal. La recherche d'un emploi peut ainsi finir par une dénaturation physique ou un handicap chronique.

Le bilan global est encore plus lourd. 120 blessés dont 90 hospitalisés en urgence aux hôpitaux de la capitale : 8 cas de traumato-crâniens, 2 cas de fractures au niveau des mâchoires, déchirure de la caisse tympanique au niveau de l'oreille interne, un jeune manifestant qui a perdu ses dents, 10 fracturés au niveau des membres, entorses… La marche pacifique vers le ministère de l'Enseignement supérieur a été un drame.

Les membres de la Coordination et du Groupe national ont voulu simplement protester contre les résultats du concours marqué, selon eux, par des « irrégularités flagrantes et décevantes ». Les slogans scandés ce jour-là invitaient les responsables à trouver une solution globale et définitive pour l'insertion des cadres supérieurs chômeurs.

Au lieu de quoi, la marche s'est vue encercler par les forces de l'ordre. Devant la menace d'immolation collective, les pompiers ont aspergé les manifestants, les repoussant à l'extérieur du ministère. Ce qui n'était que démonstration de force, s'est transformé en une opération effective visant à disperser les manifestants.

Résultat : Un véritable bain de sang. Des blessures au niveau de la tête, du cou, de la mâchoire, cage thoracique, parties génitales et plusieurs cas d'évanouissement de femmes sous les yeux de leurs enfants. Encore une fois, ce genre d'intervention ne résout pas le problème, puisque les diplômés chômeurs soulignent, dans un communiqué, que rien ne les empêchera de lutter pour recouvrer leur « droit juste et légal pour leur intégration dans la fonction publique et ce suite aux arrêtés ministériels 888/99 et 695/99 et au PV du 2 août 2007 ».

Nouri Zyad
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MessagePosté le: Mar Mai 20, 2008 10:50 am    Sujet du message: Emploi Répondre en citant

Handicapés, s'abstenir !?
L'accès à l'emploi des personnes à besoins spécifiques freiné par des préjugés



«L'intégration professionnelle des personnes à besoins spécifiques», tel était le thème d'une conférence organisée en marge de la 5e édition du salon international des centres d'appel.

Cette rencontre a été marquée par l'intervention
de Nouzha Skalli, ministre de Développement social, de la Famille et de la Solidarité qui a dressé un état des lieux concernant l'accès des handicapés au marché du travail au Maroc Malgré les promesses tenues par les gouvernements successifs, l'intégration professionnelle des personnes à besoins spécifiques bute toujours sur des obstacles. Les chiffres sont édifiants. Selon l'enquête sur la situation des personnes handicapées, réalisée en 2004 par le Secrétariat d'Etat chargé de la Famille, de l'Enfance, des Personnes handicapées, seulement 10,1% des personnes en situation de handicap sont actifs dans un domaine particulier. Dans les tranches d'âge de 15 à 60 ans, ce taux atteint 12,2%.

Les actifs chômeurs représentent 13% de l'ensemble de la population des personnes en situation de handicap et 15,6% de la tranche d'âge 15-60 ans. Quant aux personnes en situation de handicap en âge d'être actives mais exclues du marché du travail, elles s'élèvent à 55,2%. «Cette situation est due essentiellement à un certain nombre de préjugés encore très répandus dans la société marocaine concernant les personnes handicapées» a déclaré Nouzha Skalli. Des actions de sensibilisation, d'information, de solidarité ont certes étaient réalisées, mais cela reste encore très insuffisant. Aujourd'hui, les responsables marocains misent sur le secteur privé pour changer la donne. En effet, certains centres d'appels ont pris l'initiative d'ouvrir leurs portes aux personnes à besoins spécifiques mais cela est resté très limité.

Coté législation, la loi marocaine fixe des quotas dans le secteur public. En 1997, un décret portant application de la loi n° 07-92 relative à la protection sociale des personnes handicapées promulguée en 1993 est entré en vigueur. Mais encore une fois, l'application fait défaut. En effet, la loi réserve un quota de 7 % pour l'intégration des personnes handicapées dans les collectivités locales et les établissements publics. «Le Maroc a ratifié une convention internationale relative à l'intégration des personnes handicapées.

Des lois ont également été édictées mais les choses ne se sont pas beaucoup améliorées. Cette donne nécessite la convergence des efforts de tous les acteurs concernés notamment le gouvernement, les collectivités locales, les ONG. Le secteur privé doit également s'impliquer davantage. D'ailleurs, dans la dernière déclaration gouvernementale, on s'est donné pour'objectif de fixer un quota de 5% dans le secteur privé» a ajouté Nouzha Skalli.

Selon les responsables au ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, la question de l'intégration professionnelle des personnes à besoins spécifiques est aujourd'hui une priorité pour le département de Nouzha Skalli. La ministre a même appelé lors de cette conférence à un plan d'action pour l'intégration des handicapés dans les secteurs porteurs au Maroc notamment l'offshoring.

Que dit la loi ?

En 1993, la loi n° 07-92 relative à la protection sociale des personnes handicapées a été promulguée. Dans le chapitre III concernant le droit au travail et allocation, il est stipulé dans l'article 17 : "Aucun citoyen ne peut, pour cause d'un handicap dont il est atteint, être privé de l'obtention d'un emploi dans le secteur public ou privé lorsqu'il possède les aptitudes nécessaires à l'exercice de l'activité que l'emploi considéré comporte et que son handicap n'est pas de nature à causer un préjudice ou à apporter une entrave au fonctionnement normal de service dans lequel il demande à être employé".

Quant à l'article 19, il est dit que "Les listes des emplois et fonctions pouvant être confiés en priorité aux handicapés dans les secteurs public, privé et semi-public sont fixées par voie réglementaire, sans préjudice des dispositions de l'article 17 ci-dessus".
L'article 20 précise que "le pourcentage des emplois à réserver aux handicapés par rapport à l'ensemble des travailleurs et employés des administrations des secteurs public, semi-public et privé est fixé, dans le cadre des listes visées à l'article précédent, par voie réglementaire".



Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 19.05.2008 | 16h03
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MessagePosté le: Jeu Mai 22, 2008 10:04 am    Sujet du message: Intérim Répondre en citant

Intérim
Quand l'exception devient une règle…
Toutes les entreprises opérant au Maroc, y compris les multinationales, n'ont pas une autorisation


Reconnu pour la première fois par le code du travail en 2004, l'emploi temporaire suscite aujourd'hui la polémique. De l'avis de plusieurs observateurs, l'intérim pose un sérieux problème aux responsables marocains qui ne s'attendaient pas à voir ce secteur prendre une ampleur disproportionnée.

Selon la législation en vigueur, les employeurs ne peuvent faire appel à un salarié intérimaire qu'en cas d'exception. Mais l'exception semble se transformer en une règle. L'emploi temporaire a effectué son entrée au Maroc à la fin des années 90 avec l'installation des premières multinationales, notamment Manpower. Aujourd'hui, des dizaines de sociétés spécialisées opèrent dans ce secteur qui emploie des milliers de salariés et dont les résultats annuels se chiffrent à des centaines de millions de dirhams. Le hic, c'est que la majorité de ces structures ne respectent pas la législation en vigueur. Pis encore, le nombre des intérimaires augmente d'une manière spectaculaire dans tous les secteurs constituant ainsi le cœur même de certains métiers.

Pou rappel, les salariés morts incendiés suite au drame survenu à Lissasfa étaient en majorité des employés temporaires. «Aujourd'hui, presque toutes les entreprises d'emploi temporaire opèrent sur le marché marocain sans aucune autorisation. Pour leur part, les inspecteurs du travail ne peuvent pas prendre les mesures prévues par le code en cas d'infraction d'une loi. Cela les dépasse! Je pense que le souci des responsables marocains de lutter contre le chômage a fini par renforcer la précarité de l'emploi », déclare un inspecteur du travail qui préfère garder l'anonymat. De nombreux observateurs appellent les autorités compétentes, notamment le ministère de l'Emploi à agir au plus vite car le statu quo sur ce sujet n'a que trop duré. En effet, depuis l'entrée en vigueur du code du travail, les lois concernant les entreprises d'emploi temporaire n'ont jamais été appliquées. Mais pourquoi la réaction des responsables tarde toujours à venir ? En effet, l'intérim au Maroc est un dossier très épineux. Une source proche du ministère nous fait savoir que les responsables marocains ‘'se retrouvent les poings liés'' face à cette situation qui est paradoxale.

Esclavage moderne
Le secteur emploie des milliers de salariés, il a donc permis de réduire considérablement le taux du chômage parmi la population active. Revers de la médaille: de nombreuses sociétés d'emploi temporaire surexploitent les salariés au point que certains parlent même de la naissance d'une nouvelle forme d'esclavage. Face à cette donne qui dure depuis des années, aucune décision n'a été prise. Cependant, une réaction incisive de la part des autorités pourrait donner lieu à d'autres problèmes. « Une grande multinationale spécialisée dans l'intérim, présente au Maroc depuis quelques années déjà, emploie plus de 9.000 salariés. Vous imaginez la situation dans laquelle nous allons nous retrouver si on venait à interdire cette entreprise pour non-respect de loi », commente un responsable au ministère de l'Emploi.

Malgré d'innombrables tentatives pour redresser la barre, les choses ne sont pas améliorées. De nombreuses réunions tenues entre le ministère d'une part et les représentants des EET de l'autre n'ont pas apporté des résultats signifiants. Il existe actuellement deux grandes associations représentant le secteur. Chacune d'elles à son dossier revendicatif distinct. Globalement, elles appellent à l'introduction de quelques changements concernant deux points essentiels. D'abord, la durée du contrat, fixée par le code du travail à 6 mois, jugée trop insuffisante. Ensuite, les démarches prévues par ce code pour demander une autorisation avant d'exercer. Le législateur exige des entreprises concernées le dépôt à la CDG d'une caution d'un montant égal à 50 fois la valeur globale annuelle du SMIG, soit de plus d'un million DH.

La majeure partie des entreprises opérant actuellement au Maroc seraient incapables de verser cette somme. «Après l'entrée en vigueur du code, des voix se sont élevées contestant le montant de la caution. Cependant, les avis divergent au sein même du secteur sur ce point. Si les uns appellent seulement à la transformation de cette caution en une caution bancaire, les autres demandent de revoir son montant. Le point qui fait l'unanimité, à mon sens, entre toutes les fédérations, est l'augmentation de la durée du contrat de mise à disposition », explique un inspecteur du travail. Dans les textes, l'entreprise d'emploi temporaire est une entité indépendante dont l'activité consiste à embaucher des salariés en vue de les mettre, provisoirement, à la disposition d'une tierce personne appelée «l'utilisateur».

Celle-ci fixe leurs tâches et en contrôle l'exécution. Ces entreprises sont soumises à l'obtention d'une autorisation accordée par la direction de l'emploi. Pour solliciter cette autorisation, elles doivent avoir un capital social d'un montant au moins égal à 100.000 DH et un certificat délivré par la CDG attestant le dépôt de la fameuse caution. Cette dernière est utilisée en cas d'insolvabilité ou après le retrait de l'autorisation pour le paiement des montants dus aux salariés ou à la CNSS.

Intervention du ministère
La non application du code pousse aujourd'hui le ministère de tutelle à prendre les choses en main. En témoigne le nombre des réunions tenues par les responsables au département de Jamal Rhmani. Contacté par nos soins, le secrétaire général du ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Abdelwahed Khoja, affirme que les prochains jours seront décisifs. « Nous avons déjà pris une décision. Toutes les entreprises d'emploi temporaire doivent se conformer aux dispositions de la législation marocaine. Il n'y aura pas un changement de la loi en vigueur. Mais je tiens à préciser que nous avons décidé de faire appliquer toutes les dispositions du code après une concertation avec les acteurs concernés.

Dans ce sens, nous sommes en train d'étudier les méthodes pour atteindre cet objectif à travers l'implication de la FNETT, présidée par Jamal Belahrach.
Il s'agit là d'une association qui fédère tous les représentants du secteur. Prochainement, des commissions spéciales seront créées pour nous permettre d'avancer plus vite. Nous allons prendre en considération essentiellement deux points : la protection de l'emploi et le respect des lois», a déclaré A. Khoja. Le ministère a donc choisi comme principal interlocuteur la FNETT.

Celle-ci a adressé à la CGEM, aux partenaires sociaux et au ministère du Travail 30 propositions pour améliorer le travail temporaire au Maroc (Matin Eco du jeudi 15 mai 2008). Des propositions qui sont loin de faire l'unanimité au sein du secteur. Mais la problématique actuelle ne se limite pas seulement à quelques points règlementaires. Selon les observateurs, la situation est bien plus complexe.

Précarité
Même si le recours à un salarié d'une entreprise d'emploi temporaire reste strictement soumis à des cas près définis par le législateur, les employeurs marocains font appel, d'une manière massive, aux services des intérimaires. Le salaire d'un intérim coûterait donc moins pour à un employeur ? Pas vraiment… Les employeurs peuvent verser des sommes plus supérieures au SMIG à l'entreprise d'emploi temporaire.

L'engouement pour l'intérim peut être expliqué différemment: «Les établissements font appel à un employé temporaire pour éviter d'éventuel conflit au sein de l'entreprise. L'employeur a la possibilité de demander le remplacement d'un intérimaire par un autre au moindre problème, et ce sans avoir à verser une indemnité ou engager une procédure disciplinaire.
En outre, une forte présence des intérims permet de fragiliser ou même réduire à néant toute opposition syndicale au sein d'un établissement. L'emploi temporaire permet donc de contourner de nombreuses stipulations du code», explique une source.

Par ailleurs, de nombreux inspecteurs du travail affirment que la situation actuelle rend l'application du code du travail très difficile du fait de la nature de la relation du travail découlant du contrat de mise à disposition. Ce genre de contrat est un peu complexe puisqu'il donne lieu à une relation tridimensionnelle réunissant l'entreprise d'emploi temporaire, le salarié et l'entreprise utilisatrice. Cette dernière n'a pas une relation de travail direct avec l'intérim. Ses prérogatives sont plutôt d'ordre opérationnel. Ainsi, elle définit la tâche du salarié temporaire et en contrôle l'exécution.

L'entreprise d'emploi temporaire est l'employeur direct d'un salarié temporaire, elle assume toutes les obligations prévues par la législation du travail envers l'employé: payement du salaire, bulletin de paie, carte de travail…
Il est très difficile de vérifier le respect de la loi par une entreprise dont les salariés sont perpétuellement présents dans une autre entreprise. «Il nous arrive de nous rendre dans des entreprises qui emploient à peine 5 salariés permanents, le reste de l'effectif est formé par des intérims.

Si je me rends dans une entreprise qui emploie des intérims, je ne pourrais pas vérifier que le SMIG par exemple est respecté car le responsable
se contente de nous orienter vers l'entreprise d'emploi temporaire. Cette dernière peut se trouver dans une circonscription relevant d'une autre délégation de travail», indique un inspecteur du travail. La problématique du travail temporaire nécessite donc de grands efforts de la part de tous les acteurs concernés car en définitive, seule une solution consensuelle permettrait réellement de lutter contre le chômage…et la précarité.

Deux fédérations…

L'AETTO et l'AMTT ont créé en mars dernier la Fédération nationale des entreprises de travail temporaire (FNETT). Dans une contre-offensive, l'UMETT, écartée par la FNETT avait également annoncé la création d'une autre fédération. En effet, le secteur de l'intérim a connu depuis des années une rude concurrence entre les différentes organisations dans le secteur. Avant la création de ces fédérations, le Maroc comptait deux grandes organisations: l'UMETT (Union marocaine des entreprises de travail temporaire), présidée par Zahir Lamrani et l'AETTO (Association des entreprises de travail temporaire transparentes et organisées) de Jamal Belahrech. Le secteur avait également connu la création d'une troisième association: l'Union marocaine du travail temporaire (UMTT) gérée par My Abdellah Alaoui Madaghri. Cette association est née après une dissidence au sein de l'UMETT.

Ce que dit la loi…

Le code du travail prévoit deux jours d'essai pour tout contrat de travail conclu pour une durée de moins d'un mois, 3 jours d'essai pour le contrat conclu pour une durée variant entre 1 et 2 mois et enfin 5 jours pour le contrat conclu pour une durée supérieure à 2 mois. Par ailleurs, la tâche ne doit pas dépasser la durée de la suspension du contrat en ce qui concerne le remplacement d'un salarié. En outre, elle ne peut excéder 3 mois renouvelables une seule fois lorsqu'il y a un accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise. Pour l'exécution des travaux à caractère saisonnier ou l'exécution des travaux qui ne nécessitent pas la conclusion d'un CDI en raison de la nature du travail, la durée de la tâche est fixée à 6 mois non renouvelables.

Le contrat doit comporter obligatoirement plusieurs mentions, notamment le motif de recours à un salarié intérimaire, la durée de la tâche et le lieu de l'exécution de cette dernière. Le montant fixé comme contrepartie de la mise du salarié à la disposition de l'utilisateur doit être également précisé dans le contrat. Ce dernier comportera dans certains cas deux clauses importantes. La première est relative au rapatriement du salarié par l'EET si la tâche est effectuée à l'étranger. La seconde prévoit la possibilité d'embaucher le salarié par l'entreprise utilisatrice après l'achèvement de sa tâche.



Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 21.05.2008 | 15h25
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MessagePosté le: Lun Juil 14, 2008 9:27 am    Sujet du message: Tanger : Etude sur les besoins en compétences dans le Nord Répondre en citant

Tanger : Etude sur les besoins en compétences dans le Nord

Après Marrakech-Tensift-El- Haouz, c’était au tour de la région Tanger- Tétouan de faire l’objet d’une étude prospective sur ses besoins en compétences.

L’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) a organisé, mercredi 9 juillet, un séminaire sur les résultats de l’étude prospective sur les besoins en compétences de la région Tanger- Tétouan. En partenariat avec la wilaya de la région Tanger- Tétouan, ce séminaire avait pour objectif notamment de présenter un ambitieux programme mené au niveau national par l’ANAPEC, et ce en partenariat avec des comités régionaux d’amélioration de l’employabilité.

Ce programme dont ont déjà bénéficié les régions de Marrakech-Tensift-El-Haouz, Rabat- Salé- Zemmour- Zaer et Tanger- Tétouan est destiné à couvrir d’autres régions à travers le Maroc. «Ces études prospectives lancées par l’ANAPEC et les comités régionaux d’amélioration de l’employabilité ont permis de trouver les réponses à autant de questions sur les besoins de compétences ou de leur renouvellement face aux mutations technologiques et économiques ainsi que sur la tendance d’évolution des métiers dans les différentes entreprises par secteur et par région», a indiqué le secrétaire général au ministère de l’Emploi, Abdelwahid Khouja.

Par ailleurs, l’ANAPEC a mené une enquête auprès de 600 entreprises dans la région de Tanger. Cette étude a porté sur quatre secteurs porteurs de l’économie, à savoir le tourisme, l’industrie de sous-traitance automobile et aéronautique, la logistique et transport ainsi que l’offshoring. Elle a permis d’identifier les besoins en recrutement qui atteignent 10.000 emplois à court terme (au cours de l’année 2008). Alors qu’en moyen terme, les besoins en compétences ont affiché 20.000 emplois et ce, à l’horizon 2009 et 2010. Ce qui fait ressortir que ces quatre secteurs porteurs de l’économie souffrent d’un besoin en compétences global de 30.000 emplois par an.

Le secteur de la sous-traitance automobile et aéronautique est le plus touché avec un besoin de 16.600 compétences. Il sera suivi par le tourisme (7510 emplois), la logistique et le transport (3989 emplois) et l’offshoring (2869 emplois). Pour pallier à ce déficit en compétences, l’ANAPEC prévoit d’offrir d’importantes opportunités d’emplois se concrétisant par 20.590 recrutements potentiels de compétences entre 2009 et 2010. Et pour atteindre ces objectifs, l’agence propose un accompagnement dans le processus de recrutement par une formation qualifiante «Taehil». «L’ANAPEC procède ainsi à conclure des partenariats avec les Universités et l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) des formations qualifiantes à court- terme pour répondre à des besoins immédiats.

Ces formations vont démarrer à partir du mois de septembre», a indiqué le directeur général de l’ ANAPEC, Hafid Kamal. Notons que l’ANAPEC a signé, lors de cette manifestation, cinq conventions notamment avec l’Université Abdel Malek Assadi-Tétouan, l’Association marocaine de l’industrie du textile et de l’habillement- Tanger, le Conseil régional du tourisme Tanger- Tétouan, Eurogate-Tanger et Renault- Nissan.


Le 11-7-2008
Par : Najat Faïssal
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MessagePosté le: Mar Juil 15, 2008 1:13 pm    Sujet du message: Voyage au cœur des compétences Répondre en citant

Voyage au cœur des compétences

Nouveaux métiers porteurs et formation par apprentissage


Six mois et 10 millions de DH , voici ce qu’a coûté en temps et en argent une étude essentielle -sous-divisée en 8 études- menée grâce au Fonds Hassan II pour identifier les besoins en ressources humaines et compétences dans les secteurs d’emplois actuels, émergents et futurs. Démarrée en janvier dernier et achevée à la fin du mois de juin 2008, cette méga-étude a fait immersion dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des nouvelles technologies, de l’artisanat et de l’hôtellerie pour cerner le meilleur accompagnement de ces secteurs. La formation professionnelle est le pivot de ce nouveau dispositif.

Du plan Maroc pour l’agriculture en passant par la vision 2015 de l’artisanat, la vision 2010 lancée par le tourisme et enfin le plan de développement intégré du secteur industriel, ce voyage précis, chiffré et argumenté au cœur des ressources humaines et des compétences à former est une vraie feuille de route en matière de formation et d’apprentissage qui devait d’ailleurs être lancée ce lundi 14 juillet à Nador par le Souverain.

Dans le domaine de l’agriculture, et à l’ombre du plan vert d’Akhennouch, l’enquête a été menée auprès de 1000 exploitations agricoles et dans 8 bassins agricoles. L’étude en question a permis d’identifier 20 métiers porteurs. 51.000 emplois potentiels ont été recensés alors que 76.000 places d’apprentissage sont mises à disposition par les exploitations agricoles. Dans son plan d’action, dont le coût est estimé à 340 millions de dh , l’étude qui a fait le pari de l’efficacité, prévoit la formation par l’apprentissage de 60.000 jeunes ruraux dont les enfants des agriculteurs et la création de 6 centres de formation par l’apprentissage.

Et pour la période 2008-2012, 50.000 lauréats sont sur le marché … agricole.

L’accompagnement en compétences concerne naturellement la vision 2015 développée par le département de l’artisanat. L’étude a concerné 3000 unités d’artisanat dans 9 bassins et a permis l’identification de 20 métiers porteurs. 100.000 emplois potentiels ont été recensés alors que plus de 100.000 places de formation par apprentissage sont disponibles.

Le plan d’action qui s’étend jusqu’à 2015 vise la formation de 100.000 jeunes dans le secteur de l’artisanat. Pour ce faire, 5 nouveaux centres de formation par apprentissage vont ouvrir leurs portes tandis que 23 autres vont être mises à niveau. L’extension de 5 centres de formation par apprentissage est également au programme. Coût de l’opération ? 450 millions de dh.

L’industrie et ses nouvelles niches mises en orbite par le ministre Ahmed Reda Chami dans son plan de développement intégré du secteur industriel ne sont pas en reste. Ici, l’étude financée par le Fonds Hassan II a concerné la création de plusieurs centres et instituts de formation dans les secteurs de l’automobile, l aéronautique, l’électronique, les métiers du textile, du cuir et de l’habillement, l’agroalimentaire et l’offshoring. Un coût estimé à 270 millions de dh pour 150.000 nouveaux emplois.

De nouveaux centres de formation par apprentissage, 30 centres en inter et en intra entreprises pour former 67.000 lauréats à l’horizon 2012, tel est le pari lancé dans le secteur de l’hôtellerie. Tanger et Marrakech ont été identifiées comme zones prioritaires en besoins en matière de ressources humaines dans ce secteur.

Au cœur de cette politique intégrée de la promotion des ressources humaines, la formation professionnelle peut désormais former pour l’obtention de la licence professionnelle, délivrée par l’enseignement supérieur, et qui était jusque-là l’apanage de quelques rares universités triées sur le volet et à titre expérimental. Aujourd’hui, 290 licences professionnelles ont été identifiées à l’adresse de pas moins de 7000 lauréats.


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MessagePosté le: Mer Juil 16, 2008 12:47 pm    Sujet du message: Lancement du plan national d’urgence de la formation Répondre en citant

Lancement à Nador du plan national d’urgence de la formation professionnelle

SM le Roi Mohammed VI a lancé le plan national d’urgence de formation professionnelle et a présidé la signature de quatre conventions pour l’activation de ce plan.


Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, lundi à Nador, la cérémonie de présentation du plan d’urgence dans le domaine de la formation professionnelle. Ce plan vise à mettre en place une offre de formation cohérente avec les spécificités et les besoins en compétences.

Le Souverain a également présidé la signature de quatre conventions pour l’activation de ce plan d’urgence. La première convention relative au programme de formation par apprentissage de 60.000 jeunes ruraux dans les métiers porteurs a été signée par Jamal Rhmani, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, et Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime. La deuxième convention, signée par M. Rhmani et le secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat, Anis Birou, porte sur la formation par apprentissage de 60.000 artisans.

Cette convention a pour objectif de doter le secteur de l’artisanat d’une main-d’oeuvre qualifiée permettant d’accompagner la mise à niveau des unités d’artisanat et de favoriser l’insertion des lauréats dans la vie active. La troisième convention, signée par M.Rhmani et Ahmed Akhchichine, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, porte sur la création de licences professionnelles en partenariat entre les universités et les établissements de formation professionnelle.

La dernière convention relative au développement des ressources humaines pour l’accompagnement du plan de développement intégré du secteur industriel, a été signée par M. Rhmani et Ahmed Réda Chami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a précisé que le plan d’action 2008-2012, auquel a été allouée une enveloppe budgétaire de 340 millions DH, permettra la formation par apprentissage de 60.000 jeunes ruraux dans les métiers porteurs pour mettre sur le marché de travail environ 51.000 lauréats et la création de six Centres de formation par apprentissage (CFA) au niveau des bassins agricoles déficitaires.

Le plan d’action 2008-2015 relatif au secteur de l’artisanat, d’un coût de 451 millions DH, permettra quant à lui la formation par apprentissage de 60.000 jeunes ruraux dans les métiers porteurs pour mettre sur le marché du travail environ 51.000 lauréats et la création de cinq Centres de formation par apprentissage (CFA) ainsi que l’extension et la mise à niveau d’autres CFA.

Le plan d’action, a poursuivi le ministre, porte aussi sur l’organisation de licences professionnelles (LP) selon deux options consistant à consacrer deux semestres de formation pour les titulaires du Bac +2 et six semestres de formation pour les titulaires du Bac ou d’un diplôme équivalent. Le démarrage de la formation s’effectuera, dès la rentrée 2008-2009 dans 25 licences professionnelles accréditées avec un effectif de 625 inscrits pour atteindre à l’horizon 2012 une centaine de licences avec 2.500 nouveaux inscrits.

Pour accompagner la stratégie industrielle, qui permettra à l’horizon 2015 la création d’environ 200.000 emplois dans ces six secteurs, une étude a été réalisée en vue d’élaborer un plan de développement des ressources humaines 2008-2012, s’articulant autour de trois axes principaux. Le premier axe porte sur le développement de l’appareil de formation (270 MDH), le deuxième concerne la mise en place d’un dispositif d’aide directe aux entreprises pour la formation (2,7 milliards DH) et le troisième est relatif à l’accompagnement des plates-formes industrielles intégrées.

Concernant l’accompagnement du secteur de l’hôtellerie, les projections 2008-2012, a dit M.Rhmani, révèlent un besoin en compétences d’environ 62.000 professionnels tenant compte des investissements prévisionnels et de la capacité litière qui en découle. Le plan d’action retenu dans le cadre du contrat Ressources humaines hôtellerie (RH-hôtellerie) 2008-2012 s’articule autour de l’optimisation et l’extension du dispositif de formation, du développement de l’apprentissage, la formation de 67.000 lauréats à l’horizon 2012 et le renforcement de la qualité de la formation et de l’enseignement des langues étrangères.

Pour ce qui est de l’amélioration de l’employabilité des jeunes en difficulté d’insertion, le ministre a fait état de l’élaboration d’un programme «Taehil 2012» avec un coût de 1,1 milliard DH pour améliorer l’employabilité de 100.000 chercheurs d’emplois (diplômés). La mise en œuvre de ce programme sera confiée à l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), soulignant que les études prospectives régionales sur l’emploi ont identifié 75.927 besoins en emploi.



Le 16-7-2008
Par : Laila Zerrour (Avec MAP)
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MessagePosté le: Sam Juil 19, 2008 6:27 am    Sujet du message: Une réponse à la pénurie des RH Répondre en citant

Plan d’urgence formation professionnelle
Une réponse à la pénurie des RH


· Un budget total de plus de 4 milliards de DH

· Automobile, hôtellerie, agriculture: un plan pour chaque secteur


Accompagner les besoins de l’économie en ressources humaines. C’est la préoccupation fondamentale du plan d’urgence pour la formation professionnelle présenté lundi 14 juillet à Sa Majesté le Roi par Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il va dans le détail, proposant pour chaque secteur une feuille de route précise avec le nombre et la nature des compétences nécessaires, le dispositif de formation approprié, le budget mobilisé et l’échéance butoir. L’horizon de la réalisation est, dans la majorité des cas, l’année 2012, celle de la fin du mandat du gouvernement actuel.

Ce plan d’action est le fruit des six études commandées par le département Rhmani et financées par le Fonds Hassan II. Industrie, hôtellerie, agriculture et artisanat sont les principaux secteurs concernés.

Pour le secteur industriel, le besoin cumulé à l’horizon 2012 s’élève à 200.000 employés. Ce sera la conséquence directe du plan de développement intégré conçu par le département Chami et qui consiste à créer des plateformes industrielles intégrées (P2I) dans différentes régions du Royaume.

Les secteurs cibles sont connus: l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’offshoring, le textile et cuir, et l’agroalimentaire. Le plan d’action dédié à l’industrie prévoit ainsi de coller à la demande de ces secteurs tout en amplifiant la cadence de production de diplômés. Il prévoit la création d’un institut de formation aux métiers de l’automobile à Casablanca pour une enveloppe de 30 millions de DH. L’ouverture de cet institut est planifiée pour la rentrée 2009/2010. Ce dernier viendra s’ajouter à l’institut de Tanger développé en partenariat avec Renault-Nissan pour un coût de 80 millions de DH. L’ouverture de ce centre est prévue pour mars 2010. L’aéronautique devra avoir, elle aussi, son centre de formation à la rentrée 2009/2010 à Casablanca pour un coût total de 30 millions de DH.

Meknès, qui a vocation à devenir le premier pôle agroalimentaire du Royaume, abritera un institut spécialisé dans le domaine dont l’ouverture est planifiée pour 2009. Il mobilisera la somme de 80 millions de DH. Quant au textile et cuir, le dispositif de l’OFPPT est déjà bien garni de centres dédiés. Il s’agit donc plus de mettre à niveau l’existant à Casablanca, Tanger et Fès. La mode, en revanche, verra la création de la première école publique en la matière, à Casablanca pour un montant de 20 millions de DH. Ouverture théorique: rentrée 2009/2010.

C’est donc un investissement total de 270 millions de DH que mobilisera le renforcement des structures de formation orientées vers le secteur industriel. Les entreprises sont elles aussi appelées à participer à l’effort de formation. Elles seront aidées dans ce sens. L’Etat leur réserve des cadeaux sous forme d’aides directes en cas de formation continue, ou juste après l’embauche. Dans le détail, les constructeurs automobiles pourront toucher entre 22 et 66.000 DH par entreprise pour une création prévisionnelle de 43.000 postes.

L’industrie aéronautique bénéficiera d’une aide directe comprise entre 20 et 60.000 DH. Quant à l’offshoring, le montant de l’aide directe va de 12 à 65.000 DH. Les entreprises concernées ont donc tout intérêt à entrer en contact avec les services de la formation professionnelle pour connaître les démarches concrètes afin de bénéficier de ces mesures incitatives. Le coût du dispositif d’aide directe est estimé à 2,7 milliards de DH à l’horizon 2015. L’hôtellerie, quant à elle, pourra puiser dans le gisement des 67.000 diplômés formés à l’horizon 2012. Pour atteindre cet objectif, le plan d’urgence prévoit la création de 30 centres de formation par apprentissage.

Le programme enseigné sera géré par les professionnels au niveau régional. Au menu également, le renforcement de l’enseignement des langues étrangères et la mise en place d’un système de cogestion avec les professionnels.

La formation des formateurs sera elle aussi touchée. Au total, ce sont 300 formateurs qui suivront des cursus de préparation et de mise à niveau. Deux nouveaux centres de formation seront créés à Tanger et à Marrakech.

L’agriculture, le premier secteur employeur du pays (43% des emplois) bénéficie d’une place de choix dans ce plan d’urgence de la formation professionnelle. Il s’agit d’accompagner la mise en place du plan Vert dont l’ambition est de booster la productivité et la compétitivité du secteur. La formation par apprentissage est le dispositif privilégié. Une enquête réalisée auprès de 1.080 exploitants a permis d’identifier 20 métiers porteurs, 51.400 emplois potentiels et 76.240 places d’apprentissage offertes par les agriculteurs. Le plan d’action s’étalant sur la période 2008/2012 ambitionne de former 60.000 jeunes ruraux dont près de 51.000 devront trouver une place sur le marché de l’emploi.

Côté apprentissage, 6 centres de formation seront créés, notamment au niveau des bassins déficitaires et 7 autres étendus aux métiers agricoles. Au même titre que les entreprises industrielles, les exploitations agricoles seront elles aussi amenées à prendre en charge une partie de la formation. Le coût de ce plan s’élève à 340 millions de DH, cofinancé par les départements de l’Emploi et de l’Agriculture.
La formule apprentissage a été retenue pour le développement des RH d’un secteur fortement consommateur de main d’œuvre: l’artisanat. Le dispositif de formation professionnelle a été conçu pour accompagner la Vision 2015.

Cette dernière est axée sur l’amélioration de la qualité qui passe nécessairement par l’amélioration de la formation. L’enquête menée au niveau de ce secteur a permis d’identifier 9 hauts-lieux de l’artisanat, 20 métiers porteurs, 104.600 emplois potentiels et 107.000 places d’apprentissage possibles au niveau des ateliers d’artisanat. Le plan 2008/2015 devra permettre la mise sur le marché de 51.000 jeunes «mâalem». L’arsenal de formation s’enrichira de 5 nouveaux centres de formation par apprentissage, l’extension de 5 autres aux métiers de l’artisanat, ainsi que la mise à niveau de 23 centres. Le coût total de ce plan est estimé à 451 millions de DH.

Nabil TAOUFIK
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MessagePosté le: Sam Juil 19, 2008 6:28 am    Sujet du message: La chasse aux diplômes fantômes Répondre en citant

Plan d’urgence formation professionnelle
La chasse aux diplômes fantômes


· Fermeture de 111 formations jugées «inutiles»

· Secteurs prioritaires: 18.000 lauréats entre 2008 et 2012

· Enveloppe globale: 140 millions de DH


Des filières qui ne servent à rien, il y en a beaucoup dans le système actuel de formation professionnelle. C’est le diagnostic qui ressort des études commandées par le département de Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. La réforme s’impose donc. Le ministre met l’accent sur la qualité: «Le nombre ne doit pas l’emporter sur la qualité», martèle-t-il. Mais le système de formation en général, et professionnel en particulier, vit une conjoncture assez spéciale.

Il est appelé à accompagner la transformation rapide et considérable du tissu économique marocain. Le déficit est tellement important que les écoles et autres centres de formation doivent mettre les bouchées doubles pour «produire» rapidement des milliers de diplômés. La liste des secteurs qui crient à la pénurie des ressources humaines (RH) s’allonge de jour en jour. Dans un tel contexte, la logique quantitative l’emporte, sans forcément le vouloir, sur le souci qualitatif. Dans sa feuille de route, présentée au Souverain, Rhmani propose un système de régulation de la formation professionnelle.

Ce système a pour principale mission d’assurer la veille par rapport à l’évolution des besoins de l’économie en compétences. Il doit ainsi permettre l’adéquation entre le marché du travail et la formation. Il s’agit en fait de revoir le catalogue des formations et l’allocation des ressources humaines et matérielles et de faire participer davantage la sphère privée dans l’effort de la formation.

· Former plus, mieux, à un coût inférieur

Ce sera donc le grand ménage. Ce dernier devra permettre in fine non seulement l’amélioration de l’employabilité des diplômés de l’OFPPT mais aussi une économie de 300 millions de DH pour le budget de l’Etat. Il s’agit donc de former plus, mieux et à un coût inférieur. Dans le détail, le plan d’urgence 2008-2012 prévoit la formation de 18.000 lauréats dont 16.000 techniciens spécialisés et 2.000 de niveau licence professionnelle, dans les secteurs les plus prioritaires. On le voit bien, le middle management est particulièrement visé. Le coût total de cette opération s’élève à 140 millions de DH. La contribution de l’Etat aux frais de formation est de 4.000 DH par an et par stagiaire, soit le tiers du coût de la formation.

La durée de formation n’échappe pas à la réforme. «A chaque formation, l’on ne doit consacrer que le temps vraiment nécessaire», affirme Rhmani. Dans l’état actuel des choses, plusieurs formations qui peuvent se dérouler sur quelques mois se voient étalées sur deux ans. C’est toute une réingénierie du système dont il est question. Cette refonte concerne 47% des formations actuelles. Pour ce qui est des filières, un plan d’action mené en partenariat avec les départements du Tourisme, de l’Agriculture, de l’Artisanat et de la Pêche vise à réduire leur nombre de 111. Ainsi, leur total ne sera que 114 au lieu de 225 aujourd’hui.


1,1 milliard de DH pour améliorer l’employabilité des jeunes


LE plan d’urgence s’attaque également à l’amélioration de l’employabilité des jeunes difficilement insérables, souvent sans diplôme. Pour cela, le département de Jamal Rhmani brandit le programme «Taehil», son instrument fétiche en la matière. Ce programme est aujourd’hui assorti d’une nouvelle échéance: l’année 2012. Il devra concerner 100.000 chercheurs d’emploi. La gestion du dispositif est déléguée à l’Anapec.

Les jeunes sans emploi bénéficieront de formation de perfectionnement. Trois durées possibles: une semaine, trois mois ou une année. Le coût de Taehil 2012 s’élève à 1,1 milliard de DH. Le coût par personne est de 36.000 DH.

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MessagePosté le: Mer Juil 23, 2008 1:57 pm    Sujet du message: Agriculture/Formation professionnelle Répondre en citant

Agriculture/Formation professionnelle
60.000 jeunes ruraux concernés

· Objectif : Doter le secteur d’une nouvelle génération d’agriculteurs

· Coût du programme:340 millions de DH


AZIZ Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, prépare la relève en matière de ressources humaines pour le secteur agricole. Il vient de signer un contrat-programme avec le département de l’Emploi et de la Formation professionnelle. La démarche qui s’inscrit dans le cadre du plan Maroc Vert entre également dans le cadre de l’étude «Schémas directeurs de la formation professionnelle agricole par apprentissage par bassin d’emploi agricole», financée par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social.

L’objectif du programme est de doter le secteur agricole d’une main-d’œuvre qualifiée, permettant la modernisation et l’amélioration de la compétitivité des exploitants et entreprises agricoles. Il s’agit aussi de permettre aux jeunes ruraux d’acquérir les qualifications nécessaires pour favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Une nouvelle génération d’agriculteurs mieux formés aux innovations technologiques sera ainsi préparée pour contribuer au développement agricole.

A l’horizon 2012, le contrat-programme conçu selon une approche territoriale régionalisée vise à satisfaire le besoin de 51.400 emplois. De fait, l’effectif des bénéficiaires de l’apprentissage est de 60.000 fils et filles d’agriculteurs répartis sur les 8 bassins agricoles du royaume.

Pour accompagner le programme, les ressources humaines nécessaires seront déployées. Pour ce faire, le département de l’Agriculture s’engage notamment à recruter 60 personnes de soutien et 40 formateurs de niveau technicien spécialisé. Un programme de perfectionnement des ressources humaines sera également établi.

Ainsi six nouveaux centres de formation agricoles seront créés dans les bassins déficitaires (Al Hoceima, Ouarzazate, Gharb-Loukkos, l’Oriental, Tadla et Doukkala) et sept centres de formation par apprentissage (CFA) existants connaîtront une augmentation de leur capacité d’accueil. Par ailleurs, une campagne de sensibilisation auprès des grandes exploitations agricoles ayant le potentiel de créer des CFA intra-entreprises sera également menée.

A noter que le coût global du programme est estimé à près de 340 millions de DH dont 200 millions de DH seront pris en charge par le ministère de la Formation professionnelle et 140 millions de DH par le département de l’Agriculture.

Pour l’heure, un comité de pilotage au niveau central et un comité de suivi par bassin agricole vont être institués par les deux départements en associant également les chambres professionnelles concernées.

Malika ALAMI
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MessagePosté le: Mer Juil 23, 2008 2:00 pm    Sujet du message: L’ANAPEC crée 2000 points de ventes pour Quick Money Répondre en citant

L’ANAPEC crée 2000 points de ventes pour Quick Money

Quick Money et l’ANAPEC vont procéder aujourd’hui à la signature d’une convention pour l’accompagnement des porteurs de projets à la création d’entreprises. Ce projet permettra de générer 4.000 à 6.000 emplois directs.


L’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) et Quick Money, antenne marocaine de la multinationale américaine de transfert d’argent Money Gram vont procéder aujourd’hui à la direction régionale de l’ANAPEC, à la signature d’une convention pour l’accompagnement des porteurs de projets à la création d’entreprises. Cette convention sera signée par Hafid Kamal, directeur général de l’ANAPEC, Abdelkarim Rahal Essoulami, président du Conseil d’administration de Quick Money et Karim Boukaa, directeur général de Quick Money sous la présidence de Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Quick Money est le porteur de ce projet alors que l’ANAPEC assure l’accompagnement du programme. «Ils nous ont présenté ce projet de création d’entreprises et nous ont demandé d’assurer l’accompagnement», précise M. Kamal.

L’objectif est donc d’accompagner les porteurs de projets et faire accéder Quick Money à la base de données de l’agence afin de dénicher les chercheurs d’emploi qui pourront se convertir et intégrer la vie entre preneuriale dans des métiers nouveaux et à fort potentiel centrés sur le transfert d’argent, la recharge téléphonique, les timbres et l’e-commerce.

Ce programme vise la création sur trois ans d’un réseau de 2.000 points de ventes franchisés eFloussy. «Chaque point de vente pourra générer deux à trois emplois, soit 4000 à 6000 emplois directs», indique à ALM, M.Kamal. Pour ce qui est du budget alloué à ce projet, le directeur général de l’ANAPEC explique que le montant global pour chaque projet s’élève entre 140.000 et 250.000 dirhams.

Les bénéficiaires de ce projet pourront se voir octroyer une avance pouvant aller jusqu’à 10.000 dirhams, une somme nécessaire par exemple pour la constitution juridique. Les prêts bancaires pour les différents points de ventes seront garantis par l’Etat à hauteur de 85%. À noter que le local est à la charge du porteur de projet. S’agissant des critères de sélection, M. Kamal précise que les personnes doivent être diplômées, motivées et à la recherche d’un emploi.

La mise en place de ce projet se déroulera en deux étapes. Dans un premier temps, une campagne d’information sera lancée pour sensibiliser et informer les jeunes diplômés, chercheurs d’emploi sur ce programme. La seconde étape portera quant à elle sur la sélection. Pour cela, une unité mobile se déplacera dans les différentes régions du Royaume. Les candidats sélectionnés seront accompagnés jusqu’à la création effective de leur entreprise. Un suivi régulier sera opéré pour garantir la réussite de chaque projet. Le partenariat ANAPEC-Quick Money, basé sur le concept de développement humain, mise sur une démarche innovante qui associe le secteur public et privé à l’employabilité des jeunes diplômés. Ce programme s’inscrit dans le cadre du Programme national d’appui à la création d’entreprises Moukawalati et répond aux objectifs nationaux de développement humain.

Le 22-7-2008
Par : Leila Zerrour
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MessagePosté le: Mar Oct 28, 2008 4:35 am    Sujet du message: Enquête : Les augmentations des salaires Répondre en citant

Enquête : Les augmentations des salaires sont liées aux performances

Pour les augmentations salariales, la performance individuelle est le premier critère pris en considération par les entreprises. Pour les salaires moyens d’embauche des jeunes diplômés, les lauréats des écoles prestigieuses de commerce ou d’ingénieurs ont toujours la cote.


Si vous voulez demander une augmentation salariale, sachez que votre employeur prendra en considération à hauteur de 99% votre propre performance individuelle. Sachez aussi que les taux de révision des salaires pour 2008 sont de 6,5% pour les cadres et 5,5% pour les non cadres. Selon l’enquête 2008 sur les rémunérations au Maroc, réalisée par le cabinet marocain Diorh, en partenariat avec Mercer, il y a six critères sur lesquels se basent les entreprises pour réévaluer les salaires de leurs employés.

Par ordre décroissant, il y a bien sûr la performance individuelle, puis celle de l’entreprise avec 67%, la position du salaire dans les grilles de rémunération et l’inflation en exaequo avec 48%. En cinquième place, il y a le niveau ou le statut dans l’entreprise avec 25%. Et enfin, l’ancienneté arrive en queue du peloton avec 7% au lieu de 10% en 2007. Cette enquête a été menée auprès de 84 entreprises opérant dans différents secteurs avec un chiffre d’affaires moyen de 1,65 milliard de dirhams et un effectif de 498 collaborateurs. Elle a été bouclée en juillet dernier, c’est-à-dire bien avant cette crise financière.

Avec la récession économique, les politiques salariales doivent être revues. Pour l’évolution des rémunérations entre 2002 et 2008, ce sont les contrôleurs de gestion qui ont connu les plus fortes augmentations avec une hausse de 48,2 %. Ils sont suivis par les responsables d’équipe de vente avec une progression de 43,7 %. Les assistantes de direction ont vu également leur salaire croître de 32 % entre six années. Cette enquête montre aussi que 95% des entreprises participantes offrent des bonus variables pour rémunérer la performance individuelle et collective.

Par ailleurs, 96% des entreprises participantes proposent la formation continue avec un pourcentage moyen de 3% de la masse salariale annuelle globale qui est dédié à la formation. Pour les salaires moyens d’embauche des jeunes diplômés, cette enquête révèle que les lauréats des écoles prestigieuses de commerce ou d’ingénieurs (HES, ESSEC...) ont toujours la cote avec un salaire annuel de base de 285.000 dirhams. En deuxième place, il y a les lauréats des écoles de commerce françaises sans classes prépa avec 205.000 dirhams.

Dans ce palmarès, les jeunes diplômés des écoles d’ingénieurs publiques marocaines occupent la troisième place avec un salaire annuel de base de 177.000 dirhams. Pour les lauréats des universités étrangères, le salaire annuel est de 174.000 dirhams.

Avec 162.000 dirhams par an, les lauréats des écoles d’ingénieurs privées marocaines arrivent en cinquième place, devançant les lauréats des écoles de commerce publiques marocaines (ISCAE-ENCG) avec 155.000 dirhams par an.

Pour les écoles de commerce privées marocaines, leurs lauréats ont droit à un salaire d’embauche de 149.000 dirhams par an. Enfin, les lauréats des universités marocaines arrivent en dernière place avec seulement 114.000 dirhams par an.

La répartition des niveaux de salaire par formation démontre que ce sont toujours ceux et celles qui ont fait les écoles prestigieuses de commerce ou d’ingénieurs qui ont les plus belles perspectives salariales.


Le 27-10-2008
Par : Atika Haimoud
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MessagePosté le: Mar Nov 04, 2008 5:34 am    Sujet du message: Recrutement: Les entreprises gardent le cap Répondre en citant

Emploi et Carrière
Recrutement: Les entreprises gardent le cap


· Elles maintiennent les prévisions d’embauche

· La priorité aux fonctions support et aux technico commerciaux


LES recrutements se poursuivent mais la prudence prime. Les entreprises suivent l’évolution de la conjoncture et maintiennent pour la plupart leurs prévisions en matière de recrutement pour 2008. Dans le textile, certains opérateurs ont freiné le rythme d’embauche avant même le déclenchement de la crise internationale. Mais cela ne les empêche pas pour autant de recourir au recrutement de profils pointus tels que les technico-commerciaux ou les ingénieurs. «En période de crise, l’entreprise est sur la défensive et elle s’entoure de bons profils», déclare Karim Tazi, PDG de Richbond.

Des cadres plutôt que des ouvriers

Pour cet industriel, ce n’est pas le moment indiqué pour les recrutements de masse. Depuis le mois de mars, ils ont été gelés en raison d’une conjoncture peu porteuse. En revanche, l’embauche des cadres se poursuit, une action jugée structurelle.

Sur les sept premiers mois de l’année, la baisse de la consommation textile-habillement en Europe, principal débouché des industriels marocains, s’est traduite par une régression de 2,1%. L’impact pourrait être plus important pour le reste de l’année.

Dans l’industrie du textile-habillement, l’heure est à l’attentisme. Mohammed Tamer, président de l’Association marocaine du textile-habillement (Amith) parle de «visibilité sur deux mois». Sa propre entreprise a gardé «la trentaine de personnes qui étaient en formation par alternance».

A l’exception du textile, plusieurs secteurs tiennent pour l’instant à leurs prévisions de recrutement. Certains les ont même dépassées. C’est le cas du travail intérimaire. Du moins, selon Jamal Belahrach, directeur général de Manpower, dont les effectifs d’intérimaires placés au cours des deux dernières semaines se sont accrus de 8%. Une situation qu’il explique par le recours aux CDD surtout dans les industries qui évitent les contrats à durée indéterminée pendant cette période.

Véolia poursuit aussi ses embauches dans l’opérationnel. Salim Naji, directeur des ressources humaines de la société, parle de difficultés à trouver des compétences dans les fonctions support et l’encadrement. «Théoriquement, nous devrions mettre deux mois pour trouver les profils, mais nous en mettons six», témoigne le DRH de Véolia.

Ce n’est pas l’unique entreprise à se plaindre des difficultés à trouver des compétences. Sur le marché, la situation touche tous les secteurs sans exception.

Schneider Electric Maroc a également du mal à trouver des technico-commerciaux. «Nous remplaçons les départs à la retraite et actuellement nous recrutons 5 à 6 personnes», affirme Karim Belcadi, Country manager. Pour lui, la situation économique actuelle est mitigée et c’est l’attentisme. Idem pour Nexans Maroc, dont le plan de recrutement de 2009 dépendra de l’évolution de la conjoncture. «Le plan de 2008 est réalisé à 90%. Nous maintenons nos recrutements pour le remplacement des départs à la retraite ou les démissions», affirme Abdellah Cheguité, directeur des ressources humaines.

Report des chantiers

Pour sa part, Stokvis maintient le cap des recrutements. Depuis 2007, l’entreprise a embauché 85 personnes à raison d’une quarantaine par an. La même tendance sera maintenue en 2009. «Nous recrutons une trentaine de techniciens, des cadres et des employés», précise Chakib Ben El Khadir, administrateur directeur général.
En fait, une des conséquences de la crise financière internationale est la baisse des prix des matières premières. La crise de l’industrie automobile et celle du bâtiment ont réduit par exemple le prix du cuivre. Au Maroc cette baisse du prix des matières premières a créé un climat d’attentisme. Certains chantiers dans le bâtiment ont été reportés, les opérateurs spéculant sur de plus forts reculs des prix. Or, de nombreux opérateurs disposent de stocks importants constitués du temps où le prix des matières premières culminait.

Chez les cimentiers, le repli de l’activité n’affecte en rien les prévisions de recrutement. Driss Cherrak, directeur général Ciment du Maroc, parle de l’embauche d’une centaine de personnes en 2009. L’entreprise se prépare à une extension de son périmètre, notamment avec la mise en service l’année prochaine de son site de Aït Baha. Et c’est un peu près le même schéma pour les autres cimentiers.

Dans l’automobile, secteur touché de plein fouet par la crise financière et le ralentissement économique, le Maroc semble épargné. «Les recrutements pour le Nord se poursuivent et les choses avancent normalement», relève Larbi Belarbi, président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile. Mais la fermeture de plusieurs sites de production en Europe risque d’avoir un impact au niveau local. Ce sont surtout les équipementiers qui pourraient pâtir de la baisse de la demande. En tout cas, la situation au niveau internationale est suivie de près et la bataille pour améliorer les parts de marché s’annonce rude. «Il faudra être compétitif et saisir les opportunités», soutient Belarbi.

Dans le tourisme, l’on table sur la demande interne pour sauver la mise. Marc Thepot, président directeur général d’Accor Maroc, se dit en phase avec ses prévisions: «L’activité à Rabat, Casablanca et le Nord est même supérieure à ce à quoi l’on s’attendait. Ce qui compense les baisses enregistrées à Essaouira et Agadir où la clientèle loisir est en retrait». Et d’ajouter, «nous maintenons nos objectifs d’emploi pour 2009. Nous avons des ouvertures qui doperons la progression de l’activité et de l’entreprise».

De son côté, la société Eaux Minérales d’Oulmès maintient ses prévisions de recrutement pour 2008. Elles concernent surtout les fonctions support. Pour 2009, l’entreprise compte embaucher une quarantaine de personnes, dont une vingtaine d’opérateurs de machine.

Khadija MASMOUDI
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