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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Mai 16, 2008 5:25 am Sujet du message: Du foncier pour casser à la spéculation |
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Plateau d’Akrach
Du foncier pour casser à la spéculation
· Mais aussi pour conforter le schéma d’urbanisation de Rabat-Salé
L’ouverture à l’urbanisation du plateau d’Akrach constitue pour la ville de Rabat un enjeu majeur. C’est le premier constat dressé par les rédacteurs du rapport justifiant l’urgence et l’opportunité du projet. D’abord pour la maîtrise du développement urbain de la capitale administrative. Pour être au diapason, ensuite, de la nouvelle politique des pouvoirs publics qui prend de plus en plus en considération l’impact des instruments d’urbanisme sur le devenir des villes.
Politique axée sur la couverture la plus large possible du territoire en documents d’urbanisme et la mise en place d’institutions de gestion et de contrôle de l’évolution urbaine. Et le réservoir foncier que constitue le plateau d’Akrach s’y prête à merveille pour réaliser ce double objectif. Plus encore, sa mobilisation s’avère être une urgence pressante. En raison de la forte spéculation foncière ambiante avec tout son lot de conséquences néfastes sur le marché de l’immobilier et, partant, l’exclusion des populations vers les périphéries démunies de toute infrastructure de base. Mais aussi pour renouer avec la dynamique imprimée à l’urbanisation générale de la ville de Rabat et son environnement.
A travers notamment le lancement de projets structurants au rayonnement régional et national comme la création de la ville de Tamesna, l’aménagement de la vallée du Bouregreg ou encore celui de la Corniche de l’Atlantique. Cette nouvelle dynamique porteuse d’investissements et donc de développement économique et social, est de nature à réguler le marché de l’immobilier dans toutes ses composantes: habitat, services, équipements, activités économiques et commerciales.
Inséré dans cette vision urbanistique cohérente, le plateau d’Akrach peut, à l’évidence, conforter cette dynamique. Mais encore faut-il lui assurer toutes les conditions de réussite. A commencer par une forte action volontariste de la part des pouvoirs publics. «Dans ce sens, la mise en place d’une structure institutionnelle jouissant à la fois des prérogatives de la puissance publique et de la souplesse pour une gestion efficiente ouverte aux partenaires sociaux, reste le préalable incontournable», est-il recommandé. Surtout que le site met en équation des propriétaires terriens et les autorités en charge de l’aménagement urbain.
Aussi ne faut-il point s’étonner si les promoteurs du projet favorisent le scénario visant la mise en place d’une structure mixte associant les propriétaires des terrains à un organisme de droit public. Les premiers avec leur apport en foncier et le second fournissant expertise et garantie pour la levée des fonds.
Les atouts du site
Le premier atout du plateau d’Akrach tient d’abord à l’importance de la réserve foncière qu’il recèle pour l’extension de la ville de Rabat: 1.010 ha dont 920 sont urbanisables. Cette superficie peut recueillir 200.000 habitants. En outre, le site dispose d’un environnement construit abritant aussi bien l’habitat collectif que le résidentiel. D’où une mine d’activités socio-économiques. En troisième lieu, le site bénéficie d’un emplacement en hauteur de grande qualité avec vue sur la Tour Hassan, la Kasbah des Oudayas, la Médina…
Enfin, il ne présente pas de difficultés relatives à son assainissement et son équipement en réseaux. Seul bémol, ses liaisons avec l’agglomération de Rabat-Salé, et des ouvrages d’art seront nécessaires pour la traversée de la rocade.
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Ven Mai 16, 2008 3:51 pm Sujet du message: SMAP |
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Chakib Bennani : «Pour les MRE, l’avenir est dans la proximité des plages»
A l’occasion du SMAP Immo 2008, Chakib Bennani, promoteur immobilier et président de la commission fiscale au sein de la FNPI, commente le secteur de l’immobilier au Maroc et fait le point sur les besoins de la clientèle MRE.
ALM : Quel commentaire pouvez-vous donner de la conjoncture du secteur immobilier au Maroc ?
Chakib Bennani : La conjoncture est de plus en plus difficile. Les projets immobiliers sont en croissance continue dans le cadre des grands projets touristiques et d’investissement. Néanmoins, on oublie le volet de l’immobilier à caractère social. Il faut savoir que les promoteurs ont reçu un coup très dur avec les dispositions de la loi de Finances 2008. D’abord, ils n’ont plus droit aux dérogations. Aussi, la hausse de la TVA, en plus du fait que tous les ingrédients de construction ont vu leurs prix flamber. Tous ces éléments ont fait qu’un promoteur immobilier ne peut plus tenir le coup en vendant un logement à 200.000 dirhams. Il ne faut pas non plus oublier que le prix du foncier a quadruplé, s’il n’a pas quintuplé, ajouté aux contraintes de la fiscalité locale. Ainsi, pour construire, il faut payer, d’abord, la taxe des terrains non bâtis, qui est de 12 dirhams par an pour chaque mètre carré. Aussi, le promoteur doit débourser les taxes d’autorisation et une nouvelle taxe qui a été récemment mise en place, celle de la VRD qui concerne la viabilisation.
Notons qu’en dépit de la dynamique qui marque le secteur de l’immobilier, la promotion immobilière est devenue déstabilisée par l’image dégradante que l’on formule d’elle. Nous voulons redorer le blason de cette profession, et nous nous battons également pour mettre fin à la pratique du « noir » dans les ventes immobilières.
S’agissant de la clientèle MRE, est-elle traitée comme les autres cibles ou alors est-ce que, pour les promoteurs immobiliers, il y a une prise en compte de certains critères propres à cette catégorie ?
Sachez que la clientèle MRE passe en priorité. Le MRE est un client solvable et avec lequel on a très peu de problèmes. La remarque importante qu’il faut faire concernant cette cible, c’est qu’un MRE n’achète pas un bien pour habiter dans un quartier sale, mal éclairé ou dans lequel la sécurité fait défaut. Cette catégorie de clients achète un bien au Maroc pour venir s’y détendre et avoir un pied-à-terre dans leur pays. C’est la raison pour laquelle ils penchent pour les zones où ils auront du soleil et la mer. L’avenir de la promotion immobilière dédiée à la clientèle MRE est dans la proximité des plages. D’ailleurs, le premier réflexe des MRE qui s’adressent à nous, c’est celui de demander si nous avons des projets proches de la mer.
Le SMAP Immo est l’événement, par excellence, destiné aux Marocains résidents à l’étranger. Pour les promoteurs immobiliers, constitue-t-il une opportunité pour recruter de la clientèle ?
De toute évidence. Le SMAP Immo permet d’approcher cette catégorie de clientèle et vu la masse des visiteurs qui affluent à cet événement, les chances de vendre, pour le promoteur, s’en trouvent multipliées. Les Marocains résidents à l’étranger ont compris que le secteur est mieux organisé qu’auparavant avec beaucoup moins de grabuge.
Les orientations gouvernementales sur ce volet ne peuvent qu’être applaudies. Néanmoins, la part du secteur public dans la promotion immobilière (20%) est encore inférieure à celle du secteur public( 80%). La raison étant que le secteur privé est plus dynamique. Il paie le terrain à prix plein et ne laisse pas d’ardoises, quoique abattu par les charges fiscales. Cela n’empêche pas qu’on a tendance à voir le promoteur immobilier comme un voleur. Je dis qu’il ne faut pas mettre tous les poissons dans le même panier.
Que pouvez-vous dire sur la rareté du logement de moyen standing ?
Cette rareté vient du fait de l’indisponibilité des quartiers dédiés au moyen standing. Prenons l’exemple du quartier Bourgogne à Casablanca, je dirais que c’est presque une exception. Pour le moyen standing, on n’autorise plus rien car il n y a plus matière à cela. Et avec les prix du foncier qui ont atteint des sommets sans oublier les impôts lourds, le promoteur ne peut plus faire de moyen standing sans le facturer lourdement ce qui le sort de sa véritable définition de « gamme moyenne ».
Aujourd'hui.ma
Par : Meriem Allam |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Ven Mai 16, 2008 3:55 pm Sujet du message: Crédit immobilier |
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Le crédit immobilier facilite l’accès à la propriété
Selon Bank Al-Maghrib, les clients penchent plus pour les prêts à taux variables et que les régions les plus productrices en crédits immobiliers sont celles de Casablanca et de Rabat.
L’immobilier est le principal motif d’endettement des ménages. L’enquête annuelle de la banque centrale relative à l’année 2007 dont l’objet est d’étudier le secteur de l’immobilier, met ce constat en tête de ses commentaires. Par ailleurs, ce sont les zones de Casablanca et de Rabat qui polarisent la plus grande masse de crédits immobiliers souscrits, qu’ils soient destinés à la construction, l’acquisition ou l’aménagement de logements. Cependant, quoi que ces deux zones polarisent près de 64% de l’encours global, ce pourcentage demeure en deçà de celui relevé en 2006 (70%). «La raison première de cette différence c'est qu’il n’y a plus de réserve foncière, notamment à Rabat. Pour ce qui est de Casablanca, la réserve foncière se fait rare pour les sites dédiés aux programmes de l’Habitat bon marché (HBM)», avait indiqué Nour-Eddine Charkani Hassani, président de directoire de Wafa Immobilier, filiale d’Attijariwafa bank spécialisée dans l’immobilier.
Pour ce qui est des conditions d’octroi des crédits immobiliers, ladite enquête met en avant que la politique menée en la matière a été maintenue par les organismes de crédit. Notons que les crédits à taux variables ont constitué la majorité par rapport aux taux fixes. En ce sens que 49% du volume total des nouveaux crédits sont à taux variable, contre 43% en 2006. Cela traduit le fait que les ménages préfèrent faire confiance à la fluctuation du marché, espérant gagner sur le volet des taux ce qui a peut-être été absorbé par la cherté des prix d’acquisition. «Il s’agit d’un bon ratio. Il faut savoir qu’en Europe, et avant la crise des subprimes, 90% des crédits immobiliers étaient à taux variable. Pour ce qui est du taux fixe, il est principalement tiré vers le haut par les conventions signés par les banques avec les diverses administrations publiques et entreprises, mais aussi par les types de prêts consentis dans le cadre des programmes subventionnés par l’Etat», avait ajouté Charkani Hassani.
Par ailleurs, et globalement, les taux d’intérêt ont continué à creuser vers la baisse, faisant état d’une détente notable durant l’année 2007. Effectivement, 44% des crédits ont été accordés à des taux d’intérêt inférieurs à 6% contre 15% à fin 2006 seulement. 21% des crédits ont un taux d’intérêt supérieur à 8% contre 29% en 2006.
Toujours sous le coup de la cherté des prix, et du niveau de la vie également, les clients en 2007 ont été plus enclins à opter pour les longues durées, ce qui leur permet d’avoir à rembourser des échéances moins volumineuses. Sur ce point, les durées les plus sollicitées ont été celles qui dépassent les 20 ans, ce qui rend cette catégorie dominante avec 39% des parts dans la masse globale des crédits accordés, contre 25% à fin 2006. Néanmoins, la part des crédits à l’habitat dont la durée initiale est comprise entre 10 et 20 ans a été réduite de 9 points à 47%. Par ailleurs, et en moyenne, la durée initiale des crédits à l’habitat a atteint 18 ans contre 15,8 à fin 2006. Enfin, pour ce qui est des créances en souffrance sur les crédits à l’habitat en 2007, ils ont affiché un taux de 5%, en baisse par rapport à 2006. «Cette baisse est attribuable notamment au rajeunissement du stock de crédits et au recouvrement des crédits facilités par la valorisation des actifs», explique la banque centrale.
Rappelons que le rapport de Bank Al-Maghrib relatif à la politique monétaire au terme du troisième trimestre de l’année 2007, dans lequel l’intitution faisait l’analyse structurelle des crédits à l’immobilier, notait le dynamisme enregistré par la clientèle MRE depuis 2006.
Cette catégorie de clientèle, d’ailleurs, fait également preuve d’un certain engouement pour les actifs immobiliers. Néanmoins, la banque centrale attirait l’attention sur le fait que cette forte demande enregistrée par les MRE pouvait déteindre sur les placements, en ce sens qu’elle a «comme corollaire le net recul de leur contribution à la croissance des placements rémunérés auprès des banques», notait cette source.
Aujourd'hui.ma
Par Meriem Allam |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Dim Mai 18, 2008 10:23 am Sujet du message: Formation |
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Ouverture à Rabat du 1er séminaire d'actualité de l'immobilier
Le premier "séminaire d'actualité de l'immobilier" s'est ouvert vendredi à Rabat à l'initiative de l'Association des amis de l'Institut des études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l'habitation (ICH-Rabat).
Organisé en partenariat avec l'Institut national d'aménagement et d'urbanisme (INAU) et l'ICH de Paris, ce séminaire se veut un lieu de réflexion et de rencontre entre les professionnels et intéressés du domaine de l'immobilier et de la construction. Cette manifestation vise à consolider la mission de l'Institut et contribuer à son rayonnement mais également à qualifier les diplômés de l'ICH et les informer des derniers développements dans le domaine, a indiqué à la MAP, le directeur de l'ICH-Rabat et président de l'Association des amis de l'ICH, Mohamed Ouagari.
L'ICH-Rabat offre une formation aux cadres et professionnels dans le domaine de l'immobilier et de la construction, a indiqué M. Ouagari.
M. Jean-Luc Gourdin, secrétaire général de l'ICH Paris, a pour sa part, indiqué que la création d'un ICH au Maroc avait pour objectif d'augmenter le degré d'autonomie en termes de compétences dans un secteur en pleine expansion comme l'immobilier, lesquelles compétences sont un facteur d'autonomie des Etats.
Né d'un partenariat entre l'INAU et le Conservatoire national des arts et métiers en France (CNAM) en mars 2003, l'ICH-Rabat délivre un diplôme français du CNAM après la validation de neuf unités d'enseignement.
Les travaux de ce séminaire de deux jours seront axés sur quatre principaux thèmes : "L'immobilier d'entreprise", "La copropriété", "La fiscalité immobilière" et "L'expertise et l'estimation des immeubles".
Les matières enseignées à l'ICH sont toutes focalisées sur les métiers en étroite relation avec l'immobilier notamment le statut et la déontologie des professions immobilières, l'estimation des immeubles, les contrats de vente d'immeubles et l'économie de la construction.
Par La MAP
Publié le : 17.05.2008 | 13h33 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Mai 27, 2008 4:27 am Sujet du message: Habitat: De nouvelles formules pour les MRE |
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Habitat: De nouvelles formules pour les MRE
· L’entrée en vigueur dès cet été
· «Monsieur MRE» à l’accueil
Près de 80% des investissements des Marocains résidant à l’étranger (MRE) vont vers l’immobilier. Une part d’autant plus importante que «21% des clients de l’habitat sont constitués de MRE», indique Mohamed Ameur, ministre chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger. Ce marché grandissant a besoin de davantage de fluidité administrative pour s’épanouir. Le ministre ouvre grandes les portes, dans un souci de «proximité», indique-t-il. C’est dans ce sens qu’un partenariat avec le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace a été établi.
Lors d’une réunion tenue entre les deux départements, lundi 19 mai, il a été décidé de mettre en place de «nouvelles procédures pour faciliter l’acquisition d’un logement», confie le ministre en charge de la Communauté à l’étranger. Cette démarche trouvera son expression à travers un Monsieur MRE, présent, désormais, au niveau des agences urbaines. «Pour plus d’écoute», insiste Hejira, ministre de l’Habitat. Des mesures d’accompagnement ont été recommandées aux responsables des agences urbaines. «Les gens ont besoins qu’on leur accorde du temps. Qu’ils sentent qu’on est à leur service. C’est notre rôle avant tout. Il faut les prendre par la main et les orienter», ajoute-t-il. La nouveauté aussi est de proposer un «package intelligent» mieux adapté aux attentes des MRE.
Administration et diaspora marocaine comptent se réconcilier à travers le nouveau programme. Assainir le passif et les litiges s’inscrit dans la démarche de Ameur. Car, des «procédures exceptionnelles pour la gestion des dossiers seront mises en place».
Le groupe de travail, présidé par le ministre en charge de la Communauté marocaine à l’étranger, compte aussi simplifier les procédures d’urbanisme, en «facilitant les démarches d’octroi des permis de construire par exemple».
Outre ces nouvelles procédures, la réflexion a été entamée pour réaliser une meilleure adéquation entre l’offre et la demande. L’analyse de la population MRE a mis en avant des besoins aussi variés que la composition même du groupe.
«On considère souvent les MRE comme une clientèle solvable à qui on ne propose que du moyen et haut standing. Alors qu’ils n’ont pas tous les mêmes moyens ni les mêmes impératifs. Cette communauté évolue et les besoins aussi, il faut que les politiques tiennent compte de tout cela». Les politiques ont donc décidé de répondre à des besoins multiples allant du balnéaire au social. «L’objectif est la cohérence», estime Ameur. C’est ainsi qu’il compte lancer un programme de logements sociaux en faveur des couches défavorisées.
Le programme ministériel est plus qu’ambitieux. Promouvoir un partenariat est un autre axe de cette réflexion. «Les MRE ne sont pas seulement des clients mais aussi des partenaires. Nous voulons encourager l’investissement dans le secteur de l’habitat et encourager les projets de développements». Reste à trouver les bonnes mesures de suivi.
Amira KHALFALLAH
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mar Mai 27, 2008 10:56 am Sujet du message: Bâtiment |
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Une filiale de Danosa au Maroc
La société espagnole "Danosa", numéro 6 européen dans le domaine de l'imperméabilisation, l'isolation et la protection thermique en génie civile, compte ouvrir prochainement une filiale au Maroc avec pour objectif de stimuler ses ventes à l'international, spécialement en Afrique du Nord, a-t-on appris lundi de source proche de l'entreprise.
"Danosa", déjà présente dans une trentaine de pays à travers le monde, a été encouragée par l'accroissement, en 2007, de 68 % de son chiffre d'affaires annuel à l'exportation, grâce, en grande partie, aux transactions passées avec des pays d'Afrique du Nord, notamment le Maroc.
Cette nouvelle implantation tend également à soutenir la croissance de l'entreprise espagnole qui se fixe pour objectif d'atteindre un chiffre d'affaires à l'exportation de 120 millions d'euros pour l'année en cours.
Spécialisée depuis plus de 40 ans dans la fabrication de matériaux normalisés pour l'étanchéité et l'isolation acoustique dans le secteur du bâtiment, "Danosa" est leader du marché espagnol avec une part de marché de près de 40% et occupe la 6e place au niveau européen.
La société a étendu dernièrement son champ d'activité pour englober également les domaines de l'énergie solaire et du drainage.
Par MAP
Publié le : 27.05.2008 | 10h00 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mar Mai 27, 2008 11:52 am Sujet du message: Maroc-Turquie |
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M. Hejira présente aux opérateurs le programme national de l'habitat
Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, Ahmed Taoufiq Hejira, a souligné, lundi à Ankara, l'importance accordée par le Maroc au secteur de l'habitat et de l'urbanisme, mettant en relief les actions entreprises par le Royaume pour la promotion du secteur immobilier.
Lors d'une séance de travail avec les responsables de l'administration turque de développement de l'Habitat (TOKI), M. Hejira a exposé les grandes lignes du programme gouvernemental dans le domaine de l'habitat, insistant sur les produits à coût bas destinés aux couches sociales à revenus limités et instables et sur les facilités offertes par l'Etat marocain à l'investissement privé national ou étranger.
Après avoir souligné les actions et missions du Groupe Al Omrane, en tant qu'opérateur public chargé de la régulation du marché immobilier, il a abordé les efforts déployés par le Maroc dans le domaine de l'habitat social, économique et à faible coût qui vise, a-t-il dit, la lutte contre les différentes formes de l'habitat insalubre.
Parmi ces efforts, le ministre a notamment fait état du concept du logement le plus économique, et qui permet, a-t-il expliqué, de mettre sur le marché des logements à très faibles coûts grâce notamment à l'exonération totale d'impôts et à l'acquisition de l'assiette foncière à des prix symboliques.
Abordant les opportunités de coopération maroco-turque dans le domaine de l'habitat et de l'urbanisme, il a appelé les opérateurs publics et privés turcs à investir dans le Royaume, soulignant, à cette occasion, l'intérêt offert par l'expérience turque dans les domaines de l'aménagement urbain et de la réalisation de logements économiques.
Les responsables de l'administration turque de développement de l'habitat (TOKI) ont, pour leur part, présenté les réalisations de cet opérateur public qui a mis sur le marché, depuis 2003, plus de 300.000 logements à des prix flexibles répondant aux besoins et aux moyens des populations pauvres et des ménages à revenus bas et moyens.
Ont pris part à cette séance de travail, l'ambassadeur du Maroc en Turquie, Abdallah Zagour, ainsi que les membres de la délégation accompagnant le ministre dans cette visite, à savoir le directeur général du Groupe Al Omrane de Fès, Abdeljalil Cherkaoui, les directeur des agences urbaines d'Errachidia et Oued Eddahab-Aousserd, Ali Cherif Aoufoussi, Abdelatif Ennahli, et Samir Benali, conseiller au cabinet du ministre.
Au premier jour de sa visite de travail dans la capitale turque, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace a, également, rendu une visite au maire d'Ankara, Melih Gokcek, et s'est entretenu avec le ministre turc des Travaux publics et de l'Habitat, Faruk Nafiz Ozak.
Par MAP
Publié le : 27.05.2008 | 11h01 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Mai 28, 2008 5:26 am Sujet du message: La demande plus forte pour le moyen standing |
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Immobilier
La demande plus forte pour le moyen standing
· Une des tendances du salon Iskane Expo
· Les femmes architectes et les notaires sur le devant de la scène
Iskane Expo a revu sa stratégie pour sa seconde édition. Le salon, qui s’est déroulé du 22 au 25 mai à la foire de Casablanca, a fait la part belle au moyen et haut standing, tout en introduisant la dimension internationale. En effet, cette année, des promoteurs français, espagnols, tunisiens et du Golfe sont venus exposer leurs offres.
«Cette année, nous avons eu des visites plus qualitatives que quantitatives», souligne Abdelhamid Ababou, directeur de projet du salon. «Il y a eu plus de ciblage, nous avons visé des personnes intéressées par l’achat d’une résidence principale et secondaire. Ce qui fait qu’on a eu peu de gens qui venaient pour flâner».
Et, apparemment, cette stratégie a porté ses fruits, puisque bon nombre d’exposants ont conclu affaire. Il n’y avait que l’embarras du choix en agences et promoteurs immobiliers (Al Omrane, CIH, Capital Foncier), organismes de crédit ( Caisse centrale de garantie, Wafa Immobilier), et autres banques (BMCE Bank, BCP, Crédit du Maroc). Certains exposants, comme Marina d’Or, ont été tout le temps débordés. D’autres, comme les jeunes investisseurs du nord du Maroc, s’attendaient à de meilleurs résultats. «Il y a eu peu de concrétisations d’achat», selon Rachid Ayyad, gérant du stand. «Mais il y a eu au moins de la communication avec les visiteurs, au sujet de nos produits. Les Marocains sont plus intéressés par les résidences secondaires dans le sud. Dans le nord, 30% des acquéreurs sont des étrangers».
Les principales nouveautés cette année ont été la présence d’acteurs parallèles au secteur de l’immobilier, mais dont le rôle n’est pas souvent mis en lumière. Ainsi, un hommage a été rendu à l’Association des femmes architectes du Maroc (AFAM), présidée par Nadia Bouayad Guessous, qui œuvre pour faire sortir ses consoeurs de l’ombre. Cette association, qui existe depuis 2004, compte actuellement 44 adhérentes venant des secteurs public et privé.
Les travaux de certaines d’entre elles étaient d’ailleurs exposés. «Notre première préoccupation est la communication», nous confie-t-elle. «La femme architecte est adhérente à l’ordre de la profession, elle a de grandes capacités». Nadia Bouayad a tenu, dans le cadre du salon, une conférence autour du thème «Habitat social, quel vécu?». Le débat a porté sur l’importance de l’implication du citoyen dans l’aménagement de son espace, ainsi que dans les décisions administratives le concernant.
Autre invité discret, la Chambre nationale du notariat moderne au Maroc, dont la présence au salon visait notamment à démystifier le rôle tenu par leur profession dans les transactions immobilières. Nadia El Gaouzi El Hafed, notaire, a particulièrement insisté sur l’importance de ce dernier. «Le notaire est un partenaire incontournable, dont on a besoin au moins une fois dans sa vie. C’est un conseiller juridique, fiscal, qui contribue à régler des problèmes et à éclaircir des situations difficiles pour le client».
Le crédit immobilier en vogue
Le crédit immobilier a plutôt le vent en poupe au Maroc. Selon Bank Al-Maghrib, à fin janvier 2008, une croissance de 44,8% a été enregistrée par rapport à la même période l’année précédente. Le montant du crédit à l’immobilier a représenté 107,82 milliards de DH, et celui du concours à l’économie a avoisiné les 439,18 milliards de DH, soit un taux de contribution de 24,55%.
Les investissements directs étrangers à l’immobilier ont atteint une part de 7,3 milliard de DH en 2007, contre 4,1 milliards de DH en 2006, selon les chiffres avancés par l’Office des changes.
Quant aux crédits accordés dans le cadre du Fogarim (Fonds de garantie pour les revenus irréguliers et modestes), jusqu’au 5 mai 2008, ils ont atteint un montant de 5,07 milliards de DH de prêts accordés.
Adam Berrada
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Mai 29, 2008 5:14 am Sujet du message: Constructions: Jusqu’à 200 dossiers annuels par architecte! |
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Constructions: Jusqu’à 200 dossiers annuels par architecte!
· A Casablanca, l’Agence urbaine menace de bloquer les cabinets «surbookés»
· «Qu’elle commence d’abord par réclamer les plans d’exécution», répondent les architectes
Le torchon brûle entre l’Agence urbaine de Casablanca et les architectes. Une enquête menée par les services de l’Agence révèle que plusieurs cabinets traitent plus de 200 dossiers par an. Rappelons qu’il existe près de 1.600 cabinets d’architecture au Maroc. «Et si certains ont du mal à trouver un contrat, d’autres croulent sous les chantiers», confie une source à l’Agence. Selon elle, «trop de dossiers empêchent les architectes à se conformer à leur cahier des charges et peuvent aboutir à des catastrophes». Allusion faite à l’effondrement d’un immeuble, en février dernier à Kénitra, et qui a fait 16 morts et 26 blessés (cf. www.leconomiste.com). En clair, fini les privilèges et une répartition équitable des dossiers.
«L’Agence essayera de provoquer une réunion incessamment avec le conseil de l’Ordre des architectes pour discuter de ce problème», apprend-on auprès de la direction de l’Agence. Celle-ci n’hésite pas à brandir la menace du blocage des dossiers à son niveau. «Si ce problème persiste, nous envisagerons le blocage des dossiers déposés par les architectes», avance la même source.
Cette annonce fait grincer des dents dans la profession. Même s’il confirme l’existence de cette problématique, Azelarab Benjelloun, président de l’Ordre régional des architectes de Casablanca, estime que la solution ne relève pas des prérogatives de l’Agence urbaine. «Nous disposons de statistiques au niveau de l’Ordre et ce depuis des années déjà. Ce problème concerne la profession et non l’Agence urbaine. Nous réclamons depuis 1995 un contrôle efficace des chantiers.
Il existe une nonchalance par rapport au respect des contrats», souligne Benjelloun. Selon lui, «les architectes qui traitent des centaines de dossiers par années sont communément appelés signataires. C’est-à-dire qu’ils n’accompagnent pas le chantier jusqu’à l’obtention du permis d’habiter et se contentent de signer le plan». Benjelloun explique que «si l’Agence urbaine veut aider la profession, elle doit commencer par exiger le cahier de chantier et réclamer les plans d’exécution».
En effet, les contrôleurs des différentes administrations (commune, agence urbaine notamment) se contentent généralement des plans autorisés. «Alors que ceux-ci sont calculés au centième et ne sont pas toujours précis».
Le Conseil régional insiste sur «la signature de l’architecte sur le cahier de chantier pour prouver sa présence tous les 15 jours». Benjelloun ajoute que le respect de la réglementation permettra également au Conseil de l’Ordre d’exercer son pouvoir disciplinaire. «Nous ne pouvons pas exercer un tel pouvoir si nous ne disposons pas de preuve de faute professionnelle. Celle-ci est quasi impossible à prouver en l’absence d’une décision administrative d’arrêt de chantier», tonne le président du conseil régional.
Autant dire que si la pratique perdure, c’est parce que les sanctions, judiciaires comme disciplinaires, sont très rares.
Architectes vs Signataires
Que ce soit dans le public qui représente un peu moins de 7% du marché de l’architecture, ou dans le privé, les «signataires sévissent et multiplient les marchés», confie un architecte de la capitale économique. Selon lui, l’architecte, ou du moins son cabinet, doit participer à chacune des étapes du projet. De l’élaboration des plans jusqu’à l’obtention du permis d’habiter». Mais la pratique est différente: certains architectes, communément appelés «signataires» visent les plans, empochent leurs honoraires, et passent au projet suivant sans se soucier du déroulement du chantier.
Naoufal BELGHAZI
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Posté le: Jeu Mai 29, 2008 5:16 am Sujet du message: Une semaine dédiée à la brique en terre cuite |
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Matériaux de construction
Une semaine dédiée à la brique en terre cuite
Le secteur est appelé à se développer du fait du boom de l'immobilier
Publié le : 27.05.2008 | 15h02
Le Centre des techniques et matériaux de construction fait le tour des filières. Après le marbre, c'est au tour de l'industrie de la brique en terre cuite d'être à l'honneur. Le centre organise du 26 au 30 mai une semaine dédiée à ce secteur.
Cette manifestation entre dans le cadre de la mission d'appui technique du Cetemco aux entreprises du secteur industriel des matériaux de construction grâce au soutien financier de l'Union européenne.
Durant ces 5 jours, deux experts sont mobilisés, en l'occurrence Marcel Vouillemet, expert technologue et Hamadi Sayah, expert international en maîtrise de l'énergie dans les briqueteries. Figurent au programme, des visites d'unités de production pour des pré-diagnostics, ainsi que des entretiens personnalisés avec les industriels et les experts internationaux accompagnés des ingénieurs du centre.
Un séminaire sur la maîtrise de l'énergie dans le secteur briquetier est également prévu lors de cette semaine, le 30 mai 2008 à la Chambre de commerce et d'industrie de Meknès, suite à la campagne d'audit énergétique réalisée dans neuf briqueteries nationales.
«En organisant cette semaine, le Cetemco a pour objectif de consolider sa vocation d'accompagner les intervenants du secteur briquetier en particulier et le secteur des matériaux de construction en général dans leur plan de développement et de modernisation», précise le centre dans un communiqué.
A noter que le marché de la brique est appelé à se développer du fait du boom du secteur de l'immobilier dont le potentiel est très grand. Il y a lieu de citer la forte demande potentielle de construction pour combler le déficit estimé à 1,2 million de logements, centrée sur le logement social, toujours alimenté par l'exode rural, le programme ambitieux d'habitat social (150.000 logements par an prévus en 2009), la réalisation de nouvelles cités balnéaires (Plan Azur), les programmes hôteliers surtout à Marrakech, ainsi que la forte croissance effective du bâtiment (6,5 % par an).
C'est ce qui ressort d'une étude d'analyse du potentiel de la branche industrielle « briques et tuiles en terre cuite » au Maroc, financée par l'Union européenne dans le cadre du programme Meda et réalisée conjointement par le ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, l'Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME), la Fédération de l'industrie des matériaux de construction (FMC) et l'Association professionnelle des briquetiers (APB).
Cependant, le secteur souffre d'un bon nombre d'insuffisances. D'une part, le taux de pénétration de la brique dans les murs et cloisons est estimé à environ 40%. Ce taux comparé à celui des produits en béton laisse penser qu'il est un peu faible et que la pénétration serait sans doute un peu plus élevée et proche de 50%, précise l'étude.
Et pour cause, certaines régions ne connaissent aucunement l'usage des briques en terre cuite, notamment le sud du Maroc, tandis que dans d'autres régions, comme le Nord, tous les murs sont en briques et les chantiers de construction sont colorés en rouge. A titre d'exemple, les régions comme Tanger et Tétouan connaissent une auto-suffisance en consommation/ production (faibles importations et exportations vers d'autres régions).
Signalons au passage que les plus grandes briqueteries sont situées dans les villes de Sidi Kacem, Berrechid, Salé, Oujda et Meknès. De grandes unités de production à Tanger (10 briqueteries), Tétouan (18) et Nador (20) existent également. La production est ainsi concentrée dans le Nord et le Centre du pays, les chantiers de construction sont ainsi rouges au Nord et plutôt gris dans le sud du Maroc. Le chiffre d'affaires total déclaré de la branche lors de l'enquête industrielle 2003 est de 712 millions de DH. Quant à la production totale, elle est estimée à 2.637.000 tonnes.
Faible consommation
La nature même du produit handicape son exportation ou sa vente dans d'autres régions. «La brique est un produit pondéreux à faible valeur ajoutée, elle ne peut habituellement voyager que sur des distances réduites, généralement inférieures à 200 km», précise l'enquête.
La brique produite est donc utilisée dans la construction locale. Du coup, les marchés de briques sont régionaux et non nationaux. «Comme il n'y a pas d'exportation ni de possibilité significative de stockage, la production marocaine est donc égale à la consommation. La consommation spécifique moyenne marocaine de briques serait donc de 116kg/m2», est-il souligné.
Ce volume place le Maroc devant la France (avec 76 kg) et loin derrière les pays du Maghreb (Tunisie avec 430 kg et Algérie avec 400 kg) et même l'Espagne (360 kg) et l'Allemagne (290 kg). Il reste néanmoins en meilleure position pour ce qui est du taux de pénétration, il est placé avant la France, au niveau de l'Allemagne, mais loin derrière l'Espagne et la Tunisie.
Par Nadia DREF | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Ven Mai 30, 2008 5:30 am Sujet du message: Immobilier: 12 mesures pour lutter contre la spéculation |
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Immobilier: 12 mesures pour lutter contre la spéculation
· Taxes sur les terrains non bâtis
· Sanctions contre le «noir»
LE gouvernement d’Abbas El Fassi s’est enfin décidé à intervenir pour lutter contre la spéculation immobilière. C’est le ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, qui l’a annoncé, mardi, lors de la séance des questions orales devant la Chambre des conseillers. «Les pouvoirs publics vont prendre les mesures nécessaires pour stabiliser les prix de l’immobilier et les adapter aux besoins du secteur», a-t-il déclaré.
Mezouar a précisé que ces mesures porteront sur la mobilisation des terrains vagues à l’intérieur et à l’extérieur des périmètres urbains, à travers notamment l’activation de la taxe sur les terrains non bâtis, l’élargissement de l’assiette de ces derniers, leur valorisation et la mise en oeuvre du code de commercialisation du produit public. Il faut dire qu’il était plus que temps que les pouvoirs publics prennent le taureau par les cornes et réagissent face à la flambée des prix de l’immobilier exacerbés par la spéculation.
Ainsi, Mezouar et son collègue dans le gouvernement El Fassi, Ahmed Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’aménagement de l’espace ont pu établir une stratégie pour conserver aux prix de l’immobilier une stabilisation qui leur fait défaut depuis des décennies déjà. Pas moins de 12 mesures ont été ainsi identifiées pour endiguer le phénomène de la spéculation. L’idée est toute simple quoique elle ait fait au préalable l’objet d’une sérieuse étude.
Les différents services des deux départements ont travaillé d’arrache-pied pour sortir un «business plan» pour lutter contre la spéculation. Un plan qui se décline en une série de mesures aussi inédites qu’originales, il faut le dire.
A commencer par la décision de mobiliser des terrains vides (ou vagues) en milieu urbain et périurbain par l’application de la taxe sur les terrains non bâtis, l’extension de leur assiette et l’augmentation de leur valeur. En effet, bon nombre de terrains restent inutilisés et sont souvent convertis en dépotoirs. Au début des années 80, un décret de la ville de Casablanca avait fait obligation aux détenteurs de terrains non bâtis de les clôturer sous peine d’amende conséquente. Seulement cela n’a pas suffi à endiguer la spéculation dans la métropole.
Deuxième mesure: appliquer le droit de préemption accordé au service de l’enregistrement pour lutter contre la fraude fiscale et la pratique du «noir». Ce service aura désormais toute latitude de pénaliser ceux qui ont recours au «noir» dans les transactions immobilières, qu’il s’agisse d’un terrain ou d’un logement.
Une autre mesure qui s’adresse directement aux promoteurs et aussi aux individuels: strict respect des délais de dérogation accordés par les autorités compétentes, principalement les agences urbaines. En plus clair, les délais de réalisation de projets immobiliers doivent être respectés sinon les dérogations deviennent caduques. En plus, des procédures pour la mobilisation et l’exploitation du parc immobilier vacant seront mises en place. Il s’agît essentiellement de l’instauration d’une taxe sur l’habitat vacant.
S’impliquant ouvertement dans cette politique, le ministère de l’Habitat a décidé de doubler le rythme de production du Groupe Al Omrane au cours de la période 2008-2012 par rapport à la période 2003-2007 et d’accélérer celui d’ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation à travers les documents d’urbanisme (100 documents par an). Parmi les autres mesures, il y a lieu de citer l’activation de l’approbation du code de l’urbanisme ainsi que la mise en œuvre des dispositions du nouveau code de commercialisation pour cibler les ménages concernés et lutter contre la spéculation.
Classe moyenne
LE département de l’Habitat a également décidé de concentrer les efforts de l’Etat pour les orienter en faveur des catégories sociales démunies notamment le projet de logement à 140.000 dirhams. La classe moyenne n’est pas en reste et l’on va se préoccuper davantage de ses besoins pour réguler le marché de l’immobilier et éviter le recours de cette classe aux produits destinés aux catégories sociales pauvres. Enfin, l’on cherchera à dynamiser le secteur locatif pour qu’il participe à l’assouplissement du marché immobilier et à activer la mise en place des normes minimales de l’habitat social.
Jamal Eddine HERRADI
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Posté le: Dim Juin 01, 2008 8:13 am Sujet du message: L’habitat social entre profit et attentes |
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L’habitat social entre profit et attentes
Le secteur immobilier enregistre des performances jamais atteintes. Ses principaux indicateurs sont au vert, l’Etat gagne en recettes fiscales et les promoteurs font d’excellentes affaires. Que peut-on demander de plus ? Rien si ce n’est le fait que le secteur souffre d’un mal structurel contre lequel aucune médication n’est encore venue à bout.
Un constat préalable: La problématique de l’immobilier au Maroc est fort complexe. Les problèmes enregistrés actuellement dureront tant que les pouvoirs publics ne trouveront pas une formule magique de nature à permettre de résorber le déficit en logement économique et de moyen standing.
Telle est la situation réelle d’un secteur, certes florissant, mais en proie à la spéculation foncière, au renchérissement des prix des matières premières, à la mauvaise appréhension de la question de l’offre et à l’inexistence d’un système de normes, de standards, de certification, de techniques de construction et d’organisation des métiers.
De plus, l’orientation par le mécanisme fiscal vers l’encouragement de l’habitat économique laisse perplexe. Avec le programme de 140.000 DH, l’Etat enlève du moyen standing pour encourager la tranche inférieure.
Du coup, la classe moyenne est de plus en plus écrasée et va être davantage appauvrie. Force, donc, est de se demander si réellement, par l’orientation fiscale, l’Etat compte résorber le déficit enregistré au niveau du moyen standing.
Cette question s’impose d’autant plus que même le programme de 140.000 DH est loin d’éponger le déficit en raison de la croissance démographique et des conditions d’éligibilité.
Le peu d’intérêt exprimé par les promoteurs immobiliers à la réalisation d’un logement à bas coût traduit le marasme du secteur et le manque d’imagination des pouvoirs publics qui hésitent à imposer une politique efficace et efficiente.
Par ailleurs, l’engouement des investisseurs étrangers pour l’immobilier marocain n’est pas forcément un signe de bonne santé.
Affectés par la crise des subprimés, ils signent des conventions avec l’Etat, sont exonérés de toutes les taxes et impôts mais construisent et commercialisent pour une clientèle européenne en quête d’une résidence de luxe au pays du soleil et de la mer.
C’est une politique qui rapporte en termes d’investissement mais qui ne règle en rien le déficit énorme en logement qui perdure au Maroc.
Dossier réalisé par Mohamed Kadimi
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Posté le: Mer Juin 04, 2008 10:05 am Sujet du message: Taxe sur les logements vacants |
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Le ministère de l’Habitat prépare une taxe sur les logements vacants
Le ministère de l’habitat veut réguler les prix de l’immobilier et développer l’offre. Des réflexions sont engagées pour la mise en place d’une taxe sur les logements vacants et la création d’une agence nationale d’intermédiation de location.
C’est un remaniement de taille que le secteur de l’immobilier se voit offrir. Les réformes sont considérables. Elles versent toutes dans un seul objectif. Rendre la propriété accessible à tous et stabiliser les prix de l’immobilier. Intervenant au nom du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, Taoufiq Hejira lors d’une table ronde organisée, vendredi à Casablanca, par la Chambre britannique du Commerce sur le thème «Coût de l’immobilier au Maroc: opportunités et limites», Abderrahmane Chorfi, directeur général de l’Urbanisme, de l’Architecture et de l’Aménagement du territoire a tout d’abord rappelé les douze mesures annoncées ces derniers jours et destinées à réguler les prix de l’immobilier. Il a, en outre, indiqué que le Code de l’Uurbanisme en est à ses dernières retouches au Secrétariat général du Gouvernement avant d’être soumis au Conseil de gouvernement. «Nous formulons l’espoir qu’il arrive au Conseil du gouvernement d’ici juin 2008, et pouvoir ainsi être déposé au parlement à la session de septembre prochain», a-t-il indiqué. Et ce n’est pas le seul texte qui attend validation. Selon M. Chorfi un autre texte relatif aux quartiers non réglementaires est également dans le pipe.
«Parmi les mesures envisagées le ministère travaille sur un code de commercialisation qui permettrait la lutte contre la spéculation», a annoncé le directeur général de l’Urbanisme, de l’Architecture et de l’Aménagement du territoire. Le volet juridique n’est pas seul concerné. En effet, «de nouvelles villes sont en cours d’études dans les périmètres de Tanger, d’Agadir et de Nador. Il s’agit d’environ 1.000 ha qui profiteront à une population entre 250 et 300 mille habitants», a ajouté M. Chorfi. Il s’agira, aussi, pour le ministère de lancer un nouveau programme d’habitat menaçant ruine. Pour cela l’Etat a mobilisé 600 MDH sur la période étalée entre 2008 et 2012. Dans la foulée des mesures pensées aussi, «un texte sur les logements locatifs a déjà été conçu par le ministère et sa soumission au Conseil de gouvernement est prévue pour les prochains jours», affirme la même source. Autre mesure, et non des moindres. Celle de l’instauration d’une taxe sur les logements vacants. «Le ministère de l’Habitat travaille conjointement avec celui de l’économie et des finances sur la mise en place de cette taxe. Mais la priorité demeure celle de définir d’abord la notion de logement vacant», a déclaré Abderrahmane Chorfi. Aujourd’hui, le Maroc compte près de 800.000 logements vacants. Aussi, M. Chorfi a mis en relief l’aspect sensible de la mise en place de cette taxe dans la perspective de promotion du logement locatif, sans pour autant empiéter sur le droit de tout citoyen d’accéder au logement secondaire. Un dilemme de taille se pose, donc, aux décideurs. À partir de quel moment un logement peut-il être considéré comme étant vacant? «Dans le concept de logement vacant, il faut écarter trois composantes. Les logements des MRE, ceux en cours de commercialisation et les logements vraiment secondaires», réagit Taoufiq Heijra à ce sujet. Par ailleurs, le ministre de l’habitat n’est pas entièrement pour la taxation des logements vacants, estimant que «la taxe n’est pas le chemin systématique pour encourager ou décourager. Il faut aller puiser dans les solutions d’adhésion et de concertation». En ce sens que M. Hejira «plaide pour la mise en place d’une agence nationale d’intermédiation de location au Maroc, qui permettrait de mobiliser ces 800.000 logements au service de la promotion du logement locatif et qui serait garant de cette location». D’ailleurs, le ministre a pensé à tous les contours de cette idée. Selon lui, il s’agirait d’une agence qui se chargerait d’intermédier dans les contrats de location, avec une retenue à la source sur les revenus des locataires. «Des conventions seront signées avec les employeurs, pour que ceux-ci prélèvent à la source les loyers de leurs employés. Ainsi, les parties aux contrats se verront, toutes trois, garanties», indique-t-il. Plus encore, «l’agence sera rémunérée à 10%. Une moitié pour ses services, et les 5% restants comme garantie pour remettre en état le logement quand le contrat de location arrivera à sa fin», explique M.Hejira.
Aujourd'hui Le Maroc
Le 2-6-2008
Par : Meriem Allam
Dernière édition par zgrita le Jeu Juin 05, 2008 1:52 pm; édité 2 fois |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mer Juin 04, 2008 10:13 am Sujet du message: L'immobilier |
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Coût de l'immobilier
Les nouvelles dispositions en cours de négociation
Droit de préemption, taxation des logements vacants… ces changements sont prévus pour 2009
Le coût dans l'immobilier ne cesse de soulever un tollé. Après l'annonce des 12 mesures pour contrer la spéculation, le marché est perturbé. Les promoteurs immobiliers manifestent leur mécontentement tandis que le Département du Ministère affiche sa satisfaction.
Pour approfondir la réflexion, la Chambre de commerce britannique au Maroc en partenariat avec le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme, a organisé récemment une table ronde sous le thème : "coût de l'immobilier au Maroc : opportunités et limites". Lors de cette rencontre, Abderrahman Chorfi, directeur général de l'Urbanisme, a souligné que ces mesures annoncées en grande pompe mi-avril dernier par Hejira et Mezouar, viennent pour réguler le marché.
Pour ce qui est du droit de préemption qui existait déjà, mais qui n'était pas appliqué par l'Etat, il le sera prochainement.
L es négociations sont en cours entre le ministère des Finances pour arrêter les mesures nécessaires. «Les dispositions concrètes sont en négociation. Nous avons proposé d'exercer ce droit dans certains secteurs afin de ne pas freiner les investissements. Nous sommes prêts à leur donner des cartes et les numéros des titres des terrains convoités pour exercer ce droit», a précisé Abderrahmane Chorfi.
Ces terrains seront mis à la disposition d'Al Omrane et le secteur privé dans le cadre de partenariat pour bâtir des logements sociaux ou encore pour une offre dédiée à la classe moyenne qui est en cours d'élaboration (les discussions sont en cours entre le ministère de l'Habitat et celui des Finances). Et pour cause, au prix actuel du marché, les habitations sociales ne peuvent être construites, d'où l'intention de l'Etat de constituer un stock de foncier réservé à l'accompagnement de la stratégie nationale en matière d'habitat.
De ce fait, l'Etat pourra obliger les vendeurs à déclarer la valeur réelle des biens, sinon le cas échéant de leur acheter le terrain ou le logement au prix déclaré. Un coup dur pour les promoteurs qui pratiquent le noir qui peut atteindre jusqu'à 50% de la valeur du bien.
Déjà, le secteur public via Al Omrane travaille sur un autre code de commercialisation afin de maintenir un contrôle strict et de s'assurer effectivement de l'accès des démunis aux logements, principale cible des programmes de 140.000 DH afin de couper court à la spéculation exercée dans ce type de logement.
Même les programmes réalisés par le secteur privé dans le cadre de partenariat avec Al Omrane seront écoulés via les canaux de distribution du groupe public.
A noter que le secteur privé s'est engagé sur la réalisation de 130.000 logements à bas prix sur les cinq prochaines années à raison de 25.000 logements par an.
Pour ce qui est de la taxation des habitations vacantes, le ministère travaille sur ce dossier. Les chiffres officiels avancés font état de l'existence de 800.000 unités non utilisées. Cependant, certains problèmes surgissent à ce niveau, il s'agit de la difficulté de définition du logement vacant et de collecte de statistiques.
Nous allons exclure les logements des MRE et des étrangers ayant une résidence secondaire au Maroc», a affirmé le directeur général de l'Urbanisme.
Un grand travail reste à faire à ce niveau.
Quant à la taxation sur terrains non bâtis, cette mesure existait déjà mais n'était pas appliquée. Le gouvernement actuel veut la surélever pour contrer la spéculation.
En matière d'urbanisation, des sociétés mixtes entre communes et privé seront créées afin de gérer les nouvelles zones. Et pour cause, l'état actuel des choses fait qu'en l'absence de structure dédiée à cette tâche, des zones sont ouvertes tandis que d'autres ont du mal à démarrer vraiment. En attendant l'application de ces mesures promises pour 2009, le secteur continue sur sa lancée. En atteste le nombre de chantier en cours.
Soulignons que le Ministère de l'Habitat travaille actuellement sur une vision 2020 pour l'habitat.
Revendications
Pour sa part, la FNPI appelle à de nouveaux comportements qui pourraient être adoptés aussi bien par les opérateurs publics que privés, «qui devraient mettre en évidence leurs atouts et tirer profit des expériences vécues antérieurement en vue de mieux catalyser leurs efforts communs pour une meilleure atteinte des objectifs gouvernementaux», a souligné Youssef Ibnmansour, vice-président de la Fédération lors de cette table ronde. Pour atteindre les objectifs de l'Etat, il faut augmenter la cadence de construction au Maroc. «En plus des efforts des grands groupes publics opérant dans le secteur et essentiellement Al Omrane, il faut que le secteur privé au Maroc produise davantage de champions nationaux à l'image d'Addoha, Chaabi lil iskane et autres…», a-t-il souligné.
A souligner également qu'une nouvelle impulsion sera donnée au secteur par l'élaboration et la mise en application du contrat programme entre la FNPI et le gouvernement dans le cadre de la mise en oeuvre d'une stratégie de développement du secteur de la promotion immobilière au Maroc à l'horizon 2012.
Par Nadia Dref | LE MATIN
Publié le : 03.06.2008 | 19h45 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Jeu Juin 05, 2008 1:45 pm Sujet du message: Batiment |
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Un manifeste contre la déliquescence
La qualité et la sécurité des constructions font défaut
Un Collectif de la qualité et de la sécurité dans le bâtiment (CQSB) a récemment été constitué.
Né suite aux recommandations émises par les participants à la table ronde du 15/04/2008, initiée par l'Ecole supérieure d'architecture de Casablanca, sur le thème de « la sécurité et la qualité dans le bâtiment », ce collectif a pour vocation de mener une réflexion et des actions regroupant des maîtres d'ouvrages, des enseignants-chercheurs, des architectes, des ingénieurs de bureaux d'études, des bureaux de contrôle, des laboratoires d'analyses, des entreprises et des services techniques de l'Administration publique, en vue d'?uvrer à la prise de conscience de la situation dramatique actuelle et de promouvoir la qualité et la sécurité dans le bâtiment.
Il ambitionne également d'élaborer un livre blanc commun à l'ensemble de la profession afin de moraliser l'acte de bâtir. Déjà un manifeste a été signé par différents professionnels du secteur (architectes, enseignants, bureaux d'études, bureaux de contrôle, laboratoires, entreprises, administrations publiques) représentés au niveau du collectif. Ils déclarent que les effondrements à répétition des constructions, traduisent une situation grave et inquiétante, en termes de sécurité et de qualité du secteur de la construction, qui prévaut actuellement au Maroc.Ils dénoncent ainsi le laisser-faire et la démission généralisés des acteurs du secteur, à tous les niveaux de responsabilité et d'implication dans l'acte de construire.
«Dans ce contexte préoccupant, nous lançons un appel pour que soient mises en place des mesures appropriées de lutte contre la perte du savoir-faire, contre une certaine forme de dilettantisme et de désinvolture et contre le délitement des responsabilités», insistent-ils. D'après ce manifeste, cette situation est enracinée, dans tous les niveaux de décision de la maîtrise d'ouvrage et dans tous les stades de conception et de réalisation de l'œuvre. Le contexte juridique et réglementaire nettement insuffisant, les deux contrôles de la sécurité et de la qualité, qui apparaissent inadaptés et, enfin, le manque de définition claire des responsabilités, spécifiques à ce secteur sensible ne sont pas en reste.
A cet égard, les signataires du manifeste pointent du doigt l'absence d'un environnement sain.
«Nous croyons que les fortes contraintes que nous subissons, qui tendent à généraliser les pratiques du « construire vite, à vil prix», aux dépens d'études bien faites d'innovations productives et d'un bon suivi de réalisation compétent, exigent des acteurs du secteur, qu'ils renouent avec la culture de la compétence, de la rigueur et de la responsabilité ». En somme, ce manifeste se veut un appel à la collectivité et une déclaration solennelle dénonçant l'état de déliquescence dans lequel se trouve le secteur du bâtiment, du point de vue qualité et sécurité des constructions.
Recommandations
• Lancer une réflexion visant à combler le vide juridique, réglementaire et normatif qui prévaut dans le domaine,
• Oeuvrer à la création d'un Observatoire public de la sécurité et de la qualité dans le bâtiment, ayant pour mission de recueillir et de traiter l'information, d'élaborer des études et des recherches et de tirer les leçons des expériences d'accidents et de sinistres qui surviennent,
• Favoriser des actions de formation et l'organisation de séminaires sur des thématiques spécifiques telles que les interventions sur le tissu urbain ancien et sur le patrimoine architectural,
• Mise en place d'une plateforme de travail devant aboutir à l'organisation d'un séminaire à l'issue duquel sera publiée une Charte engageant l'ensemble des acteurs du secteur du bâtiment.
Par Nadia Benyouref | LE MATIN
Publié le : 03.06.2008 | 19h53
Dernière édition par zgrita le Jeu Juin 05, 2008 1:57 pm; édité 4 fois |
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