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Si Moh
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MessagePosté le: Lun Jan 28, 2008 4:59 am    Sujet du message: Enfants Répondre en citant

Présentation d'un rapport sur la situation des enfants au Maroc
MAROC - 23 janvier 2008 - XINHUA

Le Bureau de l'UNICEF au Maroc a présenté, mardi à Rabat, un rapport donnant un aperçu sur l'évolution de la situation des enfants marocains au cours des cinq dernières années.

La grille d'analyse de cette étude inclut différents textes de droit international qui engagent le Maroc, dont la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (CDE).

Intervenant à cette occasion, le représentant adjoint de l'UNICEF au Maroc, Lenin Guzman, a indiqué que "si l'on applique cette méthode d'analyse sur la période 2001-2005, le Maroc a indéniablement accompli des progrès notoires" en ce qui concerne la situation des droits de l'enfant dans les domaines du droit à la protection, à l'éducation et à la santé.

"Le programme de coopération entre le gouvernement marocain et l'UNICEF pour la période 2007-2011 appuie les efforts du Maroc" en ce sens afin de relever le défi de la mise en oeuvre de la Convention des droits de l'enfant et partant, atteindre le 4ème objectif du millénaire pour le développement qui vise la réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans de 2/3 à l'horizon 2015, a-t-il ajouté.

Pour sa part, la ministre marocain de la Santé, Mme. Yasmina Baddou, a rappelé que le Maroc a été parmi les premiers pays qui ont ratifié la CDE (en 1993), ajoutant que le Maroc a pris de nombreuses mesures pour la concrétisation de cette convention, à travers des programmes de vaccination, la promotion des établissements sanitaires et de la médecine néonatal dans les hôpitaux publics.

Selon cette étude, malgré l'extension de la couverture vaccinale (94% en milieu urbain et 84% en milieu rural), près de cinq enfants sur 100 meurent avant l'âge de 5 ans au Maroc.

http://www.jeuneafrique.com/
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Si Moh
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MessagePosté le: Jeu Fév 07, 2008 5:13 am    Sujet du message: Présentation à Rabat du "Guide des droits de l'enfant&q Répondre en citant

Présentation à Rabat du "Guide des droits de l'enfant" et d'une étude sur la violence exercée sur l'enfant au Maroc

Rabat, 05/02/08- Le ministère de la Justice a présenté mardi à Rabat "le Guide des droits de l'enfant" et une étude sur la violence à l'encontre des enfants au Maroc, réalisés en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

Ce guide a été élaboré par ce département dans un nouvel esprit avec une vision globale basée sur une approche qui accorde la priorité au respect des droits de l'Homme en général et au respect des droits de l'enfant en particulier.

Le guide vise à sensibiliser toutes les composantes de la société aux droits de l'enfant, à faire respecter ces droits et les placer au centre des préoccupations du développement.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le ministre de la Justice, M. Abdelouahed Radi, a rappelé que son département a entrepris ces dernières années plusieurs réformes législatives et ce, à travers l'élaboration d'outils juridiques adéquats qui ambitionnent de garantir la protection de l'enfant contre toute forme de violence, qu'il s'agisse d'un enfant délinquant, victime ou en situation difficile.

M. Radi a précisé qu'il a été tenu compte dans ce cadre des principes universellement reconnus et qui consistent notamment en l'incrimination des violences commises à l'encontre de l'enfant et l'adoption de mesures d'urgence pour assurer la prise en charge de l'enfant et sa protection au cas où il est exposé à un danger.

Le ministère de la Justice a érigé en priorité la promotion des droits de l'enfant notamment sa sécurité physique et morale, ce qui illustre une adhésion effective au Plan d'Action National pour l'Enfant (PANE) qui constitue un engagement vis-à-vis de la communauté internationale, a poursuivi M. Radi, ajoutant que cette rencontre offre l'occasion pour réitérer la disposition de son département à déployer davantage d'efforts au niveau central conformément aux dispositions du PANE.

Pour sa part, le représentant adjoint de l'UNICEF à Rabat, M. Lenin Guzman, a indiqué que le Maroc a fait preuve d'un grand engagement s'agissant des questions de l'enfant, engagement auquel ont adhéré les différents secteurs gouvernementaux, a-t-il ajouté, soulignant que le Royaume est le premier pays dans la région du Moyen Orient et d'Afrique du Nord (MENA) à adopter un plan d'action pour l'enfant.

Lors de cette rencontre, il a été également procédé à la présentation d'une étude sur "le phénomène de la violence exercée sur les enfants au Maroc". Cette contribution a été déclinée dans le cadre de l'axe "la protection de l'enfant" du Plan d'Action national 2005-2015 "Pour un Maroc digne de ses enfants".

La réalisation de l'étude s'est basée sur l'adoption d'une approche qui confère la priorité aux droits de l'enfant, notamment son droit à un environnement qui le protège. L'approche suivie se veut participative et prône la concertation ce qui explique la contribution de tous les intervenants dans le domaine de la violence contre les enfants.

L'étude qui tire trois conclusions essentielles révèle que le taux de propagation et de progression de la violence contre les enfants dans ses différents aspects n'est pas déterminé avec précision, tout en déplorant l'absence d'un système unifié d'informations et de collecte de données.

Elle estime également que la situation est alarmante d'autant plus que la violence subie par les enfants est toujours perçue comme un moyen pédagogique et une méthode tolérée sur le plan culturel dans l'organisation sociale. Les femmes exercent la violence sur les enfants dans 10 à 15 pc du total des cas enregistrés, souligne l'étude.

http://www.map.ma/
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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2008 9:22 am    Sujet du message: le travail des enfants Répondre en citant

ندوة في المغرب تبحث القضاء على ظاهرة تشغيل الأطفال

الرباط : «الشرق الأوسط
قال مصطفى المنصوري، وزير التشغيل والتكوين المهني المغربي، ان المغرب صادق على أهم الاتفاقيات الدولية التي تمنع تشغيل الأطفال دون سن الخامسة عشرة، وعبر عن ارادته الراسخة للتصدي لظاهرة تشغيل الأطفال وحماية الطفولة من جميع أنواع الاستغلال الاقتصادي والجسدي والفكري والمعنوي.
وجاءت تصريحات الوزير المغربي أثناء الجلسة الافتتاحية لندوة وطنية حول «ادماج أفضل لعملية محاربة تشغيل الأطفال ضمن التنمية الاجتماعية»، عقدت صباح أمس بالرباط

وأضاف المنصوري أن الندوة تعد مناسبة لتقديم دراسة أنجزت بدعم من منظمة رعاية الطفولة «اليونيسيف» ومنظمة العمل الدولية والبنك الدولي في اطار برنامج «فهم عمل الأطفال»، الذي يهدف إلى تمكين المهتمين بهذا الموضوع من تكوين نظرة عن ظاهرة تشغيل الأطفال من حيث أهميتها، مشيرا إلى أن هذه الدراسة ستمكن من معرفة تحليلية لظاهرة تشغيل الأطفال

وأكد المنصوري أن الحكومة المغربية تبذل قصارى الجهد من أجل الوفاء بالتزاماتها الدولية في مجال حماية الطفولة، موضحا أن وزارته ما فتئت تنجز العديد من البرامج والمشاريع الرامية إلى القضاء على ظاهرة تشغيل الأطفال، مبرزا أن مراجعة المغرب لقانون الشغل مكنه من ادخال تعديلات مهمة في ميدان تشغيل الأطفال، أهمها الزيادة في الغرامات المترتبة عن خرق المقتضيات الضابطة لتشغيل الأطفال

وفي السياق ذاته، أكدت ياسمينة بادو، كاتبة الدولة (وزيرة الدولة) المكلفة الأسرة والطفولة والأشخاص المعاقين، أن المغرب أخذ على عاتقه التزاما دوليا إلى جانب كل دول العالم لتحقيق أهداف الألفية الثالثة، مضيفة أن المغرب سطر مجموعة من البرامج التنفيذية الوطنية التي تهدف لتحقيق هذه الأهداف. وتطرقت مي أيوب، ممثلة «اليونيسيف» في المغرب، إلى أن دراسة أنجزت أخيرا توضح انخفاضا ملحوظا في معدل ولوج الأطفال إلى سوق الشغل، بيد أن عددهم ما زال مرتفعا حيث يصل إلى 600 ألف طفل يزاولون أنشطة مختلفة، وتتراوح أعمارهم بين 7 و14 عاما، مبرزة أن هذا الرقم يمثل حوالي 11% من هذه الفئة العمرية

وأوضحت أيوب أن حوالي 1.3 مليون طفل في سن التمدرس لا يذهبون إلى المدرسة. وأكدت أيوب أن الدراسات المنجزة أوضحت أن الأعمال التي يقوم بها الأطفال مثل الاشتغال بمواد كيماوية أو حمل أشياء ثقيلة تؤثر على صحتهم، إضافة إلى تعرضهم لأشكال مختلفة من التعذيب، مشيرة إلى أن المغرب استطاع تحقيق نوع من التراكم في ما يخص حقوق الطفل خلال السنوات الأخيرة

واعتبر أنيس بيرو، كاتب الدولة (وزير الدولة) المكلف محاربة الأمية والتربية غير النظامية، أن مسؤولية استفحال ظاهرة تشغيل الأطفال يتقاسمها جميع أفراد المجتمع. ووصف بيرو تشغيل الأطفال بـ «العار الموشوم على جبين الجميع»، موضحا أنه لا يمكن الاستمرار في هذا الوضع، فالمكان الطبيعي لكل طفل هو المدرسة. بيد أن احصائية أنجزتها وزارة التربية الوطنية المغربية تشير إلى أن هناك حوالي مليونا ونصف المليون طفل غير مسجلين بالمدارس في مختلف مناطق المغرب


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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2008 9:24 am    Sujet du message: Répondre en citant

الهجرة الى المدن وفقر الأسر وراء تشغيل الأطفال

كشفت منسقة البرنامج الوطني للمكتب الدولي للقضاء على تشغيل الأطفال بالمغرب ملاك بن شقرون أن عدد الأطفال المغاربة المشغلين والمتراوحة أعمارهم ما بين 5 و14 سنة يقدر بحوالي 600 ألف طفل أي 11 في المائة من أصل 4ر5 مليون طفل . وأوضحت بن شقرون في لقاء صحفي حول تشغيل الأطفال عقد بالرباط أن “البحث الوطني حول التشغيل الذي أنجزته وزارة التشغيل بالتعاون مع البرنامج الدولي للقضاء على تشغيل الأطفال أظهر أن توزيع الأطفال الذين يمارسون نشاطا معينا يختلف حسب الجنس والوسط السكاني مشيرة إلى أن النسبة المئوية المتعلقة بالذكور العاملين تقدر ب13 في المائة والمتمدرسين 79 في المائة والذين لا نشاط لهم 8 في المائة يقابلها لدى الفتيات على التوالي 5ر9 في المائة و69 في المائة و21 في المائة

وتبرز أرقام البحث المذكور أن نسبة الذكور من العدد الكلي للأطفال العاملين تقدر ب 58 في المائة مقابل 42 في المائة لدى الإناث . وبالنظر إلى توزيع الأطفال العاملين حسب الوسط السكاني يشير المصدر إلى أن هناك ميلا لدى أطفال الوسط القروي إلى اللجوء إلى العمل أو إلى أن يكونوا بدون نشاط على حساب التمدرس بالمقارنة مع الأطفال في الوسط القروي . وتكشف الإحصائيات الواردة في البحث أيضا أن النسب المئوية للأطفال القرويين في العمل وفي المدرسة وممن لا نشاط لهم تبلغ على التوالي 91 في المائة و57 في المائة و5ر23 في المائة مقابل 3 في المائة و91 في المائة و5ر5 في المائة في الوسط الحضري .( وخلص البحث الوطني حول التشغيل ” إلى أن تشغيل الأطفال هو قروي بالأساس بما أن 87 في المائة من الاطفال العاملين هم من الوسط القروي مقابل 13 في المائة في الوسط الحضري .

وأضاف أن 6ر84 في المائة على الصعيد الوطني لا يتوفرون على أي مستوى دراسي مقابل 4ر13 في المائة لهم مستوى ابتدائي . وتتمثل الأسباب الرئيسية لتشغيل الأطفال على الخصوص في فقر الأسرة و اتساع حجمها والفشل المدرسي والهجرة من البوادي إلى المدن وتفكك الأسرة وتفضيل اليد العاملة الصغيرة في بعض النشاطات. وأشارت بن شقرون إلى وجود ثلاث فئات كبرى لتشغيل الأطفال يجب إلغاؤها بالنظر إلى طبيعتها وتتمثل في الأعمال المنجزة من قبل أطفال تقل أعمارهم عن الحد الأدنى المحدد لهذا النوع من الأعمال والأعمال الخطرة التي من شأنها الإضرار بالصحة الجسدية أو العقلية أو بأخلاقية الأطفال دون سن 18 سنة فضلا عن الأعمال المدانة بذاتها والمصنفة من بين أسوأ أشكال عمل الأطفال . وأبرزت من جهة أخرى أن التشريع المغربي للشغل عرف تجديدات هامة تتعلق بميدان تشغيل الأطفال حيث أخذ المشرع بعين الاعتبار مبادىء الاتفاقيتين الأساسيتين المعتمدتين من طرف منظمة العمل الدولية ( الاتفاقية رقم 138 والاتفاقية رقم 182 اللتين صادق عليهما المغرب

الاندلس للاخبار


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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2008 9:25 am    Sujet du message: Répondre en citant



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MessagePosté le: Ven Fév 15, 2008 11:19 am    Sujet du message: L'Adolescence Répondre en citant

Adolescence
Ces looks qui dérangent les parents


«Gothique», «Tecktonik», «Hip hop», «Punk», «Rock and Metal» sont des styles vestimentaires dont, de nos jours, s'accommode le prêt-à-porter des adolescents. Toutefois, si certains d'entres eux sont fortement influencés par ce genre d'habits «bizarres», lié à la musique qu'ils écoutent ou le groupe d'amis qu'ils fréquentent, d'autres, souvent des filles, suivent la mode des grands. Laughing Rolling Eyes Laughing

Une mode coûteuse, sexy et chic... En effet, ces jeunes demoiselles ne se contentent pas de porter les jeans, baskets, vestes et pulls, elles visent le style classique. Celui adopté par les célébrités (chanteuses libanaises, mannequins …)
La tendance vestimentaire, peut-elle donc changer le comportement, l'attitude et les idéologies des jeunes adolescents ? Et pourquoi les jeunes préfèrent-ils adopter un style précis au lieu de diversifier leurs garde-robe ?
L'argument premier se déduit du témoignage d'Adam, jeune lycéen à Charles de Foucault : «Les jeunes se laissent prendre dans l'univers de la mode la plupart du temps, à cause de ce que disent leurs amis dans leurs dos. Ceux-ci les traitent parfois de ringards et de dépassés. Ne pouvant supporter toutes ces remarques, ils se mettent à suivre la mode vestimentaire à l'aveuglette, ne tenant pas compte du point de vue de la société». Un point de vue, dont la majorité des juvéniles ne se soucie guère.

«Les jeunes s'attachent beaucoup plus à l'aspect vestimentaire, au super look très tendance, plutôt qu'à des valeurs bien plus sûres…Et c'est normal vu leur âge. Je pense qu'il faut rappeler aux parents que si l'enfant adolescent commence à s'habiller d'une façon opposée à la leur, c'est aussi parce qu'il veut, inconsciemment, se mettre à son compte et se démarquer du schéma familial et du contexte social dans lesquels il a évolué», explique Ghizlaine Benjelloun, pédopsychiatre. En effet, l'adulte que l'adolescent est en train de devenir, fait de lui un être qui se cherche. Certains psychanalystes supposent que c'est souvent en s'affrontant au modèle de ses parents que le jeune se construit. S'habiller donc de façon différente lui donne l'impression d'être original et capable d'attirer l'attention de son entourage.
Qu'il s'habille en surfer, en grunge, en punk ou toujours en noir, le jeune adolescent se choisit un signe d'appartenance, une identité d'emprunt qui lui donne l'impression d'exister.

Cool Cool Mais il est inutile de faire tout un drame, car ce look disparaîtra dans des délais assez courts pour laisser la place à un mode vestimentaire plus basique. Etant donné qu'il n'est question que d'appartenance à un mouvement musical, ou tout simplement à un goût immodéré pour une couleur, il n'y a pas de quoi s'affoler.
Souvent, l'affolement et l'inquiétude régissent le quotidien des parents de ces jeunes «atypiques». C'est le cas de la maman de Yassine : «Mon enfant s'habille tout en noir et se coiffe bizarrement. Il me dit que c'est une mode de jeunes. Elle s'appelle la Gothique Attitude. Les filles la suivent aussi. Elles mettent du vernis noir et se maquillent sobrement. Cela fait presque 20 mois que Yassine s'habille "gothiquement". J'ai peur pour lui, l'ancien incident des jeunes dits "sataniques" me fait peur. Je crains qu'il ne bascule vers la dérive. On me conseille de patienter et de le laisser vivre son adolescence mais je n'y arrive plus. Je le suis tout le temps et je le harcèle sans cesse pour qu'il arrête de porter ces vêtements excentriques».

Quand ça devient vulgaire… Evil or Very Mad Evil or Very Mad

Toutefois, si Yassine préfère suivre une certaine mode de jeunes, Chada, 16 ans, ne lui donne aucune importance. Pour elle, ce genre vestimentaire est enfantin, sale et ringard.
Avec sa petite clique de demoiselles, elle préfère adopter le look sexy. «Elle ne porte que les Jeans Slim, pantalons collants, jupes courtes et talons très hauts. Maintenant, elle commence à oser le décolleté. C'est ce qui me révolte le plus», annonce Nadia, la maman. Elle poursuit : «C'est vrai qu'elle fréquente un lycée privé de renommée où se mêlent différents styles décontractés, mais ça me dérange de la voir sortir habillée ainsi.
J'ai beau lui dire que c'est vulgaire et que ça sort de l'ordinaire dans notre société, mais elle refuse de m'écouter.

Elle dit que c'est un choix. Je ne sais plus quoi faire».
En effet, à l'âge de l'adolescence, ce sont surtout les jeunes filles qui risquent de se laisser entraîner dans un look provocant. Tout comme les garçons, elles cherchent aussi à être remarquées, désirées et aimées. Et c'est là où doivent surgir les bases éducatives. Il est important que les parents remplissent leur rôle face à ce genre de comportements.
Inutile de négocier les grandes aberrations, il faut être vigilant et implicite. La jeune demoiselle doit comprendre que son corps est un trésor, inutile de l'exhiber aux autres. Une fois grande, elle saura sûrement comment se comporter pour attirer l'autre.

Toutefois, il sied de rappeler que lorsqu'un changement vestimentaire s'annonce chez l'adolescent (fille ou garçon), les parents doivent détecter s'il s'agit d'une simple mode passagère ou de l'intégration dans un groupe quelconque.
En effet, certaines unions profitent de la sortie des écoles pour vendre aux jeunes un idéal de vie, un espoir, dans un moment où justement, ils ont soif d'idéaux.
Cependant, il faut toujours aller au bout de sa pensée si on s'inquiète des fréquentations de son enfant. Car rien n'est plus utile que de se fier à son intuition parentale… C'est toujours le meilleur des juges !

La Techtonik fait ravage

C'est une compilation de mouvements atypiques inspirés de diverses danses électroniques et du hip-hop adaptés au rythme de la techno et des musiques électroniques et du hard-style.
Concrètement, cette danse s'articule autour d'une palette de mouvements corporels et de figures gestuelles. L'une d'elles consiste par exemple à exécuter avec le bras un mouvement enveloppant autour de la tête : on avance la main vers le cou, près de l'oreille, pour l'engager sur la nuque en direction de l'autre oreille pendant que l'avant-bras passe par-dessus la tête.

Un mouvement perçu comme une stylisation du geste consistant à s'appliquer du gel dans les cheveux. Loin de la danse et de l'aspect technique de la chose, la Techtonick s'impose comme une mode vestimentaire. Jean slim, T-shirts moulants et sweat-shirts à capuchon avec imprimés funky ou rétro avec une prédominance du noir et blanc sont les indispensables vêtements des adeptes de la Tecktonik.


Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
Publié le : 14.02.2008 | 15h26
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MessagePosté le: Dim Fév 17, 2008 4:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

يطالعنا بعض المراهقون والمراهقات في المغرب بمنظرهم الغريب الملفت للانتباه والذي يتجلى في لباسهم وحركاتهم وقصات شعرهم . ففي مدينة كمراكش والبيضاء أصبحنا نشاهد هؤلاء المراهقين في صور لم نكن نعهدها من قبل ،فهل هذا التغيير ناتج عن وسائل الإعلام والفضائيات الحديثة ؟أم سببه ضعف الشخصية والجري واللهاث وراء آخر التقليعات والصر عات الغربية الغريبة التي تتناسل بشكل كبير تحت مسمى الموضة ؟أو هو تقليد أعمى للغرب وتذويب كلي للشخصية العربية الإسلامية؟

فإضافة الى ماجاء في الموضوع السابق الذي أشار إليه أخي العزيز سي موح أصبحنا نشاهد بعض المراهقين والمراهقات وقد علقوا قرطا دائري الشكل على الحاجب أو على اللسان أو على الأنف فقط لإثارة الانتباه. أما قصات الشعر الغريبة فحدث ولا حرج: فهذه قصة القنفذ (تشويكة ) وهذه قصة الكانيش والأخرى قصة الحصان أو قصة الديك (كل القصات فيها تشبه بالحيوان)كما أن البعض يلجأ الى تلوين بعض خصلات شعره بألوان غريبة كالأحمر والأزرق والأصفر. والبعض الآخر أصبحت حلاقة شعره على أشكال هندسية كالمربعات والمثلثات والدوائر تتخللها فراغات كالأسطر التي تسطر على الورق

القضية كما يقول احد علماء النفس ترتبط بما يسمى عبور القيم الاستهلاكية جميع القارات وغزوها للكثير من المجتمعات ومنها المجتمعات العربية

ولكن ينبغي أن لا نغفل عنها بل يجب أن تتضافر جهود الأسرة وجهود المدرسة وجهود وسائل الإعلام للتصدي لهذه الظاهرة بالنصح والتوجيه قبل أن تستفحل

عائشة تمولالي
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MessagePosté le: Lun Fév 18, 2008 5:07 am    Sujet du message: Les effets de la mode occidentale Répondre en citant

Bonjour ma chère soeur Aicha,

C'est zgrita qui avait posté le message objet de ta réponse ci-dessus.

Toutes les composantes de la societé marocaine subissent ce phénomène de l'attrait de la mode occidentale auprès des jeunes.
Ce n'est pas uniquement l'identité Arabo-islamique qui en paie les frais , mais aussi Amazigh.
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MessagePosté le: Lun Fév 18, 2008 2:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

شكرا أخي السي موح على الملاحظة ’وتحية خاصة لاختي الحبيبة زهورلانها أثارث موضوعا حساساأصبح مصدر إزعاج للاسرة وللمدرسةولكل من يهمه امر رجال الغد
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zgrita
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MessagePosté le: Mer Mar 05, 2008 9:40 am    Sujet du message: Répondre en citant

Rabat
L'universalité des droits de l'Enfant
Conférence-débat sur les spécificités culturelles, organisée par l'ONDE



L'Observatoire national des droits de l'Enfant (ONDE) a organisé, vendredi 29 février à Rabat, en collaboration avec la Rabita Mohammadia des ouléma et l'ambassade du Canada au Maroc, une conférence-débat sur l'"Enfant et les religions".




Cette rencontre, qui s'est tenue en présence d'enfants parlementaires, a été l'occasion pour enrichir le débat sur un thème qui occupe une place centrale dans la convention des Nations unies des droits de l'Enfant.
Dans son allocution introductive, Saïd Raji, directeur exécutif de l'ONDE, après avoir rappelé les engagements du Maroc en tant que membre actif au sein des organisations internationales en matière des droits de l'Homme tels qu'ils sont universellement reconnus, a porté un éclairage sur la convention onusienne des droits de l'Enfant. Il a rappelé à cet égard que cette convention est la première du genre dans le domaine du droit international relatif aux droits humains ayant apporté des réponses aux questions de l'universalité et de la spécificité permettant une coexistence culturelle et intellectuelle entre les différentes religions. Saïd Raji a illustré ses propos en indiquant que les spécificités religieuses sont consacrées par l'alinéa 3 de l'article 20 de la convention des Nations unies relatives aux droits de l'Enfant qui reconnaît en matière d'adoption le régime islamique de la "Kafala".

En guise de conclusion, le directeur exécutif de l'ONDE a considéré que cette convention constitue un cadre référentiel modèle qui lie les droits de l'Homme aux référents et aux valeurs religieuses, qui établit un lien entre les droits et les devoirs dans un souci d'équilibre, qui met en avant les vertus du dialogue entre les cultures et les civilisations pour éviter aux peuples les affres des guerres et des conflits et qui offre les conditions et les moyens pour venir à bout des discriminations à base de sexe, de couleur, de langue ou de religion.
Appuyant ses propos par des faits historiques datant de l'époque du Prophète et de Ses compagnons, Ahmed Abaddi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des ouléma a mis l'accent sur les valeurs authentiques de l'Islam qui reconnaissent à l'enfant son droit à exprimer ses opinions et à éclore ses propres potentialités. Il a rappelé à cette occasion qu'actuellement les multinationales bénéficient de l'expérience et de la créativité des enfants qu'elles considèrent comme source d'inspiration, en ajoutant que les droits de l'Homme ne sont plus dissociables des devoirs notamment depuis l'avènement de la troisième génération de ces droits.

De son côté, Gilles Tassé, représentant de l'ambassade du Canada au Maroc, a rappelé à l'assistance l'excellence des relations entre le Maroc et le Canada qui durent depuis plus de 40 ans et qui se renforcent davantage par une présence importante de la communauté marocaine dans ce pays. Il a, par ailleurs, indiqué que comprendre l'Islam est devenu aujourd'hui pour le Canada une nécessité en mettant l'accent sur l'importance de la diversité et du respect de l'autre. Mettant la question de l'enfant dans un contexte global caractérisé par une diversité culturelle, ethnique et religieuse, Patrice Brodeur, titulaire d'une chaire de recherche à l'Université de Montréal sur l'Islam, le pluralisme et la mondialisation, a rappelé les quatre principes sur lesquels repose la convention des Nations unies sur les droits de l'Enfant qui sont : l'intérêt qui doit être porté à l'enfant, la non-discrimination entre les sexes, le droit à la vie, au développement et à la participation.

Le professeur canadien, qui a partagé les fruits de ses recherches avec les participants à cette rencontre, a saisi l'occasion pour attirer l'attention sur la nécessité de créer un espace de dialogue entre les adultes et les enfants.

Selon Patrice Brodeur, les causes principales de la dégradation des droits de l'Enfant dans le monde sont l'interprétation littéraliste et rigoriste des textes sacrés par certains courants religieux extrémistes et la détérioration des conditions économiques dans certains pays dont les premières victimes sont les enfants. En matière d'éducation, l'intervenant a évoqué l'expérience du Québec qui a introduit dans son système éducatif au niveau de l'enseignement primaire un programme d'apprentissage de l'éthique et des cultures religieuses.
Un programme visant à informer les élèves sur les différentes visions du monde et à développer leurs compétences de dialogue. A la fin de son intervention, Patrice Brodeur a exprimé son admiration pour l'expérience marocaine dans le domaine de l'enfance, illustrée par la création de l'Observatoire national des droits de l'Enfant et la mise en place du Parlement de l'enfant.

Remise des ordinateurs

Quelque 150 ordinateurs ont été remis à plusieurs délégations d'enseignement et établissements caritatifs de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs par la région de Bruxelles. Ce don s'inscrit dans le cadre d'une convention de partenariat signée en 2001 entre les deux parties. Dans une déclaration à la presse, le président du Conseil de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, Abdelkébir Berkia, a souligné que ce soutien porte également sur des outils pour menuiserie dont bénéficiera un établissement de formation professionnelle, saluant l'excellence des relations entre les deux régions.
Pour sa part, le ministre du gouvernement de la région de Bruxelles-capitale chargé des Finances, du Budget, des Relations extérieures et de l'Informatique, Guy Vanhengel, a déclaré à la MAP que les actions réalisées dans le cadre du partenariat entre les deux régions concernent plusieurs secteurs, entre autres, l'éducation, la santé, l'environnement et le dépistage précoce du cancer.


Par Driss Lyakoubi | LE MATIN
Publié le : 04.03.2008 | 17h31
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Si Moh
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MessagePosté le: Jeu Mar 13, 2008 5:41 am    Sujet du message: Près de 600.000 enfants sont employés dans des travaux Répondre en citant

Les petites chevilles ouvrières de Fès
Près de 600.000 enfants sont employés dans des travaux plus ou moins dangereux au Maroc

Publié le : 12.03.2008 | 14h56

Ils sont encore des enfants. Mais la vie ne leur a pas fait de cadeau. En effet, pour une raison ou une autre, ces bambins se trouvent dans l'obligation de travailler pour lutter contre les aléas de la vie.

Une lutte qui les prive de vivre le bonheur inhérent à leur bas âge. D'ailleurs ils se fâchent dès qu'on les traite “d'enfants” puisqu'ils se prennent déjà pour des adultes. Adultes et responsables… Pourtant, il suffit de les aborder pour découvrir à quel point ils sont “gamins”. Des rêves, ils en ont mais préfèrent ne pas en parler, car ils pensent ne plus en avoir le droit d'aller à l'école ou jouer avec des enfants de leur âge, puisque ce sont des enfants qui travaillent… Reportage
Il suffit de faire un tour dans l'ancienne médina de Fès pour se rendre compte de la triste réalité. Les enfants travaillent presque partout.

Souvent, ils sont issus de familles qui ont migré à la ville dans l'espoir de trouver un travail décent et fuir aussi les maigres revenus des zones rurales. Mais une fois dans la ville, le rêve s'avère chimérique et les parents se trouvent dans une situation telle qu'ils n'arrivent même pas à payer le loyer et les factures d'eau et d'électricité.

Alors, comme il est plus facile de trouver un travail pour les enfants puisque ils sont sous- payés, ils se voient donc obligés d'aider leurs familles qui se hâtent de caser les garçons dans les petits ateliers et les filles comme domestiques pour “alléger” le fardeau qu'elles ont à assumer… Résultat : l'ancienne médina est devenue une petite ville d'industrie artisanale où les ouvriers ne sont autres que les enfants. En sillonnant les petites ruelles, nous nous arrêtons à “Debaghine” un grand espace dédié- à la tannerie.

Là-bas des adolescents et des enfants travaillent durement pour un salaire de misère. “Dans ces ateliers informels, soit on tient la cadence soit on meurt de faim”, explique Ahmed, 14 ans. A “Séfarine”, un quartier occupé par de petites manufactures de vaisselle en bronze et en argent, les enfants constituent encore une fois presque toute l'équipe des ouvriers. Ali a 8 ans. Pourtant il travaille depuis une année déjà. “Je suis payé 60 DH la semaine”, s'exclame-t-il heureux.
Il continue : “je suis peut-être un peu mal payé mais je sais que l'employeur va m'augmenter prochainement, en plus je suis beaucoup plus avantagé par rapport à d'autres potes qui ne touchent que 40 DH la semaine”. Non loin de là, des ateliers sont assemblés dans un petit quartier obscur à “Rssif”, de petites fabriques de babouches traditionnelles où les enfants occupent un large pourcentage parmi les ouvriers. Certains n'ont même pas atteint l'âge de 8 ans, pourtant ils “bossent” comme des grands.

“J'aurais aimé avoir plus de temps pour jouer mais, bon, ça me fait plaisir quand même de pouvoir aider mes parents et ma sœur. Je sais que si j'arrête de travailler ma sœur s'arrêtera aussi d'aller à l'école et cela me rendra malheureux puisqu'elle constitue le seul espoir de la famille”, explique Abdou, l'un des dix ouvriers entassés dans une petite fabrique de babouches. Lorsqu'on lui a demandé le niveau d'étude de sa sœur il nous répond avec un sourire innocent : “elle est en première année du primaire mais j'ai confiance en elle, et je sais qu'elle deviendra un jour médecin ou architecte”. Le plus dangereux dans cette situation c'est que les employeurs profitent de l'innocence de ces enfants pour les charger de tâches qui peuvent être très dangereuses. Dans les fabriques de babouches par exemple, les enfants sont exposés aux vapeurs de colle et à la poussière.

Des matières qui peuvent causer, à long terme, des troubles respiratoires. Ceci sans parler des risques d'accidents de travail dans les ateliers et les usines utilisant de grandes machines. On parle encore de l'affaire de Othman Moustakim survenue en 2002 à Fès et tout le monde se souvient de cet enfant qui travaillait dans un atelier de fabrication de chaussures à Sidi Boujida à l'ancienne médina de Fès, et qui avait perdu ses deux mains à cause d'une mauvaise manipulation d'une machine pesant 10 tonnes. Ce jeune garçon qui n'avait que 14 ans lors de l'accident a été malheureusement condamné à vivre avec un handicap pour le reste de sa vie à cause de l'indifférence d'un employeur qui a pris la poudre d'escampette dès qu'il a su que la famille comptait porter l'affaire devant la justice…Néanmoins, la faute n'incombe pas seulement à l'employeur…C'est la faute de toute une société et Othman en paye toujours le prix…

La législation marocaine

"Le nouveau code du travail protège les enfants par la fixation de l'âge minimum d'admission au travail à 15 ans révolus au lieu de 12 ans (Art 143). Les sanctions à l'égard des contrevenants ont été rendues plus sévères. Et, un projet de loi interdisant le travail pour les moins de 15 ans et réglementant sévèrement le travail domestique pour les plus de 15 ans est en cours d'étude au secrétariat général du gouvernement.

Ce projet de loi fixe l'âge minimum pour le travail domestique à 15 ans révolus, les conditions contractuelles, les mécanismes de contrôle et de protection et les mesures de répression en cas de manquement aux dispositions de ladite loi", déclare Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. En effet, l'actuel code du travail prévoit plusieurs dispositions relatives au travail des enfants. La loi donne le droit à l'agent chargé de l'inspection du travail de requérir l'examen par un médecin du service public de tous les mineurs salariés de moins de 18 ans pour vérifier si le travail dont ils sont chargés n'excède pas leurs capacités.

Il a aussi le droit d'ordonner le renvoi des mineurs en cas d'avis conforme du médecin à son avis, après examen contradictoire à la demande de leurs parents. Cependant, il très important de faire la distinction entre le travail d'un enfant de moins de 15 ans, interdit par la loi, et le travail des mineurs de plus de 15 ans que le législateur autorise à travailler.

Des chiffres alarmants

“L'enfance a droit à une aide et à une assistance spéciale”, déclare le préambule de la Convention internationale des droits de l'enfant que le Maroc a ratifiée en 1993. Au sujet de l'importance de la famille, il ajoute : “l'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur, d'amour et de compréhension”. Malheureusement, la réalité est loin de cet idéal.

L'enfant fait l'objet d'exploitation aux quatre coins du monde. Le dernier rapport présenté dans le cadre du programme international pour l'abolition du travail des enfants montre que les chiffres officiels font état de 600.000 enfants employés dans des travaux plus ou moins dangereux au Maroc. Une autre enquête réalisée récemment par l'ONDE sur les employées domestiques au niveau de Casablanca présente des chiffres inquiétants, selon lesquels 60% des petites bonnes sont des filles de moins de 15 ans parmi lesquelles 85% sont analphabètes.

Au niveau de “l'abus sexuel” des enfants, les statistiques sont plus alarmantes. Depuis l'ouverture du centre d'écoute de l'ONDE en 1999, 44% des appels au numéro vert concernent des abus sexuels, lesquels représentent 204 des 732 dossiers de maltraitance ouverts par l'Observatoire. Les agresseurs sont des étrangers à 14,1%, des jeunes à 1,9%, des voisins à 3,3 %, des fonctionnaires dans des instituts d'accueil (orphelinat…) à 10%, des employeurs à 43%, des parents à 17,8% et des proches à 10%. Les auteurs ne sont poursuivis généralement que dans des cas très rares. Néanmoins, ces chiffres si inquiétants soient-ils ne reflètent pas pour autant le nombre exact des enfants faisant objet d'exploitation sexuelle.
En effet, l'agression est presque toujours enveloppée de silence car souvent les victimes ne sont pas encore capables de discerner…


Par Yousra Amrani | LE MATIN
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MessagePosté le: Ven Mar 14, 2008 9:32 am    Sujet du message: Vie de famille Répondre en citant

Vie de famille
La discipline, une notion à ne pas négliger
Respect, communication, constance, impartialité … des valeurs primordiales



«Pour qu'un enfant obéisse et soit discipliné, rien ne remplace une bonne gifle», dit le papa d'un enfant de 6 ans. Des propos repris par de nombreux parents pour qui la discipline est synonyme de punition.

Pourtant, ces deux concepts n'ont strictement rien de commun. «La discipline se définit comme étant le respect des règles et des lois qui sont communes à un groupe, une famille, une culture... Elles permettent de vivre ensemble afin de préserver l'équilibre et la pérennité du groupe. Mais par delà les cultures, l'être humain a besoin, pour se socialiser, de la discipline que lui confère son statut social. Au fur et à mesure du développement humain, l'homme s'éloigne ainsi des instincts primaires et de l'état de nature», explique Jalil Bennani, psychiatre et
psychanalyste.

Et c'est justement un des rôles le plus important des parents, et peut être même le plus difficile, c'est d'apprendre la discipline à un enfant car elle lui permettra de se structurer dans un environnement sécurisant. «La discipline conditionne son rapport à l'autorité à l'adolescence et à l'âge adulte.

En fait, la discipline c'est faire d'un enfant "sauvage" un être civilisé qui obéit aux règles de la famille et de la société où il vit. C'est suivre le chemin tracé dans les limites imposées par les grands», souligne Ghizlane Benjelloun, pédopsychiatre. En effet, la discipline positive et efficace aide l'enfant à grandir heureux et bien dans sa peau, l'éduque et l'oriente. Elle le protége des dangers, l'aide à acquérir le contrôle et la maîtrise de soi, à développer son sens des responsabilités, à établir des valeurs, à distinguer le bien du mal, à faire de nouvelles expériences…

Toutefois, la façon dont on enseigne la discipline dépend de l'âge, de la phase du développement, de la personnalité et de nombreux autres facteurs.
«A partir de 18 mois, un enfant commence à comprendre les interdits mais s'y oppose souvent pour imposer sa personnalité en devenir. En fait, il assimile les règles au fur et à mesure de 2 à 6 ans Aussi, il importe de poser des limites dans l'éducation des enfants après avoir respecté la fameuse phase d'opposition de l'enfant entre 18 mois et deux ans. Il faut permettre à l'enfant de s'exprimer, de comprendre les règles, de prendre le temps de les assimiler et de les faire siennes. Quand l'enfant est convaincu des interdits qu'il respecte, il peut aussi spontanément faire la leçon aux adultes qui oublient qu'ils doivent
les appliquer aussi», précise Ghizlane Benjelloun.

Les règles simples et quotidiennes de la vie: bien se tenir, bien se laver, bien manger, bien parler, savoir être poli, serviable, respectueux des autres… sont les premiers éléments à enseigner. Mais pour que la discipline soit efficace, elle doit être encadrée par des valeurs car sans elles, les actions perdent tout leur sens. La première valeur est donc le respect. Les enfants doivent respecter l'autorité de leurs parents et les droits des autres. Si la discipline est dure et s'accompagne d'injures, de cris et d'humiliations, l'enfant aura de la difficulté à respecter sa mère ou son père ou à leur faire confiance. L'impartialité est également de mise. En fait, l'enfant doit trouver la discipline juste. Les conséquences de ses gestes doivent être reliées à son comportement. Autre point important : la constance.

Une discipline qui n'est pas constante déroute l'enfant, quel que soit son âge. Si les parents n'en font pas preuve dans la manière dont ils appliquent la discipline, l'enfant aura du mal à les respecter. Aussi, les parents ne doivent pas permettre quelque chose aujourd'hui et l'interdire le lendemain car cela ne fera que déstabiliser l'enfant. Il est également très important que les deux conjoints soient d'accord sur les règles à suivre et qu'ils traitent l'enfant avec respect, qu'ils soient patients et qu'ils ne oublient pas que leur enfant fera très certainement des erreurs et mais que c'est ainsi qu'il apprendra. «Pour inculquer la discipline, il y a les bonnes vieilles méthodes du bâton (la fessée) ou encore de la carotte (le chantage) mais il ne faut pas oublier que les enfants sont des êtres du langage et ils assimilent parfaitement quand l'adulte prend le temps de leur expliquer les règles et s'il est suffisamment ferme en cas d'infraction», précise Ghizlane Benjelloun.

Aussi, face à une bêtise, la punition ne doit être utilisée qu'en dernier recours. «Il est certes essentiel de punir un enfant à qui on a bien expliqué les règles et qu'on a averti qu'il serait puni s'il ne les suivait pas. Mais la punition a ses règles et ses limites. Il faut éviter d'avoir recours à la violence autant que possible et discuter avec l'enfant avant et après sur le pourquoi, le comment et lui permettre de s'excuser pour le déculpabiliser et enfin l'assurer de l'amour de ses parents malgré la bêtise commise», insiste Ghizlane Benjelloun, pédopsychiatre. En si la discipline est certes difficile à inculquer car cela suppose beaucoup de patience, elle est aussi essentielle pour le futur des enfants. Car ceux qui ont un problème de limites risquent de présenter des troubles de conduite à l'adolescence.
Ils seront opposants, violents, «et pourront même s'adonner aux toxiques ou avoir des conflits avec les autorités», précise Dr. Benjelloun.
Aussi, la prévention est le meilleur remède sans oublier le fait que dire non à un enfant est en réalité un acte d'amour. Et même si ce dernier ne le comprend pas, rien de mieux qu'une bonne discussion en tête à tête !

Réagir face à un enfant indiscipliné

Avant de s'attaquer à un problème de comportement, il convient de réunir tous les renseignements qui s'y rapportent. Les questions à se poser sont: quand, où, comment et pourquoi l'enfant a-t-il ce genre de comportement? Les parents doivent observer le comportement de l'enfant pendant quelques jours afin de comprendre ses réactions.

Les problèmes de santé, les allergies, la mauvaise alimentation, les troubles de l'audition, l'hypersensibilité à la stimulation, les bouleversements de la vie familiale, l'environnement matériel, l'inconstance et les contradictions, de même que l'imprécision des règles et le manque d'attention peuvent tous être des causes reliées à certains problèmes comportementaux chez les enfants. «En fait, face à un enfant indiscipliné, il n'y a pas recette magique car les cas sont multiples et ne se ressemblent pas. Chaque réponse est adaptée au cas. Les parents qui ont du mal à imposer une discipline sont nombreux et l'explication n'est pas univoque. Chacun a son histoire, son enfance à lui et son rapport aux règles et aux enfants. Aussi le mieux est de discuter avec l'enfant», conclut Ghizlane Benjelloun.

Par Dounia Z. Mseffer | LE MATIN
Publié le : 13.03.2008 | 14h53
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MessagePosté le: Ven Mar 14, 2008 10:09 am    Sujet du message: La discipline Répondre en citant

Les parents doivent donner l'exemple
«La motivation est un facteur fondamental»

Explications : DR Jalil Bennani, psychiatre et psychanalyste


Pourquoi la discipline est-elle importante dans l'éducation d'un enfant ?

La discipline c'est la sociabilité. Pour être avec les autres, il faut sortir de soi-même, de ses besoins et de ses désirs propres. Il faut savoir renoncer, donner et recevoir. Pour être bien éduqué, l'enfant doit apprendre le sens de l'effort. Sans ce dernier, il ne peut être utile à lui-même, à ses proches et à la communauté. Il en découle que le principal objectif de la discipline est celui de respecter les lois afin de pouvoir vivre en communauté.

Y a-t-il différentes méthodes pour inculquer la discipline ?

En premier, les parents doivent donner l'exemple en faisant eux-mêmes ce qu'ils demandent à l'enfant. Ils doivent eux-mêmes respecter les règles qu'ils lui demandent d'observer. On ne peut, en tant que parents, outrepasser des règles et des conduites et demander aux enfants de faire le contraire. Lorsqu'un enfant demande, par exemple, la permission de sortir, il n'est pas toujours utile de se comparer à lui et de lui parler de notre propre enfance ou adolescence. Il ne faut pas mélanger les âges et les époques. Ce qui était valable autrefois ne l'est plus aujourd'hui. Il faut être attentif à son époque et exiger de l'enfant qu'il se prépare à son avenir. Il faut savoir récompenser l'enfant qui obéit et inversement punir celui qui ne respecte pas les règles. La motivation est un facteur fondamental.

Est-ce que la punition est une bonne méthode ?

Il y a différentes formes de punition. La violence physique n'en est pas une. Les brimades non plus. La frustration, la privation par contre aident à supporter le manque et à ne pas s'installer dans la transgression des interdits.

Que faire dans le cas d'un enfant indiscipliné qui refuse d'obéir à ses parents ?

On peut le punir en lui ordonnant de faire des tâches, en le privant des sorties, d'argent de poche… Même s'il convient de distinguer les petites et les grandes indisciplines, il ne faut jamais céder sur les règles, sinon cela entraîne des dérives difficiles à rattraper. En fait, la discipline se réfère à la question de l'autorité. Cette autorité est celle qui fait la loi, non pas la loi juridique, mais celle constitutive de l'être humain en tant qu'assujetti au langage.

A partir de quel âge un enfant commence à assimiler ce que lui enseignent ses parents ?

Compte tenu de la «loi du langage», le processus commence à l'âge de deux ans et progressivement l'enfant intériorise la discipline avec ce qu'elle suppose de frustrations et d'interdits. Vers cinq ou six ans, l'enfant assimile ces notions. C'est l'âge où il est confronté à des désirs oedipiens, ceux qui le confrontent aux identifications aux parents de sexe opposé, période au cours de laquelle les interdits font partie de sa structuration et de son entrée dans le monde adulte.

Quelles peuvent être les conséquences à court, moyen et long termes pour un enfant qui manque de discipline ?

L'enfant peut prendre de mauvaises habitudes. Mais il y a plus. En l'absence de discipline vis-à-vis des autres et vis-à-vis de lui-même, l'enfant risque de ne pas avoir les acquisitions nécessaires à son équilibre et à son développement social. Il peut compromettre son avenir.

Par LE MATIN
Publié le : 13.03.2008 | 14h58
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MessagePosté le: Lun Mar 17, 2008 12:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Témoignage d’un praticien

Les enfants souffrent d’un manque d’encadrement et de la démission des parents et des éducateurs

Il m’est très difficile d’aborder le problème de la toxicomanie avec la neutralité bienveillante dont doit s’entourer tout psychiatre. En effet c’est un sujet qui doit nous interpeller tous, quel que soit le rôle que nous pourrions jouer dans la société. La toxicomanie reste et devrait être au premier plan des préoccupations quotidiennes de tout citoyen digne de ce nom. Qui d’entre nous n’a pas été un jour ou l’autre touché directement ou indirectement par les retentissements néfastes, tant sur le plan individuel que collectif, de ce mal.

En tant que praticien, c’est l’une des maladies mentales les plus fréquentes que nous avons vu s’aggraver sous nos yeux au cours de notre vie de médecin et de psychiatre. Cantonnée auparavant dans une certaine classe sociale, dans notre pays elle est devenue un phénomène de masse. Dans le passé l’apanage des adultes, elle est devenue actuellement un comportement qui atteint nos adolescents et même nos enfants.

Il convient d’abord de s’entendre sur ce que l’on appelle communément la toxicomanie qui fait partie intégrante des conduites addictives. Il s’agit de l’usage immodéré d’un toxique absorbé quotidiennement et à dose progressivement croissante à la recherche d’une sensation de bien-être induite par le produit. Avec le temps le sujet ne peut plus s’en passer entraînant ainsi une dépendance précédée d’une période d’accoutumance. La situation peut être résumée en un essai qui va devenir peu à peu habitude et l’habitude besoin et le besoin qui se transforme en une nécessité.

Il va sans dire que quand le phénomène devient nécessité tous les moyens pour se procurer le produit en question deviennent un jeu d’enfant au détriment bien sûr de tout ce qui pa