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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Lun Juin 16, 2008 12:18 pm Sujet du message: Infrastuctures touristiques |
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Infrastructures touristiques
Lancement ce lundi d'un nouvel hôtel
Un investissement de 130 millions de dirhams, une superficie de 18.000 m2 couverts et une capacité de 150 chambres
En présence du wali, Mohamed Gharrabi, et de Driss Benhima, président de la RAM, le ministre du Tourisme, Mohamed Boussaïd, préside ce lundi 16 juin à Fès le lancement des travaux de construction d'un nouvel établissement hôtelier de la chaîne Atlas Hospitality, filiale du groupe Royal Air Maroc.
Il s'agit du 14e hôtel, catégorie 5 étoiles, à travers le Maroc, que la chaîne lance dans la continuité de son plan de croissance sur le segment de l'hôtellerie de loisirs haut de gamme et dont l'ouverture est prévue pour mai 2010.
Ce nouvel investissement conforte non seulement les capacités de la ville; mais vient renforcer le segment haut de gamme des produits du groupe.
Une telle démarche est au cœur du travail du gouvernement, des autorités de tutelle et des opérateurs pour doter la ville d'un parc hôtelier de qualité ayant pour objectif de renforcer l'amélioration de la durée moyenne de séjour de la destination Fès qui célèbre cette année le 1.200e anniversaire de sa fondation.
Aussi, conscients de la nécessité de s'inscrire dans la vision de renaissance de la ville, les responsables du groupe Atlas Hospitality-Hotels & Resorts, manifestent-ils leur volonté d'y participer activement. Le groupe hôtelier constitue sur le marché marocain une chaîne leader, offrant des produits de valeur sur les sites touristiques les plus prisés du Maroc.
Présente à Marrakech, Agadir, Essaouira, Tanger, Fès, Oujda, Chaouen, Casablanca et Khénifra, elle a pour ambition de couvrir l'ensemble des villes du Royaume.
Avec cette 14e unité, la capacité nationale d'Atlas Hospitality atteint 5.000 lits et emploie 1.700 collaborateurs, un taux d'occupation national de 70%, et une croissance du chiffre d'affaires de 20% en moyenne par an depuis ces dernières années.
L'hôtel Atlas Fès, comprend 150 chambres et suites, dont 80% avec une vue imprenable sur la Médina, plusieurs points de restauration où les saveurs du monde seront mises à l'honneur, un Spa oriental labellisé Daniel Jouvance avec plus de 1.000m? dédié au ressourcement des sens et à l'évasion, dans un cadre qui mêle parfaitement tradition et modernité.
La situation unique de l'hôtel, à cheval entre la nouvelle et l'ancienne Médina, face au Jbel Zallagh, permet d'avoir une vue prenante en contre-plongée d'un paysage mythique incluant une grande partie du Mellah.
Spécification
L'unité, qui sera réalisée sur 18.000 m2 couverts, va engendrer un investissement de 130 millions de dirhams, avec la création de 150 emplois directs, dont une majeure partie sera issue de la ville, et qui seront intégrés selon un rétro planning précis six mois avant l'ouverture pour prendre part au programme de formation immersion de la chaîne afin d'être totalement opérationnels le jour de l'ouverture.
Par H.A. | LE MATIN
Publié le : 15.06.2008 | 14h34 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mar Juin 17, 2008 10:03 am Sujet du message: Fès |
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Atlas Hospitality Morocco s'enrichit d'un 5 étoiles
Un nouvel hôtel haute gamme de 150 chambres
La chaîne Atlas Hospitality Morocco, filiale du groupe Royal Air Maroc, ajoute un nouvel hôtel de luxe à son offre.
Elle a donné le coup d'envoi, le 16 juin, à la construction à Fès de son 14e hôtel à travers le Maroc en présence de Mohamed Boussaïd, ministre du Tourisme et de l'Artisanat, de Driss Benhima, président- directeur général de Royal Air Maroc et des autorités de la ville. Cet investissement dans un hôtel moderne de grand standing de cinq étoiles, intervient selon le management de la chaîne dans la continuité de son plan de développement sur le segment de l'hôtellerie de loisirs haut de gamme.
«Cet hôtel 5 étoiles conforte les capacités de la ville et vient renforcer le segment haut de gamme pour la doter d'un parc hôtelier de qualité devant servir à l'amélioration de la durée moyenne de séjour de la destination», ajoute-t-on. Il s'agit surtout de répondre aux attentes d'une clientèle à fort pouvoir d'achats prompts à consommer à haute dose du luxe.
D'une surface de 18.000 m2 couverts, l'hôtel Atlas Fès&Spa sera composé de 150 chambres et suites dont 80% avec une vue imprenable sur la Médina, de plusieurs points de restauration où les saveurs du monde seront mises à l'honneur, d'un Spa oriental labellisé Daniel Jouvance avec plus de 1000 m2 dédié au ressourcement des sens, et à l'évasion, dans un cadre qui mêle parfaitement tradition et modernité. Il comptera aussi une salle de réunion plénière pour les congrès et séminaires d'entreprises pouvant accueillir jusqu'à 350 personnes et deux salles de sous commission. « L'univers offert à la clientèle, rythmé par l'eau et la flore, associe luxe, volupté et bien-être, pour un séjour authentique dans la ville intellectuelle du Royaume, qui se positionne comme le nouvel eldorado du tourisme culturel», précise le management de la chaîne.
La situation unique de l'hôtel, à cheval entre la nouvelle et l'ancienne Médina, face au Jbel Zallagh, permet par ailleurs d'avoir une vue prenante en contre-plongée d'un paysage mythique incluant une grande partie du Mellah. De fait, l'hôtel Atlas Fès&Spa sera un cocon de ressourcement, un des plus beaux endroits pour découvrir Fès. Pour son management, la commercialisation de l'hôtel à l'international sera mise en réseau avec les autres unités de la chaîne auprès des plus importants opérateurs d'Europe mais également sur le Net. Le marché national fera l'objet, quant à lui, de démarches propres de façon à ancrer l'hôtel sur une base de clientèle nationale forte et fidèle. Le positionnement de l'Atlas Fès&Spa s'articulera essentiellement autour de deux axes : la remise en forme d'une part avec la mise en place de protocoles de soins spécifiques, et la découverte culturelle de l'arrière-pays très riche.
L'hôtel offrira aussi un cadre authentique grâce à des matériaux tels que le pisé, le bois et la pierre, l'inscrivant dans son environnement historique.
Atlas Hospitality-Hotels & Resorts, conforte ainsi son positionnement sur le marché marocain en tant que chaîne leader offrant des produits de valeur sur les sites touristiques les plus prisés du Maroc. Présente à Marrakech, Agadir, Essaouira, Tanger, Fès, Oujda, Chaouen, Casablanca et à Khénifra, elle affiche l'ambition de couvrir l'ensemble du Royaume, pour mieux confirmer sa position de 1er opérateur totalement marocain. Dotée d'une politique d'enseignes ciblée sur 3 segments essentiels, la chaîne se permet ainsi une meilleure approche du marché pour mieux fidéliser ses clients en leur offrant des hôtels 5 étoiles alliant authenticité et luxe, des hôtels 4 étoiles conviviaux pour des vacances et des 2 étoiles alliant parfaitement l'utile à l'agréable pour un niveau de prix très abordable sur des sites de charme à travers le Royaume.
Avec l'hôtel Atlas Fès&Spa, la capacité nationale d'Atlas Hospitality atteint 5.000 lits, avec un effectif global de 1.700 collaborateurs, un taux d'occupation national de 70%, et une croissance du chiffre d'affaires de 20% en moyenne par an depuis ces dernières années, un rythme qui se confirme également pour la période 2008/2010 avec l'arrivée de nouveaux produits sur plusieurs villes marocaines.
130 MDH d'investissements
L'unité, qui ouvrira ses portes dès mai 2010, va engendrer un investissement de 130 MDH avec la création de 150 emplois directs opérationnels le jour de l'ouverture. Le dernier-né, l'hôtel Atlas Fès&Spa avec une capacité de 150 chambres, disposera d'infrastructures et d'équipements modernes, respectant les normes internationalement requises pour cette classe d'établissement. Il va utiliser 200.000 jours de travail, 850 tonnes d'acier pour une construction antisismique, plus de 110.000 m3 de béton, 28.000 m2 de cloisons, avec plus de 700 ouvriers en pointe lors de la réalisation.
Par Rachida BAMI | LE MATIN
Publié le : 16.06.2008 | 16h03 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mer Juin 18, 2008 4:21 pm Sujet du message: Fès, ville de lumière |
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«Fès, ville de lumière»
Exposition à Paris du peintre Serge Pena et du poète Claude Crusca
Le vernissage d'une exposition sous le thème "Fès, ville de lumière" de l'artiste-peintre Serge Pena et du poète Claude Crusca a eu lieu mardi soir au siège de la représentation de l'Office national marocain du tourisme (ONMT) à Paris.
S'inscrivant dans le cadre de la célébration du 1200e anniversaire de la fondation de Fès, cette exposition, qui se poursuivra jusqu'au 17 juillet prochain, représente une sélection de 20 toiles touchant les différents métiers et couleurs de la ville, dont le zelligeur, les brodeurs, le souk des dinandiers, les musiciens, le souk aux épices et les portes de Fès.
Ces toiles sont accompagnées de textes de l'écrivain et poète Claude Crusca et de fresques réalisées à l'occasion de cet anniversaire.
Cette exposition retrace les 1200 ans de Fès, ville qui renferme un patrimoine architectural témoignant de sa richesse historique, a confié M. Pena à la MAP.
A travers cette exposition, "je retrouve mon pays dans la mesure où je suis né à Oujda et ma mère à Fès", a-t-il ajouté, faisant remarquer que ces œuvres seront montées successivement à Toulouse, Montauban, Casablanca, Rabat et Fès avant la parution, au mois d'octobre prochain, d'un livre d'art comprenant 48 toiles sur la capitale spirituelle du Royaume.
"C'est une aventure extraordinaire pour moi" de contribuer à ce grand événement, a affirmé, pour sa part, Claude Crusca, notant que tous les tableaux sont accompagnés de poèmes et que dans ses textes, il essaie de suivre l'évolution de la peinture de Serge Pena et de laisser libre court à des mots autour du Maroc qui le passionne énormément.
Tout en célébrant cet événement singulier que constitue le 1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès, "événement à forte charge historique et symbolique", c'est l'histoire entière du Maroc dans toute sa richesse et sa diversité que "nous sommes appelés à célébrer", a souligné, de son côté, Saâd Kettani, haut commissaire de l'Association "1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès".
Cette célébration est également une occasion propice pour "réhabiliter notre mémoire collective, construire notre modernité et l'inscrire dans l'universalité", a-t-il ajouté dans une allocution lue en son nom.
Cette cérémonie s'est déroulée en présence notamment de Abdelhamid Addou, directeur général de l'ONMT, et Fathallah Sijilmassi, ambassadeur du Maroc en France, ainsi que d'autres personnalités.
Par MAP
Publié le : 18.06.2008 | 14h20 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Dim Juin 29, 2008 12:12 pm Sujet du message: Leadership africain en nutrition |
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Leadership africain en nutrition
La ville de Rabat abrite depuis lundi dernier la 2ème édition du
Programme de leadership africain en nutrition (PLAN), qui vise à former des futurs nutritionnistes chercheurs et preneurs de décisions en Afrique francophone. Le PLAN 2008, qui se poursuivra jusqu’au 30 juin avec la participation de 10 pays dont le Maroc, est un atelier de formation dédié aux jeunes africains particulièrement des doctorants en dernière année d’étude, des poste-doctorants et autres candidats ayant une expérience dans le domaine de la nutrition. Le Maroc, qui accueille pour la deuxième année consécutive cette manifestation, a été choisi pour abriter les prochaines éditions du PLAN, ce qui permettra au Royaume de se positionner sur la scène internationale dans le domaine nutritionnel, a déclaré à la MAP Nada Benajiba, de l’Association marocaine de solidarité et de développement (AMSED), membre du comité d’organisation.
Aujourd'hui Le Maroc
Le 27-6-2008 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Lun Juin 30, 2008 3:18 pm Sujet du message: Salé |
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Salé, l'histoire d'une ville millénaire
La ville de Salé existe depuis mille ans.Située sur le flanc droit de l’oued Bouregreg, sa médina de 90 hectares est encerclée de très beaux remparts ocres s'étalant sur un peu moins de cinq kilomètres.
Salé a toujours été considérée comme la sœur rivale de Rabat, elle dispose d’une culture et d’une identité propres, elle est aussi nettement plus ancienne que Rabat, la fondation de la ville remontant, en effet, à l’époque des Romains.
L’oued Bouregreg sépare la capitale de Salé. Elle se compose de plusieurs parties : centre-ville, quartiers résidentiels, bord de mer, mellah et médina. Le centre-ville est une partie animée et surpeuplée de la ville et a pour principales artères les boulevards Mohammed V et Hassan II.
Quelques boutiques et magasins modernes longent le centre-ville. Deux hôtels sont installés dans cette partie de la ville. Les quartiers résidentiels sont connus comme étant le quartier est le plus propre de la ville de Salé.
Les quartiers résidentiels de Salé les plus réputés sont, de loin, Bettana et Hay Salam, là où réside un grand nombre de responsables de la ville, et où il y a grand nombre des fameux personnages intellectuels marocains.
Le bord de mer est constitué d’un cimetière et de quelques villas modernes. Ancien quartier juif, le mellah abritait une importante communauté juive qui s’y réfugia vers l’an 1800. C’est l’un des mellahs les plus charmants du Maroc. Il suit une norme de construction aérée. La Médina de Salé a été fondée au début du XII ème siècle par les Almohades. Celle-ci s’enorgueillit de fontaines, de riads et de mosquées. Bab Mrisa, près du centre-ville permet de pénétrer dans la médina.
Salé est une ville réputée pour la grande piété de ses habitants, elle s’est développée au début par des principaux édifices religieux, mosquées et médersas. Outre les remparts, elle compte un chef-d’œuvre de l’art almohade : la grande mosquée bâtie par Yacoub el-Mansour en 1196 – la troisième en importance au Maroc après celles de Fès (Qaraouiyne) et de Casablanca (Grande Mosquée Hassan II). Ce sont surtout les Mérinides qui ont développé la ville au siècle suivant. On leur doit une superbe médersa édifiée dans les années 1330 – 40 sous le règne du Sultan Abou el-Hassan Ali, mais aussi l’aqueduc Sour el Aqouas qui approvisionnait la ville en eau potable et la construction de nombreuses demeures de toute beauté. Bab El Mrissa est une porte magnifiquement décorée d’écritures coufiques et d’entrelacs sculptés et dotée de deux tourelles carrées, a été édifiée par le Sultan Abou Youssef Yacoub en 1260. Elle serait le plus vieux monument mérinide du pays. A l’origine, elle surplombait un canal reliant le Bouregreg au port de Salé. En flânant dans la médina de Salé, impossible de manquer l’entrée de la médersa mérinide surmontée de son auvent en cèdre sculpté, noirci par les siècles. La pièce principale est d’une beauté à couper le souffle. Les sols sont recouverts de zelliges (pièces de céramique émaillée) et les murs, de stuc et de bois de cèdre sculptés avec une grande finesse. Aux étages, on accède aux chambres des étudiants. On doit cette splendeur de l’architecture mérinide au Sultan Abou el-Hassan Ali qui la fit construire entre 1333 et 1341. La médersa vient de bénéficier de plusieurs années de restauration. remparts de salé : les remparts de Salé sont une muraille défensive qui est l’une des plus anciennes du pays. Elle est agrémentée de plusieurs tours et de portes monumentales (Bab Maalaq, Bab Jdid, Bab sidi Bou Haja, Bab Ferran, Bab Fès ou Bab Khmiss, Bab Sebta et Bab Chaafa). Elle sépare la médina du cimetière musulman situé au bord de l’océan.
Aujourd'hui Le Maroc
Le 26-6-2008
Par : Bachir HAJJAJ |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5740 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Juil 01, 2008 4:43 am Sujet du message: L'éléphantesque vallée du Bouregreg |
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Infrastructure
L'éléphantesque vallée du Bouregreg
· 28 milliards de DH pour les deux premières séquences
· Rabat deviendra enfin un vrai pôle touristique
L’aménagement de la vallée du Bouregreg est sans doute le chantier qui marquera l’histoire de la capitale. Il faut rappeler que l’investissement annoncé avoisine les 4 milliards de dollars, soit près de 28 milliards de dirhams, et c’est seulement pour les deux premières séquences: Bab Al Bahr et Amwaj (respectivement de 70 et 120 hectares). Lancé en 2006, ce projet a transformé le paysage urbanistique de la région. A cela, il faut ajouter les nombreux investisseurs (surtout étrangers) venus profiter des opportunités que le chantier a offertes. Tous les secteurs sont concernés: tourisme, service, technologies de l’information et immobilier. Tous les chantiers ont été lancés. La Marina sera livrée prochainement, les travaux du pont Moulay El Hassan, le port de pêche, le tunnel sous les Oudayas et les travaux de dragage sont sur «la bonne voie». Les travaux pour le réseau du tramway, aussi, battent leur plein.
A côté de ces projets d’infrastructures, il est prévu la création de nouveaux espaces urbanistiques et résidentiels en tenant compte du patrimoine historique du site.
Le montant des investissements globaux en 2007 s’élève à plus de 2,1 milliards de dirhams (dont 971 millions de dirhams de reports afférents à l’exercice 2006).
Pour Bab Al Bahr, une partie de ce montant a été attribuée à l’apurement du foncier (148 millions de DH). Parmi les ouvrages structurants pour cette séquence, figure le tunnel des Oudayas qui nécessitera quelque 71 millions de dirhams.
La deuxième partie du projet, Amwaj, s’étend entre le pont Moulay Hassan et le pont ONCF. Elle devrait assurer la liaison entre les deux villes et les relations entre les monuments historiques de l’estuaire (Qasbah des Oudayas, médinas de Rabat et Salé) d’une part et ceux de la vallée ancienne du Bouregreg (Tour Hassan, Mausolée et Chellah). Curieusement, cette zone a été jusqu’à aujourd’hui la plus délaissée de la vallée. A part des voies de communication, un supermarché, et trois nouvelles constructions de la rive droite, elle est surtout occupée par des terre-pleins remblayés et inachevés, sans aucun aménagement.
A noter, en particulier, la construction d’une Cité des arts et métiers sur la rive de Salé sans oublier l’aménagement de larges espaces de promenades et de divertissement, des jardins de part et d’autre du fleuve. Sur ce site, une zone de 30 ha sera développée en partenariat avec le Consortium Al Maabar International LLC.
Cette zone connaîtra la construction de 200.000 m2 de planchers pour l’aménagement d’un quartier d’affaires et de tourisme. Dans sa globalité, le projet de Bouregreg permettra de contribuer à la lutte contre le chômage, particulièrement au niveau des jeunes, par la création de 30.000 emplois. Notons, par ailleurs, qu’avec le lancement de ce grand chantier, plusieurs points noirs sur le plan de l’environnement ont été éradiqués, ce qui a permis au site de se réconcilier avec son passé. Ainsi, les décharges d’Oulja et d’Akreuch ont été fermées. L’agence a mobilisé une enveloppe de 33 millions de dirhams pour leur réhabilitation.
Rappelons, aussi, le projet de l’aménagement de la corniche de Rabat. D’un investissement de 30 milliards de dirhams, ce chantier permettra la création de 30.000 emplois dans différentes activités. A cela, il faut ajouter le projet Technopolis, premier parc multimédia de la région lancé sur 300 ha à Salé (sur les traces du Technopark de Casablanca). La première tranche, dont les travaux sont bien avancés, permettra la création de 20.000 postes d’emplois.
Et la liste n’est pas close: aménagement de la plage des Nations Unies à Bouknadel, ville nouvelle de Tamesna et le nouveau parc zoologique. Le tramway reliant Rabat et Salé n’est plus qu’un simple projet sur papier. Le projet entame ses dernières phases de réalisation. Les premiers coups de pioche ont été donnés en décembre 2007. Ainsi deux lignes d’une longueur de 19,5 km, avec un tronc commun de 2,9 km sur le pont Moulay El Hassan, devraient être livrées en 2010.
La première ligne (11,7 km) s’étend de Hay Karima à Salé au quartier de l’Agdal à Rabat via les universités et le centre-ville, alors que la seconde ligne (7,8 km) va desservir les zones denses de Rabat. En tout, 32 stations sont prévues à raison d’un arrêt tous les 500 m. La durée moyenne du parcours sera de l’ordre de 35 minutes avec une fréquence de passage de 4 minutes aux heures de pointe et de 8 minutes en temps normal. Les véhicules ont une capacité de 580 passagers. La population desservie est estimée à plus de 800.000 personnes.
Le projet est réalisé par l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) en partenariat avec les communes de Rabat et Salé. Son coût dépasse les 3 milliards de dirhams. A noter que le matériel roulant sera fourni par l’opérateur français Alstom.
La troisième séquence, baptisée «Kasbat Abi Raqraq», est située en amont, entre le pont ONCF et la rocade autoroutière. Elle est actuellement occupée essentiellement par l’agriculture.
Sur ses marges, cet espace est l’objet d’une occupation dispersée par des constructions médiocres: zone industrielle, dépôts, décharges et exploitation de carrières. La rive gauche est particulièrement dégradée dans la région proche de la rocade par des constructions industrielles, des dépôts, de l’habitat spontané et des déchets de toutes sortes.
Les études des différentes séquences restantes (Sahrij Al Oued, El Menzah Al Kabir, Bouhayrat As Souhoul) sont déjà lancées.
http://www.leconomiste.com/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mer Juil 02, 2008 7:37 pm Sujet du message: 8-ème édition du Concours International de Piano |
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Inauguration du 8ème concours international de Piano S.A.R la Princesse Lalla Meryem
Rabat, 02/07/08-La cérémonie d'inauguration de la 8-ème édition du Concours International de Piano S.A.R la Princesse Lalla Meryem a eu lieu mardi soir au Théâtre National Mohammed V à Rabat.
Cette cérémonie a été marquée par la présentation d'oeuvres de grands maîtres de la musique classique tels Joseph Haydn, Armando José Fernandes, Claude Debussy, Maurice Ravel et Johannes Brahms qui ont été interprétées par les pianistes français Théodor PARASCHIVESCO et portugais Adriano Jordao, président du jury.
Diplômé du Conservatoire national de Musique de Lisbonne, A. Jordao est né en Angola. Il a ensuite fait ses études au Portugal avec Helena Sa e Costa avant de les poursuivre à Paris avec Yvonnes Lefébure et aux Etats Unis où il a été envoyé par la Fondation Gulbenkian.
Lauréat de plusieurs concours, A. Jordao, qui est actuellement Conseiller culturel de l'ambassade du Portugal au Brésil, a été décoré officier des Arts et des Lettres et a obtenu en 1972 le 1er prix au concours Debussy à Saint Germain-en Laye. Il s'est produit dans les plus grandes salles d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud, d'Afrique et d'Asie en compagnie d'orchestres et de chefs renommés.
Quant à T. PARASCHIVESCO, il est né à Brasov (Roumanie) et vit en France depuis 1966 où il a étudié à Paris avec Nadia Boulanger (Analyse musicale, Ecriture) et Yvonnes Lefébure (piano). Il est Lauréat du Conservatoire supérieur de musique de Bucarest, du Concours international de piano " George Enesco " de Bucarest et " Claude Debussy " à Paris.
T. PARASCHIVESCO est actuellement professeur de piano et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et dispense régulièrement des Master class à Tokyo, Osaka, Berlin, Helsinki, Athènes, Rio de Janeiro, Brasilia tout en assurant des tournées de concerts en Europe, Asie et Amérique du Sud.
Le jury de cette 8ème édition comprend 12 pianistes pédagogues et concertistes, en l'occurrence Béatrice Berthold (Allemagne), Khadija Doghmi (Maroc), Joanna Domanska (Pologne), Ghizlane Hamadi (Maroc), Nibal Sayed Mohamed Mounib (Egypte), Théodor Praschivesco et André Gorog (France), Antonio Baciero (Espagne), Jan Gottlieb Jiracek (Autriche), Kostas Loukos (Grèce) et Paolo Dirani (Italie).
Participent à ce concours international, qui vise à former et rehausser le niveau des jeunes pianistes au Maroc, 301 candidats de 28 nationalités différentes dont de jeunes pianistes marocains.
La cérémonie de clôture, prévue le 8 juillet au Théâtre National Mohammed V, sera marquée par la présentation du concert des lauréats, la remise du Grand Prix de SAR la Princesse Lalla Meryem, outre la distribution de nombreux prix, de prix spéciaux, de concerts et de bourses.
Il est à noter que l'Association "les Amitiés Musicales" s'est engagée, depuis 1994, dans la formation des jeunes dans le domaine pianistique, en lançant notamment le "Concours international des Jeunes Pianistes".
La MAP |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Jeu Juil 03, 2008 6:12 pm Sujet du message: Tissu industriel |
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Tissu industriel
Lancement à Fès d'un réseau régional de modernisation compétitive
Un réseau régional de modernisation compétitive du tissu industriel de Fès a été lancé, mercredi, à l'initiative du Centre régional d'investissement (CRI) de Fès-Boulemane, l'Agence nationale pour la promotion de la Petite et moyenne entreprise (ANPME) et de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).
Ce réseau, le quatrième du genre après ceux de Casablanca, Agadir et de Safi, s'assigne pour objectif d'assurer un meilleur accompagnement et financement des entreprises de la région Fès-Boulemane.
Réunissant les différents intervenants dans la modernisation compétitive du secteur, ce nouveau tissu, qui s'inscrit dans le cadre du projet "Taahil Al Mokawalati" soutenu par la Fondation Allemande GTZ, vise à informer, sensibiliser et assurer la promotion régionale des programmes de conseil et d'accompagnement des petites et moyennes entreprises dans le processus modernisation.
Ainsi, l'un des aspects fondamentaux de ce réseau est l'adhésion de plusieurs acteurs constituant un tissu solide et un partenariat constructif qui regroupe à la fois les organismes publics et les associations professionnelles.
Outre le CRI, l'ANPME et la CGEM, ce tissu comprend la Chambre de commerce, d'industrie et de services, l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail, l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences, les Amicales des industries de Bensouda, Aïn Chkef et Sidi Brahim, l'association marocaine de l'industrie textile et de l'habillement et la fédération nationale du bâtiment et travaux publics.
Les différents intervenants à cette opération œuvreront à faire émerger les besoins des PME, stimuler leur adhésion, entretenir leur engagement dans le processus de modernisation et renforcer les capacités d'intervention des acteurs par l'échange d'informations, le partage d'expériences et par un soutien logistique et technique permanent.
La création de ce tissu s'inscrit dans le cadre d'une approche participative basée sur la mise en place d'un réseau local assurant plus de proximité à l'entreprise.
Le développement de la promotion de la demande, l'écoute active, la réactivité et la création d'un service de qualité sont les mots d'ordre de l'action de ce réseau.
Une multitude de produits et services adaptés aux besoins des entreprises en matière de développement des ressources financières, humaines et managériales seront ainsi mis à la disposition des industriels de la région. Il s'agit notamment du coaching et de la formation, de l'amélioration des performances, de l'appui à l'accès au financement et du développement de systèmes de management liés aux normes.
Deux conventions de partenariat portant sur la promotion des Très petites entreprises (TPE) locales et sur l'identification des besoins des PME/TPE de la région Fès-Boulemane ont été signées par la même occasion.
La première convention, liant le CRI, l'ANPME et la fondation allemande GTZ, porte sur la promotion et l'accompagnement des petites entreprises de la région.
Le CRI Fès-Boulemane s'engage, en vertu de cette convention, à organiser les missions des experts en charge des actions à réaliser, notamment par l'établissement des plannings d'exécution et les prises de contact avec les entreprises concernées et à assurer le suivi des actions et évaluer les résultats de chaque action.
La GTZ et l'ANPME s'engageront, de leur côté, à l'organisation des missions d'expertise nécessaires, au lancement des missions d'expertise, à l'évaluation des rapports de mission et à la publication, la vulgarisation et la médiatisation des résultats.
Cette convention, d'une durée d'un an, a été signée par le directeur du CRI, Fouad Ouzzine, la présidente de l'ANPME, Mme Latifa Chihabi et le Conseiller principal de la GTZ au Maroc, Christian Pollak.
La deuxième convention, engageant la CGEM, l'ANPME et la GTZ, porte sur l'identification des besoins en matière d'accompagnement et d'assistance technique et de financement des PME-TPE de la région Fès-Boulemane.
Elle a été signée par le président de l'Union régionale centre-nord de la CGEM, Abdelaziz Sekkat ainsi que par Mme Latifa Chihabi et Christian Pollak.
Par MAP
Publié le : 03.07.2008 | 13h01 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Jeu Juil 03, 2008 6:55 pm Sujet du message: Groupe de Hmadchas |
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Portrait
Dans la peau d'un Hamdouchi
Français de confession chrétienne, Frédéric a rencontré le soufisme au Maroc
Lieu, Dar Tazi à Fès. Sur scène, un groupe de Hamadchas, en transe, emporte dans son sillage une assistance avide de mystique et de spiritualité. Abderrahim Amrani Marrakchi et ses hommes ont, encore une fois, enflammé la foule.
En chef d'orchestre, ou "moqaddem" pour rester dans le registre hamdouchi, il harmonise les mouvements et donne le ton au spectacle. Au milieu des hommes, et des femmes aussi, habillés de djellabas rugueux, trône un jeune homme tout en blanc et coiffé d'un turban immaculé enroulant un fez rouge vif. Le bonhomme ne passe pas inaperçu. C'est que ce «hamdouchi» n'est pas comme les autres. Ses yeux bleus et sa peau par trop blanche trahissent ses origines caucasiennes alors que les «awrades» qu'il prononce sont dans un marocain impeccable. Quand le musicien joue du guenbri, la scène est à la limite du loufoque. Déroutant !
Un homme qui s'investit de la sorte dans une culture qui n'est pas la sienne ne peut être ordinaire. Et l'on se demande ce que fait cet homme parmi les adeptes de Sidi Ali Ben Hamdouch et par quel miracle il a atterri dans ce monde soufi. Comment il a emprunté le chemin de la "tariqua hamdouchia"? Il fallait approcher le personnage pour connaître son histoire.
Du haut de ses 30 berges, Frédéric Calmès, de son nom, est aujourd'hui un hamdouchi accompli. C'est du moins ainsi qu'il se proclame. Son histoire avec cette confrérie a commencé, comme la plupart des histoires, par un heureux hasard. Spécialisé dans la musique arabe, Frédéric a toujours affectionné les rythmes orientaux. Passionné de la ville de Fès et du Maroc, cet originaire de Nancy, décide un jour de partir à l'aventure. Il fait ses clics et ses claques, prend son sac à dos, sans oublier son petit luth et fait cap sur le Maroc. Jusque-là, il ne soupçonnait pas qu'il allait vivre une expérience singulière. Une fois qu'il foule le sol marocain, il s'installe dans la maison d'une dame. Un beau jour, le téléviseur de sa voisine lui renvoya le son d'une musique envoûtante qui le laissa sans voix. Il descend et découvre Hmadcha. Il reste hypnotisé.
Un mois plus tard, il rencontre le célèbre Abderrahim Amrani Marrakchi, dans un concert de musique populaire au centre culturel français. Encore secoué par la force de la belle musique, il croise, le lendemain, cet homme dans un café. Décidément, leurs chemins devaient se croiser. L'homme saisit sa chance et demande au maître de lui apprendre la musique des hamadchas. Dans un élan de générosité, ce dernier accepte de le prendre sous son aile et de l'initier aux rites de sa confrérie. Et c'est dans une « lila » que le jeune disciple fait son baptême de feu. Le maître lui tend un guenbri et lui demande de jouer devant tout le monde.
L'aventure allait commencer pour lui. «Le fait de jouer cette musique est une expérience très forte parce ce qu'il ne s'agit pas d'un divertissement. Elle a une autre dimension », confie Frédéric. En effet, le religieux et le spirituel l'emportent sur le reste. «Pendant la Hadra, il se passe des choses extraordinaires», ajoute-il.
Depuis 6 ans qu'il est au Maroc, Frédéric a appris l'arabe. Il a compris que ses émotions passeraient mieux par le billet de cette langue «à force de chanter la poésie arabe, on entretient une relation particulière avec les mots. Elle dit quelque chose de profond au niveau spirituel. Ses paroles finissent par faire partie de vous», souligne-t-il. Sa volonté de tout partager le porta vers le soufisme et sa culture.
Vers l'universel. Français, d'origine chrétienne, les rites hamdouchis l'élèvent et lui font vivre des moments forts en spiritualité même s'il se trouve face à une culture et à une religion qui sont différentes des siennes. Pour toutes ces raisons, il est entré par la grande porte de la tolérance pour aller vers l'autre et surtout pour rencontrer Dieu. Et pourtant, il ne renonce pas à sa religion. «Je ne me suis pas converti à l'Islam. J'ai du mal à savoir pourquoi. Mais je m'identifie dans le proverbe « une seule eau et des fleurs de différentes couleurs». Nous sommes tous «nass lkoutoub» (les gens du livre) et nous avons la même façon de nous mettre en relation avec Dieu.
Pour moi, garder ma religion d'origine est un choix. Il suffit de suivre la pensée musulmane pour l'être. On n'a pas d'initiation particulière. Je ne me suis pas converti mais je pense que mon expérience, telle que je la vie, a quelque chose de plus intense. Peut être que je rentrerai dans l'Islam, un jour, si la porte s'ouvre un peu plus. Mais pas pour l'instant et cela ne pose pas de problème», précise-t-il. En attendant, il continue son chemin vers l'accomplissement en puisant de l'énergie dans cette musique ancestrale.
Gardien du temple
Tombé sous le charme de la tradition hamdouchi, Frédéric multiplie les efforts pour la préserver. Cette musique étonnante qu'il considère comme un trésor de l'humanité et qui n'existe que chez cette confrérie, mérite d'être sauvegardée. « Comme beaucoup de musiques traditionnelles, elle vient de très loin et est porteuse d'une culture et d'une richesse incommensurables.
C'est un patrimoine immatériel de l'humanité », aime-t-il à répéter. Ce qui l'intéresse le plus, on l'aura compris, c'est l'essence des choses. Et le disciple de citer son maître spirituel Abderrahim Amrani, pour regretter le manque d'intérêt des gens pour la musique spirituelle : « Avant, les gens avaient les oreilles dans la tête. Aujourd'hui, ils les ont sur les pieds ». Aujourd'hui, le jeune Hamdouchi fait des recherches sur sa confrérie. Il caresse le souhait de pouvoir vivre encore au Maroc et de contribuer à préserver ce patrimoine culturel riche de 500 ans.
Par Kenza Alaoui | LE MATIN
Publié le : 02.07.2008 | 12h36 |
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Posté le: Sam Juil 05, 2008 5:31 am Sujet du message: Rabat Bientôt un schéma régional de l'aménagement du territo |
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Rabat
Bientôt un schéma régional de l'aménagement du territoire
Lancement des concertations pour la mise en place du projet
Publié le : 03.07.2008 | 16h29
Rabat fera bientôt peau neuve. L'étude sur le Schéma régional de l'aménagement du territoire-wilaya de la région de Rabat Salé-Zemmour-Zaërs est actuellement en cours de réalisation.
Un atelier a d'ailleurs été organisé mardi dernier dans la capitale dans le but de lancer les concertations relatives à la phase de diagnostic pour la mise en place de ce projet. Ce schéma constituera un cadre de référence et de cohérence des actions et des différents schémas sectoriels et de développement réalisés dans la région. Convenu entre la wilaya, le Conseil régional et le ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, le SRAT (Schéma régional de l'aménagement du territoire) vise donc une association large des acteurs de la région (collectivités locales, secteur privé de la recherche, monde associatif…) et une concertation permanente pour avoir un consensus sur des espaces projets à travers une approche participative. L'étude de ce projet consiste, en effet, à élaborer un document d'aménagement du territoire régional ayant une visibilité de 20 à 25 ans et à décliner une stratégie concertée de développement avec les acteurs locaux.
«Il s'agit de dresser un bilan critique de la situation de la région et présenter une stratégie de développement cohérente pour celle-ci, axée sur les espaces -projets tout en élaborant une prévision réaliste des actions de l'Etat et des collectivités territoriales en matière d'infrastructures et d'équipements», explique Rajaa Chafil, inspectrice régionale de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace. Lors de son exposé, cette responsable a souligné l'importance de cette étude conduite sur trois phases.
«Il s'agit d'établir d'abord un diagnostic sectoriel et territorial avant d'élaborer une stratégie et identifier les espaces projets pour présenter enfin le SRAT», ajoute la même responsable. Pour sa part, le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs a indiqué l'importance de la région et l'énorme potentiel dont elle regorge.
Un potentiel qui nécessite, selon lui, un plan d'encadrement bien défini permettant d'attendre les objectifs escomptés. Rappelons que le Schéma national d'aménagement du territoire (SNAT) avait déjà proposé une nouvelle association: celle de Rabat-Kénitra qui pourra unir également Rabat au Gharb et faire de la région une agglomération de 4 millions d'habitants fournissant 15,5% du PIB total.
Le problème majeur reste néanmoins le développement de Rabat-Salé d'où la nécessité de développer les transports en commun à travers la mise en place notamment d'un train rapide de type RER dans l'agglomération Rabat-Salé avec des gares distantes en moyenne de 5 Km et une ligne de tramway à 2 Km de la voie ferrée reliant Témara à Salé mais aussi des lignes de bus pour faciliter les déplacements de
L'intégration régionale
Malgré les efforts fournis pour développer l'agglomération de Rabat, un certain nombre de failles persistent. Il s'agit notamment de l'inadéquation entre la taille, la qualité des équipements et le rôle assigné à la région (aéroport, saturation des routes, problèmes de stationnement,…) à cela s'ajoute le problème du tracé linéaire des réseaux qui n'encourage pas l'intégration régionale. Par ailleurs, la capitale souffre toujours d'un transport intra-urbain et interurbain désarticulé et de correspondances inadaptées ou inexistantes. Ce qui conduit à une concentration des habitants dans les centres urbains, et par là, une augmentation vertigineuse du prix de l'immobilier.
En outre la capitale souffre toujours de difficultés d'accessibilité aux espaces ruraux et quartiers périurbains. Au niveau des équipements hydroélectriques il est constaté que le taux d'accès à l'eau potable en milieu rural reste modeste (59% à Salé, Khemisset 50% et 75% à Skhirat-Témara). S'agissant du taux d'accès à l'électricité, hors des centres ruraux et urbains, il reste inachevé notamment pour la Province de Khemisset et la préfecture de Skhirat-Temara (PERG).
Quant au taux de raccordement au réseau d'assainissement, ce dernier reste faible ou inexistant, notamment au niveau des zones côtières et des zones rurales. Aussi, La gestion des déchets solides, des rejets industriels et de ceux hospitaliers, reste un problème de certains centres selon un diagnostic établi par le ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace.
Par Yousra Amrani | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Dim Juil 06, 2008 7:33 pm Sujet du message: Fès |
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Evènement
Fès au rythme des airs de musique berbère
Spectacles, fantasias, expositions…ont rythmé le 4e festival de la culture amazighe
Pour la quatrième année, le festival de la culture amazighe a fait résonner les airs de la musique berbère du 3 au 6 juillet à Fès, avec d'éminents artistes de la chanson berbère tels Cherifa Kerst et Mustapha Oumguil du Moyen Atlas, Fatima Tabaâmrant de Souss, Mohamed Mabrouk du Rif et les chanteurs algériens Djamel Allam, Aderrahman Oulahlou, ainsi que le doyen de l'art populaire et l'infatigable talentueux, le Maestro Moha Oulheussein Achibane.
Bab Makina et Place Bab Boujloud ont été également investies par l'artiste Amel Tafsout des USA, le groupe Oussan de la Libye, le jeune groupe marocain Amarg Fusion et Giuanne di Thiesi de l'Italie, tandis qu'une exposition de livres, de tapis amazighs, de bijoux, de céramique et d'œuvre d'art au Palais des Congrès et un défilé d'habits à Bab Makina ont dévoilé la richesse et les secrets de la culture amazighe. L'enthousiasme suscité par les spectacles et les fantasias organisées au terrain Saadiens des Sports s'est, d'ailleurs, traduit par une fréquentation sans précédent, signe de la vitalité de ce grand rendez-vous musical.
Pareil pour le colloque international sur "le brassage de la culture amazighe et arabe", organisé dans le cadre de la 4e édition du festival international de la culture amazighe, qui a vu la participation d'éminents intellectuels et chercheurs de tous bords. Plusieurs thèmes ont été au cœur des débats dont "aperçus sur l'histoire du brassage de la culture arabo-amazighe", "le patrimoine amazigh dans la civilisation et la culture marocaine", "la culture en tant que dynamique de développement", "identités culturelles, modernité et démocratie", "diversité culturelle et mondialisation", " la culture arabo-amazighe et la création artistique et littéraire".
L'objectif, selon Moha Ennaji, est de débattre des moyens qui permettraient une approche intégrée du rôle du brassage culturel dans la consolidation de la modernité et de la démocratie. «Une approche qui privilégie la dimension humaine au social, car au cœur de la question de la culture se trouve une dimension humaine et socio-économique. Le colloque se propose aussi d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion, d'autres perspectives pour passer à une autre phase du débat sur la différence et qui viserait à lier l'orientation politique fondée sur la différence culturelle à une politique démocratique de justice sociale», explique-t-il lors de l'ouverture des travaux du colloque.
Pour El Houssain Moujahid, secrétaire général de l'IRCAM, la promotion de la culture amazighe est une condition essentielle à l'édification d'un Maroc démocratique et moderniste. «Promouvoir la culture amazighe en lui accordant la place qu'elle mérite est une condition essentielle pour contribuer pleinement à la réalisation d'un développement culturel et social et à l'édification, aux côtés de la culture arabe, du projet de société démocratique et moderniste que nous aspirons mettre en place», a-t-il dit.
El Houssain Moujahid a saisi aussi l'occasion de ce colloque pour appeler à une mobilisation globale afin de surmonter les obstacles entravant le processus d'introduction de la culture amazighe dans le cursus scolaire et la promotion de cette culture dans le champ médiatique à travers le lancement de la chaîne amazighe, ainsi que dans tous les aspects de la vie publique dans la perspective d'en faire un des leviers du développement humain.
Initié par la Fondation esprit de Fès et l'association Fès-Saiss, ce festival a été organisé cette année sous le thème de "1200 ans de symbiose et d'unité du peuple marocain" en partenariat avec l'association "1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès, l'IRCAM, le centre Sud-Nord pour le dialogue interculturel et la fondation BMCE. Il se veut, selon Moha Ennaji, une passerelle, qui à travers le débat scientifique, l'art, la poésie et la musique fait ressortir les fondements socioculturels, constituant un patrimoine historique incontournable et une singularité culturelle qui a toujours caractérisé la personnalité du Marocain qu'il soit amazighophone ou arabophone. Un pari réussi d'une édition à une autre...
Ahmed Boukous honoré
La quatrième édition du festival de la culture amazighe a été marquée par un hommage particulier rendu à l'éminent professeur et recteur de l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), Ahmed Boukous, pour sa contribution à la promotion de la langue et la culture amazighes. Il a reçu l'écu du festival des mains du wali de la région Fès-Boulemane, Mohamed Rharrabi, en reconnaissance de ses qualités professionnelles et humaines. Grand penseur, sociologue, intellectuel et chercheur de renommée internationale, cet expert des questions de langue et d'éducation auprès de nombre d'organismes nationaux et internationaux, est également membre fondateur du comité scientifique du réseau "sociolinguistique et dynamique des langues" à l'Agence universitaire de la francophonie.
Par Rachida Bami | LE MATIN
Publié le : 06.07.2008 | 15h05 |
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Posté le: Mar Juil 08, 2008 4:45 am Sujet du message: Fès: Les chantiers du PDRT avancent à grands pas |
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Fès: Les chantiers du PDRT avancent à grands pas
· 3 milliards de DH pour la zone touristique Oued Fès
· Des vols à destination de Milan, Bruxelles et Londres
A Fès, toutes les actions du programme du développement régional du tourisme (PDRT) se réalisent. En effet, l’engouement pour la capitale spirituelle est important «à tel point que les responsables de la ville sont harcelés quotidiennement par les investisseurs encouragés par une bonne visibilité», indique Driss Faceh, président du Conseil régional du tourisme. Selon lui, la campagne de promotion qui a été enclenchée avec le lancement du PDRT en 2005 a porté ses fruits.
D’emblée, la durée moyenne du séjour a atteint 2,2 jours (au lieu de 1,7 en 2005) et plusieurs chantiers sont en cours. Il s’agit, entre autres, de la construction de nombreux hôtels (Novotel, Atlas Fès Spa), en plus des unités prévues au niveau de la zone touristique Oued Fès. Laquelle zone ambitionne de faire de la ville une destination touristique dite «city break».
Historiquement, le site Oued Fès, traversé par l’Oued Fès, a toujours joué un rôle central dans le développement de la ville. Au cœur du projet, prés de 70 hectares seront occupés par un golf urbain. Il intégrera dans son paysage les zones humides (15 à 20 hectares).
C’est ainsi que MEDZ, filiale de CDM Développement, s’est engagée, en partenariat avec  le ministère du Tourisme et l’Office national des chemins de fer, dans la réalisation d’une unité d’aménagement touristique à Fès dénommée Oued Fès. Celle-ci entend contribuer au développement économique et touristique national en général, et celui de Fès en particulier, en augmentant sa capacité d’accueil de 2.250 lits. A noter que Fès compte actuellement une capacité d’hébergement classée estimée à 6.500 lits. «C’est la capacité minimale pour lancer une destination en termes d’actions promotionnelles et de communication», commente Mohamed Boussaïd, ministre du Tourisme.
Et d’ajouter que le tourisme reste la vocation première du projet Oued Fès. Il s’agit à la fois de créer un ensemble cohérent qui soit une destination touristique nouvelle dans la ville et d’assurer la diversité de l’offre hôtelière. Trois grands hôtels seront réalisés, à savoir l’Hôtel Club, l’Hôtel du golf et l’hôtel Ryad. En plus de l’impact touristique, le projet aura également des retombées économiques et sociales à travers les chantiers des hôtels et des complexes résidentiels en construction.
Nécessitant une enveloppe de 682 millions de DH, entre l’aménagement et la construction du golf, le projet devrait drainer un investissement estimé à près de 3 milliards de DH pour la construction des hôtels et des complexes résidentiels. Ceci sans pour autant nuire au positionnement culturel d’élite que veut s’assigner Fès, qui fête cette année ses 12 siècles d’histoire.
D’ores et déjà, la réalisation de la zone Oued Fès se fait à travers un programme novateur, sur un site hautement symbolique, dans le respect du développement durable. Ainsi, le projet prévoit également la construction d’un golf afin d’optimiser autant que possible les lieux d’accueil des spectateurs. La conception des espaces résidentiels et des hôtels a été particulièrement soignée. Les parcours de golf ont été également étudiés de façon à ne poser aucun problème de sécurité pour les non golfeurs.
L’accès principal reste piéton le long de l’Oued et la bonne liaison entre les hôtels est assurée grâce à des pistes de buggies. Dans ce projet, MEDZ a veillé à ne pas rompre avec le sentiment naturel mais à restituer, par son biais, une écologie et un art de vivre.  La première image de ce quartier sera donc celle d’une «forêt claire» structurée autour de l’eau et des zones humides de l’Oued. Elle sera en partie construite, mais c’est le sentiment d’un jardin habité qui devra dominer la composition.
Au-delà de l’esprit d’une forêt claire qui va unifier la lecture du site, la première idée consiste à regrouper les composants du projet dans une figure qui le structurera et lui donnera son identité.
Cette figure sera celle d’un rameau, symbole qui trouve son origine dans le tracé de l’Oued et qui exprimera au fil de l’eau toute la douceur du lieu. Le bâti sera ensuite conçu comme un ensemble de «motifs» bordant cette figure à l’image des interprétations métaphoriques de la ville ou de la nature.
Par ailleurs, et en attendant l’achèvement de l’aménagement de cette zone prévu fin 2009, Fès reçoit cette année 500 agents de voyage qui participeront à sa promotion. Les responsables du CRT organisent également des voyages de familiarisation à thèmes (culture, gastronomie, golf et thermalisme), des voyages de presse et des éductours. «Au menu figure également la participation aux différentes foires du tourisme en Europe et aux Etats-Unis», souligne Faceh.
Le CRT privilégie également le volet formation. Dans ce sens, des cours de langue, notamment le japonais et le russe, sont dispensés. Et le Conseil conclura prochainement une convention avec l’Ecole Michel-André Potier pour la formation du personnel au niveau des riads, des restaurants, et des hôtels pour améliorer l’accueil.
Dernière nouvelle: le ciel de Fès accueillera prochainement deux nouvelles compagnies aériennes qui vont la relier à Milan et à Bruxelles. La RAM s’apprête à lancer également des vols Fès-Londres d’ici la fin de l’année, à raison de deux rotations hebdomadaires.
Youness SAAD ALAMI
http://www.leconomiste.com/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Lun Juil 14, 2008 11:43 am Sujet du message: Rabat : Les failles de la capitale |
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Rabat
Les failles de la capitale
Vers l'élaboration d'un Schéma régional de l'aménagement du territoire
Publié le : 13.07.2008 | 11h49
«La capitale semble connaître un certain nombre de failles malgré les efforts fournis». C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par le Centre des études historiques et environnementales rendue publique dernièrement à Rabat.
Cette étude dresse l'état des lieux de la région de Rabat en vue d'élaborer un Schéma régional de l'aménagement du territoire de ladite région. Ce schéma constituera un cadre de référence et de cohérence des actions et des différents schémas sectoriels et de développement réalisés dans la région. «Il s'agit là d'élaborer un document d'aménagement du territoire régional ayant une visibilité de 20 à 25 ans qui permettra de décliner une stratégie concertée de développement avec les acteurs locaux», avait souligné, lors de cette rencontre, Rajaa Chafil, inspecteur régional de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace.
Mais avant d'élaborer ce schéma, il a fallu donc s'arrêter sur les dysfonctionnements que connaît la capitale du Royaume à travers un diagnostic sectoriel et territorial. Ce diagnostic révèle notamment une inadéquation entre la taille, la qualité des équipements et le rôle assigné à la région, un manque important de coordination entre les réseaux et une désarticulation du transport intra-urbain et interurbain. D'où une concentration des habitants dans les centres urbains et par là une augmentation vertigineuse du prix de l'immobilier. L'étude relève également des difficultés d'accessibilité aux espaces ruraux et aux quartiers périurbains.
Par ailleurs, le même document souligne un manque important d'infrastructure. Ainsi, on apprend que les équipements hydroélectriques sont destinés à l'irrigation du Gharb et à l'alimentation des zones côtières en eau potable. Par conséquent, le taux d'accès à l'eau potable en milieu rural reste faible (59% à Salé, 50% à Khemisset et 75% à Skhirat-Témara). Le taux d'accès à l'électricité, hors des centres ruraux et urbains, est également bas, notamment pour la province de Khemisset et la préfecture de Skhirat-Temara (PERG). Quant aux taux de raccordement au réseau d'assainissement, il reste faible ou inexistant, notamment au niveau des zones côtières et rurales (fosses septiques).
S'agissant des équipements sanitaires, la région dispose de 4263 lits hospitaliers, soit 14% de la capacité nationale. Néanmoins, l'étude révèle un déséquilibre dans la répartition entre les centres urbains, et entre l'urbain et le rural (71% des médecins sont concentrés à Rabat) ; un sous-équipement de certains établissements de santé, notamment ruraux ; et un faible équipement en laboratoires spécialisés (recherche médicale, recherche pharmaceutique....).
Par ailleurs, l'enquête met l'accent sur le taux d'analphabétisme dans la région qui reste très élevé, à en croire les statistiques. En effet, 32,2% de la population de la région est illettré. «Il faut le souligner, les disparités socio-spatiales en terme de scolarisation subsistent encore. L'espace rural reste plus défavorisé que l'urbain et les filles le sont souvent plus que les garçons. Il faut dire aussi que l'effort de recherche n'accompagne pas le développement régional et national et que l'inadéquation des moyens de transports, notamment interurbains, constitue un handicap pour les élèves et les étudiants, d'où la nécessité de renforcer la quantité et la capacité d'accueil des internats, des cités et restaurants universitaires», affirme Mohamed Ait Hamza, directeur du Centre des études historiques et environnementales.
L'enquête montre, par ailleurs, une dominance du secteur des services et un déficit en logement qui conduit à la prolifération des bidonvilles et des quartiers sous-équipés. «Nous avons constaté que certaines villes manquent de centralité, notamment Témara», ajoute Mohammed Ait Hamza. La région serait également en manque d'équipements de base, notamment la voirie, les gares, les espaces verts et les lieux de loisirs ; d'où la nécessité de requalifier l'espace urbain, lit-on dans cette étude. Une requalification qui doit passer par trois actions phares. Il s'agit d'abord d'agir sur les infrastructures (transports /projets autoroute, TGV, Tramway…), de requalifier les territoires afin de renforcer leur compétitivité (projet Bouregrag, Corniche, Technopoles…) et enfin de faire participer tous les acteurs en les responsabilisant.
Absence de structures Malgré un potentiel naturel diversifié dont regorge la ville de Rabat (mer, montagne, vallées, flore et faune) et un potentiel historique et culturel important caractérisé par l'existence d'anciennes médinas, monuments, sites archéologiques, théâtre, musées, artisanat et une infrastructure socio-sportive relativement importante, les infrastructures hôtelières restent très modestes.
Selon l'étude, il existe seulement 39 hôtels classés dans la région de Rabat disposant de 4591 lits dont 93% sont situés à Rabat Skhirat-Témara. Ainsi, l'arrière-pays reste à l'écart de cette activité à l'exception de Oulmès. Mais le potentiel sous-exploité n'est pas le seul handicap qui freine le développement du tourisme dans la région.
En effet, la capitale et ses régions souffrent également de l'absence de structures orientées vers le tourisme national (hôtels de plein air, bungalows, mobil homes....). En outre, il existe un sérieux problème des transports (capacité insuffisante de l'aéroport, faiblesse des transports interurbains, fréquence des trains, désarticulation). Ainsi, la capitale, considérée toujours comme une zone de passage, reste marginalisée dans les programmes touristiques nationaux.
Par Yousra Amrani | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Lun Juil 14, 2008 7:36 pm Sujet du message: Festival Tbourida |
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Festival Tbourida
Pour préserver le patrimoine marocain authentique
Le Festival annuel de l'équitation traditionnelle "Tbourida", qui se déroule samedi et dimanche à El Arjat, dans la commune de Shoul (préfecture de Salé), ambitionne de préserver le patrimoine marocain authentique, a indiqué El Houssin Idrissi, président de l'Association "Al-Khair pour l'équitation authentique".
«Tbourida, un patrimoine authentique, dont la préservation est la responsabilité de tous». (Photo : www.flickr.com)
Placée sous le thème "Tbourida, un patrimoine authentique, dont la préservation est la responsabilité de tous", cette manifestation s'inscrit dans le cadre des efforts visant à encourager les jeunes de la région à la pratique de l'équitation traditionnelle et assurer, ainsi, sa pérennité, a affirmé M. Idrissi dans une déclaration à la MAP.
L'objectif, a-t-il ajouté, est également de faire connaître les traditions équestres spécifiques à la région de Shoul, connue pour l'élevage des chevaux de différentes races.
Le festival réunira cette année plus de 40 troupes "sorba" et 600 cavaliers issus notamment des régions de Amer, Hssein, Shoul et Azemmour, a-t-il précisé.
Dans le but de d'encourager l'élevage équin, des prix seront remis aux troupes vainqueurs, ainsi qu'aux meilleurs cavalier et sorba, au plus jeune cavalier et au vétéran des Mkadmin (chef de la sorba), a-t-il souligné.
Par MAP
Publié le 12.07.2008 | 14h06 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5740 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Juil 15, 2008 1:16 pm Sujet du message: A Douar El Gueraâ, les temps sont troubles |
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Reportage aux abords d’un autre monde: A Douar El Gueraâ, les temps sont troubles
Ils sont près de 8300 personnes à vivre dans le bidonville de Douar El Gueraâ. Situées dans l’arrondissement Yaacoub El Mansour à Rabat, ces enclaves en tôles et en bois abritent une population d’origines diverses, mais dont le point commun reste l’exclusion sociale et économique.
Un soleil d’été annonce le début d’une nouvelle journée pour les habitants de Douar El Gueraa. Les premiers chuchotements s’entendent, ce sont les voix de ces petits enfants qui attendent le jour avec impatience pour se lancer dans leurs aventures quotidiennes. Certains d’entre eux auraient passé une nuit paisible, serrés les uns contre les autres dans l’unique pièce du logement (si on peut l’appeler comme ça). D’autres, n’ayant pas cette chance (et ils sont nombreux) sont obligés de trouver un petit coin près de la porte, ou de passer leur nuit cherchant des bricoles à faire et pour les plus démunis, toutes catégories d’âges confondues, des poubelles à fouiller. En tout cas, chaque membre de la famille trouvera une place aussi insuffisante soit-elle.
Voilà un petit poussin qui sort d’une baraque en se frottant les yeux. La chevelure en toison, le teint d’un brun foncé qui rappelle celui des nomades. Il tire un léger rideau blanc qui sépare sa pauvre baraque du monde extérieur. Il regarde la rue pendant un petit moment, puis rentre en pleurant car le bruit des véhicules lui a fait peur.
“Va chercher de l’eau Sanaa”, crie une de ces mamans nerveuses qui se plaignent de la nonchalance de leurs enfants. Du matin au soir, elles s’occupent de toutes les tâches ménagères. C’est elles qui iront chercher les légumes au marché de Qamra, ou échanger une bouteille de gaz épuisée. Les femmes de ces taudis des temps modernes sont celles qui souffrent le plus de la rudesse de la vie. Les mariées d’entre elles se battent pour éduquer leurs enfants avec le minimum possible, et les célibataires n’ont qu’à retrousser les manches pour aller chercher un job. « Je travaille n’importe où », confie Asmaa, « dans les usines, les supermarchés, comme femme de ménage… L’important, c’est de pouvoir subvenir aux besoins de ma famille de huit membres, les deux sous que mon père gagne ne sont plus suffisants. »
Sanaa ira chercher de l’eau de la “Sekkaya”, une sorte de fontaine qui compte trois robinets sur lesquels se ruent l’ensemble du douar! La majorité de cette population dispose de l’électricité, mais pas de réseau d’assainissement.
A cela s’ajoutent les ordures ...Une vraie catastrophe naturelle. En se rapprochant de ces lieux, on voit des adolescents égarés dans les étroites ruelles du quartier. Des jeunes déchirés par un manque total et paralytique. Démunis des moyens matériels qu’exige toute réussite dans la vie citadine, de la stabilité et la sécurité qu’offre un habitat décent, ces jeunes victimes de la société ressentent une haine justifiable envers leurs voisins des villas et maisons fastueuses. Le crime a trouvé un milieu adéquat pour y proliférer.
Les plus sages peinent à gagner leur vie en suivant l’exemple de leurs parents, tandis que les autres s’adonnent facilement aux drogues et deviennent des criminels potentiels.
L’histoire de ces enclaves est largement liée à l’industrialisation de la ville. En effet, c’est au début des années vingt que les premières familles se sont installées dans cette périphérie; essentiellement pour un besoin de main-d’œuvre. « J’avais presque douze ans quand nous avons quitté Chaouia. Mon père voulait travailler ici à tout prix, c’était en 1945», raconte, comme si elle voulait remonter le temps, une vieille femme, vendeuse d’œufs au Souk de Douar El Gueraa. Il faut savoir aussi, dit-elle, que ce “Karyane” compte aussi, en plus des ruraux, des femmes veuves ou divorcées, des hommes qui ont dû se rabattre sur ce type de logement après avoir perdu leur travail. On y repère également des jeunes célibataires au salaire modique, des étudiants mêmes.
On se demande si les habitants de ce bidonville avaient entendu parler de “l’habitat social” ou du programme VSB “villes sans bidonvilles”. On se demande également pourquoi l’application de ces programmes accuse du retard.
La réponse à cette dernière question demande une analyse profonde du processus des travaux urbains de la capitale.
Il y a eu certes une stratégie de réhabilitation lancée en 2004 dans le cadre du programme VSB, et qui prévoit l’élimination des quatre bidonvilles implantés dans la capitale. La première étape de ce projet avait réussi à supprimer en 2006, Douar El Koura, un des plus anciens bidonvilles du royaume qui comptait quelque 10.000 habitants.
Sur le papier, la capitale devrait se débarrasser de ses 50.000 baraques en 2008. Il devient de plus en plus difficile d’y croire vu la complexité de l’opération. La réhabilitation demande une certaine coopération entre l’Etat, les fournisseurs immobiliers et les habitants des bidonvilles. Ces derniers font parfois obstacle en exigeant la gratuité, d’autres ne veulent pas entendre parler d’appartements de 60m2. Chose tout à fait raisonnable surtout qu’il ne s’agit pas d’une famille de 4 membres, mais d’une dizaine de personnes ou plus. S’ajoutent à ceux-là les spéculateurs et les profiteurs qui viennent s’y installer pour bénéficier du logement étatique, ce qui fait monter le prix de la baraque. On a même entendu parler de 50.000 dhs pour prix de concession… Les difficultés n’y manquent pas.
En attendant que ces gruyères disparaissent de nos villes une fois pour toutes, Douar El Gueraa continuera de témoigner de la double identité de la Capitale: Rabat la ville, et Rabat le bidonville.
Kaoutar Dgherni
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