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La vallée de Draa (Dra)
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Si Moh
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MessagePosté le: Sam Juil 12, 2008 7:39 am    Sujet du message: Re: l'alimentation en eau potable de la ville de Tagounite Répondre en citant

Si Moh a écrit:
Mise en service d'une station de déminéralisation pour l'alimentation en eau potable de la ville de Tagounite

Rabat, 08/07/08 - Le projet de renforcement de l'alimentation en eau potable de la ville de Tagounite a été mis en service par l'ONEP, samedi dernier, indique un communiqué de l'Office national de l'eau potable (ONEP).

Lancé par SM le Roi Mohammed VI à l'occasion de la visite royale dans la province de Zagora en décembre 2007, ce projet d'un coût de 12 millions de dirhams consiste en l'équipement d'un puits et la réalisation d'une station de déminéralisation d'un débit de 5 litres/seconde, ainsi que la pose de 3 km de conduite d'adduction.

Grâce à ce projet, le déficit dû à la sécheresse de ces dernières années est considérablement réduit, permettant ainsi une nette amélioration de l'approvisionnement en au potable de cette ville de 18.900 habitants, souligne la même source.

Dans le cadre de son plan d'action dans la région, l'ONEP mettra en service en 2009 un nouveau puits d'un débit de 6 litres/seconde qui permettra de faire face aux besoins futurs, consolider et sécuriser l'alimentation en eau potable de la ville de Tagounite.

L'ONEP intervient dans la province de Zagora au niveau de la production et de la distribution d'eau potable dans sept centres. Il s'agit des municipalités de Zagora et Agdez et des communes rurales de M'hamed El Ghizlane, N'Kob, Tagounite, Tamgroute et Tazarine, regroupant une population totale d'environ 115.000 habitants.

http://www.map.ma/



Tagounit : La marche de la soif

Mohamed El Hamraoui
04 Juillet 2008


A Tagounit, rendue célèbre par son centre de détention secret, les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Depuis que la canicule s’installe, le rationnement d’eau se fait de plus en plus rare. Reportage.


À la vallée de Kettaoua la sécheresse est bien apparente.


Depuis 2002 la localité de Tagounit souffre d’un problème de raréfaction d’eau potable. La région qui se trouve à 70 Km au sud de Zagora dans la vallée de Ketaoua, une oasis autrefois verdoyante est actuellement sous le joue de la sécheresse et du délaissement.

A plusieurs reprises, les habitants du centre de Tagounit et des Douars environnants, avaient organisé des sit-in de protestation contre le manque d’eau et l’exclusion sociale, notamment de 2002 à 2007. La protestation est montée d’un cran. Le 16 mai dernier, une vingtaine de familles du douar de Tiraf, ont fait une tentative de marche vers la frontière algérienne qui se trouve à 7 Km du Douar.
Selon Jawad Chahid, acteur associatif à Tagounit  : «A plusieurs reprises, les responsables locaux ouvrent le dialogue avec la population, et font des promesses qu’ils ne peuvent pas tenir». Fait nouveau dans cette région délaissée, ce sont les femmes qui ont pris le relais pour protester et intensifier le mouvement de revendication du droit à l’eau, face au mutisme des instances élues et même des représentants de la population. Quelques associations locales, essaient de prendre le relais, en s’impliquant dans des petit projets de développement durable. A Tagounit, rendue célèbre dans les années de plomb par son centre de détention secret, qui n’était qu’un ancien Ksar du pacha El Glaoui, les journées se suivent et ne se ressemblent pas.

Allons nous mourir de soif demain ?

Au moment de la canicule, le rationnement en eau se fait de plus en plus rare. Fixé à cinq litres par personne, elle est distribuée tous les trois ou cinq jours. Au café du village, un thé à la mente coûte 10 DH, une somme exorbitante dans cette région où l’argent n’est pas monnaie courante. Ici tout le monde ne parle que du problème de l’eau. Allons nous mourir de soif demain ? Se demandent les gens ici. Si rien n’est fait dans l’urgence, c’est une vraie catastrophe qui risque de se produire dans cette région, avance Khalid Tahiri, un instituteur en poste à Tagounit.

A quelques kilomètres de là, à la Zaouia de Sidi Saleh, le chemin qui mène vers la place du village est désert. De temps en temps, des silhouettes de femmes vêtues de noir apparaissent portant des bidons d’eau. Pourtant, dans cette région, un important effort de modernisation a été fait. Une route secondaire qui relie Tagounit à Sidi Saleh a été construite, l’électrification et la construction d’un établissement, accueille des centaines d’élèves de l’enseignement public. Pourtant, tout ce travail risque d’être compromis, si le problème d’eau potable continue. A l’école primaire de Beni Sbihe à quelques kilomètres de Sidi Saleh, les instituteurs et les élèves ont déserté l’école avant même la fin de l’année scolaire.

Le manque d’eau et la canicule imposent un calendrier qui n’a rien à voir avec celui de l’administration Centrale. Même l’inspecteur pédagogique, qui vient de la délégation de Zagora, doit faire sa tournée en prenant en compte les aléas de la nature, une tempête de sable qui rend la route dangereuse ou des crues d’oueds qui bloquent les routes pendant les orages A la localité de Tagounit, les journées des habitants sont rythmées au rituel quotidien de l’acheminement de l’eau, du puits à l’entrée du village vers les habitations en pisé. Pourtant, le seul point d’eau foré par la commune, est partagé entre deux garnisons de l’armée, le 34e mahkzen mobile de Tagounit et toute la population locale. 20 centimes le bidon d’eau, c’est le prix à payer à la commune par monsieur tout le monde. Pourtant, les quelques rares touristes occidentaux qui passent dans leurs gros 4X4 vers Mhamid Lghizlan, ne savent même pas pourquoi des centaines de gens se regroupent autour d’un point d’eau jour et nuit, eux qui descendent dans des hôtels avec piscine et baignoires à Zagora.

Depuis 2000, la nappe phréatique descend de plus en plus bas, ce qui se répercute sur la qualité de l’eau. En effet, l’eau de la région de Tagounit est imbuvable, elle est mélangée à des sédiments qui altèrent son goût. Depuis cette date, la commune est obligée d’acheminer l’eau douce par camion citerne et rationaliser sa distribution, une solution que les habitants de Tagounit ne tolèrent plus, au point que des centaines de familles ont immigré vers d’autres villes. Dans des quartiers entiers à Tagounit et Zaouia Sidi Saleh, les maisons sont vides, leurs habitants ont choisi de s’installer à Zagora ou même à Laâyoun en attendant des lendemains meilleurs. Dernièrement, un château d’eau a été construit et du matériel de dessalement de l’eau va être installé. Pourtant, les responsables locaux sont pessimistes, l’opération de dessalage peut ne pas donner de résultats, car le problème est lié à la gestion de l’eau au niveau national.


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MessagePosté le: Sam Juil 19, 2008 8:25 am    Sujet du message: Reportage : La frontière oubliée Répondre en citant

Reportage : La frontière oubliéeAbdellatif El Azizi
11 Juillet 2008


Immigration clandestine, trafics en tout genre et impunité assurée, on parle à profusion des frontières algéro-marocaines d’Oujda. Pourtant, c’est dans le Sud dans la région de Mhamid El Ghizlaine que les trafiquants ont élu domicile. Du haschich, des cigarettes mais on parle aussi de trafic d’armes.


«La véritable question est plutôt d’ordre économique», lâche Moha, un jeune garçon qui vit d’expédients, traquant les rares touristes non accompagnés qui traversent le désert.


Brochettes de bouc et verres de thé à profusion, la légendaire hospitalité des gens du désert n’est pas un vain mot. Les nomades savaient qu’on allait arriver chez eux au coucher du soleil, ils ont alors pris le temps de se préparer à nous recevoir en grande pompe. De Ouarzazate à Tamegroute, la route est particulièrement difficile pour ne pas dire dangereuse même par moments. Jusque-là, on a avalé de la poussière à profusion, le temps n’est guère clément dans ces contrées aux portes du désert et surtout en été. «Ne vous en faites pas, maintenant que vous êtes là, laissez parler le désert.

Il vous dira des choses que vous n’avez jamais entendues et si vous lui faites sentir que vous l’aimez, il vous le rendra bien» s’exclame la mine réjouie notre hôte, un quinquagénaire au visage buriné par le soleil. Poète à ses heures perdues, notre homme est également féru d’oracles, avec la pointe d’un bâton, il trace dans le sable des cercles multiples et n’hésite pas à nous prédire notre avenir. Après avoir partagé ce succulent repas, nous prenons avec nous un jeune nomade qui nous guidera pour retourner sur la route goudronnée qui mène de Tamegroute à Mhamid El Ghizlaine. Avec des températures qui vont parfois jusqu’à 50 degrés, on est obligé de rouler la nuit.

À quelques kilomètres de ce village, le chauffeur a été obligé de s’arrêter pour pouvoir s’orienter, une tempête de sable récente avait complètement recouvert la route.

Misère noire

Quelques kilomètres après Mhamid El Ghizlaine vers la frontière avec l’Algérie, on est obligé de s’arrêter. Malgré la canicule de la journée, les nuits sont plutôt fraîches dans le désert, les discussions à la lumière des torches sont passionnantes et passionnées. «La véritable question est plutôt d’ordre économique», lâche Moha, un jeune garçon qui vit d’expédients, traquant les rares touristes non accompagnés qui traversent le désert. Une cigarette de contrebande au bec, étendu à même le sable, il soupire : «Si j’avais les moyens de voyager, vous croyez que je resterais ici une seconde de plus, il n’y a pas de boulot pour nous, même les boulots les plus ingrats sont occupés par des gens qu’on envoie d’Agadir, Casablanca ou même Tanger.

Pourquoi est-ce-que le travail, les postes administratifs ne sont pas occupés par les gens de la région ? Il y a pourtant bien des diplômés qui chôment malgré toutes les années de scolarité qu’ils ont derrière eux !». La génération du jeune Moha, qui ne veut plus vivre de la culture des dattes ou de l’élevage traditionnel, de chameaux traverse d’ailleurs une crise identitaire qui ne présage rien de bon pour l’avenir de la région.

D’où une complicité avérée et une tolérance par rapport aux trafics en tous genres avec l’Algérie ou même la Mauritanie : le haschich, les drogues dures, le carburant et les clandestins, les armes même, circulent en toute liberté. En raison du sous développement patent et d’une sécheresse endémique, ces trafics tendent aujourd’hui à constituer la principale activité économique de la région. Selon de nombreux acteurs associatifs actifs et même des fonctionnaires en poste à Mhamid El Ghizlaine ou plus au nord vers les limites de la province d’Errachdia, le trafic est en train de prendre des dimensions inquiétantes: le trafic de cigarettes, le vol de chameaux et le haschich qui, lui, traverse en sens inverse la frontière vers l’Algérie, n’est plus le fait de nomades contraints de recourir au trafic pour arrondir des fins de mois difficiles.

La plupart des affaires traitées au niveau de la justice à Zagora révèlent un trafic où les moyens logistiques et matériels énormes utilisés prouvent que la mafia de gros calibre a pris en charge ce no mans land pour en faire une plaque tournante pour les trafics en tout genre. Des véhicules tout terrain dernier cri, les grosses motos et les téléphones cellulaires sont souvent saisis sur les contrebandiers. Il semble que le trafic limité au vol des chameaux et piloté au départ par quelques tribus locales, un pied au Maroc et l’autre en Algérie, est en train de devenir totalement incontrôlable.

Trafics de tout genre

Le garçon qui nous sert de guide nous montre la carcasse d’un véhicule calciné. «Ce sont des trafiquants. Personne ne sait vraiment ce qu’ils transportaient sur ce pikc-up, selon les gendarmes, ces trafiquants de cigarettes étaient sur le point d’intercepter de la marchandise de l’autre côté de la frontière et quand leur véhicule a pris feu, il l’ont abandonné sur place». Les traces des trafiquants sont d’ailleurs bien visibles, cela va des traces de pneus en tout genre qui strient le désert aux déchets de nourriture en passant par l’odeur forte de l’essence qui vient d’Algérie. Dans le désert, de cette frontière jusqu’au Mali, en passant par Tindouf et l’Algérie, des bandes organisées exploitent de juteux commerces. On est à une trentaine de kilomètres de M’hamid, les frontalières entre l’Algérie et le Maroc sont là, en face mais personne n’est capable de dire vraiment où se situent les limites de chaque pays.

Aux maigres effectifs des soldats qui s’ennuient sur ces postes frontières espacés de plusieurs dizaines de kilomètres répondent les patrouilles motorisées des algériens qui passent de temps à autre avec fracas soulevant des nuages de poussière. La frontière est une véritable passoire et les nomades et les chameliers qui vont et viennent des deux côtés avec une facilité déroutante semblent très peu se soucier du tracé des frontières. Jusque là, rien de bien méchant, toutes les frontières sont souvent le lieu de prédilection de la contrebande. Ce qui l’est moins, c’est la présence de trafics d’armes de plus en plus visible dans la région. Le mot est tabou, les langues se délient difficilement mais, chacun sait que le désert parle aussi trafic d’armes. Du moins, si la population sait que les armes traversent la frontière, personne ne sait vraiment à qui elles sont destinées.

Aux barons marocains de la drogue, à des jihadistes proclamés ou tout simplement pour l’usage défensif des tribus nomades qui cherchent à se protéger et sécuriser leur bétail contre les pillards du désert ? «Certes, je n’ai pas eu le loisir de constater de mes propres yeux la réalité de ce trafic mais qui peut dire quelles marchandises, les trafiquants convoient dans leur véhicules bâchés. Dans la région, la réalité des armes qui traversent la frontières est un secret de polichinelle.

Ce qui m’inquiète le plus, c’est que personne n’est en mesure de préciser exactement où vont ces armes et à qui elles sont destinées. De plus, nous sommes dans une région où les touristes arrivent en masse, il est inconcevable que des gens aillent et viennent des deux côtés de la frontière sans contrôle et en toute impunité», rappelle Sbaï Labass, un fils du terroir qui tient un établissement touristique dans la région. L’homme sait de quoi il parle .

A M’hamid EL ghizlane, Labbas Sbaï, médecin et hôtelier est connu pour avoir été traîné devant la justice en 2006 parce qu’il avait dénoncé à l’époque les autorités qui tolèrent, dans un silence complice, le trafic de chameaux, de cigarettes et de haschich dans cette zone-frontière entre le Maroc et l’Algérie. A l’époque, on ne parlait pas encore vraiment de trafic d’armes. Jusqu’à présent, dans le sud, les rares affaires qui ont défrayé la chronique judiciaire portent sur des saisies d’armes individuelles comme la fameuse affaire du fusil Fal saisi chez un agent des forces auxiliaires à Laâyoune en 2007.

Une enquête des services de sécurité faisant état de l’introduction d’armes au Maroc à travers la Mauritanie, une dizaine d’intervenants dont un caporal des Forces auxiliaires et un complice mauritanien, qui lui a procuré des armes à feu en provenance de la région «Zouerate» en Mauritanie, avaient été neutralisés. Mais, depuis, cette affaire a été étouffée. Toutes les affaires traitées d’ailleurs par les enquêteurs ne concernent bizarrement que les acheteurs. Rien que du menu fretin en somme.

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MessagePosté le: Ven Juil 25, 2008 6:59 am    Sujet du message: Zagora : Lancement de plusieurs projets de développement Répondre en citant

Zagora : Lancement de plusieurs projets de développement

Plusieurs projets de développement ont été lancés dans la province de Zagora, dans les domaines de l’eau potable, du tourisme, de l’agriculture et de l’enseignement.


Dans le cadre des festivités marquant la Fête du Trône, le gouverneur de la province de Zagora, Ali Biougnach, a procédé au lancement des travaux de mise à niveau du centre de la Commune rurale de Tamezmout et à l’inauguration de Dar Attalib (Maison de l’étudiant), financés respectivement par le budget provincial et l’INDH.

Outre l’inauguration d’une salle multifonctionnelle dans la commune rurale d’Afra, le gouverneur a procédé au lancement d’un projet d’adduction d’eau potable au douar Zaouit Azdin et d’un autre projet relatif au renforcement du réseau d’eau potable en faveur des douars de Roudat et Borj (commune rurale de Tansift).

Mercredi 23 juillet, il est prévu le lancement des travaux de construction d’un Palace qui vise à renforcer l’infrastructure hôtelière de la province, pour un coût global de 57,5 millions DH, ainsi qu’un projet d’aménagement du boulevard Mohammed V pour un montant de 4 millions DH, assurés par le conseil régional de Souss-Massa-Drâa.

Pour sa part, la commune rurale de Tamegroute verra jeudi 24 juillet, le lancement du projet de réparation des seguias dans le douar d’Aït Issa Oubrahim.

À Mhamid El-Ghizlane, le gouverneur donnera le même jour le coup d’envoi aux travaux de réparation et de renforcement du seuil de déviation des seguias de Talha, M’hamid et Ouled Mhia.

Plusieurs projets relatifs à l’infrastructure agricole seront présentés vendredi 25 juillet, à Ternata, dont les travaux d’aménagement de seguias et de Khettaras.

Dans le cadre de la 2ème tranche du Programme national des routes rurales, il sera procédé le 28 juillet courant au lancement du projet d’aménagement de la route nationale reliant la route régionale 108 et le siège de la commune rurale de Tamezmout sur une distance de 14 km.

De même, la commune d’Ait Oullal bénéficiera de la réalisation d’un projet d’électrification de plusieurs douars et de l’inauguration d’un établissement d’enseignement primaire, alors que dans la commune rurale de Rouha, il sera procédé au lancement du projet d’approvisionnement des douars Mansouria et Tamazirt en eau potable.


Le 24-7-2008
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MessagePosté le: Mer Juil 30, 2008 4:34 am    Sujet du message: Photos de la région Répondre en citant







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