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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Jan 07, 2008 5:39 am Sujet du message: Le thé au Maroc |
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«L'Art du Thé au Maroc»
Noufissa Kessar Raji raconte comment ce breuvage est arrivé chez nous
Voici un beau livre qui, outre le mérite d'être luxueux et abondamment illustré, vous permet de tout savoir sur le thé. Oui, le thé cette boisson nationale qui fait l'orgueil du Marocain, un peu son marqueur d'identité aussi, mais dont il ignore tout ou presque.
Savez-vous par exemple, quand cette boisson a fait son apparition au Maroc et comment ? Savez-vous comment elle est devenue une boisson nationale ? Connaissez- vous le rituel qui accompagnait la prise du thé dans les temps anciens ? Peu de gens le savent en effet, et le mérite du livre de Noufissa Kessar Raji, et pas des moindres, est de nous raconter tout cela.
De plus, il retrace dans un premier temps l'histoire du thé dans le monde, ainsi que la culture et les mythes qui s'y rattachent. Ainsi apprend-on que le thé est apparu pour la première fois en Chine en 2773 avant Jésus Christ, on prête son invention, comme du reste à la culture du riz et du blé, à l'empereur mythique Shen Nong.
Bien sûr, cette version chinoise est contestée par d'autres d'origines indienne, japonaise et coréenne, chacune revendiquant la paternité de l'invention. Mais au-delà du mythe, le breuvage est apparu comme ingrédient de la pharmacopée chinoise il y a près de 3000 ans. Sous la dynastie des Hans, il devient une boisson réservée à la cour. Il fallait attendre des siècles pour qu'il se généralise comme boisson populaire à toutes les couches de la population, avant d'aller à la conquête du monde par le biais des commerçants.
C'est un commerçant arabe d'ailleurs, du nom de Soulayman, qui, semble-t-il, a le premier parler du thé dès le 9e siècle. Il le décrit comme étant «une herbe qui a plus de feuilles que le trèfle, un peu plus de parfum aussi, mais fort amer…»
Quatre cents ans plus tard, Marco Polo fait mention du thé en tant que produit de commerce courant en Chine.
Le thé ne fut découvert par les Européens qu'au cours du 17e siècle grâce aux missionnaires qui rapportaient des petites quantités. C'est finalement grâce aux grandes compagnies maritimes portugaises, hollandaises et anglaises que le thé fait son entrée dans le réseau commercial. C'est notamment la Compagnie des Indes hollandaises, fondée en 1602 que l'introduction du thé en Europe était devenue possible.
Comment les Marocains ont-ils connu le thé ?
Par l'intermédiaire des Anglais dont il est devenu une boisson nationale à partir du 17e siècle. Il était servi dans des « Coffee Houses » dont la création remonte à 1652. Il devient un enjeu économique au fur et à mesure de sa diffusion à travers l'Europe et au-delà, dans le vaste empire britannique.
C'est au cours du règne du Sultan Moulay Ismaïl que le thé a fait son entrée au Maroc. D'abord en tant que présent des ambassades anglaises à la cour, c'était alors une boisson réservée au Sultan et plus tard au Makhzen et aux notables. En 1789, le chirurgien anglais William Lemprière, appelé à la cour de Sidi Mohamed ben Abdellah s'étonne que le thé soit servi « dans de superbes tasses de porcelaine des Indes, d'une petitesse remarquables(…) La petite quantité que l'on sert à la fois de cette boisson fait voir tout le cas que les Maures en font. Un régal de thé dure au moins deux heures. Il n'y a que les gens riches qui puissent en boire, à cause de la rareté dont il est en Barbarie ».
Il fallut attendre la guerre de Crimée en 1854 pour voir se généraliser l'usage du thé au Maroc. C'est que le blocus de la Baltique, interdisant aux marchands anglais les pays slaves, les incita à rechercher d'autres débouchés. Les ports marocains très proches de Gibraltar étaient tout indiqués pour acheminer le produit au Maroc. Les comptoirs de Tanger et de Mogador (Essaouira) deviennent vite les plaques tournantes du commerce du thé qui devient progressivement une boisson populaire comme il l'est encore aujourd'hui.
L'auteure en bref
Noufissa Kessar-Raji est née à Marrakech. Après avoir fait des études universitaires en Suisse, elle vit et évolue maintenant dans le milieu financier casablancais. Férue d'art, elle se passionne notamment pour la culture traditionnelle maghrébine, ainsi que l'évolution de la société urbaine marocaine, au carrefour de la civilisation arabo-andalouse et occidentale.
Son travail sur L'art du thé au Maroc est le fruit de quatre années de recherches, ponctuées de déplacements à travers les pays constituant le berceau asiatique du thé (Chine, Ceylan...) et d'investigations sur l'itinéraire historique du thé depuis son introduction au Maroc, les habitudes liées à sa consommation à travers les régions du pays, ainsi que l'évolution du fameux cérémonial et des différents rituels qui y sont fortement rattachés, au point de l'ériger en véritable symbole patrimonial de la civilisation marocaine.
Par ABDELAZIZ MOURIDE
LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Jeu Mar 13, 2008 2:23 pm; édité 1 fois |
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ayya tim VIP Amazigh


Inscrit le: 27 Oct 2007 Messages: 1329
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Posté le: Mar Jan 08, 2008 4:08 pm Sujet du message: |
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ayya tim VIP Amazigh


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Posté le: Mar Jan 08, 2008 4:30 pm Sujet du message: |
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ayya tim VIP Amazigh


Inscrit le: 27 Oct 2007 Messages: 1329
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Posté le: Mar Jan 08, 2008 4:33 pm Sujet du message: |
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ayya tim VIP Amazigh


Inscrit le: 27 Oct 2007 Messages: 1329
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Posté le: Mar Jan 08, 2008 4:44 pm Sujet du message: |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Jan 09, 2008 1:18 pm Sujet du message: L'hospitalité marocaine : le thé à la menthe |
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L'hospitalité marocaine : le thé à la menthe
Dans un compte-rendu commercial du IXe siècle, Soliman, un marchand arabe, raconte ses expéditions en Chine et fait mention du thé comme d'une herbe presque sacrée, dont l'importance est essentielle dans la société chinoise : c'est la trace écrite la plus ancienne, en dehors de textes chinois, que l'on ait sur le thé. Passant par le Pakistan, l'Iran, la péninsule arabique et la Turquie, le thé arrive jusqu'en Egypte vers le XVIe siècle. Mais sa progression s'arrête là et il ne traverse pas le désert de Libye.
Il faut en fait attendre le milieu du XIXe siècle pour qu'il soit introduit dans les pays du Maghreb, à un moment où les Anglais, confrontés à la perte du marché slave lors de la guerre de Crimée, cherchaient de nouveaux débouchés. C'est vers le Maroc, et plus précisément les ports de Mogador et de Tanger, qu'ils se tournèrent pour écouler leurs stocks. La boisson la plus répandue au Maghreb jusqu'alors était l'infusion de feuilles de menthe, parfois d'absinthe, et il semble que le thé ait reçu un accueil favorable des populations, car, mêlé à ces feuilles, il en diminuait l'amertume sans en dénaturer le goût, ni la couleur. Il fut rapidement adopté et un art typiquement marocain de boire le thé vit le jour.
Grâce aux populations nomades, le thé se diffusa rapidement dans tout le Maghreb et toute l'Afrique de l'Ouest. Depuis, offrir du thé à la menthe fait partie des règles de savoir-vivre, non seulement au Maroc, mais aussi dans de nombreux autres pays arabes.
Le thé utilisé est exclusivement du thé vert, en général du Gunpowder, réputé pour sa fraîcheur et ses vertus désaltérantes.
Le thé correspond à l'expression la plus raffinée de l'hospitalité. C'est en général le chef de famille qui le prépare, parfois son fils aîné, à moins qu'il ne veuille honorer l'invité, en le priant d'assurer cette fonction. Deux théières sont préparées en même temps : l'officiant dépose dans chacune une grosse pincée de thé vert, qu'il rince rapidement à l'eau bouillante pour lui enlever son amertume.
Une poignée de feuilles de menthe fraîche et un gros morceau de pain de sucre sont ensuite introduits dans chaque théière, et recouverts d'eau bouillante. Après quelques minutes d'infusion, le préposé au thé remue le mélange et le goûte, rajoute éventuellement quelques feuilles de menthe ou un peu de sucre. Il sert ensuite le thé à l'aide des deux théières, en le versant de très haut dans de petits verres, qu'il apporte posés sur un plateau de métal finement ciselé. Trois infusions successives sont servies, de plus en plus sucrées, et après la dernière, il est poli pour l'invité de donner le signal du départ.
Dans le désert, la préparation du thé est légèrement différente et se fait à l'aide de petites théières en métal émaillé, que l'on pose directement sur le feu, remplies de thé, d'eau et de sucre. Comme au Maroc, trois thés successifs sont servis : les Touaregs disent que le premier est fort comme la vie, le second bon comme l'amour, le dernier doux comme la mort.
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Jan 09, 2008 1:21 pm Sujet du message: le Thé |
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Historique
Le thé a été introduit au Maroc et offert sous forme de cadeau au Sultan Moulay Ismail au XVIIe siécle par un voyageur danois ou hollandais.
Le déroulement de la cérémonie, la pondération et l’élégance des gestes, les dimensions philosophique et esthétique sont autant de volets intéressants à observer, dans la mesure où ils retracent des aspects historiques et artistiques du rituel d’une boisson princière qui depuis s’est démocratisée. Le thé était d’abord un produit de luxe.
Importé de loin, probablement du Kenya, 3e producteur mondial, ses accessoires l’étaient aussi. Ils exprimaient le prestige et l’opulence, particulièrement chez les notables. Plusieurs vieilles familles sollicitées nous parleront de l’inestimable valeur de vaisselle pour thé, héritée des aïeux. Jalousement gardées, ces pièces de musée représentent le récipient à eau communément appelé babord que nous ne verrons point. "Une pièce unique se trouve chez une famille d’In Salah", dira une vieille dame. En cuivre aux trois couleurs, cet ustensile comporte trois paliers : l’un pour les braises, le second pour l’eau et enfin la cheminée, le tout sur quatre pieds.
Philosophie
La cérémonie du thé dans le Sahara est une tradition, un art et une philosophie, étroitement liés aux coutumes d’hospitalité dans la halte du voyageur qu’est l’oasis. A l’instar de la célèbre cérémonie du thé japonais, la sagesse à laquelle fait référence le cérémonial des oasis rattache encore la vie sociale des habitants à une culture ancestrale. "Elle est fondamentalement basée sur la recherche de l’équilibre dans un milieu hostile, la consultation, la contemplation et la bienséance envers les voyageurs. Etancher la soif d’une caravane sillonnant le désert avec cette boisson est le summum de la bienveillance", nous dira un sage d’In Salah.
Préparation du thé
La préparation du thé diffère à quelques détails près, selon les régions. L’eau est généralement bouillie, elle est froide dans certaines oasis de l’extrême sud-est du pays. Une dose moyenne de feuilles de thé, un mélange savant de chaâra (longues feuilles) et mkâabar (feuilles rondes), une dose de menthe séchée, sont mises dans la théière de gauche. Après le lavage des feuilles, de l’eau bouillie est versée sur le mélange thé-menthe qui sera mis sur les braises pour un bon quart d’heure.
Le thé échoit dans la deuxième théière, celle de droite, emplie de menthe fraîchement cueillie, pour être longuement transvasé de la théière à une grande chope jusqu’à ce que la boisson devienne mousseuse. La mousse est synonyme de chance et de fortune, c’est un beau présage. Selon les goûts, pour des raisons de santé ou par pure fantaisie de groupes aux affinités communes.
trois verres
le premier verre est parfaitement différent. Il peut être totalement exempt de menthe fraîche, il sera donc servi directement de la première théière avec ou sans adduction de sucre.
A la saveur un peu amère, il est appelé lerrass (pour la tête), ou tekyaf pour les fumeurs ou amateurs de narcotiques.
Le second verre, lemnaânaâ est sucré et parfumé à la menthe fraîche. Il est également aromatisé à l’essence de menthol ou au clou de girofle épandus sur le pain de sucre, elkaleb (fameuse masse de sucre blanc coulée dans des moules coniques).
Quant au troisième, ettali ou lekhfif, il est léger, sucré et fortement aromatisé. Au-delà du rituel, le plus insolite dans les séances de thé demeure l’ambiance spécifique qui, si l’on n’est pas initié aux règles du thé, ne se décèle que par pur hasard. Le préparateur est effectivement le maître de la séance, choisi ou imposé par des membres influents aux affinités communes.
La règle requiert une parfaite obéissance aux exigences de la djemaâ (assemblée). Ainsi, le rituel devient un jeu codifié où la victime doit payer, après un forfait (souvent parler à haute voix, prendre directement un verre sans la permission du maître ou refuser de continuer la séance), le tribut exigé par le groupe pour la prochaine séance de thé (friandises, fruits secs ou viande selon le cas). C’est tout simplement le charme discret et l’humilité humaine d’hommes et de femmes issus d’une zone aride qui se mettent en scène en un moment privilégié.
Houria Alioua
sahara-marocain.com _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Jan 29, 2008 5:54 am Sujet du message: A Kasbah Ait ben Haddou |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Mar 13, 2008 4:47 am Sujet du message: Le Maroc reste le 1er importateur de thé vert chinois |
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Consommation : Le Maroc reste le 1er importateur de thé vert chinois
Avec près de 58.000 tonnes de thé vert chinois au cours de l'année 2007, le Maroc maintient sa position de premier importateur de ce produit au niveau mondial.
Les Marocains restent les premiers consommateurs de thé vert chinois dans le monde. Au cours de l’année précédente, le Royaume a importé de la Chine près de 58.000 tonnes de ce produit consommé au quotidien par la majorité des ménages marocains. Avec cette grosse quantité, le Maroc maintient sa position de premier importateur de thé vert chinois au niveau mondial, selon des statistiques de l’Administration générale des douanes chinoises. En effet, les importations du Maroc en thé ont totalisé près de 120 millions de dollars, marquant ainsi une augmentation de 1,4 %. Chaque Marocain a ainsi consommé près de 1,76 kilogramme.
Au Maroc, le marché est dominé par deux principaux opérateurs, à savoir Somathes et Mido Food Company, qui détiennent conjointement 55% de part de marché.
« Le Maroc reste le plus important importateur de thé vert en provenance de la Chine. Toutefois, son marché se caractérise par une grande anarchie en l’absence d’une réglementation propre et de statistiques sur la consommation réelle de cette denrée », précisent les analystes de BMCE Capital Bourse.
D’année en année, le volume des importations marocaines de thé vert chinois ne cesse d’accroître. En fait, le Maroc en avait acheté pour 109,853 millions de dollars en 2006 contre 98,335 millions de dollars en 2005, 85,858 millions de dollars en 2004 et 77,197 millions de dollars en 2003. Une tendance haussière qui accompagne le rythme de croissance de la consommation marocaine quoique pénalisée par un faible pouvoir d’achat et une augmentation continue de l’Indice du coût de la vie. La plus grande partie des besoins des ménages marocains en thé vert chinois est satisfaite par les produits de ce pays asiatique. Le marché chinois représente 85 à 95% du total des importations marocaines en thé vert. Le reste est importé du Sri Lanka et de l’Inde.
En 2007, le total des exportations chinoises de thé ont atteint 289.000 tonnes, marquant une hausse de 1 % par rapport à l’année précédente. Ces exportations ont généré des recettes de 610 millions de dollars, en augmentation de 11%.
La culture du thé vert fait vivre des milliers et des milliers de chinois. D’ailleurs, les superficies réservées à la culture de thé en Chine s’élèvent à près de 1.380.000 hectares.
Selon les estimations de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le secteur agricole représente encore aujourd’hui 15% du Produit intérieur brut de la Chine et assure 40 % de l’ensemble des emplois.
Les experts de cette organisation soulignent que ce secteur constitue donc, malgré le développement industriel récent, une part importante de l’économie chinoise. En effet, plus de 800 millions de personnes vivent dans les zones rurales. À l’OCDE, on note que l’agriculture, qui occupe la majeure partie de la population active avec près de 323 millions d’actifs ruraux, reste un secteur fondamental de l’économie chinoise.
Le 11-3-2008
Par : Atika Haimoud
http://www.aujourdhui.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Jeu Mar 13, 2008 1:11 pm Sujet du message: L'art de boire le thé |
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L’Art de boire le thé chinois
Par Michel Jastrabsky
Il y a deux façons différentes de déguster le thé :
- L’exception : les thés verts, très délicats qui ne supporterait pas d’être enfermés dans une théière au contact d’une eau bouillante, il n’en ressortirait que de la soupe ! On utilise un zhong pour les préparer.
- Les autres types de thés : ils sont préparés en théière mais plus particulièrement les thés bleu-vert pour lesquels on utilise une méthode spécifique appelée Gong Fu Cha.
Les 6 grandes familles de thé
* thé noir
* thé rouge
* thé bleu-vert
* thé vert
* thé jaune
* thé blanc
Les thés verts : plusieurs centaines de variétés Ces thés ne sont pas fermentés, ils se présentent sous forme de bourgeons ou de jeunes feuilles et sont particulièrement fragiles, ils sont à consommer dans l’année.
Les thés bleus-verts: il en existe des milliers de sortes. Les feuilles avant infusion ont une couleur bleu vert. Ces thés sont semi fermentés et sont moins fragiles que les thés verts. Leur goût dépend du terroir, de l’altitude,de la torréfaction, du talent du planteur, de la saison de récolte, du degré de fermentation et de leur préparation !
Les thés rouges : Ces thés sont fermentés à 100%, Appelé black tea en occident du fait de la couleur noir des feuilles, mais l’infusion est rouge.
Les thés noirs: Ne sont pour ainsi dire pas connus en occident. Ce sont des thés post fermentés, c’est-à-dire qu’ils ont subi une fermentation étalée dans le temps. Ils peuvent atteindre un âge très respectable et leur prix est très élevé. Mais attention, il ne faut pas les confondre avec les industriels très bon marchés, qui ont subi une fermentation forcée en usine. La contrefaçon est tentante : vendre quelques milliers d’euros un thé en galette avec étiquette ancienne parfaitement imitée pour un coût de revient de quelques yuans . Mais à la dégustation tout amateur ne trouvera qu’une infusion plate.
Les thés blancs et jaunes: Ces thés sont doux et délicats, ils peuvent se garder dans de bonnes conditions pendant 2 ans. Les thés blancs ne sont pas travaillés, leurs feuilles sont recouvertes d’un léger duvet blanc. Ils sont servi s dans un verre. Les thés jaunes sont fermentés à l’étouffé, leurs feuilles et leur infusion sont de couleur jaune
Et les thés aux fleurs?: Les fleurs ne sont qu’un additifs aux différentes familles, par exemple des combinaisons agréables sont : un thé vert au jasmin, un thé rouge aux roses, un thé bleu-vert à l’osmanthe, un Pu Er aux chrysanthèmes…
On trouve en Chine de nombreux étales qui proposent des fleurs séchées. Certains boutons de fleurs de la taille d’une bille, pris comme infusions, se déploient en une fleur de toute beauté à l’intérieur de la théière.
Dernière édition par zgrita le Sam Mar 15, 2008 8:30 am; édité 2 fois |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Jeu Mar 13, 2008 1:20 pm Sujet du message: L'art du thé au Maroc |
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L’HISTOIRE DU THÉ AU MAROC
Noufissa Kessar Raji, relate dans son ouvrage «l’Art du thé au Maroc», l’épopée de l’introduction du thé au Maroc : «Le thé fut introduit pour la première fois au Maroc, à la cour de Moulay ismaïl (1672-1727). On raconte que la reine Anne d’Angleterre (1665-1714) estima que «deux grandes fontaines à thé en cuivre et un peu de thé de bonne qualité» seraient ce qui pourrait adoucir le coeur de l’empereur du Maroc qui détenait soixante-neuf prisonniers de guerre anglais. Ben Aïcha, l’ambassadeur du sultan marocain auprès de Louis XIV en demanda avec insistance au négociant parisien Jourdan qui entretenait des relations d’affaires avec le Maroc. Tout au long du XVIIIème siècle, le thé accompagnait régulièrement les missions diplomatiques anglaises, hollandaises ou scandinaves. Il était également fourni par les rénégats anglais et hollandais qui faisaient partie des équipages corsaires de la ville de Salé» Noufissa Kessar Raji écrit : «En 1789, le chirurgien anglais William Lemprière appelé à la cour du sultan Sidi Mohamed s’étonne que le thé soit servi dans de superbes tasses de porcelaine des Indes, d’une petitesse remarquable, la petite quantité que l’on sert à la fois de cette boisson fait voir tout le cas que les Maures en font. Un régal de thé dure au moins deux heures. Il n’y a que les gens riches qui puissent en boire, à cause de la rareté dont il est en Barbarie». Durant le XIXème siècle, le thé fut la boisson favorite des vices-rois, des hautes sphères du Makhzen, des représentants du souverain dans les différentes provinces et de quelques familles fortunées. Quand les négociants en thé britanniques virent le marché slave se fermer à leurs exportations au moment de la guerre de Crimée, ils se tournèrent vers le Maroc. Ce sont les comptoirs de Tanger et de Mogador (actuelle Essaouira) qui reçurent en dépôt d’importants stocks de thé et s’activèrent à les commercialiser. Ainsi la consommation du thé se démocratisa et toucha toutes les couches de la population. Les Marocains accueillirent avec plaisir ce thé qui adoucit l’âcreté de l’infusion de menthe qu’ils avaient l’habitude de consommer. C’est ainsi que mélangé à diverses plantes aromatiques, le thé devint une boisson dont la vogue, n’a depuis cessé de grandir. «Au Maroc, écrit Noufissa Kessar Raji, le thé a connu une évolution paradoxale ; il fut ramené de Chine à une époque récente par l’Europe triomphale en quête de nouveaux marchés, il mit du temps à passer d’un statut d’élite à celui de boisson nationale, mais les Marocains l’ont vécu et perçu dès le début comme quelque chose qui leur est propre».
Le thé est, par excellence, la boisson universelle née de la rencontre de deux civilisations, de deux mondes l’Orient et l’Occident.
Breuvage cinq fois millénaire, à la fois sain, désaltérant et savoureux, le thé est la boisson la plus consommée après l’eau et représente aujourd’hui plus de trois milliards de consommateurs dans le monde. Qu’il soit vert, semi-fermenté, noir, fumé, parfumé à la menthe ou aux fleurs, glacé ou en sachets, sucré ou enrichi de beurre, on boit du thé dans le monde entier. Du thé Gongfu chinois au Five O’clock anglais, en passant par le Chanoyu japonais, le samovar russe ou encore le thé à la menthe maghrébin, l’homme, sur tous les continents, porte à ses lèvres une tasse ou un verre de thé selon des rites essentiels. Au Maroc, bien plus qu’une simple boisson chaude, le thé est tout un art de vivre. Au-delà des bouleversements du mode de vie, la chaleur de l’hospitalité demeure : le plus pauvre des montagnards offrira toujours un verre de thé à la menthe. Simplicité des gestes, cordialité de l’accueil, gaieté spontanée malgré les difficultés quotidiennes, tout cela contribue au charme insaisissable et émouvant du peuple marocain dont chaque parole et chaque geste sont régis par le sens de l’honneur et un profond sentiment religieux. |
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tagoramt40 defender


Inscrit le: 25 Sep 2007 Messages: 754
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Posté le: Mar Avr 22, 2008 4:11 pm Sujet du message: |
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salut
** l'Hospitalité chez les nomades **
"" un excellent thé à la menthe
 _________________ "" Yan ur-issen manigh-d yuchka, urissen mani ira"" |
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ayya tim VIP Amazigh


Inscrit le: 27 Oct 2007 Messages: 1329
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Posté le: Dim Mai 04, 2008 3:34 pm Sujet du message: |
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ayya tim VIP Amazigh


Inscrit le: 27 Oct 2007 Messages: 1329
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Posté le: Dim Mai 04, 2008 3:37 pm Sujet du message: |
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ayya tim VIP Amazigh


Inscrit le: 27 Oct 2007 Messages: 1329
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Posté le: Dim Mai 04, 2008 3:38 pm Sujet du message: |
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