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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Lun Déc 31, 2007 11:47 am Sujet du message: Gestion de l'eau |
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Gestion de l'eau en Méditerranée
Une pénurie se profile à l'horizon 2050
En février 2008, l'IPTRID[Le Programme international pour la technologie et la recherche en irrigation et en drainage] organisera une conférence sur «Economie d'eau en irrigation»
Publié le : 30.12.2007 | 12h09
Ces dernières années, les climatologues parlent du risque de stress hydrique encouru par notre pays à l'horizon 2025. Plus encore, le Maroc risque de souffrir une pénurie d'eau d'ici 2050.
«Le Maroc a connu une forte baisse de ses ressources en eau ces dernières années. On devradonc redoubler d'efforts pour éviter le pire», indique Jean Margat, vice-président du Plan Bleu, un centre de réflexion relevant du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), lors de la présentation à Rabat d'une étude prospective du devenir du bassin méditerranéen à l'horizon 2025.
D'après les projections du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), la Méditerranée sera la région la plus vulnérable et la crise de l'eau est inéluctable. Du coup, il faut que les politiques réfléchissent dès maintenant à une stratégie de développement durable qui consiste à la mise en place d'une gestion par la demande. «Dans ce domaine, le scénario de développement durable est réalisable, mais il nécessite un changement de mentalité. Il n'est plus question de continuer à fonctionner comme si rien ne se passe. Pour l'avenir, il va falloir choisir entre la tendance du laisser-faire ou la gestion volontaire.
Il est moins cher de récupérer l'eau par une meilleure gestion de la demande que de développer l'eau par l'offre : barrages, pompage, dessalement», ajoute J. Margat. Ces problèmes du Sud commencent aussi à se faire sentir dans le Nord. Ainsi en France, il y a eu signature en mars 2006 d'une charte entre la Fédération française de golf et les pouvoirs publics pour réduire d'un tiers la consommation de l'eau. L'Italie favorisée par la baisse de sa population a commencé également sa décroissance en matière de demande d'or bleu.
D'autres solutions d'économie d'eau existent telles que la récupération des eaux de pluies. En Allemagne, par exemple, les eaux de pluie collectées du toit de l'aéroport de Hambourg sont stockées dans une citerne souterraine et alimentent toutes les toilettes de cet aéroport ce qui permet une économie annuelle de 22.000 euros. Des centres commerciaux font également recours à cette technique pour refroidir le système de climatisation et lutter contre les incendies. Par ailleurs, au Stade Olympia de Berlin, l'eau de pluie qui s'abat sur le stade se déverse, en grande partie, de son toit à surface ondulée, vers un réservoir souterrain ; elle est utilisée pour l'irrigation des pelouses et des espaces verts environnants.
Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les surfaces irriguées pourraient augmenter de 38% au Sud d'ici à 2030. En attendant cette échéance, l'Egypte a pris déjà les devants et utilise deux à trois fois l'eau du Nil.
Mais la vraie solution pourrait venir du retraitement des eaux usées pour l'irrigation comme le fait actuellement la Tunisie. Dans ce sens, un projet pilote de la gestion durable de l'eau domestique avec séparation des eaux grises (vaisselle, douche, bain) de celles noires (toilettes) est réalisé à «El Attaouia», ville située à 20 km de «Kalâat Sraghna» par l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV) de Rabat.
Cet effort doit être également accompagné par la conversion des agriculteurs aux nouvelles techniques d'irrigation. C'est dans ce contexte que l'Association nationale des améliorations foncières de l'irrigation, du drainage et de l'environnement (ANAFIDE) en collaboration avec la FAO et le Programme international pour la technologie et la recherche en irrigation et en drainage (IPTRID), organise à partir du 4 février 2008, une conférence électronique sous le thème «Economie d'eau en irrigation». Ce forum qui se déroulera sur le site du Centre d'information sur l'eau agricole et ses usages (CISEAU, www.ciseau.org) doit durer cinq semaines et sera l'occasion d'engager un vaste débat sur un sujet d'actualité et d'une importance capitale pour le Royaume.
Il permettra ainsi de faire connaître davantage, à l'échelle internationale, les réalisations du pays en matière de rationalisation de la gestion des ressources en eau à usage agricole, et d'échanger les expériences dans ce domaine avec les autres pays, mais aussi entre les nombreuses structures nationales concernées par ce sujet.
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Un centre virtuel de l'eau agricole
Le centre virtuel de l'eau agricole est une initiative innovante de partage d'expériences et de mise en réseau de connaissances pour une gestion durable des périmètres agricoles aménagés.
Démarré en octobre 2004, pour une durée de deux ans sur financement français, la première phase du projet est mise en œuvre par le secrétariat du Programme international pour la technologie et la recherche en irrigation et en drainage (IPTRID), hébergé par la FAO au sein de sa division de mise en valeur des terres et des eaux, à Rome. Le projet vise à apprécier l'apport des nouvelles technologies dans la mise à disposition, la diffusion et l'appropriation de connaissances sur les interactions entre l'utilisation de la ressource en eau et en sol par l'agriculture et son environnement.
Ce programme scientifique vise également l'amélioration de l'échange d'information entre professionnels du développement rural, par l'animation d'un réseau de partenaires pour une meilleure agriculture irriguée. Cette plateforme d'information est un moyen de capitalisation d'expérience et de partage de savoir-faire. La connaissance, les données sur les projets et les résultats de recherche qui ont servi à bâtir l'information présentée sur cette plateforme ont été fournies par les partenaires du projet, exclusivement des pays du Sud. Les pays cibles de la phase pilote sont répartis dans deux régions de l'Afrique francophone : Afrique du Nord (Maroc et Tunisie), Afrique de l'Ouest (Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal).
Par Rachid Tarik | LE MATIN |
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Jan 10, 2008 7:17 am Sujet du message: L’organisation du service de l’eau à Iferd au Maroc |
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L’ONG Tichka et l’organisation du service de l’eau à Iferd au Maroc
L’alimentation en eau comme facteur de lutte contre la pauvreté
Convaincue que l’alimentation des populations en eau potable, en qualité et quantité suffisante, est l’un des besoins humains les plus fondamentaux et un droit, et dans le but de garantir un développement durable, l’Association marocaine Tichka pour la coopération et le Développement, intègre concrètement cette composante dans ses interventions de lutte contre la pauvreté.
Par rapport au reste du Maghreb, l’eau représente une ressource abondante au Maroc, mais elle est insuffisante en comparaison avec les besoins en progression rapide. Le Maroc est actuellement à la limite du seuil de tension (estimé à 950 m3/hab/an) et descendra au seuil de pénurie vers 2030 (500 m3/hab/an). Il existe en plus de cela une inégalité de répartition de la ressource entre le nord et le sud, ce dernier étant également touché par les nombreuses sécheresses.
La population rurale, estimée en 2000 à 12,8 millions et qui représente environ la moitié de la population totale du Maroc, souffre le plus d’un mauvais approvisionnement en eau douce. Le taux de desserte du milieu rural est passé de 18% en 1994 à 37,7% en 1998 et à 48% en 2001. Les populations non desservies s’approvisionnent dans des conditions ne garantissant pas le respect des normes sanitaires. La distance à parcourir chaque jour, dans les localités où il y a l’eau, est d’une moyenne de 500 mètres. En revanche, lorsque la ressource n’existe pas ou lorsque le débit ou la qualité font défaut, le trajet à parcourir peut atteindre plus de 3 kilomètres. Le temps moyen consacré à la recherche de l’eau de boisson est estimé à 3 heures par jour.
Ce sont généralement les femmes et les jeunes enfants qui assument cette corvée, à l’aide de bidons en plastique de 5 l ou de jarres transportés à la main ou sur le dos, ou à dos d’ânes ou par charrette. Les hommes s’impliquent dans les cas très difficiles.
Deux catégories de besoins
Le système traditionnel de l’eau pour l’usage domestique répond à deux finalités différentes : la consommation humaine (boisson, cuisson, vaisselle…) et les autres utilisations (hygiène corporelle, abreuvage, arrosage de petits jardins, etc).
Pour la consommation alimentaire, les populations rurales accordent une grande importance à la qualité de l’eau (au goût).
Le choix du point d’eau ainsi que sa situation par rapport au village ne doivent en aucun cas être un obstacle ou une raison pour en acquérir. La manipulation de cette eau doit se faire avec une attention extrême (ustensiles de stockage bien entretenus et propres, son emplacement doit être sûr, loin de toute cause de pollution, éviter toute sorte de gaspillage, etc). Ces précautions ne signifient pas que l’eau est potable mais au moins assurent sa propreté et sa limpidité. Sa qualité cependant se dégrade lors des opérations de puisage, de transport, de stockage et de manipulation à domicile.
Pour l’eau non alimentaire, l’attention porte sur la quantité d’eau et le moindre effort que requiert son extraction et son transport. Ici, les populations font appel généralement à des eaux superficielles (cours d’eau, ruisseaux…).
De l’eau dans le désert
Avec une population de 780 habitants répartis sur 80 foyers, Iferd est un village situé au sud-est du Maroc dans la commune rurale de Taghbalet, province de Zagora, à 204 km, de la ville de Ouarzazate où siège l’Association Tichka.
Dans le temps, le village était une oasis très riche qui abritait une palmeraie parmi les plus importantes de la région. Suite aux changements climatiques et aux années de sécheresse qui se sont abattues sur toute la région, les richesses naturelles se sont dégradées et la ressource en eau a beaucoup diminuée. Attachés à leurs racines et à leurs terres, les habitants ont déployé des efforts considérables pour trouver l’eau. Ils ont creusé des khettarates1 (parmi les plus grandes et les plus anciennes de la région, étendues sur 7 et 4 km, mais désormais complètement à sec), ils ont contacté différents organismes et administrations publiques et privés…
Le service de l’Hydraulique a réalisé plusieurs sondages de reconnaissance. Un puits à débit moyen a été creusé à 3,2 km du village. Parcourir quotidiennement cette distance, sous une température de 50 °C en été, était très pénible pour les femmes et les enfants chargés de cette tâche.
En 1994, les villageois, en concertation avec les autorités locales, s’adressent à l’Ong Tichka. Le partenariat est conclue sur la base d’une convention avec les autorités locales et l’association du village, laquelle détermine les attribution de chacune des parties. Le service de l’hydraulique se charge du puits, Tichka des équipements et de l’assistance technique, la division de programmation et d’équipement de la province de Ouarzazate des études techniques et la population des constructions et de la gestion. Les activités réalisées dans le village comprennent :
– un système d’eau potable complet (réservoir de 50 m3, chambre de pompage abritant les équipements et le puits, conduites de refoulementde 3200 m, conduites de distribution permettant à toutes les maisons de se connecter, système photovoltaïque pour le pompage et le traitement de l’eau…) ;
– des branchements individuels dans les foyers (compteurs d’eau) ;
– la construction de blocs sanitaires dans l’école ;
- des puits perdus pour les eaux usées.
Les activités d’accompagnement s’organisent autour de la formation de l’association villageoise pour assurer la maintenance et la gestion du projet et de la formation sanitaire des femmes et des enfants. Un foyer multifonctionnel pour les femmes (activités de promotion féminines) est également créé.
La mise en place d’une organisation locale efficace
La population du village est impliquée dans toutes les étapes du cycle de vie du projet. La notion de la solidarité unissait les familles et fait preuve de plusieurs réalisations d’intérêt commun (khettarats, éclairage collectif moyennant un groupe électrogène diesel….), mais pour être plus efficace, Tichka a encadré cette population pour crée nouvelle structure sociale qui s’est d’abord appelée “Association Iferd pour l’eau potable“, puis “Association Alkhair pour le Développement d’Iferd“.
En plus de l’adduction d’eau potable, Tichka a équipé le village d’une centrale solaire produisant de l’électricité. Grâce à l’électricité, assurée 24 h/24 h, les foyers disposent d’eau courante et de moyens d’information et de distraction (TV, radio...), les enfants étudient dans de meilleures conditions, etc.
L’association Tichka, soutenue par la fondation espagnole CIPIE fournit les matériaux de construction et canalisation, ainsi que l’assistance technique nécessaire. Les habitants s’organisent pour assurer les travaux de génie civile et l’installation des réseaux de distribution. La main-d’œuvre est locale. La contribution villageoise aux travaux et au gardiennage s’effectue à tour de rôle par foyer et selon un calendrier établi par l’association villageoise. D’une manière générale, elle se fait en fonction du nombre d’hommes dans chaque famille. Une main d’œuvre spécialisée additionnelle est recrutée en permanence contre une rémunération payée par foyer (2 à 3 travailleurs par foyer).
L’association du village a établi un règlement intérieur qui régit la gestion du projet. Elle a engagé en permanence une personne du village pour s’occuper des tâches techniques (entretien des installations, enregistrements des données liées à la consommation, relevés de compteurs, paiements...).
La tarification, aussi bien pour l’eau que pour l’électricité se fait par tranches. Les premières, moins chères, sont à la portée de tous les consommateurs. Afin d’assurer une bonne gestion de l’eau et d’électricité, les dernières sont plus chères.
Les fonds collectés constituent une caisse locale qui permet de couvrir certaines dépenses (rémunération du régisseur, achat de désinfectant pour l’eau, petites réparations et entretien des systèmes…). L’association du village a adhéré à un compte bancaire mutuel que Tichka a ouvert en faveur des associations bénéficiaires des projets Eau et électrification par systèmes solaires, afin de leur permettre à long terme de couvrir les frais de l’entretien et de la maintenance des équipements installés.
Tichka a déjà réalisé l’alimentation de 49 villages, dont 39 sont équipées en pompage solaire; la promotion de l’assainissement et des pratiques d’hygiène; l’installation de pompes doseuses pour le traitement de l’eau dans 39 villages; l’accompagnement et la formation des associations villageoises sur la gestion des projets, l’entretien et la maintenance ; le suivi des consommations d’eau ; l’organisation de séminaires.
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1 Iferd en langue locale signifie un endroit “balayé“, désert, où il n’y a rien.
2 Ensemble de puits connectés par un tunnel pour canaliser l’eau de la source, de la rivière ou de la pluie jusqu’au village.
3 Isolés à plus de 3 km des habitations, les systèmes sont exposés au vol. Un gardien le jour et 2 la nuit assurent la sécurité du site.
Saadia Zaoui
Association Tichka
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Jan 10, 2008 7:27 am Sujet du message: Pour que cesse la corvée d’eau |
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Pour que cesse la corvée d’eau
L’eau est essentielle à la vie. Et plus encore : avec l’accès à l’eau potable, on offre un passeport pour une meilleure santé, des ouvertures pour l’éducation des enfants, une plus grande émancipation des femmes, le tout au bénéfice de communautés entières. C’est le défi qu’espère relever Green en s’investissant dans un triple projet au Maroc.
L’eau est loin. Qu’importe, il faut bien aller en chercher. Pour approvisionner la maisonnée, Driss parcourt plusieurs fois par jour, à pied, les 4 kilomètres aller-retour qui séparent sa maison de la borne fontaine la plus proche. Son village, Douar Karia, est un bourg d’une dizaine de maisons perdues au milieu d’un paysage rude. Arrivé à la fontaine, Driss retrouve des camarades de corvée.
D’autres garçonnets comme lui, dont les journées sont rythmées par la quête de l’eau. D’un tour de main habile, ils chargent les lourds bidons de 5 litres sur leurs épaules. Les plus chanceux les pousseront à l’aide d’une carriole.
Douar Karia est l’un des trois villages pour lesquels Green Belgium a lancé un projet de développement autour de l’accès à l’eau, en partenariat avec l’Office National de l’Eau Potable (ONEP) du Maroc. Trois douars situés dans des régions et des contextes socio-économiques différents. « On a identifié que donner l’accès à l’eau, c’est faire sauter un premier verrou de développement, explique Luc Michiels, responsable du projet chez Green Belgium.
De fait, ça permet d’améliorer les conditions de santé et d’hygiène puisque qu’on évite un tas de maladies liées à la consommation d’une eau souillée. En libérant les enfants de cette corvée, on ouvre la porte à une fréquentation plus régulière de l’école. Et pour les femmes, ce temps libéré peut être utilisé à des activités utiles à leur famille, à leur communauté. D’ailleurs, parmi les populations de ces villages la demande pour un accès correct à l’eau est permanente et criante. »
De l’eau potable pour tous
Douar Karia est un village très pauvre. Les 140 habitants vivent pour la plupart de l’agriculture. Coûte que coûte. Car ici, au grè des sécheresses ou des pluies diluviennes, les récoltes sont aléatoires. La borne fontaine la plus proche est à 2 km, dans le village voisin. Il suffirait pourtant d’1,5 km de tuyaux pour faire jaillir l’eau potable au centre de ce petit douar. Et pour la suite ? En étroite collaboration avec un élu local, Green planche sur une formation orientée vers des pratiques d’agriculture durable, à l’intention de ces jeunes dont la scolarité a été « sacrifiée » à la corvée d’eau.
A Zaouit, le second village du projet, les 750 habitants sont mieux lôtis : ils disposent de leur propre borne fontaine au centre du village. Mais une seule, c’est bien peu pour un gros bourg. Du coup, les navettes pour l’eau restent nombreuses. « Et les conditions de transport dans des bidons parfois douteux ainsi que les modes de conservation de cette eau destinée à la consommation ne sont pas toujours optimaux, raconte Luc Michiels. Ce village compte même une école de plus de 200 élèves, située à 300 m d’un château d’eau… mais sans raccordement. Conséquence : pas de sanitaires, un vrai souci de santé publique.» Ici, le projet vise un raccordement individuel de chaque habitation sur le réseau d’eau courante.
Pas d’hommes autour des bassins
Enfin, Green apporte son aide à Douar Tighfert, une grosse bourgade aux portes du désert qui compte trois bornes fontaines. Mais comme souvent, il faut payer leur gardien. Du coup, les habitants préfèrent des khettaras, des aqueducs traditionnels dont l’eau vient des sources montagnardes. Le problème, c’est que l’eau n’y est pas forcément potable.
« Autour des bassins, seulement des jeunes filles, rapporte encore Luc Michiels. L’urgence, ici, est de donner un accès à une eau de qualité, essentielle pour la santé de ces populations, et de soulager les femmes de la corvée d’eau. Après les raccordements, il ne faudrait pas que les jeunes filles soient cantonnées à la maison. Sur ce terrain, nous marchons un peu sur des œufs. Et pourtant ces filles veulent fréquenter l’école ou s’inscrire dans une vie sociale active.
Nous misons sur un partenariat avec une association locale pour faire avancer cette idée. »
Aujourd’hui, Green multiplie les démarches pour réunir des fonds. L’essentiel viendra de dons de Rotary Clubs. En septembre prochain, de jeunes occidentaux rencontreront à Rabat des Marocains du Parlement des jeunes et une quinzaine de jeunes qui font la corvée d’eau. « Nous espérons que ces délégations de la jeunesse du « Nord » prendront ensuite à cœur leur mission d’ambassadeurs du projet, pour sensibiliser dans leur pays, lancer des initiatives, voire collecter des fonds. Nous avons associé les intercommunales belges liées à l’eau CIBE (Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux) et IBDE (Intercommunale Bruxelloise de Distribution d’Eau).
Notre idée est de montrer que des Partenariats Publics-Publics — en l’occurrence entre les intercommunales d’ici et celle du Maroc — sont des voies vers une reconnaissance et la concrétisation de l’eau comme un droit humain. Le droit à la vie, en bonne santé. » En effet, à l’heure où les Nations Unies lancent la Décennie de « L’eau, source de vie », n’oublions pas que 30 000 personnes meurent chaque semaine après avoir consommé de l’eau insalubre.
www.greenbelgium.org
www.porteursdeau.be
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Ven Fév 08, 2008 4:43 am Sujet du message: Le Maroc appelle à une coopération sur l’eau |
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Le Maroc appelle à une coopération sur l’eau
Au vu de l'importance des thèmes abordés lors de la 7ème édition de la rencontre du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes, le Maroc a marqué sa présence, appelant à une coopération méditerranéenne en matière de ressources halieutiques et hydriques.
Le Maroc était présent à la 7ème rencontre du CIHEAM. En effet, cette présence est assurée par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch,qui a pris part à cette 7ème rencontre du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM), tenue dimanche dernier à Saragosse (Espagne).
Par ailleurs, un communiqué du ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime, indique qu'au menu de cette rencontre, figuraient des questions diverses liées à la gestion durable des ressources hydriques et la production agricole dans le bassin méditerranéen, ainsi que sur la gestion et la préservation des ressources halieutiques de la région.
Loin d'être aléatoire, le choix de ces thématiques est motivé par la multiplicité des défis posés actuellement en matière de gestion des ressources hydriques et halieutiques, et ce, pour l'ensemble des pays méditerranéens. Sur un autre registre, les thèmes abordés découlent d'une volonté commune des pays méditerranéens d'évoluer en ce qui concerne l'exploitation efficiente et durable, pour permettre aux populations une meilleure sécurité alimentaire quantitative et qualificative et, aux agriculteurs et aux pêcheurs, des revenus décents.
Dans ce contexte, le Maroc est appelé à fournir encore plus d'efforts, notamment en ce qui concerne la coopération avec les autres pays méditerranéens. Chose, d'ailleurs, appuyée par Aziz Akhannouch qui a appelé à la promotion les relations de coopérations entre le Maroc et ces pays , notamment sur les questions des ressources alieutiques et hydriques.
En marge de cette rencontre, le ministre a eu un entretien avec le Commissaire européen à la Pêche, Joe Borg, au cours duquel il s'est félicité du bon déroulement des accords de pêche en vigueur et appelé à la poursuite de la collaboration technique. Selon le communiqué, le Maroc participera à la prochaine rencontre qui sera organisée en juin prochain par l'Union européenne sur la coopération en matière de pêche.
Rappelons que cet évenement, de grand intérêt pour l'ensemble des pays méditerranéens, avait été annoncé par la ministre espagnole de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation, Elena Espinosa, en février 2007. L'invitation a été faite par la ministre espagnole, au cours de la VIème réunion des ministres qui a eu lieu au Caire, en décembre 2006. Aussi, le thème de cette 7ème édition est celui de «L'eau et le développement durable».
Le 6-2-2008
Par : Meriem Allam
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Fév 18, 2008 5:24 am Sujet du message: L'eau au centre des débats |
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L'eau au centre des débats
Marrakech accueillera la deuxième édition de l'art du jardin du 10 au 13 avril prochain
Et de deux pour le festival de l'Art du jardin. Initiée par le magazine spécialisé «Jardins du Maroc, Jardins du Monde», la deuxième édition du festival se tiendra à Marrakech du 10 au 13 avril prochain sur le thème «L'économie de l'eau et les enjeux que représentent les politiques hydrauliques dans le monde pour l'avenir de notre planète».
Cette nouvelle édition baptisée «Jardin' Art 2008», sera marquée par la participation de chercheurs, hydrologues, agronomes, écologistes et paysagistes. «Nos besoins en eau s'accroissent tous les jours alors que les ressources hydriques s'amenuisent et certaines réserves d'eau exploitées aujourd'hui par les hommes ne sont plus renouvelables.
Il est donc très urgent de se pencher sur la question de l'économie de l'eau si nous voulons sauver notre planète. Le jardin est un excellent exemple pédagogique pour parler de l'économie de l'eau car c'est dans un jardin qu'on peut installer les systèmes d'arrosage par goutte à goutte pour réduire les dépenses en eau», affirme Benchaabane Abderrazzak, membre du comité d'organisation du festival «Jardin' Art 2008».Au cours de cet événement, les intervenants, selon leurs domaines d'intervention, vont débattre des solutions et des méthodes les plus novatrices et rationnelles en matière d'utilisation des ressources hydriques. En effet, le festival se veut être un espace d'échange pour les professionnels du jardin et de l'environnement pour partager leur savoir-faire et leurs connaissances en matière de jardinage écologique et de sensibiliser le grand public à la nécessité d'économiser l'eau.
Dans le monde, l'eau est inégalement répartie. Certains pays en ont trop, d'autres en manquent cruellement. Par ces manques (notamment la sécheresse) et ces excès (comme les inondations), l'eau pose à l'humanité des problèmes de survie. Avoir accès à un point d'eau ne signifie pas forcément avoir accès à l'eau potable. Ainsi, le problème de manque d'accès à l'eau ne se pose pas seulement dans les pays marqués par la sécheresse, il se pose également dans des pays où il pleut beaucoup. L'Afrique sub-sahélienne et saharienne, le Proche- Orient et l'Asie centrale sont les régions du monde les plus touchées par les sécheresses chroniques.
De 1940 à 1990, la consommation d'eau dans le monde a quadruplé. D'ici 20 ans, la demande mondiale en eau pourrait augmenter de 650% pour une population mondiale estimée à 8 milliards d'habitants. Aujourd'hui, une vingtaine de pays vit déjà sous un seuil de grave pénurie, situés pour la plupart en Afrique et au Moyen-Orient.
Les changements climatiques constatés, la baisse du niveau des nappes phréatiques dans plusieurs régions du monde et l'aggravation du phénomène de la salinisation des eaux souterraines, ce sont là autant de signes inquiétants. Selon les Nations unies, à l'horizon 2025, trois milliards de personnes vivront dans des régions où les réserves d'eau douce existantes seront surexploitées. Et certaines réserves d'eau auront déjà disparu.
L'irrigation, à elle seule, absorbe 90% des besoins en eau. La gestion des ressources hydriques au Maroc comme dans d'autres pays du Maghreb nécessite un meilleur suivi pour optimiser la distribution de l'eau et faire face aux conséquences des sécheresses. Il n'existe pas, en effet, un équilibre dans la répartition des ressources en eau dans notre pays qui est caractérisé par un climat fortement contrasté. Les ressources hydriques au niveau national restent principalement influencées par une irrégularité annuelle et une variabilité inter-annuelle des pluies. Les spécialistes relèvent également une hétérogénéité de la distribution des précipitations sur le territoire marocain. Par ailleurs, l'alternance de saisons de forte hydraulicité et de périodes de sécheresse de durée variables est également élément dominant dans le contexte marocain. Pourtant, le Royaume dispose de quantités importantes d'eau de surface. Selon des chiffres officiels, sur l'ensemble des ressources en eau disponibles évaluées à 29 milliards de m3, seuls 19 milliards de m3 sont actuellement mobilisables dans des conditions techniques et économiques acceptables.
Par ailleurs, l'eau de surface, qui représente les deux tiers du potentiel en eau, subit des fluctuations d'apports importantes selon l'hydraulicité de l'année. Pour assurer en permanence les besoins des consommateurs marocains en eau, il est nécessaire de maîtriser les apports d'eau des années humides pour garantir les besoins notamment pendant les périodes de sècheresse. Pour cela, l'utilisation des ressources en eau devrait obéir à une politique de consommation rationalisée. En effet, certaines régions ont beaucoup souffert des dégâts économiques causés par des problèmes liés à l'eau: inondations, sécheresse et pollution. La sécheresse, à titre d'exemple, menace la sûreté hydraulique et nutritionnelle.
Cependant, les ressources en eau sont surexploitées dans plusieurs régions marocaines, notamment Souss, Al Haouz et Doukkala. Le bassin d'Oum Rbia connaît déjà une situation de déficit chronique. Les eaux souterraines sont un parfait exemple de l'exploitation à outrance. Pourtant, elles présentent de nombreux avantages de par leur bonne répartition géographique, leur facilité de captage et leur moindre vulnérabilité aux aléas climatiques et à la pollution. Elles peuvent jouer un rôle important dans le développement socio-économique du pays en assurant notamment l'approvisionnement en eau des populations rurales. Les rencontres prévues dans le cadre de cette deuxième édition du festival offriront certainement une occasion pour relancer le débat concernant les politiques du gouvernement marocain en matière des ressources hydriques.
«Cet événement tire son importance du fait que les changements climatiques constatés ces dernières années (désertification, baisse du niveau de la nappe phréatique et la salinisation des eaux souterraines), constituent des signes inquiétants et alarmants pour que la communauté internationale se mobilise davantage pour changer les comportements des consommateurs vis à vis de cette denrée vitale pour l'existence humaine», affirme les organisateurs du festival. Un programme éducatif, artistique et scientifique a été conçu afin de faire de cette manifestation un rendez-vous incontournable pour les scientifiques et écologiques. Bien évidement l'accent sera mis sur la question de l'eau. Les organisateurs promettent un programme intéressant notamment des tables rondes et des expositions, un salon des professionnels du jardin et de l'environnement. «Nous avons programmé avec des écoles et des association plusieurs ateliers encadrés par des éducateurs et des artistes pour faire participer la jeune génération à la protection de l'environnement.
La programmation du festival vise à sensibiliser grands et petits à la problématique de l'environnement à travers des activités ludiques et didactiques», conclut Benchaabane Abderrazzak.
Les eaux de surface
Décidément, le mois d'avril sera marqué par l'organisation de plusieurs manifestations en rapport avec l'eau. En effet, dans le cadre d'un partenariat entre la Banque islamique de développement (BID) et l'Office national de l'eau potable (ONEP), le Centre de formation aux techniques de l'eau de l'ONEP (CFTE) organise une session de formation sous le thème «Traitement des eaux de surface».
Selon les responsables à l'ONEP, cette session de formation est de contribuer au renforcement des capacités des pays en voie de développement dans le domaine du traitement des eaux de surface, et de faire bénéficier les compétences africaines de l'expérience et du savoir-faire marocain dans le domaine du traitement de l'eau potable.
La formation se déroulera en langue française du 24 mars au 4 avril 2008, au Centre de formation aux techniques de l'eau à Rabat. Elle bénéficiera à 15 ingénieurs et techniciens occupant des fonctions techniques dans des organismes publics ou privés d'eau potable.
Par Mohamed BADRANE | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Mar 29, 2008 7:06 am Sujet du message: Généralisation du système «Saqayti» |
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Rationalisation de l'eau
Généralisation du système «Saqayti»
Publié le : 28.03.2008 | 14h41
A l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, Veolia Environnement Maroc généralise son système inédit de bornes-fontaines automatiques à forfait prépayé «Saqayti».
En effet, suite au succès du site pilote de Témara, le groupe inaugurera plusieurs bornes-fontaines automatiques «Saqayti» dans les régions de Rabat-Salé, Tanger et Tétouan, à compter du 10 avril 2008.
Ces bornes fontaines automatiques à forfait prépayé permettent une meilleure rationalisation des consommations d'eau potable des communes et son distribution individualisée dans les localités ou zones urbaines rurales dépourvues de branchements individuels. «Saqayti» constitue ainsi une alternative aux dispositifs classiques de bornes-fontaines et permet de rationaliser la distribution de l'eau potable, de contrôler son utilisation et de lutter ainsi contre les gaspillages.
En effet, le libre accès à l'eau dans le cadre d'une borne-fontaine classique peut présenter plusieurs inconvénients tels
que : l'usage abusif de cette eau potable par des utilisateurs autres que les ménages auxquels elle est destinée, un écoulement quasi permanent de l'eau des robinets, du fait de la détérioration des installations à l'usage ou de l'insouciance de certains utilisateurs et la difficulté pour les Communes, de budgétiser le montant des consommations d'eau.
Aussi, la borne-fontaine automatique «Saqayti» se présente sous forme d'un appareil faisant office de borne de distribution, réalisé en tôle forte d'acier. Elle fonctionne à l'aide de clés à puce qui conditionnent l'accès à l'eau potable. Ce dispositif, une fois assemblé, est équipé d'un automate de distribution composé d'un coffret qui comporte les équipements électroniques, électriques et hydrauliques, ainsi que d'un lecteur de clé à puce similaire à celui des guichets automatiques bancaires. Pour chaque douar ou quartier ciblé, une liste des ménages bénéficiaires est dressée par la Commune concernée.
Cette liste comporte toutes les informations nécessaires à l'identification du responsable de chaque foyer bénéficiaire ainsi que la dotation mensuelle qui lui est accordée. La Commune étant seule responsable de la désignation des bénéficiaires. Chaque clé est alors créditée mensuellement (auprès des agences commerciales du Groupe Veolia Environnement Maroc) d'un volume d'eau qui correspond au forfait gratuit accordé par la Commune, soit 6 m3 par foyer bénéficiaire, et éventuellement d'un forfait complémentaire facultatif et payant.
LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Mar Avr 15, 2008 4:44 am Sujet du message: Pénurie d'eau : Le Maroc n'est pas épargné |
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Pénurie d'eau
Le Maroc n'est pas épargné
Selon un rapport de la Banque mondiale, la situation en Afrique du Nord est chaotique
Publié le : 13.04.2008 | 11h44
Le dernier rapport de la Banque mondiale sur l'eau au Proche-Orient et en Afrique du Nord rendu public dernièrement à Rabat dresse un état des lieux alarmant de la situation.
Selon les experts, la région serait en train de surexploiter massivement ses ressources renouvelables. Mais ce qui rend encore la situation plus dramatique, c'est la dégradation des eaux existantes qui coûte déjà très cher aux gouvernements (environ 1,5% du PIB pour le Maroc). «La situation va empirer car les ressources en eau par habitant vont baisser de moitié en 2050», souligne Julia Bucknall, spécialiste principale en gestion des ressources naturelle à la Banque mondiale. En effet, à ressources égales, la disponibilité d'eau va encore baisser de moitié du fait de la démographie et le changement climatique ne fera qu'aggraver la situation puisqu'il contribuera à réduire les précipitations d'au moins 20% d'ici 2050 à cause de la hausse de la température.
«La raréfaction des eaux de surface ne satisfait déjà plus la demande de l'irrigation car les écarts entre les fournitures pour l'irrigation et les allocations prévues se creuse», ajoute Mme Julia Bucknall.
Les mauvaises nouvelles annoncées par ces spécialistes de l'eau se succèdent. D'après eux, on ne peut même plus compter sur les réserves constituées d'eaux souterraines car ces sources seraient également menacées d'épuisement. L'exemple le plus frappant est celui de la nappe de Souss au Maroc qui a connu une baisse très importante estimée à 60 mètres lors des 20 dernières années.
La situation de l'eau est donc alarmante et ce malgré les grandes dépenses des pays dans le domaine de l'eau (la dépense publique marocaine en matière d'eau s'élevait à 3,6% durant la période 2000-2005).
Mais cela a une explication du fait que le recouvrement des coûts d'exploitation des services d'eau est généralement faible. «La gestion du secteur de l'eau sera toujours difficile car il faut investir beaucoup d'argent dans ce domaine et attendre des décennies pour récolter les fruits de ses investissements», souligne la même responsable. En dépit de ce constat effrayant, les experts de la Banque mondiale restent optimistes, puisqu'il «existe toujours une possibilité de s'adapter avec la situation actuelle, à savoir la pénurie d'eau», affirme Pier Francesco Mantovani, ingénieur et spécialiste principal en eau et assainissement pour la Banque mondiale. Cette adaptation commence donc par réformer la politique de gestion de cette richesse naturelle. «L'eau n'est pas un secteur qui dépend uniquement d'un seul ministère.
C'est un domaine vaste qui doit être planifié dans le cadre d'une institution qui regroupe tous les ministères», ajoute cet expert. Selon ce responsable, le Maroc devrait penser à améliorer les disciplines d'exploitation d'eau parallèlement à son souci d'investir dans les infrastructures. «Dans le secteur de l'eau, ce n'est pas la technicité qui compte c'est plutôt la politique et gouverner sera synonyme dans les prochaines décennies de la gestion de l'eau», fait-il remarquer.
Comment donc procéder à une meilleure gestion d'eau ? «La solution serait de réduire la consommation totale à hauteur des ressources disponibles», souligne le rapport. Les experts de la BM savent d'avance que la mise en œuvre de cette proposition est difficile.
«Nous sommes conscients que la question de la réduction de la superficie irriguée dans certains pays reste épineuse vu son impact social sur la population. Mais il revient au gouvernement de trouver les moyens adéquats pour produire plus de produits agricoles en exploitant moins d'eau», ajoute Pier Francesco Mantovani. La gestion d'eau passe donc par la réduction des consommations en agriculture, principal secteur exploitant l'eau (80% d'eau de la région vont à l'agriculture au Maroc). Une réduction qui peut être réalisée par l'investissement de grands budgets pour minimiser les pertes et la limitation de consommation à travers la mise en place d'une police de l'eau.
Recommandations
Face à cette situation de pénurie, les experts de la Banque Mondiale invitent donc les gouvernements à mobiliser des ressources additionnelles et d'optimiser les stratégies tarifaires. Ils donnent dans ce sens l'exemple de la Palestine et de l'Espagne comme pays ayant réussi à mieux gérer leurs ressources en eau. Les spécialistes mettent également l'accent sur la nécessité d'améliorer la gouvernance pour pouvoir accéder à des meilleurs services d'eau. «La meilleure gouvernance implique une responsabilisation des usagers car la participation et l'implication de la population génère l'information nécessaire à la prise de bonnes décisions et à l'amélioration des services», conclut Julia Bucknall. En effet, une meilleure gouvernance ne pourra qu'améliorer l'efficience de la dépense publique et aider le gouvernement et les opérateurs à mesurer les conséquences de leurs décisions.
Par ailleurs, selon le rapport de la Banque mondiale, la région comporte des exemples prometteurs de réforme qui pourraient être élargis. Il s'agit notamment de la Cisjordanie et Gaza qui ont séparé les services d'utilité publique de l'organisme de réglementation et amélioré la prestation des services et l'efficacité. Autre exemple intéressant est celui de l'Egypte qui a amélioré le recouvrement des coûts pour les services d'approvisionnement en eau dans les grandes villes en mettant l'accent sur la responsabilisation des usagers et la motivation du personnel. Le rapport cite également l'exemple des pays du Golfe, du Yémen et de la Tunisie.
Par Yousra Amrani | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Avr 15, 2008 4:47 am Sujet du message: Rien n’est encore perdu, selon la Banque mondiale |
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Gestion de l’eau
Rien n’est encore perdu, selon la Banque mondiale
Un rapport de plus de la Banque mondiale sur la gestion de la rareté de l’eau dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Si ce rapport rappelle un diagnostic déjà connu sur la problématique de l’eau dans la région, il a le mérite de définir les priorités et les choix à prendre en vue de redresser la situation dans l’une des régions les plus critiques, dans le monde.
Rappel de l’état des lieux : les ressources renouvelables par habitant dans la région MENA sont les plus faibles par habitant dans le monde, soit près de 2000 m3/habitant, contre plus de 35000 m3/habitant en Australie, par exemple. De même, la région exploite près de 160% de ses ressources naturelles et paie très cher la dégradation de la qualité de ses eaux. Au Maroc où l’agriculture consomme quelque 85% des ressources hydriques, la situation n’est pas plus brillante. Et pour cause, les eaux de surface ne satisfont plus la demande d’irrigation et la surexploitation des eaux souterraines entraîne une baisse continue du niveau de la nappe phréatique en moyenne de 2,5 mètres par an.
Dans la seule région du Souss, le niveau de la nappe a baissé de 70 mètres de 1982 à 2006. Une situation qui ne va que s’aggraver dans l’avenir, puisqu’à ressources égales, la disponibilité d’eau par habitant chutera de moitié d’ici 2050 dans cette région, sachant également que d’ici cette date, le changement climatique sera réduit de 20%. Dans le cas du Maroc, la baisse des précipitations variera de 5 à 25% selon les régions. Celles de Settat, de Casablanca, de Béni Mellal et de Tanger sont les plus affectées.
Question : Que devrait-on faire pour gérer d’une manière rationnelle la rareté de l’eau ? Selon les experts de la Banque mondiale qui ont présenté ce rapport jeudi à Rabat, le problème est plus politique que technique. A preuve, au Maroc, l’on dispose d’une ingénierie de pointe dans le domaine hydraulique et les dépenses allouées à ce secteur sont estimées à 3,6% du PIB. Et pourtant, les choses n’évoluent pas avec la célérité voulue. Pour les experts de la Banque mondiale, il faut une volonté politique claire pour faire avancer les différentes réformes lancées par le Maroc dans ce domaine, avec le soutien d’ailleurs de la Banque mondiale. « La loi sur l’eau adoptée par le Maroc est sous-utilisée. Elle n’a pas encore donné tous ses résultats. Il s’agit avant tout aujourd’hui d’opérationnaliser les instances existantes », a souligné dans ce cadre Pier Francesco Mantovani, expert à la Banque. Pour Mme Julia Bucknall qui a dirigé les travaux de ce rapport, l’amélioration des ressources existantes passera également par l’amélioration de la gouvernance.
Des études ont montré que meilleures gouvernances et meilleurs services d’eau sont liés. Bien entendu, la meilleure gouvernance impliquera une responsabilisation des usagers, qui, à travers une meilleure sensibilisation, participeront à la prise de décisions et de solutions stratégiques. Et là, les experts de la Banque mondiale sont unanimes : le redressement de la tendance actuelle passera nécessairement par la réduction de la consommation totale à hauteur des ressources disponibles et la mobilisation de nouvelles ressources conventionnelles ou conventionnelles .
Il sera également difficile d’éviter dans le futur la réduction de la superficie irriguée. Pour Hassan Lamrani, expert dans le domaine auprès de la Banque, cette réduction est effective depuis une vingtaine d’années. Mais ce que peut faire l’Etat aujourd’hui, c’est de planifier ces réductions inéluctables. En ce sens qu’il faut limiter l’extension de nouvelles superficies où les moyens d’irrigation sont réduits, avant que la crise ne force les agriculteurs à le faire d’une manière brutale.
Cette situation, bien que chaotique dans certains aspects, n’a pas empêché les experts de la Banque d’afficher leur optimisme quant au renversement de la tendance actuelle. Pour deux raisons d’ailleurs, les possibilités de s’adapter aux changements existent, sachant que cette région a une longue histoire d’adaptation à la pénurie d’eau. L’autre facteur d’optimisme est que les solutions techniques et politiques existent. Elles ont été mises en application avec succès dans d’autres régions. La recette miracle reste donc une bonne dose de volonté politique.
Amina SALHI
http://www.liberation.press.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Lun Avr 28, 2008 4:23 am Sujet du message: Gestion des ressources en eau dans les zones arides |
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Ouverture à Laâyoune d'une rencontre internationale sur la gestion des ressources en eau dans les zones arides
Laâyoune, 27/04/08- Une rencontre scientifique internationale sur la gestion des ressources en eau dans les zones arides et l'apport des procédés non conventionnels a ouvert ses travaux samedi au Palais des congrès de Laâyoune.
Initiée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI par la société marocaine des Membranes et de Dessalement (SMMD), l'Université Ibn Tofaïl-Kénitra et l'Université Hassan II - Mohammedia, cette rencontre de deux jours s'assigne pour objectif de mettre en exergue les contraintes sur les ressources hydriques en zones arides, de faire l'état des lieux des avancées réalisées dans le domaine du dessalement et de la réutilisation des eaux usées et de débattre des procédés non conventionnels visant à apporter des solutions pour surmonter ces contraintes.
Prennent notamment part à cette manifestation quelque 250 chercheurs marocains et étrangers venant de plusieurs pays, dont la France, l'Espagne, la Belgique, l'Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, L'Inde, Oman, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, le Sénégal et le Niger.
Dans une allocution à l'ouverture des travaux de cette manifestation scientifique, Mme Latifa Tricha, secrétaire générale du ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, a mis l'accent sur l'importance de la tenue de cette rencontre scientifique qui offre une occasion pour débattre des mécanismes modernes relatifs à l'exploitation, l'assainissement et l'amélioration de la qualité des eaux.
Mme Tricha a relevé que le déficit croissant en eau enregistré ces dernières années est dû à trois facteurs, en l'occurrence le déséquilibre entre l'offre et la demande, les changements climatiques qui sont à l'origine de la pénurie des eaux profondes et le phénomène de la désertification qui ne cesse de s'aggraver, outres les inconvénients de l'utilisation des méthodes traditionnelles dans l'exploitation de l'eau.
Cette situation, a-t-elle poursuivi, exige la mise en place de solutions efficaces et d'alternatives prometteuses, notant que "les axes qui seront débattus lors de cette rencontre rentrent dans les préoccupations actuelles et futures de tous les pays du monde, et plus particulièrement du continent africain".
Elle a souligné la nécessité d'adopter de nouvelles politiques de gestion des ressources hydrauliques et de mettre au point de nouvelles méthodes efficaces, aux côtés des techniques de dessalement de l'eau de mer et la réutilisation des eaux usées, en raison du rôle stratégique de cette matière vitale dans la sécurité alimentaire, la préservation de l'équilibre environnemental et la stabilité sociale et dans le développement de l'économie.
Le gouvernement marocain, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, accorde un intérêt particulier au secteur de l'eau à travers la mise en place d'une politique hydrique intégrée et rationnelle visant la satisfaction des besoins en eau des habitants et des secteurs productifs, tout en veillant à la sauvegarde de l'équilibre environnemental dans les différentes régions du Royaume, a-t-elle rappelé.
Le Maroc a veillé, lors de toutes les rencontres internationales, à souligner la nécessité de conjuguer les efforts de la communauté internationale et renforcer la coopération et mettre des politiques beaucoup plus efficaces dans le domaine de la gestion de l'eau.
De son côté, le wali de la région Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra, M.
M'hammed Dreyf, a souligné à l'ouverture de cette rencontre que "l'eau était et est encore l'axe essentiel des politiques de développement au Maroc", faisant remarquer que l'Etat a consacré des fonds importants pour développer ce secteur vital et réaliser des équipements et ouvrages hydrauliques d'envergure, notamment des barrages et de grands circuits d'irrigation.
Après avoir rappelé une série de facteurs naturels et humains à l'origine du déficit des ressources en eau, M. Dryef a insisté sur "la nécessité de revoir les méthodes d'exploitation de ces ressources hydriques et de chercher de nouvelles solutions et des mécanismes efficaces de nature à assurer la pérennité de cette matière vitale".
Il a plaidé, dans ce sens, pour l'adoption d'une approche participative dans la mise en place et la gestion des programmes et projets liés au secteur de l'eau.
La séance d'ouverture à été marquée par des allocutions de Mme Rahma Bourqia, Présidente de l'Université Hassan II- Mohammedia, de M. Mohammed Essaouri, président de l'Université Ibn Tofaïl, et de M. Azzedine El Midaoui, président de la SMMD, qui ont souligné l'importance de la tenue de cette rencontre scientifique, et des thèmes riches qui seront abordés et débattus par d'éminents spécialistes venus de différents pays.
Les intervenants ont soulevé à cette occasion les contraintes liées à la rareté des ressources en eau conventionnelle auxquelles sont confrontés les pays du pourtour méditerranéen et plus particulièrement ceux du sud.
Les participants à cette rencontre se pencheront sur l'identification des difficultés et des contraintes liées aux ressources hydriques en zones arides, l'examen des progrès scientifiques, techniques et technologiques de dessalement et de réutilisation des eaux usées aux niveaux national et international et débattront de l'apport des procédés non conventionnels dans la maîtrise des contraintes des ressources hydriques en zones arides.
Les travaux de cette rencontre se déclineront en une série d'exposés axés notamment sur "l'état des ressources en eau dans la région de Laâyoune-Boudour-Sakia-El Hamra et les besoins de développement", "la réutilisation des eaux usées: quelles solutions pour quelles technologies", "les techniques membranaires pour le développement durable", "expérience de l'ONEP en matière de dessalement: capitalisation d'un savoir faire", et "les nouvelles orientations technologiques de dessalement".
Les exposés débattront également du "dessalement pour l'industrie: expérience de l'OCP", "les traitements spécifiques, seule alternative pour la production d'eau potable dans les provinces du sud: présentation de l'état de l'art et opportunité", "le système national de recherches et d'innovation: situation de la recherche dans le domaine de l'eau", "le traitement et la réutilisation des eaux usées au Maroc: expériences et perspectives", et "le traitement poussé des eaux municipales avec réutilisation".
MAP _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Dim Mai 04, 2008 7:47 am Sujet du message: Agadir : Pénurie d’eau : Défis et perspectives |
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Agadir : Pénurie d’eau : Défis et perspectives
La ville d’Agadir a abrité, du 28 avril au 1er mai, l’atelier méditerranéen sur les nouvelles technologies de recyclage des eaux non conventionnelles dans les cultures protégées. _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Mai 06, 2008 5:26 am Sujet du message: Le Maroc aura soif en 2025 |
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Une grave crise de l’eau se profile à l’horizon
Le Maroc aura soif en 2025
La Banque mondiale a dressé un tableau sombre de la situation hydrique au Maroc et dans le Maghreb. Son rapport, rendu public en avril 2008, parle d’une grave crise d’eau dans cette région.
Aïssa Amourag
Il y aura une grave crise de l’eau au Maroc et dans tout le Maghreb, à l’horizon 2050. Dans un peu plus de 40 ans, les habitants de notre pays et ceux de cette région auront donc soif, gravement soif, ce qui ouvre à la voie à une période difficile qui sera probablement aggravée par le mal de la sécheresse. Ce constat alarmiste, pour ne pas dire alarmant, n’émane pas du gouvernement ou d’une autorité publique quelconque, mais de la Banque mondiale, qui a dressé un tableau sombre de la situation de l’eau au Maroc.
Une situation qui débouchera dans quelques années sur deux indicateurs qui suscitent les craintes: la disponibilité de l’eau par habitant diminuera de moitié et les nappes phréatiques auront tendance à perdre de leur importance en eau. À cela s’ajoute, bien sûr, une agriculture qui souffrira beaucoup plus de cette situation, et une tendance générale vers le dessalement de l’eau de mer, dont chacun connaît son coût exorbitant.
Le rapport de la Banque mondiale va jusqu’à avancer que cette catastrophe de l’eau qui pointe son nez sur le Maroc aura des conséquences désastreuses sur la croissance économique, ce qui poussera la pauvreté à augmenter et les inégalités sociales à se creuser.
Si aujourd’hui comme hier, le pétrole affole les puissances mondiales, qui se livrent des guerres meurtrières pour se le procurer, l’eau qu’on appelle désormais l’or bleu est la matière autour de laquelle des conflits inter-Etats éclateront demain.
Chacun, en effet, se battra de son côté pour sauver sa provision en eau et il est prêt à sortir son arsenal de guerre pour le défendre. Bien que doté d’une position géographique favorable au nord-ouest de l’Afrique, le Maroc reste dans la majeure partie de son territoire un pays à climat essentiellement semi-aride. À part la région nord-ouest et les sommets de l’Atlas, la pluviométrie reste faible, comparativement aux pays riverains du Nord de la Méditerranée.
Les précipitations totales sur l’ensemble du territoire sont évaluées en année moyenne à 150 milliards de mètres cubes, dont 121 milliards vont à l’évapo-transpiration et seulement 29 milliards qui représentent l’écoulement superficiel et souterrain. Au Maroc, comme dans d’autres pays, il n’existe malheureusement pas d’équilibre dans la répartition des ressources en eau.
Plusieurs régions du Maroc, notamment le Souss, Al Haouz et Doukkala ont surexploité leurs ressources en eau. Le bassin d’Oum Rbia connaît déjà une situation de déficit chronique. Un déficit qui se creuse chaque année davantage en raison du gaspillage de cette ressource capitale pour la vie, par toutes les couches sociales, principalement ceux de la “haute” qui s’offre des piscines géantes dans leurs somptueuses villas et arrosent copieusement leurs gazons.
Les besoins en eau de cette catégorie sociale sont estimés à 1.000 fois (!) ceux d’une famille marocaine à consommation normale. «La traque au gaspillage viendrait d’abord par sensibiliser cette catégorie sur les quantités énormes et parfois démesurées qu’elle consomme en eau», nous déclare un professeur d’université, spécialiste des questions hydrauliques. Elle viendrait aussi sensibiliser toute la société marocaine dans toutes ses composantes. Car quand bien même le Marocain, même moyen ou pauvre, gaspille de l’eau, parfois par ignorance des réalités de la crise hydrique qui plane sur le Maroc, et parfois par entêtement, et volonté délibérée de nuire à l’équilibre de notre écosystème.
Combien de fois, avons-nous constaté des gens malhonnêtes et peu scrupuleux laisser le robinet couler sans utilisation aucune et d’autres nettoyer des chaussées par des quantités incroyables d’eau? Les scènes de ce genre sont très courantes au quotidien dans les villes marocaines.
Il y aura une grave crise de l’eau au Maroc et dans tout le Maghreb, à l’horizon 2050. Dans un peu plus de 40 ans, les habitants de notre pays et ceux de cette région auront donc soif, gravement soif, ce qui ouvre à la voie à une période difficile qui sera probablement aggravée par le mal de la sécheresse.
Ce constat alarmiste, pour ne pas dire alarmant, n’émane pas du gouvernement ou d’une autorité publique quelconque, mais de la Banque mondiale, qui a dressé un tableau sombre de la situation de l’eau au Maroc. Une situation qui débouchera dans quelques années sur deux indicateurs qui suscitent les craintes: la disponibilité de l’eau par habitant diminuera de moitié et les nappes phréatiques auront tendance à perdre de leur importance en eau. À cela s’ajoute, bien sûr, une agriculture qui souffrira beaucoup plus de cette situation, et une tendance générale vers le dessalement de l’eau de mer, dont chacun connaît son coût exorbitant.
Le rapport de la Banque mondiale va jusqu’à avancer que cette catastrophe de l’eau qui pointe son nez sur le Maroc aura des conséquences désastreuses sur la croissance économique, ce qui poussera la pauvreté à augmenter et les inégalités sociales à se creuser.
Si aujourd’hui comme hier, le pétrole affole les puissances mondiales, qui se livrent des guerres meurtrières pour se le procurer, l’eau qu’on appelle désormais l’or bleu est la matière autour de laquelle des conflits inter-Etats éclateront demain.
Chacun, en effet, se battra de son côté pour sauver sa provision en eau et il est prêt à sortir son arsenal de guerre pour le défendre. Bien que doté d’une position géographique favorable au nord-ouest de l’Afrique, le Maroc reste dans la majeure partie de son territoire un pays à climat essentiellement semi-aride. À part la région nord-ouest et les sommets de l’Atlas, la pluviométrie reste faible, comparativement aux pays riverains du Nord de la Méditerranée.
Les précipitations totales sur l’ensemble du territoire sont évaluées en année moyenne à 150 milliards de mètres cubes, dont 121 milliards vont à l’évapo-transpiration et seulement 29 milliards qui représentent l’écoulement superficiel et souterrain. Au Maroc, comme dans d’autres pays, il n’existe malheureusement pas d’équilibre dans la répartition des ressources en eau. Plusieurs régions du Maroc, notamment le Souss, Al Haouz et Doukkala ont surexploité leurs ressources en eau.
Le bassin d’Oum Rbia connaît déjà une situation de déficit chronique. Un déficit qui se creuse chaque année davantage en raison du gaspillage de cette ressource capitale pour la vie, par toutes les couches sociales, principalement ceux de la “haute” qui s’offre des piscines géantes dans leurs somptueuses villas et arrosent copieusement leurs gazons. Les besoins en eau de cette catégorie sociale sont estimés à 1.000 fois (!) ceux d’une famille marocaine à consommation normale. «La traque au gaspillage viendrait d’abord par sensibiliser cette catégorie sur les quantités énormes et parfois démesurées qu’elle consomme en eau», nous déclare un professeur d’université, spécialiste des questions hydrauliques.
Elle viendrait aussi sensibiliser toute la société marocaine dans toutes ses composantes. Car quand bien même le Marocain, même moyen ou pauvre, gaspille de l’eau, parfois par ignorance des réalités de la crise hydrique qui plane sur le Maroc, et parfois par entêtement, et volonté délibérée de nuire à l’équilibre de notre écosystème.
Combien de fois, avons-nous constaté des gens malhonnêtes et peu scrupuleux laisser le robinet couler sans utilisation aucune et d’autres nettoyer des chaussées par des quantités incroyables d’eau? Les scènes de ce genre sont très courantes au quotidien dans les villes marocaines.
Gaspillage
Aucun lieu n’échappe au gaspillage. Le Marocain n’a pas encore cette culture propre à l’Occident de préserver l’eau, la protéger et rationaliser sa consommation. Mais, comme on est un pays sous-développé, il ne faut pas se leurrer. La crise qui touchera l’eau dans quelques années touche actuellement la santé, l’éducation, l’emploi et la vie en général. Pour Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national de l’eau potable (ONEP), l’agriculture est sérieusement pointée du doigt pour être le secteur qui consomme trop d’eau. Presque 90% de toutes les ressources hydriques. Ce qui fait que 10% seulement de ces ressources sont destinés à la boisson. Comment alors rationaliser une eau qui se raréfie de plus en plus et qu’on n’arrive plus à gérer?
Ali Fassi Fihri. L’agriculture est pointée du doigt.
Gestion
Le patron de l’ONEP nous rassure, au moins sur une chose: le Maroc ne connaîtra pas de crise de l’eau avant 2025. Il affirme en effet que jusqu’à cette date, l’ONEP dispose de toutes les réserves nécessaires pour assurer aux Marocains, dans la ville comme dans la campagne, la satisfaction de leurs besoins en eau. Mais que fera-t-on alors au-delà de 2025 ? Toute la question est là.
Allons-nous mourir de soif comme le prédit la Banque mondiale dans son rapport? Ou deviendrons-nous des nomades pour parcourir la terre de Dieu en quête de cette ressource précieuse sans laquelle aucune vie n’est possible? «Face à la démographie galopante, à la pollution qui s’aggrave et à la sécheresse qui devient chronique, la situation de l’eau ne va probablement pas s’améliorer», affirme notre spécialiste des questions hydriques. Et d’ajouter: «Elle empirera davantage pour donner lieu à une catastrophe dont ne connaît encore ni l’ampleur ni les solutions». Mais, ce qui est sûr, en tout cas, c’est que le Maroc, à travers notamment son bras armé dans ce secteur, en l’occurrence l’ONEP, s’emploie à fournir de l’eau potable à tous les Marocains.
Une eau saine, propre et consommable. Rappelons-nous qu’en 1994 encore, seulement 15% de la population avaient accès à l’eau. Aujourd’hui, ce chiffre a atteint 60%. Ce qui est important pour un pays dont les précipitations sont faibles et déséquilibrées. Mais, cela veut-il dire, pour autant, que le Maroc a réussi dans sa politique de gestion de l’eau? Personne ne le pense surtout que notre pays fait face à une situation difficile dont seul Dieu pourra nous préserver.
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Posté le: Ven Mai 16, 2008 5:30 am Sujet du message: Nouveau coup de pouce à la gestion de l’eau |
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Souss-Massa-Drâa
Nouveau coup de pouce à la gestion de l’eau
· Le département de l’Hérault participe à la sauvegarde des oasis de Tiout
LA coopération entre le département de l’Hérault (Sud de la France) et la région Souss-Massa-Drâa ne cesse de se renforcer. Les deux collectivités ont conclu en fin de semaine dernière à Agadir un nouvel avenant de coopération pour la période 2008-2009. L’objectif est de mettre en œuvre des actions communes en faveur du développement du Souss-Massa-Drâa.
Plusieurs axes prioritaires ont été retenus dans ce cadre. Parmi eux, le domaine de l’eau. A ce sujet, André Vézinhet, président du Conseil général de l’Hérault, a indiqué que son département apportera son expertise en la matière. Il s’agit précisément d’un appui méthodologique pour l’amélioration des performances en matière d’économie d’eau à travers la reconversion des systèmes traditionnels d’irrigation.
Ce sont notamment les oasis de Tiout qui sont concernés par ce programme qui se décline en trois phases, est-il indiqué. Il s’agit tout d’abord d’établir un diagnostic pour en suite élaborer une stratégie concertée avec la population et les institutions concernées. La troisième étape consistera en la réalisation de travaux et la mise en place de moyens d’accompagnement pour la gestion et l’entretien des ouvrages sans oublier l’utilisation optimale de la ressource.
A noter, par ailleurs, que cette action de coopération bénéficiera du soutien de l’Agence de l’eau Rhône, Méditerranée et Corse qui apportera une contribution financière pour la réalisation des études et la réalisation de certains travaux. De fait, l’entité travaillera dans le cadre de ce projet en partenariat avec l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa-Drâa. Les deux établissements ont conclu à cet effet un accord cadre. “C’est la première fois que nous avons eu l’idée de mettre en rapport deux institutions dans le cadre de cette coopération décentralisée”, souligne Vézinhet.
Selon lui, Le Conseil général de l’Hérault a alloué une enveloppe globale de 100.000 euros cette année pour accompagner les actions retenues. Outre le domaine de l’eau, figure également au programme le développement du tourisme rural et de la filière artisanat, des actions humanitaires et culturelles, ainsi que la recherche et agronomie.
Pour rappel, la coopération entre la région Souss-Massa-Drâa et le département de l’Hérault a commencé en 2002.
Malika ALAMI
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