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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Ven Avr 25, 2008 11:00 am Sujet du message: Apprentissage |
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Le papa… plus qu'un géniteur
Son rôle a considérablement évolué au point qu'on parle aujourd'hui d'une nouvelle génération
Longtemps confiné à l'exercice de l'autorité au sein de la famille, le père joue de plus en plus un rôle important dans l'éducation des enfants.
Son rôle a considérablement évolué depuis plusieurs années. Car, au-delà de la figure d'autorité traditionnelle, il exerce une influence effective sur la personnalité de l'enfant, dès son plus jeune âge.
En effet, le père symbolise et transmet à l'enfant les règles qui lui permettront d'acquérir la force de caractère et le désir d'affirmation de soi. Cela lui permet de s'ouvrir au monde extérieur. Il pose souvent mille et une questions au papa sur le monde, sur la science, la nature, le fonctionnement des choses. Et quelle que soit la capacité du papa à y apporter une réponse, l'enfant en tirera profit. Il est également établi que le père joue un rôle important dans la construction de l'identité de l'enfant même s'il est souvent absent en raison des ses engagements professionnels. «Souvent, les pères disent qu'ils sont très occupés et se trouvent de facto à l'extérieur de la maison. Il faut préciser que la durée passée aux côtés de ses enfants n'est pas aussi importante que la qualité de l'accompagnement» explique Dr Karoumi Abdessalam, pédopsychiatre. Le père est en quelque sorte le pôle de la famille autour duquel se forme l'identité de l'enfant. Pour le garçon, il est un modèle d'identification et dans la majorité des cas, le garçon va chercher à lui ressembler. Pour la fille, son papa est dans la plupart des cas un modèle idéal de l'autre sexe.
Dans cette vision traditionnelle, la mère doit apporter à l'enfant en bas âge affection et présence active; le père, lui, n'a pas de rôle à jouer avant la fin de cette période. La fonction qui lui est attribuée est symbolique et sa présence effective n'est pas considérée comme indispensable au bébé. Elle n'est ressentie qu'à travers les pensées et les paroles de la mère.
Or, les temps changent… et les pères aussi. Le rôle traditionnel accordé au père est lié à une conception dépassée du couple : à l'homme, le monde extérieur et la fonction économique et à la femme le foyer et la fonction éducative et affective. Les couples modernes se trouvent devant la nécessité de réorganiser la répartition des charges du travail familial, dont l'éducation des enfants. De nombreuses études sur l'emploi du temps montrent que, si les pères ne s'investissent pas encore vraiment dans les tâches ménagères, ils passent plus de temps avec leurs enfants et ils participent davantage aux soins donnés à ceux en bas âge. Et pour cause : les femmes ont investi le monde du travail et les pères s'impliquent davantage auprès de l'enfant, dans les jeux, mais aussi dans la vie quotidienne, les repas, les bains…
Plus présents dans la vie familiale, les pères participent aujourd'hui volontiers aux cours de préparation à la naissance, assistent à l'accouchement… ils sont beaucoup plus acteurs que simples spectateurs dans la vie au quotidien de leur progéniture. Bien évidemment, le père ne peut se substituer à la mère. «Les papas et les mamans ont des rôles différents mais ils sont très essentiels», ajoute Dr Karoumi. L'implication des papas est tellement sérieuse que dès la naissance du premier enfant, le père referme la porte de sa jeunesse. Tous les espaces "masculins" qu'il avait réussis à préserver même pendant sa vie de couple, disparaissent. L'homme qui participe dans la vie au quotidien avec bébé, n'a plus le temps de voir ses copains ou de pratiquer un sport.
C'est un nouveau modèle de père qui s'ébauche aujourd'hui. Les hommes s'adonnent plus facilement à des tâches ménagères. Ils sont prêts à dévoiler leurs côtés sensibles, affectueux envers leurs tout jeunes enfants, sans que cela puisse porter atteinte à leur masculinité.
Etudes à l'appui
Plusieurs recherches ont été menées sur l'influence de la présence physique et active des pères auprès des tout-petits. Elles ont montré que cette présence prépare les enfants plus efficacement et plus rapidement que ne le ferait la mère toute seule, à s'aventurer dans le monde extérieur. Les enfants seraient plus vite à même de se débrouiller, de se faire reconnaître et s'affirmer dans un groupe d'enfants et d'assimiler les règles de la vie en groupe. Aujourd'hui, les «nouveaux papas» exercent une action dynamisante dès les premières années de la vie de l'enfant, en l'aidant à concilier l'affirmation de soi dans la famille et l'affirmation de soi à l'extérieur.
Néanmoins, les chercheurs n'ont pas encore mené des études sur la forme que peut prendre l'attachement affectif dans les relations père-enfant. Peu de données tangibles renseignent sur le mode d'attachement affectif que l'enfant peut nouer avec son père. Mais rares sont ceux qui doutent encore des bienfaits d'une paternité assurée pleinement au côté de la mère. Le domaine affectif est, en effet, traditionnellement réservé à la mère. Il a, toutefois, été prouvé que l'enfant de moins d'une année peut s'attacher à plusieurs personnes, et donc à son père. Si l'enfant est en situation de détresse, la mère reste la plus à même de le réconforter. Les pères sont effectivement plus présents dans le couple.
Ceux d'aujourd'hui sont plus affectueux et moins autoritaires que ceux de la génération précédente. Cependant, si les perceptions plaident pour une véritable évolution des rôles, dans les faits, cela semble beaucoup moins vrai. Les pères ne constituent pas un groupe homogène. D'importantes différences peuvent exister dans leurs façons d'être présents et de vivre leur paternité. Certains n'ont aucun contact avec leurs enfants, d'autres les élèvent seuls et, entre ces deux extrêmes, il y a tous ceux qui partagent les responsabilités familiales avec la mère.
Une chose est sûre. L'homme nouveau est bien là, même s'il n'est pas encore devenu le père idéal. Il est certain que des changements sont en train de s'opérer et que les mentalités évoluent.
L'homme possède aujourd'hui, en lui un papa plus proche du père idéal, mais il hésite encore à lui faire voir le jour.
Un congé…de paternité
Les années 2000 ont été marquées par l'augmentation du nombre des papas qui prennent un congé de paternité pour s'occuper de leur enfant. En France, depuis le 1er janvier 2002, les papas peuvent légalement bénéficier d'un congé à la naissance de leur enfant. Ces "nouveaux pères" prennent 14 jours de congé consécutifs dans les 4 mois suivant l'arrivée de leur enfant (18 jours dans le cas de naissances multiples).
Élevée elle-même dans des familles traditionnelles, la nouvelle génération des pères ne peut pas se baser sur le modèle de leurs parents. Le papa accepte actuellement de prendre soin de ses enfants dès leur naissance. Le rôle du père qui revêt une importance particulière dans la croissance et le développement de la personnalité de l'enfant, joue également un rôle proche de celui de la maman.
Bien évidemment, il ne peut assumer les fonctions de la maman puisque son rôle reste qualitativement différent.
Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 24.04.2008 | 15h00 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Ven Avr 25, 2008 2:09 pm Sujet du message: séminaire |
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Pour pérenniser le préscolaire
Seulement 30% des filles se sont inscrites en 2007
Le préscolaire occupe une place particulière dans le dispositif général des systèmes éducatifs. Il s'agit, en effet, d'un facteur incontournable de qualité et de réussite.
Au Maroc, ce secteur connaît toujours des obstacles qui entravent sa généralisation. Le taux des enfants scolarisés, âgés entre 4 et 5 ans, n'a pas dépassé 60% au terme de l'année 2007, alors que ce chiffre s'est stagné autour de 45 % dans le milieu rural.
C'est dans le cadre du développement d'un préscolaire accessible et durable que la Fondation BMCE Bank, en partenariat avec le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, a organisé les 22 et 23 avril à Rabat un séminaire international autour du préscolaire Cet événement souligne l'importance cruciale du préscolaire pour le rehaussement de la qualité du système éducatif dans la mesure où il permet le développement des capacités intellectuelles, émotionnelles, corporelles et sociales des enfants, compte tenu des spécificités des systèmes de formation, de supervision ou encore les modes d'implantation et d'organisation que ce dernier requiert. Intervenant à cette occasion, Latifa Labida, secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement scolaire a dressé l'état des lieux de la situation du préscolaire au Maroc. Selon cette responsable, le déficit dans la généralisation des inscriptions revient à plusieurs raisons, notamment la non-couverture de certaines régions par l'enseignement privé et le manque de moyens des classes sociales défavorisées.
Autant de facteurs qui contribuent, selon la ministre, à la faible adhésion des enfants au préscolaire spécialement les filles, dont le taux d'inscription n'a pas dépassé 30% pour l'année 2006-2007. La même responsable a saisi cette occasion pour rappeler l'initiative du ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique et du secrétariat d'Etat chargé de l'Enseignement scolaire visant à développer ce secteur. Une initiative qui a consisté à préparer un plan d'urgence afin de donner un nouveau souffle à la réforme du système éducatif.
La présidente de la Fondation BMCE Bank pour l'éducation et l'environnement, Leila Mezian Benjelloun, a pour sa part mis l'accent sur le rôle du préscolaire dans le développement des capacités intellectuelles, émotionnelles, physiques et sociales de l'enfant. «Le préscolaire permet à l'enfant d'acquérir un socle de compétences qui multipliera ses chances d'intégrer le système scolaire avec le maximum d'atouts », souligne la présidente.
En effet, consciente de l'importance de l'enseignement préscolaire dans "le rehaussement de la qualité du système éducatif et dans sa faculté de donner à l'enfant le goût d'apprendre, la fondation BMCE Bank a mis en place, en collaboration avec le ministère de l'Education nationale, un réseau de plus d'une soixantaine d'écoles communautaires rurales dénommées Medersat.com.
Ces écoles sont implantées dans les 16 régions du Royaume et scolarisent actuellement plus de 11.000 élèves encadrés par 300 professeurs. Et afin de maintenir le bon fonctionnement de ces écoles, la banque consacre 4% de son résultat avant impôt pour le financement de ce projet. Il est important de souligner que ces écoles intègrent 76 salles dédiées au préscolaire auxquelles s'ajoutera une dizaine. La fondation prévoit aussi de créer trente autres qui seront implantées cette fois dans les écoles publiques de la province de Mohammedia.
BMCE Bank compte, par ailleurs, créer deux centres de formation des éducateurs au préscolaire à Bouznika et à Nador. Ces centres seront ouverts tant aux ressources humaines affectées au programme Medersat.com qu'à celles issues de l'alliance entre les écoles Medersat.com et celles publiques. La fondation prévoit dans ce sens de mettre à la disposition de ces deux centres et de ceux publics la mallette pédagogique pour le préscolaire qu'elle a élaborée. Cette mallette consigne en effet les choix pédagogiques, les domaines d'apprentissage et les compétences que les élèves doivent acquérir, de même que des outils pratiques pour la conduite effective des classes du préscolaire pour des enfants âgés de 4 à 6 ans. «Ce sont pas moins de 100 compétences qui sont évoquées dans cette mallette. Ces compétences sont liées à l'acquisition par l'enfant du langage, du savoir « vivre ensemble », de l'environnement et autres», affirme Leila Benjelloun.
Par ailleurs, il faut souligner que d'éminents experts ont été conviés à participer à cet événement. Ces derniers se sont penchés au travers des ateliers sur le développement des capacités intellectuelles, émotionnelles, physiques et sociales des enfants, sur les caractéristiques spécifiques de la formation et de la supervision des éducateurs en matière de préscolaire ainsi que sur les conditions d'implantation et d'organisation requises afin que le préscolaire soit accessible et durable.
Autres actions
Cette rencontre de deux jours a été marquée par la projection d'un film institutionnel de la Fondation BMCE Bank. Il a également connu l'organisation de trois ateliers portant sur "Le préscolaire : une institution au service du développement des capacités intellectuelles, émotionnelles, physiques et sociales chez l'enfant", "Les spécificités du système de formation et de supervision des éducateurs et des éducatrices du préscolaire" et "Les modes d'implantation et d'organisation d'un préscolaire accessible et durable". Une visite à l'école Medersat.com de Bouskoura à Casablanca a eu également lieu avant le démarrage destravaux.
Par Yousra Amrani | LE MATIN
Publié le : 24.04.2008 | 15h45 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mar Avr 29, 2008 6:33 pm Sujet du message: Enseignement |
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Un Forum pour décider de son avenir
Les élèves avaient rendez-vous le week-end dernier avec la 17e édition du forum de l'étudiant
Des centaines sinon des milliers d'étudiants marocains ont visité cette année les stands du Forum international de l'étudiant qui s'est déroulé le week-end dernier à la foire internationale de Casablanca.
Organisée par le groupe l'Etudiant marocain, cette manifestation est devenue un événement phare très attendu annuellement par les bacheliers marocains.
Cette 17e édition a été marquée par la participation d'universités et d'écoles d'enseignement supérieur, marocaines et étrangères.
Choisir une filière ou une spécialité après l'obtention du baccalauréat n'est pas une tâche aisée pour les élèves marocains. C'est pour cette raison qu'ils sont venus en masse pour s'informer sur toutes les offres des établissements d'enseignement supérieur.
Younès est un jeune casablancais qui n'a pas encore fait un choix concernant sa formation post-baccalauréat. «Je suis venu en compagnie d'un groupe d'amis pour m'informer sur les différentes filières et spécialités. Ce genre de manifestation devrait nous aider à faire un choix final. Vous savez, tous les bacheliers commencent à se poser des questions sur leur avenir avant même de passer le baccalauréat», déclare Younès. Ce dernier a sillonné tous les stands à la foire à la recherche d'une formation ou un cursus pouvant le séduire.
Certains jeunes sont accompagnés par leurs parents. Choisir une école ou un institut est donc devenu une affaire familiale. C'est le cas pour Nadia qui est accompagnée par son papa. «Je suis élève en physique chimie dans un lycée à la métropole. Actuellement, il est très difficile d'intégrer l'une des écoles publiques d'enseignement supérieur. Il faut avoir de très bonnes notes pour accéder à l'un des établissements prestigieux du Royaume alors que les places sont très limitées. Un grand nombre d'élèves marocains se tournent, de facto, vers le secteur privé», explique t-elle. Nadia espère faire un choix à l'issue de sa visite au Forum.
Cependant, le dernier mot reste à son papa. «J'ai décidé d'accompagner ma fille pour avoir une idée sur les prix des écoles privées. D'une manière générale, je pense que la majorité de ces écoles affichent des prix exorbitants pour de nombreuses familles marocaines. Mais les parents n'ont pas vraiment le choix puisque les facultés marocaines ne proposent pas des formations adaptées aux besoins du marché de travail au Maroc. Les écoles privées sont la seule alternative», déclare le papa.
Le secteur d'enseignement supérieur privé était fortement représenté lors de cette manifestation. En effet, les écoles privées gagnent d'année en année du terrain au détriment des universités marocaines. Pour les représentants de ces établissements, le Forum est l'occasion pour recruter des étudiants et surtout convaincre les parents. Nabil représente une école basée à Rabat qui participe pour la troisième fois au Forum. «Notre établissement a déjà pris part cette année à deux manifestations similaires à la capitale. Néanmoins, nous avons remarqué que cette édition a eu plus de succès auprès des élèves marocains. Certains sont même venus d'autres villes marocaines notamment Marrakech, El Jadida, Rabat et Fès», précise t-il.
Le Forum international de l'étudiant attirent également des jeunes étudiants marocains en quête d'une formation ou un Master à la portée de leurs bourses. «Je suis étudiant en deuxième année dans un centre de l'OFPPT. Et j'aimerais bien approfondir ma formation après l'obtention de mon diplôme. D'ailleurs, c'est pour cette raison que je visite le Forum. J'ai constaté qu'il y a pas mal de nouveautés cette année concernant les offres des écoles marocaines mais les prix ont considérablement augmenté», informe Rachid.
Le secteur de l'enseignement supérieur public s'est distingué cette année par son absence. L'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail était quasiment le seul organisme d'enseignement supérieur public présent au Forum. «Cette année l'OFPPT participe avec une équipe assez dense composée de 24 stagiaires et 12 conseillers en orientation. Les étudiants s'intéressent plus à des secteurs particuliers notamment le tourisme et les NTIC (nouvelles technologies de l'information et la communication). Notre rôle est de les aider à faire des choix. Actuellement, le Maroc connaît un boom immobilier. Il existe donc une forte demande en personnel qualifié dans ce secteur.
On essaie de notre d'informer les élèves sur les formations dispensées dans nos différents établissements, relatives à ce secteur qui est réellement très porteur au Maroc», soutient M. Al Khatib, responsable du Stand de l'Office.
Si le Forum de l'étudiant permet aux bacheliers marocains de choisir une formation, il est constitue pour d'autres jeunes une aubaine pour trouver un job. Abderahman est titulaire d'une licence en littérature anglaise. Il compte devenir enseignant de langue anglaise dans une école privée. Il a visité pour le Forum pour recueillir les adresses d'un maximum d'écoles à Casablanca car il compte déposer ces demandes d'emploi dans ces établissements.
Espaces «Irchad attalib»
Les centres d'orientation des élèves étaient également représentés lors du Forum de l'étudiant. Ces structures sont chargées de l'information et de l'orientation des élèves et des étudiants marocains. Ils fournissent des renseignements sur les formations supérieures et les bourses d'études au Maroc et à l'étranger ainsi que sur les offres de la formation continue.
La prospection et la collecte de la documentation auprès des Ambassades accrédités au Maroc et des établissements d'enseignement et de formation publics et privés au Maroc et à l'étranger, figurent également parmi les missions du centre «Irchad attalib». Ces derniers éditent périodiquement des publications et des supports d'information sur les formations, les bourses et les métiers.
Les élèves ayant sollicité les services de ces centres, bénéficient d'entretiens personnalisés et des conseils. En outre, une documentation spéciale est mise à la disposition des étudiants en plus d'une connexion Internet avec un accès direct aux sites web du ministère de l'Education nationale.
Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 28.04.2008 | 15h43 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Mai 03, 2008 10:18 am Sujet du message: La faillite totale de l’enseignement au Maroc |
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La faillite totale de l’enseignement au Maroc
A l’heure de la sortie d’un énième rapport sur l’enseignement au Maroc, il est nécessaire de revisiter ce secteur pour redonner une photographie instantanée des phénomènes sociaux qu’il recèle. Hélas, le tableau est plus que noir...
TOUS les rapports nationaux et internationaux confirment ce constat affligeant : l’enseignement marocain est en faillite totale. Bien entendu, tous les cycles, du primaire aux plus hautes études, sont concernés. Les manifestations de la faillite sont nombreuses : chute libre du niveau, recrudescence de la délinquance à l’école publique et privée, démission des enseignants, des parents, des élèves des responsables... Aggravation de l’échec scolaire et donc de l’abandon scolaire, etc. Derrière ces phrases génériques se cache une véritable catastrophe nationale. Parce que quand l’école va mal, c’est toute la société qui tombe malade. Voyons donc ce qui se passe à l’école, collège, lycée et université typiques, c’est à dire ces établissements qui abritent l’écrasante majorité des femmes et hommes marocains de demain.
Que l’on aille à Sidi Bernoussi à Casablanca, à Al Karia à Salé, à la médina de Fès, à Douar Laàskar à Marrakech... Les problèmes de l’école sont les mêmes. Une moyenne de quarante élèves par classe, des enseignants qui gardent les apprenants comme garderait un berger son troupeau, des classes sales, des mines renfrognées, des regards hagards, voire méchants... Dans certaines écoles, les élèves, encore mineurs, se battent à couteau tiré, avec les enseignants. Dans d’autres, on roule déjà des joints. Dans d’autres encore on apprend dans la cour de récréation comment se constituer en petites bandes de voleurs à l’arrachée. On est loin, très loin, de cette atmosphère saine dont a besoin le monde de la transmission du savoir. Ceci pour ce qui est de l’environnement scolaire.
En ce qui concerne le fond, qu’apprend la plupart du temps l’école aux élèves, le collège aux collégiens, le lycée aux lycéens et l’université aux universitaires ? Tout, sauf ce qui leur sert dans leur vie de tous les jours, ce qui éveille l’esprit critique, ce qui suscite la créativité, ce qui excite l’intelligence... L’apprenant n’a nulle autre mission que de ruminer ce qui est écrit dans le programme officiel, pour le recracher le jour de l’examen, sans plus ni moins. Autrement, l’évaluateur lui colle une mauvaise moyenne, l’élimine, le boute dehors. Normal qu’après coup, on constate que nos établissements scolaires forment des analphabètes bilingues, voire trilingues parfois.
Le français se perd, s’écrient certains. L’arabe se meurt, s’écrient d’autres. Les uns et les autres doivent se rendre à l’évidence, c’est tout le savoir humain qui s’évapore au Maroc. Le pays est déjà en crise d’intellectuels, de penseurs capables de faire bouger la société, d’inventeurs, de scientifiques, de poètes, d’écrivains, de sociologues, de politologues, même d’informaticiens... Ce déficit ira en se creusant, si rien n’est fait. Et si rien n’est fait, ce sera encore plus grave, c’est tout le pays qui tombera en panne. Parce que la mondialisation n’a cure des incultes. A qui la faute ?
Aux décideurs qui ont laissé pourrir la situation pendant quarante ans, non sans prendre le soin d’assurer à leurs propres enfants l’enseignement qu’il faut en France, au Canada ou aux Etats Unis. Aux parents pour qui l’école n’est qu’une garderie. Aux enseignants qui ont perdu le goût de partager leur savoir. A la société qui se laisse faire. Aux enfants d’aujourd’hui qui préfèrent avoir des têtes bien faites plutôt que des cervelles bien pleines. La responsabilité est donc commune. Par conséquent, la recherche de solutions doit être l’affaire de tous : des parents, des enseignants, des encadrants, des experts, des élèves et étudiants, des pédagogues, des psychologues, des planificateurs... Sinon, rameuter des experts -dont les enfants n’ont aucun problème d’enseignement- pour qu’ils pondent des recettes miracles, sera, encore une fois, une perte de temps. Et ce sera dommage !
(A suivre) _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Mai 03, 2008 10:21 am Sujet du message: La faillite totale de l’enseignement au Maroc (suite) |
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Le Conseil Supérieur de l’Enseignement rend sa 1ère copie
Le Conseil Supérieur de l’Enseignement a présenté, le 16 avril, son premier rapport qui relève les dysfonctionnements dont souffre le système d’enseignement marocain. Le rapport, tout en étant critique, fait des propositions pour dépasser la faillite dont souffre le secteur.
Le rapport du Conseil Supérieur de l’Enseignement (CSE) présenté la semaine dernière par Abdelaziz Meziane Belfkih, conseiller du Roi et président du CSE, était en préparation depuis plus d’une année. Il a été élaboré avec la contribution de l’Instance Nationale d’Evaluation, une commission auprès du CSE. Il est destiné à devenir un exercice régulier et à asseoir un cadre de référence, national, sur l’état et les perspectives du système éducatif. Selon ses rédacteurs, ce rapport s’est appuyé sur une méthodologie déployant des indicateurs précis et se référant aux standards internationaux en la matière.
Le Conseil Supérieur de l’Enseignement a ainsi pris l’initiative, dans son premier rapport, de répondre aux questions que se posent les parents, élèves, employeurs, acteurs de la famille éducative... En effet, ils se posent tous des questions qui ne peuvent rester indéfiniment sans réponses. Les questions qui sont tombées dans les oreilles du CSE, il y en a principalement quatre. Notre école instruit-elle de manière adéquate les enfants en leur transmettant les compétences et savoir fondamentaux qui conditionneront leur réussite ? Eduque-t-elle de manière satisfaisante pour former ceux qui seront non seulement des diplômés mais aussi des citoyens actifs et des individus sociables ? Prépare-t-elle à la vie active selon les talents de chacun et garantit-elle l’insertion dans le marché de l’emploi ? Réussit-elle à être un espace de l’égalité des chances et de la diffusion du savoir ? Ces interrogations et bien d’autres, ont ouvert un débat sur le devenir de notre école.
Dans une première réponse, le rapport reconnaît que « notre école est aujourd’hui un chantier inachevé » et concerne six millions de nos enfants.
Dans ses réponses, le CSE a élaboré quatre documents (4 volumes). Il a ainsi résumé sa vision de l’école à travers un court essai qu’il a consacré, dans le Volume I de son premier Rapport à l’Etat et les perspectives du système éducatif. Brossant un tableau synthétique de l’état du système d’éducation et de formation, qui met en exergue tant les acquis que les insuffisances constatées et propose certaines priorités d’action pour l’avenir. Le second volume présente un diagnostic analytique détaillé, « fondé sur une lecture objective des principaux indicateurs du système d’éducation et de formation ».
Le troisième volume, intitulé « Atlas du système national d’éducation et de formation », présente les indicateurs saillants du système, sous forme d’illustrations graphiques. Quant au quatrième volume, se focalisant sur une thématique particulière, il a été consacré au métier de l’enseignant et aux voies permettant d’en améliorer les conditions d’exercice. Il a été élaboré sur la base de données et d’indicateurs statistiques, ainsi que des résultats de l’enquête de perception menée auprès des enseignants, est-il souligné par les rédacteurs du rapport.
Le diagnostic établi dans ce rapport tente avant tout de cerner « les contraintes profondes qui brident l’ensemble du système et dont la levée pourrait avoir un effet multiplicateur sur l’ensemble des réformes menées ». En plus du diagnostic, le rapport du CSE tente de proposer « une nouvelle approche dans l’entreprise de réforme de l’école, animée par des principes d’implémentation neufs, des priorités clairement définies et un contrat de confiance qui pourrait dessiner un nouvel horizon pour l’école », a précisé Abdelaziz Meziane Belfkih, président du Conseil.
Selon lui, l’impact qualitatif des réalisations effectué dans le secteur de l’enseignement n’a pas été constaté dans les espaces d’enseignement, imputant cela à « des dysfonctionnements structurels dus notamment aux taux élevés de déperdition scolaire, au redoublement et à la mauvaise qualité de certains enseignements dispensés telles que la maîtrise des langues et l’acquisition des aptitudes dans les matières scientifiques ».
Mesures d’urgence
Le rapport présenté par le conseiller du Roi et président du Conseil Supérieur de l’Enseignement (CSE) a parlé de la nécessité d’un plan d’urgence pour sortir l’enseignement du gouffre. Pallier les dysfonctionnements actuels du système éducatif en lui assurant sans délai un renouvellement profond constitue un choix inévitable, a souligné le conseiller du Roi, Meziane Belfkih, ajoutant que « cette action requiert la mise en oeuvre de mesures urgentes afin de donner un nouvel élan à la réforme.
A cet égard, et dans l’objectif de contribuer au plan d’urgence, SM le Roi a appelé le gouvernement à élaborer la réforme en collaboration avec le CSE, à l’ouverture de la première session de l’année législative en cours ». Le rapport propose, pour un proche avenir, trois chantiers qualitatifs sur la base de nouveaux principes à même de garantir à la réforme un plus grand impact soutenu dans le temps, a souligné Meziane Belfkih.
Le premier chantier consiste en une mise en oeuvre réelle de l’enseignement obligatoire étant donné que l’école est le lieu naturel et incontournable de tous les enfants marocains depuis l’âge de la scolarisation et jusqu’à ce qu’ils atteignent 15 ans. Et ce, sans discrimination sociale, régionale et spatiale, en concentrant les efforts, au niveau de l’enseignement primaire, sur l’assimilation des connaissances et des aptitudes essentielles et en luttant avec fermeté contre la déperdition scolaire. Ce chantier consiste également en l’élargissement de l’offre pédagogique et en la consolidation de l’encadrement pour ce qui est du cycle secondaire collégial. Il est également question de la généralisation de l’enseignement préscolaire en respectant les exigences de qualité sur la base de l’égalité des chances.
Le deuxième chantier, concerne la phase de l’après enseignement obligatoire. Il vise à assurer l’égalité des chances à tous les jeunes marocains afin qu’ils puissent exprimer leurs aptitudes et démontrer les domaines où ils excellent que ce soit au secondaire qualifiant, à la formation professionnelle ou encore à l’université. Le troisième chantier porte sur les questions urgentes du système d’éducation qui requiert de l’audace et de la rigueur dans la recherche des solutions urgentes. Selon Meziane Belfkih, « il s’agit là essentiellement de réhabiliter la profession d’enseignant, de la moderniser, d’améliorer les aptitudes de maîtrise linguistique, de consacrer la gouvernance efficiente et responsable et de réhabiliter le système d’orientation en l’adaptant aux exigences de développement du pays ».
Le département du ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Ahmed Akhchichine, travaille d’arrache pied sur ce plan d’urgence. Le ministère multiplie les concertations avec les professionnels du secteur, et aussi avec des experts français, pour élaborer ce plan qui sera prêt prochainement. Le ministre souhaite même mettre en branle un nouveau processus de réforme dès la rentrée scolaire de septembre prochain. Le ministre a indiqué que son département procédera à un examen rigoureux des propositions du CSE « en mobilisant, à cet égard, les différents acteurs pédagogiques et administratifs au niveau central, régional et local, ainsi que dans les espaces des établissements d’enseignement. L’objectif étant de communiquer sur leurs contenus et objectifs et d’ouvrir un débat élargi avec l’ensemble des partenaires, dont les parents d’élèves, les sensibilités syndicales et politiques, les collectivités locales, la société civile, le secteur privé et l’ensemble des parties concernées. Et ce, en vue d’échanger les points de vue autour de ces propositions et les enrichir dans le sens de la mise en oeuvre de convictions partagées sur les moyens efficients à même d’assurer la réussite d’une école marocaine pour tous », a-t-il dit en commentant le contenu du rapport du CSE.
Ahmed Akhchichine a également précisé que son département, en vue de la mise en oeuvre d’un plan d’urgence, à ce sujet, en coordination avec le Conseil supérieur de l’enseignement, restera en contact permanent et en concertation régulière avec cette institution aussi bien pour ce qui est du suivi des différentes étapes du dialogue sur les priorités et les chantiers proposés que de la recherche de solutions appropriées aux questions locales du système d’éducation, que le CSE a réussi à identifier.
Diagnostic Le Rapport relève déficits et dysfonctionnements
« Nul ne peut nier les carences de notre système éducatif, résultant de réformes trop tôt avortées ou exécutées de manière sélective, et d’une polarisation idéologique qui a souvent relégué l’intérêt de l’apprenant derrière certains intérêts particuliers.
Ainsi, trop d’élèves continuent d’abandonner le système sans qualification aucune, comme ce fut le cas pour près de 400.000 d’entre eux l’an passé dont plus de la moitié dans le seul cycle primaire, du fait notamment des conditions socioéconomiques des familles des apprenants, pendant que moins de la moitié de nos communes rurales comptent un collège en leur sein. Le redoublement, qui nourrit l’abandon, reste le lot annuel de près d’un élève sur cinq dans le primaire, expédient aisé pour un système qui continue d’avoir des difficultés à se régler sur les rythmes de l’apprenant. L’analphabétisme perdure à des niveaux élevés, privant par là même l’économie et la société de talents qui ne demanderaient qu’à s’exprimer. L’enseignement préscolaire, pour sa part, est loin d’être généralisé et l’offre de qualité reste réservée à ceux qui peuvent se le permettre. L’école continue d’exclure, au lieu d’être un creuset inclusif au service de l’égalité des chances.
Il est tout aussi vrai que des carences pédagogiques et organisationnelles persistent. Ainsi, la qualité des apprentissages fondamentaux (la lecture, le calcul, l’écriture, la langue) et les modes d’instruction, en termes de méthodes et d’outils didactiques, demeurent lacunaires pour les élèves qui restent dans le système. Témoin de cet état de fait, l’absence de maîtrise des langues, avec une proportion importante des élèves qui font preuve d’une appropriation hésitante de l’arabe malgré les 3800 heures d’enseignement dispensées dans cette langue au terme de la scolarité obligatoire. Par ailleurs, l’orientation des apprenants conduit à un tropisme prononcé en faveur des filières littéraires au détriment des filières scientifiques. A l’Université, le divorce entre nécessités du monde du travail et capacités des sortants continue de nourrir le chômage des diplômes et les enseignants sont insuffisamment formés et accompagnés dans leur tâche.
Ces dysfonctionnements relatés sont les symptômes de maux plus profonds sur lesquels il faut porter l’action. Réformer l’école de manière durable requiert au préalable d’identifier les contraintes majeures à l’origine des déficits de notre école, celles dont la résorption pourrait avoir un effet multiplicateur sur l’ensemble des réformes menées. Ces déterminants profonds, à la source de bien des difficultés du système éducatif, sont notamment :
• Une gouvernance hésitante : malgré l’adoption d’un mode de gouvernance plus souple et aux prérogatives étendues au niveau des académies, le système n’a pas encore pu ouvrir certains chantiers difficiles, tels que l’évaluation ou la responsabilisation des agents, responsabilisation qui inciterait chacun à améliorer les performances du système. La gouvernance pâtit en outre d’un manque d’outils de pilotage et de régulation adéquats, comme en témoigne l’absence d’un système d’information intégré et complet, et du fonctionnement encore imparfait de ses organes de gestion dans les académies et les établissements. Au final, un certain manque de planification et la multiplication des structures peut perpétuer la conduite de réformes mal séquencées aboutissant à un gâchis de ressources, tel que la réforme des orientations pédagogiques sans formation conséquente des enseignants, ou encore la construction d’établissements sans garantie des équipements de base.
• Des enseignants insuffisamment impliqués et accompagnés : le degré d’engagement des enseignants, dont la motivation et l’adhésion au changement sont cruciales pour la réhabilitation de l’école, ne semble plus être à la mesure de leur rôle fondamental.
Ce découragement des enseignants a un impact direct sur les performances de l’école, tant en termes de bon rendement de l’acte pédagogique que de la capacité à retenir les apprenants dans le système. A la source de ce découragement vient en premier lieu le déficit de formation et d’encadrement des enseignants, face à une mission de plus en plus lourde et complexe. Les enseignants se trouvent désemparés, avec des conditions d’exercice difficiles pour lesquels ils ne sont pas armés. Le déficit de responsabilisation des enseignants perdure, le système éducatif n’ayant pas développé une gestion des ressources humaines axée sur les résultats. Celle-ci permettrait d’exprimer une forme de reconnaissance aux enseignants les plus performants et, inversement, d’imputer le cas échéant la responsabilité des échecs et insuffisances.
• Un modèle pédagogique qui pourrait être amélioré : en dépit de nombreuses réformes pédagogiques et organisationnelles, et malgré l’existence de foyers d’excellence à l’image des grandes écoles, l’école et l’université marocaines ne dispensent pas toujours un enseignement conforme aux meilleurs standards de qualité en termes de méthodes, de contenus pédagogiques ou de conditions d’enseignement. Souvent, l’introduction d’innovations en matière de méthodes ou d’outils didactiques se heurte aussi au manque de formation des encadrants et à la charge trop élevée des programmes. Nulle part l’inadéquation du modèle pédagogique n’est plus visible que dans l’enseignement des langues. La maîtrise des langues est loin d’être assurée, même pour l’arabe classique dont l’utilisation effective est trop restreinte pour atteindre un niveau d’assimilation satisfaisant, l’introduction de l’enseignement de l’amazighe dans le système national étant encore trop récente et limitée pour être évaluée. Les langues étrangères, pourtant incontournables pour une bonne insertion dans la société et le monde professionnels modernes, ne sont pas plus correctement appropriées.
• Une sous allocation des ressources : bien que les ressources allouées aient significativement augmenté ces dernières années, la dépense éducative par élève reste à des niveaux bas, souvent moins de la moitié que celle de pays voisins à niveau de développement comparable. Les ressources disponibles ne sont pas non plus affectées de manière optimale. Les salaires accaparent ainsi la quasi-totalité des ressources et de leur croissance, ce qui peut affecter les ambitions de développement et d’entretien du réseau scolaire. En conséquence, les investissements restent faibles pour l’amélioration de l’acte pédagogique en classe et les conditions de travail (outils didactiques, formation des enseignants, équipements de base). Malgré ces insuffisances, les voies de diversification du financement du système éducatif sont restées inexplorées puisque l’essentiel de l’effort est supporté par l’Etat, alors que la contribution des collectivités locales ou du secteur privé demeure anecdotique.
• Le manque de mobilisation autour de l’école : l’implication des acteurs de la famille éducative dans la vie de l’école a semblé faiblir à mesure que les difficultés de celle-ci devenaient de plus en plus évidentes, nourrissant le cercle vicieux de la démobilisation et de l’insuffisance de la qualité. Beaucoup de parents ont paru s’éloigner progressivement de la croyance selon laquelle l’école et le diplôme ouvre un destin aux enfants, sinon probable, du moins plausible. En cause notamment, le chômage excessif des diplômés mais aussi la perception que la transmission d’un stock minimal de savoirs n’était plus correctement assuré. Le suivi pédagogique par les parents et leur vigilance, lors des moments importants de la scolarité tels que le choix d’orientation, s’en sont trouvés affectés.
Le système en lui-même a une large part de responsabilité dans cette relative démobilisation, en n’agissant pas assez sur l’attractivité de l’école, en n’encourageant pas systématiquement le dialogue avec les parents, en n’adaptant pas suffisamment son offre aux conditions socioéconomiques des familles ou n’offrant pas de seconde chance aux enfants déscolarisés. De même, l’absence d’un leadership fort, pouvant sensibiliser aux problèmes de l’école et motiver les différents intervenants à contribuer à leur résolution, prive le système d’une convergence de compétences complémentaires, capable de veiller au bon fonctionnement de l’école en appui de l’administration. Au total, l’école a besoin de soutien pour améliorer les conditions d’enseignement ou pour être soulagée des problèmes qui la dépassent (conditions sociales, violence) et nécessitera davantage d’attention de la sphère intellectuelle, médiatique ou politique ».
Propositions Ce qu’il faut changer
« Le diagnostic ayant été posé, il faut maintenant agir. Toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour s’engager fermement dans une seconde étape de la réinvention de l’école, l’étape qui portera les effets de la réforme au sein même des classes et permettra de remporter la bataille de la qualité, l’étape reposant sur l’obligation de résultats et tournée toute entière vers le vécu réel des apprenants. Pour ce faire, il convient d’opérer un réajustement dans la conduite des affaires de l’école, autour d’une mission clairement affirmée pour l’école, d’une logique d’exécution renouvelée et de principes directeurs définis sans équivoque.
La mission de l’école marocaine d’aujourd’hui doit être définie de manière à constituer un horizon commun pour les acteurs de la chose éducative : doter les futurs citoyens de connaissances, compétences et capacités sociales leur permettant de réussir leurs vies selon le chemin qu’ils auront eux-mêmes choisi. Ainsi formulée, la mission de l’école se recentre sur l’apprentissage de capacités et savoirs fondamentaux aux apprenants afin qu’ils puissent réaliser leur propre vocation. Instruire en assurant l’acquisition de savoirs, éduquer pour socialiser l’apprenant et préparer à la vie active, tels sont les objectifs à l’aune desquels l’école peut et doit être jugée.
Ce changement d’approche doit se doter d’une logique de mise en œuvre neuve, celle d’une logique de réforme par projets plutôt que par décret. Ce pragmatisme permettra de donner corps à un noyau dur de réformes qui, dûment expérimentées, évaluées et généralisées, seront le prélude à des réajustements profonds et durables au coeur du système. Cinq principes directeurs peuvent faire aboutir à ce réajustement :
• Livrer la bataille de l’école en premier lieu sur le terrain de l’enseignement obligatoire, avec un suivi particulier des générations intégrant pour la première fois le système à partir de la rentrée prochaine.
• Fixer les objectifs à l’échelle des communes pour le primaire et le préscolaire, avec une véritable responsabilisation des gestionnaires, et systématiser une approche ascendante pour l’allocation des ressources.
• Orienter l’effort vers les classes (décongestionner les salles, soutenir les élèves) et mettre en place un suivi des conditions pédagogiques de base (disponibilité des professeurs, des instruments de travail, des livres). Agir sur les contraintes les plus déterminantes (qualité des locaux, difficultés sociales des élèves, violence et incivilités), c’est permettre à l’école de faire correctement, et exclusivement, son travail.
• Allouer les moyens nécessaires pour atteindre des niveaux de qualité élevés.
L’enjeu aujourd’hui est de relever le défi de la démocratisation en retenant à l’école plus d’enfants plus longtemps. Cela requerra des projets concernant les trois composantes de l’école obligatoire :
• Agir au primaire : les deux tâches prioritaires consisteront, d’une part, à réaliser un taux de scolarisation proche des 100% et, d’autre part, à améliorer les taux de rétention des élèves. Atteindre ces objectifs passera par l’amélioration de l’offre de scolarisation (services parascolaires et aux enfants à besoins spécifiques) et un recentrage sur les savoirs fondamentaux (lecture, écriture, calcul) au moyen de l’introduction d’une pédagogie individualisée, d’un soutien scolaire plus soutenu et appelé à se substituer au redoublement.
• Agir au collège : la dynamisation de ce « ventre mou » du système devrait refaire du collège le temps de la consolidation des connaissances, du développement de l’autonomie des élèves, de la préparation à la vie adulte et de la découverte des vocations individuelles. Le renforcement de l’encadrement des collèges, un programme d’expansion et de rénovation des plus anciens d’entre eux, une meilleure implantation dans le rural et la réhabilitation du brevet pourraient être explorées à cette fin.
• Agir au préscolaire : la démarche à entreprendre pourrait être articulée autour de deux objectifs : bâtir un nouveau concept d’éducation préscolaire moderne tenant compte de nos spécificités et conduire des projets pilotes pour le préscolaire, faisant la démonstration du nouveau concept tout en préparant sa généralisation progressive à l’horizon 2015.
Le lycée, qui accueillera de plus en plus de jeunes Marocains, devrait être préparé à relever sa part du défi éducatif. Pour y répondre, les lycées gagneraient à bénéficier davantage d’autonomie et de moyens d’action pour s’inscrire dans des projets éducatifs diversifiés. La richesse de ces projets libèrera les lycées marocains dans la voie de recherche permanente de l’innovation et de l’excellence. Des initiatives pourraient alors émerger : des lycées d’excellence, des sections centrées sur les métiers ou encore des lycées « sport et études ».
Pour ce qui concerne les universités, l’heure est à l’approfondissement du processus d’autonomisation, selon trois voies principales : épuiser toutes les possibilités offertes par la loi en termes d’autonomie, parfaire les instruments de gouvernance déjà en place, explorer de nouvelles marges d’autonomie pour une université plus forte et à la hauteur des enjeux de la compétition internationale. En contrepartie, les universités doivent se soumettre à l’évaluation et s’engager dans un rapport contractuel avec l’Etat.
Les universités marocaines sont également attendues sur le front de la recherche scientifique et de l’innovation, domaine dans lequel une nouvelle stratégie nationale pourrait s’articuler autour de trois directions possibles : l’élargissement de la base scientifique du pays, en mobilisant sur des projets, une meilleure intégration aux centres de l’innovation mondiale en augmentant notamment le nombre de partenariats avec les institutions internationales leaders dans leurs domaines, et une amplification des programmes de recherche innovation menés avec le secteur privé, ciblant des domaines clés (biotechnologies, nanotechnologies, énergie, santé, environnement, ....) et facilités par les instruments incitatifs adéquats (fiscalité appropriée, contrats programmes, joint-ventures, capital-risque, incubateurs d’entreprises au sein des universités, ...) ».-
Budget de l’enseignement primaire en PIB
En 2007, la part du budget consacré à l’enseignement primaire et secondaire par rapport au PIB est estimée à 4,8%. Elle atteignait 4,4% en 1999, soit une augmentation de 0,4 points pourcentages durant cette période. Globalement, cette part a peu fluctué depuis le début de cette décennie et a oscillé entre 4,4% et 4,9%. L’évolution de cette part a été surtout influencée par l’évolution du PIB et par le seuil limite de l’effort de l’Etat dans le financement du secteur.
Les comparaisons internationales avec des pays voisins ou à rythme de développement similaire permettent d’affirmer que le Maroc consacre une part plus importante de sa richesse nationale au développement de l’enseignement primaire et secondaire que des pays arabes comme la Jordanie, mais moins que la Tunisie. En terme de dépenses, le budget alloué à l’enseignement primaire et secondaire est passé de 17,3 milliards de dirhams en 1999 à 28,6 milliards de dirhams en 2007, soit un taux d’accroissement annuel moyen de l’ordre de 6,5%.
Enquête Handicaps au bon exercice du métier
Le Conseil Supérieur de l’Enseignement a réalisé une étude sur le corps et le métier de l’enseignement et de la formation. Cette étude relève, concernant les handicaps rencontrés par les enseignants dans l’exercice de leur fonction, le défaut du niveau des élèves, le manque de moyens didactiques et la surcharge des classes, comme principaux handicaps.
Ces entraves au bon exercice du métier d’enseignant se trouvent au niveau du primaire et du secondaire. Au 4e rang, par ordre d’importance, apparaissent des entraves plus spécifiques : l’indiscipline des élèves qui est davantage mentionnée par les professeurs du secondaire (32%) que du primaire (20%) et la situation sociale des élèves à laquelle les enseignants du primaire semblent être plus sensibles (35%) relativement à ceux du secondaire (13%).
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Crise de l’enseignement Les blogeurs pétitionnent
Des blogeurs s’inquiètent au vu des nombreux problèmes de l’enseignement au Maroc. Ils réagissent en lançant une pétition sur le site www.education-developpement.org. Intitulée au départ « Sauvons notre système éducatif marocain », puis « Education - Développement », cette initiative, selon ses concepteurs, ne vise pas à formuler les solutions et encore moins à prescrire les recettes aux problèmes et dysfonctionnements du système éducatif, mais à poursuivre sur la voie de la sensibilisation et de la mobilisation citoyenne. « Les réformes ne réussiront que si elles sont appropriées, accompagnées par l’ensemble des citoyens, par l’ensemble des acteurs de la société », notent-ils.
Dans la perspective d’élargir le champ de la réflexion sur la problématique de l’enseignement au Maroc, après le lancement de la pétition qui continue à recueillir de plus en plus d’adhésions, une rencontre a été organisée le 20 avril à Casablanca. Là aussi, tous les participants (blogueurs, mais aussi enseignants, parents d’élèves, élèves...) ont insisté sur la participation collective pour tenter de résoudre les problèmes épineux de l’éducation et de l’enseignement au Maroc. D’autres rencontres de ce genre suivront. En attendant, le débat se poursuit sur la toile.
Bilan de l’initiative « Education - Développement »
Lancement le 26/02/2008.
Au 14 Avril 2008 Nombre de blogueurs : 42
Nombre de billets : 58
Communiqué de presse repris et articles de suivi : 12
Emissions Radio : 2
Journal Télévisé : 1
Nombre de citoyens ayant joint l’initiative : 1580
Rencontres locales de coordination tenues : Rabat, Casa, Agadir, Tanger, Bruxelles.
Associations partenaires : 10
Réalisations à des fins de communication Logo Affiche
Site Web : www.education-developpement.org
Brahim Mokhliss & Mohamed Zainabi
Mis en ligne le 28 avril 2008
http://www.lereporter.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Sam Mai 03, 2008 11:08 am Sujet du message: Enseignement |
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Des cellules d'écoute pour réduire l'abandon scolaire
590 enseignants bénévoles sont en cours de formation
Réduire l'ampleur du phénomène de l'abandon scolaire est devenu l'une des préoccupations majeures de l'Académie régionale de l'éducation et de la formation (AREF) des Doukkala-Abda qui a, dans ce sens, mis sur pied une nouvelle stratégie appuyée par des mesures dont principalement la création des cellules d'écoute.
A cet effet, l'AREF a conclu à Safi et à El Jadida un accord avec quatre professeurs universitaires, auxquels elle a confié la mission d'encadrement et de formation des volontaires de l'enseignement primaire. Ces derniers auront la tâche d'écouter et d'essayer de comprendre les problèmes et difficultés que les enfants confrontent dans leur parcours scolaire.
A cet effet, un total de 590 enseignants bénévoles, dont 350 de Safi, sont en cours de formation sous l'encadrement de trois professeurs universitaires et sociologues dont M. Korounfoul. Il s'agit là d'une première car aucun autre département n'avait pensé à la formation des ressources humaines en charge de cette tâche à titre bénévole.
Les perturbations du comportement chez les enfants âgés entre 6 et 12 ans et les techniques d'écoute et leur mise en oeuvre chez ceux ayant interrompu leurs études constituent les principaux axes de la formation qui leur est dispensée.
L'accent et la priorité seront focalisés sur les zones les plus touchées par le phénomène de la déperdition scolaire dans la région des Doukkala-Abda. Les directeurs des établissements scolaires relevant des deux délégations ont, pour leur part, bénéficié dans un premier temps de deux journées d'information et de sensibilisation sur l'importance de ces centres d'écoute des enfants.
"La création de ces centres d'écoute par les services interne et externe de l'AREF des Doukkala-Abda, souligne M. Mohammed Mâazouz, directeur de l'Académie, entre dans le cadre et la stratégie mise en œuvre pour combattre et réduire le taux de la déperdition scolaire dans la région.
Cette stratégie, a-t-il ajouté, vient suite à la Journée nationale d'information sur la déperdition scolaire organisée au siège de la province
d'El Jadida le 7 février 2008 sous le thème "Expériences et alternatives" et qui a connu la participation de tous les acteurs et partenaires de la vie scolaire, ainsi que plusieurs directeurs d'Académies et de délégations du Royaume".
L'analphabétisme en chiffres
Au Maroc, le problème de l'analphabétisme est particulièrement virulent. 46% des Marocains ne savent ni lire ni écrire. Ce qui représente près de 10 millions de personnes sur les 21 millions en âge de lire.
Le monde rural, quant à lui, compte 66% d'analphabètes et seules 18% des filles sont scolarisées. Dans la province de Tiznit par exemple, pour l'année scolaire 2004-2005, le taux de scolarisation des filles de 12 à 14 ans était de 52,6%. En milieu rural, 994 collégiennes sur un total de 2.659 ont abandonné leur scolarité en cours d'année, soit 37,4%. Et selon la délégation provinciale de Tiznit, pour l'année scolaire 2005-2006, le nombre d'abandons scolaires pour cause de l'éloignement des collèges est de 241, dont 129 sont des filles. Sur les 17 communes que compte la province, les 7 les plus touchées sont Bounnaâmane, Tiourza, Ait Ahmed, Sahel, Mirleft, Regadala et Tizougrane
Par Abdelmajid Nejdi | LE MATIN
Publié le : 02.05.2008 | 14h28 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Sam Mai 03, 2008 11:11 am Sujet du message: Déperdition |
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Combattre l'échec scolaire
La construction d'observatoires d'écoute s'impose dans nos écoles
La déperdition scolaire, la violence physique, la drogue, le harcèlement sexuel… autant de phénomènes sociaux qui prennent malheureusement de l'ampleur dans nos collèges et lycées.
Aujourd'hui, à tous les niveaux de la scolarité, on commence à prendre conscience de ces fléaux très dangereux en nette recrudescence. Pourtant, l'école doit être un lieu privilégié où «se forge» le civisme et un lieu où se manifeste'exprime la liberté des adolescents, sachant que l'éducation est un ensemble d'actions pour promouvoir ce que devraient être les compétences et les attitudes. C'est dans cet esprit-là que vient, à point nommé, l'idée de la création de centres d'écoute dans les établissements scolaires.
Une initiative qui a eu un grand succès mais qui malheureusement reste très limitée. Pourtant, ces nouvelles structures pédagogiques permettent aux élèves, au-delà de leur éducation et la citoyenneté agissante, de pouvoir exprimer, en toute liberté, leurs souhaits, et ce dans des rencontres collectives ou individuelles. Certains établissements on pris même l'initiative de former de jeunes élèves pour la sensibilisation de leurs camarades dans le cadre d'une opération «Jeunes pour jeunes» contre certains fléaux telles la drogue, la violence physique… ce qui a eu des résultats encourageants, permettant ainsi à des centaines d'élèves de révéler, sans gêne, ce qui les préoccupe.
L'observatoire d'écoute doit donc être généralisé dans tous les lycées du Royaume, et ne pas rester l'apanage de certaines grandes villes. Et c'est le rôle du ministère de l'Education nationale qui devrait prendre en compte la plus haute importance de la psychologie au sein de l'école, moyen important pour une éducation citoyenne en ce moment même où l'on parle d'un nouveau projet de réforme d'urgence en mesure de sortir ce secteur vital de sa léthargie.
Par Mustapha CHABBAK | LE MATIN
Publié le : 02.05.2008 | 14h27
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Mai 06, 2008 5:18 am Sujet du message: Les photocopieuses envahissent nos universités |
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Les photocopieuses envahissent nos universités
Une seule question «que contient votre sac ou cartable?», a été posée à des centaines d’étudiants au niveau de différentes facultés, lettres, droit, médecine, toutes branches confondues. Alarmante était la réponse.
«Qu’avez-vous dans votre sac ?». Un cartable ou un sac d’étudiant est censé contenir des objets ayant trait au monde de savoir, de la connaissance, ou de l’apprentissage, un livre, des cahiers où l’on note des cours, des carnets, des blocs notes, des stylos.... Sur dix étudiants interrogés au niveau des facultés des lettres ou de droit à Mohammédia, Rabat, Fès, Méknès, ayant daigné montrer le contenu de leurs sacs ou cartables, un seul possède un livre, un roman, une pièce de théâtre, mais retenez-le bien, un livre «prescrit», comme se plaît à le répéter, un étudiant, par le professeur, un livre du programme. Ce livre qui fait de plus en plus défaut.
«Les livres coûtent trop cher pour nous les étudiants. On nous recommande, souvent, au niveau de la Faculté des lettres, une dizaine de livres, poésie, théâtre, roman, histoire de l’art…Nous n’avons souvent pas la possibilité d’acheter le tout. On se fait des photocopies de certains passages des livres programmés. Et même si vous décidez d’emprunter au niveau de la bibliothèque, il n’y a pas assez de livres», déclare
Nadia, 20 ans, étudiante à l’université Mohammed V, Facultés des lettres.
Sur cette question, les étudiants des facultés de droits ou de sciences ne font pas l’exception. La chaîne des photocopies, rappelle ce travail à la chaîne que Charlie Chaplin a admirablement denoncé. C’est un phénomène qui s’ancre de plus en plus dans le milieu estudiantin, affectant ainsi la faculté et la capacité d’écrire. L’écriture devient ainsi quasi absente, la prise de notes est pratiquement méconnue d’une grande majorité d’étudiants. «Je vous assure que certains de mes étudiants ne savent pas écrire. Sur une seule ligne de cours dicté ou même recopié, vous trouverez une calamité de fautes d’orthographe, de syntaxe, de grammaire ou de conjugaison. Certains ne savent pas conjuguer un verbe.
Ce n’est malheureusement pas le cas que pour les langues étrangères, mais grave encore, c’est au niveau de la langue arabe elle-même», déclare, tristement, un professeur d’histoire de l’art. A qui la faute, aux professeurs, aux étudiants ou à tout un système d’apprentissage, d’éducation et de formation ?
Et la question reprend : «Que contient votre sac ?». Pour les étudiantes, la majorité interrogée, répondent qu’il n’est plus question de porter un cartable. Ce sont souvent de petits sacs minuscules, ayant remplacés les lourds cartables, assortis s’il vous plaît, avec les fringues portés et dont le contenu se résume à une petite trousse de maquillage pour se repoudrer, de temps en temps le nez, aux toilettes, aux odeurs nauséabondes, quelques feuilles froissées sur lesquelles figurent peu de notes, à peine lisibles, noyées au fond du sac, un stylo qui ne réussit même pas à noter un seul un mot, tellement il est usé, et au bonheur des photocopieurs, des tas de photocopies des cours.
Ces dernières demeurent fidèles à la règle des coquilles, fautes d’orthographe et compagnie. Les plus heureux et les plus assidus, prennent leur photocopie sur la photocopie originale. Et la chaîne démarre. Une multitude de photocopies à partir de la nème photocopie. On imagine le résultat. Même les créateurs de la loupe auraient eu beaucoup de mal à inventer une nouvelle loupe qui pourrait déchiffrer la chaîne des photocopies. Vers quel horizon s’acheminent les étudiants avec une telle procédure? Et l’on comprend parfaitement bien, l’évolution de cette énorme créativité au niveau de la triche.
Encore une fois, qui en est responsable? Nulle besoin de répondre à cette question, il suffit de faire un tour côté école, collège, lycée et université, car c’est côté cours, côté jardin, où le décor s’éclaircie.
«Certains professeurs nous obligent à prendre les photocopies des cours de toute l’année afin qu’ils puissent s’absenter de temps à autre. Il ne faut pas nier, que nous-mêmes, étudiants, ça nous arrange de ne pas avoir à se planter à la fac, tous les jours», affirme Adil, étudiant à la fac de droit de Meknès. Certains étudiants avouent avoir du mal à prendre un cours dicté. «Nous avons un énorme mal à écrire le cours, sans faire de faute.
Nous n’avons pas été bien formés à la base. Certains d’entre nous, ont eu le malheur, au niveau de l’école, d’avoir un prof nul, qui, lui-même, commet des erreurs et des fautes ou articule mal. C’est normal, on prend sur lui, le résultat est donc tout à fait logique», confirme, Laïla, 23 ans étudiante en littérature anglaise à la faculté de lettres de Marrakech.
L’on arrive à cette catégorie d’étudiants qui ont la chance d’avoir un ordinateur portable qui leur servira de prendre leur cours, sans avoir à passer par la chaîne de la fameuse photocopie. S’ils ont la possibilité d’avoir un modem, c’est l’idéal, ça leur permettra, chacun selon sa conscience, de confectionner leur mémoire de fin d’études, en usant de la majestueuse astuce du copier-coller.
«C’est bien d’avoir un ordinateur, mais il y a des risques. D’abords, il faut être rapide pour prendre le cours, mais imaginez que l’on oublie d’enregistrer, ou qu’il y ait une panne d’électricité, tout est parti en fumée», déclare Malika, étudiante d’une vingtaine d’années, à la faculté des sciences à Mohammedia.
Ceci est le fruit d’une seule question à savoir «Que contient votre sac ?». Si toutes les bonnes questions étaient posées, l’encre de l’univers entier, n’aurait pas suffit à relater la catastrophe que vit actuellement l’enseignement au Maroc.
Le 2-5-2008
Par : Ilham Khalifi
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mer Mai 07, 2008 8:16 am Sujet du message: Enseignement |
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Le management associatif a une chaire
«Reims Management School» souhaite garantir la réussite des vocations associatives
La Fondation de Reims Management School vient de lancer une nouvelle chaire en management associatif et en économie solidaire.
Selon les responsables, cette nouvelle chaire a pour but de créer des passerelles académiques et professionnelles entre le monde associatif, les entreprises et l'économie solidaire. «La Fondation de Reims Management a pour vocation de favoriser la scolarisation, notamment des étudiants qui rencontrent des problèmes. C'est pour cette raison d'ailleurs qu'on a voulu créer cette chaire en management associatif et en économie solidaire. Il s'agit, en effet, de spécialités qui sont plus au moins délaissées», explique Laura Haddad, professeur de marketing à RMS et titulaire de cette nouvelle chaire. L'économie solidaire, actuellement en essor, continue de prendre de l'ampleur d'année en année. Par ailleurs, le monde associatif, qui s'est structuré depuis ces dernières décennies, intervient aujourd'hui dans d'autres secteurs qui étaient jusqu'à un passé récent réservés à des entités commerciales.
Pour leur part, les entreprises ont également développé de bonnes pratiques qui peuvent servir aux associations dans leur travail. Cependant, et pour mener à bien leurs missions, les associations et autres organisations à but non lucratif se retrouvent dans l'obligation de développer leurs outils de travail. Cette chaire met en lumière les exigences de professionnalisation qui deviennent nécessaires pour optimiser l'efficacité de l'action des associations. Les responsables se fixent d'abord comme principal objectif d'attirer les étudiants vers cette nouvelle spécialité. «Nous avons lancé cette filière un mois auparavant. Actuellement, on s'est penché sur l'élaboration de programmes susceptibles d'attirer un grand nombre d'étudiants. Nous voulons donner envie à ces derniers de s'orienter vers cette spécialité au lieu de se limiter à d'autres ayant un rapport avec les activités marchandes», ajoute L. Haddad.
Les responsables de Reims Management ratissent large. Ils comptent, en effet, recruter des étudiants de l'Afrique du Nord, notamment du Maroc.
La chaire va produire de la recherche, réaliser une base de données et travailler sur les parcours professionnels. En somme, il s'agit de faciliter les échanges entre les acteurs dans différents secteurs, et ce dans les deux sens. D'une part, cette spécialité permettra d'aider les organisations associatives à s'adapter aux nouvelles exigences de leur environnement, et d'autre part, elle fera naître des vocations en valorisant les parcours associatifs dans les carrières professionnelles. Elle travaillera sur la valorisation des parcours associatifs lors de la réintégration au monde de l'entreprise. Ainsi, la chaire va sensibiliser et accompagner les étudiants qui souhaitent suivre une carrière dans le secteur associatif, à travers la création d'une base de données, de stages et d'emplois spécifiques à ce secteur.
Le commerce équitable
Le commerce équitable obéit à différentes normes sociales, économiques et environnementales dans le but d'améliorer les conditions de vie des travailleurs qui y adhèrent à tous les échelons de production.
Globalement, le mouvement du commercé équitable privilégie les échanges commerciaux Nord-Sud, essentiellement dans les secteurs alimentaires et des matières premières (fruits frais, huile d'argan, miel, coton, etc.) mais aussi dans l'artisanat. La démarche concernant le commerce équitable vise à modifier en profondeur les pratiques commerciales et de consommation à travers l'adoption d'un modèle de production et d'organisation respectant les droits «des producteurs et des travailleurs en bas d'échelle».
Les partisans du commerce équitable font également la promotion de la démocratie, de la transparence et du respect des droits de l'Homme, autour d'objectifs définis par les producteurs, dont des prix de production déterminés non seulement par les coûts économiques, mais en prenant aussi en considération les coûts de production humains, sociaux et environnementaux.
Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 06.05.2008 | 16h46 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Ven Mai 09, 2008 8:38 am Sujet du message: Scolarité |
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Aider ses enfants avant les examens
Certains élèves vivent un réel calvaire lors des préparations des épreuves de fin d'année
Il ne reste plus que deux mois avant les vacances de fin d'année. Mais avant de goûter aux joies de la saison estivale, les petits chérubins doivent se concentrer davantage dans leurs études afin de réussir l'année scolaire.
Cependant, demeurant une grande problématique psychique, le stress pousse les enfants à vivre des moments accablants qui virent souvent au cauchemar. Que faire pour radier ce sentiment déséquilibrant, et comment motiver nos mômes pour l'apprentissage ?
A peine 8 ans, Samy redoute les examens et tremble de peur à l'idée de devoir bientôt faire face à ceux de fin d'année. Les dernières semaines ont été difficiles et il craint chacune des questions qui lui seront posées.
«Il ne cesse de me répéter si je lui ai fait réviser toutes les leçons, et me demande sans arrêt si je peux deviner les questions que sa maîtresse va lui poser. Une fois, il a même osé me proposer d'aller voir son institutrice et lui demander d'être gentille avec lui lors des exams… et c'est vraiment là que j'ai compris que mon enfant passe vraiment des moments difficiles» raconte Nada, maman du petit Samy
Pourtant, Samy est loin d'être seul dans cette situation. Pour l'ensemble des enfants et particulièrement ceux d'âge primaire, les interrogations sont une importante source de stress.
En effet, «l'examen symbolise la première grande demande de reconnaissance sociale car il est évident que les enfants se construisent tous avec le regard de leurs parents, ils ne comprennent pas encore l'utilité des études, leur seul souci c'est faire plaisir aux grands, à savoir, parents et professeurs.
Et c'est pour cette raison que le rôle de ces derniers est plus psychique qu'éducatif», explique Ghizlaine Benjelloun, pédopsychiatre.
Ainsi, la préparation psychologique s'impose comme une étape importante. Les parents doivent transmettre un sentiment de confiance, montrer aux enfants que l'on est convaincu qu'ils peuvent réussir. Dans ce domaine, la prudence s'impose, car il faut savoir donner du soutien affectif, sans être «injuste».
Très souvent, les parents promettent à leurs enfants une réussite en contrepartie d'un acharnement sur les révisions. Malheureusement, la réplique «si tu révises bien, tu réussiras certainement» n'est pas toujours réalisable. Car, de façon générale, l'effort est un couteau à double tranchant : L'enfant peut réviser avant les examens et avoir un trou de mémoire lors de l'épreuve, de ce fait, si les résultats visés ne sont pas atteints, ça peut laisser une impression de faiblesse et de déshonneur chez le petit.
En revanche, apprendre aux bambins une certaine méthode de s'accomplir, de se dépasser, de faire des efforts, c'est le meilleur moyen de les aider à réussir leur vie de façon générale. Concrètement, «ça ne sert absolument à rien de faire porter à sa progéniture le lourd fardeau de réaliser ses propres rêves. De nos jours, il faut reconnaître que, l'apprentissage est difficile et que l'important, c'est de persévérer», affirme notre spécialiste.
Aussi, afin de motiver l'enfant pour cet apprentissage, certains parents promettent des choses (cadeaux, voyage etc…). Quoique, cet acte crée une grande problématique : «L'idée de permettre à l'enfant de déterminer certaines récompenses lorsque ses objectifs seront atteints ou simplement lorsqu'il aura bien accompli son plan de travail est une bonne voie à suivre» explique Jalila, mère de deux fillettes. Elle poursuit : «Avoir une belle Barbie est toujours motivant non ?
Ceci n'a rien à voir avec le chantage je vous assure, l'enfant est encore petit pour reconnaître le bien du mal».
En effet, lorsqu'un enfant fait des efforts intensifs et qu'il se récompense en s'offrant quelque chose qui lui fait plaisir, ne peut être que bénéfique. «Les adultes aussi agissent un peu de la même manière. Qui ne s'est pas fait plaisir en s'offrant un livre, un disque ou un vêtement après avoir consacré beaucoup de temps ou d'énergie à quelque chose ? C'est un réflexe très sain» approuve G. Benjelloun.
D'ailleurs, c'est prouvé, les enfants qui réussissent le mieux sont aussi ceux qui sont récompensés après avoir fourni des efforts, que ce soit en s'accordant du temps pour jouer, en s'offrant une crème glacée ou autre chose. Toutefois, il n'est pas toujours nécessaire que la récompense rime avec la consommation. Pour certains enfants, le fait d'aller jouer au parc avec papa pendant quelques heures est un vrai cadeau.
Pourtant certains parents s'opposent farouchement à l'idée de récompense. Kamal, père d'un enfant de 5 ans n'est pas du tout d'accord «Personnellement, je refuse à ce que l'on achète l'apprentissage. Il faut comprendre que l'on fait des choses parce que c'est important et non pas parce qu'il y a une récompense au bout», réclame t-il. «Je préfère aider mon enfant par d'autres moyens», ajoute-t-il convaincu.
Et si l'on définissait les objectifs ?
En effet, les moyens, ce n'est surtout pas ce qui manque! Pour aider l'enfant à se préparer, une séquence de simples pratiques s'avère primordiale. Outre la concentration, ce processus permet de mettre l'élève à contribution.
Avant tout, il faut prendre le temps de déterminer avec l'enfant quels sont les objectifs. Les buts à atteindre peuvent être quantitatifs ou qualitatifs, mais il faut qu'ils soient clairs, réalistes, et qu'ils correspondent aux volontés de l'enfant. Il faut aussi pouvoir les évaluer après l'examen.
Une fois les buts fixés, il faut déterminer, toujours avec le sujet, les moyens à prendre pour y arriver. C'est l'occasion de parler d'organisation, de concentration, d'horaire de travail et de segmentation des activités.
Il faut aussi, penser à aménager un espace de travail propice à l'étude, consentir à consacrer du temps afin d'aider le petit à se préparer. Cela peut vouloir dire de pratiquer la lecture, les calculs mathématiques ou de l'aider à mémoriser certaines informations.
«Tous ces moyens sont utiles pour aider l'enfant à dépasser sa peur et surtout, avoir une confiance en soi et en ses capacités avant l'épreuve» conclut g.Bengelloun. Bonne chance à tous les enfants !
La vie après les examens
Par-delà la récompense, la période suivant les examens est aussi importante que celle qui la précède. En effet, lorsque les enfants passent des examens successifs, comme c'est souvent le cas en période de fin d'année, ces derniers n'ont pas vraiment le temps de prendre du recul. Il revient donc aux parents de le faire.
Toutefois, il faut vérifier comment les choses se sont passées. Les parents doivent connaître quelles ont été les questions difficiles et celles qui, au contraire, ont été très faciles. Il faut demander à l'enfant s'il était prêt à l'examen. Si oui, il faut le féliciter et si non, lui demander pourquoi, à son avis, les choses ne se sont pas passées comme il le souhaitait.Ce «Check up» est l'occasion de revoir les moyens choisis pour se préparer pour l'année prochaine.
Par ailleurs, il ne faut pas profiter des vacances pour faire des révisions.
Même si les résultats obtenus ne sont pas ceux escomptés, les parents doivent lutter contre la tentation de rattraper le temps perdu durant les vacances estivales ? Elles doivent représenter une période de liberté pour les enfants, un temps où les options sont plus grandes et les activités plus variées, il faut laisser une certaine latitude pour permettre à l'enfant de refaire le plein.
Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
Publié le : 08.05.2008 | 16h54 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Mai 12, 2008 4:27 am Sujet du message: Akhchichine dévoile son plan d’action |
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Enseignement : Akhchichine dévoile son plan d’action
02 Mai 2008
Invité à l’émission «le Parlement des auditeurs» sur Casa FM, Ahmed Akhchichine, le ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, a dévoilé les grandes lignes de la réforme de l’éducation.
Le 17 avril dernier, les auditeurs de Casa FM et MFM ont eu droit à une grande sortie de Ahmed Akhchichine. Une offensive médiatique du patron de l’éducation, qui intervient juste après la publication du rapport du Conseil Supérieur de l’Enseignement. Le Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, qui était l’invité de l’émission « le Parlement des auditeurs », a répondu aux questions avec un grand sens de la communication.
C’est que l’Homme est un spécialiste averti. Il fut d’abord question, du diagnostic des lacunes du système éducatif marocain. L’école publique, qui avait formé des cadres de haut niveau et contribué à la formation des élites depuis l’indépendance, est en régression et n’est plus perçue comme un outil de promotion sociale. Elle n’assure plus cette fonction comme avant. Pendant plus de deux heures, il a dévoilé son programme pour la réforme de l’école publique. Son intervention tombait à point nommé. Le rapport du Conseil Supérieur de l’Enseignement, qui venait juste d’être présenté au Souverain quelques jours auparavant, a fait un diagnostic sans complaisance des blocages du système éducatif marocain.
Dans son intervention, le ministre a indiqué que son département procèdera à un examen rigoureux des propositions du CSE en mobilisant, à cet égard, les différents acteurs pédagogiques et administratifs au niveau central, régional et local, ainsi que dans les espaces des établissements d’enseignement. L’objectif étant de communiquer sur leurs contenus et de lister les objectifs. Comme il s’agit également d’ouvrir un débat élargi et fructueux avec l’ensemble des partenaires, dont les parents d’élèves, les sensibilités syndicales et politiques, les collectivités locales, la société civile, le secteur privé et les premiers concernés. L’idée est d’échanger les points de vue autour de ces propositions et les enrichir dans le sens de la mise en œuvre de convictions partagées sur les moyens efficaces, à même d’assurer la réussite d’une école marocaine pour tous.
Ahmed Akhchichine a annoncé, lors de l’émission, que la réforme de l’enseignement doit commencer par le métier d’enseignant, qui doit être une vocation et non un emploi comme n’importe quel autre. L’émission, comme d’habitude, a donné lieu à des annonces exclusives. Le ministre a affirmé que l’expérience des centres de formation (Ecole Normale Supérieure, CPR, école d’instituteurs…) doit être revue : « C’est l’université qui devra dorénavant être chargée de la formation des enseignants et des formateurs ». L’accent a été mis, dans ce cadre, sur la réhabilitation de la profession d’enseignant et de sa modernisation, la maîtrise de l’aptitude des profs au niveau des langues, la consécration de la bonne gouvernance, l’amélioration de la qualité des enseignements dispensés et sur la diversification des formations et leurs adaptations avec les exigences de la qualification professionnelle et sociale. Pour le ministre de l’Education : « on doit d’abord se poser la question : quelle école nous voulons et pour quel type de société ».
Ahmed Akhchichine, a également dû faire face à un tir nourri de questions des auditeurs, apparemment chauffés à blanc par les problèmes que connaît le secteur, notamment le problème de l’état des bâtiments et l’usage de drogue à proximité des établissement, l’absentéisme des instituteurs, les grèves etc…
Les trois priorités de la réforme du système éducatif
Akhchichine a indiqué que l’école doit être la préoccupation de tout le monde : les parents d’élèves, les habitants du quartier et de tous les citoyens, car elle s’inscrit dans leur environnement social. Le rôle des communes et élus locaux a été aussi mis en exergue, car c’est les responsables locaux qui sont les plus informés sur les problèmes spécifiques de l’école. Et de conclure, que la prochaine rentrée scolaire sera l’occasion pour la mise en application de ce plan, en vue d’insuffler une nouvelle dynamique à la réforme de l’école marocaine.
Ce plan sera le fruit d’actions collectives et d’idées constructives, à travers une approche graduelle et un suivi continu tout au long des quatre prochaines années. Le ministre a insisté aussi sur le côté financier, la réforme de l’éducation a un coût. D’ailleurs, c’est une des causes de l’échec de la réforme du système éducatif. Le projet de loi de finances pour l’année 2008, prévoit 5900 postes budgétaires avec une hausse de 9,7 % de crédits alloués dans le cadre du budget de l’Etat. Par cette action, le gouvernement veut opérer un saut qualitatif en matière de concrétisation des objectifs de la Charte nationale de l’éducation et de la formation.
Le premier chantier, consiste en une mise en œuvre réelle de l’enseignement obligatoire. L’école est le lieu naturel de tous les enfants marocains depuis l’âge de la scolarisation, jusqu’à ce qu’ils atteignent 15 ans et ce, sans discrimination sociale, régionale et spatiale, en concentrant les efforts, au niveau de l’enseignement primaire, sur l’assimilation des connaissances et des aptitudes essentielles et en luttant avec fermeté contre la déperdition scolaire. Ce chantier consiste également en l’élargissement de l’offre pédagogique et en la consolidation de l’encadrement, pour ce qui est du cycle secondaire collégial, et en la généralisation de l’enseignement préscolaire en respectant les exigences de qualité sur la base de l’égalité des chances.
Le deuxième chantier, concerne la phase de l’après-enseignement obligatoire et vise à assurer l’égalité des chances à tous les jeunes Marocains, afin qu’ils puissent se réaliser, exprimer leurs aptitudes et démontrer les domaines où ils se distinguent que ce soit au secondaire qualifiant, à la formation professionnelle ou encore à l’université qui demeure l’espace idéal pour la promotion de l’intelligence collective, de la créativité scientifique et culturelle, ainsi que pour le renouvellement des élites.
Le troisième chantier porte sur les questions urgentes du système d’éducation qui requiert de l’audace et de la rigueur dans la recherche des solutions urgentes, il s’agit là essentiellement de réhabiliter la profession d’enseignant, de la moderniser, d’améliorer les aptitudes de maîtrise linguistique, de consacrer la gouvernance efficace et responsable et de réhabiliter le système d’orientation en l’adaptant aux exigences de développement du pays.
http://www.lagazettedumaroc.com/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mer Mai 14, 2008 11:19 am Sujet du message: Consortium de coopération |
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Universités marocaines et américaines
Signature d'une convention de création d'un consortium de coopération
Une convention de création d'un consortium maroco-américain de coopération universitaire a été signée, mardi à Mohammedia, par des présidents d'universités marocaines et américaines.
Ce consortium vise notamment à renforcer la coopération et le partenariat entre les universités marocaines et américaines et à promouvoir les échanges universitaires entre les deux parties dans les domaines du management, des formations et de la recherche scientifique.
Cette convention stipule la mise en place de cours on-line et le renforcement des contacts entre étudiants, ainsi que l'enseignement de la langue arabe dans les institutions américaines membres du consortium.
Elle prévoit également l'ouverture d'opportunités de bourses pour étudiants et enseignants en vue de promouvoir des projets de recherche et des publications conjointes, ainsi que le développement d'échanges d'enseignants et d'administratifs.
La convention a été signée par Mme Rahma Bourqia, présidente de l'Université Hassan II Mohammedia-Casablanca, Mohamed Essaouri, président de l'Université Ibn Tofail-Kénitra et Mohamed Marzak, président de l'Université Cadi Ayyad-Marra | | |