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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Dim Déc 30, 2007 8:16 am Sujet du message: La région Souss Massa Drâa |
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La région Souss Massa Drâa
Le Souss Massa Drâa aujourd’hui c’est...
• 72 506 km2 soit 10 % du territoire national
• l’Océan Atlantique pour limite à l’ouest
• le désert et l’Algérie pour limites orientales
• au nord, le Souss Massa Drâa est bordé par les massifs du Haut-Atlas Occidental et du Haut-Atlas Oriental (formant respectivement la vallée du Souss-Massa et celle du Dadès-Drâa). La région limitrophe est celle de Marrakech
• Tensift - Al Haouz
• et au sud c’est celle de Guelmin - Smara, avec l’Anti-Atlas comme frontière naturelle
Au centre du royaume, la région est un lieu de passage et joue par conséquent un rôle stratégique sur les plans économiques et socioculturels.
• 3,2 millions d’habitants soit 10 % de la population nationale
• 39,8 % ont moins de 15 ans, 52,8 % ont entre 15 et 59 ans, seulement 7,4 % ont plus de 60 ans
• 40 % de la population est urbaine
Une population jeune, pleine de dynamisme et d’enthousiasme, ce qui favorise le développement et l’innovation.
• 2 préfectures (Agadir - Ida Ouatanane et Inezgane - Aït-Melloul)
• et 5 provinces (Chtouka - Aït Baha, Taroudant, Tiznit, Ouarzazate et Zagora)
• comptant au total 24 communes urbaines et 212 communes rurales
• 2 aéroports internationaux
• 8 000 km de routes revêtues
• 5 ports
• 8 barrages assurant une bonne irrigation dans toute la région
Des infrastructures en pleine modernisation, avec l’essor les technologies de l’information et de la communication.
• 34 milliards de dirhams de produit intérieur brut
• 21 % provient du tourisme
• 13 % de l’agriculture
• 6 % de l’industrie
• et 6 % de la pêche
• 0,9 million de population active
• seulement 9,1 % de taux de chômage contre 11,6 % au niveau national
• 19 hôpitaux généraux et locaux publics avec près de 600 médecins, plus les 1 120 médecins privés, généralistes et spécialistes
• 1 120 établissements scolaires publics et privés du primaire au lycée
• 25 800 enseignants pour 634 760 élèves
• Des centaines de “moussems”
• 1 festival international, “Timitar, signes et culture, festival de musique d’Agadir” où les artistes amazighs accueillent les musiques du monde
• 1 Musée du patrimoine amazigh d’Agadir
• 7 autres en projet à Tafraout, Ouarzazate, etc.
ARGANIER
Fortement emblématique de la région car il ne pousse pratiquement que là (730 000 ha sur les 830 000 ha marocains, plus quelques colonies dans le sud ouest de l’Algérie).
Tout est utile dans “l’arbre à tout faire”. Son tronc tortueux donne un bois dur servant aux charpentes et outils. L’huile extraite de ses amandes possède des vertus pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires (50 % d’huile comestible, riche en acides gras insaturés et vitamine E pour lutter contre l’artériosclérose, vertus hydratantes et régénérantes pour la peau). Enfin les feuilles comme la pulpe et les tourteaux (résidus d’extraction d’huile) nourrissent les animaux. Sans oublier son rôle écologique de maintient des sols et rempart contre la désertifi cation.
SAFRAN
Le crocus sativus est un bulbe qui se met en terre début septembre, et passe la saison estivale en dormance, ce qui est parfaitement adapté aux sols de faible pluviométrie. Il est cueilli à partir de fi n octobre et jusque mi novembre. La fleur, violette, pousse hors du sol pendant la nuit et doit être cueillie quotidiennement, avant le lever du soleil. L’émondage et le séchage des stigmates suivent rapidement, permettant de conserver correctement l’or rouge. Il faut environ 200 fleurs pour obtenir 1g de safran sec ! La présence du safran au Maghreb remonte au IXe siècle. Dans la région, il est cultivé à Taliouine (province de Taroudant), dans les environs de Tazenakht et dans la province de Zagora.
IBIS CHAUVE
Cet oiseau migrateur a disparu d’Europe au XVIIe siècle. Echassier noir irisé avec une tête rouge et chauve, il possède aussi de longues plumes ébouriffées derrière la tête. Il niche sur les corniches rocheuses du nord du Sahara et se nourrit d’insectes, de scorpions et de petits reptiles. Les quelques colonies sauvages vivent dans le parc national du Souss Massa, leur dernier sanctuaire, et à Tamri, à 60 km au nord d’Agadir. Menacé d’extinction depuis la fi n des années 70, l’ibis chauve est classé “espèce en danger critique d’extinction”, sa population est estimée aujourd’hui à 300 individus sauvages.
FIBULE
(DU LATIN FIBULA : AGRAFE)
Jusqu’à l’époque mérovingienne, la fibule était l’équivalent (dans son principe) des épingles de sûreté.
Accessoire quotidien, elle servait de broche ou d’agrafe pour attacher les vêtements. De tous les bijoux berbères, la fibule est celui qui offre le plus de diversité. Elle se compose d’une plaque de métal terminée par une épingle à la base de laquelle se trouve un anneau brisé servant à fixer ensemble deux pièces d’étoffe.
Trilobée, ronde, triangulaire, avec ou sans pierreries, gravée, ciselée, pleine ou ajourée... autant de fibules que de femmes !
TAPIS
Parmi toutes les activités artisanales du Maroc, le tissage est certainement la plus ancienne tradition. Il existe deux catégories de tapis : le tapis rural, plus communément appelé tapis berbère (Azrou, Moyen et Haut Atlas, notamment la région d’Ait Ouaourguite - Ouarzazate) et le tapis moderne ou citadin. Les tapis du Haut Atlas ont une texture très fi ne (laine de mouton ou de chèvre) et se distinguent par leur solidité. En matière de lumière, les tisseuses du Haut Atlas sont attachées aux tonalités fortes (jaune, rouge, jaune or, orangé).
Le tissage est la principale activité du secteur Ouarzazate - Zagora. En plus des artisans organisés au sein de 4 coopératives, beaucoup d’artisans s’adonnent à cette activité dans leurs foyers. La production annuelle moyenne de tapis est estimée à 113 000 m².
ARTISANAT DU CUIR
Autre vielle tradition du Maghreb.
Rassembler les peaux (principalement moutons mais aussi chèvres et dromadaires), les amollir avec de la chaux et de la fi ente de pigeon, les laver méticuleusement puis les teindre, les faire sécher sur les terrasses et enfin les adoucir.Tel est le travail du tanneur, le savoir faire de l’artisan fera le reste. Vestes, sacs, pan de décors pour un meuble, babouches (pour faire une bonne paire de babouches, il faut six heures de travail ce qui ne permet de faire que deux paires par jour)... Un travail minutieux que les marocains comme les touristes savent apprécier.
http://www.regionsmd.com/
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Posté le: Lun Jan 07, 2008 6:33 am Sujet du message: Tournée royale à Guelmim-Smara et Souss-Massa |
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Tournée royale à Guelmim-Smara et Souss-Massa: présentation, lancement ou inauguration de 129 projets de 3,627 MMDH
Rabat, 06/01/08 - La tournée de SM le Roi dans les provinces de Guelmim, Tiznit, Assa-Zag, Tata, Zagora et Ouarzazate, effectuée du 27 novembre au 5 janvier courant, a été couronnée par le lancement, l'inauguration ou la présentation de 129 projets d'un investissement global de 3,627 milliards de dirhams (MMDH), incluant des programmes inscrits dans le cadre l'INDH et d'autres menés par la Fondation Mohammed V pour la solidarité.
L'INDH, vaste programme national de lutte contre la pauvreté et la précarité, lancé depuis maintenant plus de deux ans, à l'initiative de SM le Roi, participe largement à ces programmes de développement lancés, inaugurés ou présentés au Souverain lors de cette tournée dans les régions de Guelmim-Smara et Souss-Massa-Draa, à hauteur de 37 projets, d'un investissement total de 83 millions de dirhams (MDH).
La Fondation Mohammed V pour la solidarité, qui mène, pour sa part, une importante action sociale, partout dans le pays, a contribué avec 16 projets de développement social, qui ont mobilisé 34 MDH.
C'est dire l'importance des programmes menés, parallèlement aux plans de développement de l'Etat, arrêtés pour ces provinces, par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité et dans le cadre de l'INDH, qui sont ainsi engagés dans ces régions, dans près de 50 pc des programmes lancés, inaugurés ou présentés au Souverain, lors de cette tournée royale.
Les projets INDH sont répartis entre la province de Guelmim (11 projets de 18 MDH), la province de Tiznit (2 de 2,6 MDH), la province d'Assa-Zag (4 de 12,3 MDH), la province de Tata (4 de 26,4 MDH), la province de Zagora (4 de 4,5 MDH) et la province d'Ouarzazate (12 de 19,4 MDH). Les 16 projets de la Fondation Mohammed V ont concerné les provinces de Zagora (4 projets de 13,2 MDH) et Ouarzazate (12 projets de 21,1 MDH).
Tous ces programmes, qui vont avoir des retombées bénéfiques sur ces régions, sur plusieurs plans, tendaient, en effet, à satisfaire et répondre aux besoins immédiats et directs des populations locales, en matière sociale, de formation, de santé, de loisirs, de sports et de culture.
Les populations de ces provinces, qui ont accueilli le Souverain avec ferveur et enthousiasme, s'enorgueillissent des réalisations accomplies et des chantiers en cours dans leurs provinces, devant renforcer les infrastructures sociales des différentes villes et offrir aux jeunes, cibles principales des programmes de développement, le cadre et la possibilité de leur épanouissement.
La mise à niveau urbaine se réserve près du quart de ces projets, avec 27 projets d'un montant de 1,253 MMDH. Il s'agit là d'une amélioration de l'esthétique urbaine, du revêtement des trottoirs et de la chaussée, de la mise en place de parcs récréatifs et de l'embellissement des entrées des villes. Le volet social occupe une place de choix avec 46 projets, d'un montant de 207 MDH, alors que l'habitat se réserve 2 projets importants de 786 MDH, les infrastructures 8 projets avec un investissement de 686 MDH, l'eau 12 projets de 264 MDH, le social 46 projets de 207 MDH, l'électricité 2 projets de 150 MDH et l'environnement 2 projets de 82 MDH.
L'action engagée dans ces régions concerne pratiquement tous les secteurs.
Il s'agit de l'agriculture (10 projets de 67 MDH), la culture (3 projets de 39 MDH), la santé (7 projets de 29 MDH), le sport (4 projets de 26 MDH), le culte (3 projets de 24 MDH), l'éducation et la formation professionnelle (2 projets de 11 MDH) et le tourisme rural (1 projet de 3 MDH).
Tous ces projets ont minutieusement été choisis afin de satisfaire les besoins spécifiques de chaque région, de plusieurs dizaines de milliers de bénéficiaires, bien que dans l'ensemble ils aient concerné tous les secteurs d'activités, de l'eau à l'habitat en passant par l'équipement, le social et la mise à niveau urbaine.
Environ 70 pc des projets présentés, lancés ou inaugurés par SM le Roi, sont situés sur le territoire des provinces d'Ouarzazate (37 projets de 1,368 MMDH), Guelmim (35 projets de 613,86 MDH) et Zagora (19 projets de 361 MDH). Les autres sont répartis entre la province d'Assa-Zag (15 projets de 622 MDH), la province de Tata (13 projets de 233,4 MDH) et la province de Tiznit-Sidi Ifni (10 projets de 429 MDH). Ils tiennent compte dans leur conception de l'importance en nombre des populations ciblées.
Tous ces projets s'inscrivent dans le cadre d'un programme de développement socio-économique que mène SM le Roi avec détermination et conviction afin de garantir à l'ensemble des Marocains un cadre de vie décent et leur permettre d'engager leur développement sur des bases solides.
Ce programme ambitieux cible plus particulièrement les jeunes et les femmes, d'où l'importance des projets qui les concernent directement et qui bénéficient d'un intérêt particulier du Souverain, qui n'a pas cessé, depuis son intronisation, de sillonner le Royaume du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest pour s'enquérir sur place de la situation et procédé au lancement de vastes programmes de développement qui ont montré au fil des années leurs impacts positifs sur la vie des citoyens, le réaménagement des villes, l'amélioration et le renforcement des équipements de base et des infrastructures sociales.
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Posté le: Ven Fév 01, 2008 4:36 am Sujet du message: Les réalisations de l'année 2007 |
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Région Sous Massa Draa: Les réalisations de l'année 2007 ont concerné tous les secteurs (M. Akhannouch)
Agadir, 30/01/08- Les projets réalisés au cours de l'année 2007 dans la la région Sous Massa Draa, ont touché tous les secteurs de développement, a affirmé M. Aziz Akhannouch, Président de la région.
Lors de la session ordinaire pour le mois d'octobre du conseil de la région, tenue mercredi, M. Akhannouch a expliqué que les projets économiques, sociaux et d'infrastructure ont été réalisés, conformément aux objectifs fixés par une étude portant sur la stratégie de développement des provinces de la région.
M. Akhannouch a rappelé à cet égard, la signature, au cours de l'année écoulée, d'une convention-cadre pour la préservation et le développement des ressources en eau qui a été lancée dans le cadre d'une large campagne de sensibilisation dans les provinces du bassin hydraulique du Souss-Massa sur l'importance et la nécessité de l'économie de l'utilisation agricole de l'eau.
Concernant l'agriculture, M. Akhannouch a indiqué qu'une procédure a été engagée pour la création d'un fonds pour le développement et le soutien des produits agricoles locaux, précisant qu'un appel a été lancé notamment aux PME, aux coopératives et aux associations actives dans ce domaine pour participer à cette opération relative particulièrement à la promotion des figues de Barbarie, des dattes, de l'huile d'argan, du safran, du miel et des roses.
Il a, de même, rappelé la tenue à Agadir, à l'initiative du Conseil de la région, de l'Assemblée générale de l'association internationale "Oxygène" qui représente quelque 2 millions de producteurs de 30 pays, agissant pour la protection écologique et la promotion du développement durable.
M. Akhannouch a, par ailleurs, souligné les efforts déployés en 2007 pour le développement du secteur cinématographique, en collaboration avec le centre cinématographique marocain (CCM) afin que Ouarzazate et sa région deviennent pionnières en matière d'industrie cinématographique au niveau africain à l'horizon 2016.
Il a rappelé à cet égard, le lancement par SM le Roi Mohammed VI, lors de sa dernière visite dans la région, de chantiers inscrits dans le cadre de la stratégie de développement dans ce domaine, pour une enveloppe globale de 43 millions de DH.
Dans le domaine touristique, 23 projets ont bénéficié d'une subvention du fonds de développement des PME touristiques, outre une enveloppe de 3 millions de DH au profit du conseil régional de Tourisme à Agadir et la région de Souss Massa Draa, une deuxième enveloppe de la même somme destinée à appuyer les conseils provinciaux du tourisme et la ligne aérienne Ouarzazate-Zagora.
Dans le secteur de la pêche maritime, la région a pour objectif de multiplier la production par cinq et de soutenir la coopération entre les entreprises et les centres de recherche dans le domaine maritime, signalant le lancement d'une étude de faisabilité de ce projet, qui devra communiquer ses résultats au début de l'année 2008.
Pour le volet de l'artisanat, M. Akhannouch a souligné l'importance accordée à ce secteur, élément d'attraction des touristes, et sujet également d'une étude lancée sur la mise en £uvre d'une stratégie régionale de développement du secteur.
L'élargissement des routes et le renforcement des infrastructures routières ont également fait objet du rapport sur les réalisations de la région et les projets à venir concernant notamment la réaménagement de quelque 196 Km de routes reliant Taroudant et Ouarzazate, et doublement de celle reliant Agadir à Tiznit, l'électrification de la route menant à l'Aéroport Agadir El Massira ainsi que la construction de plusieurs passages à niveau et ponts dans la région.
Après avoir passé en revue les différentes activités et réalisations dans les domaines culturel, artistique et social, M. Akhannouch a également présenté le bilan de la coopération avec des régions de pays amis dans divers domaines, particulièrement avec les régions d'Aquitaine et Héron (France) et Fatick (Sénégal).
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Fév 11, 2008 8:35 am Sujet du message: Les amorces du changement |
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Les amorces du changement
Concrétisation de nombreux projets dans les domaines du cinéma, de la pêche et de l'artisanat
Le Conseil de la région Souss-Massa-Drâa a tenu, dans le cadre de sa session ordinaire, une réunion présidée par Aziz Akhenouch, président du Conseil, en présence de Rachid Filali, wali de la région Souss-Massa-Drâa et gouverneur de la préfecture d'Agadir-Ida outanane.
Il ressort de cette réunion qu'en matière d'industrie cinématographique, le conseil de la région Souss-Massa-Drâa a procédé, en partenariat avec le centre cinématographique marocain, à l'adoption d'une nouvelle stratégie visant la qualification de la ville de Ouarzazate de destination attractive de projets de production cinématographique à l'échelle du continent africain à l'horizon de l'année 2016.
Par ailleurs, le conseil a procédé à l'élaboration du plan de développement régional d'artisanat et du programme de la qualification des centres et des petites et moyennes villes de la région. Le plan d'action 2007 a visé, en l'occurrence, la réalisation de différents projets d'ordre social, culturel et en matière de santé, du sport, d'enseignement et de coopération décentralisée.
A cette occasion, Aziz Akhenouch a procédé à l'énumération des différentes activités et des diverses réalisations du Conseil au terme de l'année 2007, à savoir la signature du contrat de la nappe hydrique visant la préservation de l'eau et sa valorisation, et son opérationnalisation à travers la caravane de l'eau dont le programme préétabli a été concrétisé au niveau de différentes stations considérées comme étant les pôles d'agriculture.
Il s'agit de la station Sebt Elguerdane, de celle de Taroudant , de celle d'Oulad Berrehil, et aussi de la station de Belfaâ, de celle de Biougra et de celle Tiznit. Et parmi les activités tout aussi importantes, la 3e assemblée générale de l'association Origin d'indications géographiques autour de la valorisation du produit du terroir, tenue à Agadir les 22 et 23 novembre 2007.
Pour assurer une véritable évolution de l'industrie cinématographique, le Conseil de la région Souss- Massa- Drâa, en partenariat avec le centre cinématographique, a veillé sur la réalisation d'une nouvelle stratégie qui est effectivement une vision stratégique ambitieuse et étudiée visant l'augmentation du nombre de films réalisés comme à Ouarzazate où 11 films ont vu le jour au cours de l'année 2005 et 38 pour l'année 2016. Les revenus en la matière devraient atteindre les 2 milliards de dirhams, ce qui permettra la création de 8000 postes d'emploi.
Une valeur ajoutée, qui ne fera que contribuer à l'épanouissement de ce secteur par la résolution des problèmes de financement et la gestion des chantiers liés à l'évolution de l'industrie cinématographique, est la création de la caisse de soutien des projets liés à l'industrie cinématographique et, bien sûr, la commission du film qui sera bientôt constituée et qui jouera le rôle d'interlocuteur unique du cinéma au niveau de la région.
Au niveau du secteur du tourisme, le Conseil a procédé à la création de la caisse du développement de petites entreprises dans le secteur touristique, outre le renforcement des lignes aériennes pour la desserte de l'aéroport de Ouarzazate et de celui de Zagora. A été attribuée à ce projet une enveloppe budgétaire estimée d'un million de dirhams.
Et au niveau des pêches maritimes, le conseil de la région s'est amplement engagé dans le projet de transformation des produits halieutiques lié à la réalisation du pôle de compétitivité pour la transformation des produits de la mer qui vise la création d'une certaine dynamique économique au niveau de la région, comme il contribuera à la création de postes d'emploi et à la continuité des entités dans l'exercice de leurs activités et l'attraction de nouveaux projets d'investissement. Pour ce qui est du volet infrastructures, le Conseil est parvenu dans le cadre du programme général, établi par le Conseil lui-même, à l'amélioration, à l'extension et à la réalisation d'infrastructures routières, au cours de l'année 2007.
Ce programme comprend deux axes. Le premier concerne les routes stratégiques régionales liant la ville de Taroudant et la ville de Ouarzazate ainsi que celle liant la ville d'Agadir et la ville de Tiznit. Le second concerne la deuxième tranche du programme national des voies rurales. Outre l'éclairage de la route liant la ville d'Agadir et l'aéroport Al Massira.
Animation et culture
Pour le volet animation et activités culturelles, le Conseil de la région a participé dans l'organisation du festival Timitar, en sa 4e édition hauteur de 30%. Il a aussi participé dans l'organisation d'autres événements attractifs des touristes marocains et étrangers, tels que le festival «dakka» du 27 au 29 juillet 2007, «Tifaouine» à Tafraout, le festival des fleurs à Meggouna, le festival de la musique africaine à Zagora à la fin d'avril et la semaine touristique et culturelle à Sidi Ifni au cours du mois de juillet de la même année.
Et, au terme de la coopération décentralisée, A. Akhenouch a annoncé que le conseil de la région SMD a entretenu des relations de coopération avec son homologue de la région d'Aquitaine et du conseil de l'Hérault en France en vue promouvoir l'échange avec les deux organismes sur tous les plans, dans un cadre interactif et participatif.
En outre, le conseil a participé à l'organisation de diverses manifestations et salons internationaux, tels que le salon international d'agriculture à Meknès, le salon international des fruits et légumes SIFEL à Agadir du 6 au 10 décembre 2007, et le salon international des pêches maritimes et de la valorisation des produits de mer organisé à Agadir du 22 au 25 novembre 2007.
Par Abdelfattah Aberbri | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Ven Fév 15, 2008 5:00 am Sujet du message: Tiznit lance un S.O.S |
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Tiznit lance un S.O.S
La route d’Amelnes en déliquescence effrénée
A voir son état, cela bat en brèche les laïus des plus convaincants proférés jusque-là dans le registre de la politique de désenclavement du monde rural.
La route régionale d’Agadir 104, plus précisément, son tronçon reliant Tafraout à la bifurcation d’Agadir-Aît Abdellah, ne l’est plus en fait que de nom. Le fil de goudron résistant encore aux outrages du temps se réduit de jour en jour comme une peau de chagrin. En fait, dans les meilleurs des cas, la route entière de ses 4m de largeur, se réduit à 1,80m! Sa chaussée est complètement parsemée de nid-de-poule.
«C’est insensé d’appeler ça une route régionale;elle est pire qu’une mauvaise piste. Pour faire ce tronçon vous devez slalomer à vous donner du vertige; pour essayer d’éviter les incontournables gros trous. Par ailleurs, les automobilistes sont contraints à chaque croisement de tomber dans les bas-côtés. Autant dire basculer comme dans une marche d’escalier; roulant. C’est hyper difficilement carrossable. Un véritable calvaire pour les automobilistes», témoigne Jacques Aubry, propriétaire d’une maison d’hôtes.
D’énormes crevasses de profondeur fissurent le goudron. Au niveau de certains points, la conjonction de ces trous agrémentent la chaussée d’affreux ravins marquant une discontinuité intenable de son asphalte. Ses fossés latéraux des eaux pluviales, remblayés de pierrailles et sables, ne la protègent plus contre l’impétuosité des eaux torrentielles. Ses bas-côtés sont gravement dénivelés donnant libre cours aux échancrures qui continuent de saper sa couche de roulement. Mais outre ces facteurs d’érosion naturelle, s’interfèrent d’autres afférents au trafic.
A plusieurs reprises, on assiste aux éclats des glaces brisées des véhicules en circulation dans cette route. Celle-ci n’est pas assez large pour permettre le croisement de deux véhicules. Alors ils se doivent tous les deux de rouler dans les bas-côtés et provoquer des jets de cailloux. C’est un danger public pour les usagers», dénonce Alimi Mustafa, acteur associatif.
Cette route subit le déferlement d’un trafic quotidien allant crescendo en poids lourd qui accentue la cadence de son usure. Sa pression a augmenté, à cause de l’impitoyable invasion massive d’une vingtaine de camions lourds. Des mastodontes de près de soixante tonnes, chargés, assurant le transport du minerai pour le compte de la société d’exploitation des mines Manajim de l’ONA, sillonnent de jour comme de nuit ce tracé. Du coup, vu sa largeur étriquée pour permettre le croisement de deux véhicules, les gros pneus charpentés à l’acier de ces monstres roulants, mettent tout leur potentiel destructeur à l’épreuve en s’acharnant sur les abords de la route et réduisent au quotidien en fracas les fragments de bitume restant. Bref, la route croupit lamentablement dans une négligence coupable qui en fait désormais, le vestige d’un temps révolu.
«Depuis l’envahissement de cette route par les monstrueux camions de l’ONA, fait de ce tronçon un purgatoire à toute épreuve notamment en période du Festival et Moussems de la région. Cette route s’apparente à un haut lieu des accidents. Il ne se passe pas un jour sans que tampons, frottements latéraux entre véhicules, bris des rétroviseurs ne se produisent, en raison de l’étroitesse de la route. Laquelle n’hésite pas à exacerber l’entêtement des automobilistes qui rechignent à rouler à moitié dans les bas-côtés pour céder un bout de la chaussée. L’autre jour, j’ai surpris un automobiliste qui vient à peine de basculer violemment dans le ravin. Voulant éviter un nid-de-poule, il découvrit que sa voiture roulant à 80Km/h allait en dérive», souligne Moulay Ahmed Sttar, conseiller dans la commune d’Amelnes.
Que fait la délégation provinciale des travaux publics de Tiznit? Si on fait exception des quelques inconsistants et grossiers colmatages-en dos d’âne à son actif, dont l’inanité apparaît à la première trombe d’eau, il faut dire que celle-ci brille par une absence affligeante au chevet de cette infrastructure. Sinon, quid des interpellations sur son lamentable état, à plusieurs reprises initiées par le conseil communal d’Amelnes et des autorités locales auprès des responsables des travaux publics en l’occurrence? Contacté à ce propos par Libé, le délégué des TP de Tiznit préfère faire preuve d’un euphémisme déroutant en nous prenant pour des cassandres. Pourtant, l’importance de cette route dans le développement de la région n’échappe à personne.
Elle constitue, à elle seule, l’accès incontournable qui assure la liaison en interne entre Tafraout, et les communes de Tahala, Amanouz, Tassrirt, Ait Ouafka, Aflla Ighir et la région d’Ait Baha. En externe, entre les provinces de Tiznit et de Taroudant; Tiznit et Chtouka Ait Baha via Tafraout. Elle a le grand mérite de faire le raccourci de la route d’Agadir; qui désengorge celle reliant Tafraout-Tiznit. Elle permet l’accessibilité rapide et moins coûteuse des habitants à la capitale du Souss, notamment via le transport collectif.
Autant qu’à l’accès aux services de soins sanitaires et scolaires;des régions limitrophes, dans la ville de Tafraout. Mais outre ce volet social, son impact économique sur la région est plus que prégnant. C’est par ce tronçon économique que transitent toutes les marchandises et approvisionnements de la région de Tafraout. De même qu’il constitue un segment inévitable du circuit touristique, Agadir-Taroudant-Tafraout-Tiznit; un des produits phares que commercialise la station balnéaire d’Agadir. La négligence dont pâtit cette route dessert gravement le pari du développement social et économique de toute une région. Elle dissuadera toute velléité d’investissement dont le réseau de liaisons routières joue le rôle de vecteur d’attraction persuasif.
Sa refonte totale pour son adaptation aux exigences de la réalité afférente à la densité de son trafic, et celles des grandes ambitions économiques qu’affiche la région est plus que jamais de rigueur. Il va du désenclavement de celle-ci et sa promotion pour jouer, en complémentarité, son rôle de région économique satellite de la capitale du Souss.
Autrement dit, laisser végéter cet ouvrage dans cet état d’abandon, dénote un déphasage anachronique dont font encore montre les responsables locaux, quant à la nouvelle tendance salutaire des décideurs de booster cette dynamique économique et touristique propulsée par la nouvelle approche régionale; cheval de bataille que mène actuellement la politique étatique en la matière.
IDRISS OUCHAGOUR
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Posté le: Sam Mar 08, 2008 6:14 am Sujet du message: Lancement du portail électronique de la Wilaya, |
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Massa-Draa
Agadir, 07/03/08 - Le ministère de l'Industrie, du Commerce et des nouvelles technologies (MICNT) et la Wilaya de la région de Souss-Massa-Draa ont procédé jeudi au lancement du portail électronique de la Wilaya, qui se veut un outil de présentation et de valorisation des potentialités et des spécificités économiques, touristiques, historiques et culturelles de la région.
Le nouveau site, accessible à l'adresse: http://www.wilayasoussmassadraa.gov.ma/souss-mass-draa, constitue une plate-forme d'informations et de services de proximité pour tous les acteurs locaux, nationaux et internationaux, indique un communiqué du MICNT parvenu vendredi à la MAP.
Ce projet s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie e-Maroc 2010, initiée par le MICNT dans l'objectif de développer un contenu structuré, utile, actualisé et mieux adapté aux besoins des usagers, ajoute la même source.
Conçu au début en deux langues (l'Arabe et le Français), le Portail se caractérise par son interactivité et sa rapidité permettant un confort de navigation de type intuitive et arborescente vers d'autres sites publics et privés (locaux, régionaux ou nationaux).
Le Contenu du site est réparti en trois grands espaces selon le profil de l'internaute (citoyen, investisseur et touriste), précise le communiqué.
La cérémonie de lancement s'est déroulée en présence du wali de la région de Souss-Massa-Draa, de représentants du MICNT, de responsables du Centre régional d'Investissement et de responsables du Conseil régional.
A noter que le ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies a réalisé un ensemble de portails de services (textile, cuir, export ) et informationnels dont notamment le portail national et 16 portails régionaux.
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Posté le: Mar Avr 08, 2008 5:25 am Sujet du message: Visite du projet d'irrigation d'El Guerdan |
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Souss-Massa-Drâa
Privé-public, le partenariat modèle
Visite du projet d'irrigation d'El Guerdan et construction d'une prise sur le barrage d'Aoulouz
Publié le : 06.04.2008 | 12h27
L'Amicale des ingénieurs du génie rural (AIGR) a procédé, avec le concours des sociétés Amensouss et Amitech Maroc à l'organisation d'une importante manifestation dans la région Souss- Massa Drâa, consistant en la visite des chantiers du projet de partenariat public-privé d'irrigation d'El Guerdane.
Une table ronde a été organisée, à l'occasion, pour débattre autour des avancées réalisées en matière d'économie d'eau d'irrigation. Cette rencontre s'inscrit dans la continuité des manifestations, antérieurement, réalisées par l'AIGR, autour des thèmes relatifs au partenariat public-privé en matière d'irrigation et aux nouvelles technologies de fabrication des conduites à base de Polyester renforcé de fibres de verre (PRV).
L'objectif opérationnel étant de procurer aux participants la possibilité de s'enquérir, de plus près, de la réalisation du projet d'El Guerdane incluant de nouvelles approches et de nouvelles technologies. On s'assigne, à travers cette rencontre, de leur permettre de se renseigner sur les nouveautés en matière des procédures d'octroi des subventions attribuées par l'Etat, en vue de promouvoir l'économie d'eau d'irrigation.
Il incombe de rappeler, dans ce sens, que ce projet de partenariat est le premier du genre, non seulement au niveau national, mais plus encore à l'échelle internationale. Il vise, outre le cofinancement public privé, la construction et l'exploitation des infrastructures d'irrigation à partir des eaux superficielles régularisées par le complexe hydraulique Aoulouz-Mohamed Mokhtar Soussi, visant la sauvegarde de la zone agrumicole d'El Guerdane, couvrant une superficie de 10.000 ha, et menacée de tarissement des ressources en eau souterraines de la nappe du Souss.
Le délégataire Amensouss a été désigné en juillet 2004, a-t-on avancé, par le biais d'appel d'offres de dimension internationale. Quant à la convention de gestion déléguée, dont la validité est de 30 ans, elle a été signée entre Amensouss et le ministère de l'Agriculture au mois de décembre 2005. Ce projet est actuellement en cours de réalisation des travaux d'équipement, incluant, spécialement, la construction d'une prise sur le barrage d'Aoulouz, d'un adducteur principal de 90 km et d'un réseau de distribution d'eau d'irrigation d'environ 300 km. Puisque l'économie d'eau en irrigation constitue aujourd'hui une priorité majeure de l'Etat, vu, bien sûr, la rareté des ressources en eau, le ministère de l'Agriculture entame un vaste programme de reconversion des techniques traditionnelles en matière d'irrigation, peu efficientes, en techniques d'irrigation localisée sur une superficie de 550.000 ha, dans la perspective d'atteindre à terme près de 50% de la superficie totale aménagée au niveau du Royaume, soit un total de 700.000 ha approvisionnés via le système d'irrigation localisée.
Pour ce faire, l'Etat a multiplié ses efforts en matière de financement à travers les subventions attribuées aux agriculteurs porteurs de projets d'irrigation localisée, à hauteur de 60% du coût global d'aménagement et de celui d'équipement. Il faut rappeler, dans le même sens, que Aziz Akhenouch, président du conseil régional et ministre de l'agriculture, a œuvré à l'assouplissement des procédures en matière d'octroi de ces subventions.
Instaurant, ainsi, le système du guichet unique, où les Offices régionaux de mise en valeur agricole et les directions provinciales d'agriculture sont appelés à jouer un rôle important, le Crédit Agricole procédera, désormais, au paiement des subventions basé, exclusivement, sur la décision de ces établissements. Le ministre a procédé, aussi, en collaboration avec les intervenants dans le secteur, à la mise en œuvre de la convention-cadre pour la préservation et pour le développement des ressources en eau au niveau du bassin hydraulique de Souss Massa, dont l'économie d'eau en irrigation, constitue, effectivement l'axe fondamental.
Et à titre indicatif, il incombe de signaler que, fondée il y a plus de 27 ans, l'Amicale des ingénieurs du génie rural est une association à but non lucratif, regroupant plus de 1.100 ingénieurs spécialisés en génie rural. Elle mène des activités d'ordres cultuel, scientifique et technique concernant l'aménagement, l'environnement, la gestion durable des ressources naturelles et le développement du monde rural.
Par Abdelfattah Aberbri | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Ven Avr 25, 2008 7:01 am Sujet du message: 21.580 plants pour la régénération de l’arganier |
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Souss-Massa-Drâa
21.580 plants pour la régénération de l’arganier
L’arganier, richesse naturelle ancestrale aux multiples vertus confirmées à l’échelle internationale, est sous pression. Les rapports des services concernés du département des Eaux et Forêts font état d’une mise à mort lente et irréversible. L’arganier (Argania Spinosa), arbre du sud-ouest, n’est plus à présenter ; il est considéré comme l’espèce endémique la plus originale de l’Afrique du Nord. Les aléas qui menacent l’existence de l’arganier de la zone sont multiples.
Les conditions climatiques et écologiques austères, en raison d’une pluviométrie faible, la succession des années de sécheresse, relayée par le phénomène de désertification spécifique à la région, l’invasion des sites urbanistiques, la réalisation de projets économiques d’envergure (aéroport, stade, autoroutes…), l’extension d’une agriculture intensive, le besoin en bois de chauffe, des pâturages pour bétail (chèvres, chameaux) sont autant d’entraves qui risquent d’hypothéquer la longévité de l’arganier. De 100 arganiers/hectare dans la première moitié du siècle dernier, le nombre a chuté ces dernières années pour avoisiner 40 arganiers/hectare.
Avec sa disparition, des milliers d’habitants des communes rurales devront se tourner vers d’autres ressources pour survivre. Actuellement l’arganier entre dans les habitudes alimentaires des populations (huile d’argan, amlou…) du bétail (zagmouna…) et les activités génératrices de revenus à travers la commercialisation des produits cosmétiques dérivés de l’huile d’argan. La démarche du regroupement d’intérêt économique des coopératives, prônée par le Projet arganier a entraîné la mutualisation des coûts et la mise sur le marché de l’huile d’argan conditionnée et certifiée bio.
Le chiffre d’affaires global de la production arganière ainsi fédérée a dépassé les 16.057.000 dh au terme de l’année 2007 (5.888.300 dh en 2004), le chiffre d’affaires à l’export est de 5 998 000 dh pour la même période (2.387.780 dh en 2004) soit 37% du chiffre d’affaires global. Les 730.210 hectares d’arganier constituent par ailleurs le dernier rempart contre la désertification.
La survie de l’arganier est devenue une nécessité pour la survie de l’espèce mais aussi pour le développement rural et l’amélioration des conditions de vie des populations rurales du sud-ouest, d’où un regain d’intérêt au niveau local suite à une prise de conscience des départements concernés et des instances et associations d’intérêt socio-économique et écologique (ADS, INDH, ASVT…). Des organismes internationaux participent au financement du programme d’appui à l’amélioration de la situation de l’emploi de la femme et à la gestion durable de l’arganeraie au sud-ouest.
Le Projet arganier de l’Agence de développement social (ADS ) en est un, son action tend, entre autres, à régénérer l’arganier dans la province de Tiznit. Le programme « Appui à la préservation et gestion durable de l’arganeraie » vise la régénération et la préservation de l’arganier à travers l’implication directe des associations et populations locales dans la gestion durable des ressources naturelles, dans la réserve de biosphère de l’arganeraie, pour un coût total estimé à 1.712.625.50 dh couvrant la sensibilisation et la formation des associations et des populations locales sur des thèmes ayant trait à la préservation et l’acquisition d’instruments et d’outils pour l’amélioration de leurs capacités d’intervention et de gestion technique.
Pour la régénération de l’arganier, le programme a permis de planter, sur une superficie de 130 hectares 21.580 plants mis en défens par 17.137 mètres de clôtures grillagées pour les protéger contre chèvres et chameaux.
Nour-Eddine SALLOUK
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Posté le: Jeu Mai 22, 2008 10:10 am Sujet du message: Souss Massa Drâa |
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Souss Massa Drâa
Qualification et offre touristique
Coopération bilatérale entretenue avec le Conseil général de l'Hérault
Dans le cadre de l'instauration de la coopération décentralisée, de la culture partenariale et de la philosophie de l'initiative partagée, selon une approche participative et interactive, en dépit de tout ce qui est différence ou divergence sur le plan géographique, culturel, religieux, politique ou autres, visant des horizons plus larges et plus prometteurs pour un développement durable et global au niveau de la Région Souss Massa Drâa, son Conseil a récemment accueilli , dans le cadre de la coopération bilatérale entretenue avec le Conseil Général de l'Hérault, une délégation hautement qualifiée.
Elle était composée de André Vézinhet, président du conseil et du staff hétéroclite l'ayant accompagné. Et ce afin de parapher et de signer le protocole de coopération entre le conseil de la Région Souss Massa Drâa, en l'occurrence, et le conseil général de l'Hérault. On a procédé, à cette occasion, à la signature dudit protocole de coopération avenant 2008-2009, entre ces deux organismes représentatifs. Au terme de cet accord, les deux parties s'engagent à mettre en œuvre des actions communes prévues et conjointement définies dans lesdits secteurs prioritaires de développement. Le tourisme rural, en l'occurrence, témoignant de la réalisation, en partenariat avec le Conseil Général de l'Hérault, d'un projet de signalétique touristique, déjà initié en 2007, dans la province de Ouarzazate. Et au cours de la même année, d'une mission consistant en la collecte d'informations sur les sites pilotes et également en la sensibilisation des acteurs locaux quant à l'opportunité de la qualification de l'offre touristique et sa contribution à l'augmentation de l'attractivité et à la valorisation des sites de la région Souss Massa Drâa.
Cette mission a été accomplie, il faut l'avouer, avec tant de cœur à l'ouvrage par l'inspection régionale de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace du côté de la Région Souss Massa Drâa et par le comité départemental du tourisme, en partenariat avec le centre méditerranéen de l'environnement, du côté du département de l'Hérault. A propos de la recherche en matière d'agronomie, il faut le souligner, un ouvrage de 180 pages, cofinancé par la Région Souss Massa Drâa et le département de l'Hérault, a été élaboré par 8 chercheurs dont des français et des marocains. En parallèle, Un projet de recherche appliquée sur l'arganier, portant sur le développement de sa culture et sur l'agroforesterie, a été réalisé en collaboration avec 5 chercheurs du CIRAD.
Dans le volet des actions sociales et culturelles, il incombe de rappeler que, dans le cadre de la coopération décentralisée entre les deux institutions, la plate-forme humanitaire de solidarité de l'Hérault soutient sans cesse ni relâche et d'une manière régulière, via des missions de convoyage et de livraison de matériel, les associations œuvrant sur le territoire du Souss dans le domaine social et sanitaire.
L'objectif étant d'assurer une gestion globale, participative et raisonnée des ressources en eau et en vue de mise en œuvre, dans le cadre du programme d'appui à la décentralisation (PAD), d'un programme exhaustif et efficace d'économie d'eau portant sur le système d'irrigation et sur l'assainissement rural, on a procédé à la signature de l'accord cadre de partenariat dans le domaine de l'eau, entre l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée et Corse, l'Agence du Bassin Hydraulique du Souss Massa, le Conseil Régional Souss Massa Drâa et le Conseil Général de l'Hérault. Les partenaires s'engagent au terme de cet accord à la consolidation des objectifs pondérants locaux et globaux, dans une démarche prospective de gestion globale et partagée des ressources en eau.
Cet accord cadre est, proprement dit, un plan d'action ambitieux doté d'une vision prospective et perspective et fort par son aspect de complémentarité et de partage, qui, dûment respecté et exhaustivement réalisé, a-t-on déclaré, contribuera sûrement à relever les défis, ceux de la raréfication des ressources hydriques dont souffre la Région. Ce que lui permettra, sans aucun doute, de devenir un espace où le développement durable puisse vraiment et largement se concrétiser et devenir un choix, un exercice et une réalité.
Festival du «tapis ouzguiti»
La première édition du Festival du «tapis ouzguiti» a démarré la semaine dernière à Taznakhte (90 km au sud d'Ouarzazate), par l'organisation de différentes compétitions sportives et concours culturels, ainsi que d'une soirée artistique. Initiée sous le thème "Le tapis ouzguiti au service du développement local", cette manifestation s'est distinguée en sa première journée par l'organisation de la course locale réservée aux femmes et des tournois de pétanques et des jeux d'échecs. La même journée a également connu l'entame du concours du tissage de tapis, à travers lequel les tisseuses des différentes coopératives de la zone de Taznakhte rivalisaient en couleurs, formes, créations...
Vers la soirée, le public présent sur la place du festival, qui s'est vêtue de sa plus belle parure, a eu rendez-vous avec un menu artistique riche et varié, marqué notamment par la participation des troupes folkloriques locales. Cette manifestation culturelle, qui s'inscrit dans le programme du "Printemps d'Ouarzazate", vise, selon les organisateurs, à diversifier l'animation touristique et culturelle au niveau de cette province, en se focalisant sur ce volet d'activité socio-économique qui met en valeur l'un des produits artisanaux les plus en vue dans la région.
Par Abdelfattah Aberbri | LE MATIN
Publié le : 21.05.2008 | 13h56 |
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Posté le: Lun Juin 30, 2008 2:33 pm Sujet du message: Doukkala |
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Les plages sauvages des Doukkala
Des paysages paradisiaques à revaloriser
De beaux rivages de sable fin et de caillasse bordent le plan d'eau
De Lamharza Sahel à Oualidiya, ou, comme l'appellent les vieux habitués des lieux «les 160 km des Doukkala», de beaux rivages de sable fin et de caillasse bordent le plan d'eau.
Après avoir roulé sur la route côtière pendant juste quelques minutes en venant de Had Soualem, vous remarquerez que cette voie est devenue assez fluide en cette période de l'année. Vous remarquerez aussi des voitures qui s'engagent sur des pistes cahoteuses qui les «jettent» cahin-caha droit vers des lieux très prisés vu leur beauté paradisiaque. Mais il faut faire attention car, lors de leur accès, vous risquerez l'enlisement des roues. Les parkings ne sont nullement aménagés ni gardés en général. Cependant, on y vient pour le plaisir de la “grande bleue'' et on y préfère faire jouer la compensation. Et là, on est copieusement servi.
Imaginez ces longues plages de sables fins dont le seul décor est la forêt d'un côté et la mer de l'autre. Il s'agit de plages couvertes de sables fins, en absence, dans plusieurs endroits, de roches ou passages caillouteux. Ces plages sauvages sont restées intactes de toute activité touristique professionnelle: Sidi Bounâïm, Laghouirgate, El Harchane, Mrayzika… ces plages ont leur charme bien à elles. L'incroyable diversité du paysage en offre pour tous les goûts. Ici, le dépaysement est garanti. Ici et là, des pêcheurs, aux pieds nus, partent à la pêche et à la recherche de coquillages. D'autres affrontent la mer dans des barques de pêche artisanale.
Évidemment, on peut acheter le poisson ramené par ces pêcheurs à un prix très abordable comme on peut acheter des fruits et des légumes fraîchement cueillis. Près de 160 kilomètres de rivage vous invitent à “piquer un plongeon''. Quiétude et bon voisinage caractérisent l'ambiance qui y prévaut. Des jet-skis, des planches à voile, des pédalos «écument» le large. Au bord de l'eau “se trémoussent des grappes de corps “bronzés et les enfants donnent l'envie de profiter du paysage. Des cerfs-volants disputent en couleurs les airs aux mouettes débusquées de leur contrée par de “joyeux lurons'', l'espace une belle journée ensoleillée. Dommage seulement que l'endroit manque d'animation car la bande de terre qui longe ces idylliques rivages est assez spacieuse pour distraire les lieux.
Avec en principe, comme ailleurs dans les autres contrées ayant la veine de posséder un littoral, des infrastructures de spectacle, des solariums, des paillotes avec terrasse (cafétérias...), du genre de celles qui emplissent le pourtour des centres aquatiques... Une impression en tout cas se dégage: les choses n'ont pas l'air de faire partie des grands soucis de ceux qui ont pour charge de valoriser les espaces de détente. On ne se contente même pas de nettoyer ces plages. Pas de poubelles disposées çà et là pour inciter les estivants à y jeter leurs détritus. Ces plages sont en vérité un potentiel touristique important qui ne demande qu'à être adapté aux valeurs et atouts de chaque segment de la côte.
Ces atouts peuvent être valorisés avec “diverses variantes'' ou la combinaison de plusieurs d'entre elles : tourisme de masse, tourisme d'élite, tourisme scientifique, tourisme éducatif, tourisme historique et culturel. Si on veut vraiment valoriser ces plages, il faut donc tenir compte de l'ensemble de ces valeurs qui, une fois intégrées dans les plans d'aménagement, assureront d'une part la durabilité de l'activité en tant que ressource, maintenir les équilibres écologiques et les processus naturels dans leurs proportions originelles et garantir une rentabilité économique pour l'activité touristique.
Les bords de ces plages peuvent être munis d'“éco-lodges'', sorte de bungalows en matériaux bios, dans le strict respect de la nature, avec un équipement léger et une fonctionnalité qui ont tout pour plaire aux touristes. Ils peuvent par exemple être construits grâce à l'appui du Fonds mondial pour la nature (WWF) et être gérés par les communes où se trouvent ces plages. Ainsi, on peut promouvoir ici le tourisme en respectant la nature. L'idée de mettre sur pied ces “éco-lodges'' offrira certainement à “l'éco-tourisme'' des possibilités d'un environnement propice à la spécificité écologique.
Ennemis de la nature…
La zone littorale des Doukkala comprend des paysages d'une grande beauté. Ainsi, le long de ce littoral s'est constituée une forêt sauvage depuis les années 40. On y trouve également des dunes dorées et même parfois des lagunes comme celle de Sidi Moussa qui se trouve entre Jorf Lasfar et Oualidiya.
La longue absence d'intervention humaine a contribué à la préservation d'une biodiversité riche et rare. Mais ces derniers temps, cette lagune risque un grand danger à cause du pillage effréné du sable. Pis encore, durant la nuit, les pilleurs coupent le maximum des arbres. Cette activité de destruction de la forêt s'accroît de plus en plus et rien n'est fait pour arrêter ces “ennemis de la nature'' qui ne soucient guère de l'action de la forêt dans la purification de l'air...
Par ABDELMAJID NEJDI | LE MATIN
Publié le : 28.06.2008 | 14h22 |
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Posté le: Mer Juil 02, 2008 6:50 pm Sujet du message: Lutte contre la désertification |
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Agadir : La lutte contre la désertification s’organise
La région de Souss-Massa-Drâa célèbre la journée mondiale de la lutte contre la désertification jusqu’au 25 juin, une initiative d’envergure qui a été adoptée par le Maroc depuis sa ratification de la convention mondiale allant dans ce sens en 1996.
C’est en collaboration avec la GTZ (Coopération allemande) que la direction régionale des eaux et forêts du Sud-Ouest (DREF-SO) a célébré la journée mondiale de lutte contre la désertification. Une initiative qui prend forme dans le cadre du projet de Protection de la nature et lutte contre la désertification (PRONALCD). Initiée sous le thème «Vers un engagement partagé des communes dans la lutte contre la désertification», cette initiative a été l’occasion de mettre l’accent sur plusieurs volets relatifs à la lutte contre la désertification. Et c’est dans ce cadre que la direction régionale des eaux et forêts a mis en place plusieurs activités données au niveau de la région et au sein des communes rurales des différentes provinces de Taroudant, Chtouka-Aït Baha et Tiznit ainsi que la préfecture d’Inezgane-Aït Melloul. Ainsi, deux séminaires-ateliers ont été donnés à cette occasion. L’objectif étant de présenter, valider et renseigner les indicateurs de suivi de la lutte contre la désertification spécifique à la région de Souss-Massa-Drâa. Une initiative qui a connu la participation de tous les secteurs impliqués dans cette lutte. Allant dans le même sens un autre séminaire a été donné à l’occasion pour étudier et valider un projet de protection et de valorisation des ressources du site biologique et écologique de Tamri-Cap Ghir. Un projet qui se fera en partenariat avec plusieurs institutions (la commune rurale de Tamri, ASVTS….). Un projet ambitieux qui vise entre autres la promotion et la valorisation des potentialités locales via l’écotourisme mais également par le biais de la promotion de l’éducation relative à l’environnement et la gestion des déchets solides au centre de Tamri. Il’est à noter qu’un programme riche a été mis en place dans ce sens. En effet, d’autres activités ont été initiées au niveau local. Dans ce cadre plusieurs ateliers de sensibilisation et de formation ont été donnés pour informer sur les différentes manières de lutte contre la désertification. Des efforts qui se concrétisent également avec le lancement d’un projet d’amélioration sylvo-postorale et la signature de conventions de financement de microprojets entre l’ambassade d’Allemagne et quelques Association de développement local (ADL).
Des projets et initiatives de grande importance pour la population locale et les différents organes impliqués notamment pour les coopératives partenaires du projet mais également pour les ADL. Signalant également l’attention accordée à l’une des richesses de la région. Il s’agit en effet de l’arbre de l’arganier. Dans ce sens, des ateliers de sensibilisation ont été données dans ce cadre. Par ce programme riche et varié, les deux partenaires initiateurs de ce programme, à savoir la DREF-SO et la GTZ ambitionnent de mettre l’accent sur l’imminence de collaboration de tous les secteurs dans cette lutte. Notant l’urgence d’infléchir le processus de désertification qui reste l’un des problèmes environnementaux de cette ère. Notant que selon les rapports de l’ONU, un tiers de la population de la planète, soit environ deux milliards de personnes, sont des victimes potentielles des effets de la désertification
Aujourd'hui Le Maroc
Le 25-6-2008
Par : Majda Saber
DNCR à Agadir |
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Posté le: Jeu Juil 10, 2008 4:54 am Sujet du message: Tiznit, entre mer et désert |
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Tiznit, entre mer et désert
Tiznit a conservé les vestiges de son glorieux passé. Elle est célèbre pour ses bijoux et poignards d’argent qu’elle doit au génie de ses artisans.
À 91 km d’Agadir, en passant par Aït Melloul, on arrive à Tiznit. La ville surgit dans un cadre plat et sablonneux, à deux pas du désert. Un immense rempart rose entoure ce centre important et actif, où l’on vient de toutes les vallées de l’Anti-Atlas. L’atmosphère qui y règne est celle de l’oasis, l’architecture est présaharienne. Tiznit est un lieu privilégié de la région de Souss, on y respire la sérénité et le bonheur de vivre.
Entre arganiers, oliviers et palmiers, la région de Tiznit se présente comme le lieu de rendez-vous de la mer et du désert, de la rencontre de la plaine et de la montagne. Ayant conservé son authenticité berbère, cette ville suggère une autre facette du Maroc, un pays au visage pluriel, riche de sa diversité régionale et son patrimoine multimillénaire. La ville de Tiznit, tire son nom de celui d’une sainte femme nommée «Lalla Zninia» qui, d’après la légende, est venue du Nord et s’est arrêtée épuisée en ce lieu alors désertique. Elle déplora sa conduite passée avec toute sincérité et fit preuve d’un tel repentir que Dieu, pour lui manifester Son pardon, fit jaillir à ses pieds une source.
Cette résurgence fut nommée «Aïn El Kdim» par les habitants de la ville qui prit le nom de la femme légendaire «Lalla Zninia». La fondation de la ville de Tiznit remonte à 1882 après l’expédition militaire du sultan Moulay Hassan Ier dans la région du Souss. Le besoin de créer cette cité fut dicté par la volonté de créer un poste militaire afin de contrôler l’arrière pays, singulièrement la puissance maraboutique de Tazerwalt (Iligh) et par la même parer à toute pénétration européenne depuis l’atlantique. Le site choisi offre des avantages stratégiques comme sa proximité de la côte (15 km) et sa situation sur la voie de commerce reliant Essaouira au Sahara.
C’est ainsi que ces mêmes groupements d’habitations furent réunis au sein d’une seule enceinte protectrice pour former la ville. La construction de celle-ci prit deux années de travaux financés par les revenus du port d’Essaouira. Comme tous les grands ouvrages défensifs du Maroc, l’enceinte de Tiznit fut élevée selon le modèle des fortifications des villes marocaines. L’intérieur de la ville offre l’aspect d’un tissu traditionnel réparti selon des quartiers dont les toponymes reprennent ceux des familles d’origine (Id Ougfa, Aït Mohammed, Id Zkri, Id Dalha).
Les maisons sont aussi de type traditionnel et rappellent, pour certaines demeures, les grands ryad de Marrakech. Parmi les monuments qui caractérisent la ville de Tiznit on trouve le palais du Khalifa qui abritait le représentant du Sultan. L’enceinte de Tiznit est une ligne de remparts de 7 km de long et 8 m de haut flanquée de tours au nombre de 56 et percée par cinq portes historiques qui sont : Bab Aglou, Bab El Khemis, Bab Targa, Bab El Maader et Bab Oulad Jerrar. L’ensemble de ces portes est de tradition alaouite et rappelle très fortement celles de la ville d’Essaouira. Le matériau mis en œuvre utilisé pour la courtine est le pisé et le moellon. Pour les ouvertures des portes on a eu recours à la pierre taillée.
Le Méchouar est le centre de la cité, place commerçante en forme de polygone, entourée de boutiques et d’ateliers aux stores rayés. Le clou de Tiznit est son souk de bijoutiers, où les maîtres artisans cisèlent l’argent, créent, dans des lignes épurées propres aux bijoux berbères, de somptueux colliers, bracelets, parures frontales, ceintures, fibules, anneaux, broches..., et excellent dans la fabrication de poignards et de sabres aux fourreaux finement ouvragés, pour perpétuer les traditions d’un autre âge. Au Nord du Méchouar, la Grande mosquée est caractérisée par son curieux minaret, surmonté de perches. Tiznit est un décor de théâtre planté au milieu de la plaine, avec ses palmiers, ses jardins fleuris et ses murailles crénelées flanquées de tours carrées, la ville a gardé son ambiance d’oasis.
Le 8-7-2008
Par : Bachir HAJJAJ
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Posté le: Mer Juil 23, 2008 1:54 pm Sujet du message: Les ONG du sud préparent leur mise à niveau |
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Les ONG du sud préparent leur mise à niveau
· Objectif: devenir des partenaires privilégiés dans les régions
· Un programme de qualification à l’essai
Grand-messe des ONG à Agadir. Des associations qui se sont retrouvées, dernièrement, à Agadir à l’appel de Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Au menu de la rencontre, la qualification des associations, la mise en place d’un Conseil de l’action associative et enfin le projet de loi sur les personnes en situation de handicap.
Les 5.000 ONG de la capitale du Souss, de Tata et d’Essaouira ont participé vivement à l’échange autour de ces chantiers fort importants pour le devenir associatif au Maroc. «Notre souhait est de voir tous les secteurs du gouvernement s’impliquer dans cette initiative. Les besoins des associations sont énormes. Et ce processus de qualification est une occasion pour les ONG locales du Souss de participer à la définition des besoins et la proposition des solutions», indique le coordinateur local des associations. La tournée du ministère en charge du Développement social à travers les régions vise à faire des ONG des partenaires dans la conception des stratégies et des plans d’action du département.
En somme, le programme de qualification se propose de doter la société civile des méthodes et moyens à même de les élever au rang d’acteurs professionnels et experts dans le traitement des questions de développement humain. L’adhésion au programme n’est toutefois pas obligatoire. Elle dépend du libre-arbitre des ONG. Elle se manifeste donc par la signature d’une charte d’éthique. Acte qui donne le statut de partenaire privilégié à l’association signataire. Difficile de satisfaire quelque 38.500 associations que compte le Royaume dont 10.000 opérant dans le développement social. Toutefois, les associations non satisfaites pourront toujours postuler car le programme de qualification s’étend sur trois ans à raison de 2.000 ONG par an.
A noter que la qualification passe par un diagnostic institutionnel et organisationnel des associations partenaires. Tâche qui sera confiée à deux cabinets spécialisés sélectionnés via un appel d’offres. Un plan de formation est aussi en cours d’élaboration sur la base des besoins exprimés par les ONG elles-mêmes.
La rencontre d’Agadir a été également l’occasion de débattre sur le projet de loi sur les personnes en situation de handicap. «Ce dernier est en phase finale. En octobre prochain, une cellule traitera de toutes les propositions pour le soumettre ensuite à l’adoption des élus de la nation», conclut Skalli.
Conseil national
Les ONG du Souss ont été conviées à débattre de la mise en place d’un Conseil de l’action associative. Une instance de représentation des associations. «Il n’est pas question de mettre la main sur le tissu associatif», précise Nouzha Skalli. Le 19 juillet, une dernière réunion est prévue à Casablanca. L’objectif est de recueillir des données pour mettre au point un ensemble de recommandations pour la création effective du Conseil. Il faut reconnaître que des difficultés persistent sur le choix des représentants des ONG au sein du Conseil. Ce dernier aura pour mission d’engager le débat autour de toute question intéressant les associations, du cadre juridique aux actions.
Ali JAFRY
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Posté le: Ven Aoû 01, 2008 5:07 am Sujet du message: Restructuration des quartiers de Jorf et de Tarrast |
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Inezgane Ait Melloul
Restructuration des quartiers de Jorf et de Tarrast
Le coût global du projet, financé par Al Omrane, est estimé à 54,11 millions de dirhams
Publié le : 31.07.2008 | 15h02
Dans le cadre de la célébration du 9e anniversaire de l'accession de S.M. le Roi Mohammed VI au Trône de ses glorieux ancêtres, Mohamed El Mouden Alami, gouverneur de la province d'Inezgane Ait Melloul, a procédé, lundi 29 juillet 2008, au lancement des projets de restructuration des quartiers de Jorf et de Tarrast.
Le coût global de ce projet, financé par l'opérateur Alomrane, est estimé à 54,11 millions de dirhams, dont 19 millions de dirhams décernés à l'aménagement des voies, au dallage des passages et au revêtement des trottoirs et 35,11 millions de dirhams à l'assainissement et à l'alimentation de ces quartiers en eau potable. Il a également procédé au lancement des projets d'équipement au niveau de cette commune avec une enveloppe budgétaire de 21,7 millions de dirhams cofinancés par la commune urbaine d'Inezgane et le ministère de l'Intérieur. Il s'agit de 65 projets inscrits dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain, répartis sur le territoire de la commune urbaine d'Inezgane. Le budget leur étant attribué est de 28.069.315,50 de dirhams.
Le gouverneur a aussi procédé au lancement des programmes d'équipement au niveau de la commune urbaine de Dcheira Al Jihadia auxquels a été attribuée une enveloppe budgétaire de 15,5 millions de dirhams. Ont conjointement contribué à leur financement, la commune urbaine de Dcheira Al Jihadia et le ministère de l'Intérieur. Au total, 62 projets, atteignant le coût de 18.653.174,50 de dirhams et qui s'inscrivent dans le cadre de l'initiative nationale pour le développement humain ont été lancés, le même jour et à la même commune. Cette dernière sera dotée d'une infrastructure de grande importance. Il s'agit, en l'occurrence, du centre socioculturel de Dcheira Al Jihadia, dont la pose de la première pierre a été faite par le gouverneur et dont le coût global est d'1.717.000,00 de dirhams, cofinancé par la caisse de l'initiative et la commune.
Trois projets ont, également, vu le jour à la commune urbaine d'Ait Melloul. Il s'agit, bien entendu, des travaux d'équipement de cette commune, avec un coût d'investissement de 188,5 millions de dirhams financés par la commune en partenariat avec le ministère de tutelle, outre 58 projets de l'initiative nationale pour le développement humain avec un coût global de 39.171.580,60 de dirhams. Et le projet de construction de la Maison du Quartier d'Azerou, dont la pose de la pierre inaugurale a été procédée à cette occasion et dont la réalisation nécessite 700.000,00 dirhams attribués par l'INDH.
La province d'Inezgane Ait Melloul a initié, dans le même cadre, le lancement d'une multitude de projets de développement visant l'amélioration des conditions de vie de la population rurale.
Entre autres, l'électrification des quartiers périurbains de Lekliâa à hauteur d'1.707.292,00 de dirhams, financé par l'ONE, l'approvisionnement de la même commune en eau potable nécessitant une enveloppe budgétaire estimée de 43 millions de dirhams, attribuée par la même institution et 65 projets financés par l'INDH à hauteur de 18.207.365,60 de dirhams, s'assignant la dotation des communes rurales d'infrastructures fondamentales et procurant des moyens nécessaires pour contribuer au développement durable.
Les autorités de la province d'Inezgane Ait Melloul, à travers le lancement et l'inauguration de cette série de projets pilotes dotent cette province d'une nouvelle impulsion et lui procurent une nouvelle tendance allant dans le sens d'améliorer son image et dans celui de l'accélération du rythme de son développement en vue de la promouvoir pour jouer le rôle qui lui incombe dans les tissus économique et social au niveau local régional et national.
Par Abdelfattah Aberbri | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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