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zgrita
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MessagePosté le: Lun Juil 28, 2008 10:44 am    Sujet du message: Höpital local à Targuiste Répondre en citant

Activité Royale
Le Souverain inaugure également l'hôpital local de Targuist, d'un fonds de 47 millions de dirhams


Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, samedi à Targuist (province d'Al Hoceïma), à l'inauguration d'un hôpital local auquel ont été alloués des fonds de l'ordre de 47 millions de dirhams.



A cette occasion, S.M. le Roi a dévoilé la plaque commémorative et coupé le ruban symbolique, avant d'effectuer une tournée à travers les différentes dépendances de cette infrastructure sanitaire, réalisée sur une superficie couverte de 5.500 m2.

Le Souverain a suivi des explications sur cet établissement hospitalier, dont la réalisation vise l'amélioration de l'accès de la population de la ville de Targuist aux prestations sanitaires, l'encadrement sanitaire tant au niveau qualitatif que quantitatif ainsi que la garantie d'une répartition équitable et optimale des ressources disponibles dans le domaine.

D'une capacité de 45 lits, cet hôpital comprend des services de médecine générale, de chirurgie, de pédiatrie, de gynécologie obstétrique, de contrôle et des urgences. Bénéficiant à une population de 151.556 habitants répartie sur 14 communes rurales et une commune urbaine, cet hôpital comprend des salles de consultation, d'accouchement, de radiologie, une maternité, un centre de diagnostic, un bloc opératoire, une administration, une pharmacie, un laboratoire, une morgue et d'autres services.

Encadré par un staff médical composé de 12 médecins, dont 5 spécialistes, 28 infirmiers parmi lesquels 8 sages-femmes et 3 cadres administratifs, cet établissement sera doté d'un budget annuel de gestion estimé à 1,1 million DH. L'hôpital prévoit chaque année 13.000 passages aux urgences, 500 consultations externes faites par des spécialistes, 3.700 admissions, 800 accouchements, 280 interventions chirurgicales majeures, 10.000 examens de laboratoires et 3.000 examens de radiologie.

A son arrivée, S.M. le Roi a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, le directeur général de l'Agence pour la promotion et le développement des provinces et préfectures du Nord, Fouad Brini, le président du Conseil municipal de Targuist et par d'autres personnalités.


Par MAP
Publié le : 27.07.2008 | 14h14
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zgrita
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MessagePosté le: Lun Juil 28, 2008 11:17 am    Sujet du message: Al-Hoceima Répondre en citant

Al-Hoceïma
Important dispositif pour une gestion intégrée
Mise à niveau de la propreté dans quatre communes du Neckor Ghiss



A l'occasion du démarrage de la gestion déléguée de la propreté de cette ville, qui a eu lieu récemment, un important dispositif a été mis en place pour assurer une gestion intégrée et durable de la propreté au niveau des quatre communes du groupement intercommunal Nekkor Ghiss: (Al Hoceïma, Imzourène, Béni Bouayec et Aït Youssef Ouali).


La gestion déléguée concernant le nettoiement, la collecte des déchets ménagers et la gestion de la décharge contrôlée d'Al-Hoceïma s'inscrit dans une logique de contribution au développement durable de la région, d'accompagnement du développement de l'activité touristique et de sensibilisation des différents acteurs locaux à l'importance de la gestion durable de la propreté urbaine.

D'une durée de 15 ans pour un coût global d'environ 300 millions DH, ce contrat de gestion déléguée, signé entre le groupement de communes Neckor Ghiss et le Groupe Pizzorno Environnement (GPE) à travers sa filiale marocaine Segedema, permettra de desservir plus de 130.000 habitants. Pour ce faire, Segedema mobilise un important matériel comprenant 9 bennes à ordures ménagères, 1 laveuse de voirie, 1.000 conteneurs de déchets ménagers, 500 corbeilles à papier ainsi que 76 ouvriers.

Le groupe est également chargé de la gestion de la décharge contrôlée (Centre d'enfouissement technique» (CET) d'Al-Hoceïma qui devra desservir les quatre communes du groupement Nekhor-Ghiss.
Implanté sur une superficie de 43 ha, à environ 16 kilomètres au sud de cette ville, le CET intercommunal recevra une moyenne annuelle d'environ 37.000 tonnes de déchets. Grâce aux techniques développées par Segedema, la durée de vie du site, qui est initialement de 15 ans, pourrait dépasser les 20 ans.

Toutes les mesures techniques et logistiques seront mises en place afin d'assurer un traitement répondant scrupuleusement aux normes internationales les plus avancées dans le domaine. A ce titre, il a été procédé à la mise en place des ouvrages nécessaires pour assurer le drainage du lixiviat (jus provenant des déchets) dans un bassin étanche qui sera ensuite traité dans une station d'épuration (de 9 à 15 m3/jour de matières toxiques seront traités).
Par ailleurs, les gaz issus de la dégradation des matières organiques (biogaz) seront captés et valorisés. Un système informatisé de pesée permettra d'avoir une visibilité concernant le développement des déchets en quantité et en nature. A terme, la décharge sera recouverte.

En lieu et place, des espaces verts seront créés en vue d'être intégrés dans l'environnement local.
Il est à signaler que le projet de la gestion déléguée de nettoiement, de collecte des déchets solides et de la gestion du Centre d'enfouissement technique intercommunal d'Al-Hoceïma est le fruit d'un partenariat entre les différents acteurs publics et privés, notamment les départements gouvernementaux (Intérieur, Equipement, Environnement), l'Agence du développement des provinces du Nord (APDN), le Conseil régional, le groupement intercommunal Nekkor Ghiss et le Groupe Pizzorno Environnement représenté au Maroc par la société Segedema.

Décharges contrôlées
La gestion déléguée concernant le nettoiement, la collecte des déchets ménagers et la gestion de la décharge contrôlée d'Al-Hoceïma, confiée depuis juin 2008 au Groupe Pizzorno Environnement (GPE) à travers sa filiale marocaine Segedema, vise notamment à assurer une gestion durable et intégrée de la propreté urbaine (nettoiement, collecte, évacuation et traitement des déchets ménagers); à préserver le cadre environnemental (sol, eaux marine et souterraine, faune, flore, air…); à créer des emplois stables ; à préserver la santé publique; à favoriser l'accès des habitants du groupement de communes Nekkor Ghiss à des services de haute qualité en matière de gestion de propreté urbaine.

Installée au Maroc depuis 1997, cette société, filiale marocaine du Groupe Pizzorno Environnement (GPE), est spécialiste dans les trois domaines de la propreté urbaine (collecte, nettoiement et traitement).
L'entreprise assure la gestion de la propreté dans plusieurs villes telles que Casablanca, Marrakech Meknès, Kénitra, El Jadida, Tanger et Al-Hoceïma.


Par B.A. | LE MATIN
Publié le : 27.07.2008 | 11h35
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zgrita
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MessagePosté le: Lun Juil 28, 2008 11:31 am    Sujet du message: Fahs Anjra Répondre en citant

Fahs-Anjra
Un incendie maîtrisé à temps dans une dense forêt

Un incendie de forêt qui s'est déclenché, dimanche, dans une dense forêt au niveau de la province de Fahs-Anjra (wilaya Tanger-Tétouan), a été maîtrisé à temps et les dégâts limités à une superficie réduite.


Grâce à la célérité de l'intervention appuyée, le ravage des flammes a été limité à une superficie de 5 ha peuplés de chêne-Liège. (Photo : www.depute-mallie.com)

Pour venir à bout de l'incendie, signalé en fin d'après-midi dans une zone dite Bni Mzala, et éviter sa propagation aux zones difficiles d'accès, des équipes de la protection civile de Tanger, de Tétouan, de Fnideq et de M'diq ont été dépêchées sur les lieux.

Grâce à la célérité de l'intervention appuyée par des employés de l'Entraide nationale et des agents des Eaux et forêts, le ravage des flammes a été limité à une superficie de 5 ha peuplés de chêne-Liège, d'Eucalyptus et d'essences secondaires.

Vers 21h, le feu a été maîtrisé et un piquet de surveillance a été mis en place sur les lieux pour prévenir des départs d'incendie sous l'effet du vent.

A signaler que l'actuelle saison estivale a été particulièrement clémente pour le couvert forestier des reliefs du Rif. Durant les saisons de forte chaleur des années précédentes, de gigantesques incendies avaient ravagé des milliers d'hectares, notamment au niveau des provinces de Chaouen et Larache.



Par MAP
Publié le : 28.07.2008 | 11h01
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MessagePosté le: Lun Juil 28, 2008 2:25 pm    Sujet du message: Le festival amazigh de Tanger clôture Répondre en citant

Le festival amazigh de Tanger clôture en beauté avec un spectacle de Marcel Khalifa

La Place des Nations au centre ville de Tanger a connu, dimanche soir, l'affluence d'un nombreux public pour assister à la soirée musicale clôturant la 4ème édition du "festival méditerranéen de la culture Amazigh", avec en vedette le célèbre chanteur Marcel Khalifa.


Après des rythmes dynamiques avec l'artiste de Souss, Amouri M'barek, et le valsant groupe rifain "Araiss", le grand chanteur engagé des causes arabes a été chaleureusement accueilli par le public.


Accompagné de quatre musiciens, Marcel Khalifa a gratifié l'assistance de ses mémorables chansons : des poèmes portés par une voix douce et bercée par la mélodie nostalgique du luth. Marcel a chanté ses célèbres classiques, symbole de toute une génération, et prouvé la continuité de sa créativité et la fertilité de sa muse avec de nouvelles chansons qui restent toutefois dans le registre d'un art raffiné et engagé.


Le festival tenu cette année sous le signe "L'amazigh: espace pour le dialogue des cultures", a proposé un riche programme ponctué de débats entre intellectuels sur la question de l'identité, d'activités culturelles, artistique et sportives.


Pour le grand public, plusieurs soirées musicales en plein air ont été organisées sur des places publiques de la ville avec à l'affiche des concerts d'artistes amazighs de différentes régions du Maroc et d'Algérie.


La Chanteuse Massa Bouchafa (Algérie), Mohamed Aankour, Mimoun Arfou , Amouri M'Barek, les troupes Aknoul et Araïs ont été au rendez-vous avec le public du festival. La troupe Abdelmalek Andalousi de la Taktouka Jabalia et l'orchestre Jalal Cheqara (Flamenco) ont également égayé les soirées animées de la ville qui vit à plein sa saison estivale.


Comme lors de la précédente édition, les organisateurs ont tenu à célébrer la mémoire de l'écrivain marocain Mohamed Choukri à travers une table ronde qui a réuni une pléiade d'intellectuels et gens des lettres pour évoquer l'auteur du "Pain nu" et débattre de son £uvre qui a accédé à l'universalité.


Des intellectuels marocains et des invités des pays du Maghreb, d'Irak et de Syrie ont également été conviés à un débat pluriel et convivial sur le thème "La culture, un espace pour la diversité, la différence et la résistance".


A l'ouverture de la quatrième édition de ce festival, organisé par l'association Touiza, les organisateurs ont annoncé la création de la "Fondation du festival méditerranéen de la culture amazigh". Une institution qui veillera sur la continuité de la manifestation et son rayonnement au niveau national et international.

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MessagePosté le: Mar Juil 29, 2008 7:11 am    Sujet du message: Le pôle économique de la région du Nord prend forme Répondre en citant

Le pôle économique de la région du Nord prend forme


Avec le début d’installation du mastodonte de l’industrie automobile, l’alliance Renault-Nissan, sur la zone franche de Melloussa, le début d’exploitation des terminaux du Tanger-Med par des opérateurs portuaires leaders, la vision d’ériger la région Tanger-Tétouan en pôle économique majeur commence à prendre forme autour du projet phare qui constitue l’un des plus grands complexes portuaires de la Méditerranée.

Le complexe portuaire Tanger-Med est une plate-forme de dimension mondiale, qui comprend, outre un port passagers et un autre à conteneurs, un centre tertiaire intermodal et surtout des zones franches de 2.500 ha destinées à abriter des unités industrielles opérant dans des secteurs porteurs.

Ce projet, stratégiquement situé sur le détroit de Gibraltar aux portes de l’Europe et à la croisée des plus grandes routes maritimes, vise un marché de proximité de 600 millions d’habitants comprenant l’Europe de l’Ouest, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord, ainsi que l’Amérique du Nord.

Compte tenu du succès assuré du projet et des prévisions de développement de l’activité de transbordement dans cette position géographique stratégique, il a été décidé d’étendre le complexe portuaire par un nouveau port à conteneur : “le Tanger-Med II”.

Cette nouvelle infrastructure, dont la réalisation nécessitera une enveloppe d’environ 14 milliards de dirhams, dont 7 milliards à la charge des concessionnaires privés, conduira à la réalisation de trois nouveaux terminaux à conteneurs en eaux profondes, qui offriront plus de 2.500 mètres de quais supplémentaires, soit une capacité additionnelle de 5 millions de conteneurs.

Le Tanger-Med I et II permettront l’émergence d’un complexe portuaire d’une capacité globale de 8,5 millions de conteneurs, pour devenir ainsi une des plus importantes plates-formes logistiques de référence à conteneurs à l’échelle mondiale.

Comme pour le Tanger-Med I, les quais du futur port ont déjà été attribués à des opérateurs de grande notoriété à l’échelle internationale et qui gèrent un grand volume du trafic conteneurs à travers le monde.

Pour un investissement capacitaire global de plus de 600 millions euros, le groupe Renault-Nissan a lancé les travaux d’installation d’une unité industrielle sur une superficie de 300 ha. Avec ce site, d’une capacité opérationnelle de 400.000 véhicules/an à terme (200 000 véhicules/an dès fin 2010).

Dans la perspective de développement du secteur grâce à l’arrivée de cet investissement colossal, l’équipementier automobile américain “Delphi”, spécialisé dans la fabrication des faisceaux de câbles électriques
, a entamé la construction d’une deuxième usine dans la zone franche de Tanger (TFZ).

Deux leaders de l’investissement touristique de la région du Golfe, “Qatari Diar” et “Eemar”, sont à pied d’ouvre pour le développement de deux grands complexes touristiques et résidentiels qui s’étendent sur plusieurs centaines de hectares.

Par ces complexes constitués d’hôtels de luxe, de résidences haut de gamme, de parcours de golf et de divers centres de loisirs, la côte sera érigée dans les prochaines années en station balnéaire destinée à une clientèle aisée avec une capacité hôtelière de plusieurs milliers de lits.

Les responsables de la région ont annoncé récemment que cette zone côtière connaîtra prochainement un afflux de projets de la même envergure sur une superficie globale de plus de 1.000 ha pour un investissement global qui dépassera les 20 milliards dh.

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MessagePosté le: Mer Juil 30, 2008 8:34 am    Sujet du message: "Jalia" Répondre en citant

«Jalia»
Premier salon des Marocains du monde
D'un budget global de 2 millions de DH, la première édition est prévue du 9 au 14 août à Nador

Pour donner l'occasion aux Marocains résidant à l'étranger de s'informer et nouer de nouvelles relations d'affaires, le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de la Communauté marocaine à l'étranger, organise la première édition du Salon national des Marocains du monde.



Baptisé «Jalia», le salon qui se déroulera du 9 au 14 août à Nador, réunira de nombreux exposants. Les organisateurs ont voulu offrir à travers l'organisation de cet événement aux visiteurs et aux exposants l'opportunité d'établir des partenariats.

D'un budget de 2 millions de DH, cette manifestation est soutenue par de nombreux partenaires institutionnels notamment le Conseil supérieur des MRE et la Fondation Hassan II pour les MRE. De même, le salon connaîtra la participation de plusieurs personnalités étrangères, des ministres, des parlementaires et des acteurs associatifs.

Aujourd'hui, la communauté marocaine résidente à l'étranger est appelée à s'impliquer davantage dans la marche de développement engagée par le Maroc. Ainsi, les MRE, par leur savoir-faire et l'expérience acquise dans leurs pays d'accueil peuvent concourir, entre autres, au développement du tourisme national et à la promotion des produits du Maroc. Le choix de la ville de Nador pour accueillir la première édition du salon, n'est pas fortuit.
«Sur les 3 millions de marocains vivant à l'étranger, près d'un million d'entre eux transitent par la région de l'Oriental, qui constitue l'une des plus importantes places financières du Royaume.

Bien évidement, cette région a été choisie parce qu'elle connaît une dynamique d'investissement accélérée avec le lancement de grands chantiers économiques notamment le projet Mar chica, la Zone franche Nador, la technopole Oujda et la station touristique Méditerranée-Saidia», affirme Noureddine Bouyacoub, directeur du salon.

L'équipe d'organisation se fixe l'objectif de faire du salon un carrefour entre les Marocains du monde et les opérateurs économiques locaux. Six jours durant, l'événement fera le tour de l'offre et de la demande de l'ensemble des activités motrices du développement économique et social territorial.
Les organisateurs ont prévu cette année trois espaces d'animation.

Le premier baptisé «partenariat MED EST 2008» est monté en collaboration avec des partenaires d'Europe, le réseau des associations MRE et les Ambassades du Maroc à l'étranger. Cet espace est destiné aux opérateurs économiques, industriels et porteurs de projets qui sont à la recherche de partenaires pour compléter leurs lignes de produits et étendre leurs réseaux de distribution.
Un deuxième espace sera réservé aux expositions artisanales avec la participation des chambres d'artisanat des différentes régions du Maroc. Une cinquantaine d'artisans à l'œuvre présenteront leurs produits. Enfin, le troisième est dédié à des rencontres scientifiques. Le programme scientifique du salon est piloté par un consortium composé du ministère de la Communauté marocaine à l'étranger et des universitaires de la région de l'Oriental.

Au total, une centaine de participants vont prendre part à des rencontres et des tables rondes sur plusieurs thèmes notamment l'enseignement de la culture marocaine aux MRE, l'encadrement associatif des MRE dans les pays d'accueil.
Les responsables misent beaucoup sur Jalia 2008 qui pourrait bien donner un coup d'accélérateur aux investissements des MRE dans la région de l'Oriental.
En effet, malgré la simplification de procédures pour les investisseurs, la création des CRI (centres régionaux d'investissement), la région de l'Oriental n'attire pas les capitaux.

De même, les investissements des MRE dans la région se limitent à certains secteurs notamment l'immobilier et le tourisme. «Nos compatriotes vivant à l'étranger, n'ont pas vraiment le temps durant leurs vacances pour connaître toutes les démarches administratives qui accompagnent les actes d'investissement au Maroc.
De plus, ils n'ont pas des informations précises sur les secteurs porteurs actuellement au Royaume et la dynamique économique dans plusieurs domaines.
C'est pour cette raison que nous avons décidé de réunir dans le salon tous les intervenants qui accompagnent tout acte d'investissement notamment les banques et les CRI», ajoute Bouyacoub.

Le salon permettra donc de promouvoir et orienter les investissements des marocains résidents à l'étranger et surtout favoriser les partenariats entre les MRE et les opérateurs locaux.
A moins d'un mois de sa tenue, les organisateurs s'attendent à des retombées considérables sur la ville de Nador et sa région.
A court terme, les initiateurs annoncent l'installation d'un concessionnaire de poids
lourd dans cette ville et la création d'une structure multiservices pour les événements professionnels.

Partenariat MED-EST 2008
Cette rencontre ouverte à tous les participants et visiteurs de Jalia 2008, a pour but de favoriser les relations de partenariats et de joint-venture entre les entreprises marocaines et celles étrangères dans plusieurs secteurs notamment le tourisme, l'artisanat, l'agroalimentaire, la logistique et le transport.

L'organisation de cette rencontre directe entre partenaires potentiels est passée par plusieurs phases principales. La première a concerné l'identification et la sélection des industriels et hommes d'affaires ou même des pays tiers à la recherche de partenaires. La deuxième phase a consisté en l'élaboration d'un catalogue descriptif de l'activité et du profil de coopération de chacune des entreprises et la diffusion auprès des exposants et des visiteurs inscrits ainsi qu'auprès des organismes internationaux de promotion.

Une troisième phase a été réservée au recrutement des entreprises intéressées par les propositions de partenariat et l'établissement d'un programme de rendez-vous. Enfin, la dernière étape concerna l'évaluation de la rencontre et le suivi des contacts.



Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 29.07.2008 | 16h24
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zgrita
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MessagePosté le: Ven Oct 24, 2008 9:27 am    Sujet du message: Inondations à Tanger Répondre en citant

Inondations à Tanger: un corps repêché des crues


Tanger, 24/10/08- Les éléments de la protection civile déployés dans certaines zones de la ville de Tanger fortement touchées par les inondations ont repêché, dans la nuit de jeudi à vendredi, le corps d'un jeune homme que charriait le cours d'un oued en débordement, a-t-on appris auprès des équipes de secours.

La victime aurait été traînée par les flots provoqués par les précipitations torrentielles qui se sont abattues sur la ville de Tanger durant l’après-midi de jeudi. Le corps de la victime a été repêché près de la zone industrielle de Tanger, qui a été totalement submergée par les eaux.

Pour faire face à ces inondations qui ont affecté à différents degrés plusieurs quartiers et provoqué l’interruption de la circulation sur les principaux axes routiers dans le périmètre urbain, des équipes des Forces Armées Royales et de la protection civile de Rabat sont arrivées en renfort, tard dans la nuit, pour prêter main forte dans les interventions de secours, d’assistance et de rétablissement de la circulation.

Dans le cadre des mesures préventives et en prévision de la subsistance des perturbations climatiques, la délégation provinciale de l’éducation nationale a décidé de suspendre les cours dans l’ensemble des établissements scolaires de Tanger. Des élèves de plusieurs écoles ont été bloqués, jeudi après-midi, dans leurs établissements durant plusieurs heures.

Tard dans la nuit et après une accalmie des précipitations, des milliers d’ouvrires ont pu quitter la zone industrielle de M’Ghougha où le niveau de l’eau des crues a dépassé 1,50 m, a-t-on appris auprès des équipes de la protection civile qui ont aidé à l’évacuation des ouvriers.

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MessagePosté le: Ven Oct 24, 2008 9:29 am    Sujet du message: Suite Répondre en citant

Amélioration de la situation à Tanger après une accalmie des précipitations

Tanger, 24/10/08- Après de très fortes précipitations qui ont provoqué des inondations au niveau de plusieurs quartiers et l'arrêt de la circulation sur nombre d'artères, la situation s'est améliorée jeudi soir à Tanger avec une accalmie des précipitations.

Jusqu’à présent, les autorités locales ne déplorent aucune victime mais le bilan des dégâts n’est pas encore établi.

Depuis 14h00 et jusqu’à 18h00, des pluies diluviennes se sont abattues sur la ville transformant certaines artères en violents torrents. Plusieurs quartiers ont été submergés et le niveau d’eau a atteint parfois plus d’un mètre dans certains endroits.

Une réunion d’urgence s’est tenue à la wilaya de Tanger et des dispositions d’urgence (plan d’organisation de secours, ORSEC) ont été prises pour faire face à cette situation. Plusieurs routes desservant la ville, submergées par les flots, ont été fermées à la circulation qui a été déroutée vers des axes moins affectés.

La Protection civile, dont les standards ont été débordés par les appels pour intervention, ont mobilisé leurs moyens pour les cas les plus urgents.

Les éléments de la Protection civile ont été notamment sollicités pour évacuer des élèves bloqués dans certains établissements scolaires. Une autre urgence a été d’évacuer des milliers d’ouvriers de la zone industrielle M’ghougha qui a été totalement submergée par l’eau.

Un responsable de la zone industrielle qui compte plus de 150 usines a indiqué que le niveau d’eau a dépassé 1,20 m et les dégâts risquent d’être lourds pour les unités de production.

Dans la ville, la circulation a été complètement perturbée et à certains endroits les flots ont traîné des véhicules. Des milliers de voitures sont restées bloquées sur les routes durant plusieurs heures et la ville était totalement inaccessible du côté de Rabat, de Tétouan et de Ksar Sghir, durant plusieurs heures.

Un train assurant la liaison Casablanca-Tanger a suspendu son voyage au niveau de la gare d’Asilah et a dû rebrousser chemin.

Compte tenu des prévisions météo qui annoncent la poursuite des perturbations climatiques pour les deux prochains jours, plusieurs mesures préventives ont été prises. La délégation de l’éducation nationale de Tanger-Asilah a annoncé la suspension des cours pour les deux prochains jours dans l’ensemble des établissements scolaires, au niveau du périmètre urbain de Tanger.

Contacté par la MAP, le délégué provincial de l’éducation nationale a indiqué que cette mesure est préventive puisque nombre d’établissements scolaires ont été submergés jeudi et les élèves sont restés bloqués à l’intérieur des classes durant l’après-midi, en plus de l’effondrement du mur de clôture d’une école sans faire de victimes.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a annoncé que les autorités locales, les forces armées Royales, la protection civile et les autres services compétents sont "entièrement mobilisés pour apporter les secours nécessaires à la population et ce en dépit de difficultés de circulation" au niveau de la ville de Tanger.

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MessagePosté le: Sam Oct 25, 2008 10:30 am    Sujet du message: Intempérées Répondre en citant

Intempéries
Pluies torrentielles sur la ville du détroit
Entièrement mobilisées, les autorités ont lancé un Plan d'organisation de secours (ORSEC)


Sale temps pour la ville du détroit. De fortes précipitations se sont abattues dans l'après-midi du jeudi faisant un mort et plusieurs dégâts matériels, surtout dans la zone industrielle M'ghougha qui a été totalement submergée par l'eau.



En effet, depuis 14h et jusqu'à 18h00, les pluies diluviennes ont transformé certaines artères de la ville en violents torrents. Plusieurs quartiers ont été submergés et le niveau d'eau a atteint parfois plus d'un mètre à certains endroits. Selon l'Agence MAP, des habitants ont trouvé beaucoup de difficultés pour empêcher l'eau de pénétrer dans leurs habitations, tandis que certaines rues ont été totalement isolées par des flots rapides qui arrivent parfois à déplacer les voitures. Selon les services de la météorologie nationale, à 19h, les pluies ont atteint 150 millimètres. La circulation dans la ville a été complètement perturbée et, à certains endroits, les flots ont traîné des véhicules. Des milliers de voitures sont restées bloquées sur les routes durant plusieurs heures et la ville était totalement inaccessible du côté de Rabat, de Tétouan et de Ksar Sghir, durant plusieurs heures.

Un train assurant la liaison Casablanca-Tanger a suspendu son voyage au niveau de la gare d'Asilah et a dû rebrousser chemin.
Un responsable de la zone industrielle qui compte plus de 150 usines a indiqué que le niveau d'eau a dépassé 1,20 m et les dégâts risquent d'être lourds pour les unités de production, indique l'agence MAP. Pour faire face à cette situation, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué, que les autorités locales, les Forces Armées Royales, la Protection civile et les autres services compétents sont «entièrement mobilisés pour apporter les secours nécessaires à la population et ce en dépit des difficultés de la circulation» au niveau de la ville de Tanger. Aussi, une réunion d'urgence s'est tenue à la wilaya de Tanger et des dispositions d'urgence (Plan d'organisation de secours, ORSEC) ont été prises. Ainsi, plusieurs routes desservant la ville, submergées par les flots, ont été fermées à la circulation qui a été déroutée vers des axes moins affectés.

De son côté, la Protection civile, dont les standards ont été débordés par les appels pour intervention, ont mobilisé leurs moyens pour les cas les plus urgents. Ses éléments ont été notamment sollicités pour évacuer des élèves bloqués dans certains établissements scolaires. Une autre urgence a été d'évacuer des milliers d'ouvriers de la zone industrielle M'ghougha. Lesquels ouvriers ont pu quitter cette zone tard dans la nuit après une accalmie des précipitations.

Compte tenu des prévisions météo qui annoncent la poursuite des perturbations climatiques pour hier vendredi et aujourd'hui samedi, plusieurs mesures préventives ont été prises. La délégation de l'Education nationale de Tanger-Asilah a annoncé la suspension des cours pour ces deux jours dans l'ensemble des établissements scolaires, au niveau du périmètre urbain de Tanger.
Le délégué provincial de l'Education nationale a indiqué à l'agence MAP que cette mesure est préventive puisque nombre d'établissements scolaires ont été submergés et les élèves sont restés bloqués à l'intérieur des classes durant l'après-midi, en plus de l'effondrement du mur de clôture d'une école sans faire de victimes.

Par ailleurs, la ville de Tanger n'était pas la seule région touchée par les intempéries. En effet, les fortes précipitations qui se sont abattues mercredi sur la province de Taza ont également occasionné d'importants dégâts matériels, notamment au niveau de la commune rurale d'Aknoul, indique l'agence MAP.
Un pont reliant les communes Aknoul et Bouissli s'est partiellement effondré en raison des intempéries et plusieurs habitations et locaux commerciaux ont été submergés par les crues.

En outre, le bâtiment de l'Association locale de bienfaisance islamique a été également submergé par les crues et les barrières de protection de la route Taza-Al Hoceima ont été endommagées.
Aussitôt alertés, des représentants des autorités locales, la Gendarmerie Royale et la Protection civile se sont rendus sur les lieux afin de prendre les mesures à même d'atténuer les répercussions de ces intempéries. Des sources de la ville de Taza ont indiqué à l'agence MAP que les pluies diluviennes qu'a connues la région ont augmenté le niveau de l'eau des oueds de la province causant des dégâts matériels au niveau des quartiers avoisinants.

Onze morts à Driouch
Onze personnes sont mortes et une autre a été blessée, selon l'agence MAP, dans l'effondrement de maisons dans la commune rurale de Driouch (province de Nador) consécutif aux crues exceptionnelles que la province a connues, dans la nuit de jeudi à vendredi, et qui ont atteint une valeur maximale de 2400 m3/seconde. Un communiqué du ministère de l'Intérieur a précisé vendredi que ces intempéries ont fait également des dégâts matériels dans certaines communes, dont l'effondrement d'une vingtaine de maisons et la submersion de plusieurs habitations.

Les autorités locales et les services extérieurs compétents ainsi que les élus sont mobilisés sur place pour apporter les premiers secours, précise la même source.


Par Mohamed Akisra | LE MATIN
Publié le : 24.10.2008 | 16h23
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MessagePosté le: Mar Oct 28, 2008 7:52 am    Sujet du message: Intempéries Répondre en citant

Intempéries
Les crues continuent de ravager plusieurs régions et la riposte s'organise
Que ce soit à Tanger, à Nador ou d'autres villes, la vigilance est de mise



Selon les prévisions de la météorologie nationale, des pluies torrentielles devaient s'abattre hier soir sur les régions du Nord et de l'Oriental. La vigilance atteint son paroxysme pour éviter le pire et venir au secours des populations et des biens. Pas plus loin que dimanche, un dernier bilan des inondations de jeudi dernier à Tanger fait état de 4 morts dont 3 dans le périmètre urbain.



La quatrième victime, un jeune homme de 23 ans emporté par les crues de oued Mghogha au niveau du quartier Houmat Chouk, a été repêché, dimanche matin, du lit boueux de l'oued par les équipes d'intervention de la Protection civile. Dans la zone industrielle de Mghogha et Al-Majd plus de 150 usines ont été submergées par les crues. Les dégâts sont considérables et les chefs des entreprises touchées craignent que la reprise de leurs activités ne puisse avoir lieu que dans plusieurs semaines.

Dans le textile principalement, les engagements en terme de délais ont provoqué la panique dans la mesure où plusieurs clients exigent des indemnités de retard. Quant à La circulation des trains sur le tronçon Tanger-Tanger Mghogha, interrompue suite aux inondations qui ont touché les régions du Nord et de l'Oriental, elle a été rétablie samedi à 7h00, tandis que le rétablissement du trafic ferroviaire devait intervenir dimanche après-midi sur le tronçon Béni Oukil-Oujda.
A Nador, le pire a été évité grâce à la réactivité des équipes de secours.

Dix personnes coincées à l'intérieur de leurs voitures (dont une ambulance) par les crues causées par le débordement du Oued Tirkaa, sur la route reliant Nador à Bni Nsar, suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues dimanche sur la ville, ont été secourues par les éléments de la Protection civile. Mais pas plus loin qu'hier lundi, une personne n'a pas eu la même chance. Elle a été déclarée portée disparue à la suite de crues de l'Oued Boumkraj, à 20 km au sud-est de Nador, provoquées par les pluies torrentielles de dimanche dans la province. La victime, qui était à bord d'une voiture en compagnie d'un ami quand les eaux débordant l'oued Boumkraj les a surpris, a été emportée par les flots alors qu'elle essayait de quitter le véhicule, tandis que son compagnon qui a réussi à alerter les autorités compétentes, est sain et sauf.

L'on précise que le véhicule a été récupéré Toujours durant la journée de dimanche, la route nationale reliant la commune de Selouane à Nador est totalement bloquée, en particulier au niveau de la région de Taouima. Des pluies torrentielles, qualifiées d'exceptionnelles, ont provoqué l'inondation de plusieurs quartiers de Nador, causant l'arrêt de la circulation dans plusieurs grandes artères. Le délégué de l'équipement à Nador a déclaré à l'agence MAP l'existence d'éboulements au niveau de plusieurs routes notamment les N°16 et N°2 reliant Nador et Al Hoceima, précisant qu'elles sont ouvertes mais que la circulation demeure difficile. Heureusement, pour le moment, l'on ne déplore aucune victime.

Un troisième pont Feddane Al Bared reliant Taza et Al Hoceima s'est effondré sous les pluies diluviennes, qui se sont abattues depuis jeudi dernier sur la commune rurale de Had Jbarna. Deux autres ponts, à savoir celui de Bouklal (cercle d'Aknoul), reliant Taza et Al Hoceima, et celui de Boussili, reliant le cercle d'Aknoul et la commune rurale de Boussili, s'étaient effondrés auparavant suite aux inondations. La circulation est paralysée entre les deux provinces depuis la nuit de jeudi dernier en raison des crues des oueds d'Aknoul, d'Al Arbiâa Béni Meftah et d'Al Qods, ainsi que de certains oueds de la province d'Al Hoceima. Ce qui a causé, par ailleurs, des dégâts matériels dans les quartiers avoisinants.

Par Mostafa Bentak | LE MATIN
Publié le : 27.10.2008 | 16h31
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MessagePosté le: Mar Oct 28, 2008 12:10 pm    Sujet du message: Suite Répondre en citant

Les intempéries font 17 morts et d’énormes dégâts matériels selon un bilan provisoire

Avec 10 millions m3 de précipitations tombées en l’espace de cinq heures, la ville du détroit a été, jeudi dernier, victime de fortes inondations.



Les Tangérois vivent, depuis jeudi dernier, sous le choc. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville ont provoqué de fortes inondations. Selon des Tangérois âgés, ces précipitations sont les plus graves que la ville ait connues. Et bien que les bulletins météorologiques aient prévu des précipitations orageuses sur Tanger, d’aucuns n’auront jamais cru que les inondations puissent atteindre une telle ampleur. Ces pluies diluviennes ont débuté jeudi aux alentours de 14 heures. Et en peu de temps, les eaux ont submergé plusieurs artères de la ville, occasionnant des perturbations du trafic. Ce qui a provoqué un arrêt quasiment total des transports en commun. En l’espace de cinq heures, le volume global de pluie a dépassé 10 millions m3. «176 mm de précipitations sont tombées sur Tanger, soit 40% de la moyenne de celles enregistrées annuellement et qui atteignent d’habitude entre 400 et 500 mm», a indiqué le wali de la région Tanger- Tétouan, Mohamed Hassad, lors d’une conférence de presse organisée vendredi dernier, faisant remarquer que l’oued Mghougha avait enregistré d’importants débits de 300 m3 par seconde. Sur instructions de SM le Roi Mohammed VI, a poursuivi ce responsable, des moyens importants ont été mobilisés pour faire face à cette situation et «apporter aide et assistance aux populations sinistrées». Une cellule de crise a été, en effet, mise en place. Outre les services de coordination et technique de la wilaya, la Protection civile, les Forces armées royales, la Sûreté nationale, la Gendarmerie royale le Conseil de la ville ainsi que les Forces auxiliaires y prenaient part. «Les éléments de la Protection civile ont effectué 5000 interventions. Et pour éviter les pertes en vies humaines, la priorité a été donnée à des cas d’urgence», a expliqué M. Hassad.
Par ailleurs, plusieurs parties de la ville ont été touchées par ces fortes inondations. Dans certains quartiers, les eaux se sont infiltrées dans des habitations et des garages de bâtiments. Les deux zones industrielles de Mghougha et Al Majd ont subi «d’énormes dégâts», ont affirmé des professionnels de la place. Les eaux ont monté pour atteindre entre un mètre et un mètre et demi. Envahis par les eaux des crues, des équipements et machines n’ont pas pu y résister. Des stocks de marchandises ont été endommagés.
L’évacuation des ouvriers et employés des usines n’a pris fin que le lendemain aux environs de trois heures du matin. Les éléments de la Protection civile et des Forces armées royales qui sont arrivés en renfort de Rabat quelque temps après l’annonce de cette catastrophe ont pris part à cette opération de secours. Des priorités ont été accordées à l’évacuation des élèves qui sont restés pendant des heures coincés dans leurs établissements scolaires. En ce qui concerne les dégâts humains, M. Hassad a fait état de deux morts. Il s’agit d’un ouvrier d’origine de Kalaât Sraghna dont le corps avait été charrié par les crues de l’oued Mghougha. L’autre mort découvert dans la zone d’Aïn Machlaw est un octogénaire qui devait faire l’objet d’une autopsie en vue de déterminer les causes de son décès.

Aujourd'hui Le Maroc
Le 27-10-2008
Par : Najat Faïssal
DNCR à Tanger
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MessagePosté le: Mer Oct 29, 2008 7:09 am    Sujet du message: Suite Répondre en citant

Intempéries
La réaction de l'Etat s'organise et se renforce
Membres du gouvernement, autorités locales, ONG, société civile et autres citoyens sont mobilisés


L'heure est à la mobilisation générale. Membres du gouvernement, autorités locales, organisations, société civile et autres citoyens ne comptent pas céder à la panique, même si les intempéries qui ont sévi dans notre pays et les dégâts qui s'en sont suivis étaient exceptionnels.



A Tanger, où les dégâts matériels ont été des plus élevés surtout dans les deux zones industrielles Mghougha et Al Majd, Ahmed Reda Chami, ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, a rencontré lundi dernier les opérateurs industriels dont la majorité a été touchée à différents degrés. Sur les lieux, le ministre s'est enquis des travaux entrepris pour la remise en état des infrastructures hors site et la réparation des équipements et des machines à l'intérieur des usines. Les travaux de restauration entrepris par les services concernés ont permis le rétablissement de l'alimentation des deux zones industrielles en électricité, mais les postes transformateurs internes des usines sont pour la plupart hors d'usage, rapporte l'agence MAP.

Une aide substantielle d'un million de dirhams a été consentie par les autorités locales en faveur des entreprises affectées pour la réparation des transformateurs internes endommagés. Chami a rappelé, selon la MAP, la mobilisation efficace des différents intervenants locaux pour faire face à cette situation, soulignant que les travaux de restauration des infrastructures et des équipements des deux zones affectées vont bon train et que certaines entreprises ont même repris leurs activités. Cette rencontre a pour objectif de s'informer auprès des opérateurs des besoins des entreprises touchées par ces inondations, a-t-il ajouté, citant, à titre d'exemple, la recherche de solutions à des problèmes liés à la perte des documents comptables et fiscaux des établissements inondés. Certaines entreprises affectées auraient également besoin de garanties envers les banques en vue de leur permettre les moyens de se remettre de cette situation, a-t-il dit.Concernant la reprise des activités dans les deux zones industrielles qui comptent plus de 150 usines et emploient plus de 50.000 ouvriers, le ministre s'est dit confiant quant aux efforts déployés pour rétablir la situation dans les meilleurs délais.

A la date du lundi, les responsables de la zone industrielle n'étaient pas encore en mesure d'évaluer les lourdes pertes occasionnées par les inondations. A Nador, autre région fortement affectée par les intempéries qui ont fait une douzaine de morts, des aides matérielles ont été distribuées à des familles relevant de certains quartiers et communes, dans le cadre d'une première opération ayant pour objectif de répondre aux besoins les plus urgents de la population. Plusieurs familles de la commune rurale de Driouch, la région la plus touchée par les crues, et du quartier de Tirkaa ont ainsi bénéficié d'aides sous forme de couvertures, matelas et denrées alimentaires.

Les familles sinistrées de Driouch ont été logées dans des tentes fournies par la Protection civile et le Croissant-Rouge marocain (CRM).
Quant aux familles du quartier de Tirkaa, elles ont été provisoirement logées dans l'internat relavant de l'Association musulmane de bienfaisance de Nador et ont également bénéficié de denrées alimentaires, de couvertures et de matelas.
Un poste de commandement avait été mis en place au niveau de la préfecture sous la présidence de Abdelouafi Laftit, gouverneur de la province, pour coordonner les interventions et efforts des différents acteurs en vue d'un retour à la normale.

Par ailleurs, les services techniques de l'Office national de l'eau potable et de l'Office national de l'électricité s'activent actuellement pour réparer les réseaux d'approvisionnement en eau potable et de l'électricité au niveau des quartiers et communes de Nador, indique la MAP. D'autre part, la circulation entre les provinces de Nador et d'Al Hoceïma, perturbée suite aux violents orages ayant frappé les deux provinces durant le week-end, est actuellement possible sur plusieurs itinéraires, a indiqué lundi dernier un communiqué du ministère de l'Equipement et des Transports. Selon ce communiqué, les équipes de viabilité du ministère de l'Equipement et des Transports se sont rendues sur les lieux dès les premières chutes importantes de pluies, afin de prêter assistance aux usagers de la route, d'implanter la signalisation temporaire nécessaire et de mettre en œuvre les actions et les solutions de rétablissement rapide de la circulation.

Le Croissant-Rouge aussi
Une cellule de crise au sein du Croissant-Rouge marocain (CRM), a tenu lundi dernier, conformément aux instructions de S.A.R. la Princesse Lalla Malika, Présidente de l'Organisation, une réunion consacrée à la mobilisation de l'aide au profit des victimes des inondations du week-end dernier dans la province de Nador, rapporte l'Agence MAP. L'aide mobilisée par le CRM consiste notamment en 40 tentes, 400 couvertures et des denrées alimentaires pour une valeur de 20.000 DH, en plus de kits de cuisine et de produits d'hygiène.

Le Croissant-Rouge marocain a été déjà mobilisé suite aux inondations qui avaient frappé certaines localités dans la région de Fès-Boulmane, ainsi que les provinces de Figuig, Errachidia et Nador. Concernant la région de Fès-Boulmane, l'aide acheminée par le CRM comprenait, selon la MAP, des denrées alimentaires pour une valeur de 50.000 DH, 700 couvertures, 200 kits de cuisine et 1.000 kg de vêtements. Les victimes de la province d'Errachidia ont déjà bénéficié d'une aide composée de denrées alimentaires pour une valeur de 50.000 DH, de 300 couvertures, de 150 kits de cuisine et de 2.000 kg de vêtements, alors que celles de Figuig ont bénéficié de denrées alimentaires pour une valeur de 50.000 DH et de 500 couvertures.

Par Mohamed Akisra | LE MATIN
Publié le : 28.10.2008 | 16h33

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MessagePosté le: Lun Nov 03, 2008 7:18 am    Sujet du message: Suite Répondre en citant

Intempéries à Tanger
Plus de peur que de mal
Grâce à la mobilisation de tous, la journée du vendredi n'a pas enregistré de dégâts


Annoncée par la météo nationale depuis quelques jours déjà, l'arrivée d'une dépression, accompagnée par des averses orageuses et des vents forts, préoccupait énormément les citoyens dans les régions du Nord.



En effet, un communiqué de la météo nationale avait annoncé, que du vendredi 31 octobre au dimanche 2 novembre, des pluies et des averses parfois orageuses intéresseront le Nord, l'Est et le Centre du pays. Les responsables avaient, en outre, affirmé que ces pluies seront localement importantes sur notamment les wilayas et provinces de Tanger, Larache, Chefchaouen, Tétouan. De quoi semer une panique dans les régions concernées. La situation était d'autant plus délicate que les actions entreprises pour réparer les dégâts causés n'étaient pas encore terminées. Les régions du Nord se retrouvaient donc de nouveau menacées en l'espace de quelques jours seulement. Les habitants de Tanger, une des villes les plus touchées par les récentes inondations, ont vécu des moments difficiles.
Il est midi ce vendredi 31 octobre, il pleut à torrents dans la ville du détroit. Au préalable, des consignes des autorités locales invitaient la population à éviter la fréquentation des lieux à risque notamment les zones industrielles de Mghougha et d'Al Majd. Les autorités ont également demandé aux populations de prendre toutes les précautions et les mesures nécessaires pour se protéger contre les crues et les débordements des eaux.

«Les opérations de déblayage ne sont pas encore terminées. De nombreuses canalisations sont encore bouchées et ne vont pas permettre de facto de dégager les flux d'eau. On est en train de prier pour que la situation ne s'aggrave pas davantage», déclare Adil Raiss, président de l'AZIT (Association de la zone industrielle de Tanger). En raison de leur proximité avec un cours d'eau, Mghourha et «Houmate chouk» sont des zones à haut risque dans la ville du détroit.
14 heures. La circulation dans plusieurs quartiers à Tanger était très faible alors que la zone industrielle Mghougha était quasi-déserte. Tous les entrepreneurs ainsi que les ouvriers se sont conformés aux consignes de la Wilaya. Seulement, quelques personnes se trouvaient encore sur les lieux. «Les reporters de certaines chaînes de télévisions sont venus ce matin, mais ils sont repartis dès que l'alerte a été donnée. Actuellement, des camions transportent de gros sacs contenant du sable pour barricader les usines», explique Rachid, un agent de la sécurité dans une entreprise à Mghougha.

14h 30. Plusieurs sources à Tanger affirment que le niveau d'eau augmentait de quelques centimètres au dessus de la chaussée notamment à Mghougha. Ces personnes n'éloignaient pas la possibilité d'un débordement une deuxième fois.
15h00. Contacté par le Matin, un responsable à la météorologie nationale a affirmé qu'il était encore impossible de donner des chiffres sur le volume des pluies puisque l'estimation se fait durant des heures précises au cours de la journée. Cependant, ce dernier déclare que les pluies seront très importantes.
16h00. Pour des raisons de sécurité, les différents établissements scolaires dans la ville de Tanger, libèrent leurs élèves. Même si les précipitations n'atteignaient pas encore des volumes importants, la vigilance était de mise.
16h15. Les efforts des autorités sont orientés vers certains points précis notamment l'allée n° 1 et 2 dans la zone industrielle de Mghougha ainsi que la route principale.

Les responsables sont sur les dents pour éviter que le même scénario de la semaine précédente ne se répète. Les éléments des Forces armées royales (FAR) sont également mis à contribution alors que des patrouilles sont organisées. Même le wali de la région participe à ces rondes essentiellement dans la zone industrielle car, la dernière fois, c'est de là que tout est parti.
17h00. les efforts des autorités et des FAR ont permis de dégager une voie dans la zone industrielle qui commençait à cumuler des flux d'eau. «Grâce à l'aide des autorités nous avons pu déboucher une allée principale. On a évité donc le pire», informe Adil Raiss. Toutefois, les services des prévisions annoncent que la plage horaire allant de 19 heures jusqu'à 21 heures connaîtra de fortes précipitations. La vigilance reste de mise.

17h30. Selon des informations provenant des responsables au port de Tanger, le mouvement de la navigation entre Tanger et les ports d'Algésiras et de Tarifa (Espagne) a été perturbé. Les fast-Ferry et certains ferry étaient restés à l'arrêt dans les ports des deux rives durant toute la journée du vendredi à cause d'un vent violent qui a atteint une vitesse de 75 km/h et une houle avec des pics allant jusqu'à 4 mètres. 18h00. Les pluies redeviennent plus fortes mais pas de la même intensité que celles du 23 octobre. «Au centre de la ville, la situation est encore normale. Mais puisque les averses vont encore continuer, on espère vraiment que la situation ne vas pas s'aggraver», indique un habitant de Tanger. 20h00. Les averses continuaient toujours mais les autorités locales maîtrisaient encore la situation. Dans les heures qui vont suivre, les pluies vont baisser d'intensité. Les Tangérois peuvent souffler. Selon les données communiquées par la direction de la météorologie nationale, les hauteurs de pluies relevées dans la ville du détroit n'ont pas dépassé 54 millimètres. Dans la matinée du samedi, les pluies étaient faibles mais la mobilisation devait être totale jusqu'à dimanche.

Hauteurs des pluies
Dans la matinée du samedi 1er novembre, la Direction de la météorologie nationale a publié les hauteurs des pluies relevées en millimètres du 31 octobre à 06h au 1er novembre à la même heure.
Les régions du Nord ont enregistré encore une fois un volume exceptionnel : Chaouen 117, Larache 108, Tétouan et Tanger 54, El Jadida 38, Rabat-Salé 34, Kénitra 31, Essaouira 30, Casa Anfa 28, Nouasser 27, Sidi Slimane et Agadir Inezgan 23, Khouribga 17, Meknès 14, Marrakech 5, Fès et Laâyoune 2 et moins d'un millimètre à Sidi-Ifni, Guelmime et Tiznit.



Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 02.11.2008 | 10h08
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MessagePosté le: Lun Nov 03, 2008 7:22 am    Sujet du message: Nador Répondre en citant

Nador à l'heure des intempéries
Sérénité et mobilisation ponctuent les récentes inondations qui ont frappé la ville et celles annoncées en perspective

Encore une dizaine de kilomètres à parcourir avant d'atteindre la ville de Nador et, visiblement, il ne semble guère s'être passé des choses ici.



La terre est sèche et ne porte pas non plus de traces d'eau. Aussi, le soleil matinal qui irradie la région et ses oliveraies en ce jeudi 30 octobre, sur le tronçon reliant Taourirt à Nador, ne cadre nullement avec les intempéries ayant sévi quelques jours de cela. De petits campagnards, cartables en bandoulière, ou encore des ouvriers de chantiers reconnaissables à la pelle ou la pioche qu'ils trimbalent, le corps bien couvert de la tête aux pieds, parfois même le visage enveloppé dans un châle ne laissant entrevoir que les yeux, marchent à destination de leur école ou de leur lieu de labeur. Certes, il fait frisquet à cette heure de la journée, mais la vie semble couler le plus normalement du monde et les temps inquiétants semblent, quant à eux, avoir été laissés bien derrière. Les aiguilles de la montre se synchronisant en douceur pour prononcer le « 9 », les premiers legs des bourrasques ayant sinistré la région commençaient à faire partie du paysage. De grosses taches encore humides sur le sol céderont bientôt la place à des flaques d'eau, de plus en plus importantes, jusqu'à s'apparenter à de vrais étangs. Par moments, l'autocar ralenti jusqu'à l'arrêt, afin de traverser des mares d'eau témoignant de l'importance des pluies diluviennes passées par là.

De même, les premiers gros engins dédiés au déblayement commencent à figurer dans le décor. Finalement, Nador City ouvre ses bras et laisse entrevoir, petit à petit, l'ampleur du drame qui s'est joué en ces lieux mêmes. De la boue, comme si on en a versé par milliers de bennes, meuble la chaussée de part et d'autre. Cela n'est pas sans occasionner, de temps à autre, des syncopes à une circulation peu fluide, où il fallait impérativement jouer la carte de la courtoisie afin que tout le monde puisse passer son chemin.
Inutile de préciser que tout ce qui roule sur quatre roues, ou plus, est peint de couleur marron le long de la moitié inférieure de la carrosserie et, contrairement à ce que l'on pourrait penser, il fait plutôt un sale temps pour ceux qui gagnent leur pain du lavage de véhicules.

Car, tout simplement, les gens rechignent à payer une toilette pour leur moyen de locomotion pour la simple raison que, une fois chose faite, les premiers 100 mètres parcourus rendront au véhicule son terne. En parcourant la ville, avec comme fidèle compagnon de la boue à tout bout de champs, l'on tombe fréquemment sur des pelleteuses, niveleuses et bulldozers en plein exercice de déblayement. Ces gros engins s'activent principalement au niveau de la multitude de canaux découverts que recense la ville. Des canaux s'apparentant à des rivières et destinés, justement, à évacuer vers la mer l'eau des crues en provenance des montagnes cernant la ville, mais dont l'entretien a tellement été négligé que le rôle qui leur a été assigné au départ ne pouvait être assuré. Ainsi, la majorité de ces voies d'évacuation ressemble plus à des dépotoirs parsemés de roseaux qu'autre chose. Résultat : elles n'ont en aucun cas pu acheminer les énormes quantités d'eau vers leur destination finale.

La boue et les cailloux entraînés par les eaux n'allaient en rien arranger les choses. Certains de ces canaux ont même été bouchés à des niveaux différents, suite à des travaux de construction ou au passage de la voie publique. Nul besoin de faire un dessin pour comprendre la suite.
Par moments, on constate des fenêtres donnant sur des caves, ou encore des portes de garages ou d'entrepôts embusquées derrière des sacs de sable, comme en temps de guerre, dira-t-on. Il en est de même pour beaucoup d'habitations érigées sur des niveaux tellement bas qu'elles sont à la merci de la première montée des eaux.
Et c'est justement là où le bât blesse, car au niveau de plusieurs quartiers, l'on trouve divers bâtiments dont la base est beaucoup plus basse que celle de la chaussée. Réalité qui en fait des cibles vulnérables en cas de gros orage. Bizarrement, et au beau milieu de tout ce capharnaüm, la vie ne semble en rien avoir perdu ses droits. En cette belle matinée ensoleillée, les terrasses de café sont envahies par des gens dégustant tranquillement leur petit-déjeuner.

Beurre de campagne et huile d'olive de qualité sont fièrement servis par les cafetiers. Les commerces sont ouverts, les étalages achalandés à foison, les «ferracha» exposant sereinement leur marchandise à même le sol, se souciant peu ou pas du tout de l'alerte météo qui plane sur la ville telle l'épée de Damoclès.
Tout sourire dehors, les Nadoris répondent de la même façon et presque à l'unanimité: «C'est vrai qu'il y a des risques de tempête mais qui s'en soucie ? Que ça ait lieu ou pas, ce n'est pas pour autant que je vais changer mes habitudes. Je me lève chaque matin sans y penser et je regagne mon travail en toute sérénité. D'ailleurs, le jour des inondations, j'ai passé la nuit ici, à défaut de pouvoir rentrer chez moi à cause des routes bloquées par les eaux», répond ce réceptionniste d'hôtel.

Au niveau des commerces, nous sommes loin des scènes d'hystérie et de panique que nous servent les télévisions américaines, en cas d'alerte météorologique, et qui poussent les citoyens à faire une véritable razzia dans les rayons.
Autre phénomène faisant ravage dans les terrasses de cafés nadoris en ces temps de catastrophe : le Bluetooth des téléphones portables. En effet, les jeunes rivalisent entre eux, en s'échangeant des vidéos filmées grâce au cellulaire au moment des inondations, mettant en scène des mouvements de paniques, des voitures entraînées par la force des eaux sur fond d'acclamation de « Allahou Akbar ! ».
Sur l'une d'elle, on voit un immense torrent d'eau et de boue parcourant la chaussée sur toute sa largeur, avec une violence inouïe, alors que des jeunes ont installé une corde en parallèle, sur le côté, et aidaient des gens coincés par les eaux à rejoindre un endroit à l'abri situé plus en hauteur.

Le soleil continuera de briller de tous ses feux le long de ce jeudi. Il en sera de même le lendemain, vendredi, jusqu'en début d'après-midi, vers 14h30, où un premier nuage s'invitera dans le ciel, puis un deuxième, jusqu'à ce qu'ils soient plusieurs à se prêter main forte et couvrir ainsi la ville de Nador d'un immense manteau gris. En fin d'après-midi, quelques gouttelettes tombèrent du ciel, faisant craindre le pire, mais sans plus. Les choses en resteront là. Samedi, il en était de même dans la matinée : ciel entièrement gris et gouttelettes de pluie. Une grosse averse serait-elle en train de se mettre en place, pense-t-on, mais qui s'en soucie, répliquera froidement mon nouvel ami nadori.

La mobilisation comme mot d'ordre
Au lendemain des intempéries ayant frappé la ville de Nador, les autorités, toutes casquettes confondues, ont opéré un mouvement de mobilisation sans précédent. En effet, une commission sous la houlette du gouverneur a été constituée, englobant tous les départements concernés, à l'image de la Direction régionale de l'équipement, des Forces Armées Royales, de la délégation de l'Enseignement ou encore des élus. On retiendra également l'entrée en action de la Fondation Mohammed V pour la solidarité.
Aide et assistance sont acheminées par voie terrestre et aérienne, moyennant poids lourds et hélicoptères. Selon le secrétaire général de la province de Nador, « le premier travail à effectuer était celui de protéger la vie des citoyens, à travers des actions d'assistance, de la remise en l'état des infrastructures routières et du rétablissement de l'eau et de l'électricité».

A cet effet, une stratégie d'urgence a été mise en place consistant en la distribution de denrées alimentaires, de tentes, etc., en plus de l'entrée en action de brigades sanitaires mobiles. Une deuxième stratégie à moyen terme a également été mise sur pied, consistant cette fois-ci en la mise en place d'infrastructures de protection contre d'éventuelles intempéries. Parallèlement, la scolarisation figurait parmi les premiers soucis des responsables, afin que les élèves puissent retrouver le plus rapidement le chemin de l'école. Aussi, on retiendra la mobilisation, en plus des engins dépendant de la Direction régionale de l'équipement, d'une soixantaine d'engins lourds afin d'accélérer les travaux de déblaiement.



Par DNES-Abdelhakim Hamdane | LE MATIN
Publié le : 02.11.2008 | 12h03
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MessagePosté le: Jeu Nov 06, 2008 9:36 pm    Sujet du message: Des mesures d'assistance Répondre en citant

des mesures d'assistance aux entreprises sinistrées par les inondations de la Zone industrielle de Tanger

Tanger, 06/11/08- Le ministre de l'économie et des finances, M. Salaheddine Mezouar a rencontré, mercredi à Tanger, les opérateurs des zones industrielles sinistrées par les dernières inondations pour examiner les mesures d'aides et d'assistance au profit des unités affectées dans la perspective de leur permettre une reprise d'activité dans les meilleurs délais.

Intervenant à l'ouverture de cette rencontre pour dresser le bilan des dégâts subis par les unités de production et présenter les requêtes des opérateurs, le président de l'association de la zone industrielle de Tanger, M. Adil Raïs a évalué le bilan provisoire des dégâts pour 70 pc des usines à près de 700 millions dh.

Ce montant comprend l'estimation des dégâts subis par les outils de travail, les matières premières, les produits finis, le coût de réparation ainsi que la perte consécutive à l'arrêt d'activités (perte d'exploitation), a-t-il précisé.

Sur les 118 usines opérationnelles de la zone industrielle de M'ghougha, 40 usines ont repris l'activité, dont 30 partiellement, a-t-il dit.

Et de souligner que 80 pc des unités industrielles de la zone ne sont pas assurées contre "les dégâts des eaux" et que seule une infime minorité dispose d'une assurance contre "les dégâts des eaux des inondations", expliquant cette situation par "la réticence des assurances à couvrir un tel risque".

La situation des entreprises sinistrées diffère en fonction de leurs degrés de structuration et celles qui disposent d'un appui des sociétés mères éprouvent moins de difficultés, a-t-il indiqué, précisant que 9 usines sinistrées sont dans l'incapacité de reprendre l'activité sans une aide de l'Etat.

Le représentant des opérateurs a présenté, à cette occasion, les requêtes des entreprises affectées, citant notamment le besoin d'un apport des banques pour la reconstitution des fonds de roulement, la constitution d'un fonds spécial pour le crédit garantit par l'Etat, un moratoire pour les charges et échéances fiscales des entreprises (IGR, CNSS,..).

Le représentant des opérateurs de la zone industrielle de Tanger a également sollicité des solutions pour les pertes des matériaux en importation temporaire, une exonération des droits de douane pour la reconstitution des stocks des matières premières perdues, ainsi que pour l'importation des pièces de rechange pour la réparation des machines.

Pour sa part, M. Mezouar a assuré qu'un programme doté du financement nécessaire sera lancé dans les meilleurs délais pour la restructuration des Zones industrielles affectées (M'ghougha, Al-Majd) et que plusieurs mesures d'assistance seront prises au profit des unités en difficulté après l'identification des besoins au cas par cas.

Concernant la requête des exonérations en droits de douane, les facilités dans le recouvrement des impositions fiscales, et l'accélération du remboursement de la TVA au profit les opérateurs, le ministre a relevé qu'il sera procédé à l'examen de plusieurs mesures d'aide qui vont être rendues effectives après l'introduction de certaines dispositions à la prochaine loi de finances.

Pour ce qui est de la recapitalisation des entreprises affectées et la mobilisation des fonds nécessaires pour soutenir l'effort des opérateurs pour la reprise de l'activité, M. Mezouar a évoqué l'idée de la prise de participation des banques dans les capitaux des entreprises sinistrées avec la garantie pour la société de récupérer ses parts par la suite.

Il s'agit là d'une solution plus appropriée que le recours aux crédits et les charges que cela implique, a-t-il estimé.

Le directeur général de l'administration des douanes et impôts indirects, M. Abdellatif Zaghnoun a, pour sa part, rassuré les opérateurs concernés du soutien de son administration, citant notamment la possibilité d'exonération des intrants en importation temporaire, la suppression des pénalités pour retard de paiement, et la suspension de la mesure de blocage des comptes à l'échéance.

M. Noureddine Bensouda, directeur général des impôts, a également fait part de la disposition de son administration à accorder des facilités fiscales aux entreprises affectées.

L'administration fiscale est l'ensemble des intervenants sont disposés à accompagner les industriels de Tanger pour dépasser cette situation en vue de parvenir à une reprise d'activité dans les meilleurs délais et de prévenir ainsi de nouvelles pertes d'exploitation dues à l'arrêt d'activités, a-t-il affirmé.

Au terme de cette rencontre, qui s'est déroulée en présence des opérateurs des zones industrielles sinistrées, du wali de la région et des représentants des autorités locales, il a été convenu de mettre sur pied une commission locale de suivi qui se chargera de l'évaluation des besoins des entreprises au cas par cas et l'examen des solutions appropriées.

Les zones industrielles M'Ghougha et Al-Majd ont été sérieusement affectées par la crue de Oued M'ghougha suite aux précipitations torrentielles du 23 octobre dernier. Les zones, qui emploient des dizaines de milliers d'ouvriers, ont été totalement submergées par les eaux qui ont atteint par endroit jusqu'à 1,50 mètre de hauteur.

Les 160 unités de production des zones sinistrées qui s'activent essentiellement dans le secteur de la confection et du textile, ont subi des dégâts matériels à différents degrés de gravité.

La zone industrielle M'Ghougha, la plus importante, avait déjà subi en 1992 et en 2004 des inondations mais de moindre envergure que celle du 23 octobre où les averses ont atteint 176 mm en cinq heures seulement.


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