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naim
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MessagePosté le: Ven Déc 14, 2007 6:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Nouvelle édition: ''Maroc, deux passions, une mémoire''

"Maroc, deux passions, une mémoire" est l'intitulé d'un ouvrage paru jeudi à Paris aux Editions "Place des Victoires".




Ce livre d'art et de paroles évoque la richesse culturelle et artistique du Maroc à travers la collection de Paul Dahan, spécialiste de l'art juif marocain, et celle de Khalid El-Gharib, propriétaire de la "Khalid art gallery.

Cet ouvrage porte le poids d'une mémoire perdue qui se retrouve, celle du Maroc où Musulmans et Juifs étaient côte à côte dans la vie et dans l'art.

Par leur conversation "singulière", les deux collectionneurs tracent un chemin vers la mémoire du Maroc qui reste encore intacte dans ces objets d'art façonnés avec amour et recueillis aujourd'hui dans un même élan. La diversité, la tradition et le partage s'expriment dans cet artisanat particulièrement riche et créatif.

Tous deux nés à Fès, Khalid El-Gharib et Paul Dahan invitent les lecteurs à partager l'aventure de leurs collections. Le premier, antiquaire à Marrakech, et le second, fondateur du Centre de la culture judéo-chrétienne à Bruxelles, ont recueilli une mémoire commune et créé la leur.

Transmettre ce qui est reçu en s'attachant autant à la perpétuation de l'esprit qu'à la sauvegarde des oeuvres est le message émouvant de cet ouvrage.

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MessagePosté le: Jeu Déc 27, 2007 4:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ouvrage collectif : ''Femmes et éducations dans la région méditerranéenne''

"Femmes et éducations dans la région méditerranéenne" est l'intitulé du nouvel ouvrage collectif que les chercheurs Fatima Sadiqi et Moha Ennaji, viennent de publier aux éditions "Sipama".



Publié en marge du colloque international organisé récemment à Fès sous le thème "les codes de la famille dans le monde musulman : perspectives comparatives", l'ouvrage, qui comprend un ensemble de chapitres motivés par l'intérêt grandissant pour les études de genre et l'éducation, explore divers aspects du rapport entre femmes et éducation dans une perspective comparative.

Selon les universitaires Fatima Sadiqi et Moha Ennaji, le but essentiel est de poser la problématique de la femme-éducation dans son contexte le plus large et de soulever des questions relatives notamment à "la relation entre l'éducation et la femme", "l'éducation, l'indépendance intellectuelle de la femme" et le "rôle de la femme dans l'acquisition de la langue dite mère".

Ce collectif est un forum unique et une occasion exceptionnelle d'assouvir la curiosité intellectuelle des lecteurs, étudiants, professeurs et experts de la société civile, ainsi que des décideurs.

Fatima Sadiqi compte à son actif plusieurs publications dont "grammaire du berbère", "Introduction à la linguistique moderne", "Applications de la linguistique moderne", en plus d'un nombre considérable d'articles dans des revues spécialisées marocaines, européennes et américaines.

Professeur de linguistique à l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès et directeur de la revue internationale "Langues et Linguistique" paraissant au Maroc depuis 1998, Moha Ennaji est l'auteur de plusieurs articles et ouvrages sur l'identité culturelle, la langue, l'éducation, l'immigration et la société civile. Parmi ses ouvrages, citons notamment "la Grammaire de l'Amazigh", "la Grammaire de l'arabe marocain" et "Société Civile, Genre et Développement Durable".

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MessagePosté le: Lun Déc 31, 2007 6:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Nouvel ouvrage en images et textes de Robert Chastel sur Casablanca

Le gérontologue Robert Chastel, et féru de l'histoire du Maroc, vient de publier un nouvel ouvrage intitulé "Archives photographiques, Casablanca 1900-1912".



Il s'agit d'un mélange d'images, anciennes et moins anciennes, sur différents âges de la ville, assorties de légendes et de textes qui aident à la compréhension de l'histoire.

Comme le dit l'auteur lui-même dans l'avant propos, "Casablanca n'est pas née en 1900". Son oeuvre est un résumé de l'histoire de la ville depuis "l'antique Anfa, fondée au XIè siècle", sachant qu'"on ne peut comprendre le présent sans faire appel au passé".

Chastel précise avoir eu l'idée de son ouvrage en constatant, chez les lecteurs de son précédent titre, "Histoire de Casablanca des origines à 1952", paru en 2006, un "engouement réel" pour son contenu photographique.

"Aussi, je propose, dans cette version +Casablanca 1900-0912+, une illustration qui soit la mémoire visuelle, cinématographique de cette passionnée citée "qui avait, en ce segment de temps, traversé une "période prodigieuse à plusieurs titres" illustrant "les fringales des puissances coloniales européennes, qui feront tout pour faire trébucher le Marocà".

Chastel propose, dans son ouvrage, un défilement de scènes et d'images d'hommes et de femmes qui, par leurs costumes, leur aspect général et leur cadre de vie, renvoient à leurs différentes époques.

En épilogue, l'auteur livre ses sentiments à l'égard de ce Casablanca qui avait enjambé ses remparts "moyenâgeux" pour devenir "la porte ouverte du Maroc sur l'Occident".

"Atypique par son histoire décousue et ses extravagances, caractérielle pour avoir trop de caractère, elle ne peut laisser l'historien indifférent. Si on dit le Grand Casablanca, on déclinera les amours casablancaises : sa vraie constance, comme la nôtre, est de souvent changer", écrit-il.

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MessagePosté le: Sam Jan 12, 2008 6:27 pm    Sujet du message: Récit : Histoire d'une illumination Répondre en citant

«Sur la voie d'Ibn Al-‘Arabi, les révélations de Fès et Marrakech » de Mehdi de Graincourt



«Ibn al-Arabi fut un témoin et un acteur majeur de la recherche théologique et mystique. Il sut en son temps rapprocher les deux grands courants de l'Islam, exotérique et ésotérique, jusqu'alors en conflit.

Il enseigna que le Judaïsme est la religion de l'espoir, le Christianisme la religion de l'amour et l'Islam la religion de la foi», écrit Jibraîl Mandel Khân, chef d'une confrérie soufie en Italie, écrivain et professeur multidisciplinaire, en guise d'introduction à ce beau livre, édité chez Senso Unico sous le titre « Sur la voie d'Ibn al-‘Arabi, les révélations de Fès et de Marrakech » et signé Mehdi Graincourt.

Issu d'une famille de l'ancienne noblesse française, psychanalyste disciple de Jung, Mehdi de Graincourt est né au Burkina Faso de parents voyageurs. Son intérêt pour la spiritualité et le mysticisme le conduit à effectuer de nombreuses retraites de méditations et de recueillement à la manière des soufis dans le silence des monastères comme dans les mosquées ou des synagogues, là où il a le sentiment d'être proche de Dieu, indifféremment de la religion.

Ce qui le conduit tout naturellement à la découverte d'Ibn al-Arabi dont il devient le disciple. D'où cet ouvrage conçu comme une biographie romancé du grand mystique andalou du 12e siècle. Mehdi de Graincourt et persuadé d'être guidé et inspiré par le maître lui-même : « L'écriture de ce livre a une longue histoire, depuis qu'Ibn al-Arabi s'est présenté à moi en rêve, il y a environ vingt ans. C'est lui qui m'a entraîné au Maroc où, comme il me le demandait, j'ai rédigé un premier ouvrage, Mehdi, l'initiation d'un soufi». C'est donc sous la dictée du maître que Mehdi de Graincourt, en secrétaire docile et obéissant, rédige ces pages.

Nous n'avons pas d'autres choix que de le croire, et de croire aussi que c'est la voix du maître qui s'adresse à nous à travers ce texte. D'où la narration à la première personne du singulier où Ibn al-Arabi en personne se raconte, raconte son enfance, son cheminement mystique, mais surtout nous plonge dans son époque, terrible époque, une fin d'époque faite de violence sur fond de déclin et de décrépitude de la brillante civilisation musulmane d'Andalousie. C'est aussi une période d'interrogation et d'inquiétude angoissante sur le sort de l'Islam et des musulmans partagés entre plusieurs petites royautés de plus en plus affaiblies par des guerres intestines et cernées par les royaumes chrétiens menaçant et de plus en plus téméraires.

Nous sommes au 12e siècle, le pouvoir des Almoravides qui avait élargi sa domination en Andalousie, en déclinant, a cédé la place aux Almohades dont l'intransigeance dogmatique et sectaire ajoute à la confusion générale, conduisant au cours du siècle à la disparition l'un après l'autre des royaumes musulmans.

C'est dans cette atmosphère oppressante qu'est né Ibn al-Arabi en 1165, et dans cette même atmosphère désormais qu'il lui sera donné d'évoluer à travers le reste de Dar al Islam, en Syrie particulièrement où il s'établit et où la menace mogole, celle qui mettra fin à la grande civilisation arabe, se fait de plus en plus précise.
On retrouve cette atmosphère tout au long de ce livre où par de brèves allusions, l'auteur nous met dans les dispositions mentales et psychologiques de la société andalouse de l'époque qu'on devine rongée par l'angoisse terrible des lendemains incertains, terreau fertile pour le retour en force de toutes les superstitions, de toutes les croyances irrationnelles et magico-religieuses dans une société qui cultive le rationalisme, l'amour pour la philosophie, les sciences et les belles lettres.

Loin d'être un traité d'histoire, le texte de Graincourt se veut une chronique d'une vocation mystique, ce que les soufis appelle la Voie, de l'un des plus grands d'entre eux, Ibn al-Arabi. On n'est plus en présence d'un homme ordinaire que la piété et la ferveur mystique gagnent au fil de l'âge, mais d'une prédestination, d'une élection à la prophétie : « Soudain, un ange sorti de la lumière s'avança vers moi et (les diables) repoussa. C'était un être d'une grâce et d'une beauté indicible (…) Je voulus le toucher, il n'avait pas de consistance. Soudain, les diables revinrent, et se jetèrent sur moi (…) Cela ne dura pas, car l'ange leva vers eux un glaive et les écarta (…) alors l'ange s'approcha tout près de moi, je sentais son souffle sur mon visage (…) il me sourit avec un amour immense . « Qui es-tu ? », lui demandais-je. Il répondit : « Je suis la sourat Ya Sin, je te protège ! Allah a pour toi d'autres desseins que de mourir. »

Le livre foisonne de ces péripéties où Ibn al-Arabi tutoie les anges et les diables, les prophètes et les saints, et dans l'intermède, fait des miracles, parle aux animaux et aux arbres, soigne les lépreux rien qu'en passant sa main sur leur tête ou en lisant une sourat du Coran. Chez Graincourt, notre soufi est une sorte de croisement entre Moïse, Jésus et Mohammed. Face à un tel prodige, Ibn Ruchd, son contemporain, n'avait qu'à aller se rhabiller.

Voici un dialogue entre les deux hommes : Ibn Ruchd : « Toi qui es sur la Voie, toi qui a reçu de Dieu l'illumination, dis-moi si ce que tu as découvert est semblable au résultat de mes longues recherches ». Ibn al-Arabi : « Oui et non ! Entre le oui et le non, les esprits s'envolent des corps. Oui, car celui qui a compris par la spéculation de l'esprit appréhende Dieu tout comme celui que Dieu a éclairé de sa lumière. Mais non car la connaissance du philosophe disparaît avec la mort de son corps, tandis que celui qui a reçu l'illumination est déjà dans le monde divin et ne meurt jamais ».

C'est un Ibn al-Arabi bien pauvre et en somme bien décevant dont Mehdi de Graincourt veut nous convaincre, un Ibn al-Arabi tel qu'il est galvaudé par les « livres jaunes » qui jonchent les étalages dans les souks populaires et que colportent les saltimbanques des halqa de Jamâa Lafna depuis des siècles.
L'humaniste qu'il fut, l'homme de paix et d'ouverture sur les autres religions ; de la transcendance spirituelle sur les contingences de la vie est totalement absent dans ce livre.
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Qui est De Graincourt ?
Mehdi de Graincourt est né au Burkina-Faso de parents voyageurs, l'auteur est issu d'une famille de la noblesse française que Proust évoque dans sa “Recherche du temps perdu”. Le monde a donc été son berceau, et son éducation à l'ancienne s'est faite dans un univers cultivé et lettré. Il poursuit ses études supérieures à Paris, licence d'audiovisuel, maîtrise d'Allemand puis de psychologie, Son intérêt pour la mystique le conduit à effectuer de nombreuses retraites spirituelles, aussi bien dans le silence et le recueillement des monastères qu'au cœur de l'existence, au plus proche des êtres, dans la Cité des morts du Caire, où il rencontre Sœur Emmanuelle et Naguib Mahfouz.

Sa découverte d'Ibn Arabi le pousse à venir s'installer au Maroc. Devenu “Mehdi” par un acte officiel, il y rédige son premier livre, sous l'influence du shaykh al-akbar, invisible, qui lui-même a séjourné dans cette ville, au XIIe siècle.


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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2008 8:07 am    Sujet du message: Répondre en citant

Parution
«Quand partent les cigognes»

Ali Amraoui signe son premier roman chez l'Harmattan
Publié le : 20.01.2008 | 14h34

Ali Amraoui vient de publier un roman intitulé "Quand partent les cigognes", qui est le récit d'une idylle entre Majid, marocain, et Dalila, algérienne, deux lycéens, voisins et amis d'enfance, avant l'indépendance de l'Algérie, époque où de nombreuses familles algériennes avaient trouvé refuge à Oujda, ville frontalière.

Le livre est aussi une promenade dans le Maroc oriental, sur une période qui va de 1956 à 1968. Pendant ces 12 années, nous suivons Majid dans un parcours qui le mènera de Jerada à Debdou puis à Taourirt, pour finir à Oujda, au gré des affectations de son père, fonctionnaire. Chemin faisant, l'auteur dessine à grands traits, par touches successives, un portrait attachant de la région orientale du Maroc et de sa capitale. Amraoui restitue l'image d'une ville où il faisait bon vivre, où cohabitaient en bonne harmonie toutes les communautés.

Au passage, il évoque, en les survolant, les grands événements qui ont marqué l'époque, et qui constituent, telle une toile de fond, autant de repères historiques. Ce roman (244 pages), publié aux éditions l'Harmattan, rappellera de bons souvenirs aux lecteurs qui ont connu ce temps-là, qu'ils soient ou non de la région.

Les enfants de l'Oriental se remémoreront avec nostalgie les sirènes de Jerada, les halqas de Bab Sidi Abdelouhab à Oujda et retrouveront des noms familiers comme l'école Sidi Ziane, le lycée Abdelmoumen, le cinéma Vox ... Les plus jeunes en sauront plus sur un temps qui n'est plus. D'une plume alerte, l'auteur nous raconte, non sans humour, une histoire agréable qui se lit d'une traite. Ali Amraoui raconte Majid Bentaleb - ou est-ce l'inverse - avec un tel réalisme, et une telle sensibilité, que les personnages ne nous semblent pas étrangers. On arrive à leur donner un visage, et, pour un peu, on croirait qu'on les connaît. Les moments forts, nombreux dans le récit, sont marqués d'une forte charge émotionnelle. Le burlesque et l'inattendu ne sont pas absents, comme l'incroyable épisode de l'église de Jerada. Résident en Europe, Amraoui signe ici son premier roman.

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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2008 5:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un dictionnaire des mots français d'origine arabe

Un dictionnaire des mots français d'origine arabe, réalisé par le journaliste et romancier algérien Salah Guemriche, vient de paraître dans les Editions du Seuil (Paris).



D'abricot à zéro, en passant par d'autres mots comme algèbre, alcool, bougie, café, chimie, douane, magasin et zénith, ce dictionnaire, publié avec le concours du Centre national du livre, retrace l'histoire de près de 400 termes, à travers leur étymologie, leur évolution orthographique et leurs usages anciens et modernes.

Agriculture, zoologie, astronomie, botanique, médecine, mathématique, gastronomie ou pharmacie, tous les domaines du savoir ou de la vie quotidienne sont touchés par ce métissage linguistique vieux de plusieurs siècles.

Agrémenté d'une anthologie de textes allant de Rabelais à Houellebecq, cet ouvrage, le premier du genre, est "d'une valeur éducative exceptionnelle", comme le souligne dans sa préface Assia Djebar, de l'Académie française.

"Ce livre peut s'avérer d'un apport précieux pour le grand débat pédagogique- avec son urgence actuelle - de ce qu'on appelle sommairement +l'insertion+, ou +l'intégration+ des enfants de l'immigration, et cela pour réussir leur scolarisation à toutes les étapes de l'enseignement public", écrit-elle.

En introduction de son ouvrage, Salah Guemriche estime qu'il y a deux fois plus de mots français d'origine arabe qu'il y a de mots d'origine gauloise, une vérité que même les instituteurs et pédagogues ignorent, selon lui. L'auteur se réfère ici à un mini-sondage réalisé auprès d'une dizaine de professeurs de lettres qui révèle que "c'est à peine si algèbre, chiffreà et couscous ont eu l'honneur d'être identifiés comme +arabes+".

"La langue française a toujours été ma résidence secondaire, voire ma résidence tout court", confie cet écrivain d'origine algérienne qui vit en France depuis trente ans.

"Dans cette langue, j'ai trouvé gîte et couvert, et qu'est ce que j'apprends? Que j'y avais aussi mes racines! Certes, des racines éparses, et si ténues, parfois occultes, longtemps occultées, dénaturées, méconnaissables mais profondes, mais réelles", explique-t-il.

Salah Guemriche, qui a passé quatre ans à rédiger ce dictionnaire, est également l'auteur d'autres ouvrages dont "Un été sans juillet", "L'Homme de la première phrase" et "Un amour de djihad" (un roman historique sur la bataille de Poitiers).

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Source: menara.ma
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MessagePosté le: Jeu Jan 24, 2008 5:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

"Sur ma mère'': nouveau roman de Tahar Ben Jelloun



"Sur ma mère" est l'intitulé du nouveau roman de l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun, paru jeudi en France aux Editions "Gallimard".

Dans ce roman de 270 pages, le Prix Goncourt 1987 pour "La Nuit sacrée" raconte comment sa mère a succombé à la maladie d'Alzheimer et réinvente sa vie à partir de bribes qu'elle lui avait racontées, tout en témoignant de sa décrépitude mentale et physique.

L'auteur de "La nuit sacrée" et "Le racisme expliqué à ma fille" est l'écrivain francophone le plus traduit dans le monde. Ainsi, "L'Enfant de Sable" (Seuil 1985) et "La Nuit sacrée" ont été traduits dans 43 langues dont l'anglais, l'espagnol, l'allemand, le lithuanien, le vietnamien, le hindi, l'hébreu, le japonais, le coréen, le chinois, l'albanais, le slovène et l'arabe.

Best seller en France, en Italie et en Allemagne, "Le racisme expliqué à ma fille" a été, quant à lui, traduit en 33 langues dont les trois langues principales d'Afrique du Sud (l'afrikaan, le siwswati et l'ixixhosa), le bosniaque et l'esperanto.

L'écrivain marocain avait été fait en 2007 Officier de la Légion d'Honneur par le président français Nicolas Sarkozy et Chevalier de la Légion d'Honneur en 1988 par l'ancien chef d'Etat français François Mitterrand.

Il est récipiendaire de plusieurs prix, dont le Prix IMPAC à Dublin en juin 2004, décerné par un jury international après une sélection faite par 162 bibliothèques et librairies anglo-saxonnes.


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Source
: menara.ma
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MessagePosté le: Lun Jan 28, 2008 4:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quelque 2.000 titres marocains exposés au salon international du livre du Caire

Le Caire : Quelque 2.000 titres marocains, dont cinq cents nouvelles publications, sont exposés au 40-ème Salon international du Livre du Caire, ouvert mercredi.

Outre les publications des départements de la culture et des affaires islamiques, participent également à ce salon huit maisons d'édition : Dar Ettaqafa, Dar Toubqal, Ifriquia Esharq, Dar Lamane, Dar El Madaris, Dar El Moltaqa, Dar El Harf et Ezzamane.

Côté sujets, les ouvrages exposés traitent du patrimoine, de la critique, des études littéraires, de l'Histoire et de la littérature aux côtés du roman, de la poésie et des essai théologique, linguistique et philosophique.

Le stand marocain affiche également des oeuvres traduites en langue arabe, notamment à partir des langues espagnole, française et anglaise.

Participent à ce salon, ouvert sous la présidence du Président égyptien Hosni Moubarak, quelque 743 éditeurs, dont 522 égyptiens, 178 arabes et 28 de divers autres pays du monde.

Le ministère égyptien de la culture a choisi cette année les Emirats Arabes Unis comme invité d'honneur et l'écrivain égyptienne Soheir Al-Qalamaoui comme "Personnalité culturelle" du salon pour avoir été l'initiatrice de cette manifestation et la présidente de sa première édition.

Le programme de l'édition 2008, qui coïncide avec le 40ème anniversaire du lancement du Salon en 1969, comporte un séminaire sur la question des droits d'édition et de publication et des débats thématiques sur l'eau et l'énergie au Moyen-Orient, le nucléaire civil et la propriété intellectuelle, ainsi que diverses activités artistiques.

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Source : emarrakech.info
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MessagePosté le: Mar Jan 29, 2008 11:45 am    Sujet du message: Salon International de l’Edition et du Livre (S.I.E.L) Répondre en citant

Salon du Livre
La France au SIEL
Des écrivains de renom seront présents à cette 14e édition




La 14e édition du Salon international de l'édition et du livre (SIEL) aura lieu du 08 au 17 février 2008 à la Foire internationale de Casablanca. C'est ce qui a été annoncé hier lors d'une conférence de presse organisée par le ministère de la Culture.

Cette édition, la première sous la houlette de la nouvelle ministre Touria Jabrane, aura pour thématique générale «La lecture en fête».
«Notre objectif à travers cette manifestation est de rapprocher le livre des citoyens», a lancé le directeur du SIEL, Rachid Jebouj. C'est ainsi que 578 exposants représentant 44 pays, dont la France comme invité d'honneur, feront de la Foire internationale un espace bariolé de livres.

La participation de la France à ce rendez-vous culturel, devenu incontournable, se traduira par l'organisation de tables rondes sur la littérature de ce pays, la présentation des éditions les plus récentes et surtout par la présence d'écrivains français, à leur tête Gilles Leroy, Prix Goncourt 2007.

Par ailleurs, plusieurs écrivains marocains feront part à cette 14e édition du SIEL, dont le budget est estimé à 8 millions de dirhams. Il s'agit entre autres de Abdelatif Laâbi, Tahar Benjelloun et Mohamed Bennis. Ce n'est pas tout, «des hommages seront rendus à nos intellectuels, notamment à Abdellah Rajea».
Le jeune public trouvera également sa place dans ce Salon puisqu'un stand lui sera dédié. «On a concocté un programme joignant les valeurs de la lecture et le plaisir de l'animation à travers des ateliers animés autour du livre», expliquent les organisateurs.

Comme à l'accoutumée, une journée sera consacrée aux professionnels de l'édition afin de débattre de l'industrie du livre et des mécanismes susceptibles d'améliorer sa progression.

Dans le souci d'associer Casablanca au SIEL, plusieurs soirées artistiques seront organisées dans les différents coins de la ville.
«Des soirées musicales animées par des artistes marocains et des pièces de théâtre seront jouées dans les différents centres culturels de Casablanca. C'est donc toute la ville qui sera en fête», affirme Mohamed Bahjaji, représentant du ministère de la Culture.

LE MATIN
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MessagePosté le: Sam Fév 16, 2008 10:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le petit futé publie une nouvelle édition de son guide sur le Maroc

Rabat : La 8-ème édition du Petit futé Maroc 2008-2009 vient d'être publié, en proposant 203 photos, 26 cartes et plans et 610 pages quadri.

Ce guide de voyage sur le Royaume se décline en 11 parties, portant entre autres sur des fiches techniques, des monographies et des informations utiles sur les différentes régions du Royaume, dont les provinces du sud.

Depuis l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc semble s'orienter vers une " franche ouverture de son territoire à la gente touristique ", estime l'équipe de rédaction de l'ouvrage, notant que le Royaume se dote de moyens importants pour augmenter sa capacité hôtelière.

Dans ce pays qui "a un réel potentiel touristique avec d'incontestables atouts à faire valoir", on retiendra la qualité de l'accueil des Marocains, souligne-t-on d'emblée dans une note de présentation, "car si les hommes passent, les sensations demeurent: des couleurs du Moyen Atlas à la fraîcheur d'Essaouira, de la magie de Marrakech à Rabat la moderne".

Le guide s'arrête également sur la diversité des reliefs, des paysages et des climats, et sur les mélanges de populations.

Le Maroc change tout doucement, en conciliant les traditions avec les exigences du monde moderne, relève l'équipe de rédaction, estimant qu' on "ne saurait conseiller une région plutôt qu'une autre au voyageur pressé tant chacune est spécifique (...). Pour bien faire, il faudrait pouvoir visiter le pays plusieurs fois, à des saisons différentes, car certains paysages changent du tout au tout selon la période de l'année".

Lancés en 1992, les Country guides du petit Futé sont des guides de voyage sur les pays étrangers.

Lancée au rythme d'une nouveauté par mois, cette collection ne cesse d'investir de nouveaux horizons et propose encore des destinations sur lesquelles aucun guide n'existe.

Après 16 ans de travail et 193 destinations (dont 77 exclusives), les Country Guides constituent aujourd'hui la plus importante collection francophone en nombre de titres.

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Source : emarrakech.info
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MessagePosté le: Mer Fév 20, 2008 10:27 am    Sujet du message: Livre Répondre en citant

Les Marocains lisent peu

Manque d'infrastructures, prix élevé… ce seraient là les raisons de la crise



«La lecture est un choix et un acte volontaire qu'il faut transformer en un geste quotidien », telle est la conclusion de la table ronde tenue le week-end dernier au Salon international de l'édition et du livre.

Un évènement qui a permis aux différents acteurs de repenser la situation de la lecture au Maroc, une occasion pour nous aussi de faire un état des lieux sur la lecture dans notre pays.

Selon les chiffres, l'édition a connu un saut notoire à partir des années 90 avec la publication de 1.200 titres, dont 60% en langue arabe et le reste en Français. Bichr Bennani, responsable des éditions Tarik, avait déclaré lors d'une rencontre organisée au SIEL que le Maroc comptait actuellement une soixantaine de maisons d'édition, mais seule une vingtaine « assure une production régulière » d'une moyenne de 125 titres par an.
Des chiffres qui dévoilent la situation pitoyable du livre chez nous. Cette réalité a déjà été maintes fois déplorée par les responsables ministériels, les professionnels de l'édition et pleurée par les auteurs qui, eux, continuent malgré tout à créer. Les raisons multiples sont répertoriées. Faible pouvoir d'achat en rapport à une tarification trop élevée des livres, mais aussi manque de pédagogie d'apprentissage et une quasi absence d'espaces visant la promotion de la lecture sont les raisons les plus citées.

Mais que faire pour réconcilier le grand public avec le livre? Il s'agit là d'un travail de longue haleine comme le reconnaissent les professionnels du secteur, mais pas impossible. Amine Debbagh, libraire distributeur, exprime son optimisme. «Les Marocains montrent un intérêt pour le livre, il faut juste accompagner cet intérêt avec des actions concrètes.

Dorénavant, il ne suffit plus de se plaindre et de rester les bars croisés, il faut fournir plus d'efforts en instaurant une politique du livre et en communiquant et informant sur cette source du savoir». Ainsi, il faut faire le point sur le type de lecture à promouvoir à l'école et à l'université ; deux espaces qui doivent jouer le rôle de passeur. Cependant, le problème qui se pose est que les programmes scolaires ne donnent pas d'importance à la matière «lecture». Nadia Essalmi, éditrice «Maison d'édition Yomad», propose une solution « J'ai souvent eu l'occasion de discuter avec des enseignants à ce propos en leur suggérant de créer des bibliothèques de classe qui leur coûteraient zéro centime. Ils n'ont qu'à demander à chaque élève de ramener un livre de son choix, qu'il achètera chez le bouquiniste, et monter ainsi une bibliothèque de classe. » Cependant, la crise du livre passe aussi par un manque d'hommes et d'espaces adéquats. En effet, ces facteurs sont considérés comme un véritable obstacle pour la lecture. L'espace de lecture est tout aussi nécessaire qu'indispensable. Mais à côté, il faut des professionnels de la pédagogie d'apprentissage.

En plus de cela, les espaces de lecture devraient accueillir des spécialistes dans le but de familiariser les petits avec la lecture et rapprocher les grands des auteurs.
Amine Debbagh, directeur de Libredis, insiste sur le fait de transformer les librairies en un espace vivant d'échanges et d'animation littéraire.
Outre les infrastructures, on avance beaucoup le facteur économique comme étant une des causes qui explique le peu d'intérêt pour la lecture, mais pas pour Hassan El Ouakhchachi, éditeur et distributeur. Ce dernier pense que le prix, en lui-même ne dissuade pas le lecteur. « Ce n'est qu'un prétexte que les gens donnent pour justifier leur indifférence au livre», soutient-t-il.
En effet, le livre, quel que soit son prix, sera toujours trop cher tant qu'il n'aura pas de valeur aux yeux du citoyen, et tant qu'il ne fera pas partie des choses auxquelles on accorde de
l'importance.
Loin du problème du prix et des bibliothèques, le mal du livre au Maroc résulte de l'absence de tradition de lecture. «Nous sommes un peuple de tradition plutôt orale et non écrite. Nous vivions donc une phase de transition. Nous passons de l'oral vers l'écrit. Le livre reste le produit par lequel cette transition devrait passer», déduit Nadia Essalmi.

«Faire aimer la lecture» ne peut pas être qu'un simple slogan. C'est un travail de tous les jours qui nécessite moyens et savoir-faire.
Enfin, il ne faut pas oublier qu'en ouvrant un livre, on livre un monde, voire plusieurs mondes où priment les connaissances et les valeurs.

Le livre vs Internet

La révolution numérique a permis un accès plus simple et plus aisé à la connaissance, mais réussira-t-elle à détrôner le livre ? Nadia Essalmi nous répond « Personnellement, je n'y crois pas du tout. Cela fait des années que l'on prédit la mort du livre, d'abord par l'arrivée du cinéma, la télé, la radio…et maintenant l'Internet.

Le livre est en plein essor dans le monde entier. Rien ne remplacera la page. » Elle ajoute que le livre reste le compagnon fidèle qu'on peut trimballer partout. Le toucher du livre n'est pas celui du métal glacé de l'ordinateur. Le livre restera le seul à avoir le pouvoir, une fois dans notre lit, de nous transporter vers le monde des songes.
Le livre est ce petit objet qui développe l'imagination et éveille les sentiments.

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MessagePosté le: Sam Fév 23, 2008 11:04 am    Sujet du message: Répondre en citant



«La Femme dans les proverbes marocains» de Mounia Belafia

Cite-moi tes proverbes, je te dirai qui tu es. Que fut la société marocaine à travers sa longue et tortueuse histoire, Quelles sont ses représentations d'ordre culturel ? Quels sont ses peurs, ses fantasmes ?

Les démons qui peuplent son imaginaire collectif ? Rien de mieux que les proverbes, de tout temps le creuset de la sagesse populaire, pour nous renseigner sur le sujet.

C'est ce à quoi s'est attelée la jeune journaliste Mounia Belafia, dans son tout nouveau livre édité en langue arabe chez Toubkal, sous le titre «Al Mar'atou fi al amthali al maghribiati» (La Femme dans les proverbes marocains).
Vous l'avez compris, la préoccupation de Mounia Belafia est bien précise : Il s'agissait pour elle de mettre en exergue les représentations de la femme dans l'imaginaire collectif marocain à travers ses productions proverbiales durant des siècles.

Pour l'auteur, le proverbe est tel un concept, il résume «des représentations qui se réfèrent à un système de pensée et à une culture donnés». C'est le cas des proverbes qui prennent la femme pour objet. «C'est cette dimension qu'a le proverbe -écrit l'auteur- qui nous incite à essayer de comprendre la portée de l'utilisation des concepts et des expressions aussi bien dans la langue arabe classique que dans le langage courant qui se réfèrent à la femme.

Et ce à travers l'analyse de l'emploi de ces expressions dans les proverbes, aussi bien que de la portée de cet emploi en tant que reflet d'une représentation de la femme».
Pour ce faire Mounia Belafia, on l'imagine bien, a dû plonger profondément dans l'immensité océanique de la littérature réservée à l'étude des proverbes depuis des siècles, particulièrement dans la tradition arabo-islamique, et marocaine plus particulièrement. D'abord pour compiler les adages qui ont rapport avec la femme, à l'exclusion de tous les autres, puis pour développer sa propre réflexion sur la base de ce qui a été écrit sur ce sujet précis. Et là, on doit reconnaître à Mounia Bel Afia sa qualité de pionnière en la matière. Il y a certes, l'étude dirigée par Aïcha Belarbi sous le titre : « L'image de la fille à travers les proverbes populaires » et parue en 1990, mais le reste des travaux est consacré aux proverbes dans leur généralité.

On peut donc lui être gré d'avoir apporté sa contribution à un moment où le débat sur la valorisation du statut de la femme, et la lutte qu'il y a derrière pour changer la trivialité des représentations dans l'imaginaire collectif à son égard, a besoin d'une assise philosophique et scientifique de la taille du travail de Mounia Belafia.
«La première chose qui frappe l'observateur des proverbes marocains qui font référence à la femme, écrit l'auteur dès l'ouverture, c'est sa conformité à l'image que présente le mythe de l'être qui se défait au fil de l'âge des anges qui l'habitent au profit des démons». Selon cette croyance le garçon à sa naissance est accompagné par cent démons qu'il troque, à mesure qu'il prend de l'âge, contre cent anges. Tout le contraire de la fille qui vient au monde au milieu des anges et qui vieillit entourée de démons.

C'est cette image négative qui fonde et structure l'imaginaire populaire au sujet de la femme. Ne l'accuse-t-on pas, contrairement au Coran lui-même qui rapporte le fait, d'avoir provoqué l'expulsion d'Adam du paradis ?
D'où un grand nombre de proverbes qui s'en prennent à la femme l'accusant des malheurs du monde : «Koul Blya, sbabha oulia» (derrière tout malheur se cache une femme).

La méfiance envers la femme est donc de mise : «Lamra lafâa ou m'hazzma bi Iblis» (la femme est une vipère ceinturée du démon). La vipère n'est pas le seul animal auquel la femme est comparée dans les proverbes. Symbole de perfidie et de traîtrise, elle n'en est pas moins idiote, vile, stupide comme une ânesse, une jument et bien sûr une vache : «Lahlib man draâ, ou lamra man l'kraâ» (la qualité du lait se mesure à la taille des mamelles de la vache, la qualité de la femme à celle de ses jambes) ; «Lamra ka-tarbat man foum-ha, ou labhima ka-tarbat man l'jam-ha» (on ligote la femme de sa langue comme on ligote l'âne de sa bride).
Objet de méfiance, voire de mépris la femme est également objet de désir souvent passionnel et conflictuel. La poésie arabe, le jazal dans la littérature populaire marocaine, sont riches de ces situations de conflit et de déchirement entre attirance et méfiance envers la femme.

Mounia Belafia nous gratifie à ce propos d'un chapelet d'adages qui démontrent l'ampleur de ce conflit. D'un côté on exalte la beauté de la femme en la comparant à la lumière :(Zine lamra f'dyaha, zine l'aâtaq fi hyaha : La beauté de la femme est dans sa luminosité, la beauté de la jeune fille est dans sa pudeur), on la chérit plus que sa propre mère (li naâmal-ha tahti, hsan li man mey ou khti ; la femme avec laquelle je couche m'est préférable à ma mère et à ma sœur). N'empêche, on doit se méfier de l'être aimé.

Pour les mêmes raisons qui nous incitent à l'aimer : «m'habat nsa koulou aâdab » (l'amour des femmes n'est que tourmente). D'où sans doute le glissement vers la radicalité du mépris et de la méfiance. Les quatrains de Abderrahmane Majdoub auxquels le livre consacre quelques pages, ont pour ainsi dire, une portée proverbiale à ce propos : (Bhout n'sa bhout ou man bhout-houm beît hareb, yat-hazzmou b'la-hnoucha ou yat-khal'lou bi laâqareb -les simagrées des femmes sont immenses à tel point que je me sauve, elles se ceinturent de vipères et portent des scorpions en guise d'anneaux).

Conservatisme sclérosé
Tout au long du livre et au fil des proverbes patiemment rapportés et analysés par l'auteur, se profile l'image de la femme telle qu'elle s'était forgée dans une société conservatrice qui se suffit de ses traditions et de son mode de vie archaïque où la femme occupe peu de place. L'une des conclusions que tire Mounia Belafia à travers cette grille de lecture, est que l'image triviale de la femme dans la tradition marocaine, est le produit des rapports de force dans la société et d'une certaine lecture des préceptes religieux fortement inspirés par ce contexte de domination et de conservatisme sclérosé.

Par Abdelaziz Mouride | LE MATIN
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MessagePosté le: Sam Mar 01, 2008 3:25 pm    Sujet du message: Jean-Pierre Koffel publie son anthologie Répondre en citant

Argaz Izyane
«À la recherche du temps perdu»



L'écrivain Jean-Pierre Koffel, grand connaisseur de la littérature marocaine contemporaine et l'un des fondateurs du genre policier au Maroc, vient de publier son anthologie «Argaz Izyane, l'homme immobile» aux éditions «Aini Bennaï» à Casablanca.

Cette dernière livraison, qui regroupe quatre romans, nous fait découvrir un autre Koffel, différent de celui du précurseur du polar. «L'auteur de Nous l'appellerons Mehdi, qui a eu le Prix Atlas en 1995 et de Pas de visa pour le paradis d'Allah, entre autres, a plus d'une ressource et excelle dans plus d'un registre», indique l'écrivain El Mostafa Bouignane dans la préface.

L'histoire du recueil tourne autour de Jean Eychenne, un veuf, qui élève un fils et qui vit des fois des moments d'inertie. Au-delà de l'histoire singulière de cette personne, l'auteur veut nous faire réfléchir sur le temps.

«Dans L'Art du roman, Kundera dit à propos de Joyce qu'il arrive à analyser quelque chose de plus insaisissable que Le Temps perdu de Proust : le moment présent. Dans son ouvrage, Koffel, réussit à l'instar de l'auteur d'Ulysse, à arrêter ces instants fugitifs qui nous coulent entre les doigts.
Ce n'est rien d'autre que ces petits moments de la vie, avec leurs bruits familiers : la rumeur de la rue, le bruissement d'un arbre», ajoute E. Bouignane.
Pour ce qui est de l'importance des mots, voici ce qui est dit dans ce livre. «En vérité, il n'y a que les mots: les objets, les lieux, les gens, ce n'est rien d'autre que des mots finalement. C'est avec les mots qu'on a dans la tête qu'on vit». Parlant de son œuvre, l'auteur «Des pruneaux dans le tagine», explique que le Maroc, ce pays qu'il a tant aimé, est pour lui une quête: «Si le Maroc est presque toujours présent dans mon œuvre, mes personnages ne sont pas tous Marocains. En contrepartie, j'ai placé des héros marocains comme Mehdi dans des pays comme la France et l'Espagne. Mais le pays le plus cher à mon cœur, le Maroc disparu, me semble devoir être l'objet d'une quête passionnée avec en ce qui me concerne une petite préférence pour les années 20, 50 et 70».

Il pense à ces écrivains du passé qui avaient le Maroc au cœur : Marie Barrère-Affre, qui dans les années 20 écrivait ses romans (dont 15 sur 70 sont marocains) sur la terrasse du chalet de la plage de Mogador, John Knittel qui écrivait son Arietta (un roman marocain), en 1954, lui aussi face à la mer, sur la terrasse d'une aubergeà Ou lidia. Autre manière de s'approprier le pays, de l'ingérer, de l'assimiler, c'est de l'écouter, de le lire.
«C'est ce que j'ai fait lorsque j'étais professeur de français de 1954 à 1973, j'ai lu et corrigé en vingt ans 3.000 élèves à raison d'une rédaction hors classe par élève et par semaine pendant neuf mois sur 12.

Je suis riche de tout ce que le Maroc m'a apporté et je suis en âge de le restituer avec les moyens que j'ai, qui ne sont pas rien, parce qu'ils sont le fruit d'une longue expérience et d'un constant apprentissage», conclut ce «fou» du Maroc.

Découvreur de talents
Né à Casablanca en 1932, et après une carrière dans l'enseignement au Maroc, Jean Pierre Koffel se consacre à l'écriture et s'est fait un nom dans le polar marocain.

En plus des traductions de Sophocle en vers, il a collaboré dans des rubriques culturelles de journaux et périodiques et animé la revue marocaine de poésie «Agora».

Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages : «Des pruneaux dans le tagine», «L'inspecteur Kamal fait chou blanc», «La cavale assassinée», «C'est ça que Dieu nous a donné».
Cet homme de lettres qui a choisi Kénitra, comme lieu de résidence, reste une des grandes figures de la littérature francophone dans notre pays. Grand découvreur de talents, il a aidé les auteurs en herbe, encouragé les hésitants et accompagné les confirmés.

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MessagePosté le: Mar Mar 11, 2008 5:00 am    Sujet du message: Le livre numérique en vedette au Salon du livre de Paris Répondre en citant

Le livre numérique en vedette au Salon du livre de Paris
(10/3/2008)

Le livre numérique, dont le développement à grande vitesse pourrait révolutionner les habitudes de lecture, sera en vedette au Salon du livre de Paris (14-19 mars), où 500 mètres carrés seront consacrés à la lecture et aux nouveaux supports numériques.

Lire un roman sur son lecteur électronique ou son téléphone portable, consulter les ouvrages de bibliothèques prestigieuses d'un clic de souris: ce qui semblait futuriste il y a encore quelques années devient une réalité.

Longtemps attentistes, les éditeurs français misent désormais sur le livre électronique et la France a entrepris de rattraper son retard, notamment sur les pays anglo-saxons. "Ca reste encore marginal, mais d'ici un ou deux ans on pourra avoir des tablettes de lecture numérique aussi confortables que le support papier", pronostique François Gèze, PDG des éditions La Découverte, qui préside le groupe des éditeurs universitaires au Syndicat national de l'édition (SNE).

Les Etats-Unis, l'Inde ou la Chine, investissent massivement depuis déjà plusieurs années dans le "papier électronique" et la lecture numérique, appelés à concurrencer le livre traditionnel.

En France, l'impulsion a été donnée avec le lancement fin 2007 par la Bibliothèque nationale (BNF) d'un programme de numérisation massive de livres et documents, en vue de la future Bibliothèque numérique européenne, avec possibilité d'accéder à des livres encore sous droits.

Dix-huit maisons d'édition, parmi les plus importantes de Paris (Gallimard, Flammarion, Albin Michel...), ont déposé des dossiers pour participer à cette expérience pilote de mise en ligne, que l'Etat soutiendra, via le Centre national du livre (CNL), à hauteur de 10 millions d'euros par an.

Avec l'augmentation du nombre de titres numérisés, le livre numérique devient le support de demain. Avec deux écueils à surmonter: la technologie des tablettes, qui n'offrent pas encore le même confort de lecture que le support papier, notamment en ce qui concerne la vitesse d'affichage des pages. Et leur prix encore élevé, actuellement autour de 300 à 600 euros, selon les modèles.

"Si on a des tablettes de lecture à moins de 100 euros et un confort égal au papier, avec des fonctionnalités que n'apporte pas le papier, ça décollera", souligne François Gèze.

Les lecteurs numériques au format d'un livre de poche pour environ 200 grammes (Cybook, iLiad, voire Kindle d'Amazon), côtoieront donc bientôt les bons vieux bouquins.

Car si le livre numérique pointe sa nouvelle technologie, on n'a jamais publié autant de livres papier en France, avec plus de 60.000 nouveautés en 2007. Pour les professionnels du secteur, l'ancien et le moderne sont en effet appelés à cohabiter. Ainsi, le rapport Attali sur la libération de la croissance, disponible gratuitement sur internet, est parallèlement un succès en librairie.

En l'état, le livre numérique reste plus adapté à une lecture de recherche, pour la consultation d'extraits, qu'à une lecture de détente. Mais si le roman sur papier à de beaux jours devant lui, les jeunes générations nées avec le numérique auront de moins en moins réticentes à utiliser le livre électronique.

Le Salon du livre propose un périple à travers ces nouveaux modes de lecture dans un espace baptisé "Lectures de demain", où livres numériques et "encre numérique" seront présentés au public. Un prototype du site numérique Gallica2 et du système de recherche développés par la BNF sera également en démonstration.

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MessagePosté le: Jeu Mar 20, 2008 5:40 am    Sujet du message: Le livre électronique, pour bouquiner Répondre en citant

Le livre électronique, pour bouquiner partout et à tout moment
(19/3/2008)

Avec un livre électronique en poche, il est aujourd'hui possible de consulter romans et journaux n'importe où et n'importe quand sur de nouveaux outils: lecteurs portables, téléphones mobiles ou même consoles de jeux.


Au Salon du livre, qui s'achève mercredi soir, l'"e-book" fait son show, prêt à conquérir le public après des débuts difficiles dans les années 1990.

Désormais les modèles disponibles sur le marché ont des atouts à faire pâlir leurs homologues de papier.

Ils peuvent se vanter d'être peu encombrants (10.000 livres sur une carte mémoire), légers (autour de 200 grammes) et dotés d'une grande autonomie: environ 48 heures pour le Kindle d'Amazon qui peut se connecter sans fil à internet, et beaucoup plus pour les appareils non communiquants dont la batterie peut tenir le temps de lire 8.000 pages.

Certes, les lecteurs numériques ne "procurent pas le même plaisir que le papier", observe Bruno Rives, fondateur de l'observatoire des nouvelles technologies Tebaldo.

Mais l'encre électronique offre un bien meilleur confort visuel qu'un écran d'ordinateur classique: l'absence de rétro-éclairage permet notamment de "bouquiner" en plein soleil.

De quoi attirer les géants high-tech comme Amazon qui a lancé en novembre son e-reader aux Etats-Unis, dans le sillage de Sony, présent sur ce marché depuis 2004.

La grande nouveauté de Kindle, véritable "magasin de poche", c'est de pouvoir télécharger le livre de son choix très rapidement: "un ouvrage vous plaît, il suffit d'aller l'acheter sur internet", explique M. Rives.

A part l'iLiad, du néerlandais iRex Technologies, qui est doté du wi-fi, les autres, comme le Cybook du français Bookeen ou celui de Ganaxa, doivent être branchés sur un PC.

Parmi les librairies en ligne, on peut se procurer certaines oeuvres gratuitement, essentiellement des classiques, sur gutenberg.org ou ebooksgratuits.com.

Pour les nouveautés, disponibles sur mobipocket.com ou numilog.com, l'offre en français demeure très réduite, et il faut débourser "20 à 30% de moins que pour un livre papier", indique Michaël Dahan, fondateur de Bookeen. Avec quelques exceptions: ainsi "L'élégance du hérisson", best-seller de Muriel Barbery, se vend tout de même à 19 euros.

Côté journaux, il est possible depuis septembre avec un abonnement spécifique de consulter le quotidien économique Les Echos sur un boîtier électronique.

Malgré ces avancées récentes, l'e-book n'en est encore qu'à ses prémices: son coût reste élevé (entre 200 et 600 euros) pour un affichage en noir et blanc, loin des versions futuristes d'écrans en couleur et flexibles. Et les adeptes de ce nouveau mode de lecture ne se comptent pour l'instant qu'en centaines de milliers.

"Ce sont de gros lecteurs qui aiment les livres mais ne les sacralisent pas, et non des technophiles", raconte M. Dahan. "Je veux emporter 25 livres avec moi en voyage ou alors je n'ai plus de place chez moi", voilà les principales motivations de ses clients.

Désireux de s'adresser à un public plus large, d'autres font le pari du téléphone mobile, en particulier de l'iPhone d'Apple, qui permet de naviguer dans un livre ou un magazine en tournant les pages d'un simple mouvement des doigts.

"Les gens sont de plus en plus nomades et n'ont pas envie de s'encombrer", estime Philippe Belin, PDG de la société Immanens. Mais, admet-il, lire sur un petit écran ne convient que pour "des moments volés, en attendant quelqu'un ou dans un café".

Dernier support prometteur, selon M. Rives, la console portable Nintendo DS pour des "petits romans, bandes dessinées ou guides de voyage": elle "préfigure le futur du livre" par son aspect "très interactif", dit-il.

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