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Formation aux métiers du tourisme

 
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Si Moh
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MessagePosté le: Ven Fév 01, 2008 4:43 am    Sujet du message: Formation aux métiers du tourisme Répondre en citant

Tourisme: Boussaïd promet de traiter le handicap de la formation

· 50.000 lauréats d’ici 2012

· Refonte des métiers du tourisme à l’étude

· Le plan d’action vise l’ouverture de 10 stations balnéaires à l’horizon 2013


«Terminer les chantiers ouverts de la Vision 2010 et définir la Vision 2020». Mais, entre-temps, lancer un plan d’action pour couvrir la période charnière. C’est l’essentiel du mode opératoire du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohammed Boussaïd. L’occasion? Le point de presse tenu mardi 29 janvier à Rabat. Pour Boussaïd, il s’agit d’assurer «un bon atterrissage de la Vision 2010 avant de préparer le décollage de la Vision 2020». Dès lors, comment se présente le programme 2008-2012? Il se décline en 5 priorités.

La première vise l’achèvement des chantiers avancés de la Vision 2010. Il s’agit du plan Azur et ses 6 stations balnéaires. La station de Saïdia ouvrira ses portes en mai-juin 2008. C’est une année décisive, selon le ministre, car «il s’agit d’accompagner l’ouverture de cette station».

Lixus ouvrira en 2009 et les stations Mazagan, Mogador et Taghazout en 2010. Par ailleurs, «le plan Azur a fait des petits». Il s’agit de Smir à Tétouan et Oued Chbika à Tan Tan dont les travaux démarreront au 2e semestre 2008 et s’achèveront respectivement en 2009 et 2013. Deux autres stations s’ajouteront en 2008 à «Azur extension». Il s’agit là de Cala Iris à Al Hoceïma et Dakhla dont les conventions seront signées tour à tour en mars et en décembre 2008. La finalisation de ces stations est prévue entre 2012 et 2013.

Par ailleurs, le plan Mada’In ou programme de développement régional touristique sera étendu à d’autres régions. Il a concerné le développement de 3 régions déjà, qui disposent de potentialités: Fès, Casablanca et Agadir. Elles ont, toutes trois, vu naître de nouvelles zones touristiques qui seront opérationnelles à partir de 2012. Cette vision de développement touristique régional sera étendue à d’autres villes à haut potentiel comme Tanger, Tétouan, Ouarzazate-Zagora, Rabat et Meknès.

Le plan Beladi n’est pas en reste, le tourisme interne représentant une part importante dans le tourisme national: 19% en 2007, 18% en 2006 en termes de nuitées (voir encadré). En parallèle, un nouveau type d’hébergement sera développé, celui des résidences touristiques. Ce sont les maisons secondaires, d’une capacité additionnelle de 28.000 lits, qui seront désormais exploitées par les opérateurs touristiques.

Le tout sera accompagné par une politique promotionnelle bien ciblée. Et les nouveaux marchés visés ne sont autres que la Chine, le Japon, l’Europe de l’Est et le Moyen-Orient. Pour le moment, seules les destinations Marrakech et Agadir bénéficient d’une grande attention promotionnelle, selon Abbas Azzouzi, directeur général de l’ONMT. Il est donc temps de redéployer l’effort en direction des autres destinations. D’autant plus que l’ouverture de l’espace aérien marocain a d’ores et déjà permis la desserte de nombreuses lignes traditionnelles. C’est le cas des accords d’open sky et l’introduction des compagnies low cost.

Le plan 2008-2012 retient la formation dans les métiers liés à l’hôtellerie comme deuxième priorité. Les besoins en personnel qualifié semblent encore importants. L’objectif est de former 50.000 lauréats d’ici 2012. Or, à peine 23.000 ont été formés depuis 2001. «5 nouvelles écoles sont opérationnelles depuis la rentrée scolaire 2007. La durée de formation est de 2 ans, qu’il faudra encore raccourcir. Et on commencera à récolter les fruits à partir de l’année prochaine», explique Hynd Chkili, directeur de la formation et de la coopération du ministère. Il faudra donc doubler d’efforts pour atteindre ces objectifs.

Par ailleurs, une refonte des métiers du tourisme sera engagée. C’est repositionner le métier de guide de tourisme, réglementer la profession de transporteur touristique et développer un tissu de distributeur de voyages (tours opérateurs et vente en ligne).

Une autre priorité s’attache à la qualité et l’environnement du secteur. Les actions du ministère de tutelle iront dans le sens d’une consolidation du programme du tourisme responsable par la mise en place de plusieurs actions: la préservation de l’environnement, une amélioration de l’accueil, en particulier au niveau des aéroports, et enfin une refonte des normes de classement des établissements d’hébergement.

Pour terminer et sans plus s’attarder, Boussaïd expliquera que «la Vision 2020 sera plus axée sur la qualité que sur la quantité. Il s’agira de valoriser le potentiel acquis en fonction de la demande touristique».
Cette nouvelle vision devra assurer une articulation du secteur touristique avec d’autres secteurs comme la culture, l’artisanat, les ressources naturelles et l’agriculture, conformément aux recommandations royales lors des Assises du tourisme en avril 2007.

Les nouvelles niches

Plusieurs «produits de niches» ont été lancés, qu’il s’agit de développer et d’enrichir par de nouveaux. Parmi ces produits, la croisière Tanger, Casablanca, Agadir et Safi, les sports nautiques à Safi, Agadir ou encore Mirleft, la chasse touristique à Arbaoua, la pêche touristique à Azilal, le parachutisme à Béni-Mellal, le train touristique du désert à Bouarfa.

Le monde rural a ses adeptes

LE tourisme rural est aussi de plus en plus prisé par les étrangers. 3 PAT (Pays d’Accueil Touristique) ont été lancés: ce sont Chefchaouen, Moyen-Atlas et Immouzer Ida Outanane. Le nouveau plan d’action prévoit d’élargir la démarche d’implantation des PAT à 9 territoires ruraux: Errachidia, Ouarzazate, Zagora, Al Haouz, Khénifra, Taza, Essaouira, Taroudant et Chtouka Aït Baha.

Zones Beladi: 200 à 500 DH par appartement/jour

Sur les 8 régions prisées par les marocains, 3 verront les conventions signées en avril prochain. Ce sont Ifrane, Sidi Abed et Imi Ouaddar. «De nouveaux appels d’offres seront lancés pour les 5 autres régions (Tanger-Tétouan, Rabat-Salé, le Grand Casablanca, Marrakech et Nador), une fois le foncier identifié», a annoncé le ministre. Les zones Biladi seront composées de résidences hôtelières (200 à 500 DH par appartement/jour), des campings (100-150 DH par emplacement/jour) et le résidentiel.

Jihane Kabbaj
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MessagePosté le: Mer Fév 13, 2008 4:41 am    Sujet du message: Tourisme/formation: Le système en panne Répondre en citant

Tourisme/formation: Le système en panne

· Inadéquation avec les besoins du secteur

· Revoir d’urgence la pédagogie


La réputation du Maroc en tant que destination touristique n’est plus à faire. Et pourtant, dans le secteur du tourisme, tout ne va pas pour le mieux. Afin de bien cerner le problème, une étude a été commanditée par le ministère du Tourisme, concernant l’adéquation formation-emploi dans le secteur de l’hôtellerie, pour la période 2007-2008.

Ce travail, qui a été réalisé par le cabinet Capital Consulting a le mérite d’attirer l’attention sur les besoins du secteur de l’hôtellerie, et d’en faire une analyse pertinente. Et de proposer des recommandations quant aux écarts constatés entre l’offre et la demande en matière de ressources humaines. Un constat confirmé par les opérateurs du secteur. De manière globale, une critique sévère est adressée aux établissements de formation. Ceux-ci manqueraient d’interactivité avec le milieu qu’ils sont censés alimenter en lauréats. Des lauréats adaptés à l’évolution des pratiques du secteur.

L’appareil pédagogique a été également passé en revue. Et là où le bât blesse, c’est que les formateurs manquent d’expérience pratique sur le terrain, ce qui se répercute forcément sur les contingents formés. On constate un manque de dimension pratique dans leur formation, leurs travaux pratiques étant insuffisants et leurs stages souvent trop courts. Pointée du doigt aussi, l’absence d’encadrement de qualité.

Ceci est lourd de conséquences dans un métier qui privilégie le côté opérationnel, puisque essentiellement orienté vers les services.
André Halbert, restaurateur à Casablanca, se plaint de l’absence pure et simple de personnel qualifié, du manque de culture gastronomique, ainsi que de la motivation parfois inexistante du personnel. Il insiste également sur l’importance de la formation continue.

Par ailleurs, les établissements de formation hôtelière se concentrent trop sur les métiers classiques du secteur. De nombreuses activités très en vogue sont très peu maîtrisées: thalassothérapie, animation d’ambiance, spectacles et chorégraphies, sports nautiques, golf, casino, etc. Là, la formation se fait «sur le tas».

Certains professionnels ont pallié ce genre de problèmes en créant leurs propres structures internes de formation. Ainsi, selon Marc Thépot, directeur général du groupe Accor , lors d’un recrutement, l’accent est plus mis sur la personnalité et les aptitudes comportementales du candidat, ainsi que sur ses compétences en écriture et en langues étrangères. «Le savoir-faire technique est acquis en formation continue.
Le parrainage fait également partie des pratiques de recrutement, et l’on essaie de galvaniser les troupes grâce à une rémunération correcte doublée d’une protection sociale », ajoute-t-il.

Au niveau régional, l’étude fournit des détails sur les insuffisances propres à chaque zone, ce qui constitue une première.
A titre d’exemple, pour des régions à haute fréquence touristique comme la région de Marrakech-Tensift, l’analyse recense un écart considérable entre l’offre de formation et les besoins de la région. Le même constat peut être effectué au niveau de Tanger-Tétouan, où la majorité des filières de formation ont un dispositif largement sous-dimensionné. La région du Grand Casablanca quant à elle révèle une planification globale satisfaisante, malgré des écarts constatés au niveau de l’administration-gestion et de l’hébergement.

L’étude s’achève par des recommandations. A court terme, il est conseillé de mieux organiser les offres de formation, et de les aligner sur la demande du marché. Il est également question de créer de nouveaux établissements si la situation l’exige.
A moyen et à long termes, on privilégierait plutôt la qualité de la formation. Parmi les recommandations, notons la mise en place d’une cellule de veille sur les pratiques du secteur, le développement de programmes pédagogiques pour les formateurs, ainsi que le perfectionnement de leur expérience sur le terrain.

Il est en outre conseillé d’allonger la durée des stages à 6 mois minimum tout en assurant leur suivi, de renforcer et de diversifier les formations en langues étrangères, ainsi que celles concernant le relationnel client.

Adam BERRADA
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Dernière édition par Si Moh le Mer Fév 13, 2008 4:46 am; édité 2 fois
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MessagePosté le: Mer Fév 13, 2008 4:43 am    Sujet du message: Pourquoi les jeunes lauréats désertent Répondre en citant

Tourisme/formation
Pourquoi les jeunes lauréats désertent


· Ils préfèrent d’autres secteurs mieux rémunérés

· Pénurie de main-d’œuvre à partir de 2009


· Les deux tiers des effectifs du secteur n’ont pas le bac.
Qu’est-ce qui fait qu’un touriste revienne visiter le Maroc? Bien entendu, les infrastructures, l’animation, mais aussi et surtout la qualité d’accueil et de service tout au long de son séjour. Et à ce niveau, le Maroc est très mal noté. Une énorme faille à laquelle le ministère du Tourisme compte remédier, car cela ne sert à rien de construire de beaux complexes et de monter une belle stratégie si le reste ne suit pas.

D’ailleurs, Mohamed Bousaïd, ministre du Tourisme, lors sa sortie en janvier dernier, en a fait son cheval de bataille dans sa politique. C’est ainsi qu’une étude a été commanditée auprès de l’Observatoire du tourisme et du cabinet Capital Consulting et dont les résultats ont été dévoilés en ce début d’année. Elle s’est penchée sur l’adéquation formation-emploi dans le secteur de l’hôtellerie sur la période 2007-2010.

L’étude prédit une rupture ou une pénurie à partir de 2008-2009, les besoins additionnels en emploi passant de 20.000 à 40.000. Une fois ces besoins combinés à l’offre actuelle de formation, c’est un écart de près de 7.268 lauréats qu’il s’agira de combler. La structure actuelle de l’emploi dans le secteur relève des constats assez troublants.

L’hébergement et la restauration concentrent 65% des effectifs, l’entretien et la sécurité 8% qui tendent à baisser du fait de leur externalisation, la direction et l’administration ne représentent que 8% des effectifs. A cette faiblesse du taux d’encadrement, s’ajoute un niveau de formation des salariés désespérant: deux tiers des salariés n’ont pas le bac, un quart a un niveau égal au bac+2. Le quart seulement des salariés a une formation hôtelière.

Quelle explication donner à ces chiffres? La plus importante est le manque d’attractivité de plus en plus fort, les lauréats de formation hôtelière préférant d’autres secteurs qui les valorisent mieux (en termes de salaire, de condition de travail, de gestion de carrière). D’où le recrutement de personnel autodidacte et formé sur le terrain. Du coup, l’âge moyen des salariés est plus élevé, soit 37 ans.

Sur le volet des besoins réels du secteur, l’étude révèle que 77% des emplois à créer seront concentrés sur 2009-2010. 71% des besoins concernent les métiers d’hébergement et de restauration. Ce sont Marrakech, Tanger-Tétouan , l’Oriental et le Souss Massa qui enregistrent les plus forts besoins. Ces quatre régions concentrent à elles seules 80% des emplois à créer. Autre point à résoudre: cibler les filières et les adapter aux besoins réels du secteur. En somme, comme le recommande l’étude, un «meilleur pilotage stratégique de la formation».

Jihane KABBAJ
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MessagePosté le: Mer Fév 13, 2008 4:49 am    Sujet du message: Un contrat-programme en gestation Répondre en citant

Tourisme/formation
Un contrat-programme en gestation


· Mise en œuvre à partir d’avril 2008

· Il se focalisera d’abord sur les métiers de l’hôtellerie


Après avoir lancé les grands chantiers structurants en vue de créer une capacité litière additionnelle, le ministère du Tourisme se tourne vers le volet ressources humaines. L’un des piliers de la Vision 2010 visant à promouvoir le secteur touristique. D’autant plus qu’un premier projet du fameux plan Azur est fin prêt. La station Saïdia sera en effet opérationnelle dès cette année.

Les autres suivront à partir de l’année prochaine. Dès lors, les besoins pour une main-d’œuvre qualifiée commenceront à se faire sentir avec acuité, si ce n’est pas déjà le cas. Pour répondre à cette demande pressante, le ministère de tutelle prépare un contrat-programme «Ressources humaines et formation» qui sera fin prêt en avril 2008. Il s’agira dans ce contrat de traduire les résultats et recommandations de l’étude réalisée sur le terrain par l’Observatoire du tourisme.

Ce contrat-programme est focalisé sur le secteur hôtelier durant la période 2008/2012. Pourquoi un contrat spécifique à l’hôtellerie? «Parce que ce segment est le cœur de métier du secteur touristique», selon l’étude. Il sera par la suite décliné sur les autres métiers du tourisme.
A signaler que ce contrat-programme impliquera l’ensemble des partenaires publics et privés, institutionnels (ministère de la Formation professionnelle, ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, Anapec), opérateurs de formation (OFPPT, etc.) et la FNT. Objectif: garantir une bonne adéquation entre les besoins et l’offre de formation, tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

«L’intérêt est d’avoir une meilleure visibilité quant aux besoins sur les 4 à 5 prochaines années», indique Hynd Chkili, directeur de la formation et de la coopération, en charge des ressources humaines et financières au ministère du Tourisme. «Cette visibilité se décline par année, par région et par filière. On aura à terme un outil de planification que l’on peut actualiser chaque fois qu’un nouveau projet sera mis en route», indique Chkili.

Cette étude est à présent entre les mains des différents partenaires qui devront la compléter et apporter leurs remarques et critiques. Il s’agit là d’une étape importante pour la Fédération des professionnels du tourisme qui sont appelés à s’impliquer dans la conception et la rédaction du contrat. «Les éléments recueillis auprès des professionnels donneront une idée précise sur les possibilités et les attentes des uns et des autres», indique Tijania Thepegnier, présidente de la commission formation et ressources humaines à la FNT.

Le contrat-programme s’attardera aussi à améliorer l’attractivité du secteur pour une meilleure employabilité des lauréats. Selon le ministère de tutelle, les professionnels devront faire un effort pour améliorer cette attractivité et offrir des conditions d’emploi favorable aux jeunes recrues.

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MessagePosté le: Sam Mar 08, 2008 6:10 am    Sujet du message: La formation et la qualité figurent parmi les priorités Répondre en citant

La formation et la qualité figurent parmi les priorités pour relancer le secteur du tourisme

Berlin, 07/03/08- Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, M. Mohamed Boussaid, a défini cinq priorités pour relancer le secteur du tourisme au Maroc, dont la formation, la qualité du produit touristique, l'achèvement des projets actuellement ouverts dans le cadre de la vision 2010 et le développement des métiers liés au secteur.

M. Boussaid, qui participe à la 42ème édition du salon mondial du tourisme (ITB), organisé du 5 au 9 mars à Berlin, a indiqué, dans une déclaration à la MAP, que ces priorités exigent en premier lieu l'achèvement des chantiers ouverts dans le cadre de la vision 2010 relatifs au produit touristique, au développement du transport aérien, à la commercialisation et à la promotion, ajoutant que ces domaines, ayant connu une amélioration au cours des dernières années, nécessitent davantage d'efforts pour réaliser les objectifs du plan selon l'échéancier établi.

S'agissant de la formation, le ministre a estimé que les réalisations accomplies jusqu'à présent aux niveaux du produit touristique, des nouvelles destinations créées et de la libéralisation du transport aérien, sont tributaires de la qualification des ressources humaines pour renforcer la compétitivité du Maroc sur le marché international.

Le défi de la formation se pose avec force, étant donné que le Maroc a inclus dans son plan de développement du secteur touristique la mise en oeuvre d'un produit de haute qualité, a-t-il souligné, notant que la qualité, en tant que troisième priorité, est liée à l'environnement touristique et au produit lui-même.

Il a souligné, à cet égard, l'importance de la protection de l'environnement pour développer un tourisme responsable et l'amélioration des conditions d'accueil pour inciter les touristes étrangers à retourner au Maroc.

En ce qui concerne le développement des métiers en rapport avec le tourisme, M. Boussaid a souligné la nécessité de la révision du cadre législatif et juridique des métiers relatifs aux guides touristiques, au transport et aux agences de voyage.
Pour ce qui est de la participation du Maroc à cette édition du ITB, il a indiqué que le Maroc y prend part dans le cadre des efforts consentis pour commercialiser le produit touristique marocain et faire connaître sa haute qualité et partant, renforcer sa compétitivité sur le marché international.

Il a, cependant, déploré le manque d'intérêt que suscite le produit marocain en Allemagne, pays qui abrite cette manifestation d'envergure, du fait des capacités dont dispose ce pays, en tant que l'un des grands pays émetteurs de touristes au niveau mondial, soulignant l'impératif d'oeuvrer davantage pour drainer la plus grande part possible du marché touristique allemand.

Le ministre a indiqué, d'autre part, que lors de ses rencontres et séances de travail tenues avec les investisseurs dans le domaine touristique et les propriétaires des agences de voyage et d'établissements hôteliers, ses interlocuteurs se sont félicités de la politique menée par le Royaume pour développer le secteur touristique dans le cadre de la vision 2010, et des résultas positifs réalisés jusqu'à présent en la matière.

Les réalisations accomplies imposent de relever de grands défis au cours des années à venir non seulement au niveau de l'atteinte des résultats et des objectifs tracés dans le cadre de cette vision mais aussi au niveau de la rude concurrence sur le marché touristique mondial, a affirmé le ministre.

Le Maroc participe à cette foire avec plus de 100 professionnels représentant les conseils régionaux du tourisme d'Agadir, Marrakech, Fès, Meknès-Tafilalet, Casablanca et d'Essaouira, outre un certain nombre de représentants d'établissements hôteliers et d'agences de voyage.

MAP
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MessagePosté le: Mar Mar 11, 2008 4:51 am    Sujet du message: Déphasage Répondre en citant

Déphasage

Par la dynamique qu’elle a insufflée au développement du tourisme et à l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs, la Vision 2010 a été citée en exemple, y compris aux dernières assises du tourisme tenues à Alger! La conception de ce partenariat intelligent dont le mérite revient à l’ancien président de la Fédération du tourisme, Mohamed Benamour, vaut aujourd’hui au Royaume de l’admiration un peu partout dans le monde. Beaucoup de ses concurrents sont en train de s’inspirer de ce schéma.

Mais l’élan actuel dans l’industrie touristique est sérieusement menacé par un gros point noir nommé formation. Le rythme de réalisation des chantiers est en déphasage (et le mot est faible) avec la production des compétences dans ce secteur. Si l’on a été capable de résoudre les problèmes aussi complexes que l’ouverture du ciel, la fiscalité ou le foncier, il faudrait une fois pour toutes, s’attaquer à la formation. Qui peut le plus, peut le moins. Faute de quoi, le réveil pourrait être douloureux.

Abashi SHAMAMBA
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MessagePosté le: Mar Mar 11, 2008 4:53 am    Sujet du message: Un fiasco qui tourne au ping-pong Répondre en citant

Formation/tourisme: Un fiasco qui tourne au ping-pong

· En s’exonérant de toute autocritique, les opérateurs s’en prennent à l’OFPPT

· L’Office demande aux professionnels de «balayer devant leur porte»


Le risque que font peser la crise des compétences et les carences en matière de formation sur la Vision 2010 est un sujet récurrent dans les débats et les forums sur le tourisme(1). Le constat est aujourd’hui établi: la formation est, de loin, le maillon faible de la Vision 2010.Plutôt que de chercher des solutions, les protagonistes se renvoient la balle dans un parfait exercice qui ressemble à un jeu de ping-pong.

D’un côté, le ministère de tutelle via son réseau d’instituts (qui doivent être transférés en principe à l’OFPPT), l’OFPPT lui-même, et, de l’autre, les professionnels. Obnubilé par la «commande gouvernementale -72.000 lauréats en 2010-», l’OFPPT s’est lancé dans une course quantitative en faisant l’impasse sur la qualité, accusent les professionnels. Hôteliers et restaurateurs reprochent à l’Office de leur livrer des profils totalement inadaptés au marché. «Les jeunes lauréats d’écoles hôtelières sont dépourvus des fondamentaux du métier.» Résultat: il faut plusieurs semaines d’initiation et de reformatage avant qu’une jeune recrue devienne opérationnelle.

Ce qui est un comble dans un domaine où la formation par alternance constitue en principe la règle. L’OFPPT rejette ces griefs et demande aux opérateurs du tourisme de balayer devant leur porte: le management de l’établissement dit assumer la part de son cahier des charges et impute les carences du produit final de la formation à la «faiblesse du copilotage».
Les professionnels, si prompts à verser dans la critique, ne s’impliquent pas dans la formation. Après, il sera toujours facile de se plaindre de la qualité des lauréats.

Le bilan du programme des 72.000 lauréats est très insatisfaisant, diagnostique Azzelarab Kettani, président de la Fédération des restaurateurs et vice-président de la Fédération nationale du tourisme. «Sur le plan qualitatif, la formation aura été un fiasco total», dit-il avec sa franchise habituelle. Kettani qui dirige également la commission Formation de la Fédération de l’hôtellerie depuis plusieurs années, s’inquiète de la situation: «L’ouverture dans trois mois de la station balnéaire de Saïdia nécessitera 1.500 emplois directs, des profils qualifiés et opérationnels.» Où les trouvera-t-on?

L’Anapec-hôte de la conférence du 5 mars dernier-tente de sortir de ce jeu de ping-pong qui consiste à se renvoyer les responsabilités: «Il faut consolider le partenariat public-privé», suggère le directeur général de l’Agence, Hafid Kamal. Adoptons une approche régionale du problème», poursuit-il en citant l’exemple de Marrakech où les demandes sont nettement plus élevées que les offres, alors qu’à Fès et Meknès, cette équation est totalement inversée.

De plus, «l’adéquation formation-emploi serait une mauvaise approche, car elle s’inscrit dans une optique de rattrapage plutôt que d’anticipation». L’Anapec est aussi dans le collimateur des professionnels. Elle est accusée de «livrer sur un plateau en or», des employés expérimentés du secteur à travers les programmes maroco-espagnols de mobilité de main d’œuvre. Plutôt que de s’en prendre à cette agence qui n’est qu’un exécutant dans ce dispositif, l’hôtellerie marocaine devrait pourtant analyser les causes des départs massifs de ses employés. Tant qu’elle n’aura pas amélioré les conditions de travail (notamment matérielles), ses salariés succomberont toujours aux sirènes espagnoles. Et cet aspect est rarement abordé dans les débats publics.

Les demandes des jeunes pour la formation aux métiers de l’hôtellerie est proportionnelle à la difficulté de leur intégration sur le marché: énorme. La question des salaires est un facteur-clé de l’attractivité de même que la représentation sociale des métiers du tourisme encore mal vus pour des tas de raisons. Lotfi Lazrac, DRH de Newrest, avance le fait que «les salaires sont démotivants mais il faut savoir garder espoir car ils sont évolutifs».

Quelles seraient les pistes pour faire face à cette crise de compétences?

La reconversion est une des pistes envisagées. L’exemple du partenariat entre le groupe Accor et l’Anapec consistant en la reconversion de diplômés chômeurs aux métiers de l’hôtellerie, a été cité. Cette démarche ne saurait à elle seule pallier le déficit que connaît le secteur si elle est motivée par défaut. Amour du métier rime avec travail bien fait. Il serait judicieux de «le valoriser et le vendre dans les lycées» comme l’explique Catherine Barut, DRH de Resto Pro. «Il faut donner du sens au métier.»
P
aradoxalement, «l’attractivité est énorme», selon Ali Ghannam (FNT). Le secteur du tourisme est un «secteur locomotive car il booste la croissance». Cette adéquation offre-emploi n’est pas «systématique», il s’agit d’abord d’un souci «d’insertion». Il serait également bon d’opérer une «refonte des métiers du tourisme» mais surtout «renforcer la qualité de la formation, notamment celle des formateurs».

Nezha MAACHI

www.leconomiste.ma


(1) La problématique Emploi et Compétences dans l’accompagnement de la Vision 2010 dans le tourisme. La table-ronde a eu lieu le 5 mars dernier à Casablanca avec la participation de tous les acteurs de la formation professionnelle dans le secteur ainsi que des associations professionnelles dont la Fédération nationale du Tourisme, la Fédération des agences de voyages du Maroc et celle des restaurateurs.
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MessagePosté le: Jeu Mar 20, 2008 5:42 am    Sujet du message: Mise à niveau des guides de montagne Répondre en citant

Mise à niveau des guides de montagne

Une convention relative à un programme de mise à niveau des guides de montagne a été signée, vendredi à Rabat, par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Boussaïd et le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Saâd Hassar avec les présidents des Régions Souss-Massa-Draâ, Tadla-Azilal et Tanger-Tétouan.

Cette convention permettra la mise à niveau et l’agrément de 81 candidats répartis en trois groupes, aptes à exercer en tant que guides de montagne. L’agrément sera accordé aux candidats ayant suivi avec succès les cursus de formation proposés et dispensés par l’Institut supérieur international du tourisme (ISIT), l’Institut spécialisé de technologie appliquée hôtelière et touristique (ISTAHT) de Marrakech et le Centre de formation aux métiers de montagne (CFAMM).

http://www.aujourdhui.ma/
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MessagePosté le: Sam Avr 12, 2008 6:49 pm    Sujet du message: Formation et emlpoi Répondre en citant

Tourisme : Adéquation formation-emploi


L’Observatoire du tourisme annonce la parution du cahier OT n°3 «Adéquation formation-emploi dans le secteur de l’hôtellerie pour la période 2007-2010 ». Cette publication vise à apporter des éclairages sur les besoins en recrutement du secteur et à mesurer la capacité du dispositif de formation existant sur les plans qualitatifs et quantitatifs. Ceci permettra une meilleure programmation de l’offre de formation, afin de mieux répondre aux besoins et attentes des professionnels du secteur sur la période 2007-2010 pour les projets touristiques structurants (à l’échelle nationale et régionale) et atteindre ainsi les objectifs de la Vision 2010, selon un communiqué de presse.

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11 Avril 2008
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MessagePosté le: Jeu Juin 19, 2008 4:30 am    Sujet du message: Tourisme: Le détail du contrat RH Répondre en citant

Tourisme: Le détail du contrat RH

· Un plan qui s’étale sur la période 2008-2012

· Filières, régions, approche, contraintes…

· Le sens de l’accueil et de l’hospitalité ne suffit plus


LES ressources humaines sont l’alpha et l’oméga de la Vision 2010. Et l’arrivée de grandes enseignes (Fairmont, Raffles, Mariott, Campbellgray, Intercontinental ou encore Beachcomber), la réalisation de stations balnéaires de nouvelle génération, le Plan Azur, les investissements dans les hôtels-restaurants ou Resorts… requièrent des compétences spécifiques. «Aujourd’hui, la question des ressources humaines est un enjeu majeur non seulement pour le développement du secteur mais aussi pour un tourisme durable», souligne Aboubakr Himeur, directeur Formation au département du Tourisme.

Le pari est de hisser les standards vers le haut pour répondre aux besoins précis d’une clientèle haut de gamme, très exigeante. Car désormais, le sens de l’accueil, l’hospitalité et le sourire… à eux seuls ne suffisent plus pour accueillir les touristes. L’élément humain est au cœur de la stratégie.

· Double enjeu

C’est dire que l’enjeu est double en ressources humaines, à la fois qualitatif et quantitatif compte tenu du positionnement haut de gamme retenu par le Maroc. Ce souci de formation focalise aujourd’hui l’attention de l’ensemble du secteur, d’amont en aval. C’est la raison pour laquelle pouvoirs publics et professionnels ont érigé ce volet en thématique prioritaire lors de la 8e édition des Assises du tourisme, tenue le 14 juin à Tétouan (cf. www.leconomiste.com).
Au-delà du bilan d’étape de la Vision 2010, les Assises ont abordé essentiellement le volet qualitatif, notamment à travers le chantier de la formation et des ressources humaines.

A cet effet, un contrat RH a été rendu public lors des Assises. Une sorte de feuille de route pour relever le défi de la formation, laquelle se matérialise via une stratégie globale pour la création de 62.000 emplois liés à l’hôtellerie sur la période 2008-2012.

«Nous avons aujourd’hui plus d’une cinquantaine d’établissements et nous allons procéder à une optimisation du dispositif à travers des extensions et même des créations de centres et de filières», précise Himeur.

Les départements de tutelle, de l’Emploi, la FNT, la FNIH… tous les intervenants (public-privé) s’engagent via ce contrat sur des plans d’actions planifiés et dotés de moyens. Un système de gouvernance sera mis en place pour la mise en œuvre, le pilotage et le suivi du contrat. Dans sa déclinaison territoriale, le contrat sera suivi par des comités régionaux présidés par les walis.

Ces derniers seront chargés du suivi de la déclinaison des programmes au niveau régional (objectifs, suivi, qualité des prestations…). Ce qui soulève déjà des inquiétudes sur d’éventuelles lourdeurs dans la gestion de ce contrat. Pour le ministre du Tourisme, «il n’y aura pas d’obstacles. Le contrat doit être suivi localement compte tenu de la Charte communale. En effet, les walis sont responsables des projets de cette nature».

Les besoins en formation par région sont concentrés principalement dans 4 zones. Selon les résultats d’une étude quantitative sur l’adéquation offre/demande 2008-2012: «82% des besoins sont concentrés à Tanger-Tétouan (31%), Marrakech-Tensift (29%), Souss-Massa (8%) et (14%) dans l’Oriental». Viennent juste après le Grand Casablanca (5%), Doukkala-Abda (2%) et 11% pour le reste.

Plus les besoins sont importants, plus l’écart se creuse de jour en jour.
Comparativement aux besoins, l’offre de formation fait ressortir un déficit actuel de 60% au niveau des régions de Tanger-Tétouan. Le gap est estimé à 34% au niveau de Marrakech-Tensift. L’Oriental accuse à lui seul un déficit de 52%.

Par filière, 80% de la demande globale émane de l’hôtellerie. L’examen de la demande en compétences sur 4 ans fait ressortir que 51% des besoins sont liés aux métiers de restauration (cuisine et service). 29% des attentes relèvent de l’hébergement (réception, room-service, gouvernantes…). Pour sa part, l’offre en formation sera concentrée sur les métiers de l’hébergement (21%) et ceux de restauration (53%) à l’horizon 2012.

Le constat aujourd’hui est que des écarts se présentent entre l’offre et les besoins par filière. De nombreuses filières pâtissent d’une offre de formation déficitaire par rapport aux besoins. L’on cite à titre d’exemple les animateurs touristiques (-60%), la maintenance hôtelière (-55%), les agents de restauration (-53%), les gouvernantes (-51%), les employés d’étage (-44%)… En revanche, d’autres filières sont au contraire excédentaires: assistante de direction, réceptionnistes…). La mission du contrat RH est justement d’ajuster l’offre par région et par filière.
C’est d’ailleurs la promesse du Plan d’actions 2008-2012.

Pour commencer, l’on privilégie le «mode de formation par apprentissage». Un concept qui privilégie l’entreprise comme espace de formation. Une vingtaine de centres de formation par apprentissage intra-entreprise (CFA-IE) seront opérationnels à l’horizon 2012. Quatre CFA-IE sont déjà ouverts dans des entreprises du secteur hôtelier (2 à Marrakech et 2 à Agadir).

· Mode réactif
Autre nouveauté dans l’approche: la proposition de formations en mode réactif et à court terme. Ce sont généralement des programmes «qualifiants ou de reconversion».

L’Anapec s’engage de son côté à mener des études prospectives sur l’emploi dans les différentes régions afin d’identifier les besoins en recrutement. Dans l’immédiat, l’Agence devra offrir de la capacité en ressources pour pallier l’inadéquation quantitative (2008-2009).

In fine, l’objectif est de mettre en place des formations à la carte via des cycles courts pour répondre à des demandes précises avec des réponses sur mesure. «Un levier permettant de satisfaire des besoins urgents en adaptant les profils aux exigences des opérateurs», précise le contrat RH. Les engagements de l’Anapec se chiffrent à 6 millions de DH pour le volet études prospectives sur l’emploi dans les régions visées. La partie liée à la formation à la carte nécessitera 50 millions de DH.

Sur un autre registre, le volet ingénierie des formations privilégie l’approche par compétences (APC).

En clair, il s’agit de doter le système de formation d’un référentiel national unique en matière d’ingénierie et de gestion de la formation professionnelle pour mieux répondre aux besoins qualitatifs et quantitatifs du secteur.

«Si nous implémentons l’approche par compétence, c’est pour avoir une formation adaptée à la réalité de l’emploi», précise Himeur. Elle est déjà fonctionnelle, poursuit-il, au niveau de certains établissements, elle sera étendue au reste du dispositif. Les professionnels sont impliqués dans la formation et même dans la cogestion des établissements de formation hôtelière et touristique.

Un plan d’urgence sera mis en place pour créer un cursus d’appoint de formation de formateurs afin de répondre à des besoins dans le court terme.

Pour la première fois au Maroc, les modules de formation insisteront sur l’aspect «behaviouriste» ou comportemental. L’on insistera sur les formations qui y sont liées (savoir être, savoir-faire et vivre) de manière à préparer les lauréats à interagir correctement avec la clientèle. Pour y arriver, le cahier des charges insiste sur la maîtrise de la langue française, des langues étrangères, des techniques de communication, NTI, logiciels en gestion hôtelière… Tout en développant l’aisance verbale et l’approche client.

Formateurs, peu de candidats

Outre l’implication des professionnels d’amont en aval, le succès du contrat RH repose principalement sur la qualification des formateurs et leur assimilation des enjeux. Or, jusque–là, la problématique des formateurs a toujours représenté une contrainte majeure dans le processus pédagogique. Un diagnostic récent a permis de révéler les faiblesses suivantes: la population des formateurs est relativement vieillissante, un gel des recrutements depuis 1995 faute de postes budgétaires parallèlement à des départs à la retraite et autres extensions et créations de nouveaux centres. Au déficit numéraire s’ajoute un autre en termes de pratiques métier. Une mise à niveau aux nouvelles techniques d’enseignement (NTI, audiovisuel, communication…) s’impose ainsi que l’acquisition d’équipements ad hoc. Autre constat non moins important, le manque d’attractivité pour le poste de formateur. Les candidats ne se bousculent pas au portillon.


Centre de compétences

LE déficit des candidats pour les postes de formateurs techniques se pose avec acuité. Pour pallier ce déficit, l’Office de la formation professionnelle et promotion du travail (OFPPT) s’engage à créer un centre de développement de compétences dédié à l’ingénierie et au perfectionnement des ingénieurs. Cette structure devra mettre en œuvre un cursus de formation de formateurs et des modules de formation continue. Par ailleurs, un statut motivant et attractif des formateurs est en cours d’élaboration. Et pour renforcer l’attractivité du secteur, le faible niveau de formation et de motivation, la Fédération nationale du tourisme (FNT) a engagé une étude de motivation dont les résultats seront rendus publics en septembre prochain. L’objectif in fine est d’élaborer une charte qualité «Motivation du personnel» pour améliorer l’image, assurer une meilleure attractivité du secteur avec des opportunités (plan de carrière…), et par ricochet pallier les déperditions des lauréats.

Amin RBOUB & Ali ABJIOU
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MessagePosté le: Ven Juin 20, 2008 5:24 am    Sujet du message: «Le projet Meda II et la formation professionnelle Répondre en citant

Séminaire à Essaouira
«Le projet Meda II et la formation professionnelle dans le tourisme»

Publié le : 19.06.2008 | 14h10


La présentation du bilan de l'intervention de l'Union européenne (UE) par le biais du projet Meda II concernant la formation professionnelle dans le domaine du tourisme au Maroc est l'objectif d'une rencontre tenue, mercredi, avec les professionnels du secteur à Essaouira.



Outre un aperçu sur le projet Meda II intitulé "Appui au développement de la formation professionnelle dans les secteurs du tourisme, du textile et des TIC", le séminaire a été marqué par des exposés portant sur "Les Répertoires emploi-métiers du tourisme et les Référentiels de compétences (REM-REC)", "Les ressources humaines : bilan et perspectives", "Apprentissage : quelles nouveautés? quelles réalisations?" et "étude de segmentation du secteur du tourisme: constats et leçons à tirer".

Doté d'un budget de 75 millions d'euros, le projet Meda II se propose notamment d'appuyer l'émergence des besoins en compétences des entreprises, de développer la connaissance du marché de l'emploi et l'offre de formation publique et privée, a indiqué le vice-président de la Fédération nationale du tourisme, Azzelarab Kettani, notant que ce séminaire est le quinzième du genre au niveau national.

Le bilan des réalisations accomplies dans le cadre de ce projet concernent quatre chantiers de grande importance, à savoir les fiches de compétences et de métiers, la mise à niveau des ressources humaines, l'apprentissage et la segmentation, a-t-il souligné dans une déclaration à la MAP.

Les fiches REC et REM, réalisées pour la première fois au Maroc, seront à la disposition aussi bien de l'Anapec qui est intermédiaire en matière de recrutement que des entreprises de tourisme pour qu'ils puissent définir correctement les profils de poste, évaluer le personnel, analyser les besoins en terme de compétences et de formation.

Quant à la mise à niveau des ressources humaines, a-t-il encore ajouté, Meda II a diagnostiqué et accompagné un échantillon composé de quelque 80 entreprises touristiques au Maroc, afin de les aider à anticiper leurs besoins en terme de qualification des ressources humaines et pour pouvoir mettre l'organisation au niveau de la GRH (Gestion des ressources humaines).

Pour ce qui est de l'apprentissage, M. Kettani a souligné qu'il faut pas compter uniquement sur les établissements de formation pour former les personnels de la vision 2010 ou 2020, qualifiant d'impératif une implication effective et efficiente des entreprises dans ce domaine d'autant plus que la formation se fait à 80 pc au sein de l'entreprise et 20 pc seulement à l'école.

M. Kettani a par ailleurs indiqué que les objectifs de l'étude de segmentation pour déterminer le poids économique de chaque sous-secteur du tourisme (agences de voyage, hôtellerie, restauration, transporteurs touristiques et loueurs de voitures, ..) n'ont pas été totalement atteints.

Il s'agit là d'un sujet manqué en raison de l'absence de données disponibles sur le secteur touristique, a-t-il expliqué.

Evoquant les projets d'établissements de formation prévus dans le cadre de Meda II, M. Kettani a cité, entre autres, la création à Essaouira d'un Institut spécialisé de technologie hôtelière et touristique (ISTHT) qui va mettra à la disposition des unités touristiques de la main-d'œuvre nécessaire pour leur gestion.

L'édification de cet Institut spécialisé en hôtellerie et tourisme s'inscrit dans le cadre de la Vision 2010 du secteur du tourisme visant l'accompagnement du "Plan Azur" par la formation des ressources humaines.

Par MAP
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MessagePosté le: Mer Juil 02, 2008 5:15 am    Sujet du message: Un référentiel de métiers et de compétences Répondre en citant

Tourisme
Un référentiel de métiers et de compétences


· Les différentes filières passées au crible par les experts de Meda 2FP

L’Unité d’appui au projet (UAP) du programme Meda 2FP (la composante formation professionnelle) vient de présenter un référentiel métiers/compétences pour le tourisme. Ce dernier se veut «un outil d’aide à la décision pour les intermédiaires du recrutement, de conseil et d’orientation pour les employeurs et les candidats», explique Loïc Gogue, expert RH, secteur tourisme à l’UAP. Ce «répertoire» balaie les cinq grandes familles du secteur -hôtellerie, restauration, agences de voyages, transport touristique, services touristiques et guide de tourisme- en déclinant les principaux métiers pour chacune. Pour les détails, il faudra s’en référer au guichet de l’UAP Meda 2FP.

Ce référentiel devrait permettre aux entreprises du secteur d’abandonner la navigation à vue dans la gestion des ressources humaines et, donc, d’identifier avec précision les profils et les compétences dont elles ont besoin. L’exercice devient d’autant plus insistant que la demande en compétences se fait intense face aux besoins et à la croissance du secteur. Cette initiative a le mérite de mettre en valeur les métiers du secteur. Ces derniers souffrant de sous-qualification sociale à laquelle s’ajoute l’absence de délégation due au manque de compétences et à la culture managériale.

Le référentiel se compose de deux parties. La première porte sur la description des activités et fait une distinction entre celles courantes où tous les profils peuvent s’y retrouver et celles plus spécialisées qui sont réservées aux profils les plus confirmés. Cette fiche donne une énumération des indicateurs de la performance exigée sur le marché, des évolutions de carrière possibles. Elle apporte une description claire des activités permettant ainsi aux responsables RH de se situer et de situer leur besoin en recrutement. Elle est appelée Répertoire des emplois/métiers (REM).

La deuxième partie est consacrée aux compétences que les chercheurs d’emploi doivent avoir ou doivent développer. Elle est appelée Référentiel emploi/compétence (REC). Elle les identifie de sorte à ce que les recruteurs puissent en mesurer le degré de maîtrise et situer les recrutés en fonction de ceci. Elle porte sur les connaissances requises ainsi que sur les procédures et règles établies dans le secteur. Elle porte également sur l’expérience que les candidats doivent ou peuvent avoir.

Le référentiel a également pour vocation de donner une description sur les postes de travail existants dans le secteur. Cette description des postes peut faire l’objet d’une comparaison avec d’autres postes dans le cadre des conventions collectives et grilles de classification. Il permettra en outre aux écoles et centres d’orienter et d’adapter leur formation en fonction de l’exigence du marché. «Si on identifie le métier, on doit former en fonction de cette identification», précise Gogue. Enfin, les chercheurs d’emploi peuvent y avoir des informations sur la carrière dans laquelle ils veulent s’engager. Le référentiel n’est pas figé. Pour l’instant, il est prévu que le département de la formation professionnelle assure cette mise à jour.

Formation par apprentissage: N’importe quoi!

Ce référentiel ne peut avoir de résultats que si, en face, il y a une formation correspondante. Or, cette dernière pose d’énormes problèmes. Le cas des centres de formation par apprentissage en est la preuve. A ce niveau, les spécialistes et les professionnels s’accordent pour dire qu’il y a un manque de formateurs. «Cette carence fait en sorte que l’on charge les formateurs du plus grand nombre d’apprentis sans qu’il y ait une contrepartie en rémunération. Cette pratique ne pouvant que nuire à la qualité de la formation», explique Azzelarab Kettani, vice-président de la Fédération nationale du tourisme (FNT).

Autre problème: les apprentis devant faire une formation à hauteur de 20% dans les centres de formation et 80% en entreprises, dans la majorité des cas, ils sont employés dans des tâches autres que celles prévues initialement pour leur formation. Enfin, les professionnels, si prompts à se plaindre de manque de compétences, sont peu soucieux de l’avenir du secteur. La majorité des entreprises sollicitées pour une étude sur la segmentation menée par Meda 2FP n’ont pas répondu au questionnaire. La plupart des réponses avaient peu de pertinence», concède le vice-président de la FNT.

Jalal BAAZI
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MessagePosté le: Mar Oct 21, 2008 7:38 am    Sujet du message: Tanger : L’ISIT lance de nouvelles filières de formation Répondre en citant

Tanger : L’ISIT lance de nouvelles filières de formation

Dans le cadre de sa stratégie de repositionnement, l’ISIT de Tanger procède, cette année, au lancement de sa nouvelle offre de formation orientée vers «des métiers d’excellence».


Depuis lundi 6 octobre, date de la rentrée universitaire, l’Institut supérieur international du tourisme (ISIT) de Tanger a entamé sa nouvelle offre de formation dans l’approche métier. Cette nouvelle orientation est mise désormais en œuvre dans le cadre de la réforme de l’enseignement supérieur et la formation des cadres. L’objet essentiel est le développement d’une offre de formation en adéquation avec les besoins du marché du travail. Il s’agit au début d’un cycle normal de trois ans pour deux filières, à savoir «Management opérationnel de l’hôtellerie et de la restauration» et «Management touristique».

«Nous passons, à cet effet, du système Bac+2 et Bac+4 vers celui Bac+3 et Bac+5 et plus tard le diplôme de doctorat bac+8. C’est un système de type Licence master doctorat (LMD) mais avec une spécificité l’ISIT», explique le directeur de ISIT de Tanger, Abdelhaq Mouhtaj, faisant remarquer que «l’ISIT démarre cette nouvelle formule avec 90 étudiants au Management opérationnel de l’hôtellerie et de la restauration et 60 autres en Management touristique». Par ailleurs, la mise en œuvre du projet de repositionnement de l’ISIT nécessite la mobilisation de ressources matérielles ainsi que d’expertises nationales et internationales. Et pour apporter une offre répondant aux standards internationaux, l’ISIT a entrepris une démarche de partenariat avec l’Institut lyonnais Paul Bocuse. Il s’agit d’une convention signée le 20 juillet 2007 entre le ministère du Tourisme et l’Institut français. Ce dernier s’est engagé à apporter à l’ISIT son expertise reconnue sur le plan international.

Notons que des représentants de l’Institut Paul Bocuse étaient présents lors du lancement de la nouvelle filière du Management opérationnel de l’hôtellerie et de la restauration. «Cette convention de partenariat qui est valable jusqu’à 2011- engage l’Institut Paul Bocuse à l’accompagnement de l’ISIT dans sa réforme pédagogique et la formation de ses formateurs», affirme M. Mouhtaj.

Pour développer une formation opérationnelle en terme technique, «des ateliers pédagogiques et techniques» sont au programme notamment les plateaux techniques, les cuisines pédagogiques et la pâtisserie.

En attendant l’achèvement des travaux de construction de ces ateliers pédagogiques et techniques qui sont en cours de réalisation, la formation pratique se déroule à l’école hôtelière des métiers de Tanger. «La formation pratique permet aux étudiants d’être bien initiés et familiarisés aux métiers qu’ils ont choisis d’exercer. Les professionnels exigeaient cette touche qui manque aux lauréats de l’ISIT et qu’ils sont amenés à chercher en France ou dans d’autres pays étrangers. Nous allons avec le soutien notamment des professionnels au Maroc et à l’étranger et grâce à de nouveaux profils parvenir à combler ce déficit», précise M. Mouhtaj.

Le 20-10-2008
Par : Najat Faïssal
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