NAIMA-IMZILNES-DADES  Index du Forum
NAIMA-IMZILNES-DADES
Bienvenu(e) à Imzilnes de Dadès - Un espace de rencontre, d'information et d'échange culturel libre ouvert à tout le monde
FAQSearchMembersGroupsRegisterProfilePM'sLogin/Out


La région du Nord
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    NAIMA-IMZILNES-DADES Index du Forum -> VISITE GUIDEE DU MAROC
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Mar Juin 10, 2008 1:52 pm    Sujet du message: la construction d'une route Répondre en citant

la construction d'une route entre Tétouan et Oued Laou confiée à une entreprise espagnole

Madrid, 10/06/08 - Le groupe espagnol " Bruesa ", un des acteurs majeurs dans le domaine de la construction et du génie civil, vient de remporter le contrat de construction d'une route sur 46 km entre la ville de Tétouan et la localité de Oued Laou (Province de Chefchaouen).

D'un montant de 68,35 millions d'euros, le projet porte sur la rénovation d'une route de deux voies d'une largeur de 3,5 m chacune avec des accotements de 2,5 m, la construction de certains tronçons en suivant de nouveaux tracés et l'édification de six ponts, a précisé le groupe espagnol dans un communiqué.

Ce tronçon, dont les travaux seront d'une durée de 36 mois, fait partie de la nouvelle route côtière prévue entre Al-Jabha et Tétouan sur une longueur de 110 Km.


La MAP
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Si Moh
VIP-Leader
VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007
Messages: 5712
Localisation: Addis Abeba

MessagePosté le: Mer Juin 11, 2008 4:46 am    Sujet du message: Re: Tourisme: La crise rattrape Tanger Répondre en citant

Si Moh a écrit:
Tourisme: La crise rattrape Tanger

La crise que traverse le secteur semble avoir atteint les côtes nord. La ville de Tanger a clôturé le mois d’avril avec 9% de chute au niveau des nuitées par rapport à la même période de 2007. Tanger reste par contre en deçà de la régression au niveau national qui a été de 12%, selon les chiffres du ministère du Tourisme.

A Tanger, c’est le marché espagnol qui s’est effrité le plus avec 38% de chute par rapport à l’année dernière. Globalement, les chiffres pour les 4 premiers mois de 2008 restent quand même positifs avec 4% de croissance par rapport aux 4 premiers mois de 2007.

http://www.leconomiste.com/



Tourisme: Tanger rattrapée par la crise

· Chute de 9% pour les nuitées dans les établissements touristiques

· Le marché espagnol en pleine déprime impacte la destination


La crainte de voir la crise du secteur touristique traverser les montagnes du Rif s’est vérifiée. En témoignent les chiffres publiés par le ministère du Tourisme sur l’activité à Tanger.

La ville de détroit a clôturé le mois d’avril avec une chute de 9% des nuitées par rapport à la même période de 2007. Elle reste par contre en deçà de la régression enregistrée au niveau national qui a atteint -12%. La ville conserve par contre quelques points positifs. En effet, elle maintient sur les quatre premiers mois de l’année une progression positive de 4% en comparaison avec la même période de l’année passée. Le taux d’occupation des hôtels classés s’est lui aussi positivement comporté avec une hausse de 4 points sur les quatre premiers mois de 2008.

Ceci est dû au comportement conjoncturel favorable dont elle a joui pendant les trois premiers mois de l’année, alors que le secteur commençait déjà à battre de l’aile au Sud. Mais pour les opérateurs, la situation n’est pas rassurante.

La crainte de voir la déprime économique qui s’installe chez les Espagnols se répercuter au Nord est bien réelle. Le marché ibérique, principal pourvoyeur du secteur local, s’est effrité de plus de 38% par rapport à avril de l’année dernière. Les touristes espagnols, que ne sépare du Maroc qu’un bras de mer de 14 km, ne sont plus nombreux à desservir Tanger, malgré la mise en place de nouvelles liaisons aériennes «low cost».

Les hôteliers affichent aussi certaines appréhensions concernant le marché national. Si la crise actuelle reste conjoncturelle, du moins ils l’espèrent, ils fondent beaucoup d’espoirs sur le marché national. Les visiteurs marocains sont en effet le premier marché de la ville, surtout en haute saison. Mais les hôteliers craignent que le mois de Ramadan qui entame un recul relatif vers la saison d’été perturbe les déplacements. Et ce «recul» risque de s’étaler sur plusieurs années.

Aussi faut-il prévoir dès à présent les solutions à même de contrecarrer le déficit qui doit en résulter. Selon Mustapha Boucetta, président du Conseil régional du tourisme, «le salut réside dans la reconversion, ne serait-ce que partielle, du secteur touristique de la région Nord: passer du balnéaire vers un tourisme de services et d’affaires». D’où la nécessité d’une mise à niveau des infrastructures existantes.


Port: Les guides touristiques protestent


Début de saison animé chez les guides aussi. Ces derniers ont manifesté hier lundi devant les fenêtres du wali de la ville. Ils se plaignent du traitement qui leur est réservé à l’entrée du port de la part de la police. Les éléments de sécurité leur ont en effet interdit, selon divers témoins, l’accès à l’enceinte portuaire pour accompagner et accueillir les touristes.

La situation dure depuis l’arrivée d’un nouveau responsable sécuritaire au port de Tanger. Selon des sources proches de la wilaya, l’affaire devrait trouver une rapide solution en permettant aux guides de reprendre leur service au sein du port.

Selon un responsable local, la situation risque de porter un coup dur aux croisiéristes, touristes sur lesquels le port de Tanger mise pour l’après-2009. C’est en effet à cette date que l’ensemble des opérations passagers et marchandises, à l’exception de la plaisance, sera transféré vers Tanger-Med.


Ali ABJIOU
http://www.leconomiste.com/
_________________
Amzil de Addis Abeba
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Ven Juin 13, 2008 6:45 pm    Sujet du message: Les Assises du tourisme Répondre en citant

Assises du tourisme
Ouverture aujourd'hui à Tétouan de la 8e édition
La qualité au centre des préoccupations


Au fur et à mesure que la stratégie touristique nationale avance, la vision s'éclaircit.

L'état d'avancement des différents chantiers lancés depuis 2001 incite à passer à la vitesse supérieure pour la réalisation d'actions plus ciblées et plus pointues.
Les Assises du tourisme, 8e édition, qui se tiennent aujourd'hui à Tétouan s'inscrivent dans cette logique. Elles promettent de nouvelles mesures qui accompagneront l'envol du tourisme national qui veut atteindre 10 millions de touristes d'ici un an et demi.

La qualité s'en trouve au centre des préoccu-pations. En effet, pour l'heure, l'accent est beaucoup plus mis sur l'accompagnement de la stratégie touristique. Si certains chantiers vont bon train (plan Biladi, plan Azur, transport aérien…), d'autres sont à renforcer et à mettre en relief pour améliorer le qualitatif. Des débats entre professionnels et gouvernement sont ainsi au programme en matière de ressources humaines, d'aérien, d'hébergement et de tourisme responsable. Sur le plan RH, un contrat pour la période 2008-2012 sera signé officiellement.

Ayant été présenté le 10 juin au Premier ministre, lors d'une réunion du comité stratégique du tourisme, ce contrat prévoit une stratégie intégrée et unifiée pour accompagner la création d'emplois dans le secteur de l'hôtellerie.
Le tourisme faisant également partie de ces secteurs à fort potentiel de formation, d'emploi et d'investissement. Pour ce qui est du tourisme durable, le Maroc a déjà mis en place une charte nationale de tourisme responsable et un comité de suivi. Déjà, plusieurs tour-opérateurs ont adhéré à la Charte qui sont Atalante, Club Aventure, Club Med, Fram, Jet Tours, Nouvelles Frontières et Voyageurs du Monde ainsi que Accor Maroc et Royal Air Maroc.

Les différents partenaires diffuseront un guide du voyageur responsable. De plus, un label “Tourisme responsable” sera attribué à tout professionnel ayant adhéré à la Charte et respectant les principes édictés par celle-ci. Le fait marquant des Assises 2008 sera la remise du premier Trophée du Tourisme responsable qui sera lancé courant 2008. Ce prix annuel permettra ainsi de mesurer l'avancement des
initiatives des différents acteurs.


Par Nadia Benyouref | LE MATIN
Publié le : 13.06.2008 | 17h53
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Ven Juin 13, 2008 6:56 pm    Sujet du message: Tourisme de Tétouan Répondre en citant

Editorial
Le bilan d'étape de Tétouan

Le Plan Azur ne sera pas la vedette des 8èmes Assises nationales du tourisme de Tétouan qui s'ouvrent aujourd'hui.

C'est la rencontre du constat d'étape, à deux ans de la Vision 2010. Placées sous le Haut patronage de S.M. le Roi, elles seront marquées, entre autres, par un thème dominant, la formation professionnelle. C'est peu dire en effet que le problème de la formation professionnelle ne se pose pas uniquement au niveau du secteur du tourisme. Mais il constitue ici le nœud gordien d'une activité qui génère un volume conséquent en devises et emploie des dizaines de milliers de personnes, directement et indirectement.

Le développement du secteur touristique comporte également ses propres exigences, de plus en plus aiguës, qui ne cessent de nous interpeller. Elles portent essentiellement sur la qualité de services, la sécurité, l'hygiène et l'esprit d'accueil qui sont aujourd'hui au tourisme, de manière générale, ce que le propulseur est au moteur. Le tourisme responsable pour un développement durable est l'une des problématiques posées, de manière crue.

C'est la première fois que cette notion est mise en exergue comme un message, sorte de prise de conscience solidaire par le secteur qui, dans la foulée de l'exigence pour la défense de l'environnement, met le cap sur le développement durable. Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé en mai 2005 l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) pour promouvoir une vision dynamique des ressources humaines. Il est clair, en effet, que cette vision constitue aujourd'hui le cadre idoine et propice au déploiement des mesures et des initiatives. Le secteur du tourisme est confronté plus que jamais à la promotion des ressources humaines, elles deviennent le complément des réalisations qui fleurissent ici et là, de Tanger à Dakhla. Les Assises de Tétouan seront marquées, d'ailleurs, par une importante convention entre les ministères du Tourisme, du travail, l'OFPPT, l'OMNT et la FNIH pour concrétiser un programme ambitieux de formation des cadres et employés du tourisme. Cette convention donnera la mesure des recommandations faites par S.M. Mohammed VI, notamment en avril dernier à Fès, pour promouvoir les ressources humaines.

La qualité des services est le résultat d'une stratégie. En matière de tourisme elle se pose de nos jours comme une étape nécessaire, elle s'impose. Le tourisme, examiné à la loupe à Tétouan, n'est plus celui de ces grands hôtels, mais celui d'une reconversion- véritable mutation structurelle- déclinant riads et auberges, maisons d'hôtes, résidences, appartements. C'est la nouvelle vision qui entre de plain-pied dans le plan Azur. Elle nous rappelle la mutation espagnole d'il y a quelques années où fleurissaient les paradores. Les Assises de Tétouan, entre bilan d'étape avancé du Plan Azur et Open Sky, appèleront à une meilleure concertation entre les composantes du secteur. La crise évoquée ici et là est relative, elle ne s'expliquerait, à vrai dire, que par l'inadmissible immobilisme.



Par LE MATIN
Publié le : 13.06.2008 | 18h09
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Mar Juin 17, 2008 10:20 am    Sujet du message: Tanger-Tarifa Répondre en citant

Inauguration
Mise sous pavillon marocain d'un fast ferry reliant Tanger et Tarifa
35 minutes d'un point à l'autre



Le ministre de l'Equipement et des Transports, Karim Ghellab, a présidé, samedi à Tanger, la cérémonie d'inauguration et de mise sous pavillon marocain du catamaran HSC "Tanger Jet II", dernière acquisition de la compagnie maritime FRS-Maroc. La cérémonie d'inauguration et de mise sous pavillon marocain à eu lieu à bord de "Tanger Jest II" en présence des représentants des autorités locales, de la Douane, de l'Agence nationale des ports et de la compagnie.

FRS, l'unique compagnie de transports maritimes de la ligne Tanger-Tarifa, relie les deux rives du Détroit en 35 min grâce à trois catamarans de haute vitesse ainsi qu'à l'étroite collaboration de ses deux filiales, à savoir FRS Ibéria en Espagne et FRS Maroc. Ce fast ferry, fabriqué en 2004 en Australie, sera mis en service la semaine prochaine entre Tanger et Tarifa dans le but de renforcer la flotte devant assurer l'opération de transit des Marocains résidant à l'étranger à travers le détroit de Gibraltar.

Ce navire, d'une capacité de 900 passagers et de 238 véhicules, est en mesure de développer une vitesse de 45 noeuds. La compagnie FRS-Maroc, propriétaire du navire, qui emploie quelque 327 personnes, a transporté en 2007, plus de 1,2 million de passagers et 200.000 véhicules entre Tanger et Tarifa.




Par MAP
Publié le : 16.06.2008 | 18h14
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Mar Juin 17, 2008 10:34 am    Sujet du message: Association du Nord Répondre en citant

Associations du Nord
Coup d'envoi du processus de qualification
Objectif : mise en place d'une démarche qualité


Les associations du Nord se mettent à niveau. Dans cette perspective, une rencontre régionale sur la qualification des associations a eu lieu samedi 14 juin au siège de la préfecture de Fahs-Anjra de Tanger.

Organisé par le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, cet événement entre dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de ce ministère, relative à l'appui au tissu associatif, la mise en réseau et le renforcement des capacités des associations. Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité s'est dite «heureuse» de se retrouver à Tanger en cette quatrième étape après Oujda, Fès et Marrakech. Des étapes qui seront suivies de celles de Laâyoune, Agadir et Casablanca.

«Ce processus de qualification des associations est un projet commun entre le ministère et le tissu associatif. Il a pour objectif de mettre en place une démarche qualité au sein des associations, suite à un diagnostic de leurs forces et de leurs faiblesses», a souligné Mme Skalli. Et de poursuivre : «Un travail d'accompagnement est assuré par la suite auprès des associations pour les doter de compétences managériales, d'outils et de techniques nécessaires pour devenir des acteurs autonomes de développement». Des ateliers ont été constitués et ont été suivis de la présentation des recommandations pour un projet de création du Conseil national de la vie associative.

Après la séance d'ouverture, la ministre s'est rendue à l'Institut Lalla Meryem pour les enfants autistes. Là, elle a eu l'occasion de suivre la présentation du rapport général relatif à la gestion financière et pédagogique de l'institut pour la période 2007 /2008. Il a été l'occasion de discuter le suivi de l'exécution des engagements pris lors du cinquième Conseil d'administration ainsi que la création d'une association de gestion de l'institut. La ministre a également visité l'Association Crèche de Tanger pour les nouveaux nés abandonnés et placés à l'hôpital Al Kortobi. Cette association a démarré ses travaux en 2008. Présidée par Khadija Bouabaîdi cette jeune association compte une vingtaine de cadres sanitaires chargés d'une trentaine d'enfants dont cinq en situation de handicap ou autistes.

La présidente de l'association a donné une large explication sur le fonctionnement de la crèche, les conditions de travail et les problèmes qui entravent le développement de l'association. Très attentive aux explications de la présidente de l'établissement, Nouzha Skalli a félicité les membres de l'association et a promis un soutien matériel annuel de 250.000 DH.
A la fin de la rencontre, un point de presse a été tenu par la ministre, au cours duquel, elle a fait un tour d'horizon sur les objectifs atteints et a répondu à toutes les questions soulevées. Une soirée de gala a été également organisée au profit des enfants autistes.

10 millions de DH par an
Le processus de qualification du tissu associatif, qui a démarré en 2006 avec la mise en place d'une charte d'éthique des associations, a pour objectif de qualifier 6.000 associations, en l'espace de 3 ans. 10 millions de DH seront affectés chaque année à cet effet.

Dans le cadre de la première tranche qui s'achèvera en juillet prochain, plus de mille associations ont adhéré, jusqu'à présent, à ce processus.
Il sera procédé par la suite à la réalisation de diagnostics organisationnels et institutionnels des associations avant d'entamer la procédure
d'évaluation.

Pour mener à bien ce processus, un comité de suivi a été créé composé de représentants du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, de l'Association marocaine pour la solidarité et le développement, de l'Observatoire marocain des libertés publiques et de plusieurs associations actives dans différentes régions du Maroc.



Par Abdelmajid Ben Saïd | LE MATIN
Publié le : 16.06.2008 | 16h00
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Si Moh
VIP-Leader
VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007
Messages: 5712
Localisation: Addis Abeba

MessagePosté le: Jeu Juin 19, 2008 4:23 am    Sujet du message: Tanger/Tetouan: 30.000 emplois à pourvoir Répondre en citant

Tanger/Tetouan: 30.000 emplois à pourvoir

· Forte demande en tourisme, logistique, industrie automobile et offshoring

LA problématique de l’emploi semble être revenue sur le devant de la scène au Nord. Face aux cris d’alarme des opérateurs, les autorités semblent avoir changé leur fusil d’épaule. A Tanger-Tétouan, les responsables ont commencé par lancer un sondage pour évaluer les besoins du tissu économique sur les trois années à venir: pas moins de 30.000 postes d’emploi ont ainsi été identifiés.

10.000 postes sont à pourvoir pour la seule année 2008, alors que les 20.000 restants le seront au titre des deux années suivantes.

Ces chiffres sont issus d’une étude prospective sur les besoins en emplois lancée par le Conseil régional pour l’amélioration de l’employabilité (Crame). L’étude s’est concentrée sur un échantillon de 600 entreprises de la région relevant de quatre secteurs qualifiés de prometteurs: logistique, tourisme, industries automobile et aéronautique, et offshoring.

Ces secteurs représentent d’ailleurs les chevaux de bataille sur lesquels entend se positionner la région. Une première note optimiste reste les réalisations pour l’année en cours. L’Anapec a déjà réussi l’intégration de 3.000 demandeurs d’emploi pour le premier trimestre 2008, et, selon les membres du Crame, tout laisse penser que les objectifs 2008 seront atteints. Au niveau du secteur touristique la demande est de plus de 28.000 postes d’emploi, dont près du quart pour les trois prochaines années.

Les profils demandés vont du réceptionniste au chocolatier-confiseur. A noter que, parmi les plus sollicités, se placent en tête les serveurs. A l’horizon 2010, le nombre de profils recherchés dépasse le millier pour la seule région de Tanger-Tétouan. Sur ce créneau, la demande est très forte et les bons profils se comptent sur les doigts de la main, assure un opérateur de la ville.

Il s’agit maintenant, selon le Crame, d’étendre le raisonnement aux futurs investissements en cours. A moyen terme, la demande prévue à l’horizon 2015 est de près de 100.000 emplois, dont 80.000 pour le seul secteur industriel.
A l’horizon 2010, les besoins en opérateurs de câblage s’élèvent à plus de 4.000, dont plus de 3.000 pour la seule unité de Delphi à Tanger.

La filiale du grand groupe américain avait déjà signé en début d’année un protocole d’accord avec le gouvernement pour l’accompagnement dans le recrutement et la formation de la main d’œuvre de sa future installation à la TFZ.

Le Crame est un organe régional destiné à assurer une meilleure visibilité en matière d’emploi au sein des régions. Il est placé sous la tutelle des walis de région. Parmi ses missions, le pilotage des initiatives de promotion de l’emploi au niveau de la région, mais aussi le lancement d’études prospectives, en plus du lancement d’appels à projet pour des formations qualifiantes. Parmi ses membres figurent des opérateurs de formation, tel l’OFPPT, des associations et des représentants de diverses organisations professionnelles.


Ali ABJIOU
http://www.leconomiste.com/
_________________
Amzil de Addis Abeba
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Lun Juin 30, 2008 2:44 pm    Sujet du message: Al Hoceima Répondre en citant

Al-Hoceima
Mise en service de stations d'assainissement pour la dépollution des plages


L'Office nationale de l'eau potable (ONEP) a mis en service, au cours du mois de juin 2008, quatre stations d'interception et de relevage des rejets des eaux usées dans la région d'Al-Hoceima, afin de dépolluer les plages de Cala Bonita et de Sabadilla ainsi que le bassin du port.



Un communiqué de l'ONEP, parvenu lundi à l'agence MAP, précise que l'impact de ces réalisations, menées en concertation et en partenariat avec les autorités locales, est considérable au niveau de l'environnement dans la mesure où tous les rejets des eaux usées qui arrivaient sur le littoral sont désormais acheminés vers la station d'épuration d'Al-Hoceima.

Les eaux de baignade de ces plages redeviendront conformes aux normes en vigueur, affirme l'ONEP, qui dans la continuité de ces efforts d'assainissement liquide dans la région, mettra en service au cours du mois de juillet deux autres stations d'interception et de relevage des eaux usées à Hay Souk et Tighaniminem.

Ces projets, qui ont nécessité une enveloppe de 15 millions de dirhams, s'inscrivent dans le cadre du programme d'assainissement liquide de la ville d'Al-Hoceima, d'un coût global de 85 millions de dirhams, réalisé sur la période 2005-/2008 et qui a permis l'extension et la réhabilitation du réseau des eaux usées et des eaux pluviales sur 54 km et la réalisation de 3.740 branchements au réseau d'assainissement.


Par MAP
Publié le : 30.06.2008 | 13h31
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Si Moh
VIP-Leader
VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007
Messages: 5712
Localisation: Addis Abeba

MessagePosté le: Mar Juil 01, 2008 4:45 am    Sujet du message: Tanger, à la croisée des civilisations Répondre en citant

Tanger, à la croisée des civilisations

Carrefour des civilisations, au croisement de la Méditerranée et de l’océan Atlantique, «Tanger la blanche» est la porte d’entrée du continent européen.


Son cadre privilégié (océan, mer, montagnes, forêts et cultures), son climat tempéré, ses monuments et ses musées ont séduit bien des Européens. Et quels Européens! Eugène Delacroix, Henri Matisse, Jean Genet, Joseph Kessel, Samuel Beckett pour n’en citer que quelques-uns, ont vécu à Tanger. Ville d’Afrique la plus proche de l’Europe, elle a été longtemps convoitée pour sa position stratégique. Depuis sa fondation au IVe siècle avant J.C., Carthaginois, Romains, Phéniciens, Berbères, Vandales, Espagnols, Portugais, Français et Anglais se la sont âprement disputés. Une ville cosmopolite.

Véritable carrefour stratégique, Tanger la gardienne du Détroit a subi la domination de nombreuses civilisations. Ces différentes influences ont façonné au fil du temps une ville riche par sa diversité culturelle. De nombreux monuments et musées témoignent encore du passé international de la ville. Les influences hispaniques et andalouses sont particulièrement présentes dans la médina. Dans la ville moderne, l’architecture contemporaine est empreinte du savoir-faire français. Evidemment, Tanger recèle de nombreux chefs-d’œuvre d’architecture musulmane comme la casbah ou encore le grand jardin du palais célèbre pour ses plantes exotiques et ses arbres fruitiers.

Visite de la ville : Comme la plupart des villes marocaines, Tanger est divisée en deux : la vieille médina et la ville nouvelle, construite par les Français au début du XXe siècle à l’image de la place de France. A l’entrée de la médina se trouve le Grand Socco (le grand souk), cher à Joseph Kessel qui lui a consacré un livre. De là, vous avez une vue sur le minaret en faïences polychromes de la Mosquée Sidi Bou Abid. Le tumulte incessant des marchands se mêle aux parfums d’épices pour une stimulation sensorielle des plus intéressantes. On comprend mieux pourquoi tant d’artistes ont succombé à ce charme.

En déambulant dans les ruelles de la médina, vous trouverez la belle place du Petit Socco, lieu idéal pour savourer un bon thé à la menthe. Plus loin, une terrasse vous offrira une vue imprenable sur le détroit de Gibraltar où de multiples excursions s’offriront à vous, dont les fameuses grottes d’Hercule. A partir de la casbah, on pourra visiter le palais du sultan et ses jardins. Le site abrite désormais le musée des Arts marocains et le musée des Antiquités. Au nord-est de la casbah, dégustez un thé à la menthe en profitant de la superbe vue du café Hafa, un lieu mythique qui a vu passer des célébrités du monde entier. Enfin, les promeneurs préfèreront certainement les plages de Tanger à ses musées. Les baigneurs seront également comblés ! Il est possible de se baigner dans la Méditerranée et dans l’Atlantique dans la même journée.

Même si Tanger est devenue une ville plus économique que touristique, elle compte de nombreux musées. Le musée des arts marocains est le plus intéressant de la ville avec de belles collections d’objets antiques et d’objets artisanaux venus du Maroc tout entier. Abrité dans l’ancien palais du sultan, le musée vaut vraiment le coup d’œil. Le musée Forbes appartenait au célèbre milliardaire Malcom Forbes qui fit de cet ancien palais du Mendoub une propriété majestueuse.

A l’intérieur, il fit construire un musée de soldats de plombs (plus 100 000 pièces) mis en scène dans de célèbres batailles comme Waterloo, Dien Bien Phû, ou encore la Bataille des trois Rois. Le musée des arts marocains est situé dans la casbah de Tanger, plus précisément dans les appartements princiers du Dar el Makhzen, le palais du Sultan.


Le 27-6-2008
Par : Bachir HAJJAJ
http://www.aujourdhui.ma/
_________________
Amzil de Addis Abeba
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Si Moh
VIP-Leader
VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007
Messages: 5712
Localisation: Addis Abeba

MessagePosté le: Mer Juil 02, 2008 5:17 am    Sujet du message: Tétouan,«la Colombe blanche» des poètes arabes Répondre en citant

Tétouan,«la Colombe blanche» des poètes arabes

Tétouan, en arabe Titwan ou Tittawen est la capitale du nord du Maroc. Image andalouse du Maroc. Elle est surnommée aussi «la fille de Grenade» ou «la petite Jérusalem».


Située à 60km de Tanger, Tétouan compte une population de plus 280.000 habitants et elle est le chef -lieu de la province. Sur le versant nord du Rif, près de la Méditerranée, elle se trouve dans une région agricole. Tétouan est un centre de commerce pour les produits de l’agriculture et de l’artisanat. Ses industries comptent notamment les cimenteries et les conserveries de poisson. Elle vit d’artisanats et de tourismes.

Elle forme un vif contraste avec la ville moderne marquée par l’empreinte espagnol. Pour rentrer dans la médina de Tétouan et franchir ses remparts, nous avons un choix entre sept portes magnifiquement ouvragées. Notre seule inspiration comme guide, les ruelles dégagent une fraîcheur délicieuse, les bâtisses ornées de céramiques. Les balcons en fer forgé de ces maisons blanches de la grande tradition espagnole. Nous revoilà plongés dans l’histoire inévitable de la grande époque Hispano-mauresque. Le grand palais du Khalifat, édifié au XVII siècle sous le règne de Moulay Ismail, est une preuve bien réelle. Entrez dans ce patio qui sent bon le jasmin, écoutez le chant des fontaines, laissez vous emporter par cette mélodie qui vous rappelle l’Andalousie.

Tétouan c’est aussi les souks, le souk « al Fouki » où sent bon le pain frais et les mélanges d’épices. Le souk « Al-houte », jolie petite place ombragée par quelques arbres où les artisans exposent leurs œuvres amoureusement travaillées. Souks aux grandes animations, et quelles animations ! Citadins en djellabas blanches ou vêtus en costumes. On ne peut pas oublier de passer par « al Mellah » où mille et un artisans ventent leurs savoir-faire. Sur les hauteurs de l’Ain Bournane, un panorama magnifique de la ville. Sans oublier le « Riad al Ochak » (jardin des amoureux) où l’on peux rêver pendant des heures dans le calme et la fraîcheur de ce petit café au creux de la grotte. La médina de Tétouan occupe aux yeux des spécialistes la première place de toutes les médinas du Maroc.

C’est dire son importance, sa qualité et les soins apportés à ne jamais pervertir son authenticité. Elle a conservé une âme andalouse qui fait d’elle la plus hispano-mauresque des villes marocaines. Pour y accéder, il suffit de vous rendre sur la place Hassan II (Feddane) ; à l’Est de cette place, sous une porte, débute la rue Hadj Ahmed Torres qui débouche dans la médina. Le style hispano-mauresque prend ici toute sa dimension, notamment dans les quartiers d’habitation où les grilles en fer forgé des fenêtres donnent toute leur expression à ces épaisses façades immaculées. La place de l’Usâa, sa fontaine de mosaïque, ses maisons blanches et son magnifique rosier vous renderont l’énergie nécessaire à la poursuite de la visite.

En revenant vers la place Hassan II (Feddane), vous remarquerez le Palais Royal bâti au XVIIème siècle. Les importants travaux de restauration qu’il a dû subir au début du XXème siècle n’altérèrent en rien son caractère hispano-mauresque. Sur la place Al Jala se dresse le musée archéologique où repose l’histoire antique de la cité : mosaïques de luxe, figurines romaines en bronze, statuettes de déesses, collections numismatiques de la période punique.... En empruntant la route en direction de Sebta, de nombreuses plages de sable doré sont aménagées ainsi que de nombreux hôtels qui ont été conçus avec un souci constant d’intégration dans le paysage. Les restaurants et les clubs de vacances sont nombreux. Vous pourrez sans aucun doute passer quelques agréables jours de détente en bord de mer, à Cabo Negro, à Kabila, ou à Marina-Smir, par exemple.


Le 30-6-2008
Par : Bachir HAJJAJ
http://www.aujourdhui.ma/
_________________
Amzil de Addis Abeba
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Mer Juil 02, 2008 8:00 am    Sujet du message: Aéroport Tanger Ibn Battouta Répondre en citant

Activité Royale
S.M. le Roi inaugure le nouveau Terminal de l'aéroport Tanger Ibn Battouta au coût de 239 millions de DH



Il augmentera la capacité d'accueil, répondra aux besoins des projets structurants et dynamisants de la région et comprendra plusieurs innovations comme le système de plaques solaires et une importante galerie d'art

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a inauguré, mardi, le nouveau Terminal de l'aéroport Tanger Ibn Battouta qui a nécessité une enveloppe budgétaire de 239 millions de dirhams.

Après avoir dévoilé la plaque commémorative et coupé le ruban symbolique, S.M. le Roi a effectué une tournée à travers les différentes dépendances de cette infrastructure réalisée par l'Office national des aéroports (ONDA), dans le but d'augmenter la capacité d'accueil de l'aéroport de la ville du Détroit et répondre aux besoins des projets structurants et dynamisants que connaît la région.

D'une superficie de 12.000 m2, avec une capacité de 1 million de passagers par an, le nouveau Terminal a été réalisé avec la participation d'environ 13 entreprises. Il est doté des équipements technologiques les plus modernes (écrans pour l'affichage des informations, 10 caméras fixes, 7 appareils pour le contrôle des bagages à main, des portiques, 6 appareils de contrôle des bagages lourds et 7 guichets pour le contrôle des passeports) et d'une architecture optimisant les espaces pour une gestion fluide et intelligente des passagers.
Une de ses principales caractéristiques réside dans l'omniprésence de la lumière naturelle dans les divers espaces de l'aéroport (salles d'embarquement, hall public…) et également dans l'utilisation de l'énergie solaire.

En effet, ce terminal est alimenté, pour une partie de ses besoins électriques, par l'énergie solaire, par le biais des plaques disposées sur le toit en charpente métallique.
Ce procédé novateur a été utilisé dans le Terminal 2 de l'aéroport Mohammed V à Casablanca et dans le Terminal 1 de l'aéroport Marrakech-Ménara.
L'art a également sa place dans ce nouveau terminal grâce à la galerie "Art Aéro" et des espaces d'exposition qui favorisent la rencontre du public voyageur avec les artistes. Les voyageurs pourront ainsi admirer la création artistique sous toutes ses formes (peinture, gravure, sculpture, céramique…).

Il est à rappeler que l'aéroport Tanger Ibn Battouta a été certifié ISO 9001/2000, en juin 2007, pour les services rendus aux passagers et aux compagnies aériennes. Cette certification a été maintenue suite à l'audit effectué en avril 2008.
L'aéroport de Tanger, rappelle-t-on, a reçu 365.750 voyageurs en 2007 et prévoit l'accueil de plus de 1 million de voyageurs en 2012 et 2,6 millions en 2015.
A son arrivée, S.M. le Roi a passé en revue un détachement de la Garde Royale, qui rendait les honneurs, avant d'être salué par le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, le ministre de l'Equipement et du Transport, Karim Ghellab, le directeur des bases aériennes et le directeur de l'aviation civile.

Le Souverain a été salué également par le wali de la région Tanger-Tétouan, le directeur général de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du Nord, le président du conseil de la région, le commandant délégué de la place d'armes, les représentants des autorités locales, le directeur et les cadres de l'ONDA, ainsi que par les chefs d'entreprises ayant participé à la réalisation du nouveau Terminal.



Par MAP
Publié le : 01.07.2008 | 19h15
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Jeu Juil 03, 2008 6:45 pm    Sujet du message: Tanjazz Répondre en citant

Enquête
Le boom des festivals au Maroc
Les dessous d'une programmation saisonnière foisonnante



Tanjazz, Jazz au Chellah, Mawazine, Festival de Fès des musiques sacrées du monde, L'Boulevard, Gnaoua et musiques du monde, Timitar, Alegria Chamalia, Casa Music, Voix de femmes….la saison des festivals a déjà commencé depuis quelques semaines et ceux dédiés à la musique se multiplient d'année en année.

Chacun son intitulé, son thème et ses valeurs. Ils ont tous pour objectif de créer une ambiance de fête dans les différentes villes du Maroc. Cela fait une dizaine d'années que la scène artistique marocaine connaît un véritable boom de festivals. « Ce mouvement ne peut être que positif pour nous. Cette vivacité prouve l'implication des pouvoirs publics et des sociétés privées dans la chose culturelle. Cela montre une prise de conscience générale sur la nécessité des festivals. Il faut dire qu'il y a des régions qui ne vivent que des festivals», explique Hicham Abkari, directeur artistique de Casa Music.

De cette manière, les noms de certaines villes sont devenus indissociablement liés aux festivals qu'elles abritent et leur ont même donnés une renommée internationale. Cette célébrité, nos cités ne la doivent pas uniquement à la musique. Le cinéma y a contribué largement. Ainsi, chacune acquiert une célébrité au regard du ou des festivals qu'elle abrite: Tanger et le film national, le court métrage et Tanjazz, Tétouan et le cinéma méditerranéen et plus récemment Voix de femmes, Chaouen et son Alegria Chamalia, Marrakech et le festival international du film ou celui des arts populaires, Agadir et le cinéma de l'émigré et Timitar, Khouribga et son festival africain et celui d'Abidat Rma, Casablanca et ses festivals de musique, de cinéma et des arts de rue, Rabat et son cinéma d'auteur, Mawazine et Jazz au Chellah, Salé et le cinéma des femmes et la musique des jeunes, Oujda et le festival de Raï, Fès et sa musique sacrée, sa culture soufie, Laâyoune et son Rawafid Azzawane, Zagora et le cinéma transsaharien ou les musiques africaines….

Un festival, des objectifs
Cela dit, l'été est déclaré «saison des festivals de musique». On se demande d'ailleurs pourquoi. La réponse à cette interrogation, nous la tenons de la bouche de Neïla Tazi, d'A3 Communication- l'agence chargée de l'organisation de nombreux festivals nationaux dont ceux d'Essaouira et de Casablanca – «C'est la saison des festivals un peu partout dans le monde. Il fait plus beau, ce qui convient aux concerts qui se font en plein air. C'est la période des vacances, il y a plus de monde dans nos villes, plus de touristes, de MRE.» Mais finalement, à quoi servent ces rencontres populaires autour de la musique ? Hicham Abkari, nous répond : «Un festival est avant tout un vecteur culturel, social et économique de grande envergure. C'est un véhicule d'un besoin indispensable qu'est la musique. C'est l'occasion qui permet aux populations d'accéder facilement à cette forme culturelle, de se retrouver en groupe dans les rues, d'investir l'espace public et de se l'approprier mais aussi d'avoir une considération pour les services publics comme la police, la protection civile…

Un festival, en offrant des moments de fête et de joie, permet aux citoyens d'oublier certains problèmes qui pèsent sur leur quotidien.» Outre ses bienfaits festifs sur la population, un festival de musique crée également une dynamique artistique par la présence des artistes qui sont en contact avec le public et qui viennent leur présenter directement leurs productions. «Le culturel et l'artistique souffrent sans les festivals», renchérit Brahim El Mazned, directeur artistique de Timitar. Ce n'est pas tout car ces évènements ont également des retombées sur l'économie locale et même régionale. Des petits marchands ambulants aux restaurants en passant par les unités hôtelières et les moyens de transport, un festival crée une effervescence économique et une promotion touristique dans la ville.

A travers les différentes valeurs véhiculées par chacun de ces évènements, le Maroc renforce son image de pays qui conserve ses traditions et son patrimoine tout en s'ouvrant sur le monde. «Un festival est un moyen de communication sur les valeurs de notre pays afin de rehausser son image pour nous-mêmes et à l'étranger», ajoute Abkari.

Les clés de la réussite
Divertissement, rayonnement culturel, développement économique…Si les festivals sont fructueux par l'importance des objectifs qu'ils visent à atteindre, il faut savoir que leur réussite dépend de nombreux facteurs. «Pour qu'un festival réussisse, il faut d'abord qu'il soit en dialogue avec son espace, son patrimoine, les particularités culturelles de sa ville mais qu'il soit en même temps ouvert sur le monde», déclare Brahim El Mazned. En effet, un festival ne peut réussir s'il n'implique pas d'abord la population locale, les pourvois publics mais aussi les sponsors qu'il doit garder tout au long de son existence.

Hicham Abkari confirme: «Les spectateurs doivent se réapproprier le festival, sentir que c'est le leur. Un festival ne meurt jamais tant qu'il y a une population qui le revendique.» Cependant, pour que les spectateurs soient informés du festival, il faut axer ses efforts sur la communication. Neïla Tazi déclare : «L'autre succès des festivals repose sur la capacité à communiquer fort sur le programme, ses différentes sections et les cibles de chacune sans oublier les stars et musiciens invités.» Outre la pertinence du contenu artistique, un spectateur donne beaucoup d'importance aux tarifs des spectacles payants et au volet sécurité dans les lieux des spectacles, qu'il visite seul, en couple, entre amis ou en famille.

Raison pour lesquelles les organisateurs restent attentifs au moindre détail. Neila Tazi, nous cite les priorités à respecter. « Une bonne organisation repose d'abord sur le choix du lieu qui doit être stratégique et adapté à la population ciblée. On pense ensuite à la gestion des entrées et sorties du public afin qu'il n'y ait pas de promiscuité, au dispositif de sécurité, au barriérage, à la qualité de la sonorisation car une fois qu'elle est bonne, le public accepte de rester loin de la scène. » Selon El Mazned, les éléments qui distinguent un festival d'un autre résident dans le bon service offert au public et aux invités. « Il faut qu'il y ait une rigueur dans la gestion de l'accueil et de l'hébergement des artistes», conclut-il.

Des programmes sans faute
Une fois les conditions de la bonne organisation remplies, on pense à la programmation. Une chose est sûre, tous les festivals se battent pour avoir le meilleur programme et les meilleurs artistes. Ce qui n'est pas facile car ce détail, qui nous paraît parfois futile, dépend de plusieurs facteurs dont le thème et les valeurs du festival, le budget alloué, la disponibilité des artistes…

Si on parcourt un peu les programmes de nos évènements musicaux, on se rend compte que ce sont les mêmes genres qui sont à l'honneur. Ainsi, on invite une vedette de la scène arabe ou internationale ou plus pour drainer les masses, les stars marocaines pour garder les références nationales, les grands noms de la chanson populaire pour le grand public et bien évidemment les groupes de la nouvelle scène qui plaisent aux jeunes. « Cette richesse dans le menu est une nécessité car il s'agit de genres musicaux qui ont leur public. L'épreuve est dans cette cohérence entre les styles, c'est pour cela que nous prévoyons des scènes thématiques car il faut savoir que les spectateurs viennent pour écouter la musique dans toutes ses formes et pas uniquement celle qu'ils connaissent ou aiment», explique Brahim El Mazned.

Cette multitude de genres demeure indispensable pour représenter notre richesse culturelle. Mais si la diversité des genres correspond à la diversité des goûts, qu'en est-il de ces artistes qui font le tour des scènes nationales ? « C'est normal qu'il y ait des stars qui reviennent mais le plus important c'est qu'ils reviennent avec une nouveauté…la scène musicale ne se renouvelle pas chaque année et donc, les mêmes artistes restent. Cependant, il ne faut pas plonger dans la facilité et les effets de mode. Au contraire, il faut apporter la nouveauté tout en gardant les références musicales et les grosses pointures afin de permettre au spectateur de connaître les vraies valeurs musicales», nous répond Abkari.

Une motivation qui a poussé même les festivals thématiques à inviter d'autres styles et s'ouvrir sur les musiques du monde. « La dimension des musiques du monde est présente et se crée actuellement partout dans le monde. Les réseaux culturels et politiques l'ont choisie comme moyen de dialogue entre les peuples et les cultures. Au Maroc, elle est légitime vu la richesse de notre patrimoine musical et artistique. Le Maroc est placé dans ces musiques du monde avec sa musique gnaoua, berbère et autres… », affirme Neïla Tazi, directrice du festival Gnaoua et musiques du monde. Cette ouverture et cette généralisation sont parfois un subterfuge qui évite la mort d'un festival mais c'est aussi un moyen pour s'ouvrir sur de nouveaux horizons. « Timitar, par exemple, est un festival à identité amazighe mais il est ouvert sur l'ensemble du Maroc et du monde pour toucher un public plus large», déclare Brahim El Mazned.

C'est pour tout le monde
Certains festivals, au départ, se sont donné une image élitiste mais au bout de quelques années, ils se sont ouverts sur le public en offrant des parades dans les rues ou en proposant des concerts gratuits sur des sites accessibles et au centre de leurs villes. Ce choix crée parfois une dualité du public. On voit alors deux types de spectateurs, les premiers, plus avertis et plus classes, payent leurs billets et accèdent aux espaces privilégiés tandis que les seconds, se retrouvent dans des lieux qui n'offrent pas les mêmes conditions de confort. Neïla Tazi, nous en explique les enjeux « La billetterie est indispensable pour de nombreux festivals qui sont devenus de véritables entreprises. C'est un moyen de financement comme les autres. En plus, il y a certaines conditions d'écoute et de travail pour les artistes qui ne peuvent être respectées que dans des espaces fermés. »

Que ce soit dans un espace payant ou gratuit, les Marocains montrent un grand engouement pour les festivals de musique et sont prêts à investir de nouveaux espaces et de nouveaux évènements.

Les activités parallèles
En plus de la musique, les festivaliers ont souvent droit à d'autres activités parallèles. Expositions d'arts plastiques ou de photographie, projections de films, rencontres débats, résidences artistiques…sont autant de rendez-vous que les organisateurs proposent aux spectateurs. «Ces activités permettent d'investir l'ensemble de l'espace urbain et non seulement les scènes des festivals.

Cela permet également de toucher et d'intégrer différentes personnes et pas uniquement les mélomanes dans notre vision», nous explique Hicham Abkari. Du côté 100% musique, de nombreux festivals ont inclu dernièrement des résidences artistiques dans leur programme.
Selon Abkari, les résidences artistiques permettent au festival de générer la création au lieu d'être un diffuseur seulement.



Par Khadija Smiri | LE MATIN
Publié le : 02.07.2008 | 12h50
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
zgrita
VIP Amazigh
VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 1023

MessagePosté le: Sam Juil 05, 2008 10:23 pm    Sujet du message: La Colombe blanche Répondre en citant

Évènement
La Colombe blanche accueille les «Voix de femmes»
Dans une ambiance festive, Tétouan rend un vibrant hommage à ses créatrices




Jeudi, 2h du matin. Le centre-ville de Tétouan grouille encore de monde. A cette heure où, habituellement, la cité sombre dans un sommeil profond, les âmes assoiffées de fête s'agitent encore du côté de la wilaya.



Ce mouvement inhabituel et cet air de fête qui baignent cette cité tranquille, montrent que quelque chose s'y passe. L'inhabituel, c'est que Tétouan savourait avec allégresse les premiers moments de son premier festival «Voix de femmes».
Les scènes aménagées et ce «quelque chose» qu'il y a dans l'air, font sentir au visiteur qu'il vivra des moments exceptionnels. Ceux, qui ont eu l'occasion de s'y trouver du 3 au 5 juillet ne diront pas le contraire.

Sur la grande scène, improvisée pour l'occasion sur la place Al Matar, un groupe espagnol complètement débridé entraîne la foule dans un mouvement de transe aérienne. «Amparanoia», de son nom, réussit, sans peine, dès son entrée en scène à faire vibrer le public. La variété des sonorités qu'offre sa musique est sans conteste derrière cette réactivité immédiate. Les Tétouanais, très sensibles à la musique latino sont vite conquis par les nuances flamencas, rumba, ska et reggae. C'est que «Amparanoia» est un melting-pot riche d'une variété culturelle qui alimente celle musicale.

Veinard, ce public. Il ne s'était pas encore remis de la magie de la jeune chanteuse marocaine Asmaa Lamnawar qui venait de se produire qu'il a eu droit à ces rythmes qu'il affectionne tant. La voix de la star marocaine, fraîchement mariée, (pour la petite histoire) a retenti dans les quatre coins de la scène pour dire tout le talent dont elle est dotée. La fusion était réellement au rendez-vous de son concert. Premièrement, celle de Asmaa avec son public qui s'est laissé bercer par les ondulations de son timbre envoûtant, et celle de deux musiques qui commencent à marcher plus souvent côte à côte. Sous les applaudissements de la foule, le grand Hamid El Kasri a rejoint la diva sur scène pour interpréter ensemble quelques chansons aux rythmes gnaouis.
La symbiose était à son comble. Les Tétouanais ont chanté, dansé et acclamé leurs vedettes dans une ambiance sereine. La discipline de ce public est au-delà de tout soupçon. Elle est à saluer.

En cette soirée, où le climat s'est constitué en allié en décidant de baisser le mercure à une température modérée agrémentée d'un vent d'ouest rafraîchissant, les habitants de la ville étaient en train de vivre les premiers moments de la naissance d'un festival, venu enrichir le calendrier des évènements de leur belle cité. Démarrant en grande pompe, dans l'espace féerique du théâtre espagnol, et en présence de grandes personnalités marocaines et étrangères, «Voix de femmes» donnait une dimension particulière au dialogue des cultures et à l'interculturalité.
Tous, responsables locaux, nationaux et invités de marque étrangers, se sont accordés à dire que la femme mérite cet hommage et que la ville de Tétouan le porte bien.

Placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette manifestation organisée par l'Association «Voix de femmes» de Tétouan, a choisi pour thème «Voix de femmes, Voies du futur». Son objectif, comme l'a précisé la présidente de l'association, Karima Benyaich, est de promouvoir la femme dans différents domaines (culturel, économique, social).

«Nous avons opté pour ce slogan pour relier le passé au présent. Il exprime notre volonté de construire le futur en s'appuyant sur les acquis du passé», a-t-elle signalé. Pour le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouf : «Ce Festival témoigne de l'aptitude du Maroc à enrichir le dialogue des cultures du monde», sans manquer de mettre l'accent sur le rôle de la femme et partant sur l'importance de son égalité.
C'est dire que le futur n'en sera que plus beau grâce aux femmes. Cette pensée féminine pleine de poésie traduit parfaitement l'esprit de ce festival. Réceptacle de cet élan de générosité, la perle du Nord, surnommée également «Ville des Poètes», «fille de Grenade», ou encore «petite sœur de Fès », qui a eu le courage de rendre hommage à la gent féminine en leur dédiant tout un évènement culturel. Un élan qui tombe à pic comme l'a signalé la ministre de la Culture Touriya Jabrane: «Tétouan a toujours accordé une place particulière aux femmes. Elle a aujourd'hui le mérite de donner la parole à celles qui n'en ont pas».

Et ce n'est que justice pour cette ville qui a porté en son sein des femmes pionnières dans divers domaines de la culture et qui ont marqué de leur empreinte l'histoire de Tétouan. Ce que la plupart des Marocains ignorent, peut-être, c'est que des grands noms comme Fatima Hassan, première artiste peintre au Maroc, sont originaires de cette ville.

Hasna Daoud s'est également distinguée dans le domaine culturel, Fatema Rhouni dans celui culinaire, Fatima Sedraoui dans le social et Alia Mjahed dans le domaine musical. Toutes ces femmes ont eu droit à la consécration en reconnaissance de leurs loyaux services rendus à leur ville et de l'image qu'elles véhiculent du Maroc. Des trophées leur ont été remis des mains de hauts responsables de l'Etat et d'invités d'honneurs étrangers.

Cette édition, première du genre, organisée par des femmes pour des femmes, vise, on l'aura vite compris, de créer une symbiose entre la culture et le projet social. Le tout, dans la joie et la bonne humeur. Le temps d'un festival, habitants de la ville et étrangers sortiront de la monotonie qui devient encore plus pesante pendant la saison estivale et profiteront de la riche programmation de ce rendez-vous.
Ce soir, du samedi, la star libanaise Majda Roumi enchantera la foule avec sa voix exceptionnelle. Un concert qui promet d'être.

L'association
Présidée par Karima Benyaich, l'Association «Voix de femmes», vise à fédérer les forces vives de Tétouan autour d'un projet générateur d'actions en faveur du développement durable, porteur des valeurs d'ouverture, de dialogue et d'échanges interculturels. L'Association ambitionne de promouvoir le rôle de la femme en tant que vecteur de l'identité culturelle de la ville dans des domaines aussi divers que la tradition orale, le savoir-faire et l'art de vivre. Les actions de Voix de femmes s'articulent autour de l'art, de la musique, de la culture, du social et du développement local.

Hormis l'organisation de ce festival, l'Association tend à créer des espaces culturels pérennes, à réhabiliter les hauts lieux culturels de Tétouan à travers l'organisation de colloques, la promotion des produits du terroir et le soutien des associations sociales de promotion de la femme dans toute sa dimension. L'Association s'appuie sur des partenaires institutionnels tels l'Agence pour la promotion et le développement du Nord, la wilaya, la commune urbaine de Tétouan, ainsi que sur d'autres partenaires associatifs.


Par Tétouan- Kenza Alaoui | LE MATIN
Publié le : 04.07.2008 | 16h21
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Si Moh
VIP-Leader
VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007
Messages: 5712
Localisation: Addis Abeba

MessagePosté le: Lun Juil 07, 2008 2:55 pm    Sujet du message: Al-Hoceima, l'autre bijou méditerranéen Répondre en citant

Al-Hoceima, l'autre bijou méditerranéen

Al-Hoceima, en Rifain Biya, est une ville rifaine située sur la côte nord-est méditerranéenne du Maroc. Un paysage de bord de mer à couper le souffle.

Al-Hoceima, campée au sommet d’une falaise dominant la mer de quelque 70 m, ne fut fondée par les Espagnols sous le nom de la Villa Sanjurjo qu’en 1926. Pas de trésor architectural donc. Mais en revanche, les plages, criques, calanques et promontoires des alentours vous retiendront sans peine : ils forment l’un des plus beaux ensembles naturel de la côte méditerranéenne du Maroc.

Entièrement dévolue aux plaisirs de la mer, Al-Hoceima vit au rythme des saisons. L’été passé, hôtels et restaurant ferment leurs portes, et Al-Hoceima s’endort jusqu’au printemps suivant. La ville moderne, qui ne compte aucun monument ni bâtiment particulièrement intéressant, s’anime tout particulièrement à l’occasion du souk, le mardi. En descendant l’avenue Mohammed V, on remarquera cependant, juste à la hauteur de la place, la résidence du gouverneur, entourée de jardins. Sur la droite une route descend vers le port en longeant une plage bordée par l’hôtel Quemado

. Le port, encastré entre une falaise et un rocher, abrite des dizaines de chalutiers et un petit chantier naval. Malgré les difficultés de la pêche en Méditerranée, il demeure actif. En suivant vers l’ouest, la route côtière sur 2 ou 3 Km, on pourrait s’arrêter sur l’une des criques ou plages de sable et apercevoir une maison en ruine construite sur un rocher au milieu de l’océan. Mais on préféra quitter la ville vers l’est pour se rendre à la très belle plage de Asfiha (4 Km), et découvrir le Penon d' Al-Hoceima. Le climat de la ville est de type méditerranéen : l’été est sec et chaud, l'hiver pluvieux et frais.

Orientée vers la pêche et le tourisme, Al-Hoceima est située dans le Rif, chaîne montagneuse peu élevée qui s’étend de Tetouan jusqu’à la frontière algérienne et les tribus rifaines des Ayt Iznassen et Ikebdanane. Al-Hoceima, qui est l’une des plus grandes stations balnéaires du Maroc et d’Afrique du Nord, est située au large de nombreuses îles, comme les minuscules îles de Sabadia et surtout de très nombreux petits îlots rocheux. Al- Hoceima est une ville surtout connue pour son histoire de ville rebelle contre le pouvoir colonisateur espagnol dont le chef a été Abdelkrim Al Khattabi (issue de la tribu Bni Waryegh). Elle est connue aussi pour ses magnifiques plages méditerranéennes (Quemado, Sfiha, Calabonita, Tara Youssef, Cala Iris, Matadero, Imoud, Izdi, Sswani, Spalmadiro, Boussekkour....).

Une baie profonde, de jolies maisons blanches qui dévalent vers la mer, et partout des plages, des plages pour tous les goûts, de sable blanc ou noir, de galets, longues ou miniatures, rectilignes ou en croissant de lune, aménagées ou sauvages, face aux hôtels ou cachées au bout d’une crique, abritées dans une calanque ou perdues sur un îlot… Invitation à la baignade le jour, la mer prend des airs de fête la nuit tombée. Assis sur le port, profitez de la superbe vue des barques aux lamparos qui manœuvrent entre les bateaux et s’ouvrir un chemin de lumière dans la mer noire.

Si vous aviez envie de dépaysement, voici un petit circuit rafraîchissant. Passez par les charmants villages de Badis et Torres de Alcala, puis engagez-vous dans les montagnes du Rif jusqu’à Kétama. Là, à 1700 mètres d’altitude, au cœur d’une immense cédraie, vous découvrirez un site étonnant, d’une beauté… alpine. Si vous êtes en manque de culture, dirigez-vous vers le sud. Vous arriverez à Fès.


Le 4-7-2008
Par : Bachir HAJJAJ
http://www.aujourdhui.ma/
_________________
Amzil de Addis Abeba
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Si Moh
VIP-Leader
VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007
Messages: 5712
Localisation: Addis Abeba

MessagePosté le: Lun Juil 07, 2008 2:57 pm    Sujet du message: Vos vacances à Tétouan…. Répondre en citant

Vos vacances à Tétouan….
Pour découvrir toute une région




Passer ses vacances à Tétouan, c’est visiter toute une région. La ville et ses alentours disposent en effet d’atouts naturels remarquables qui ne cessent de charmer les visiteurs de plus en plus nombreux. Seulement faudrait-il prendre le soin de quitter son transat et son bronzage pour partir à la découverte d’un autre visage de la région qui reste encore méconnu… Montagnes, mer, sites historiques et naturels font de la ville de Tétouan un site idéal pour allier repos, farniente et découvertes. Tout un programme…

* Soleil et plages…

Martil, M’diq, Cabo Negro, Azla, Amsa, Tamrabat, Tamarnout, Oued Laou…Des sites que tout un chacun connaît pour leur plage de sable fin. A chacun sa préférence : plages aménagées ou plages « sauvages ». De plus, avec la Méditerranée et ses eaux chaleureuses, la côte offre un éventail de sports aquatiques : surf, planches à voile, pêche, jet-ski, selon les bourses. A défaut, une partie de foot de plage peut excellemment faire l’affaire.

Côté hébergement, l’on trouve un large éventail de choix : de l’hôtel 5 étoiles aux petites pensions qui abondent la région. Les établissements les plus luxueux se trouvent en front de mer, à Cabo Negro, Marina Smir ou Kabila… où sont proposées de nombreuses infrastructures sportives dont le Royal-Golf de Cabo Negro qui abrite un neuf trous. D’autres moyens d’hébergement sont possibles tels que la location d’appartements meublés. Martil ou M’diq, villes relativement calmes, tout au long de l’année, se transforment durant les mois d’été, en une véritable fourmilière. Mieux vaut réserver son lieu de résidence à l’avance pour ne pas se retrouver à dormir à la belle étoile.

La corniche de M’diq ou celle de Martil qui vient d’être réhabilitée se retrouvent investies dès la tombée de la nuit pour des balades. De nombreuses animations et concerts sont également proposés tout au long de la période estivale. Cette année, les festivals se suivent pour égayer les nuits. Le Festival International de Théâtre, Andaloussiat, Voix de Femmes, la Taqtouqa Jabaliyya sont autant de rendez-vous artistique et culturel qui distinguent la ville de Tétouan et de ses environs. L’art est incontestablement une manière de connaître une région. A ne pas rater…

* A la découverte d’une culture, notre culture…

« Je passe mes vacances à Tétouan » revient pour la majorité des cas à dire « je vais passer quelques semaines au bord de la plage (…) A la limite, je ferai quelques emplettes à Souk Bab Nouader ou Souk Algourna pour revenir à mon bungalow». Malheureusement, la majorité des touristes qui passent à Tétouan ne font que passer. La ville reste méconnue des nationaux qui ne gardent en mémoire que les produits de contrebande qui transitent par la ville.

La place Mohammed V s’anime à l’heure du paseo. De la place Moulay El Mehdi à la place El Feddan, le style espagnol de l’architecture accompagne le piéton. C’est à partir de cette place où est édifié le Palais royal que l’on s’introduit dans la Médina, au son du « parche » qui se joue dans les cafés de la place. Une Médina accessible par les sept portes qui font sa fierté. Et là peut commencer la véritable découverte… Car découvrir la Colombe Blanche du Nord du Royaume, c’est visiter la Médina qui a conservé une âme andalouse qui fait d’elle la plus hispano-mauresque des villes marocaines.

N’hésitez pas à vous détacher de vos cartes et de vous perdre dans les ruelles de la Médina. C’est là que vous découvrirez des beautés architecturales insoupçonnées. Tout parle dans l’ancienne Médina : du sol qui vous indique la signalisation par le jeu du nombre de pierres agencées aux portes et fontaines qui témoignent de traditions révolues sans oublier les ruelles qui évoquent les anciens modes de vie…. Souk Al Hout, la rue des bijoutiers, le souk des tanneurs méritent également une visite. N’hésitez pas aussi à discuter avec les artisans de la Médina qui vous parleront de leur art… N’oubliez pas de faire vos emplettes dans la Médina de Tétouan, il s’agit d’une véritable caverne d’Ali Baba. Vous y trouverez céramiques, broderies de Tétouan, étoffes de Chefchaouen et bois peints de la région.

La ville de Tétouan, de l’avis de tous, manque d’infrastructures hôtelières pour les visiteurs escomptés. Néanmoins, au sein de la Médina, de nombreux riads aménagés dans la préservation de l’esprit architectural et décoratif d’antan, vous permettent de vous loger. Les prix varient au minimum de 400 à 700 Dhs, la nuit. Une solution qui vous permet de rester à Tétouan tout en vous évitant de devoir parcourir plusieurs kilomètres pour rejoindre votre hôtel, à M’diq ou à Martil, par exemple.

Tétouan et les villes environnantes se font des petites sandwicheries et des salons de thé une spécialité. Vous pouvez manger à n’importe quel moment de la journée les fameux « bocadillos » mais attention tout de même à l’hygiène des lieux. Le poisson et les fruits de mer sont également des spécialités des villes comme Tétouan, M’diq ou Martil. A défaut de vous régaler dans des restaurants pour 80 Dhs le menu, en moyenne, dirigez-vous vers le port de M’diq où vous pourrez déguster, dans une ambiance bon enfant, des sardines cuites à la braise, pour 13 Dhs la portion…Une expérience à vivre. Si vous tombez au bon moment, vous pourrez même accueillir les pêcheurs qui débarquent, de nuit, le fruit de leur labeur.

* Randonnées…

L’arrière pays regorge de trésors naturels. Il est dommage que les visiteurs de la ville de Tétouan ne s’offrent pas une escapade pour découvrir des sites naturels inédits. Chefchaouen est le site idéal pour les randonnées. Les circuits sont aussi nombreux que diversifiés. Pour les adeptes de la nature et de la montagne, de nombreux gîtes d’étapes sillonnent les circuits de randonnées. Les montagnes du Rif occidental sont également accessibles à pied. Une bonne paire de chaussures imperméables, de l’eau, une crème solaire, une carte et une équipe de randonneurs… et vous voilà fin prêt.

Il faut savoir que, tout au long de l’année, des groupes de randonneurs balisent les sentiers. Le groupe « Randorif », initié notamment par Mansour El Hilali, a eu l’ingénieuse idée de publier un livre qui se conçoit comme un outil pratique. Vous pouvez vous le procurer dans n’importe quelle librairie (Mansour El Hilali, Découverte à pied des montagnes du Rif Occidental, 2006). Ce guide permet aux randonneurs de se lancer sur les sentiers du Rif. Pratique, ce livre est à glisser dans les sacs à dos de ceux qui souhaitent connaître autrement la région du Nord. Il retrace les caractéristiques de la région avant de proposer cinquante randonnées de différents niveaux : de la balade jusqu’au vrai raid destiné aux férus d’aventures. Il se peut que le paysan que vous rencontrez sur votre chemin vous propose de manger ou de prendre du thé. La proposition acceptée et l’on vous propose thé, lait caillé et pain de blé dur. Peu importe la qualité des aliments ; c’est l’échange qui importe….


Amel NEJJARI
http://www.liberation.press.ma/
_________________
Amzil de Addis Abeba
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    NAIMA-IMZILNES-DADES Index du Forum -> VISITE GUIDEE DU MAROC Toutes les heures sont au format GMT
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivante
Page 7 sur 10

 


Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum




Créer votre Forum Libre



phpBB Template by Vereor

PayClick.it - Circuito di affiliazione | ClickADV.it - Internet Marketing & Website Design | ScambioBanner.info - circuito di scambio banner
| XTStore.it - Advertising e Web Marketing