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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Mar 08, 2008 6:00 am Sujet du message: Environnement |
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Développement propre
Fès en passe de devenir une ville pionnière
La capitale spirituelle du Royaume est en passe de devenir une ville pionnière en matière de développement propre, à travers la mise en place de projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, selon un parterre d'industriels marocains et étrangers.
S'exprimant, jeudi à Fès, lors d'un Workshop sur les projets de mécanismes de développement Propre (MDP), des spécialistes œuvrant notamment dans le secteur industriel ont indiqué que la région de Fès-Boulemane dispose actuellement d'une stratégie de développement durable, citant la mise en place de l'un des grands projets MDP du Maroc, à savoir la station d'épuration des eaux usées de Fès qui abritera des unités de digestion des boues et de cogénération du biogaz.
Ils ont, à cet effet, rappelé que le Maroc dispose d'une stratégie de promotion des investissements à travers les MDP qui prévoit la mise en place des bases institutionnelles et structurelles requises pour opérationnaliser ces mécanismes et le renforcement des capacités nationales dans ce domaine pour promouvoir le potentiel MDP du Maroc.
Cette stratégie, ont-ils souligné, s'articule autour de plusieurs axes, dont la mise en place de l'Autorité nationale désignée MDP (AND MDP), l'élaboration des procédures à suivre au niveau national pour accompagner le développement MDP et la sensibilisation des opérateurs économiques intéressés sur les opportunités du MDP et ses procédures, ainsi que le renforcement des capacités des ONG en matière de MDP.
Les participants ont ainsi rappelé que le Maroc a ratifié l'accord de Kyoto qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), relevant qu'un commerce de certificats d'émissions entre pays développés et pays émergents a été instauré à cet effet.
Le MDP, ont-ils expliqué, permet aux pays industrialisés et à leurs entreprises de financer des réductions d'émissions dans les pays en voie de développement et de recevoir en retour des crédits d'émission qui leur permettront de dépasser les quotas d'émission qui leur ont été alloués.
Et d'ajouter que ces mécanismes encouragent les investissements privés, nationaux et internationaux, dans des projets réduisant les gaz à effet de serre et contribuent ainsi au développement durable et au transfert de technologies propres vers le Maroc.
Les projets MDP demeurent une source importante d'investissement et de financement pour beaucoup d'industries au Maroc, ont-ils indiqué, relevant dans ce sens que ce processus permettra particulièrement à la région de Fès-Boulemane de tirer profit des diverses possibilités de financement qu'offrent les entreprises des pays industrialisés.
Les projets MDP offrent une excellente opportunité pour des pays émergents d'attirer des investissements dans la modernisation et l'assainissement de certains secteurs clés de leur économie, ont-ils précisé.
Ce workshop organisé par le Centre régional d'investissement de la région Fès-Boulemane (CRI), l'Association marocaine de catalyse et environnement (AMCE), et South Pole Carbon Asset Management Ltd, un des leaders mondiaux du marché carbone, vise à sensibiliser les grandes entreprises privées et publiques de la région de Fès-Boulemane aux MDP et à promouvoir la réalisation de projets concrets dans la région.
Cette rencontre a été l'occasion de jeter la lumière sur diverses opportunités qu'offre le MDP en matière de transfert de technologies propres visant l'amélioration de l'environnement, notamment le développement des énergies renouvelables, l'amélioration de l'efficacité énergétique et une gestion plus saine de déchets.
Par MAP
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Mar 13, 2008 4:45 am Sujet du message: Le gouvernement déclare une guerre aux pilleurs de sable |
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Environnement : Le gouvernement déclare une guerre ouverte aux pilleurs de sable
Plusieurs mesures visant à lutter contre l’exploitation illicite du sable viennent d’être prises par la commission ministérielle en charge de ce dossier. Un plan d’action sera présenté dans 15 jours pour mettre en œuvre les différentes décisions arrêtées.
Des brigades de contrôle, régionales ou provinciales seront instituées pour lutter contre l’extraction des sables de sites non autorisés. C’est ce qui a été décidé lors d’une réunion de la commission interministérielle chargée de l’examen de la problématique de l’exploitation illicite du sable, tenue le lundi 10 mars à Rabat. Ces brigades composées de l’Autorité locale, des services de sécurité, des Eaux et Forêts, de l’Equipement et du Transport et de l’Environnement seront placées sous la coordination des Commissions régionales de suivi des carrières et seront dotées d’un mode de fonctionnement, de zones de compétences et d’attributions bien définies.
Cette réunion fait suite à celle qui avait été tenue le 11 décembre dernier pour le lancement d’une réflexion globale sur la problématique d’exploitation des ressources et les enjeux de leur préservation.Cette première réunion avait ainsi conduit à la mise en place de deux commissions. La première commission, animée par le ministère de Karim Ghellab, s’est vu confier l’analyse de l’offre et de la demande en sable. La deuxième commission, animée par le secrétariat d’Etat à l’Eau et à l’Environnement a été chargée des aspects juridiques et de contrôle.
A l’issue de cette réunion, plusieurs mesures ont été prises afin de lutter contre cette pratique illégale. Outre l’institution de brigades de contrôle, la commission ministérielle a décidé de mettre en place un dispositif assurant la traçabilité de l’origine du sable dans les constructions et les chantiers réalisés pour le compte de l’Etat, les collectivités locales, les établissement publics ainsi que les entreprises concessionnaires de gestion des services publics. Parmi les autres initiatives figure aussi la mise en œuvre de solutions alternatives à savoir le sable de dragage et de concassage.
Pour cela, il sera procédé à l’identification des sites éligibles et au lancement d’appels d’offres pour l’octroi de concessions d’exploitation et de commercialisation du sable de dragage, avant mi-2008. S’agissant du sable de concassage, une étude d’identification des sites potentiels de production sera lancée pour permettre à travers des appels d’offres l’octroi de concessions d’exploitation et de commercialisation.
Un comité mixte chargé du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre des décisions arrêtées a été mis en place. Ce dernier présentera dans un délai de 15 jours, un plan d’action de mise en œuvre des différentes recommandations qui ont été formulées et rendra compte régulièrement à la commission ministérielle de l’état d’avancement des différentes actions entreprises.
Selon le ministère de l’Equipement et du transport, près de 15 millions de m3 ont été consommés en 2005 et il est prévu une consommation de 20 millions de m3 en 2010 et 26 millions de m3 en 2015. Au Maroc, les principales sources de sable pour la construction restent les plages et les dunes bordières. Les plages de Tamaris dans la région de Casablanca, Houara et Ghandori à Tanger, et les dunes bordières des régions de Chlihet et de Lemnassra à Kenitra, de Oualidia dans la région de Safi et de Sidi bou Kssibat à Larache ont été fortement impactées.
Le 12-3-2008
Par : Leila Zerrour
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Mar 13, 2008 5:44 am Sujet du message: Initiative pour la gestion responsable des forêts marocaines |
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Lancement jeudi à Rabat d'une initiative pour la gestion responsable des forêts marocaines
Rabat, 12/03/08- Le Fonds mondial pour la nature (WWF) lancera, jeudi à Rabat, une initiative pour la gestion responsable des forêts du Maroc à travers l'organisation d'un forum national sur la certification forestière.
Cette démarche, qui vise à garantir la gestion durable des forêts marocaines, contribuera au renforcement des valeurs environnementales, sociales et économiques de ces forêts, indique un communiqué du WWF.
"Nous sommes à un moment crucial pour l'avenir des forêts marocaines et nous nous réjouissons de la très forte mobilisation du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), des entreprises, des ONG, des institutions et des chercheurs autour de la certification FSC", a déclaré Paolo Lombardi, directeur du WWF-Méditerranée.
M. Lombardi a indiqué "qu'à travers l'adoption du FSC, il devient possible de préserver, sur le long terme, le patrimoine forestier et économique du Maroc".
La certification FSC (Forest Stewardship Council) constitue la reconnaissance mondiale d'une gestion forestière économique viable, respectueuse de l'environnement et des droits sociaux, précise la même source.
"Les avantages économiques, écologiques et sociaux de la certification FSC constituent un atout majeur pour mobiliser tous les acteurs concernés afin de faire face à la dégradation des forêts et de garantir ainsi la pérennité du patrimoine forestier marocain", a indiqué, pour sa part, Bouzemouri Benhammou, directeur du développement forestier au HCEFLCD.
A noter que le label FSC est un système de certification et de surveillance de la forêt qui assure la traçabilité des produits forestiers grâce à une chaîne de contrôle permettant un suivi de la matière première jusqu'au produit fini.
http://www.map.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Mar 17, 2008 4:23 am Sujet du message: La forêt Oued Nfifikh en voie de disparition |
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Protection de l'environnement
La forêt Oued Nfifikh en voie de disparition
En dix ans, le site s'est rétréci d'environ 40%
Publié le : 16.03.2008 | 11h41
La forêt d'oued Nfifikh est sur le bord de devenir un désert avec des conséquences catastrophiques sur l'équilibre de l'écosystème de la région du Grand Casablanca.
En dix ans, cette forêt a connu une dégradation terrible. Elle s'est rétrécie d'environ 40%. La zone de l'ouest a reculé à hauteur de 60 à 70%. Durant les années 90, la forêt était l'objet de plusieurs coupes.
Cette surexploitation a engendré une énorme dégradation à cause d'une utilisation immodérée des ressources de la forêt. Il s'agit du problème du surpâturage et surtout des problèmes causés par la population riveraine qui utilisent les ressources forestières comme moyen de subsistance.
La forêt est également touchée par deux maladies, en l'occurrence la chenille processionnaire et l'insecte phoracantha. Le premier s'attaque aux pins et le second touche les arbres de l'Eucalyptus. Ce qui rend inefficace toute opération de reboisement. A tout ceci s'ajoute la présence des lapins qui détruisent les petits arbrisseaux nouvellement plantés.
L'opération de reforestation menée par le département des Eaux et Forêts au cours de l'année 1998 s'est soldée par un échec total puisqu'elle n'a pratiquement rien restitué. La seconde engagée en 2003 sur une superficie de 100 ha a, par contre, connu un taux de réussite de 40 à 50%. Il faut dire que le rythme de la dilapidation du patrimoine est plus important que celui de la replantation. Pour sauver cette forêt, il faut doubler, voire tripler la capacité de reboisement et contrôler le problème du pâturage.
De par sa position, cette forêt, qui est un véritable patrimoine de la région, devrait faire l'objet d'un plan de sauvegarde et de mise en valeur. En dépit de ce rétrécissement, aucun plan n'est à l'ordre du jour même pas un programme pour le traitement des ravageurs précités. Pourtant, la forêt au Maroc a toujours fait l'objet d'une attention particulière des pouvoirs publics. Elle a toujours été considérée comme un patrimoine de grande valeur utilisé par les générations présentes, et devant être préservé et légué aux générations futures. En cas de sa disparition, l'équilibre de l'écosystème de la région serait fortement menacé.
La ration en espace vert par habitant serait également diminuée. Alors que celui-ci est actuellement un mètre carré par habitant, ce qui est loin des normes reconnues par l'OMS et qui sont de l'ordre de 20 m2 par habitant. Ce ratio est même loin très loin de beaucoup d'autres pays notamment la Tunisie qui possède un ratio des espaces verts de 8,54m2 par habitant.
Il est à signaler que la région est connue pour son micro climat. La forêt accueille du mois de février à avril de chaque année environ 1.500 à 2.000 personnes qui viennent pique-niquer sur les lieux.
Définitions
L'insecte Phoracantha est apparu en masse en 1981 au Maroc. Ses larves creusent des galeries dans l'écorce et le bois de l'Eucalyptus. Les arbres vigoureux résistent tandis que les sujets affaiblissent, même passagèrement, et les rondins abattus sont très vite colonisés.
La chenille processionnaire est un ravageur des pins à l'appétit féroce et à laquelle il vaut mieux ne pas se frotter. Elle devient urticante au troisième stade (octobre). Quasiment indestructible, cette chenille peut rester active plusieurs années dans le sol et constitue un danger permanent. Elle provoque aussi des démangeaisons.
Par Abderrahman Ichi | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Ven Mar 21, 2008 8:56 pm Sujet du message: 2008 |
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2008 restera une des dix années les plus chaudes de l’histoire
La température moyenne mondiale sera un peu moins élevée en 2008 que ces dernières années mais restera parmi les dix plus chaudes de l’Histoire, ont estimé jeudi des experts du service météorologique britannique et de l’Université d’East Anglia.
La température mondiale devrait être en 2008 supérieure de 0,37 degré à la température moyenne à long terme enregistrée sur la période 1961-1990 qui s’établit à 14 degrés celsius. Mais 2008 sera également l’année la plus froide depuis l’an 2000, en raison de la forte influence du phénomène climatique "La Nina", caractérisée par une baisse de la température. Son cousin, le phénomène "El Nino", se traduit quant à lui par un réchauffement.
"Le phénomène La Nina, actuellement fort, va limiter les températures en 2008. Mais la température moyenne devrait rester significativement plus élevée qu’en 2000, quand une Nina aussi forte avait limité les températures à 0,24 degré au-dessus de la moyenne 1961-90. Un net réchauffement va probablement reprendre une fois que l’effet de La Nina aura décliné"", a déclaré Chris Folland, expert au Met Office, les services météos britanniques.
Quant à 2007, pressentie pour être l’année la plus chaude dans l’Histoire de la planète, sa température moyenne ne s’est finalement classée qu’au septième rang, se situant à 0,41 degré au-dessus de la moyenne de 1961-90.
Ces chiffres ne prennent en compte que les onze premiers mois de 2007, décembre restant à compiler.
Phil Jones, directeur de l’Unité de recherche climatique à l’Université d’East Anglia, a cependant mis en garde contre tout excès d’optimisme.
"Le fait que l’année 2008 soit prévue d’être une année plus froide que ces sept dernières années, et que 2007 n’a pas battu le record établi en 1998, ne signifie pas que la hausse de la température mondiale n’a plus lieu", a-t-il déclaré.
"Ce qui compte, c’est le taux du réchauffement : la période 2001-2007, avec une moyenne de 0,44 degré au-dessus de la moyenne 1961-90, était plus chaude de 0,21 degré que la période 1991-2000"", a-t-il expliqué.
Les dix années les plus chaudes sont : 1998, 2005, 2003, 2002, 2004, 2006, 2007, 2001, 1997 et 1995.
L'Opinion.ma
Le 21 mars 2008 |
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naim Webmaster


Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 1498 Localisation: Marocco
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Posté le: Jeu Mar 27, 2008 10:28 am Sujet du message: Gestion des forêts |
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Gestion rationnelle des forêts
L’expérience marocaine mise en exergue par le Fonds Mondial pour la Nature
De nos jours, les problèmes qui menacent notre couvert végétal dans leurs formes comme dans leurs dimensions sont bien connus et il est donc impératif de mettre sur pied une véritable politique de développement pour venir à bout de la menace grandissante que représentent le recul du couvert végétal, la déforestation et l’extinction de la faune et de la flore de façon générale.
En effet, il est tout à fait évident que l’atteinte aux espaces forestiers a de plus en plus de conséquences sur le plan socio-économique aussi bien quantitativement pour le nombre de secteurs et de personnes affectés, que qualitativement pour les modes de vie qui s’en trouvent bouleversés.
Conscient de ce phénomène, notre pays ne cesse de renforcer les mécanismes de contrôle et de protection de l’environnement dans le cadre d’une vision considérant la préservation de la sphère écologique dans toutes ses composantes comme un élément fondamental dans l’équation du développement intégré et durable. C’est cette approche qu’il a adopté dans le cadre de son plan d’intervention décennal (2005-2014), visant le développement du secteur forestier. Une approche qui privilégie la participation et le partenariat et concilie entre les objectifs de la conservation des ressources forestières nationales et la nécessité de répondre aux besoins des populations en la matière. Aujourd’hui, les principaux axes du programme d’action mis en place par le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts portent notamment sur la sécurisation du domaine forestier, l’aménagement des bassins versants et des aires protégées, les domaines de la chasse et de la pêche continentale et la lutte contre les incendies de forêts.
C’est cette stratégie qui a valu au Haut Commissariat en charge du secteur forestier, la reconnaissance du Fond Mondial pour la Nature (WWF). Celui-ci, lors du lancement, récemment à Rabat, de l’initiative pour la gestion responsable des forêts du Maroc, à travers l’organisation d’un forum national sur la certification forestière, s’est dit « réjouit de la très forte mobilisation du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, des entreprises, des ONG, des institutions et des chercheurs autour de la certification Forest Stewardship Council (FSC). Celle-ci, dont les avantages économiques, écologiques et sociaux constituent un atout majeur pour mobiliser tous les acteurs concernés afin de parer aux dangers de désagrégation du patrimoine forestier, confirme la reconnaissance mondiale d’une gestion forestière économique viable, respectueuse de l’environnement et des droits sociaux des usagers et des riverains.
Certes, l’expérience capitalisée par notre pays, depuis son indépendance, dans le domaine forestier fait qu’il est en mesure aujourd’hui d’intégrer le double défi du développement durable et de l’impérieuse nécessité de placer le développement humain au cœur du développement rural. Une orientation qui le crédite d’un positionnement stratégique tout en lui offrant les outils appropriés d’une politique de développement locale et régionale, basée sur une culture d’inclusion et de participation en lieu et place d’une gestion conflictuelle de l’espace.
Bien des défis que le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts a dit clairement sa volonté de relever au prix d’une volonté collective d’agir, d’un travail de partenariat et au prix d’actions de proximité. Tous ces choix justifient le partage de l’information, de l’action et de la recherche à travers des réseaux intégrés, des mécanismes fédérateurs et des pôles d’excellence autour notamment des centres et instituts de recherche, les universités, les organisations internationales et les ONG de développement.
En somme, ce sont de nouveaux modes de production, de consommation et d’utilisation que les pouvoirs publics érigent au rang de priorité dans leur action. Des modes qui ambitionnent de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
A contrario, c’est à des complications plus inextricables avec des choix plus réduits qu’il faut s’attendre.
Abdelkader MOUHCINE
Lopinion.ma _________________ http://sawtna.nice-forums.net/ |
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naim Webmaster


Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 1498 Localisation: Marocco
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Avr 05, 2008 9:28 am Sujet du message: Inconscience |
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Inconscience
Il fallait s’y attendre, les agissements anti-écologiques du Maroc le remettent encore une fois sur la sellette. Il vient ainsi de se faire rappeler à l’ordre et de manière très critique par un rapport de l’Union européenne. Dans la région méditerranéenne, écrivent les rédacteurs, «un haut lieu de biodiversité», le tourisme est en train de provoquer des dégâts énormes, directs et indirects sur les écosystèmes.
Pour le Maroc, les conséquences sont fatales: feux de forêts très fréquents et espèces menacées. A ce niveau, le pays détient un triste record car sur les 7.000 espèces identifiées, une sur quatre est menacée. D’autres sont complètement perdues.
Face à ce tableau déplorable, que dire encore. Les chiffres et les faits parlent d’eux-mêmes.
Depuis des années, les défenseurs de l’écologie s’égosillent à qui veut bien les entendre, des reportages montrent l’ampleur de cette facture écologique dont le pays n’arrive toujours pas à s’en débarrasser.
Nos villes se sont lancées, à en perdre haleine, à la course au développement, ignorant totalement l’environnement. C’est bien beau de parler de développement durable, de tourisme vert, de préservation des ressources… mais à quoi cela sert-il de laisser ces concepts dans les grandes salles de réunion? Juste pour faire plaisir? Juste pour être en phase avec les tendances actuelles?
Il y a une chose assez aberrante, celle concernant le comportement des Marocains, de véritables massacreurs de leur environnement. Ni les citoyens ni les autorités ne semblent tenir compte de cette donne. On jette des détritus partout , on fait des profits en polluant, on construit du béton à perte de vue, on détruit des plages… et tant pis pour les animaux et la santé des hommes.
De la pure inconscience qui va nous mener droit au mur. Cela risque de faire mal. Très mal.
Meriem OUDGHIRI
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Avr 09, 2008 4:43 am Sujet du message: CDG Développement crée un fonds forestier |
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CDG Développement crée un fonds forestier
· Un fonds d’investissement et de gestion de 200 millions de DH
· Géré par la Société forestière de la CDG et la CDC française
· Boisement de 25.000 ha sur 10 ans
C’ÉTAIT dans le pipe depuis le 27 septembre 2005. C’était à l’issue des 7e Rencontres franco-marocaines des chefs de gouvernement, du temps de Driss Jettou et Dominique de Villepin. Les deux Premiers ministres avaient alors signé un accord de mise en oeuvre d’un protocole portant sur trois projets dont un fonds forestier (Leconomiste.com).
L’annonce de la création de la toute nouvelle Société forestière de la CDG procède de ce protocole dont les termes stipulent que la CDG et sa filiale, Eucaforest, travailleront avec la Caisse de dépôts et de consignations (CDC) et sa filiale, la Société forestière, à la création d’un instrument financier d’investissement permettant de reboiser 25.000 ha sur 10 ans. Ce fonds d’investissement qui devrait être doté de 200 millions de DH sera conçu pour accompagner la création d’une société de gestion forestière dont la gestion sera confiée à la CDG. C’est désormais chose faite.
La Société forestière de la Caisse de dépôts et de gestion (SFCDG) est ainsi la première société de gestion d’actifs forestiers au Maroc. Au capital de 5 millions de DH, elle est détenue à hauteur de 70% par CDG Développement, filiale du groupe CDG, et à 30% par la première société de gestion d’actifs forestiers en Europe, filiale de la CDC. A noter que la Société forestière de la CDC gère un patrimoine de 200.000 ha en France et 90 fonds forestiers environ.
De même, la SFCDG va gérer, dans un premier temps, deux fonds dont l’un existe déjà depuis quelques années, créé par CDG Développement, ce Fonds Eucaforest. Ce fonds constitue «un véhicule d’investissement dédié exclusivement à la production et la commercialisation de stocks de bois d’eucalyptus pour le compte de Cellulose du Maroc».
Une façon d’assurer la sécurisation de l’approvisionnement de sa maison mère, dit-on au sein de la direction des suivis de développement des filiales de CDG. Eucaforest gère environ 30.000 ha dédiés de plantations de bois d’eucalyptus dont plus des 2/3 sont déjà plantés et en production. Le second, appelé Fonds Maroc Forêts (FMF), est créé par la CGD en partenariat avec la CDC. «Il aura pour finalité la production de bois suivant des modalités de gestion et de développement durable.» Selon de toutes premières informations, ce fonds investira à la fois dans les plantations de bois d’eucalyptus pour le marché local et dans la production de bois d’oeuvre. A noter que FMF investira aussi dans des plantations destinées à la production de bois de feu. Toutefois, on annonce qu’une partie de ces plantations sera réservée à la production de bois d’œuvre de qualité sur le long terme. Le FMF se donne 10 ans pour y arriver.
Les prestations de la SFCDG se feront pour le compte de ses clients, propriétaires forestiers, dans le cadre de mandats de gestion moyennant des honoraires.
Le 1er CA dans les prochains jours
IL ne fait aucun doute: «Ce projet forestier s’intègre parfaitement dans les orientations stratégiques de développement durable de CDG Développement.»
Les motivations des administrateurs, qui devront déterminer les instances d’administration managériale lors du premier conseil prévu courant de ce mois, s’en trouvent justifiées.
Ce conseil présidé par Rachid Slimi, administrateur-directeur général de CDG Développement, est composé de Khalid Laraïchi, directeur de cabinet du DG de la CDG, Hassan Boubrik, SG de la CDG, Houda Chafil, directrice de la Stratégie financière à CDG Développement et de Myriam Rondet, responsable Etudes et Développements nouveaux à la Société forestière de la Caisse de dépôts et de consignations.
Bachir THIAM
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 4:36 am Sujet du message: Une expédition contre la désertification fait escale au Maro |
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Une expédition contre la désertification fait escale au Maroc
Enrayer l'expansion du désert du Sahara
Sensibiliser les pays d'Afrique situés le long du désert du Sahara sur les effets indésirables de la désertification et promouvoir une compagne de l'environnement visant à préserver le continent africain des menaces permanentes consécutives à l'empiétement du désert. Voilà les principaux objectifs de l'expédition dans laquelle se sont embarqués, depuis le 9 mars à Lagos au Nigeria, huit écologistes nigérians.
Cette aventure écologique est conduite par le très célèbre écologiste et fondateur de l'ONG « Fight Against the desert encroachment » (FADE), Newton Jibunoh. Ce dernier mène depuis plusieurs années une lutte incessante contre les dangers de la désertification. Et l'expansion persistante de ce phénomène. L'expédition traversera treize pays africains et européens. Avant de s'achever à Londres.
Après le Bénin, Togo, Ghana, Burkina Faso, Mali et Sénégal, l'expédition a fait une halte pour la première fois au Maroc, le 31 mars dernier, en provenance de la Mauritanie.
Le Royaume est la dernière étape africaine de cette épopée qui se rendra aussi dans plusieurs pays d'Europe. Ici, le groupe d'écologistes posera ses valises en Espagne, Allemagne, France, Belgique et au final au Royaume-Uni.
L'étape marocaine a été marquée par la tenue à Rabat d'une rencontre avec la presse, mardi 2 avril, organisée par l'ambassade de la République fédérale du Nigeria au Maroc. Et, animée par l'ingénieur-écologiste Newton Jibunoh. En présence des membres de l'équipe qui accompagnent l'écologiste, de nombreuses personnalités et invités. Au cours de cette rencontre, l'écologiste nigérian de la première heure a présenté à l'auditoire les raisons qui l'ont amené à monter ce projet, son intérêt ainsi que le déroulement de cette expédition.
Insistant sur la nécessité de prêter attention à l'évolution de ce phénomène, Newton Jibunoh s'est attardé sur les conséquences des effets indésirables qu'ils pourraient avoir sur les pays concernés et les populations, soulignant que « le phénomène a beaucoup progressé. C'est notamment vrai pour le Maroc et l'Algérie où l'avancée du désert est devenue préoccupante ».
Pour autant, et malgré la gravité de la situation, l'écologiste reste confiant quant aux solutions pouvant enrayer l'expansion de la désertification. Une lueur d'espoir du reste à notre portée. « La bonne nouvelle est que des solutions existent pour réduire un tant soi peu l'expansion de ce phénomène », rassure l'auditeur citant l'exemple de quelques pays qui ont réussi à endiguer la progression du désert. A l'instar des USA avec le Nevada (Arizona).
Après avoir consacré plusieurs années à militer pour la sauvegarde de l'Afrique des dangers de la désertification, Newton Jibunoh, aujourd'hui âgé de 70 ans, songe désormais à passer la main.
En effet, l'écologiste a déclaré au cours de cette renco ntre que cette expédition était sa dernière. « Je mène cette lutte depuis l'âge de 17 ans. Je pense qu'il est temps pour moi de passer le flambeau au reste de l'équipe qui saura mener à bien l'expédition. J'aimerais transmettre ma passion pour ce métier à d'autres, qu'ils ressentent ce que j'ai pu ressentir durant toutes ces années de lutte en traversant le plus sublime désert d'Afrique », a-t-il déclaré ému.
Enfin, Nexton Jibunoh a appelé les autorités africaines à s'investir véritablement dans la lutte contre la désertification progressive du continent. « J'exhorte les gouvernements africains d'inscrire ce phénomène au centre de leurs priorités. Si un effort n'est pas fait dans ce sens, la situation pourrait s'aggraver de plus belle. Par ailleurs, vu l'ampleur du phénomène, il est impératif de mettre tout le monde à l'œuvre. On doit absolument faire un effort pour faire en sorte que la vie continue sur terre », a-t-il conclu.
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Avr 15, 2008 4:42 am Sujet du message: Le cèdre menacé par la mafia du bois |
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Environnement : Le cèdre menacé par la mafia du bois
07 Avril 2008
Les cédraies du Maroc sont menacées de disparition dans l’Atlas et dans le Rif, notamment au mont Tidighin. Le cèdre est victime de la mafia du bois et du réchauffement climatique qui ne favorise guère sa régénération. Depuis une année, les ONG locales à Khénifra et Kétama, ont brisé le silence qui règne sur ce dossier depuis des décennies. L’exploitation industrielle de cet arbre, centenaire en Atlas et dans le Rif, ne bénéficie pas à la population locale. Un réseau d’élus locaux et de notables se partagent le gâteau.
Cèdre
Juste après le drame des enfants morts à Anfgou l’hiver dernier, dans la province de Khénifra, la section locale de l’AMDH avait organisé un sit-in devant la délégation régionale des Eaux et Forêts de Khénifra pour dénoncer la mafia du bois. À Kétama, connue pour la culture du cannabis, une petite association locale avait réussi à fédérer une centaine d’associations nationale et internationale, pour arrêter l’hémorragie. La cédraie marocaine est assez particulière, elle est notamment menacée par un surpâturage chronique qui dévaste les sous-bois, et la régénération de la forêt.
En effet selon les spécialistes, le cèdre ne se régénère pas aussi facilement, contrairement à d’autres variétés d’arbres. Le 24 juin dernier, l’association Kétama pour le développement et l’environnement, avait organisé, en présence de plusieurs habitants de la région, un sit-in de protestation contre la passation d’un marché pour l’abattage et l’exploitation d’une grande superficie de la forêt de cèdres dans la montagne de Tidighine. La transaction a été faite par la Direction régionale des Eaux et Forêts de Taza, en faveur de la commune rurale, Abd El Ghaya Souahel, à Kétama, qui a passé à son tour le marché à un promoteur privé de Ghafsai.
Glissements de terrain
L’Association considère que l’opération va à l’encontre des conventions internationales qui préconisent la sauvegarde du patrimoine écologique, en plus du refus, par la population, de l’extermination de la forêt. Car le cèdre ne peut pas être replanté. Le réchauffement climatique empêche le bourgeon du cèdre de prendre racine. Les habitants de la région sont contre l’abattage, car la déforestation cause des glissements de terrain et favorise l’appauvrissement du sol.
Selon un conseiller de la Commune rurale, Abd El Ghaya Souahel, à Ketama : «la passation du marché au promoteur privé, a été faite en contrepartie d’un montant de 1.180.000 de DH, ajoutant que le marché était limité à 400 mètres carrés. Mais dans la réalité, la superficie prise par le promoteur dépasse de loin ce chiffre». Une journée après le sit-in, les responsables des Eaux et Forêts sont arrivés sur les lieux. Le promoteur en question a même déposé plainte auprès du procureur du Roi à El Hoceima contre Ayyad Hadrati, le président de l’Association Kétama pour menace contre ses employés sur le lieu d’abattage des arbres, lors du sit-in. Hadrati a été convoqué aussitôt au poste de gendarmerie de Kétama. Soutenue par diverses associations, notamment l’Instance Nationale de défense des biens publics au Maroc, qui avait mandaté un avocat pour suivre l’affaire sur place, la plainte a été aussitôt retirée. Selon un habitant, à chaque fois que les habitants de la région s’organisent, les autorités locales les menacent de poursuites pour incitation à la culture du cannabis, une façon pour museler la contestation dans cette région où la corruption est reine.
Dans la région de Khénifra, les habitants d’Ait Hnini ont dénoncé à leur tour la mafia de la cédraie pour la première fois, au mois de décembre 2006. Les Aït Hnini, tribu relevant du cercle de Sidi Yahya Ousaad, sont montés au front pour protester contre la mafia de la cédraie. Ici, le garde forestier est un représentant du makhzen, particulièrement indésirable. La majorité des habitants de la montagne a des démêlés avec les «boughaba». De nombreux procès verbaux sont établis à l’encontre des habitants pris en flagrant délit de coupe ou de pastoralisme. Pourtant, ils affirment avoir un droit sur les terres tribales. Idem pour l’abattage du sanglier, qui ravage leur maigre potager la nuit.
Les gardes chasses infligent de fortes amendes à toute personne qui les abat. L’administration organise des battues pour limiter leur prolifération, mais leur nombre reste non contrôlé. Ce qui ouvre grand, la porte au braconnage. Chez les Aït Hnini, le droit coutumier punit tout habitant du douar qui coupe un arbre. Le contrevenant est obligé de nourrir 60 membres de la tribu. Si la même personne récidive, elle est lourdement sanctionnée. L’Administration, qui est censée protéger la forêt, est accusée de tous les maux. Selon un responsable de cette administration, «on ne peut pas poster un garde forestier devant chaque arbre, de plus les communes rurales, sont elles, plus responsables».
Selon un militant associatif : «la corruption est la cause de tous les maux. Elle fait perdre à toute la province de Khénifra sa seule richesse : la cédraie». Certaines sources affirment qu’il existe un Yalta entre les élus locaux, le garde forestier et les «Guémaras», les voleurs de bois de cèdre qui sont pour la forêt, ce que les braconniers sont pour le gibier. Les coupeurs de bois agissent souvent la nuit, mais le bruit de l’abattage des arbres se fait entendre à des kilomètres à la ronde.
Une richesse en danger d’éradication
Les arbres sont acheminés, en plein jour, vers d’autres villes où ils sont sciés et coupés. Le prix du cèdre débute à 4 000 DH le mètre cube brut pour finir à 12 000 DH prêt à l’emploi. Parfois, les voleurs de bois disposent même d’autorisations légales de coupe, qui sont présentées aux gendarmes dans la route.
Après des années de lutte pour la protection du cèdre dans la forêt des Ait Hnini, des résultats concrets ont été réalisés. Selon Aziz Akkaoui, président de la section de l’AMDH à Khénifra : «le comité local des ait Hnini et l’AMDH commencent à récolter les fruits d’une longue et infatigable lutte pour sa protection dans la région. Ainsi, et grâce aux combats menés par tous les moyens légaux par la section AMDH khénifra : communiqués de presse, pétitions, sit-in, réunions … Des commissions d’enquêtes, dont l’AMDH, ont été dépêchées sur les lieux pour constater la catastrophe écologique occasionnée par la mafia du cèdre, avec la complicité flagrante de certains responsables des Eaux et Forêts». Selon une source locale, 6 lieux ont été inspectés dans la forêt par la commission, qui devait normalement en inspecter 13.
La commission a constaté le massacre de 350 arbres avec une moyenne de 300 ans d’âge pour chaque arbre. Après enquête d’une Commission administrative, le garde forestier de Idikel a été déchargé de ses fonctions et muté à Tounfit, en attendant d’autres mesures disciplinaires. Le chef de district de Moulay Yaakoub, cercle de Lakbab, dont relève le territoire en question, a été rappelé à la délégation des Eaux et forêts de khénifra. Selon une source bien informée, d’autres responsables locaux et régionaux sont également dans le collimateur. Selon Aziz Akkaoui : «La forêt du cèdre dans le moyen Atlas et plus particulièrement dans les régions suivantes : Ajdir, Aguelmam Azegza, sources Oum Rabiaa, Ait Hnini et Tounfit, est en voie d’extinction définitive si des mesures urgentes ne sont pas prises.
Le cèdre est considéré comme une richesse nationale et comme un patrimoine universel par les nations Unies, qu’il faut protéger. Cet arbre majestueux et imposant, qui peut vivre des siècles entiers et ne croit que dans de hautes altitudes (1500 m et plus), est aujourd’hui une proie facile à une mafia locale à dimension nationale. Comment peut-on abattre un arbre qui a plus de 2 ou 3 siècles en 2 ou 3 minutes ? Les responsables locaux, régionaux et nationaux : Eaux et forêts, gendarmerie, ministère de l’Intérieur … sont évidemment au courant de ce massacre écologique, mais pour des raisons que tout le monde connaît, personne ne fait rien». Depuis 1992, les recettes forestières rapportent au trésor de plus en plus d’argent, de 359 millions DH en 1993 à 659 millions DH en 2003.
Chaque année les Eaux et les Forêts ouvrent des enchères publiques pour l’exploitation de la forêt. Les régions concernées sont définies dans un plan d’aménagement forestier établi pour une période allant de 20 à 25 ans. Le prix payé par les adjudicateurs de ces appels d’offres publics, varie en fonction du prix du bois exploité. Deux millions d’hectares sont aménagés pour l’exploitation actuellement. 410.000 hectares sont exploités au Moyen-atlas, suivis par les régions du Centre et Nord-Ouest (Maâmora), qui totalisent respectivement 280.000 et 204.000 ha. Sept types de bois sont exploités de manière régulière : le cèdre, le chêne-liège, le chêne vert, le thuya, l’arganier, le genévrier et le pins.
Drame écologique
On assassine bien l’oasis de Figuig
Dans la région de Figuig, c’est un autre drame écologique qui est en train d’être commis. Selon une source locale, des centaines de palmiers dattiers sont arrachées de l’oasis de Figuig, pour être transportées vers Oujda et Nador. Les palmiers, qui sont achetés à Figuig à 500 DH sont vendus à Oujda et Nador à des établissements hôteliers pour 6.000 DH. Selon notre source, 14 associations locales se sont mobilisées pour démasquer ce trafic. Une lettre a été envoyée au Pacha de la ville de Figuig, le directeur provincial de l’Agriculture, le maire et le gouverneur. Les ONG de Figuig envisagent même de bloquer les camions qui transportent les palmiers pillés, si rien n’est fait par les autorités pour préserver l’oasis de Figuig, classée comme patrimoine universel.
3 questions à Abderrahim Diab*
«il faut encourager les investissements dans le domaine de reboisement pour l’exploitation du bois».
La Gazette du Maroc : Quels sont les différents dangers qui guettent la forêt en général et la cédraie en particulier au Maroc actuellement ?
Abderrahim Diab : En ce qui concerne les dangers introduisant la régression progressive de la forêt, qui atteint une vitesse d’une trentaine de milliers d’hectares par an, il importe de souligner que la cause principale, est la pression anthropique, qui est trois fois plus que la capacité de productivité de la forêt. Ce qui se traduit par le besoin d’espaces pour le pâturage du bétail, le besoin en bois de feu qui consomme 25000 ha annuellement, les incendies, extensions pour avoir plus de terrains agricoles et les maladies.
Pour ce qui est du cèdre, le Maroc dispose de l’espèce appelée Cèdre de l’Atlas ou Cèdre Bleu (Cedrus Atlantica) qui est une espèce endémique. La cédraie s’étend sur une superficie de 131 000 ha, soit 25 millions de m3 de bois, répartis essentiellement au niveau du Rif, l’Anti-Atlas et le Haut Atlas Oriental. L’ennemi numéro 1 du cèdre, est la qualité excellente de son bois utilisé depuis l’antiquité, surtout dans la menuiserie de luxe. Il y a également les champignons (le Mjéi et le Saboune) et les insectes (la chenille processionnaire). Dernièrement, nous avons assisté à une demande accrue de cette espèce, vu sa valeur, qui peut dépasser facilement la trentaine de millions de centimes l’arbre. Ce qui pousse à des exploitations illégales et anti-écologiques, notamment dans la région de Khénifra et Tidrhine au Rif. Sachez que le cèdre a une longévité exceptionnelle qui peut atteindre 2000 ans. Au Maroc, un doyen abattu au début du siècle a été évalué à 900 ans.
Le reboisement de la forêt de cèdre est-il un moyen efficace pour la régénérer?
Oui, le reboisement de la forêt est un moyen pour régénérer la forêt, mais ce n’est pas du tout suffisant. En effet, on parle d’un taux de reboisement annuel de 25000 ha qui est en dessous des superficies qui disparaissent annuellement. Il faut plus d’efforts, mais en matière de reboisement, il faut aussi s’ouvrir sur les autres domaines autres que le domaine forestier, notamment au niveau des terres collectives et chez les particuliers.
Quelle stratégie pour préserver le patrimoine écologique forestier au Maroc ? Des erreurs d’introduction de variétés d’arbres exogènes ont-elles étés commises  ?
Malheureusement, la forêt marocaine n’est pas considérée par la loi comme patrimoine écologique. Elle est surtout considérée comme source de richesse socio-économique. Le dahir de septembre 1976 stipule que les recettes forestières sont versées dans les caisses des communes rurales. C’est à partir de la révision de ce dahir, qu’il faut commencer, pour établir une vision et une stratégie, afin de préserver ce qui reste de nos ressources forestières, car nous pouvons importer le savoir faire et les espèces les plus adaptées à notre pédo-climat. Il y a eu l’introduction d’espèces pour des considérations qui étaient justifiées en leur temps, notamment l’utilisation de l’eucalyptus pour faire face aux marécages dans la région du Gharb ou pour la production du papier. Nous disposons de compétences nationales dans ce domaine. Toutefois, ce qui nous manque, c’est la volonté politique. Cette volonté doit trancher, dans le sens où elle doit considérer par la force de la loi la forêt comme patrimoine écologique et rien qu’écologique et en même temps, encourager, par des mesures d’incitations fiscales, les investissements dans le domaine de reboisement pour l’exploitation du bois.
Mohamed El Hamraoui
(*) Ingénieur agronome - Spécialiste des Sciences du Sol
au Département de l’Environnement
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Jeu Mai 08, 2008 5:20 am Sujet du message: El Ksiba : Mobilisation pour le développement durable |
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El Ksiba : Mobilisation pour le développement durable
Une manifestation socioculturelle et sportive a été organisée dans la ville pour promouvoir le développement durable.
L’Association pour le développement et la protection de l’environnement d’El Ksiba a organisé du 25 au 27 avril 2008 à El Ksiba une manifestation socioculturelle et sportive en étroite collaboration avec la plupart des acteurs locaux (collectivités locales, associations de quartiers et un certain nombre de personnalités originaires de la région) sous le thème : «Le rôle de la société civile dans le développement durable».
Cette première rencontre était l’occasion de donner à cette région la place qu’elle mérite pour son développement compte tenu de ses potentialités et de son histoire. De par sa situation géographique (altitude supérieure à 1100 m, paysages naturels attrayants), la zone d’El Ksiba offre un milieu propice au développement du sport, notamment l’athlétisme, et le tourisme de montagne. Ceci s’explique par le choix de cette zone par de nombreux athlètes pour leurs entraînements.
Au terme des interventions et les travaux des ateliers, les recommandations retenues par les participants ont concerné d’abord l’ancrage du principe de la société civile en tant que partenaire incontournable pour tout projet de développement durable. Aussi, il a été question de donner une importance aux ressources naturelles dont dispose la ville d’El Ksiba (altitude, montagnes et autres paysages), en tant que véritable levier de développement économique. Les participants ont aussi insisté sur la nécessité d’intégrer la région dans les circuits de tourisme de montagne (construction des gîtes, organisation de randonnées,…), et aussi de valoriser les produits de terroir locaux ( des produits alimentaires et de l’artisanat fabriqués localement).
http://www.aujourdhui.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Sam Mai 31, 2008 5:19 am Sujet du message: Le Sud à l'heure de l'écologie |
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Protection de l'environnement
Le Sud à l'heure de l'écologie
Festival de développement durable du 29 mai au 1er juin
Publié le : 30.05.2008 | 16h44
A Marrakech le folklore se déchaîne sur la place Jamaa Lafna. Conteurs, voyantes, musiciens berbères dansant avec un coq sur la tête.
Non loin d'eux des jeunes troupes musicales à la «Nass El Ghiwane» jouent ou frappant très fort sur leurs instruments pour faire plus de bruit pour attirer le public. Juste à côté, ce soir des gens attablés mangent avec appétit grillades, soupes, escargots, etc. Si les animateurs de cette place mythique ne semblent pas avoir trop de soucis sur ce qui se passe sur la planète en matière de violation de l'environnement et de réchauffement climatique, d'autres personnes se préoccupent vraiment de l'avenir des générations futures.
Ainsi, l'association «Pour un Maroc vert» organise du 29 mai au 1er juin le premier festival africain d'écologie et de développement durable en partenariat avec le parc de loisirs Terre D'amanar installé à 30 Km de la ville ocre. Jeudi et vendredi sont des journées réservées aux professionnels tandis que samedi et dimanche sont ouverts pour le grand public.
Arrivé sur place, le public découvre un mariage entre tradition et modernité. D'un côté, il y a des tentes berbères pour préserver le cachet régional, de l'autre il existe un dôme haut design pour accueillir les conférences équipées de tables et de sièges fabriqués avec du carton. Non loin de là, des poubelles de tri sélectif ont été installées pour promouvoir une gestion durable des déchets.
Sur le terrain des organismes publics sont présents comme le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) pour faire connaître leurs programmes notamment le projet d'économie de bois en dotant les hamams (bains publics) de chaudières améliorées qui assurent une économie de bois de 50% et avec un bon retour sur investissement.
D'ailleurs, cet organisme se lance aujourd'hui dans la généralisation des programmes sur l'ensemble du territoire en signant des conventions avec les régions Souss Massa, Meknès-Tafilalet et dernièrement Casablanca.
Des associations de développement durable sont là également, telles que la Fondation Zakoura pour le microcrédit qui actuellement instaure un projet de tourisme rural pour permettre aux villageois de ne pas quitter leurs terres et aller s'exiler dans les villes. Ainsi pour garantir la qualité de ce projet, cette ONG lance un label écotourisme. Zakoura fait également de l'accompagnement et la sensibilisation de ses adhérents aux problèmes de l'environnement. «Nous proposons aussi à nos adhérents des modules de sensibilisation à la protection de la forêt comme l'implantation d'arbres ou la santé», explique Laïla Triki, directrice de l'accompagnement des micro-entrepreneurs.
Toujours du côté de la société civile, on notera la présence d'autres associations telles que «Atlas fil couleurs» de Khénifra qui réalise des produits artisanaux (tapis) avec des plantes tinctoriales comme la garance qui produit des couleurs qui durent longtemps.
Cette association est épaulée dans son travail par l'ONG internationale SIFE dont l'objectif est d'encourager le partenariat entre entreprises, universités, grandes écoles et société civile. «Il y a des volontaires américains du Corps de Paix et nous sommes également soutenus par le SIFE de l'institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV) de Rabat», indique El Krouchni Ahmed, président de cette association qui dénonce l'exploitation des populations locales par la bazariste et les autres intermédiaires. Pour lutter contre ce phénomène, une boutique de commerce équitable a été créée dans le village Terre d'Amanar et une autre a vu le jour à Marrakech grâce à l'ONG Solidarité développement (SODEV).
Quant aux autres activités proposées par ce festival des défenseurs de la nature, on peut noter des conférences sur le tourisme rural avec présentation du projet «Destination» sur la côte méditerranéenne. Un programme de tourisme durable financé par l'Union européenne pour trois pays du côté Sud de la Méditerranée : Maroc, Algérie et Tunisie.
Lors de cette occasion, les intervenants ont insisté sur le fait que l'Etat devra contrôler durement tous les nouveaux acteurs qui investissent dans ce secteur pour éviter d'avoir, après, des surprises. D'autres conférenciers ont également abordé la difficulté dans l'application des lois de protection de l'environnement : air, eau, déchets et autres. Cette réunion a servi à la présentation d'une société oeuvrant pour le développement durable comme Norsyafrique dont l'objectif est de faciliter l'accès à la connaissance pour mieux vivre.
Ses projets menés depuis quelques années au Maroc se sont focalisés sur les jeunes et l'école : permettre d'y accéder, améliorer les établissements scolaires et renforcer les moyens pédagogiques. Les organisateurs de ce rendez-vous avec l'écologie ont prévu aussi la projection de documentaires comme «La vérité qui dérange» du prix Nobel Algore pour dénoncer l'impact de l'industrie sur l'environnement.
Déforestation
Le bois de feu, première source énergétique pour des activités traditionnelles au Maroc (chauffage et usages domestique en milieu rural, hamams et fours), représente actuellement 30% de la consommation énergétique totale. Cette forte pression sur la biomasse ligneuse conduit à un déséquilibre entre la production durable et la consommation en bois et entraîne inéluctablement des phénomènes de déforestation, de désertification et d'érosion des sols. Environ 6 millions de tonnes de bois sont utilisés annuellement pour répondre à la demande, dont un million pour les 5000 hamams à travers le pays. Le monde rural, à lui seul, consomme 88% de ce bois-énergie d'approvisionnement souvent informelle et donc difficile à contrôler et réguler. La consommation urbaine (hamams et fours) représente les 12% restants. Un ménage rural utilise en moyenne annuelle 5 tonnes de bois dont 81% pour la cuisson, 15% pour le chauffage et 4% pour le hamam individuel.
Par Rachid Tarik (Marrakech) | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Jeu Juin 05, 2008 12:35 pm Sujet du message: "Villes prpres" |
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Lancement de l'opération «Villes propres»
Pour une approche structurelle de la protection de l'environnement
En journées internationales, et elles sont nombreuses, tout le monde cède à la célébration et à l'expression des espoirs.
Ce 5 juin, le monde a rendez-vous avec la Journée internationale de l'environnement. Une date qui sonne plus comme une sirène d'alerte. Tant et si bien que les menaces qui pèsent sur la planète Terre sont de plus en plus pressantes. Les discours sur les changements climatiques, parce que trop médiatisés ces derniers temps, ne sont qu'une partie d'un ensemble de pesanteurs dont l'humanité risque de payer le tribut. La prise de conscience est réelle, mais les actions tardent à venir. Car, au-delà des constats, de Rio à Kyoto en passant par d'autres escales, le vrai défi demeure que les pays industrialisés se mettent d'accord, non seulement sur les principes de base, mais aussi sur les modes opératoires. Qu'à cela ne tienne. Ce n'est pas pour autant que les responsables croisent les bras en tournant les pouces. Au Maroc, ce ne sont pas les efforts qui manquent, en vue, justement de préserver l'avenir des générations montantes, ce qui passe forcément par la protection de l'environnement. Outre les actions menées par la Fondation Mohammed VI, qui ne s'inscrivent nullement dans le circonstanciel, mais participent d'une vision globale, l'implication de la société civile, bien qu'encore timide, se veut aussi un levier dans cette bataille pour un environnement meilleur. Au gouvernement, on planche sur des plans d'action devant se muer, en définitive, vers une vraie stratégie. Cette dernière devant concerner tous les aspects annexes de la question environnementale. En attendant, cette journée du 5 juin est sous le signe de l'action ponctuelle. En effet, la journée internationale, version locale, sera marquée par le lancement d'un programme libellé «Villes propres». Et c'est le Secrétariat d'Etat chargé de l'eau et de l'environnement qui en est l'initiateur. Cette opération prendra son départ officiel à Salé et qui consistera en plusieurs volets. On retiendra, entre autres, des actions de nettoyage et de lutte contre les points noirs, mais aussi le réaménagement et la réhabilitation des espaces verts. De même qu'il s'agira d'actions relatives à l'amélioration de la qualité de l'air et à l'économie d'énergie. Les objectifs sont importants, certes, encore faut-il inscrire la démarche dans une dimension structurelle.
Par E.B.S. | LE MATIN
Publié le : 04.06.2008 | 19h20 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Jeu Juin 05, 2008 12:42 pm Sujet du message: Appel à une faible émission de carbone |
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Journée Internationale de L'environnement
Appel à une faible émission de carbone
Pour établir un diagnostic de la situation écologique au Maroc
Le Maroc célèbre ce jeudi, à l'instar de la communauté internationale, la Journée internationale de l'environnement qui constitue une occasion d'établir un diagnostic de la situation écologique du pays et de réfléchir aux actions à mettre en œuvre en vue de préserver notre environnement.
Placée cette année sous le thème "Non à la dépendance ! Pour une économie à faible émission de carbone", cette journée a pour objectifs également de sensibiliser la population marocaine à la nécessité de veiller à la préservation de l'environnement à travers l'organisation de différentes activités dans plusieurs villes du Royaume.
En effet, un diagnostic de la situation environnementale du pays révèle que les ressources naturelles ont de plus en plus de mal à se renouveler et à assurer leur pérennité ce qui constitue un handicap majeur au développement économique et social au Maroc. Selon le département de l'environnement, le milieu naturel est caractérisé par une diversité biologique riche mais menacée, une surexploitation et une dégradation des forêts, un littoral constamment menacé et des oasis en situation d'agonie.
La situation environnementale au Maroc se caractérise également par une fragilité des ressources en terres, due principalement à l'importance de l'érosion, de la salinisation et de l'urbanisation des terres agricoles et une dégradation alarmante de la qualité des ressources en eau due au retard considérable enregistré dans la dépollution des rejets. Parmi les autres problèmes environnementaux auxquels fait face le Maroc, figurent la menace potentielle de la santé humaine en raison de la dégradation de la qualité de l'eau et de l'air dans les principales agglomérations et une gestion des déchets solides et ménagers peu maîtrisée, caractérisée par une quasi-absence de décharges légales et contrôlées.
Pour faire face à cette situation, le secrétariat d'Etat chargé de l'eau et de l'environnement a élaboré en concertation avec l'ensemble des départements et organismes concernés, une stratégie nationale pour la protection de l'environnement à moyen et long termes qui comporte plusieurs programmes fédérateurs dont la protection et la gestion durable des ressources en eau à travers le renforcement de la gestion intégrée des ressources, l'amélioration de la gestion des eaux souterraines et des conditions d'accès à l'eau et la lutte contre la pollution.
Cette stratégie vise aussi à assurer une protection et une gestion durable des ressources en sol, en adoptant des actions relatives à la lutte contre l'érosion et à l'amélioration de la gestion des sols, ainsi qu'une protection de l'air et la promotion des énergies renouvelables en optant pour le développement de ces énergies et à l'amélioration de la qualité des produits pétroliers.
La protection et la gestion durable des milieux naturels et particulièrement les forêts, les oasis et le littoral à travers le renforcement des capacités en matière de gestion durable de la biodiversité, la sauvegarde des oasis et la mise en place d'un programme de développement socio-économique des populations de montagne figurent aussi parmi les principaux axes de cette stratégie. Le département de l'environnement a accordé également un grand intérêt, dans le cadre de cette stratégie, à la prévention des catastrophes naturelles et risques technologiques majeurs en prévoyant des actions relatives à l'amélioration de la connaissance des risques naturels et technologiques, ainsi qu'à l'amélioration de l'environnement urbain et pré-urbain à travers le développement des programmes d'assainissement liquide et solide.
Outre les mesures prises au niveau gouvernemental, l'engagement du Maroc en faveur de l'environnement a connu un tournant important en juin 2001 avec la décision de S.M. le Roi Mohammed VI de créer la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, dont la présidence effective est confiée à S.A.R. la Princesse Lalla Hasnaa. Cette fondation, qui a pour mission d'impliquer les forces vives du pays en matière d'environnement, de fédérer les volontés et de développer et d'accélérer l'action citoyenne, a initié une démarche partagée impliquant tous les acteurs sous le signe : "Tous pour l'environnement" et qui se base sur trois piliers, à savoir le partage de l'engagement, une stratégie pour le développement durable et l'éducation des plus jeunes.
La protection de l'environnement constitue donc une priorité pour le Maroc et c'est pour cette raison que plusieurs activités ont été programmées cette année dans le cadre de la célébration de cette journée internationale qui marque l'ouverture, en 1972, par l'Assemblée générale des Nations unies de la Conférence de Stockholm sur l'environnement humain, ainsi que l'adoption d'une résolution à l'origine de la création du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Parmi ces activités initiées par le secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'environnement en collaboration avec des partenaires publics et le tissu associatif ainsi que par le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification figurent notamment des actions de nettoiement et d'éradication des points noirs, le réaménagement et la mise en valeur des espaces verts, l'amélioration du cadre de vie des écoles publiques, outre des campagnes de sensibilisation et de communication dans certaines villes du Royaume. Cette journée sera également marquée par l'organisation de journées d'étude, d'ateliers et de rencontres et par la projection de films documentaires au profit d'élèves et encadrants sur l'éducation à l'environnement, outre des visites de terrain à certaines forêts et réserves naturelles.
La journée du 5 juin constitue donc une occasion pour sensibiliser la population à la problématique de l'environnement qui doit être l'affaire de tous : acteurs politiques, économiques, sociaux et de la société civile.
Villes propres
Le secrétariat d'Etat chargé de l'eau et de l'environnement procédera, ce jeudi à Salé, à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de l'environnement, au lancement d'un programme intitulé "Villes propres" et d'une campagne de sensibilisation sous le thème "Salé, ville propre". Le programme "Villes propres" prévoit diverses actions de nettoyage et de lutte contre les points noirs, le réaménagement et la mise en valeur des espaces verts, l'amélioration de la qualité de l'air et l'économie de l'énergie.
Sont programmés à l'occasion du lancement de cette campagne à Salé la signature d'accords de partenariat portant sur l'entretien des services sanitaires de quelques établissements scolaires, l'aménagement d'espaces verts outre des actions de nettoyage, d'hygiène et de lutte contre la prolifération des ordures
ménagères. Il est également prévu de procéder au réaménagement de jardins publics, d'organiser les 6, 9 et 10 juin des tables rondes sur "La gestion des ordures" ménagères et "Le rôle des associations de la société civile dans la gestion environnementale".
Par MAP
Publié le : 04.06.2008 | 16h18
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