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Formation des spécialistes des TIC au Maroc
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Si Moh
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MessagePosté le: Lun Nov 05, 2007 6:15 am    Sujet du message: Formation des spécialistes des TIC au Maroc Répondre en citant

Enseignement Supérieur en TIC au Maroc

Je vais traiter dans ce qui suit de la formation en TIC au Maroc, dans son volet enseignement supérieur.

Je commence par donner un aperçu de l’enseignement supérieur au Maroc

Enseignement Supérieur
L'Enseignement Supérieur moderne a été introduit juste après l'indépendance. La première Université fut créée en 1957 à Rabat. Actuellement 14 Universités composent 105 institutions implantées dans 17 villes et couvrant 14 types d'enseignement. Les établissements universitaires sont classés en deux catégories :

1. Etablissements à accès libre :

- Facultés d'Enseignement Originel.
- Facultés des Sciences Economiques, Juridiques et Sociales.
- Facultés des Lettres et Sciences Humaines.
- Facultés des Sciences

2. Etablissements à accès sélectif

- Facultés de Médecine et Pharmacie.
- Facultés de Médecine Dentaire.
- Facultés des Sciences et Techniques.
- Ecoles de Commerce et de Gestion.
- Ecoles Supérieures de Technologie.
- Ecole de Traduction.
- Faculté des Sciences de l'Education.
- Ecoles d'ingénieurs.

Parallèlement à l'expansion de ce type d'établissements de l'enseignement supérieur universitaire, quelques établissements privés ont fait leur apparition vers les années 80. Actuellement on dénombre une centaine d’établissements répartis dans plus de 15 villes du Royaume.

Formation des Cadres
Les établissements de formation des cadres sont répartis en 3 catégories :

1) Des établissements scientifiques et techniques qui sont au nombre de 23.

2) Des établissements juridiques économiques administratifs et sociaux qui sont au nombre de 14.

3) Des établissements pédagogiques constitués de 13 Centres Pédagogiques Régionaux (CPR), 6 Ecoles Normales Supérieures, 2 Ecoles Nationales Supérieures d'Enseignement Technique (ENSET), le Centre de Formation des Inspecteurs de l'Enseignement et le Centre d'Orientation et de Planification de l'Education (COPE).
…………..
Conclusion
La nouvelle réforme, très ambitieuse, est un défi pour l’enseignement supérieur marocain. Grâce à cette refonte de l’enseignement, le Maroc espère redonner à l’université sa place d’honneur dans l’environnement socio-économique du pays. Il est vrai que les Facultés étaient montrées du doigt et désignées comme étant des machines à ‘fabriquer’ des diplômés chômeurs.

Cependant si cela est peut être vrai pour certaines filières, d’autres sont en pénurie de cadres.

L’exemple des jeunes diplômés en NTIC (informaticiens et autres) est là pour le prouver. Cette pénurie est aussi due à ce que l’on appelle communément ‘la fuite des cerveaux’. Cette exportation de matière grise se fait sous plusieurs formes.

· L’étudiant démarre ses études supérieures à l’étranger (en général les études d’ingénieurs), puis reste à l’issu de ses études dans le même pays ou un autre.
· l’étudiant démarre ses études supérieures au Maroc puis les termine dans un pays tierce (en général pays francophone), obtient son diplôme et s’installe dans ce pays d’accueil.
· l’étudiant trouve un travail acquière une expérience puis cherche une meilleure situation via les programmes d’immigrations instaurés par certains pays.

D'après: L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR AU MAROC
Mai 2004
Mourad Gharbi, Professeur Assistant à la Faculté des Sciences de Rabat
Fakhita Regragui, Professeur à la Faculté des Sciences de Rabat



www.rdh50.ma
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MessagePosté le: Lun Nov 05, 2007 6:35 am    Sujet du message: Besoins en formation dans le domaine des TIC Répondre en citant

En ce qui concerne les besoins en formation dans le domaine des TIC, on pourrait se référer à l’étude réalisée par L’OFPT dans le cadre du projet MEDA IIOFPPT / MEDA II Maroc

Etude de faisabilité et d'opportunité pour la création de trois établissements dans le secteur des NTIC
Juillet 2004


En voilà Quelques extraits .

Les composantes du secteur

Le contrat progrès élaboré par l’APEBI, étudie le secteur selon les catégories suivantes :
- logiciels,
- services,
- télé services et
- matériels.

Cependant, l’étude sectorielle demandée ne peut s’appuyer sur une telle répartition, pour répondre aux objectifs attendus.

Une organisation du secteur des NTIC pertinente au regard des résultats de l’étude, serait de considérer les sous secteurs économiques (premier niveau)regroupant des branches d’activités spécifiques (second niveau), en fonction du marché adressé en priorité ou à défaut, en fonction d’une caractéristique métier.Ainsi, sont distingués cinq sous secteurs:
ENTREPRISES TI TELECOMS
TELE SERVICES & INGENIERIE
OFFSHORE
ORGANISATIONS UTILISATRICES TI
AUDIOVISUEL

SYNTHESE
• La formation professionnelle répond partiellement aux besoins qualitatifs demandés par le marché ;
• Le secteur privé produit un effectif important de Techniciens et Techniciens spécialisés, dont les profils sont en majorité, en totale inadéquation avec les besoins du marché ;
• Le dispositif actuel offre peu de formations qualifiantes, nécessaires à la mise à niveau des compétences dans les entreprises ou pour les demandeurs d’emploi ;
• La formation continue est concentrée sur la bureautique exclusivement qui reste un besoin à couvrir. Cependant, il n’existe pas d’offre de formation pointue en adéquation avec les exigences du marché ;
• Il n’existe pas de séminaire de sensibilisation des entreprises sur les apports des NTIC dans un contexte économique mondialisé ;
• Deux profils majeurs sont identifiés : Technicien en Développement Informatique et Technicien Système et Réseau ;
• Des lacunes importantes ayant attrait à la communication, la culture générale et aux aptitudes comportementales, sont observées chez la grande majorité des lauréats de la formation professionnelle.

Effectifs produits par le dispositif national de formation
Ecoles d’Ingénieurs : 350
Universités : 160
Enseignement Supérieur privé : 450O
FPPT (Techniciens spécialisés) : 1332
OFPPT (Techniciens) : 1440
Etablissements FP Privés (Techniciens spécialisés) : 2104
Etablissements FP Privés (Techniciens) : 8 835
Total production annuelle (2002) : 14 670

Les Ecoles D’Ingénieurs
Les écoles d’ingénieurs (EMI, ENSIAS, ENIM, INPT, INSEA) et l’université Al Akhawayn forment près de 350 ingénieurs par an, de niveau Bac+5 et dans lesspécialités suivantes : ingénieurs système, ingénieurs logiciel, ingénieurs réseaux, ingénieurs analystes et ingénieurs concepteurs.

Les Universités
Depuis la fin des années 90, des filières de formation spécialisées (licences appliquées) ont été introduites au niveau des Facultés de Sciences de Casablanca (Ain Chok), Rabat, Fès, Marrakech et Mohammedia.
Actuellement, les cinq facultés dispensent une licence en informatique, et forment environ 160diplômés par an (Licence et Doctorat).

Les Ecoles Privées de Formation
Les établissements privés de formation opèrent généralement soit au niveau de la formation professionnelle (niveaux technicien et technicien spécialisé), soit niveau de l’Enseignement Supérieur (Bac+4).Au niveau T et TS, les formations sont essentiellement des formations d’analystes-programmeurs avec depuis quelques années des spécialisations en réseaux et télécoms (administrateurs réseaux, etc.).

Selon la Direction de la Formation Professionnelle Privée, environ 22 000 stagiaires suivent leur formation en technologie de la l’information, répartie sur 16 filières, dans 408établissements et sont encadrés par 450 formateurs permanents et 1330 vacataires.

Selon cette même Direction, seul 56% de l’effectif stagiaires suit une formation dans des filières qualifiées, soit 13 000 stagiaires et 51 établissements sont accrédités.Par ailleurs, l'offre privée de formation des cadres informaticiens de niveau Bac+4 devrait tourner autour de 450 diplômés par an.

De nombreuses spécialitéssont aujourd’hui proposées aux étudiants avec des cursus établis en partenariat avec des établissements français ou canadiens.

L’investissement dans la formation professionnelle privée a connu ces dernières années une croissance extraordinaire, en particulier, dans le secteur des NTIC.On estime à 160 Millions de Dirhams par an l’investissement moyen (création et mise à niveau) consenti ces 3 dernières années.

L’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail
L’OFPPT est le principal opérateur de formation professionnelle au Maroc avec 185 établissements de formation, 79 300 stagiaires en formation initiale ou en cours du soir et 92 140 salariés en formation continue. Etablissement public créé en 1974 et principalement financé au travers de la Taxe de la Formation Professionnelle, l’OFPPT dispense de nombreuses formations dans le secteur des technologies de l’information au niveau technicien et technicien spécialisé.
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MessagePosté le: Lun Nov 05, 2007 6:37 am    Sujet du message: L’accréditation des Ecoles de Formation Professionnelle Répondre en citant

L’accréditation des Ecoles de Formation Professionnelle

L’accréditation des EFPP Un dispositif de mise à niveau du secteur et de reconnaissance des diplômes Conformément aux principes de la charte nationale d’éducation et de formation, la loi 13.00 portant statut de la formation professionnelle privée a été promulguée par le dahir n° 1.00.2007 en date du 19 mai 2000.

Cette loi, qui consacre le secteur privé de formation comme partenaire de l’Etat dans l’effort de formation et de développement des qualifications, introduit une série de dispositions de nature à restructurer le dispositif de formation et à promouvoir les formations méritantes.

L’institution d’un système d’accréditation permettant aux établissements réunissant les conditions requises d’organiser des examens et de délivrer des diplômes reconnus par l’Etat, constitue une avancée institutionnelle importante.

L’objectif est d’enclencher une dynamique de mise à niveau et de valorisation du secteur, visant la promotion d’une nouvelle génération d’EFPP et l’instauration d’un nouveau mode de gestion et d’évaluation de la formation basé sur le Partenariat entre les établissements et le milieu professionnel.

Outre les conditions statutaires d’éligibilité, et notamment la qualification de l’ensemble des filières dispensées effectivement depuis 3 ans au minimum, l’accréditation requiert la mise en place de jurys d’examen présidés obligatoirement par des professionnels externes à l’établissement.

Ainsi, au terme d’un processus d’audit /évaluation et d’instruction des demandes d’accréditation par les commissions sectorielles instituées à cet effet, les établissements qui se conforment aux normes et aux règles d’organisation et de gestion des examens se sont vus attribuer par décision ministérielle le Label Accréditation. Celui-ci est accordé pour une durée n’excédant pas 5 ans.

Un système de suivi des établissements accrédités a été mis en place pour permettre à l’Administration, en cas de non respect des conditions sur la base desquelles a été octroyée l’accréditation, de procéder à son retrait. Pour bénéficier de la reconnaissance de l’Etat, les diplômes délivrés par les établissements accrédités sont soumis au visa du Secrétariat d’Etat Chargé de la Formation Professionnelle.

Les diplômes visés confèrent à leurs titulaires les mêmes droits conférés, aux titulaires des diplômes délivrés par les établissements de formation du secteur public.

D’après une étude de Driss El YACOUBI
Directeur de la Coordination pédagogiqueet du secteur privé – SEFP

http://www.meda2-fp.ma/efpp1.htm.htm
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MessagePosté le: Lun Nov 05, 2007 6:42 am    Sujet du message: HPS lance une Académie internationale de monétique Répondre en citant

HPS lance une Académie internationale de monétique

Le fournisseur de solutions de paiement électronique HPS (Hightech Payment System) vient d’annoncer la mise en place d’un centre de formation international « HPS Academy ».
Ce département dispensera, en présentiel et à distance (e-learning), des cours sur la monétique en français et en anglais à Casablanca et à Dubaï.

Cet institut de formation cible les ingénieurs de HPS, les clients de l’entreprise et ses partenaires. Les détails.

Le fournisseur marocain de solutions de paiement électronique multi canal HPS s’investit dans la formation high-tech. Lors de la deuxième édition de sa messe mondiale des utilisateurs «« PowerCard User Meeting » qui s’est déroulée les 25 et 26 octobre à Fès, HPS a annoncé le démarrage officiel de son académie de monétique.

« Baptisé « HPS Academy », ce nouveau né de la société sera dédié à la formation aussi bien à Casablanca et à Dubaï sur les métiers du paiement électronique et la monétique au profit de nos ingénieurs, nos clients et nos partenaires », révèle, Mohamed Horani, PDG de HPS.

La mise en place de cette nouvelle entité de formation s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise pour le transfert de savoir-faire à destination de ses équipes, ses clients et ses partenaires.

«Nous allons dispenser nos cours en français et en anglais dans les différents domaines de la monétique et le paiement électronique: paiement, sécurité, risque management… », précise Radi Filali Meknassi, le responsable du département HPS Academy. Les bénéficiaires des cours auront, en outre, droit à des certificats qui attestent de leur degré de maîtrise et de connaissance dans le domaine de la monétique, et en premier lieu, de la solution de HPS « PowerCARD »./>
Autre nouveauté majeure liée au démarrage de ce chantier chez HPS, le pari sur la formation à distance « e-learning ». Concrètement, le centre est en cours de développement de modules thématiques sur la monétique pour permettre aux futurs candidats de suivre à distance et à travers le monde les cursus de HPS Academy. «Ce choix technologique est motivé par la diversité de notre clientèle et pour faire face aux contraintes géographiques et des fuseaux horaires de notre cible», rappelle M. Filali Meknassi.

A noter qu’outre l’annonce de la mise en place de HPS Academy, la rencontre internationale de Fès sur la monétique, était l’occasion pour HPS pour annoncer son intention d’ouvrir au courant de l’année 2008 deux nouveaux bureaux régionaux, outre celui de Dubaï.

«Pour consolider notre politique de proximité, nous allons ouvrir un bureau à Paris et à un autre au Sénégal », a annoncé M. Horani devant un parterre de 250 participants à la messe « PowerCARD User Meeting ».

Enfin, sur le plan technologique, et toujours à Fès, HPS a présenté, en avant-première la nouvelle version de sa plate-forme PowerCARD V3. Il s’agit d’une nouvelle génération de sa solution PowerCARD qui permettra à ses clients de profiter des dernières évolutions technologiques du marché. Elle vient concrétiser les efforts de recherche et développement qui visent l’amélioration continue des prestations de l’entreprise.

A propos de HPS

Basée à Casablanca, HPS est fournisseur international de solutions de paiement électronique multi canal, leader en Afrique et Moyen-Orient, avec une présence active en Europe et en Asie.

HPS a pour principale mission de fournir des solutions complètes et modulaires à près de 300 institutions dans 50 pays dans le monde, incluant des banques, des sociétés de crédit, des organismes postaux, des opérateurs télécoms, des pétroliers, etc.

La technologie de HPS, PowerCARD, est destinée à l’ensemble des secteurs d’activité nécessitant une solution de paiement électronique. Elle est certifiée par les principales organisations internationales de paiement telles que VISA et MasterCard.

L’activité HPS est certifiée ISO 9001 Version 2000. Elle se concentre exclusivement sur les systèmes de paiement et comprend l’édition, la maintenance et la mise en œuvre de la solution PowerCARD ainsi que le conseil, l’audit et la formation.
Outre son siège à Casablanca, HPS dispose d’une filiale basée à Dubai Internet City aux Emirats Arabes Unis.

A rappeler que HPS est une société cotée à la Bourse de Casablanca depuis le 27 décembre 2006. En 12 années d’existence, HPS, qui emploie plus de 140 personnes (dont 85% d’ingénieurs et consultants) affiche des performances de croissance exceptionnelles sur son marché.

Par: Rédaction Maroc IT (30-10-2007)
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MessagePosté le: Lun Nov 05, 2007 6:51 am    Sujet du message: Intel : implémentation d’un programme universitaire à l’INPT Répondre en citant

Intel : implémentation d’un programme universitaire à l’INPT

Sous la présidence effective du Premier Ministre, M. Abbas El Fassi, et M. Craig Barett, Président d'Intel Corporation M. Mohamed Benchaaboun, Directeur Général de l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications et M. Khaled AL Amrawi, Directeur Régional d’INTEL ont signé, à Rabat, le 1er novembre 2007, une Convention de partenariat pour l’implémentation du programme «Multicore University» à l’Institut National des Postes et Télécommunications l’INPT.

Cette Convention vise le développement du savoir faire marocain et la formation de ses ressources humaines dans le domaine des nouvelles technologies, plus particulièrement les aspects liés à l’application et au développement des nouvelles architectures de processeurs.
Il est ainsi prévu d’introduire des formations sur les architectures multicore dans les cursus de formation d’ingénieurs.

Considérés comme une avancée technologique majeure, les processeurs multicore équiperont toutes les générations à venir d’ordinateurs et révolutionneront les méthodologies de programmation.
La maîtrise de la programmation de ces architectures devient alors nécessaire pour les entreprises utilisatrices.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette Convention, un laboratoire de formation a été équipé par Intel au sein de l’INPT et doté d’équipements de nouvelle génération.
Ce laboratoire est accessible aux étudiants de l’INPT afin qu’ils puissent manipuler et maîtriser les architectures multicore.
Par ailleurs, une formation a été assurée par des experts d’Intel à l’INPT au profit d’enseignants universitaires nationaux.

Par la signature de cette Convention, l’INPT devient le 1er établissement bénéficiaire du programme «Multicore University» au Maroc.
INTEL et l’INPT veilleront à assurer cette formation au profit d’enseignants d’autres écoles d’ingénieurs et universités et à dupliquer le programme dans d’autres établissements universitaires pour étendre cette initiative.

Suite à la cérémonie de signature, M. Craig BARETT et la délégation qui l’accompagne ont effectué une visite de l’INPT durant laquelle ils ont pris connaissance des installations que l’Institut offre et des actions entreprises dans le cadre de l’Initiative des 10.000 ingénieurs.

Ils ont également pris connaissance du projet visant la mise en place, au niveau de la Technopole de Rabat, d’un Centre de Développement de Logiciels (Soft Centre) et les opportunités qu’offrira ce Centre pour le développement des technologies de pointe.

Dans ce sens, une collaboration entre le Soft Centre et Intel en matière de technologie WiMax a été discutée.

Par: Rédaction Maroc IT (03-11-2007)
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MessagePosté le: Sam Nov 10, 2007 5:45 am    Sujet du message: La guerre des profils high-tech au Maroc aura lieu ! Répondre en citant

La guerre des profils high-tech au Maroc aura lieu !

Lorsque des multinationales de l’envergure d’EDS, Dell, CapGemini, AXA, Tata Consulting Services, Sofrecom Services Maroc, Mediha Informatique (BNP Paribas), GFI Informatique, Logica CMG, Atos Origin et Unilog … choisissent le Maroc comme destination offshore, celui-ci doit être en mesure de mettre à leur disposition des compétences qualifiées à des salaires compétitifs.Or, l’impact de l’attractivité du Royaume commence à se faire sentir sur le marché de l’emploi d’autant plus que ces acteurs majeurs des TIC prévoient des plans de recrutement de 500 personnes par entreprise d’ici 2010.

La tension crescendo résulte du déficit du processus de formation dans la mesure où le Royaume ne forme que 1.43 ingénieur par 10 000 habitants (6 ingénieurs par 10000 habitants pour les pays de l’Est et 2.5 ingénieurs pour 10 000 habitants pour la Tunisie).

Aujourd’hui, les sociétés de services informatiques et d’ingénierie (SSII) s’arrachent les profils pointus principalement qui maîtrisent le Java/J2EE, le Dot Net et les progiciels de gestion (ERP). Pour ces derniers, les cabinets de recrutement partent à la chasse des consultants techniques ou fonctionnels maîtrisant des progiciels tels que SAP, Oracle Applications, Gold…, ou encore les logiciels de CRM ou décisionnel.

Outre l’offshore, la libéralisation du secteur des télécoms au niveau du fixe et de l’internet à l’initiative de l’autorité de régulation (ANRT) a entraîné une forte demande sur les profils télécoms. Pour preuve, le débauchage massif qui a eu lieu lors du lancement de Wana, de Méditel vers Wana (ex Maroc Connect) mais aussi vers les distributeurs de Wana.

Le domaine de sécurité des systèmes d’information n’est pas en reste. Les SSII, sous l’effet des besoins de leurs clients, cherchent les auditeurs des SI, les experts en sécurité notamment pour les tests d’intrusion, les architectes SI et les urbanistes des SI.

Sur un autre registre, il est difficile actuellement de trouver facilement sur le marché des chefs de projets logiciels ayant une expérience concluante supérieure à cinq ans. « Cette difficulté s’explique par le fait que la gestion de projet exige la maîtrise de plusieurs aspects : gestion de la relation client, gestion du cycle de vie de production d’un logiciel, maîtrise de la qualité, des coûts et le respect des délais », explique directeur général adjoint de Sofrecom Service Maroc.

L’effervescence du marché de l’emploi a entraîné, en conséquence,
une révision à la hausse des salaires des profils qualifiés ayant de l’expérience. Le seuil des salaires, à titre indicatif, d’un ingénieur débutant commence à dépasser le niveau de 9000 DH contre 15000 pour un chef de projet chevronné. Cette augmentation des salaires intervient dans un contexte où le gouvernement a offert un plafonnement de l’impôt sur le revenu (IR) à 20% ce qui représente une plus-value importante pour les groupes offshores dont plus de 80% de leurs collaborateurs sont des ingénieurs issus de grandes écoles marocaines avec des niveaux de salaire qui les placent d’emblée dans les tranches supérieures de l’IR. Cette mesure profite surtout aux entreprises qui vont s’installer à CasaNearshore et Rabat Technopolis.

Néanmoins, pour la consultante RH de chez Eumatech, Ahlam Zeghari, « la problématique rencontrée aujourd’hui au niveau du recrutement de grands centres offshore réside plus dans la formation de techniciens en informatique que d’ingénieurs ».

Le marché marocain, souffre, en outre, de manque de certification de ses ressources (référentiel ITIL, certification Microsoft, Cisco, ISO 27000…).

La potion de 10000 ingénieurs d’ici 2010

Du côté des pouvoirs publics, l’accompagnement de la dynamique du marché passe par la formation d’un nombre important d’ingénieurs et de techniciens spécialisés pour être en mesure de réduire les tensions qui se font déjà ressentir sur le bassin de l’emploi.

Concrètement, la potion 2010 du plan «Emergence » vise de passer de 4284 Ingénieurs et assimilés/an dont 1870 en TI actuellement à plus de 10000 ingénieurs à l’horizon 2010. Ce challenge de mise à niveau du système éducatif exige l’implication du secteur privé. « En poursuivant, avec une implication active du secteur privé, ses projets de formation, le Maroc continuera à être compétitif et sera ainsi en mesure de répondre à la croissance du marché des services informatiques », pronostique, sur un ton confiant, le directeur général de Bull Maroc, Mehdi Kettani.

Bien que cet objectif ne manque pas d’ambitions, les éditeurs et les SSII militent pour l’obtention de mesures d’accompagnement pour l’adaptation des formations des ingénieurs (formation continue).

D’ailleurs, pour faire face à leurs besoins, les entreprises financent des cycles de formation et de mise à niveau de leurs ressources ou les jeunes diplômés de Bac+2. C’est dans ce sens que, «Sofrecom Services Maroc », spécialisée dans l’ingénierie logicielle « nearshore » ( projets de développement, de TMA « Tierce Maintenance Applicative », de TRA « Tierce Recette Applicative ») a décidé, cette année de financer des certifications de Project Management Institut (PMI : www.pmi.org) pour le compte d’un certain nombre de ses ingénieurs à fort potentiel. Une solution pragmatique pour faire face au manque de ressources qualifiées dans le domaine de gestion de projet.

Quid des SSII marocaines ? La chasse aux ressources qualifiées représente un grand défi pour la viabilité et la pérennité du tissu économique local qui opère dans les TIC. Et pour cause, les groupes offshores bénéficient de l’avantage fiscal qui est pour l’instant applicable seulement et uniquement au profit de ceux qui ont décidé de s’installer aux centres offshores comme celui de Casablanca et de Rabat.

En d’autres termes, les entreprises étrangères s’approvisionnent pour l’instant dans le bassin d’emploi des SSII locales en attendant l’arrivée de nouveaux lauréats sur le marché promis par le plan «Emergence ». Conséquence : à court terme, les SSII et les PME/TPE marocaines des TIC, dont la plus grande ne dépasse pas 150 ressources, ne savent plus à quel saint se vouer pour pouvoir fidéliser leurs ingénieurs et techniciens face à la déferlante vague de recrutement des groupes étrangers offshore.

Par: Rachid Jankari (09-11-2007)
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MessagePosté le: Sam Nov 10, 2007 5:56 am    Sujet du message: Normes, Référentiels et Bonnes Pratiques Répondre en citant

Citation:

"Si Moh":

La guerre des profils high-tech au Maroc aura lieu !
Le marché marocain, souffre, en outre, de manque de certification de ses ressources (référentiel ITIL, certification Microsoft, Cisco, ISO 27000…).

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Normes, Référentiels et Bonnes Pratiques:
vers une industrialisation des Systèmes d'Information


Les normes de management de la qualité et de gestion des processus sont nombreuses. L'on trouvera ci-dessous celles relatives à nos domaines d'interventions, communément admises ou innovantes.

De l'intérêt de normaliser

La normalisation permet d'impliquer les «clients» en leur donnant une meilleure maîtrise des opérations : plus de transparence et un langage compréhensible. En définitive, elle apporte davantage de visibilité.
Les modèles issus des normes et référentiels permettent, par un contrôle accru et une gestion plus formalisée, de mieux maîtriser les processus, les plannings, et au final, les coûts. La normalisation permet, en cadrant les pratiques du marché, d'améliorer l'adaptation des différents acteurs, de faciliter la communication et d'avoir une base de comparaison.

Best Practices, une approche pragmatique

La démarche par les bonnes pratiques est moins contraignante, plus rapidement visible et permet une amélioration progressive. Elle est basée sur les retours d'expérience d'acteurs du marché et définit la trajectoire pour atteindre la cible plus que la cible elle-même.

CMMI

Le CMMI (Capability Maturity Model Integrated) est un référentiel de processus développé par le SEI (Software Engineering Institute) visant à guider les organisations dans leur démarche d'amélioration des processus. Ce modèle permet, en fonction des pratiques clefs mises en place par une organisation, de déterminer son niveau de maturité globale (sur une échelle de 1 à 5) et son profil de capacité (échelle de 0 à 5 par processus).
Le CMMI couvre le domaine du génie logiciel. Il est utilisé en interne par une société utilisatrice ou éditrice, mais également par les prestataires de services (TMA, projets...).

CObIT

Le CObIT (Control Objectives for Information and related Technology) est un modèle de référence en matière d'Audit et de Maîtrise des Systèmes d'Information créer par l'ISACA. La version actuelle (V4), maintenue par l'IT Governance Institute, inclut un guide de la gouvernance informatique. Le COBIT est un ensemble de "bonnes pratiques" faisant le lien entre les processus de gestion, les questions techniques, les besoins de contrôle et les risques afin d'aider les dirigeants à comprendre et à gérer les risques liés à l’informatique. Il est développé autour de l'idée que les SI doivent fournir aux différents métiers l'information qui leur est nécessaire pour réaliser les objectifs de l'entreprise: le SI doit être aligné avec les objectifs métiers.

eSCM

Le eSCM-SP (eSourcing Capability Model for Service Providers) est un modèle permettant de définir le niveau de capacité d'un fournisseur de service d'eSourcing (externalisation de fonctions informatique, ie: infogérance, ASP, BPO...) en fonction des bonnes pratiques qu'il applique. Ce modèle a pour objectifs (1) de fournir aux prestataires de services un guide d'amélioration de leur capacité tout au long du cycle de vie de l'eSourcing, (2) de fournir aux clients une méthode objective d'évaluation des prestataires et (3) de fournir un référentiel permettant aux prestataires de se différentier de la concurrence.
Le eSCM-CL (eSourcing Capability Model for Clients), un référentiel à destination des entreprises clientes de l'infogérance est en cours d'élaboration.

ISO 15504 - SPICE

La norme ISO/CEI TR 15 504 "Technologies de l’information - Évaluation de processus de logiciel", anciennement SPICE, propose un modèle de management de processus du logiciel et fournit une approche structurée pour l’évaluation des processus. Ce modèle peut être utilisé par les organisations soucieuses de maîtriser leurs processus de planification et de pilotage ainsi que d’améliorer les processus d’acquisition de fournitures, de services de développement, de prestations de conduite de projet, d’exploitation, de maintenance et de support de leurs logiciels.

ITIL

ITIL (Information Technology Infrastructure Library) est une collection de livres qui recense, synthétise et détaille les meilleures pratiques pour la fourniture de services informatiques. ITIL donne des recommandations, des informations détaillées sur les processus, des descriptions de postes, des règles de gestion. Les deux documents Service Support et Service Delivery détaillent l’ensemble des processus et leurs interactions à partir de cas concrets de productions informatiques qui fonctionnent le mieux (meilleures pratiques)
ITIL couvre le domaine de la production informatique, c'est pourquoi il est communément utilisé par les infogérants.

PMBOK

Le PMBOK (Project Management Body of Knowledge) est le référentiel des connaissances en gestion de projet promu par le Project Management Institute. Il décrit des connaissances et des méthodes applicables à la majorité des projets, qu'ils soient informatiques ou non, sur lesquelles il y a un consensus général sur leur valeur et leur utilité. Il donne un lexique commun et des méthodes de communication.


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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2007 1:50 pm    Sujet du message: Plus de 500.000 élèves inscrits dans les écoles privées Répondre en citant

Plus de 500.000 élèves inscrits dans les écoles privées au Maroc, selon ''EchoEco''

Casablanca, 13/11/07- Le magazine économique "EchoEco'' a consacré son édition diffusée, lundi soir en prime time, sur la première chaîne de télévision nationale (TVM), à l'enseignement et la formation professionnelle privés, qui comptent 1.800 écoles et plus de 500.000 inscrits.

Dans un premier reportage, l'équipe de l'émission s'est rendue dans deux écoles spécialisées dans les études paramédicales et des métiers du transport aérien.

Lors de cette première partie de l'émission, des cadres et des élèves des écoles d'infirmiers et des hôtesses et stewards ont passé en revue les différentes étapes de la formation et son coût, mettant l'accent plus particulièrement sur le rapport existant entre la formation professionnelle, le marché de l'emploi et la valeur des diplômes.

Pour les responsables d'une école de formation d'hôtesses et de stewards, réalisée pour un coût d'environ 1 million de dollars, une formation d'une durée de 15 mois pour un élève, peut coûter environ 30.000 dirhams.

Le deuxième reportage a évoqué les motifs d'investissement dans le secteur de l'enseignement et de la formation professionnelle privés, qui connaît une évolution remarquable avec plus 1.800 écoles et plus de 500.000 inscrits.

La majorité des personnes interrogées lors de ce reportage estiment que l'investissement dans ce secteur est rentable, notant que le coût d'investissement dans une école de 400 élèves pourrait dépasser les 6 millions de dirhams.

"Echo Eco", premier magazine télévisé diffusé sur Internet au Maroc, bénéficie du partenariat de nombreux établissements de presse, dont l'Agence Maghreb Arabe Presse (MAP).

La société productrice de ce magazine "Chrysalide Communication" a mis au point un site web (www.echoeco.com) qui offre, en plus de l'actualité économique, un forum de discussion et diffuse l'intégralité de l'émission.

MAP
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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2007 1:52 pm    Sujet du message: Al Akhawayn forme 100 ingénieurs sur la biométrie avec Sagem Répondre en citant

Al Akhawayn forme 100 ingénieurs sur la biométrie avec Sagem Sécurité

L’Université Akhawayn (AUI) consolide sa stratégie d’ouverture sur le secteur privé en signant une convention de partenariat avec Sagem Sécurité Maroc pour la formation de 100 ingénieurs marocains sur les technologies de l’information. Les détails de cet accord qui s’étend sur une période de cinq ans.

Cette convention a été signée par MM. Rachid Benmokhtar Benabdellah, président de l'université Al Akhawayn, et Hamid Benbrahim El Andaloussi, président de Sagem Sécurité Maroc et délégué général du groupe SAFRAN, en présence du président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Moulay Hafid El Alamy, et des représentants des milieux d'affaires et universitaire.

L’Université Al Akhawayn s’investit sur les technologies émergentes pour répondre à la demande croissante du marché des technologies de l’information national et international. En alliant les capacités de formations techniques et culturelles offertes par l’Université et l’expertise industrielle de Sagem Sécurité, cette expérience unique au Maroc va ouvrir une nouvelle voie pour les jeunes qui souhaitent s’investir dans le monde industriel.

« Ce partenariat est la preuve encore une fois de la vocation de notre Université à être un acteur ouvert sur les entreprises nationales et internationales, notamment dans les secteurs technologiques à forte valeur ajoutée », nous a confié Rachid Benmokhtar Benabdellah, Président de l’Université Al Akhawayn.

Concrètement, AUI et Sagem mettent en place ce partenariat, pendant une durée de cinq ans, en définissant un cursus de formation commun ouvert aux jeunes d’un niveau licence ou équivalent, leur offrant ainsi de réelles opportunités de carrières dans un monde industriel de hautes technologies.

Après la sélection des dossiers, les candidats, hébergés en résidentiel dans les locaux de l’Université à Ifrane pendant deux semestres, les jeunes recrues de Sagem Sécurité Maroc recevront ainsi un enseignement de qualité tout en appréhendant les méthodes et process industriels propres à la société. Les stages et les projets de fins d’études seront bien entendu fournis par Sagem.

« Ce partenariat avec l’Université Al Akhawayn s’inscrit dans la stratégie de Sagem Sécurité, groupe SAFRAN, d’assurer un transfert de savoir-faire technologique pour former des compétences marocaines dans les domaine de la biométrie et de la sécurité», souligne, Hamid Benbrahim El Andaloussi, Président de Sagem Sécurité Maroc.

Outre le volet formation sur les technologies de l’information et de la sécurité, la convention prévoit l’engagement des deux partenaires pour l’échange de documentation, la formation, le conseil et l’accompagnement des stagiaires dans le domaine des TIC et les processus et méthodes de qualité propres à Sagem.

A rappeler que l’Université Al Akhawayn dispose de trois écoles : School of Business Administration, School of Science and Engineering et School of Humanities an Social Sciences qui forment annuellement plus de 200 lauréats.

Sagem Sécurité Maroc est une filiale de Sagem Sécurité (Groupe Safran) leader mondial dans les systèmes d’identification biométriques (AFIS : Automated Fingerprint Identification Systems).

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MessagePosté le: Mar Nov 20, 2007 4:33 am    Sujet du message: Formation ingénieurs Répondre en citant

Formation ingénieurs
Le nouveau filon de l’attractivité marocaine


· Les écoles françaises multiplient des partenariats avec leurs consoeurs au Maroc

· La tension sur le «marché» des ingénieurs crée un axe de croissance

Former 10.000 ingénieurs par an d’ici 2010, soit deux fois plus qu’actuellement. C’est l’objectif du Plan gouvernemental pour répondre aux besoins en compétences des secteurs visés par l’offshoring. Au sens du Plan «10.000 ingénieurs», ingénieur renvoie non seulement au titre académique mais aussi, au contenu du métier. D’où l’association des universités (Facultés des sciences, facultés des sciences et techniques, etc.) et du secteur privé.

La météo sur le marché de l’emploi est particulièrement favorable aux ingénieurs, concurrence pour ces profils étant d’abord internationale. En France par exemple, «70.000 informaticiens vont manquer dans les cinq ans», souligne Nicolas Sadirac, directeur de l’Ecole internationale des technologies de l’information et de la communication (Epitech). L’Epitech appartient au groupe Ionis, un des plus grands groupes d’enseignement privé dans l’Hexagone.

La tension sur la demande des ingénieurs crée forcément des opportunités pour les établissements d’enseignement. D’où la multiplication des partenariats entre les écoles françaises et marocaines. L’an dernier, l’Epitech a conclu un accord avec l’ESG Maroc. De formes diverses, ces conventions obéissent à la même logique de la part des écoles françaises: les offres de formation sont insuffisantes au Maroc pour répondre aux besoins des entreprises marocaines ou des filiales des groupes étrangers qui s’implantent au Maroc.

Si l’Epitech a choisi le Maroc, ce n’est pas un hasard, justifie sa direction. «La Chambre de commerce et d’industrie de Paris, qui travaille en collaboration avec la Chambre française du commerce et de l’industrie au Maroc, nous a informés que de nombreuses entreprises françaises souhaitant installer des plateformes offshore au Maroc embauchaient des ingénieurs français, faute de main-d’œuvre locale compétente», explique Nicolas Sadirac.

Pour sa toute jeune école (elle a seulement 9 ans), déjà présente en Chine, en Inde, au Vietnam, au Sénégal, c’est l’opportunité «de diffuser le nom de l’école dans le monde» et de gagner en standing international. Pour l’ESG, c’est un partenariat de plus avec la France. Membre de la Conférence des grandes écoles (Maroc), l’école est liée depuis sept ans avec Toulouse 1 et l’Université Paul Sabatier de Toulouse pour un master ingénierie et gestion des systèmes d’information et un diplôme méthodes informatiques appliquées à la gestion. L’intérêt? «Nous sommes confrontés à une évasion des cerveaux marocains, davantage attirés par les formations françaises. Par les partenariats, on importe en quelque sorte les écoles françaises et leur réputation», remarque Jacques Knafo, directeur de l’ESG Maroc. Et la mayonnaise commence à prendre car des étudiants français s’inscrivent dans les établissements marocains.

L’INPT (Institut national des postes et télécommunications) a reçu des demandes d’inscriptions de la part d’étudiants français. «La diversification de notre collaboration avec des écoles françaises reconnues, la mise en œuvre du système européen LMD et la similitude entre les programmes ont sans doute favorisé ce mouvement», analyse Naja Najib, responsable pédagogique du cycle ingénieur à l’INPT. «De plus, nombre de nos lauréats ont travaillé ou travaillent dans des entreprises étrangères. Leurs compétences sont désormais reconnues», souligne-t-il.

Les échanges de stagiaires dans le cadre de la coopération académique avec les écoles françaises appartenant, comme l’INPT, au groupement des écoles de télécommunication ont peut-être également aidé à la reconnaissance des qualités des élèves marocains. «Ils ont de bonnes bases dans les matières scientifiques et la volonté de réussir», souligne Pierre Aliphat, directeur général du groupe Esiea, fondateur avec Segepec group en 2002 de l’Emiae.

«La majorité de nos étudiants étrangers étaient Marocains», se souvient Mohamed Lambarki, ancien directeur de l’Emiae. «Aujourd’hui, avec l’antenne marocaine, ils représentent 15 à 25% de nos effectifs, preuve d’une forte demande locale à laquelle les écoles marocaines ne semblaient pas répondre», poursuit-il.
Même constat du côté de Grenoble Ecole de management liée à l’Esca par des accords de coopération académique. En partenariat avec SAS institut, leader mondial de l’intelligence business, les deux écoles ont ouvert un master spécialisé en management de projet décisionnel.

«L’objectif est de former un hub africain au Maroc, pays le plus avancé dans ce domaine sur le continent», précise Jean-François Fiorina, directeur de Grenoble Ecole de management.
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Diplôme français pour étudiants au Maroc

Les accords de coopération académique entre écoles françaises et marocaines permettent aux étudiants marocains d’obtenir un diplôme reconnu en France par la commission d’habilitation des titres d’ingénieurs. «Les élèves marocains ont les mêmes droits que les élèves français, un enseignement similaire, à moindre coût pour eux», ajoute-t-il. Un coût que Jacques Knafo estime équivalent à 25% du coût des études en France.
Les programmes sont similaires ou identiques, selon les écoles. A l’Esca ils sont équivalents, «adaptés au marché marocain, c’est-à-dire à certains aspects juridiques et techniques particuliers au Maroc, car l’objectif est de former des ingénieurs opérationnels pour le marché marocain», explique Jean-François Fiorina de Grenoble Ecole de management. «Les professeurs coopèrent, mais par la force des choses, les contenus sont semblables dans les différentes écoles de télécommunication», note Naja Najib.

L’Emiae propose le même cursus qu’à Paris et Laval, les sites français de l’Esiea. Pour obtenir le diplôme français, les étudiants marocains doivent cependant effectuer trois semestres d’études à Paris ou Laval, «une bonne opportunité» pour Elmir Nezha, étudiante dans cette école. «Les enseignants sont en majorité marocains, mais les élèves bénéficient des interventions de professeurs français dans certaines matières spécialisées comme la cryptologie, pour laquelle il n’y a pas de praticiens au Maroc», explique le directeur.
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Les atouts du Maroc

«La proximité du Maroc avec l’Union européenne, la jeunesse de sa population, le dynamisme économique du pays, la pratique de la langue française sont autant d’atouts pour le Maroc», souligne Pierre Aliphat. «Les liens existants entre la France et le Maroc» en est un autre pour Nicolas Sadirac. Au même titre que «le programme ambitieux du Maroc dans le domaine des nouvelles technologies», selon Jean-François Fiorina. Le Maroc souhaite devenir la première zone offshore francophone au monde. D’où les besoins de professionnalisation dans les TIC, ajoute-t-il.
L’avenir de ces diplômés marocains? Ils ne sont pas destinés au marché français selon les directeurs de différentes écoles. C’est la loi du marché qui déterminera leur lieu de travail. Une chose est sûre: ils ne connaîtront pas le chômage. La plupart de ces jeunes sont embauchés avant même de finir leurs études.

Cécile RUBICHON
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MessagePosté le: Jeu Nov 22, 2007 4:39 am    Sujet du message: le programme de formation-reconversion au profit de diplômés Répondre en citant

M. El Fassi préside une réunion sur le programme de formation-reconversion au profit de diplômés de l'enseignement supérieur

Rabat, 20/11/07 - Le Premier ministre, M. Abass El Fassi, a présidé mardi à Rabat, une réunion consacrée à l'examen du programme de formation-reconversion au profit des diplômés de l'enseignement supérieur à la recherche d'un emploi.

Ce programme, auquel le gouvernement a dédié une enveloppe globale de 167 millions de dirhams, a pour objet d'assurer une formation de reconversion en faveur de 3450 diplômés, dont 1800 de formation scientifique, conformément à l'accord signé le 02 août 2007 entre le gouvernement et les 25 associations représentatives de ces diplômés.

Ce programme qui sera mis en oeuvre sur des phases jusqu'à fin 2008, vise à contribuer à la qualification des diplômés à la recherche d'emploi et les aider à s'insérer dans la vie active.

Trois types de formations ont été arrêtés dans ce cadre. Il s'agit de formations scientifiques et techniques, de formations en lettres et sciences humaines et de formations économiques, juridiques, sociales et de gestion.

Ces formations qualifiantes ont pour objectifs essentiels l'adaptation aux besoins du marché des profils de diplômés à la recherche d'un emploi, l'immersion de ces diplômés dans le monde de l'entreprise tout en prenant connaissance du fonctionnement de l'environnement de cette dernière et l'entraînement aux techniques de recherche d'emploi.

La formation de reconversion constitue une rupture par rapport au type de formation d'origine des intéressés. Son contenu ne vient pas en complément des formations reçues au niveau des écoles supérieures et universités où ils ont poursuivi leurs études. C'est une formation pour l'insertion, qui s'effectue dans des établissements dédiés et appropriés.

L'intégration dans le monde socio-économique constitue aussi un objectif ultime pour la réussite du programme. cette préoccupation est prise en considération dans le montage et le déroulement du programme de formation-reconversion.

Ce programme de formation-reconversion est élaboré selon les besoins réels du marché de l'emploi et des secteurs employeurs. La tâche des formateurs se limite au montage de programmes de formation répondant aux besoins spécifiques des employeurs et du marché de l'emploi.

Les programmes de formation sont élaborés par les établissements de formation concernés en concertation avec les secteurs productifs employeurs, ce qui permet à ces secteurs de contribuer à définir les modules de formation requis pour l'apprentissage des métiers dont ils ont besoin d'une part, et de participer à la formation pratique en entreprise, à travers des stages en entreprise au profit des diplômés, d'autre part.

A l'issue des différents programmes de formation, une double certification (établissements de formation et profession) sera décernée à ces chercheurs d'emploi, ce qui permettra d'augmenter leur chance d'insertion dans les entreprises offrant des emplois s'apparentant à leurs qualifications.

Ce programme est basé sur une approche territoriale pour une formation de proximité.

Dans ce cadre, six pôles de formation-reconversion relatifs aux grands bassins de l'emploi dans notre pays ont été identifiés. Il s'agit des bassins d'emploi de Casablanca-Rabat, Marrakech, Fès, Agadir, Laâyoune et Tanger.

Le montage pédagogique du programme concilie entre la nécessité d'assurer aux candidats la reconversion requise dans des métiers recherchés par le monde de l'emploi et le choix opéré par des individus pour des formations répondant à leurs aspirations et aptitudes.

Chaque programme de formation sera composé d'une formation de reconversion d'une durée maximale de huit mois (volume horaire de près de 850 heures) et d'un stage professionnel de trois mois.

Le programme global sera réalisé en vingt quatre mois. Son lancement officiel est prévu à la fin du mois de décembre 2007, à partir du pôle pilote de Rabat.

Ainsi, et pour une première phase, 240 diplômés de l'enseignement supérieur bénéficieront d'une formation de reconversion au niveau des établissements supérieurs suivants: l'Ecole Mohammedia des Ingénieurs (120 bénéficiaires), l’institut National des postes et des Télécommunications (60 bénéficiaires), l’École nationale supérieure d'l’informatique et d’analyse des systèmes (60 bénéficiaires).

Ce programme de reconversion va concerner les formations relative à la gestion des bases de données et le développement de logiciels, au développement web et l'administration de réseaux, à la conception mécanique, à l'administration de bases de données, au management des projets et à la gestion des risques liés à l'hygiène et à la sécurité.

La première promotion concerne les diplômés des spécialités suivantes: Mathématiques (70 personnes), Génie (78 personnes) et Informatique (109 personnes).

Selon la même approche, les prochaines phases du programme vont concerner les spécialités relatives aux branches des lettres et sciences humaines et les sciences économiques, juridiques, sociales et de gestion.

Ont pris notamment part à cette réunion, le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, M. Ahmed Akhchichine, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des affaires économique et générales, M. Nizar Baraka, et M. Saad Hassar, Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur.

MAP
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MessagePosté le: Jeu Nov 22, 2007 4:42 am    Sujet du message: Diplômés chômeurs: C’est parti pour la reconversion! Répondre en citant

Diplômés chômeurs: C’est parti pour la reconversion!

· 240 bénéficiaires sur les 3.450 recensés pour commencer

· Un budget de 167 millions de DH sur 24 mois

· L’EMI, l’INPT et l’Ensias mis à contribution

La sempiternelle équation des diplômés chômeurs serait-elle en voie de résolution? En tout cas, les choses semblent aller dans le bon sens. En atteste la réunion marathon tenue hier à Rabat sous la présidence du Premier ministre Abbas El Fassi, pour débattre des conditions de mise en œuvre du plan de reconversion et de réinsertion promis suite à l’accord, ficelé en août dernier entre le gouvernement et une coalition de diplômés chômeurs.

Un casting de choix qui a réuni autour du sujet les ministres de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Aghmani, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, Ahmed Akhchichine, le directeur général de l’Anapec, Hafid Kamal, et celui de l’ANRT, Mohamed Benchaâboune, et le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Saâd Hassar.

Que l’on se détrompe, Hassar n’était pas un intrus. Le gouvernement avait conditionné son engagement à assurer le traitement préférentiel aux examens d’entrée et à fournir une formation complémentaire des diplômés chômeurs, à la mise à terme de leurs revendications publiques.

Est-ce que le deal a été respecté? Rien n’est moins sûr. Vendredi dernier encore, un affrontement avait opposé forces de l’ordre et diplômés chômeurs. Au moment où se déroulait cette réunion et où nous mettions sous presse, ces derniers campaient devant le Parlement, sous bonne escorte policière. Ils attendaient certainement l’issue de cette rencontre qui se tenait à la Primature.

Le programme de réinsertion sera réalisé sur 24 mois. Il est doté d’une enveloppe de 167 millions de DH et concerne l’intégration de 3.450 diplômés dont 1.800 des filières scientifiques. Sa mise en œuvre, prévue à la fin de ce mois de novembre, ciblera dans un premier temps 240 diplômés dont la moitié sera prise en charge par l’Ecole Mohammadia des ingénieurs (EMI). L’autre moitié, répartie à parts égales, ira à l’Institut national des postes et télécommunications (INPT) et à l’Ecole nationale de l’informatique et de l’analyse des données (ENSIAS).

Il s’agit de formations qualifiantes dont les modules «sont adaptés aux besoins du marché de l’emploi, à l’immersion dans le monde du travail et l’entraînement aux techniques de recherche d’emploi», selon la Primature.
A terme, chaque programme de formation proposé et ou choisi consistera en une formation de reconversion d’une durée maximum de 8 mois pour près de 850 heures et d’un stage professionnel de 3 mois.
Pour tenir ce pari, le gouvernement a retenu trois types de formations: formations scientifiques et techniques, lettres et sciences humaines, économiques, juridiques, sociales et de gestion.

Merci Jettou!

Rendre à César ce qui appartient à César. C’est bien sous le mandat de Driss Jettou que le gouvernement a élaboré cette esquisse de solution aux problèmes récurrents des diplômés chômeurs. C’était lors d’une rencontre, le 17 août dernier, avec des représentants des 3.450 diplômés ayant signé l’accord du gouvernement, visant leur intégration sur le marché de l’emploi. Un plan qui avait été élaboré début août, après que les diplômés chômeurs avaient rejeté d’autres propositions gouvernementales notamment le programme «Moukawalati», qui a montré ses limites dans sa première version.

Bachir THIAM
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MessagePosté le: Jeu Nov 22, 2007 4:44 am    Sujet du message: Gâchis Répondre en citant

Gâchis

Que n’a-t-on pas dit sur le désastre de l’enseignement…
La majorité des Marocains en arrive encore une fois à constater l’extrême stérilité du débat. Certes, le dossier des diplômés chômeurs a mûri si l’on juge d’après la mesure gouvernementale visant à leur offrir des formations, en principe plus en adéquation avec le marché de l’emploi.

Visiblement, il y a moins de crispation sur les garanties d’employabilité à vie, et c’est préférable à une prime à la médiocrité et au chantage. Apprendre à pêcher c’est toujours mieux que donner du poisson. Pour autant, l’on ne peut cacher le soleil avec un tamis.

Valeur aujourd’hui, il n’y a toujours pas de garanties sur une éventuelle prise en main des dysfonctionnements inhérents à l’enseignement. L’échec des différents gouvernements sur ce dossier est patent. Souvent les mesures déployées sont courtermistes, manquent de cohérence car l’on tâtonne, l’on rafistole… La boulimie croissante de secteurs en termes de budget n’a pas permis d’enrayer ces faiblesses, bien au contraire. Cette défiance vis-à-vis du public pose avant tout le problème de l’efficacité de notre système éducatif tout entier.

Du coup, face à un marché de l’emploi au verdict sans appel, quels messages continuerons-nous d’envoyer à tous ces parents obligés de subir les ghettos scolaires du public, à ces autres parents qui se saignent, lorsqu’ils en ont les moyens, pour caser leurs enfants dans le privé?

Que le système d’enseignement étatique sert à peine à alimenter du chômage structurel? Que les élèves, qui en sont issus, ont tout de même une chance, au bout peut-être de 17 ans de scolarisation, aux frais de la collectivité, de postuler… à de nouvelles formations?

Enfin, ce qui inquiète au-delà de leur déficit d’opérabilité, c’est de constater que cette jeunesse n’a même pas soif de compétition, de combativité... Quel gâchis!

Mohamed Benabid
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MessagePosté le: Ven Nov 23, 2007 5:02 am    Sujet du message: Les grandes écoles d'ingénierie vont recycler 3450 diplômés Répondre en citant

Les grandes écoles d'ingénierie vont recycler 3450 diplômés chômeurs

Le gouvernement vient de lancer un programme de formation au profit de 3450 diplômés de l’enseignement supérieur sans emploi. Objectif : leur insertion dans le marché du travail. Il est également prévu de consacrer un millier de postes dans l’enseignement public à cette catégorie.


Pour les délivrer du chômage, des milliers de diplômés sont invités à reprendre le chemin de l’école. Pour ce faire, le gouvernement a débloqué une enveloppe globale de 167 millions DH pour la reconversion et l’insertion professionnelle des jeunes diplômés à la recherche d’un emploi. Le programme touchera 3450 bénéficiaires dont 1800 lauréats de formation scientifique. L’annonce a été faite suite à une réunion tenue à la Primature et présidée par le Premier ministre Abbas El Fassi, consacrée à ce thème.

«La mesure s’inscrit dans la continuité des programmes de formation et d’insertion des jeunes diplômés, initiée par le précédent gouvernement», explique Jamal Aghmani, ministre de l’Emploi et partie prenante de ce vaste programme. En effet, ajoute-t-il, «elle intervient suite à l’accord signé en août dernier entre le gouvernement et des associations représentatives des diplômés de l’enseignement supérieur à la recherche d’un emploi».

L’accord en question a été signé le 2 août entre le gouvernement de Driss Jettou et 25 associations représentant les diplômés universitaires en situation de chômage. L’application de ce programme qui sera déployé dès le mois de décembre sera suivie par une commission comprenant tous les intervenants du domaine. Il sera mis en œuvre par étapes jusqu’à fin 2008 et permettra aux diplômés de l’enseignement supérieur d’acquérir une formation pointue favorisant leur insertion rapide et facile dans le monde du travail.

«Le marché du travail a besoin de profils pointus, notamment des ingénieurs, qui n’existent pas actuellement au Maroc. Ce programme permettra aux bénéficiaires d’acquérir le savoir-faire nécessaire pour répondre à cette demande», souligne M. Aghmani. «C’est une opportunité très importante qui se présente à ces diplômés qui pourront suivre des formations dans des établissements aussi réputés que l’Institut national des postes et télécommunications (INPT), l’Ecole Mohammedia des ingénieurs (EMI) et l’Ecole nationale supérieure de l’informatique et de l’analyse des systèmes (ENSIAS)», ajoute-t-il.

«La formation de reconversion constitue une rupture par rapport au type de formation d’origine des intéressés», souligne-t-on auprès de la Primature. Son contenu ne vient pas en complément des formations reçues au niveau des écoles supérieures et universités où ils ont poursuivi leurs études. C'est une formation pour l'insertion, qui s'effectue dans des établissements dédiés et appropriés. Trois types de formation ont été arrêtés ; il s’agit de formations scientifiques et techniques, en lettres et sciences humaines et des formations économiques, juridiques, sociales et de gestion.

«Ce programme est basé sur une approche territoriale pour une formation de proximité», explique un communiqué de la Primature. Dans ce cadre, six pôles de formation-reconversion sont prévus à Casablanca-Rabat, Marrakech, Fès, Agadir, Laâyoune et Tanger.

Par ailleurs, parmi les postes d’emploi dans le secteur public, prévus dans la loi de Finances pour l’exercice 2007, 1000 postes budgétaires avaient été réservés aux diplômés de l’enseignement supérieur actuellement à la recherche d’un emploi. «Une réunion sera tenue le 24 novembre et sera consacrée à ce sujet», affirme le ministre de l’Emploi. L’ensemble de ces postes concerne le département de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.

Des sélections pour accéder à ces postes seront organisées dans les différentes Académies régionales de l’éducation nationale. «Pour le reste, d’autres postes seront ouverts à cette catégorie de la population qui pourra y accéder par concours», note le ministre. Et d’ajouter que «l’administration ne peut pas absorber tous les demandeurs d’emploi.

D’ailleurs, les besoins de la fonction publique se font de plus en plus pointus», conclut-il. Le programme lancé par le gouvernement devrait mettre fin aux séries de sit-in organisés devant différentes institutions, par les diplômés en chômage et qui ont fait partie du décor de la capitale du Royaume. Ce que confirme Mohamed Benmassaoud, responsable de l’une des quatre coordinations des diplômés chômeurs qui fait partie de cet accord. «Suite à cette réunion, nous nous sommes engagés à mettre fin à toute manifestation de protestation et lever la grève de faim décidée par les quatre groupes des diplômés», affirme-t-il.

De plus, les lauréats de l’enseignement supérieur, directement concernés par ce volet de l’accord et actuellement au nombre de 1463, se disent satisfaits et optimistes. Et ce, d’autant plus que les 1000 postes promis ont été dégagés dans le cadre du budget 2007 et ne font pas partie des 16.000 postes budgétaires prévus par la loi de Finances 2008.


Tahar Abou El Farah
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MessagePosté le: Sam Nov 24, 2007 5:35 am    Sujet du message: Fès: La FST lance trois formations d’ingénieurs Répondre en citant

Fès: La FST lance trois formations d’ingénieurs

· Mission: Assurer les RH dans le cadre du projet Fès Technovalley

· Les partenaires académiques et socioéconomiques impliqués

«LA faculté des sciences et techniques (FST) de Fès continue sa transformation vers un établissement de formation orientée vers l’ingénierie, capable d’accompagner le développement national et régional».

Ces propos sont de Mouhcine Zouak, doyen de la faculté. Ainsi, trois nouvelles formations d’ingénieurs d’Etat ont été lancées, jeudi 22 novembre. Chacune formera 24 élèves ingénieurs par an dans les domaines des systèmes électroniques et télécommunications, des industries alimentaires et agricoles, et de la conception mécanique et innovation.

«Notre engagement mérite le soutien de tous les opérateurs socioéconomiques aussi bien sur le plan régional que national», précise Zouak. Et d’ajouter que c’est ainsi qu’une mise à niveau des infrastructures de la faculté pourrait être entamée.

C’est une étape importante pour la mise en place de projets de développement économique et social comme les projets FèsShore et Fès Technovalley dont l’implication de l’université est très forte, et très sollicitée. Enfin, ces filières répondent aux objectifs du programme national de formation à l’horizon 2010 de 10.000 ingénieurs.

Pour les responsables de l’USMBA, les projets lancés dans le cadre du développement de la région constituent une importante demande de ressources humaines. Par exemple, FèsShore Park devrait permettre dans un premier temps la création de près de 5.000 emplois directs dans le cadre d’un partenariat public/privé.

Les travaux de la première tranche de ce projet, initié par MedZ, filiale de CDG Développement, seront lancés incessamment. D’un investissement de 425 millions de DH, cette première phase, dont la réalisation prendra 24 mois, prévoit l’aménagement d’une structure d’accueil de 1.500 m2 et des plateaux de bureaux sur 4.500 m2, soit 60.000 m2 de plancher.

La structure comprendra 4 axes distincts qui lui permettront d’offrir des développements modulaires aux métiers des nouvelles technologies. A savoir: les Stic (sciences et technologies de l’information et de la communication), l’innovation et les transferts de technologie, les start-up et les PME et son attractivité pour les entreprises internationales leaders en Stic. Pour ses initiateurs, ce projet est la matérialisation de la nouvelle vocation de Fès dans le secteur des nouvelles technologies.

Ce parc numérique devrait favoriser le développement technologique, économique et social de la région. Prévu sur 14 ha, le parc est situé dans un espace privilégié sur la rocade périphérique menant vers l’aéroport Fès-Saïss près du parc industriel Aïn-Chkef et la zone industrielle Sidi-Brahim.

Youness SAAD ALAMI
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