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l'Enseignement au Maroc
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zgrita
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MessagePosté le: Ven Mai 16, 2008 7:45 am    Sujet du message: Enseignement Répondre en citant

L'Enseignement: «Il a été longtemps considéré comme un “secteur non productif”»
Interview: Ahmed Benhima



Le Maroc dépenserait, par an et par élève 525 dollars, l'Algérie 700 et la Tunisie 1300. Ce choix a entraîné la surcharge des classes, la médiocrité des cours, voire leur abandon

LE MATIN : D'après vous, qu'est-ce qui ne va pas dans le système éducatif marocain ? Pourquoi est-ce qu'il n'arrive pas à sortir de la crise ?

Ahmed Benhima : Selon le rapport de la Banque mondiale du mois de février 2008: "Le système éducatif du Maroc n'est pas un modèle. Comparé aux pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), le Royaume se trouve en queue de peloton". De toute évidence, ce système est en crise et celle-ci n'est ni isolée ni spontanée. Elle est la conséquence directe et normale d'un mode de gestion du dossier de l'éducation dans ses volets matériel et pédagogique. En effet, depuis l'indépendance, les gouvernements successifs ont invariablement considéré l'enseignement comme un "secteur non productif" et y ont investi sans envie et sans conviction suffisantes. Selon des publications du Reporter sur le net, le Maroc dépenserait, par an et par élève, 525 dollars, l'Algérie 700 et la Tunisie 1300.
Ce choix a entraîné la surcharge des classes, la médiocrité des cours, voire leur abandon. Il nous pénalise aujourd'hui lourdement puisque la généralisation de la scolarisation et l'éradication de l'analphabétisme constituent encore des objectifs lointains.

C'est donc de mauvaise gestion qu'il est question ?

Ce choix auquel il manque le sens de l'anticipation et de l'appréciation exacte de l'évolution de la démographie et des besoins qui l'accompagnent en matières d'éducation et d'enseignement, a conduit irrémédiablement, à l'adoption de solutions souvent précipitées et d'équilibres provisoires pour faire face aux problèmes qui surgissent. Sans projets et sans perspectives clairs, l'Education Nationale est incapable de répondre adéquatement aux besoins du pays.
Elle se contente alors de former des masses de diplômés, demandeurs d'emplois impossible à satisfaire ou déclarés inaptes aux postes disponibles.

Y a -t-il, à votre avis, un problème auquel il faut s'attaquer de toute urgence ?

Il y en a plusieurs, mais le plus urgent parmi eux me semble celui de la langue d'apprentissage qui traîne depuis plus de 52 ans.
Vous imaginez un système d'enseignement sans cet outil qu'est la langue ? Rappelons-nous que nous ne sommes plus au début du XXè siècle où les langues étaient imposées par les puissances coloniales au détriment des langues et des cultures locales, que nous ne sommes plus au milieu de ce même XXè siècle où le recours à une langue étrangère, au lendemain d'une indépendance, soulevait des susceptibilités ou représentait un danger pour la personnalité ou pour l'identité nationale. Nous sommes au XXIè siècle, l'époque de la mondialisation où les instruments de la culture, et les langues en font partie, se négocient par tous, en termes d'utilité et d'efficacité. Il suffit de prendre soin de répartir les langues en présence dans l'espace linguistique de manière à assurer au pays, progrès et prospérité socio-économiques.
Notre expérience avec l'arabisation n'a pas été concluante "L'arabisation a été faite sur un coup de coeur sans projection à long terme...".
Son impact sur le système éducatif s'est révélé des plus négatifs et ressemble même à une supercherie. Ceux qui l'ont initiée n'y ont jamais cru et ceux qui s'y sont engagés en payent de lourds frais.
Cette arabisation a entraîné la multiplicité des enseignements, l'inégalité des chances et la méfiance des discours vis-à-vis de ce sujet.

Quelle solution proposeriez-vous de ce cercle négatif? Prônez-vous un retour à la langue française ou une application de l'arabisation mais de manière plus réfléchie ?

A mon avis, il faut respecter le principe de la cohérence.
On choisit une langue pour l'apprentissage (langue, outil d'apprentissage ) pour tous les niveaux et on apprend, en parallèle et de manière substantielle, une ou deux langues (langues, objets d'apprentissage).
L'impression que donne le système éducatif actuel, c'est qu'il a été conçu sans bien arrêter ses objectifs d'apprentissage ? Qu'en pensez-vous ?
Absolument. On fait passer tous les élèves, indépendamment de ce qu'ils ont appris ou n'ont pas appris. Après le bac, on devient subitement trop exigent en matières de moyennes et de critères de sélections.

Les priorités de la réforme

D'après Ahmed Benhima, le système éducatif doit de toute urgence, adopter des principes qui consistent à donner aux responsables les moyens de travailler et à exiger d'eux respect et résultats.
Il faut également soumettre tous les opérateurs au contrôle et au suivi raisonnables. Le vrai défi étant de trouver le juste milieu entre une école moderne, qui s'adapte aux nouveautés pédagogiques de l'époque mais qui ne soit pas en décalage avec la réalité marocaine et avec les vrais besoins de nos élèves en matière d'apprentissage. Car l'école est une institution qui a des vocations arrêtées.

Elle transmet des valeurs, enseigne des savoirs disciplinaires bien établis et opère des sélections.
«C'est dans ces limites qu'il faut lui demander de répondre aux besoins des élèves et du pays, autrement, elle échoue et dérive», conclue-t-il.



Par Propos recueillis par Kenza Alaoui | LE MATIN
Publié le : 15.05.2008 | 16h54
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zgrita
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MessagePosté le: Dim Mai 25, 2008 12:33 pm    Sujet du message: L'Enseignement privé Répondre en citant

Enseignement privé : une plate-forme de travail est mise en place


Cadre d’investissement, avantages fiscaux, accès au foncier public et au financement étatique et bancaire. L’accord-cadre, signé entre le gouvernement et les établissements de l’enseignement privé, a jeté les jalons pour un essor du secteur.



Il aura fallu près de trois ans de négociations, des engagements d’une part et des concessions de l’autre pour que représentants des établissements d’enseignement et de formation privés et Etat arrivent à un accord. L’accord-cadre a été signé mardi 8 mai à Skhirat. Mais la problématique de l’enseignement et de la formation privés n’est pas autant résolue, s’accordent à dire les deux parties signataires. Si d’un coté l’on promet des avantages fiscaux, des fonds et formules de financement, la possibilité de bénéficier du foncier de l’Etat, de l’autre l’on s’engage sur un résultat fixé d’avance. Le secteur privé s’engage à assumer la formation de 20% des stagiaires, élèves et étudiants d’ici 2015. «Objectif difficile, mais possible», déclare Abdelali Benamour, président du Forum des grandes écoles et l’une des parties signataires de l’accord.
«Nous ne voulons pas que l’Etat paie», s’empresse-t-il de préciser. Seulement, ajoute-t-il, «il faut que change la vision vis-à-vis du secteur privé, et ce, pour passer d’un partenariat dans le discours à un partenariat dans la pratique».
En somme, en plus des exonérations fiscales qui s’ajoutent à celle dont bénéficie déjà la profession, écoles et centres de formation privés peuvent désormais avoir accès au foncier public à des prix préférentiels. «Mais, pas tous», tient-on à préciser. Seuls le pourront les établissements répondant à certains critères stipulés dans l’accord.
L’accès au foncier public est régi par les mécanismes appliqués aux investissements. La décision est locale et entre les mains des walis pour des montants ne dépassant pas les 200 millions DH, au delà de cette somme, le dossier sera traité au sein de la commission d’investissements.
La profession peut également d’ords et déjà bénéficier de l’appui financier d’un fonds créés ad hoc. Il s’agit du fonds pour la promotion de l’enseignement privé (FOPEP). Cela, en plus de leur accès au capital risque ainsi qu’aux lignes de crédits internationales et autres instruments de financements des PME/PMI. Les établissements privés peuvent également avoir recours à un cofinancement Etat-Banques selon des mécanismes concessionnels qui seront mis en place et qui prévoient un minimum de fonds propres équivalant à 30% de l’investissement total.
La question de l’investissement étant, a priori réglée, demeure la contrepartie de cet effort consenti par l’Etat. Le seul engagement du secteur demeure, en effet, celui de l’effectif. Mais reste dans quelles conditions seront formés ces 20% des effectifs fixés pour l’horizon 2015, s’interroge-t-on. Un mécanisme sera mis en place pour le maintien de la qualité et le contrôle et la supervision des programmes, précise le ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Le ministère s’engage également, à l’image du secrétariat d’Etat chargé de la Formation professionnelle, à assurer un appui d’encadrement et de formation au profit des enseignants et formateurs du secteur privé.
Une commission sera créée à et effet et tiendra sa première réunion dans les semaines à venir. D’autres commissions thématiques verront le jour et se chargeront de finaliser les termes de l’accord et leur donner leur forme pratique. Ce qui est sûr, affirme-t-on auprès des concernés, c’est que cela reste un «dossier ouvert». L’accord-cadre n’est qu’une plate-forme de départ et les concertations restent ouvertes.
L’accord se veut néanmoins pour objectif de renforcer les capacités d'encadrement de ce secteur pour en assurer le développement aux plans institutionnel et fonctionnel. Et ce, à travers la diversification des formations en relation avec les besoins socio-économiques du pays, l'extension géographique des établissements, l'intégration des normes de qualité par les établissements du secteur.


Aujourd'hui.ma
Le 15-5-2007
Par : Tahar Abou El Farah
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MessagePosté le: Mar Mai 27, 2008 11:04 am    Sujet du message: Marrakech Répondre en citant

Workshop international à Marrakech
«L'éducation et le comportement civique»



Un workshop international sur "L'éducation et le comportement civique" se tiendra, du 29 au 31 mai à Marrakech, à l'initiative de l'Université Mohammed V-Souissi (Rabat).





Le workshop, organisé sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI et en partenariat avec l'Institut suédois d'Alexandrie, connaîtra la participation d'experts de plusieurs pays notamment de Suède, d'Egypte, de Turquie, du Liban et de la Somalie.

Il sera consacré à l'échange d'expériences entre les participants marocains et étrangers dans le domaine de l'éducation et du comportement civique.

La rencontre intervient suite à un colloque national, tenu les 23 et 24 mai, sous le thème "Ecole et civisme" par le Conseil supérieur de l'enseignement en partenariat avec le ministère de l'Education nationale, de la Formation des cadres, et de la Recherche scientifique.

Au terme de ce colloque, un observatoire du comportement civique a été mis en place par l'Université Mohammed V-Souissi.

Par MAP
Publié le : 26.05.2008 | 13h01
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MessagePosté le: Lun Juin 02, 2008 8:44 am    Sujet du message: Enseignement Répondre en citant

Ecoles étrangères ou l'éternel succès au Maroc
Suffit-il vraiment d'inscrire son enfant dans une école étrangère pour lui garantir un meilleur avenir ?



Juan Ramon Jiménez, Lyautey, Maimonide, Massignon, Victor Hugo, George Washington… autant de noms de célébrités françaises, espagnoles et américaines sont attribués à des établissements scolaires dits de la «mission».

Au Maroc, ils sont plus d'une quarantaine d'établissements qui dispensent un enseignement étranger basé sur l'apprentissage de différentes langues et cultures. Un apprentissage qui a trouvé ses adeptes depuis des décennies dans notre pays.

En effet, le réseau des établissements scolaires d'enseignement français au Maroc est, sans conteste, le plus dense au monde. Il scolarise plus de 23.600 élèves, dont plus de 60% sont Marocains, dans des établissements à travers les principales villes du Maroc.
Cet enseignement est homologué par le décret 93-1084 (9 septembre 1993) du ministère de l'Education nationale français.

«De nos jours, inscrire son enfant dans une école étrangère relève de l'exploit ! Les postulants doivent être de «bon poids» pour pouvoir y adhérer. Surtout si l'on sait que toutes les «noblesses» politique, culturelle et économique du pays se bousculent pour inscrire leurs enfants dans les écoles de la mission», témoigne Najlàa, maman de deux garçons. D'ailleurs, c'est là où réside toute la question ! Suffit-il vraiment d'inscrire son enfant dans une école étrangère pour assurer l'avenir du petit ?

«Ce sont la qualité du service éducatif et le système de reproduction de l'élite qui font la renommée de l'école étrangère. C'est pour cette raison donc que mes trois enfants y sont inscrits», témoigne Yassmina, cadre dans une multinationale.
Elle poursuit : «A mon sens, cet enseignement a gagné les faveurs du public parce qu'il propose une alternative intéressante à la «faille engendrée» par l'enseignement public marocain. L'absence de confiance dans les institutions locales explique aussi ce choix pour ces écoles élitistes».

D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si l'on sait qu'une partie non négligeable de population vient s'ajouter à ces adeptes, il s'agit des nouveaux riches qui veulent assurer à leurs petits un avenir meilleur, et ce, en dépit des frais de scolarité qui sont relativement élevés.

Mais où réside l'essence de cette peur du système éducatif national ? Et qu'est-ce qui explique l'engouement des Marocains «aisés» pour les écoles de la «mission» ?
La réponse nous vient de la spécialiste en psychologie Loubna Belmajdoubi : «Nous vivons dans un monde d'apparence.
On a peur pour nos enfants. Chez certaines personnes, faire partie de l'élite, d'une façon ou d'une autre, sera l'incontournable issue», dit-elle. Quant à l'engouement des Marocains pour les écoles de la «mission», notre spécialiste déduit ce qui suit: «C'est tout simplement une forme de mobilité d'une
génération pour pouvoir assurer une scolarité prometteuse dans un contexte social en pleine mutation.

Les parents veulent assurer une vie meilleure à leurs enfants. Une vie différente de celle qu'ils ont vécue… Car ils ont leurs propres convictions relatives au mot ELITE».

La «mission française»
Le réseau des établissements scolaires d'enseignement français au Maroc est, sans conteste, le plus dense au monde. Il scolarise plus de 23.600 élèves, dont plus de 60% sont Marocains, dans des établissements à travers les principales villes du Maroc.

Cet enseignement est homologué par le décret 93-1084 (9 septembre 1993) du ministère de l'Education nationale français : les établissements sont ouverts «aux enfants de nationalité française résidant hors de la France, auxquels il dispense un enseignement conforme aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles d'organisation applicables en France dans les établissements de l'enseignement public». Pour chaque niveau homologué, la scolarité est assimilée à celle effectuée en France dans un établissement public.

Pour prendre en compte le contexte local (langue, culture), des modalités particulières de mise en ?uvre des programmes et objectifs pédagogiques sont bien aménagées. Chaque année, la Direction de l'enseignement scolaire du ministère de l'Education nationale publie au Journal officiel la liste des établissements scolaires étrangers et leurs «niveaux d'enseignement homologués», en accord avec le ministère des Affaires étrangères.

A la recherche de la qualité
La déduction est donc là : les Marocains font tout pour éviter le système éducatif national. Ils inscrivent donc leurs petits dans les différents établissements privés, petites écoles, grandes institutions ou celles de la «mission». Devrions-nous admettre leurs prétextes ? «C'est que… je veux éviter à ma fille le contact avec certains élèves turbulents, je veux qu'elle maîtrise d'autres langues. Et surtout j'ai peur que ma fille ne soit pas bien surveillée et qu'elle fasse l'école buissonnière.

En l'inscrivant dans une institution privée, les responsables s'engagent à m'avertir lors de chaque absence et à la moindre baisse des notes. En plus, il faut avouer que la qualité des programmes est différente de celle proposée dans le système de l'enseignement public». Ainsi et de première vue, il paraît que c'est la qualité de l'enseignement dispensé dans les institutions de la «mission» et sa réputation de «producteurs d'élites» qui poussent les uns et les autres à frapper à toutes les portes pour y inscrire leurs enfants. Sauf qu'un autre argument explique les choses : «Il est vrai que cet enseignement a gagné les faveurs du public. Mais il faut savoir que nos citoyens font confiance, sans hésitation, à tout ce qui est étranger. L'absence de confiance et le manque d'assurance par rapport aux produits et aux institutions locaux, ainsi que le contexte critique qui les anime sont des indicateurs explicatifs de cette tendance», précise le sociologue Abdelkrim Belhaj.

Et d'ajouter: «C'est ce doute qui pousse les parents à verser annuellement une somme importante d'argent pour s'offrir ce luxe. En fait, ils pensent qu'ils assurent l'avenir de leurs petits». Par ailleurs, ces parents d'élèves se retrouvent inconscients de l'influence que peuvent exercer les écoles de la «mission» sur leurs enfants. En fait, à force de fréquenter ces écoles étrangères et en l'absence d'une éducation familiale solide, les notions changent, les principes divergent et une autre éducation s'impose. Ceci risque-t-il de faire perdre à notre société ses propres valeurs ?

«Certes, il y a un risque encouru pour notre identité, notamment chez les jeunes qui restent vulnérables aux influences que l'Occident peut exercer par différents moyens. La période des apprentissages représente donc une opportunité considérable quant à l'inculcation des valeurs et des modèles de conduite et de personnalité», explique notre sociologue. Néanmoins, notre culture dispose de plusieurs capacités inébranlables quant à la préservation et l'immunisation des valeurs. «Seulement, ce sont les agents socialisateurs, en l'occurrence la famille et l'école, à qui revient la responsabilité de faire valoir ces capacités ou non», conclut A.Belhaj.



Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
Publié le : 01.06.2008 | 12h23


Dernière édition par zgrita le Lun Juin 02, 2008 8:53 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun Juin 02, 2008 8:52 am    Sujet du message: Enseignement Répondre en citant

La rentrée scolaire est déjà là
C'est la période des inscriptions. École publique ou privée ? Ce sont les moyens qui vont trancher



Depuis quelques semaines, les inscriptions sont ouvertes dans les établissements d'enseignement primaire.

En septembre prochain, des enfants âgés de six ans vont prendre le chemin de l'école pour la première fois. Cependant, les parents sont de plus en plus nombreux à perdre confiance dans l'école publique, l'option qui s'offre à eux est bien évidemment l'école privée même si celle-ci nécessite beaucoup d'argent.

En effet, sur ce plan, le secteur privé n'en finit pas de gagner du terrain au détriment de l'étatique. Selon des chiffres officiels, la part des écoles privées dans une ville comme Casablanca atteint les 27%. Si la tendance actuelle persiste, le secteur privé pourrait atteindre les 50% dans les prochaines années.

De nombreux parents interrogés affirment qu'ils vont inscrire leurs enfants dans
un établissement privé. «Aujourd'hui, il est très difficile d'inscrire son enfant dans une école de renommée. Entre listes d'attente et test d'accès, les parents se retrouvent le plus souvent dans une situation délicate. Pour mon mari et moi, il est hors de question d'inscrire nos enfants dans une école publique», affirme Karima,
une employée dans une banque. Ainsi, les Marocains n'hésitent pas un seul instant pour inscrire leurs bambins dans les écoles privées qui pullulent un peu partout dans les villes marocaines.

Ecole d'Al Makhzen
Dans cette école publique située à l'ancienne médina de la métropole, les écoliers s'apprêtent déjà à partir en vacance. Les récréations durent désormais beaucoup plus que d'habitude alors que les enseignants évaluent le travail au cours de cette année. Certains parmi eux ne cachent pas leur mécontentement. «Cette année, mon collègue et moi, nous avons enseigné deux niveaux à la fois, la cinquième et la sixième année de l'enseignement primaire. Cela a constitué une lourde charge pour nous. Cette situation est due à l'opération de départ volontaire car les professeurs qui sont partis en retraite n'ont pas été remplacés. Par ailleurs, plusieurs écoles primaires ont fermé leurs portes. Selon les responsables, ces établissements n'ont pas reçu un nombre suffisant d'inscription. Le hic, c'est que d'autres écoles se retrouvent avec un grand nombre d'élèves », explique un instituteur qui préfère grader l'anonymat.

D'autres contraintes sont signalées notamment par les enseignants de la première année du primaire. Selon eux, de petits écoliers ont eu du mal à suivre le rythme. Ils ne sont pas passés par la maternelle. Pourtant, l'enseignement préscolaire a été annoncé comme une priorité pour les responsables après l'entrée en vigueur de la réforme. «On s'est retrouvé avec plusieurs niveaux dans une même classe.

Vu le nombre croissant des élèves, il est difficile de passer beaucoup de temps avec ceux qui ont des difficultés. Souvent, on reçoit des élèves qui ne savent ni lire ni écrire. De ce fait, ils ne pourront pas comprendre facilement les leçons», déclare une institutrice. Récemment, le premier rapport publié par le conseil supérieur de l'enseignement a dévoilé au grand jour les dysfonctionnements du système éducatif marocain que tous les acteurs connaissent déjà. Ce rapport n'a pas eu un grand effet de surprise puisque les Marocains se sont habitués à ce genre de document accablant. L'une des principales conclusions est que l'enseignement au Maroc se retrouve toujours à la case de départ. Les fonds déployés et les efforts fournis n'ont pas apporté les grands résultats escomptés.

D'une manière générale, le système éducatif est marqué par des taux de rendements internes faibles, et ce, dès la fin du primaire. Selon les responsables, ces résultats sont liés à une inadéquation entre l'école et son environnement.

Élèves analphabètes
Un autre problème majeur vient s'ajouter. La maîtrise des savoirs fondamentaux (lecture, écriture et calcul) par de nombreux écoliers marocains semble être en recul. En l'absence de tests d'évaluation pédagogiques nationaux, les principales informations sur le niveau des élèves sont puisées dans les quelques études internationales auxquelles le Maroc a participé, notamment TIMSS (Trends in International Mathematics and science study 2003). Il en ressort que le niveau des élèves marocains est globalement faible par rapport à ceux des 50 pays participants à cette étude.

Les responsables dans les écoles privées, eux, affirment que le souci pédagogique est au c?ur de leurs préoccupations. La majorité des écoles privées affichent complet. « L'enseignement des langues française et anglaise font la force des établissements privées. D'ailleurs, il y a de plus en plus d'écoles marocaines homologuées avec des établissements étrangers. Nous avons nous-mêmes signé un partenariat avec une école canadienne et une autre américaine », explique Abdelkamel Lahlou, directeur du groupe scolaire le cèdre.

Ce dernier affirme que les établissements du groupe comptent 1 400 élèves. « La demande est tellement importante qu'on se retrouve contraint dans certains cas d'orienter des familles vers d'autres écoles », ajoute Lahlou. Au cours d'une visite de l'un des établissements privés très connus à la métropole, un responsable nous a assuré que certains élèves sont issus de Bachko, un bidonville à casablanca. Cela veut dire que les Marocains, même les plus pauvres, perdent d'année en année confiance dans l'école publique. La solution serait-elle la remise en cause de la gratuité de l'enseignement ? En tout cas, les citoyens marocains déboursent de plus en plus des sommes d'argent importantes pour financer les études de leurs enfants.

Les cinq déterminants
Les responsables au sein du conseil supérieur de l'enseignement ont relevé cinq problématiques qui persistent encore. D'abord, une gouvernance hésitante et peu « responsabilisante ». Ensuite, le rapport du CSE interpelle le corps enseignant sur son engagement. Les enseignants ne semblent pas bénéficier de toutes les qualifications nécessaires à la réussite de leur mission pédagogique et surtout à leur participation active dans la réhabilitation du système. Le troisième élément signalé concerne la difficulté rencontrée par le modèle pédagogique au Royaume.

En dépit des initiatives lancées pour la mise à niveau des méthodes d'enseignement, l'école marocaine, à quelques exceptions près, ne dispense pas un enseignement conforme aux standards de qualité notamment en terme de contenu pédagogique. Le quatrième point déterminant est relatif aux ressources financières. Selon les responsables du CSE, le budget du système d'éducation-formation est encore insuffisant devant les objectifs affichés. Enfin, le rapport a désigné comme cinquième problématique, le manque d'engagement et une mobilisation encore faible autour de l'école.



Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 01.06.2008 | 12h26
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MessagePosté le: Lun Juin 02, 2008 12:56 pm    Sujet du message: Baccalaureéat le 3 juin 08 Répondre en citant

Réviser son Bac : 20 conseils pour assurer en maths !

Voici quelques conseils et astuces, à l'approche du bac, pour préparer vos révisions du bac en toute tranquilité et sans appréhensions.


1 - Commencez par lire l'intégralité du sujet afin d'évaluer la difficulté des exercices proposés. Traitez en priorité les questions les plus faciles. Ne perdez pas trop de temps sur une question que vous n'arrivez pas à traiter. Mieux vaut laisser un espace et continuer en supposant le résultat acquis plutôt que de s'obstiner et de commettre des erreurs dans des questions simples.

2 - Une fois l'exercice choisi, faites une 2e lecture de l'énoncé pour bien comprendre la finalité du problème posé et vous imprégner de la situation. Lorsque vous traitez une question, aidez-vous de l'énoncé des questions suivantes, où se trouve parfois le résultat auquel vous devez arriver.

3 - Réfléchissez toujours aux différentes questions nécessitant une recherche plus approfondie au brouillon dans un 1er temps, puis recopiez-les immédiatement en vérifiant systématiquement vos résultats, leur logique et leur cohérence avec l'énoncé.

4 - Vérifiez que vous n'avez pas oublié une question ou une partie de la question (ainsi que leur numérotation imposée), sinon c'est une perte de points assurée !

5 - Rédigez correctement, avec les explications appropriées, sans discours inutile.

6 - Fixez-vous un temps limité pour chaque partie : par exemple, si vous devez traiter deux exercices et un problème, la moitié de la durée de l'épreuve doit être impérativement consacrée au problème et le quart à chaque exercice (avec quelques variantes selon la répartition des points).

7 - Gardez du temps pour une relecture finale, axée d'une part sur les contenus et d'autre part sur la présentation générale.

8 - Vérifiez que vos résultats sont vraisemblables : une probabilité est un réel compris entre 0 et 1, une aire est un nombre positif, une fonction numérique ne peut croître vers - ∞ (...)

9 - Il ne suffit pas de dire qu'une fonction est dérivable pour que cela constitue une preuve.

10 - Ne confondez pas le calcul d'une intégrale (le résultat est un réel positif ou négatif) et le calcul d'une aire plane dont le résultat est positif et s'exprime en unités d'aire.

11 - Une calculatrice, même graphique, aide mais ne remplace en rien une rédaction et la justification des résultats.

12 - Toute question dont l'énoncé commence par " en déduire " doit avoir pour solution une déduction de ce qui vient d'être traité. Par conséquent, toute autre méthode ne sera pas considérée comme valable.

13 - Il n'est pas nécessaire de démontrer un théorème du cours pour pouvoir l'appliquer, ce qui peut tout au plus vous faire perdre du temps !

14 - Vous devez être entraîné à l'utilisation des calculatrices graphiques, et notamment savoir afficher à l'écran la courbe représentative d'une fonction (à utiliser modérément et à bon escient évidemment...).

15 - Veillez à bien séparer les exercices les uns des autres. Numérotez les questions traitées ainsi que les différentes copies et soulignez ou encadrez vos résultats. N'oubliez pas que la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entrent pour une part importante dans l'appréciation des copies.

16 - Prenez garde aux écritures d'indices et d'exposants. Évitez d'aller trop vite dans vos calculs car une erreur en début d'exercice peut vous coûter très cher selon les liens et les enchaînements entre les questions.

17 - N'utilisez pas abusivement les symboles logiques : intégrez vos formules mathématiques à des phrases rédigées.

18 - Prenez garde aux transitions (par exemple, une implication n'est pas une équivalence).

19 - Annoncez systématiquement le théorème ou la propriété que vous allez utiliser. De même, justifiez vos réponses (sauf cas explicite) et commentez vos tableaux, diagrammes ou figures.

20 - Ne cherchez pas à bluffer le correcteur : mieux vaut admettre un résultat ou une étape d'un raisonnement qui vous paraît incohérent (en le signalant !) que de donner une fausse démonstration en espérant gagner des points.



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MessagePosté le: Lun Juin 02, 2008 12:59 pm    Sujet du message: Réviser le bac sur Internet Répondre en citant

Réviser le bac sur internet, le symbole d'une 'génération web'


A moins d'un mois du baccalauréat, les révisions à l'aide de sites internet vont bon train, une pratique devenue, de l'avis de plusieurs responsables de sites, le symbole d'"une génération à la culture web".

Vérifier ses connaissances en chimie grâce à un quiz, se faire expliquer le chômage par une vidéo, télécharger en podcast une notion de philosophie, demander sur un forum de discussion un tuyau pour obtenir un commentaire d'un texte de Voltaire, tout savoir sur le sommeil, l'alimentation et le stress...: toutes les formules sont possibles sur internet pour se préparer à passer le bac, et elles vont bien au-delà de la consultation des traditionnelles annales.

"Ce n'est pas encore un phénomène de masse, mais c'est une pratique en pleine expansion", a affirmé à l'AFP Florian Lecoultre, président de l'UNL (premier syndicat lycéen).

"En juin 2006, notre blog consacré aux révisions du bac avait été visité par 120.000 internautes. En juin 2007, sur notre site, élargi au brevet, nous avions 320.000 visiteurs, moitié pour le bac, moitié pour le brevet. Cette année, début mai l'audience était de 500.000 visiteurs", explique Vincent Olivier, fondateur du webpedagogique.com.

Ce site, gratuit, est une plateforme où près de 4.000 professeurs ont ouvert un blog. Certains de ces blogs, regroupés par séries et disciplines, sont dédiés au baccalauréat.

Même constat à la mutuelle LMDE, où le site (www.reussite-bac.com), lui aussi gratuit, connaît "une très nette progression des inscrits depuis trois ans: 90.000 fin juin en 2006, 160.000 en 2007. Et déjà 100.000 au 15 mai", se félicite Marianne Vergnes, responsable de la communication.

"Les bacheliers d'aujourd'hui ont grandi avec internet. Ce sont des habitudes de travail qu'ils ont prises parfois depuis le primaire", analyse Caroline Paschal, chef de projet multimedia chez Hatier, maison d'édition instigatrice en 1999 de annabac.com (80.000 inscrits en 2007, 90.000 attendus en 2008) et sosphilo.com, sites partiellement payants.

"L'outil internet est un réflexe automatique pour cette génération là", estime aussi Mme Vergnes.
D'autant que "dans la salle de classe, la prise de parole n'est pas toujours facile pour un jeune. A contrario, le web étant son media de référence, il ne s'y sent pas perdu", explique M. Olivier, qui se réjouit des multiples possibilités offertes par le multimédia.

"Ces sites font surtout office de compléments, notamment quand une notion a été mal comprise", ajoute Florian Lecoultre, qui plébiscite les sites "ayant pour projet le partage de la connaissance" et dénonce "ceux tournés vers le profit".

Le responsable lycéen pointe une limite : "tout le monde n'a pas internet chez soi". Environ 51% des foyers ont internet en France.

Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, première fédération de parents d'élèves du public, renchérit: "pour accéder à cette connaissance, il faut avoir internet, donc il faut avoir les moyens".

"Ceux qui y ont accès sont donc toujours les mêmes (les plus favorisés socialement, ndlr), ceux qui n'y ont pas accès sont toujours les mêmes aussi, ce sont les élèves les plus en difficulté, et pour ceux-là, ce n'est pas internet qui va leur permettre de réussir", ajoute-t-il.

En outre, "ça ne remplacera jamais les cours dans l'école", insiste-t-il déplorant qu'"on joue beaucoup sur l'angoisse des familles par rapport à l'échec".



AFP
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MessagePosté le: Mar Juin 03, 2008 2:56 pm    Sujet du message: Examen Répondre en citant

Baccalauréat, l'heure de vérité
Quelque 300.673 candidats sur les bancs face à leur copie. Une étape très importante pour ces jeunes



Une première au Maroc. Le nombre des candidats au baccalauréat a dépassé la barre des 300 000 élèves. En effet, le ministère de l'Education nationale a annoncé dans un communiqué que les candidats au titre de l'année scolaire 2007/2008 sont au nombre de 300.673, soit une augmentation de 5,9% par rapport à la saison précédente. 2008 est l'année de tous les records selon les responsables au ministère.



44, 8 % des candidats sont de sexe féminin, soit une hausse de 4,9% en comparaison avec l'année dernière. Le nombre des candidats libres atteint les 62 068 personnes. Ces derniers représentent cette année 20% de l'ensemble des candidats. L'enseignement privé continue de gagner du terrain. Il enregistre une augmentation de 18,9% pour atteindre 8135 candidats. Les prisonniers dans les différents centres pénitentiaires pourront également passer les examens. Dans la région de Fès Boulemane, le nombre des candidats prisonniers est de 27 personnes. Ils vont bien évidemment passer les mêmes épreuves et dans presque les mêmes conditions que les autres élèves.

L'objectif est de garantir une égalité des chances entre tous les candidats. C'est donc aujourd'hui que les élèves ont pris les chemins de leurs lycées pour passer les examens du baccalauréat. La session normale de l'examen débute ce mardi et se poursuivra demain et après demain. La session de rattrapage est prévue pour les 1er, 2 et 3 juillet, précise le communiqué du ministère, ajoutant que les dates retenues pour l'examen régional normalisé réservé aux candidats libres sont les 9 et 10 juin en session normale et les 4 et 5 juillet prochain pour la session de rattrapage.

Les délibérations de la session normale se dérouleront, les 15 et 16 juin, et celles de la session de rattrapage, les 12 et 13 juillet. Par ailleurs, Le ministère informe que les candidats des différentes filières de l'enseignement général sont les plus nombreux et représentent 92,7%, contre 7,6% pour l'enseignement technique, et 1,7% pour l'enseignement original. Les littéraires sont au nombre de 142.745 alors que les scientifiques atteignent les 135.995 élèves, soit respectivement 47,5% et 45,2%. Le nombre des candidats techniques s'élève à 16.806 et ceux de l'enseignement original à 5.127.

Dans un autre registre, le ministère avait édité des manuels de référence relatifs aux matières de l'examen national normalisé du baccalauréat et de l'examen régional normalisé réservé aux candidats libres. Cette action vise à aider les élèves à mieux se préparer pour les épreuves. De même, des mesures de sécurité spéciales ont été prises cette année pour éviter une fuite des examens. On se rappelle tous de l'affaire de fuite des épreuves du baccalauréat en 2006 dans la région de Meknès-Tafilalet. Une affaire qui avait défrayé la chronique. Autre particularité cette année, les horaires des examens ont été fixés en conformité avec le nouvel horaire adopté par le Royaume à partir du 1er juin.



Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 02.06.2008 | 19h20
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MessagePosté le: Ven Juin 06, 2008 8:49 am    Sujet du message: Congrès mondial des Sciences de l'éducation Répondre en citant

Congrès mondial des sciences de l'éducation
Le Maroc élu à la vice-présidence
Excellente organisation des assises académiques de la ville ocre



En marge des travaux de son 15e congrès qui se tient à Marrakech du 2 au 6 juin 2008 sous l'égide de l'UNESCO et de l'Université Cadi Ayyad (UCAM), l'Association mondiale des sciences de l'éducation a approuvé à l'unanimité l'élection du Maroc aux sièges de la vice-présidence, du secrétariat général et de trésorerie au sein de son organe exécutif.

En effet, Abdelkrim Hasni et Abdelkrim Alagui, respectivement professeur à l'Université de Sherbrooke et enseignant-chercheur à l'UCAM se sont vus attribuer les responsabilités et prérogations assumées par la double vice-présidence chargée des affaires internationales et de la communication.

Les congressistes ont également élu au poste de secrétaire général et de trésorier le Dr. Fouad Chafiqui (E.N.S. de Marrakech) auquel un hommage appuyé a été rendu pour sa contribution à l'excellente organisation des assises académiques de la ville Ocre. De même, l'AMSE dont le siège officiel est actuellement au Quebec a opté pour le transfert de son secrétariat général à Marrakech. A cet égard, le professeur Yves Lenoir qui a été reconduit à la présidence, de l'AMSE sur proposition d'un des pères fondateurs des sciences de l'éducation, le professeur Gaston Miallaret, a mis l'accent sur la portée dynamique induite par cette initiative de délocalisation et la symbolique tout en coopération et en synergie de cet exemple d'interaction dynamique entre les pays du Nord et du Sud.

Soulignons que ce conclave de haute facture scientifique qui réunit plusieurs centaines d'experts et de chercheurs venus de 30 pays des cinq continents, est placé sous le thème “ Mondialisation et éducation : vers une société de la connaissance ”. D'aucuns estiment que cette thématique axiale revêt une importance fondamentale puisqu'elle puise sa substance dans une problématique d'actualité, qui interpelle les stratégies nationales mises en œuvre par les différents pays en matière d'éducation et d'enseignement-apprentissage et qui va au delà des simples préoccupations pédagogiques et didactiques examinées à l'aune du progrès technologique et de la révolution numérique portées au devant de la scène éducative par la globalisation des échanges. “ L'importance croissante du savoir dans les sociétés contemporaines qui s'est affirmé tout au long du 20e siècle, interpelle sur les implications, les enjeux et les défis à relever par les systèmes éducatifs, dans le processus de production d'un nouveau type de société, fondé sur l'information et la connaissance ”.

Cette interrogation, capitale à l'œuvre dans l'esquisse d'un nouvel ordre éducatif mondial invite les savants et les décideurs institutionnels et politiques à revoir leur copie dans la conception-sinon la refondation- des finalités et de l'architecture des structures éducatives nationales tout en préservant les socles identitaires et en impulsant l'aiguillon de l'échange et la réflexion interculturelle.
Dans cette perspective, ces états généraux ” de l'éducation mondiale que certains qualifient d'ores et déjà de Gatt éducatif ont mis en relief la nécessité d'offrir une plate-forme idoine aux experts du champ éducatif pour échanger leurs points de vue dans le sens d'une convergence épistémologique et l'optimisation des stratégies expérimentales avérées, dans le souci d'une adéquation prospective entre la configuration éducative émergente, les ancrages de substrats scolaires inédits et les impératifs du développement économiques d'une société humaine en voie de mondialisation.

Recherche scientifique

Créé en 1961, lors du Congrès d'Oslo, l'AMSE s'est donné pour objectif la promotion de la recherche scientifique dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement des sciences de l'éducation à l'Université sur un plan international et la mise en réseau des instances d'expertise à travers le monde. A cet effet, l'AMSE n'a de cesse d'encourager les partenariats dans ce domaine entre différents pays, notamment par le biais de l'édition et la diffusion de publications scientifiques et l'initiation des colloques internationaux. Les prochains congrès de l'AMSE se tiendront respectivement à Monterrey au Mexique, en 2010, et à Reims en France, en 2012.



Par Mohamed Malki Correspondance | LE MATIN
Publié le : 05.06.2008 | 17h56
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MessagePosté le: Ven Juin 06, 2008 11:30 am    Sujet du message: Examen du Baccalauréat Répondre en citant

Début des opérations de correction des copies des examens du Baccalauréat


Rabat : Les opérations de correction des copies des examens de la première session du Baccalauréat qui ont pris fin jeudi, ont débuté, dans l'après-midi du même jour, a annoncé le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique.


Les examens de cette première session "se sont déroulés dans des conditions normales", souligne le ministère dans un communiqué.
Quelque 28.000 enseignants répartis sur 1.100 centres de correction ont été mobilisés dans le cadre de cette opération, sous la supervision directe de contrôleurs de la qualité de correction, indique la même source ajoutant que les délibérations de cette première session auront lieu le 15 et 16 juin.

Les délibérations seront suivies de l'annonce officielle des résultats comprenant les listes des élèves ayant réussi les examens et celles de ceux (dont la moyenne générale est entre 7/20 et 10/20), qui auront droit à passer la session de rattrapage, prévue du 1-er, au 3 juillet prochain, poursuit le communiqué.

La même source fait savoir que les opérations de correction se basent sur des grilles de correction unifiées au niveau national lesquelles sont régies selon des procédures mises en place à cet effet et qui ont été distribuées sous forme d'un guide spécial.

Ces mesures s'inscrivent toutes dans le cadre de l'attachement du ministère à garantir l'égalité des chances entre toutes les candidates et candidats lors de la correction.

Par ailleurs, le ministère salue "les efforts de l'ensemble de ses cadres qui ont fait montre du sérieux et de la vigilance , exprimant sa fierté quant à l'engagement des pouvoirs publics à assurer le bon déroulement des examens.

Le ministère se félicite également des efforts déployés par les médias à travers l'accompagnent dans la réussite de cette importante échéance pédagogique marquée cette année par le parachèvement.



MAP
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MessagePosté le: Mar Juin 10, 2008 2:00 pm    Sujet du message: la triche aux examens. Répondre en citant

La triche au Bac,60 élèves suspendus des épreuves du Bac à Casablanca et 20 portables saisis
504 cas pris la main dans le sac au niveau national contre 1350 l'année dernière

On n'en a pas fini avec la triche aux examens. Après les épreuves du Bac terminal, voici les examens de première année Bac à partir de ce lundi 9 juin.Et l'on s'attend aussi au même phénomène lors de l'examen national de 3ème collégiale, dernière classe du collège, à partir du 18 juin prochain.

Toutefois, au ministère de l'Education, on est à l'optimisme car il y aurait moins de tricheurs que l'année avec 504 cas enregistrés au niveau national pour les épreuves du 3 au 5 juin 2008, contre 1350 en 2007.

Pour le bilan de la triche au Bac à Casablanca, établi par l'Académie le vendredi 6 juin, soit au lendemain des dernières épreuves, soixante élèves, dont dix filles, ont été convaincus de triche aux épreuves du Bac dans des centres d'examen de l'Académie de la métropole et 20 portables « employés pour la triche » saisis chez certains d'entre eux.

La part du lion est revenue aux épreuves du Bac du mercredi 4 juin, surtout lors des épreuves de l'histoire et géographie, avec 19 cas de triche recensés. Statistiques selon les matières : la philo 11 cas, les maths 9, les épreuves d'arabe 9, science de la vie de la vie de la terre 4, physique-chimie 2, anglais 2, allemand 2, comptabilité 1, italien 1.

Toutefois les épreuves du Bac se sont achevées à Casablanca avec moins de triche que d'habitude, selon l'Académie.

D'après le directeur de l'Académie, M. Hafi, le nombre de cas détectés a beaucoup baissé par rapport aux épreuves passées, par contre les procédés ont changé.

« Contre 60 cas de triches cette année, il y avait eu 138 l'année dernière à Casablanca. Il y a quatre ans, on avait saisi 400 portables lors de la surveillance des épreuves du Bac dans la capitale économique ».

Les procédures ont changé car il y aurait maintenant « des réseaux » des personnes qui parviennent à avoir des copies d'épreuves ou des questions de candidats qui sortent très tôt du centre d'examen. Cette « fuite des épreuves » d'un genre nouveau permet à ceux qui en bénéficient d'appeler les autres candidats encore en classe pour les informer grâce au bluetoot.

« Nous pensons qu'il y a des réseaux de fraude et peut-être que nous serons dans la contrainte de présenter quelques dossiers devant la justice », indique M.Hafi.

Jusqu'à présent, les mesures coercitives ne semblent pas vraiment avoir eu les résultats escomptés. Mais est ce qu'on peut vraiment expliquer la triche par simple manque de discipline ou faut-il penser qu'elle fait partie intégrante d'un système de mentalité en vogue qui prône le moindre effort. Faut-il par contre penser que c'est dû à la nature des programmes ?

Si l'Académie pense qu'il y a moins de triche relativement à l'année dernière, des enseignants et des élèves pensent qu'il y aurait une recrudescence du phénomène selon les établissements et la discipline qui y règne. On a noté une atmosphère très tendue durant les jours des épreuves puisqu'il a été fait appel aux forces de l'ordre dans certains établissements de Hay Hassani, Ain Sebaa (Oukba Bnou Nafii) et Moulay Rachid, pour permettre aux enseignants de quitter les établissements à la fin de leur travail car les établissements-centres d'examen en question étaient quadrillés par « des élèves mécontents pour avoir été empéchés de tricher ».

Le mécontentement des tricheurs est expliqué par la sévérité des sanctions futures encourues puisque les candidats pris en flagrant délit risquent jusqu'à cinq années d'exclusion de l'examen du bac.

Les tricheurs pourtant savaient à quoi s'en tenir car parfois ils avaient de l'audace comme le cas d'un élève qui remet un portable au surveillant pour faire croire qu'il n'a que celui-là alors qu'il en garde un autre avec lequel il allait pouvoir tricher. Aussi, comme ces deux intrus qui passaient l'examen à la place des vrais candidats. L'année dernière un candidat avait été pris passant les épreuves à la place de son frère ! Il semble, d'après des élèves, que l'astuce est trop courante.

A noter que la triche en maths est le fait d'élèves de la branche sciences expérimentales généralement, car les élèves de sciences-maths sont réputés « les plus disciplinés ».
« Quand les élèves font des efforts tout au long de l'année, ils n'ont pas besoin de tricher car les épreuves leur paraissent normales », soutient un enseignant. Or les épreuves de beaucoup de matières scientifiques ont été jugées « relativement faciles ».

Concernant le phénomène des tricheurs « pris la main dans le sac », toutes les délégations de Casablanca sont touchées. Les procédures de triche sont grosso modo deux catégories, celles qui concernent le matériel électronique de plus en plus sophistiqué avec portables et bluetooth et celles qu'on appelle communément naqla (copiage) avec ces résumés de leçons donnés par la prof et qui sont miniaturisés grâce au photocopieur pour être facilement cachés.

Le nombre annoncé de cas de triche ne devrait pas, en toute logique, correspondre au chiffre réel. Contre ceux qui sont pris, combien sont passés par les mailles ? Soit que ceux-ci ne sont pas détectés par les surveillants, soit que ces derniers ne sont pas très stricts pour faire respecter la discipline, souvent aussi par peur de représailles. C'est dire que la stratégie employée cette année par l'Académie de Casablanca consistant à dispatcher les enseignants des lycées sur d'autres lycées éloignés a eu des effets très relatifs.

« Il n'est pas facile de changer du jour au lendemain des pratiques qui ont envahi les rangs des élèves depuis des années », déclare un enseignant. Il faut du temps pour changer de mauvaises habitudes bien ancrées dans les mœurs et qui sont nées avec le système pédagogique éculé qui se basait essentiellement sur la mémorisation.

Par le passé, la triche c'était seulement le grand examen terminal du Bac avant de faire tâche d'huile pour toucher, comme par contagion, d'autres niveaux.
« Mais attendez ce lundi pour voir les photocopies de naqla, ça sera la grande fête ! », déclare un élève en parlant des épreuves de 1ère année Bac.

Ce n'est pas en effet fini avec Naqla ou lhjabat, ces résumés de leçons imprimés sur des feuilles qu'on photocopie à tour de bras dans de petites dimensions dans les téléboutiques et bureaux de tabac. A la sortie du lycée, les élèves s'en débarrassent à moins qu'ils n'aient eu l'outrecuidance de le faire en classe même, ce qui aurait été le cas dans plus d'un lycée. Le même jeu se répètera peut-êtrele 18 juin avec les épreuves d'examen national des élèves de 9ème année.

Pour les epreuves du Bac qui viennent de finir un point « positif » est noté dans l'Académie de Casablanca : Aucun cas de triche dans les délégations rurales Médiouna et Nouacer.

Pour l'instant, on sait que les 60 candidats cités plus haut ont été exclus de l'examen. Une commission doit se réunir bientôt pour examiner, cas par cas, la situation de chaque candidat et décider du sort des tricheurs qui peuvent être condamnés à ne plus mettre les pieds à l'examen de 1 à 5 ans.

Le cas de Khémisset qui a permis la fuite des épreuves par erreur a chamboulé toutes les prévisions de déroulement du programme des examens et cela s'est répercuté aussi sur le programme des corrections prévues pour mercredi mais qui n'ont pu effectivement commencer que le jeudi, soit avec 24 heures de retard.

Il est à noter à ce propos qu'il y a une centaine de copies par correcteur et les correcteurs sont 2920 enseignants dépendant de 537 commissions.

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MessagePosté le: Ven Juin 13, 2008 5:36 pm    Sujet du message: Scolarité Répondre en citant

Scolarité
Après l'examen… l'attente
L'éternelle crainte de l'échec stresse les étudiants qui ne rêvent que d'une chose : Voyager


Ca y est ! Bientôt, c'est le grand jour, celui qu'attendent les jeunes étudiants depuis des mois.

Et oui, dans quelques jours, ils chanteront tous : «Gai-gai l'écolier, c'est demain les vacances !» Mais avant de se lancer dans cette quête d'épanouissement, un tout petit souci les tourmente, celui des résultats de fin de l'année scolaire.
Entre ceux qui épuisent leur temps libre devant la télé, ceux qui rejoignent les copains et ceux qui s'enferment dans leurs chambres, l'objectif est le même: fuir le stress. C'est le cas de Samy, un collégien de 13 ans qui appréhende gravement le jour de remise des bulletins scolaires. «Figurez-vous qu'il ne sort pas de son lit, il refuse de prendre son petit déjeuner, ou tout simplement se lever. Pour lui, il est hors de question qu'il parte à l'école pour récupérer ses résultats.

C'est toujours son papa qui va les chercher», témoigne la maman de cet enfant. Et d'ajouter : «d'ailleurs, juste après les examens, et pendant toute la période d'attente des résultats, il s'enferme dans sa chambre pendant des heures, ou s'installe devant la télé et se met au zapping…Je comprends que c'est une façon de tuer le temps mais je crains aussi que ce soit du stress maladif». Faut-il réellement s'inquiéter, le stress existe-t-il aussi chez les tout petits et que faire pour dépasser cette «infernale» phase d'attente ?

La réponse nous vient de Loubna Belmajdoubi, pédopsychiatre : «Il est important de réaliser que ce ne sont pas tous les enfants qui peuvent verbaliser spontanément leurs sentiments et leur stress, leur peur de l'échec, leur solitude, leur vulnérabilité, leur peur du rejet et leurs autres préoccupations personnelles.
En fait, il est assez rare qu'ils le fassent. Nous devons également nous rappeler que la plupart des enfants manquent de moyens pour faire de l'ordre et relativiser leurs sentiments».

En effet, il ne faut pas confondre apprentissage et développement, performances académiques et réussite, estiment les professionnels. Les enfants doivent surtout apprendre à bien se développer.

Les meilleurs parents sont ceux qui favorisent chez eux le sens des responsabilités, qui les aident à devenir des enfants motivés, qui pensent par eux-mêmes et qui sont préparés au monde réel, tel qu'il est.
D'ailleurs, aucune de ces aptitudes n'est mesurable par les performances académiques: «Demandez à n'importe quel employeur quel est le candidat qu'il choisira entre un bon travailleur, qui démontre de la créativité, une habileté à résoudre les problèmes et de la motivation, et une personne qui a de bonnes notes à un examen théorique», explique Pr Belmajdoubi. «Malheureusement, trop de parents mettent énormément de pression pour obtenir de leurs enfants des succès académiques et mesurent leur efficacité parentale par les résultats scolaires et le niveau académique de leurs enfants», ajoute-t-elle.
En effet, il y a souvent une forte relation entre les préoccupations exagérées des parents pour les performances scolaires de leurs enfants et le manque de satisfaction dans la vie de ces derniers.
L'enfant devient alors un symbole pour résoudre les frustrations et les échecs des parents. Ainsi, plus ces derniers investissent dans leurs
exigences, plus les enfants deviennent rebelles et pleins de ressentiment.

Et plus ils sont poussés au succès, plus le stress augmente. Notons aussi, que les enfants saisissent très rapidement que, plus les autres endossent leurs responsabilités et leurs problèmes, moins ils ont à le faire eux-mêmes. Le résultat, ce sont : le retrait, la rébellion et la colère.
Parallèlement, «il est amusant de constater qu'en général, lorsque les parents relâchent le contrôle, l'atmosphère à la maison est beaucoup plus légère, plus sereine, plus détendue, et les relations avec les enfants s'améliorent grandement», rappelle notre spécialiste.

Pousser donc les enfants ne donne guère de résultats. Il est apparemment beaucoup plus rentable de les accepter sans condition, de les soutenir, de les encourager, de récompenser leurs habiletés créatrices, leur confiance en eux-mêmes, leur habileté à résoudre les problèmes, leur sens des responsabilités, plutôt que de focaliser sur la performance à tout prix. Ladite responsabilité va sans doute aider nos enfants à dépasser le stress post examen, à relativiser les résultats et savoir que parfois l'échec est nécessaire pour l'apprentissage et la réussite.

Sources de stress
Le monde d'aujourd'hui, continuellement en mutation, est pour les enfants beaucoup plus inquiétant qu'il ne l'était autrefois. Il offre quantité de stimulations nouvelles, mais aussi beaucoup d'insécurité: la structure de la famille élargie (grands-parents, oncles, tantes, cousins, cousines) y est de moins en moins présente.

Il y a en outre de plus en plus de séparations et de divorces, lesquels constituent toujours un traumatisme important pour les enfants et une grande menace pour leur sécurité. Aussi, les mères travaillent de plus en plus à l'extérieur, ce qui exige des enfants plus d'autonomie et de responsabilités. Sans oublier le phénomène de la violence dans la famille qui n'est pas sans danger pour les enfants qui en sont témoins ou objets.

Et à toutes ces causes viennent s'ajouter les pressions et les exigences propres de la vie scolaire, les standards de réussite et même les activités sportives ou artistiques à l'intérieur desquelles, plutôt que la détente escomptée, on retrouve encore des demandes exagérées de performance.



Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
Publié le : 12.06.2008 | 15h30
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MessagePosté le: Ven Juin 13, 2008 6:14 pm    Sujet du message: Le bac Répondre en citant

Fait divers
Le bac à tout prix
La triche existe depuis l'aube de l'humanité, seuls les procédés évoluent


L'épreuve du baccalauréat est bien derrière et l'heure est à la patience pour tous les prétendants, ceux qui se sont bien préparés à leurs examens, les autres qui ont furtivement révisé leurs leçons et, aussi, ceux qui ont passé l'année à se la couler douce sans se soucier de ce qui s'annonce en perspective.

Les adeptes de cette dernière caste comptent sur autre chose que l'assimilation de leurs cours : ce sont les as de la triche. Mais le phénomène semble en régression, si l'on se fie aux chiffres relayés par la presse nationale, faisant état de quelque 500 cas de triche, contre plus de 1.300 l'année précédente. Combien seraient-ils à avoir pris part aux examens de manière déloyale sans se faire coincer ? Dieu seul le sait. L'évolution technologique n'a pas manqué de mettre entre leurs mains de nouveaux « outils de travail». C'est ainsi que le téléphone portable a fait une entrée fracassante dans les épreuves du baccalauréat. «SMS» et «Bluetooth» ont été d'un grand secours pour les adeptes de la triche. Aussi, des mobiles ont été saisis par dizaines cette année, lorsque leurs propriétaires ont été pris main dans le… combiné. Révolus les temps où l'on gribouillait quelques formules sur un petit bout de papier, le fameux «harz» (talisman), qui tenait dans le creux de la main mais dont l'écriture était tellement petite.

Mais ce procédé était, somme toute, basique, car les as de la triche avaient plus d'un tour dans leur sac. Le cas de Rachid et Mounir est édifiant à ce propos.
Amis d'enfance, les deux jeunes n'avaient pas de prédisposition à tricher, ni à hériter de sérieux ennuis, encore moins à figurer dans ce fait divers. C'était il y a quelques années de cela. Les deux amis étaient confrontés à la plus grande épreuve de leur courte vie : le bac. Rachid et Mounir étaient, plutôt, studieux. Ayant tous deux opté pour la branche «sciences expérimentales», ils révisaient ensemble et les choses allaient bon train. Ils étaient prêts pour le grand saut. Les examens se sont bien passés et les deux amis rêvassaient, chacun de son côté, en attendant les résultats. Tous deux espéraient entamer leurs études universitaires à l'étranger, une fois le bac en poche.

Le jour où les résultats ont été rendus publics, c'était la désillusion totale. Enfin, pour l'un d'entre eux. En effet, Rachid avait décroché le sésame, tandis que Mounir fut recalé. Il éprouva un sentiment d'injustice, lui qui avait pourtant bien préparé ses examens. Mais les choses étant ce qu'elles étaient, il finit par accepter la réalité, retroussa ses manches et plongea dans ses manuels scolaires, en perspective de la deuxième session. Le jour «J» approchait à grands pas et Mounir ne le sentait pas vraiment. Psychologiquement, il avait été ébranlé par son premier échec. C'est ainsi que, même au-delà de ses séances de préparation intensives, il ressentait un profond doute au fin fond de lui-même. Le rêve de se retrouver dans d'autres contrées prenait des allures de chimère.

C'est parti pour la deuxième session et les prétendants recalés reprennent le chemin de l'école. Il leur fallait saisir cette seconde chance et réussir à tout prix. Le deuxième jour, les élèves passaient l'épreuve des mathématiques. Dans cette classe sise dans un lycée à El Jadida, avant de remettre les épreuves aux « examinés », l'un des enseignants surveillants était en train d'effectuer un exercice de routine : vérifier l'identité des étudiants qui entameront, dans quelques minutes, l'épreuve des maths. Tout se passait le plus normalement du monde, si ce n'était cet élève au comportement louche. D'une tergiversation à l'autre, il finira par annoncer au surveillant qu'il n'avait pas de carte d'identité nationale. En revanche, il disposait bien d'un reçu délivré suite à la déclaration de perte effectuée auprès du commissariat de police.Le surveillant resta, toutefois, perplexe, le comportement et l'hésitation de l'élève ayant éveillé ses suspicions.

Il demanda alors à vérifier sa carte d'étudiant. Contrôle auquel le jeune se prêta avec assurance cette fois-ci. Ladite carte portait bel et bien sa photo. Lui, le jeune, portait le prénom de Mounir. Là encore, le surveillant doubla de méfiance, car la carte avait quelque chose de douteux. Le surveillant garda les documents sur lui et quitta la salle de classe. Il y revint un petit quart d'heure plus tard, accompagné du directeur de l'établissement et de deux répétiteurs. Mounir fut interpellé et fut accompagné dans l'un des locaux de l'administration. La carte d'étudiant qu'il détenait était fausse ou, disons, falsifiée. Ce n'était pas Mounir, en fait, mais plutôt son meilleur ami, Rachid, qui avait pourtant décroché son bac quelques jours auparavant.

Nous ne sommes plus dans une logique de tricherie, mais de faux et usage de faux. C'est ainsi que Rachid fut cueilli par la police, tout comme Mounir. Ils reconnaîtront que quelques jours avant le début des examens de la deuxième session, ils avaient convenu que Rachid se fasse passer pour son ami Mounir, rien que pour l'épreuve des maths. Ce dernier n'était pas sûr de lui pour réussir cette matière et demanda à son ami, matheux sur les bords, d'y aller à sa place. Sauf que la supercherie a rapidement été démasquée.
L'affaire a été portée devant la justice et les deux compères écoperont de 4 mois de prison chacun : Rachid pour «faux et usage de faux», Mounir pour «complicité». Comme quoi tricher peut s'avérer être un exercice périlleux.

Textes de loi
Article 360
Quiconque contrefait, falsifie ou altère les permis, certificats, livrets, cartes, bulletins, récépissés, passeports, ordres de mission, feuilles de route, laissez-passer ou autres documents délivrés par les administrations publiques en vue de constater un droit, une identité ou une qualité, ou d'accorder une autorisation, est puni de l'emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 150 à 1 500 dirhams. Le coupable peut, en outre, être frappé de l'interdiction de l'un ou plusieurs des droits mentionnés à l'article 40 pendant cinq ans au moins et dix ans au plus. La tentative est punie comme le délit consommé. Les mêmes peines sont appliquées:
1° A celui qui, sciemment, fait usage desdits documents contrefaits, falsifiés ou altérés ;
2° A celui qui fait usage d'un des documents visés à l'alinéa premier, sachant que les mentions qui y figurent sont devenues incomplètes ou inexactes.

Article 129
Sont considérés comme complices d'une infraction qualifiée crime ou délit ceux qui, sans participation directe à cette infraction, ont :
1° Par dons, promesses, menaces, abus d'autorité ou de pouvoir, machinations ou artifices coupables, provoqué à cette action ou donné des instructions pour la commettre ;2° Procuré des armes, des instruments ou tout autre moyen qui aura servi à l'action sachant qu'ils devaient y servir ; 3° Avec connaissance, aidé ou assisté l'auteur ou les auteurs de l'action, dans les faits qui l'ont préparée ou facilitée ; 4° En connaissance de leur conduite criminelle, habituellement fourni logement, lieu de retraite ou de réunions à un ou plusieurs malfaiteurs exerçant des brigandages ou des violences contre la sûreté de l'Etat, la paix publique, les personnes ou les propriétés. La complicité n'est jamais punissable en matière de contravention.

Article 130
Le complice d'un crime ou d'un délit est punissable de la peine réprimant ce crime ou ce délit.
Les circonstances personnelles d'où résultent aggravation, atténuation ou exemption de peine n'ont d'effet qu'à l'égard du seul participant auquel elles se rapportent. Les circonstances objectives, inhérentes à l'infraction, qui aggravent ou diminuent la peine, même si elles ne sont pas connues de tous ceux qui ont participé à cette infraction, ont effet à leur charge ou en leur faveur.



Par Abdelhakim Hamdane | LE MATIN
Publié le : 13.06.2008 | 16h30
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MessagePosté le: Mer Juin 18, 2008 9:46 am    Sujet du message: Axé essentiellement sur l'enseignement et l'alphabétisation Répondre en citant

Axé essentiellement sur l'enseignement et l'alphabétisation
Le rapport du PNUD sur le développement humain au Maroc pèche par la mauvaise foi
Modes de calculs faux, occultation délibérée des avancées et de la dynamique de la croissance des NTIC, des IDE et des autres secteurs performants


Un rapport du PNUD (Programme des Na-tions unies pour le développement), publié récemment, a placé le Maroc au 126ème rang, bien après certains pays africains pour leurs efforts en matière de développement humain.


On ne sait s'il faut en rire ou se lamenter, car notre pays vient après la Namibie et, de ce fait, selon le même document prétendument rigoureux - scientifique diront les adeptes fétiches - il perd trois places et se trouve parmi les Etats «à faible développement humain» ! Dérision, provocation, méconnaissance ahurissante des avancées que le Maroc réalise depuis quelques années et que tous les observateurs impartiaux reconnaissent ?
Les détracteurs du Maroc s'en donnent à cœur joie à cette perfide classification qui, non seulement pèche par une partialité criarde, mais puise dans l'erreur ses arguments et ses démonstrations. Ils estiment, jubilatoires mais peu enclins à procéder à une analyse pertinente qui tienne compte de critères sérieux, que notre pays soit «classé derrière l'Ouganda, le Kenya et Madagascar…». D'ores et déjà, il nous faut replacer les choses dans leur cadre réel : le mode de calcul de l'IDH, l'indice du développement humain, est totalement faux et aberrant, et ce n'est pas se justifier que d'annoncer que certains experts du PNUD eux-mêmes s'en trouvent choqués et le contestent.

Ce mode de calcul fait l'impasse totale sur les avancées significatives de notre pays, en matière d'accès à l'eau, à l'électricité, à la promotion des ressources humaines, au développement d'une politique d'accès aux Activités génératrices de revenus (AGR), aux nouvelles technologies, à l'habitat, etc. Le PNUD a décidé de baser son étude sur une enquête publiée en 2005, elle-même résultat d'une enquête plus ou moins partielle menée deux années auparavant. Qu'elle soit rendue publique seulement en 2007-2008, est une chose.

Elle peut s'expliquer par des retards bureaucratiques, comme il en arrive souvent. Mais, en revanche, elle ne peut traduire la réalité d'aujourd'hui, marquée par un dynamisme que tout le monde reconnaît et, notamment, servir de blanc-seing à une méthodologie pour le moins spécieuse et dénaturée de l'effort consenti par le Maroc dans son plan de développement global, humain s'entend. Le développement humain, c'est fort justement le critère sur lequel on apprécie le recul de la pauvreté. Or, celle-ci a enregistré un recul significatif entre 1994 et 2004 justement de 14 à 15% selon le Haut Commissariat au Plan (HCP).

L'organisme en question a mené une enquête concrète sur le terrain qui a la particularité d'être empirique, directe et prolongée sur le moyen et long terme.
Cette étude, intitulée « Pauvreté, développement humain et développement social au Maroc », opère sur la base d'enquête rigoureuse, au niveau des villes mais aussi des campagnes sur une période de dix ans. Il en ressort un recul progressif de la pauvreté, caractéristique à plus forte raison entre 2001 et 2004, période au cours de laquelle la pauvreté a été combattue efficacement, avec des résultats plus qu'encourageants.

« 5O% de la baisse enregistrée durant la période intercensitaire s'est opérée durant les trois dernières années », avait conclu le rapport du HCP qui souligne, entre autres impératifs et constats, « la nécessité de mettre en place un plan pour sortit le monde rural de l'enclavement où il se trouve, voire l'isolement dont il continue de souffrir ». Et le document d'ajouter : « Quoi qu'il en soit, il convient de saluer le recul de la pauvreté au Maroc pendant ces dernières années. Il faut y voir le résultat principalement de la “ révolution sociale ” initiée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis son accession au Trône et qui a été couronnée par le lancement de l'INDH ».

Le mode de calcul douteux du PNUD se drape des apparences de l'objectivité, mais il ne fait aucun doute qu'il est faux, tendancieux et peu rigoureux, parce qu'on ne juge globalement jamais un pays sur deux ou trois secteurs, fussent-ils déficitaires comme l'enseignement ou l'alphabétisation. Les experts du PNUD, les pseudo- « développementistes » sacrifiant encore à la « langue de bois », ceux qui les relayent dans le même sillage, se « fourrent le doigt dans l'œil », car la méthodologie comme aussi les paramètres du développement ont bel et bien changé.

On ne peut faire de manière aussi cavalière l'impasse du « boom » qui caractérise l'économie marocaine dont le taux de croissance- pour être modeste de 3 à 6%-fait pâmer d'envie bien des pays cités en exemple par le PNUD et qui ne réalisent même pas le quart des performances de l'économie de notre pays. Les nouvelles technologies, les investissements, le tourisme, l'agriculture, le bâtiment, l'immobilier, les infrastructures, le commerce sont-ils à ce point déficitaires et inexistants pour que le PNUD les occultent arbitrairement ?

L'idéologisme onusien a ses limites, bien sûr. Et les « experts » du PNUD, plutôt que de se pencher sur les avancées globales qui sont des indices significatifs et probants du développement, préfèrent recourir à la lorgnette, à l'argument spécieux. Ce sont 16% de recrutements dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC) qui s'opèrent en moyenne. Comme le précise un expert qui préfère garder l'anonymat « comment comparer des réalités aussi différentes que celle du Maroc et de l'île de Saint-Kitts-et-Nevis ? Près de 60 places les séparent dans le classement du PNUD.

Or, les deux pays ont la même espérance de vie, soit 71 ans ? Pourtant, à l'échelle du Maroc, le minuscule Saint-Kitts-et-Nevis serait une petite ville de 40.000 habitants ». Et d'interroger, ahuri : Classer les pays de cette manière, sans prendre en compte les nouveaux critères liés à la mondialisation, dans laquelle le Maroc reste tout de même et à son niveau performant – par le biais des accords de libre-échange, d'association et autres échanges – revient à « handicaper les pays qui ont fait le pari de la modernité ». C'est dire que les modes de comparaison du PNUD restent, jusqu'à preuve du contraire, non seulement partiaux mais sectaires, redoutablement empreints d'idéologie, de dogmatisme et de misérabilisme. Sauf à verser dans cette eau trouble, on ne peut, on ne doit pas cautionner…

L'économie marocaine, et les témoignages sont nombreux pour l'attester – notamment l'avant-dernier numéro de la revue française « Challenge » - est performante. Elle ne le cède en rien à celles des pays démocratiques qui ont inscrit sur leur fronton cette devise sacrée de « développement partagé et de démocratie ». Elle affiche bon an mal an une croissance régulière de l'ordre de 5% en moyenne. Soit, assure-t-on, et ce n'est pas un paradoxe, deux points en plus que la moyenne européenne et même plus par rapport à certains Etats nouveaux de l'Union européenne. Bien entendu, le regard sourcilleux des stratèges du PNUD n'est pas allé voir de ce côté-là ! L'inflation semble maîtrisée et maintenu au niveau de 2 à 3%, là aussi quelque 2 points par rapport à la moyenne européenne.

Le Maroc reste le premier pays qui accueille le plus grand volume des Investissements directs étrangers (IDE). Il est le premier cluster en termes de nouvelles technologies et nanotechnologies en Afrique. Autrement dit, à l'horizon 2012, il se positionnera parmi les pays développés par rapport aux Objectifs du millénaire du développement (OMD).

On nous objectera que des secteurs restent entièrement dépourvus, que le développement est inégalitaire, que la pauvreté reste le point noir en certains endroits. Oui et oui, mais l'Etat n'est pas pour autant immobile, la politique de solidarité, l'Initiative pour le développement humain mise en œuvre depuis mai 2005, la mise en place d'une politique sociale, la réforme de l'enseignement et de la scolarité, la formation, la mise à niveau sociale de manière générale, ont fait reculer et « cahin caha » combattent les dysfonctionnements.

Alors que le pays, à l'instar des autres, mais mieux que ceux qui en sont dotés, fait face au surenchérissement du prix du baril et de l'énergie en général, la croissance est maintenue, les équilibres macroéconomiques soutenus et les fruits de la croissance de plus en plus partagés. Le nier, c'est sacrifier à l'idéologisme qui est à la raison ce que la perfidie est à l'objectivité. Nous ne pouvons accepter que le PNUD, dont on n'a jamais mis en doute la crédibilité proverbiale, eût pu à ce point – sauf incompétence - verser dans la mauvaise foi et l'aveuglement.

Par Hassan Alaoui | LE MATIN
Publié le : 17.06.2008 | 18h37
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