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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Mar Juin 17, 2008 10:40 am Sujet du message: Le transit des MRE |
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Bab Sebta
Le transit des MRE se déroule dans de bonnes conditions
L'opération "Marhaba 2008" de transit des Marocains résidant à l'étranger par Bab Sebta se déroule dans de bonnes conditions, affirme un responsable au niveau de ce point de passage.
Le démarrage, dimanche, de cette opération, organisée avec la participation de la Fondation Mohammed V pour la solidarité, sous la Présidence effective de S.M. le Roi Mohammed VI, a été marqué par le transit de 1.109 MRE à bord de 300 voitures et 22 autocars, selon Ali Lazrak, responsable local des douanes.
Le coup d'envoi de cette opération s'est bien déroulé grâce à la coordination entre les différents intervenants, dont les autorités locales, les services de sécurité, les douanes et la Fondation Mohammed V pour la solidarité, a-t-il indiqué, notant que l'Administration des Douanes et Impôts Indirects a prévu des systèmes informatiques et électroniques destinés à la simplification et à l'amélioration de la qualité des procédures de transit des MRE.
L'opération Marhaba, qui se déroule sous le signe "Où que nous soyons, le Maroc est en nous", met en exergue les valeurs de solidarité et de mobilisation partagées par tous les Marocains et qui dépassent le cadre spatial au profit de la dimension humaine.
A cette occasion, la Fondation Mohammed V pour la Solidarité a mis en place un dispositif couvrant les sites d'Almeria et Algesiras (Espagne), le port de Sète (France) et le port de Gènes (Italie).
Au niveau national, la Fondation a déployé un important dispositif au niveau des portes d'entrées et des ports de Tanger, de Nador, d'Al-Hoceima et de Bab Sebta, en plus des aéroports de Casablanca et d'Oujda.
Par MAP
Publié le : 17.06.2008 | 10h46 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Juin 18, 2008 5:52 am Sujet du message: Sidi Ifni, pourquoi ? |
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Sidi Ifni, pourquoi ?
La solidarité s’organise et Sidi Ifni n’est plus seule dans son combat. Depuis les « événements » du 6 juin, comme les appellent pudiquement les autorités, Sidi Ifni n’en finit pas de dénoncer l’intervention brutale et violente des forces de l’ordre. La cité panse ses plaies. Les photos –blessures, ecchymoses, portes défoncées, pillages- ont fait le tour du monde, grâce à cet outil magique qu’est Internet.
L’écho de la colère des Aït Baamrane –manifestant et occupant le port pour revendiquer le droit au développement de leur région et le droit au travail de leurs enfants- a traversé les frontières, pour se faire entendre le 11 juin à Paris lors d’une manifestation organisée, place du Trocadéro, devant l’ambassade du Maroc.
Dimanche 15 juin, une caravane de solidarité a fait le voyage jusqu’à Sidi Ifni.
Organisée à l’initiative d’Attac Maroc, composée d’associations de la société civile mais aussi de politiques, la caravane est venue à la rencontre de la population et d’une ville meurtrie. Au cœur de Sidi Ifni en ce dimanche de canicule, les revendications ont fusé. La levée de l’état de siège qui continue les hauteurs de la ville – de nombreux habitants ont trouvé refuge dans les montagnes pour échapper à la répression-, la libération des manifestants, la constitution d’une commission d’enquête indépendante pour jeter toute la lumière sur ce qui s’est réellement passé à Sidi Ifni les 6 et 7 juin derniers et un vrai plan de développement et de désenclavement d’une cité, éternelle oubliée des politiques publiques, sont autant de points inscrits sur le tableau noir des doléances.
Le choc de l’intervention des forces de l’ordre avec des éléments du corps mobile d’intervention, CMI, appelés en grands renforts pour mettre fin à l’occupation du port de Sidi Ifni par les désormais célèbres « tansikiate » est dans toutes les mémoires, suscitant ici et là réactions et commentaires. Al Jazeera et le directeur de son bureau de Rabat seront, en fin de semaine passée les premières victimes collatérales des événements de Sidi Ifini après que Rabat ait décidé de retirer son accréditation à Hassan Rachidi et de le poursuivre pour diffusion de fausses informations. La chaîne d’informations en continu qui émet en direct de Doha avait d’abord annoncé la mort (non avérée) de manifestants avant de diffuser le démenti catégorique des autorités marocaines…
Rumeurs et informations contradictoires
Au fil des jours, l’information se précise. Les langues se délient et les témoignages se multiplient. Dans une démarche solitaire et à titre tout à fait partisan, des députés recueillent, sur place, des témoignages de familles qui ont vécu, dans leur chair, la violence policière. Les témoignages sont filmés et mis aussitôt en ligne. Peu à peu, la classe politique réagit. Les droits économiques et sociaux sont mis en exergue. Le nécessaire respect des droits humains aussi. La sauvagerie de la matraque est pointée.
Ismaïl Alaoui, le leader du PPS, est l’un des tout premiers à s’élever contre « des réactions primaires ». Interpellé lors de la traditionnelle séance consacrée aux questions orales, mercredi 11 juin, le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, tentait de justifier l’injustifiable : les manifestants ont été avisés de la détermination des forces publiques à intervenir ainsi que la date d’intervention qui était connue de l’ensemble de la population ; au lieu d’obtempérer, les protestataires ont persisté et même incité leurs proches à descendre dans la rue pour empêcher les forces publiques d’accomplir leur mission conformément à la loi, a affirmé en substance Benmoussa devant les élus de la Nation.
Des déclarations qui n’empêcheront pas la Chambre des représentants de sortir d’un silence jusque-là assourdissant pour annoncer la constitution d’une commission d’enquête parlementaire, en application des dispositions de l’article 42 de la Constitution et des articles 167, 168 et 169 du règlement intérieur de la chambre basse. Objectif, aller au-delà des rumeurs et autres informations contradictoires pour recueillir toutes les informations sur ce qui s’est vraiment passé à Sidi Ifni en ce week-end noir, des 6 et 7 juin derniers. Les associations de défense des droits humains ont, elles aussi, choisi de mener l’enquête pour faite toute la lumière sur les événements de Sidi Ifni. L’Organisation marocaine des droits humains mais aussi la Ligue amazighe ont d’ores et déjà annoncé la constitution de commissions d’enquêtes indépendantes.
Sidi Ifni panse ses blessures. La répression ne sera jamais qu’un vieux souvenir. Les solidarités s’expriment un peu partout. La cité n’est plus désormais seule, face à elle-même.
Narjis Rerhaye
http://www.liberation.press.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Mer Juin 18, 2008 4:27 pm Sujet du message: aL jAZEERA |
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«Al Jazeera»
Le traitement des incidents de Sidi Ifni contraire à la déontologie
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri a affirmé que le traitement des incidents de Sidi Ifni par la chaîne de télévision Al Jazeera était contraire à la déontologie, car cette chaîne a diffusé une information alors qu'elle savait qu'elle était fausse.
Bien que le correspondant d'Al Jazeera ait été officiellement informé par les services du ministère de l'Intérieur qu'il n'y avait pas eu de victimes, il a persisté à diffuser une fausse information et ce des heures durant, a souligné M. Naciri, qui était l'invité de l'émission "Adwae Ala Al Ahdath", diffusée par la chaîne de télévision "Hiwar", basée à Londres. Le ministre a expliqué que face à la gravité de ce comportement qui constitue une faute professionnelle gravissime, la réaction des autorités marocaines s'est traduite par le retrait de l'accréditation au directeur du bureau de la chaîne à Rabat et sa poursuite en justice, une démarche naturelle et légale d'usage dans tous les pays.
Réagissant aux allégations d'Al Jazeera prétendant que la présumée information avait été diffusée par d'autres médias, Khalid Naciri a souligné que ces arguments sont fallacieux et s'inscrivent dans la manipulation médiatique que cette chaîne n'a cessé de pratiquer, précisant que les autres médias qui ont relayé cette fausse information l'ont fait en se référant à la chaîne qatarie, mais se sont vite abstenues de continuer à la diffuser et l'ont même rectifiée, contrairement à Al Jazeera, qui a continué sciemment à la diffuser.
Ce comportement était inacceptable et l'attitude des autorités marocaines aurait été autre si la chaîne avait présenté des excuses et corrigé la fausse information, mais, a-t-il dit, la persistance dans l'erreur nous a amené à prendre position, citant à cet égard le cas d'un journal marocain qui avait diffusé la fausse information avant de s'excuser dans le numéro suivant.
Le ministre a affirmé, par ailleurs, que la démocratie et l'élargissement du champ des libertés publiques, la liberté de la presse en tête, est un choix stratégique et irréversible pour le Maroc, en soulignant que le Royaume n'acceptera aucun chantage, ni d'être accusé d'avoir dévié de cette voie chaque fois qu'il se trouve contraint de se défendre.
Le Maroc a été l'unique pays arabe qui a eu la largesse d'esprit d'accueillir "Al Jazeera" laquelle a eu droit à un traitement généreux de la part du Maroc avec lequel elle n'a pas fait preuve d'objectivité, a-t-il poursuivi.
Cette chaîne n'évoque le Maroc qu'à travers des aspects négatifs, en évitant de parler de toutes les réalisations positives, ce qui nous incite à nous interroger sur ce type de traitement, a-t-il ajouté, en déplorant que la chaîne n'ait pas donné suite à la demande d'excuses exigées par le Maroc.
Pour sa part, le secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), Younès Moujahid a estimé, dans une déclaration similaire, que lorsqu'une chaîne de télévision affirme qu'il y a eu entre 6, 8 et 10 morts dans des incidents qui se produisent dans une cité donnée, ceci n'est pas aussi simple pour quelque pays que ce soit, en ajoutant que l'Etat dispose de suffisamment de moyens pour diffuser des démentis et des mises au point.
M. Moujahid a évoqué "certaines positions de la chaîne qui manquent d'objectivité envers le Maroc", affirmant que le gouvernement marocain a plusieurs remarques sur le traitement du Maroc par Al Jazeera.
Le secrétaire général du SNPM a déploré à ce propos que l'on en arrive au retrait de l'accréditation et à des poursuites judiciaires, appelant à ce que cette question soit débattue au niveau des médias.
Le syndicat rejette le recours au retrait de l'accréditation, sachant que l'affaire est portée devant la justice et que le gouvernement devrait attendre le verdict, a-t-il ajouté, en précisant que le SNPM va adresser ses remarques à la chaîne qatarie et aux différents médias, notamment en ce qui concerne les précautions d'usage et la précision dans les informations à diffuser.
"Notre position professionnelle prône le dialogue entre les pouvoirs publics et les médias afin de transcender toute tension", a-t-il dit, estimant d'autre part, légitime que le gouvernement demande qu'Al Jazeera fasse des excuses.
Par MAP
Publié le : 18.06.2008 | 13h50 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Mer Juin 18, 2008 6:17 pm Sujet du message: Combattre l'imposture |
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Combattre l'imposture !
Nous vivons aujourd'hui une époque paradoxale et pour un peu trouble. Nous assistons surtout à l'émergence d'une culture du paradoxe, c'est-à-dire de la contradiction devenue notre credo.
Au moment où le Maroc affiche une série de clignotants au vert en matière de libertés publiques et privées, de prouesses économiques et sociales, on est affligé en face par des déclarations dénonciatrices qui mettent en cause la volonté de l'Etat et d'autres instances de promouvoir la liberté et les droits de l'Homme. Au moment où, de l'avis d'observateurs impartiaux, notamment étrangers, l'économie marocaine réalise d'importantes performances, c'est un tombereau de contrevérités qui s'efforcent de les contredire.
Quand la vérité, crue et ennuyeuse, a éclaté à propos des incidents de Sidi Ifni, mieux, quand les responsables de la chaîne « Al Jazeera » se sont résolus à reconnaître leur erreur professionnelle, il s'est trouvé des zélateurs qui ont persisté à faire croire encore à la mort d'hommes ! Alors même qu'une commission du PJD est revenue de Sidi Ifni pour assurer qu'il n'y a pas mort d'hommes, eux s'entêtent à falsifier les choses…
De tels exemples sont abondants.
Ils mettent en évidence pour nous cette dangereuse incohérence entre les faits et le commentaire qu'ils inspirent. La fugacité, la légèreté se substituent à l'effort d'objectivité et l'extrapolation au relativisme. On en veut pour preuve, ce professeur invité à la dernière émission « Hiwar » de la première chaîne, mardi dernier, qui a voulu à tout prix apporter la contradiction au ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, quitte à ériger des « mensonges ». C'est finalement la liberté, disons l'usage démesuré de la liberté qui favorise de telles déviations. Le self-contrôle est d'autant plus absent que la tentation de se faire procureur de tout ce qui se passe remplace le bon sens et la raison.
C'est dire que notre société traverse une crise grave d'éthique sociale, de responsabilité et de civisme. Un ministre des Finances se voit accusé de «dilapider» la bagatelle de 24 milliards de dirhams, et personne ne relève l'argutie. Il lui a fallu attendre de passer à l'émission Hiwar pour apporter le démenti cinglant et formel, éclairer l'opinion publique et confondre son détracteur.
Rien n'est moins sûr que cette propension, maladie de beaucoup de gens, à commenter avec assurance les évolutions ou les événements et à se faire, comme disait Edgar Morin, les «décortiqueurs de la complexité sociale». Dans les salons feutrés et les chaumières, ils sont légion ces critiques de l'ordre, de l'Etat, des institutions. Ils sont nombreux à se prévaloir de tout maîtriser –la politique, les mécanismes du marché immobilier, les coups boursiers tordus, l'argent enfin– et pourtant, ils montent sur leurs ergots. Carnassiers et voraces, ils s'élèvent au-dessus pour mettre en doute tout ce qui bouge. La liberté, cette conquête arrachée au prix de grands sacrifices, comporte d'immenses engagements. Et d'abord celui de la responsabilité qui lui est concomitante.
Le Maroc avance, quelles que soient les divagations des uns et des autres, de ses adversaires à l'extérieur et de ses détracteurs patentés à l'intérieur. Il devient de plus en plus impératif de réagir vigoureusement à chaque mensonge, à chaque tentative de qui que ce soit de porter atteinte à notre éthique et à nos efforts. Ne rien laisser passer de cette douteuse culture du dénigrement, apporter les éclairages et la communication qui s'imposent…Bref, combattre l'imposture, là où elle se loge et se niche.
Par Le Matin | LE MATIN
Publié le : 18.06.2008 | 17h28 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Juin 20, 2008 7:41 am Sujet du message: Manifestation à Sidi Ifni : Le ver est dans le fruit |
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Manifestation à Sidi Ifni : Le ver est dans le fruit
Jamal Berraoui 13 Juin 2008
Les nouveaux évènements de la ville phare des Ba Amrane, sont dans le prolongement de ce qui s’est passé en 2005. La réponse sécuritaire ne resout rien. Il faut solutionner les problèmes.
Après plus d’une semaine de blocage du port, de manifestations, des pertes financières importantes, les forces de l’ordre sont intervenues à Sidi Ifni. Selon les informations, elles l’ont fait avec une violence indicible, alors que les manifestants ont opposé une résistance physique aux forces d’intervention.
Selon plusieurs sources officielles, il n’y a pas eu de mort. Si l’on en parle, c’est que les associations actives sur le petit port sahraoui, relayées par la presse et «Al Jazeera» ont annoncé le décès de huit citoyens. Par contre une enquête est en cours autour de témoignages de vols commis par des éléments des forces de l’ordre, mais aussi sur le bris de portes et la destruction de biens des habitants. Sur ce chapitre, les témoignages sont nombreux et concordants, certains se sont crus en razzia. La crédibilité de l’Etat est engagée sur cette enquête et les suites qui lui seront données.
Les événements ne sont pas les premiers du genre. Il y a quelques années, la même ville, aux portes du Sahara, avait connu une vive tension et des manifestations transformées en émeutes. Ceux qui veulent mettre cette tension à l’actif des séparatistes ne connaissent ni la région ni la nature du problème. Les Aït Baâmrane en général et les habitants de Sidi Ifni en particulier, ont le même blues depuis longtemps. Ils ne comprennent pas, n’acceptent pas que leur région, eux qui ont combattu pour retrouver la mère-patrie depuis le début de l’indépendance, ne bénéficient pas des efforts colossaux faits au Sahara. «Les milliards nous passent au-dessus de la tête depuis 30 ans, alors que notre ville est à l’agonie», expliquait un enseignant lors des émeutes précédentes.
Ils réclament une préfecture, plus d’investissements publics, des hôpitaux, des écoles, des opportunités d’emplois. Comme le reste du Maroc ! Oui, mais Khénifra n’est pas aux portes des provinces du Sud, et la tribu qui la peuple n’a pas d’antécédents ancestraux avec les Rguibat et les Zarkyines. Le Tribalisme est un fait sociologique, omniprésent, y compris dans les revendications sociales pour ces régions.
Rien n’a changé
L’Etat avait apparemment bien appréhendé la première crise. Une délégation ministérielle, emmenée par Fouad El Himma encore aux affaires à l’époque, s’était rendue sur place. Elle avait réussi à désamorcer la crise en promettant monts et merveilles. Pour avoir visité Sidi Ifni l’année dernière, on peut affirmer que rien n’a changé. Ce petit port a des potentialités énormes pour la pêche, le tourisme et bien d’autres activités. Il lui manque une stratégie d’ensemble et une véritable impulsion politique.
La région entre Tiznit et Sidi Ifni connaît un renchérissement inimaginable au niveau du foncier, en dehors de tout aménagement du territoire, ni de stratégie de développement maîtrisée. Les populations sont impatientes, parce qu’elles traînent leur blues depuis 30 ans, l’Etat est conscient du problème, désireux d’y trouver une solution, mais a ses propres contraintes. L’une d’elles est qu’il ne veut pas apparaître comme réceptif au chantage à l’émeute. La réponse sécuritaire de samedi est inadaptée à 3 niveaux :
- L’usage disproportionné de la force attise sinon la haine, du moins la méfiance des habitants. «Ils n’auraient jamais fait ça à Laâyoune par crainte de l’ONU» nous a confié un militant associatif, membre du PADS et attaché à l’intégrité territoriale du Royaume. Toujours cette fichue comparaison avec les territoires récupérés!
- Les activistes de Sidi Ifni sont minoritaires. Certains sont des diplômés chômeurs, souvent embrigadés par l’extrême gauche, l’AMDH ou le PADS, les partis traditionnels n’ont pas de réelle présence dans ces contrées. Ces activistes utilisent à la fois les réseaux tribaux, l’insatisfaction générale et… les nouvelles technologies. Le «Samedi noir» est sur la toile pratiquement en live.
- Toute l’histoire est partie d’un recrutement de huit personnes réglé… au tirage au sort. Une bonne écoute, des propositions tenables, auraient pu désamorcer la crise. Au lieu de cela, l’image d’un Maroc au bord de l’implosion, entre ce qui s’est passé à Marrakech et ce qui s’est passé à Sidi Ifni est ce qui ressort sur Internet, premier Média universel. Bravo les artistes !
Dommages collatéraux
Ceci, est d’autant plus dommageable, que des couacs ahurissants ont été enregistrés au niveau de la communication. «Al Jazeera» comme un certain nombre de quotidiens Marocains ont annoncé les huit décès. La chaîne Qatarie a en plus diffusé des images d’archives et les a mélangées à d’autres récupérées sur le net. Le procédé est peu professionnel, et renforce la conviction qu’«Al Jazeera» désinforme quand il s’agit du Maroc. Mais cela méritait l’acharnement contre cette télé, de toute manière cataloguée comme anti-Marocaine ? Alors même que la presse marocaine n’est pas inquiétée et à juste titre, n’importe quel professionnel aurait relayé l’information.
Les communiqués, les éditoriaux des journaux du sérail sont aussi idiots qu’indignes, parce qu’ils renforcent la crédibilité d’une télé qui est au journalisme ce que le sida est à l’amour. On en renforce la crédibilité, parce qu’au moment même où on passait les communiqués vengeurs, on passait une intervention du premier ministre «Il n’y a pas d’événements à Sidi Ifni, il ne s’agit que de revendications de Marocains libres dans un pays libre». Abbas El Fassi ne méritait pas ça, l’homme n’était pas au courant, ni son équipe, ni ceux qui ont pris la décision de l’intervention ne l’ont informé. S’il ne peut rien faire face aux seconds, il peut se retourner contre les siens. Ce n’est pas un homme qu’on piège, mais des institutions qu’on ridiculise. D’autant plus que son ministre de la Communication tenait un tout autre discours.
Enfin, dernier couac, les dépassements de certains membres des forces de l’ordre, ont jeté l’opprobre sur l’ensemble. L’effort fourni pour restaurer la confiance entre «les flics» les «Merdas», les «CMI» et la société, sont anéantis. Il y a un moyen d’en sortir, retrouver les coupables et leur réserver un châtiment à la hauteur de leur crime. Sidi Ifni, Bouarfa, Sefrou et d’autres contrées se soulèvent contre une situation intolérable. La cause est juste, les méthodes souvent répressibles. Avant d’envoyer la cavalerie, il faut savoir que ces populations ont de réelles raisons de se révolter. Nous sommes tous interpellés, l’écart entre ce que peut faire l’Etat et ce qu’il doit faire est énorme. Cette course contre le temps est porteuse d’orages, dangereux pour la démocratie.
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Juin 20, 2008 9:32 am Sujet du message: Sidi Ifni: Revue de presee marocaine par Al Jazeera |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Lun Juin 30, 2008 1:16 pm Sujet du message: Sidi Ifni |
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Sidi Ifni
La vérité sur des incidents téléguidés
Comment de simples revendications sociales se transforment en crise
Il fera bientôt un mois depuis que les incidents de Sidi Ifni se sont déclenchés. Un temps suffisant pour voir le déroulement des événements sous des angles nouveaux et avoir aussi le recul nécessaire, loin de l'agitation et des raccourcis tendancieux.
Car, malgré la mise en place, le 18 juin, d'une commission d'enquête parlementaire sous l'impulsion de la majorité et dont les mécanismes de travail se veulent flexibles, la tension persiste dans cette province du sud-ouest marocain, entretenue, faut-il le rappeler, par plusieurs parties aux desseins non déclarés.
Une mise en contexte s'impose donc pour lever le voile sur plusieurs zones d'ombre. Depuis 2004, la province de Sidi Ifni connaît des manifestations encadrées par le secrétariat local de Aït Baâmrane ainsi que des partis politiques, l'association des chômeurs, Attac, etc. Bien qu'il ne soit pas légalement reconnu, ce secrétariat, de par son activisme, est entré dans une phase de monopolisation de l'expression politique dans la région. De fait, les élus locaux ont été marginalisés par rapport à ceux qui font résonner l'expression des frustrations locales dans la rue, soutient un observateur.
Durant quatre années, l'Etat n'a eu de cesse de proposer des intermédiations via les élus locaux, les notables et même les entrepreneurs, pour apaiser les ardeurs, en vain. Les revendications, comme partout dans le Royaume, appelaient à un développement local plus conséquent et palpable. Légitime dans une région où les conditions d'un développement rapide n'existent pas encore. Bien que timide, la réponse du gouvernement à ces doléances s'est traduite par quelques projets.
Surtout après la visite Royale vers la fin du mois de novembre 2007. Plus récemment et en mai dernier, la commune de Sidi Ifni a organisé un tirage au sort pour recruter huit agents d'entretiens. Une opération, somme toute, banale et qui pouvait passer sans tintamarre, sauf que quelques personnes ont contesté les résultats, mais sans pousser le zèle jusqu'à entamer des recours en justice ou déposer des réclamations.
Néanmoins et contre toute attente, un groupe de jeunes chômeurs, parmi les mécontents, se sont déplacés, fin mai dernier, au port, ont condamné l'accès avec des remblais et ont monté des tentes. Une centaine de camions remplis de poissons sont alors bloqués à l'intérieur. Au bout d'une semaine, les pertes ont été estimées à 6 millions de DH, provoquées par le pourrissement de 800 tonnes de poissons qui ont été enterrés dans des fosses.
Fait marquant, le groupe des manifestants a été dûment doté de repas et de la logistique nécessaire pour tenir durant plusieurs jours. L'on a même remarqué, selon des témoins, que les grogneurs se relayaient selon un système de rotation pour mieux maintenir le blocus. Parallèlement à cela, 1.200 personnes défilent dans les rues de la ville de Sidi Ifni en soutien aux jeunes chômeurs. Sachant que le port se trouve à une vingtaine de kilomètres de la ville, il est clair qu'il ne s'agit pas là d'une simple coïncidence et que les deux manifs ont été bel et bien orchestrées et synchronisées.
Jusque-là, les forces de l'ordre n'ont pas reçu l'ordre d'intervenir. Le gouvernement a préféré parlementer avec une délégation représentant les différents instigateurs avec l'ensemble des départements ministériels concernés. Le dialogue a duré plusieurs jours, sans donner de résultats. En pareilles circonstances, l'Etat n'attend pas toute une semaine avant de passer à l'acte. Sa patience, nourrie d'une considération, certes politique, eu égard à la connotation historique de la région, ne lui pas évité le courroux et les critiques autant des parties lésées que des observateurs.
La sommation a été lancée, mais il fallait encore attendre que les trois jours des épreuves du baccalauréat se passent sans encombres. Dans la nuit de vendredi à samedi, des manifestations ont, toutefois, éclaté. Entre 400 et 500 personnes ont investi la rue jetant des pierres au commissariat et incendiant la voiture du caïd. La riposte de 1.400 agents des forces de l'ordre, dont la plupart sont venus d'Agadir, ne s'est pas faite attendre. Quelques uns sont munis de bombes lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser les agitateurs.
L'intervention s'est soldée par une cinquantaine de blessés dont vingt parmi les forces de l'ordre et l'arrestation de personnes en possession d'armes blanches et de cocktails Molotov. Les agents sont entrés dans une douzaine de maison pour arrêter les jeteurs de pierres qui s'y étaient réfugiés. En tout, 11 personnes se trouvent aujourd'hui en détention préventive pour être présentées devant la justice. Il ne s'agit donc nullement d'une expédition punitive menée contre une ville de 20.000 habitants comme certaines parties ont laissé entendre, loin de là.
Samedi matin, des rumeurs ont circulé à propos d'éventuels morts parmi les manifestants, relayées par la presse, principalement la chaîne qatarie Al Jazeera.
Selon nos sources, le responsable du bureau d'Al Jazeera à Rabat n'a pas omis d'appeler le ministère de l'Intérieur qui a officiellement démenti ces rumeurs, mais le journaliste a préféré s'en tenir aux allégations de «témoins» qui, comble de la désinformation, ne se trouvaient même pas sur les lieux des incidents. Vite, l'intox a été exploitée pour installer l'image de morts dans les esprits. Les manipulateurs de tout acabit, aux relents malintentionnés, ont voulu surfer sur la vague. En l'absence de faits corroborant la thèse de l'existence de morts, les allégations ont vite basculé sur celle des viols. Comment croire à une telle dérive si l'on sait que les interventions se faisaient en groupe et qu'il serait par conséquent difficile pour un agent de déraper sous les regards de ses collègues ? L'hypothèse de viols ne tenant plus la route, les instigateurs se sont rabattus sur l'existence présumée de pillages.
Là aussi, pas une seule réclamation n'a été enregistrée ni au commissariat ni à la justice. N'en déplaise aux têtes pensantes de l'escalade à tout prix, tous leurs stratagèmes ont été battus en brèche. Remarquons, au passage, comment un petit incident peut être gonflé et utilisé comme déclic d'un processus bien ficelé dans le seul but est de détourner des revendications essentiellement sociales et leur apposer un cachet politico-humanitaire.
Vint alors l'ultime diversion. Le secrétariat, soutenu par le PJD, a créé une association dont l'objet est d'inscrire les personnes qui voudraient bien profiter d'indemnités. Une sorte d'«appel à victimes» qui ne manquera pas de faire des adeptes, sauf que les signataires reviendront bredouilles puisqu'il s'agit encore une fois de diversion.
La responsabilité des partis politiques en pareilles circonstances mérite réflexion. Certes, dans une période de transition après des législatives décevantes, le magma politique est sous l'emprise d'un malaise qui n'a pas manqué de détourner son attention de son rôle d'encadrement de la population. Du coup, le terrain est resté vide à d'autres types d'expression aussi démesurée qu'extrême du mécontentement. Pour certaines formations politiques, l'action sociale à travers les institutions est moins payante que d'autres formes de mobilisation anarchique. Par conséquent, toute intervention de l'Etat, respectant sa mission régalienne de maintien de l'ordre et de défense des intérêts de toutes les composantes de la société, est incriminée. Les incidents de Sidi Ifni nous laisseront, sans aucun doute, des leçons pour l'avenir.
L'audition suit son cours
Le président de la commission parlementaire d'enquête sur les incidents de Sidi Ifni, Noureddine Moudian, a affirmé samedi que toutes les personnes auditionnées par la commission, jusqu'à présent, ont fait montre d'une pleine coopération, aussi bien au niveau central que local. Ce qui a permis aux membres de la commission de se faire une idée globale sur le déroulement des incidents qu'a connus la ville.
"L'action de la commission dans la ville de Sidi Ifni n'est pas limitée dans le temps, puisqu'il sera procédé à l'audition des témoignages de nombreuses personnes se considérant comme victimes, de même qu'il sera procédé, dimanche à l'audition de responsables au sein du corps des autorités locales, du médecin de l'hôpital, d'acteurs économiques et de la société civile et de certains élus locaux, aux côtés de toute personne dont le témoignage est jugée utile pour faire la lumière sur ce qui s'est passé à Sidi Ifni", a-t-il précisé.
La commission avait procédé, vendredi soir, à l'audition du président du conseil provincial de Tiznit, avant de se rendre, samedi matin, sur les lieux des incidents. Elle a également visité le port de la ville, avant d'entamer l'audition de certains habitants se considérant comme victimes de ces incidents.
Par Mostafa Bentak | LE MATIN
Publié le : 29.06.2008 | 14h46 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Lun Juin 30, 2008 1:19 pm Sujet du message: Suite |
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Récupération de Sidi Ifni
Une importante étape dans le parachèvement de l'intégrité territoriale
Preuve vivante de courage, de nationalisme et de lutte contre le colonialisme
Le peuple marocain tout entier, à sa tête la famille de la résistance, commémore lundi le 39-ème anniversaire de la récupération de Sidi Ifni en 1969, acte qui marque une importante étape dans le processus de parachèvement de l'intégrité territoriale du Royaume. L'évènement est célébré chaque année dans la joie et la fierté par tous les Marocains, qui tiennent ainsi à rendre un vibrant hommage aux grands nationalistes et patriotes, hommes et femmes, à leur tête le libérateur de la nation, feu S.M. Mohammed V, et le guide du combat pour le parachèvement de l'intégrité territoriale, feu S.M. Hassan II. Les valeureux membres des tribus Aït Baamrane ont donné, à cette occasion, une preuve vivante de courage, de nationalisme et de lutte contre le colonialisme, signant ainsi une page glorieuse de l'histoire du Maroc.
L'on citera notamment le soulèvement des Aït Baamrane face aux autorités d'occupation qui avaient décidé d'imposer, en 1946, la nationalité espagnole aux habitants. Ces tribus ont même été le fer de lance de la résistance nationale dans le sud du Maroc et les pourvoyeurs des nationalistes du Nord en armes à travers leurs cellules de résistance. Ce faisant, ils affirmaient leur attachement à leur marocanité et à la symbiose qui les unit au Trône Alaouite. De par sa situation stratégique et ses ressources, la ville de Sidi Ifni était convoitée par l'Espagne qui l'a occupée en 1934 et l'a déclarée "Capitale du gouvernement d'Afrique du Nord espagnole". Le soulèvement, en 1957, des tribus Aït Baamrane sous la conduite du glorieux trône alaouite et en étroite collaboration avec la famille de la résistance, constitue une autre étape importante vers le recouvrement de la liberté et de l'indépendance.
En 1963, feu S.M. Hassan II avait saisi l'occasion d'une escale à Madrid pour rappeler au chef de l'Etat espagnol de l'époque que le Maroc entendait, en toute légitimité, reprendre l'enclave d'Ifni sous sa souveraineté. Après d'intenses négociations engagées sous l'égide du comité des Nations unies pour la décolonisation, le Royaume est parvenu à faire valoir son droit naturel et légitime à la récupération de cette partie intégrante de son territoire. Les couleurs nationales furent hissées le 30 juin 1969 dans le ciel de Sidi Ifni, à la grande joie du peuple tout entier. La ville a eu, le 18 mai 1972, le privilège d'accueillir feu S.M. Hassan II, qui a ainsi consacré l'importance et l'intérêt accordés au sud du Maroc.
Suivant le parcours tracé par ses illustres ancêtres alaouites, S.M. le Roi Mohammed VI a repris le flambeau du combat contre toutes les manœuvres voulant porter atteinte à la stabilité du Maroc, à sa sécurité et à la dignité de ses citoyens, comme l'exprime le discours prononcé par le Souverain le 6 mars 2002 à Lâayoune. Dans ce discours, S.M. le Roi avait affirmé que "le petit-fils du Roi Libérateur, S.M. Mohammed V, l'héritier et confident du Roi Unificateur, S.M. Hassan II - que Dieu les ait en sa sainte miséricorde - et le garant constitutionnel de l'unité du Maroc, déclare, en son nom et au nom de tous les citoyens, que le Maroc ne renoncera pas à un seul pouce du territoire de son Sahara, inaliénable et indivisible".
Sacrifice suprême
Les événements historiques de Sidi Ifni et d'autres lieux du territoire national ont eu pour effet de consolider l'esprit patriotique qui anime tout un chacun et de conforter la détermination des nationalistes à consentir le sacrifice suprême pour le triomphe de leur cause. Aujourd'hui, la commémoration annuelle de ce glorieux événement est une façon de préserver la mémoire nationale, celle qui relate aux générations futures les exploits de leurs ancêtres et leurs significations profondes, en vue de stimuler leur sens de patriotisme et de les armer contre toutes les manigances hostiles à la Nation.
Par MAP
Publié le : 29.06.2008 | 12h37 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Lun Juin 30, 2008 1:26 pm Sujet du message: Suite |
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Le voile de Sidi Ifni
C'est presque un mois qui est passé depuis les tragiques événements de Sidi Ifni, c'est aussi à n'en plus finir des efforts d'explications, des communiqués et des démentis, relayés par des propos qui les contredisent. La vérité, ressassée et répétée sur l'absence de morts pendant l'intervention de la police, n'a pas convaincu apparemment certains organes qui ont décidé d'emboîter le pas à la chaîne « Al Jazeera », laquelle avait annoncé dix morts sans toutefois en apporter une quelconque preuve, bâtissant son information sur cette maudite et malfaisante rumeur qui est le chancre véreux du métier d'informer.
Pourtant, une commission s'est rendue à Sidi Ifni pour dresser le constat, quel qu'en soit le prix. Elle en a conclu que de morts il n'en existe point, et les résultats de l'enquête sont aussi limpides que l'eau de roche. Mieux, une délégation du PJD s'était rendue la première sur les lieux. Elle avait annoncé les mêmes conclusions, dépouillées de toute démagogie, objectives et définitives aux yeux de ses représentants. Alors, la question se pose : qu'est-ce qui pousse d'aucuns à persister dans leur mauvaise foi ? Que veulent, en somme, ces gens ou groupes qui persistent et signent pour mettre l'affaire de Sidi Ifni sur un brasier ? Ce n'est pas seulement une volonté des associations, de certaines ONG qui ont pignon sur rue à l'intérieur comme à l'extérieur du Maroc, de s'agiter pour leur plaisir.
La chaîne « Al Jazeera » leur sert de porte-micro, quand ce n'est pas de porte-drapeau. Elle le fait avec d'autant plus d'empressement qu'elle continue de nourrir la même- sinon plus- hostilité au Maroc, à son peuple et à ses institutions. Elle est devenue le vecteur de l'antimarocanisme primaire.
Ceux qui se sont inscrits dans cette ligne de conduite, pèchent gravement par un manque de lucidité et s'exposent à l'évidence à la loi. Ils ne peuvent, cependant, persister dans le mensonge et l'objurgation. Des témoignages véreux, partiaux et des déclarations orientées arrachées pour alimenter une fausse information ! Tout cela ne peut constituer un fil de vérité et, pourtant, le matraquage continue de plus belle, alors même que l'OMDH s'ingénie à dire le contraire.
L'enquête comme la recherche des coupables se poursuivent, mais certains préfèrent déjà conclure et culpabiliser les autorités. Celles-ci ont peut-être mal géré le processus de crise, comme le prétendent certains, mais elles ont été patientes et n'ont jamais manqué de sang froid. Jusqu'au jour où un pourrissement menaçait et les activités du port de Sidi Ifni et le contenu des camions de transports de poisson, soit quelque huit millions de tonnes.
Un Etat, le plus démocratique, surtout le plus démocratique du monde, ne peut tolérer que des agitateurs zélés, encouragés en sous-main, entretenus, exaltés, menacent la cohésion sociale au prétexte qu'ils prennent d'assaut le port pour dénoncer le chômage qui frappe la ville. La justice doit sévir et se montrer équitable dans ses jugements. Et l'autorité de l'Etat ne peut être entamée parce que des associations, premières et grandes bénéficiaires de la liberté dans ce pays, relayées par une chaîne qui a décidé de construire sa réputation sur le dos du Maroc, parce qu'elle aussi bénéficie d'une liberté qu'aucun- nous disons aucun- autre pays arabe ne lui accorde, leur sert de caisse de résonance.
A Sidi Ifni, l'Etat et la patience des forces de sécurité, ont évité le pire ! Ce qui eût créé un précédent à un moment où, l'amalgame et la supercherie aidant, le polisario s'efforce de déplacer son échec diplomatique cuisant à l'ONU, sur le terrain des violations des droits de l'Homme. On l'aura compris, le chassé- croisé est clair et les associations qui persistent à faire de Sidi Ifni une affaire de droits de l'Homme, alors qu'il s'agit d'un défi de l'Etat, dévoilent leurs mauvaises cartes.
Par LE MATIN
Publié le : 29.06.2008 | 14h56 |
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Mar Juil 01, 2008 4:39 am Sujet du message: Infrastructures: C’est vraiment la rupture |
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Infrastructures: C’est vraiment la rupture
· 128 milliards de dirhams à investir sur cinq ans
· Au cœur du plan 2008-2012, les autoroutes, le TGV et TangerMed II
Retenez bien ce chiffre: 10,9 milliards d’euros, soit 128 milliards de dirhams. C’est l’équivalent d’un quart du PIB qui sera investi dans les infrastructures sur la période 2008-2012. Par son ampleur, ce plan est de loin la plus importante opération d’aménagement du territoire jamais lancée dans le Royaume. Routes, autoroutes, ports (TangerMed II), aéroports et chemin de fer dont le TGV, la liste de chantiers titanesques qui devront être lancés et, pour certains, concrétisés d’ici à la fin de la législature, est impressionnante. L’économie générale de ces chantiers peut se résumer en une phrase: intégrer le Maroc dans la globalisation.
Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et «VRP» et maître d’œuvre de cette politique, emploie, à juste titre, le terme «rupture». C’est vrai que physiquement, une fois achevés, ces travaux changeront le visage du Royaume.
Outre les infrastructures portuaires (TangerMed II est annoncé pour un investissement de près de 18 milliards de dirhams), l’accent est focalisé sur le réseau autoroutier pour lequel seront investis 30 milliards de dirhams d’ici à 2015 avec l’objectif de doubler les réalisations annuelles.
En pole position également, le chemin de fer dont le programme du TGV est le pilier majeur. La ligne Tanger-Casablanca, dont les travaux vont démarrer en 2009, selon les prévisions des équipes de l’Equipement, lancera l’ambitieux programme des lignes à grande vitesse de 1.500 km à l’horizon 2035. Pour le montage financier, il reste à l’ONCF de trouver un substitut à la manne financière que lui versait l’OCP au cas où le numéro un mondial du phosphate lui faisait l’infidélité dans le fret comme cela semble se dessiner. En principe, rien n’oblige l’OCP à continuer à surpayer le transport de sa production à l’ONCF. De ce point de vue, il faudra surveiller les arbitrages forcément politiques qui seront rendus sur ce dossier dans les prochaines semaines.
Selon les prévisions du ministère de l’Equipement, dès cette année, les liaisons ferroviaires reliant Taourirt à Nador et Tanger à TangerMed seront achevées (cette dernière a été inaugurée en avril dernier).
Sur le plan économique, plus d’infrastructures de communication et de transport signifie réduction des coûts de transaction et amélioration de la compétitivité et de l’attractivité du pays auprès des investisseurs. Et si, en parallèle, les axes du schéma directeur des plateformes logistiques se concrétisent, les gains en coûts logistiques qui en découleront seront un formidable levier de compétitivité pour les entreprises. S’en suivra aussi un chamboulement de la mobilité dont l’effet sur la croissance et l’emploi n’est plus à démontrer. Selon les experts, l’abaissement du seuil psychologique de la notion de distance est un facteur qui impactera forcément la dynamique du marché de l’emploi. Ce plus n’est pas encore visible à Tanger où les entreprises doivent parfois surenchérir pour attirer des cadres dans la région.
Pour les entreprises et les prestataires qui gravitent autour du BTP, le coup d’accélérateur aux infrastructures offre de la visibilité pour au moins une dizaine d’années, voire plus. Mais cette «sécurité» économique est aussi un challenge à relever pour les PME du secteur. Pour profiter au maximum de cette météo favorable, il faudra qu’elles franchissent d’un seul coup plusieurs paliers en termes d’organisation, de ressources et d’agilité. Ce n’est pas acquis.
Déjà aujourd’hui, peu d’entreprises arrivent à honorer les délais de réalisation des chantiers, à cause de carnets de commandes qui débordent et du manque d’anticipation de la croissance de la charge d’activité. La fièvre immobilière et l’investissement touristique alimentent aussi la demande. C’est donc à la capacité de digestion de ces programmes que se jugera la propension des PME de BTP à «jouer en première division» et à se hisser dans la catégorie des «champions». La Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP) s’est battue pendant des années pour faire émerger quelques grands opérateurs nationaux dans le secteur.
Les banques d’affaires internationales ne s’y sont pas trompées. Pour elles, le Maghreb et la région Mena, en général, sont de «nouveaux eldorados» pour les groupes cimentiers.
Pour réaliser tous ces programmes, il est vrai, il faudra des dizaines, voire des centaines de millions de tonnes de ciment et de produits dérivés. Rien d’étonnant que les filiales marocaines des cimentiers mondiaux soient sous pression et redimensionnent leur capacité en investissant dans de nouvelles unités. Avant même que ces chantiers n’atteignent la vitesse de croisière, les unités de production ont du mal à suivre la cadence de la demande au point d’en arriver au système de quotas. De la réponse à la capacité d’approvisionner le marché dépendra aussi le respect de l’échéancier et, par ricochet, la maîtrise des coûts de ces programmes.
Si les infrastructures de communication sont les plus spectaculaires, elles ne sont pas exclusives. Au côté de cette locomotive, plusieurs grands programmes vont contribuer au remodelage du visage du Maroc de demain et servir de support à son intégration dans la globalisation. Le port de TangerMed à peine mis en service qu’un second est annoncé (TangerMed II). Le gigantesque chantier du Bouregreg et les infrastructures annexes donneront à Rabat-Salé une dimension supplémentaire. Sans ce programme, le projet de Tramway n’aurait pas vu le jour aussi vite, ni d’ailleurs celui de Casablanca dont le Conseil a été contraint d’accélérer la cadence sans lever l’hypothèque pesant sur le financement.
Une pléiade de marchés (en millions d’euros)
- Autoroutes: 2.818
- 630 km de voies express: 182
- Rocade méditerranéenne: 218
- Routes rurales (1.500 à 2.000 km par an): 727
- Maintenance routière: 727
- TGV: 1.818
- Gares et réseau ferroviaire: 1.909
- TangerMed II: 1.636
- Maintenance et autres projets portuaires: 300
- Aéroports: 527
Abashi SHAMAMBA
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Mar Juil 01, 2008 6:29 am Sujet du message: Entretien Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH |
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Entretien Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH
“Un signal fort pour faire redémarrer la machine des réformes”
La présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme est formelle.
Il faut sanctionner ceux qui se sont rendus coupables d’actes de tortures à Sidi Ifni. « Il n’y a pas eu de morts ni de viols mais
tortures. Il faut aujourd’hui donner un signal fort contre l’impunité ». Réformes, libertés de presse, abolition de la peine de mort, Souhayr Belhassen promène un regard objectif sur les acquis mais aussi les retards enregistrés.
Libération : Vous êtes au Maroc alors que les projeteurs sont braqués sur les événements de Sidi Ifni. Une commission d’enquête parlementaire a été constituée et des associations de défense des droits humains mènent l’enquête pour savoir ce qui s’est passé réellement à Sidi Ifni. Comment procéder à des enquêtes indépendantes et crédibles sur de tels événements ?
Souhayr Belhassen : A la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, on a l’habitude de ce genre d’enquêtes. A ce titre, il existe une grille d’enquête. Dans le cas de tels événements, il faut relever les faits, analyser le contexte. Il y a en la matière des termes de références clairs et qui se répartissent en deux catégories. Il s’agit d’abord de rétablir les faits et ensuite le contexte qui a fait, qu’au Maroc, on constate la répression évidente de la contestation sociale. Cette grille de lecture se base sur l’environnement économique, la situation, les attentes. Il est primordial d’établir tous ces faits. Avec l’OMDH, nous avons établi ces termes de références pour mener l’enquête sur ce qui s’est passé à Sidi Ifni. De tels termes de référence sont universels. Chaque fois que nous avons une enquête de ce type, nous travaillons dans ce cadre-là.
Et quelles sont vos principales conclusions par rapport aux événements de Sidi Ifni ?
Nos premières conclusions vont dans le sens de ce qui est paru dans la presse : il y a eu torture et mauvais traitements. L’enquête effectuée par l’Organisation marocaine des droits humains par des activistes qui ont passé plusieurs jours sur place et pu parler avec tous les intervenants montre qu’il n’y a eu ni morts ni viols. Ce qui nous avait fait réagir très vite à la FIDH, c’est l’information selon laquelle il y avait eu des morts et des cas de viols. Ce qui est très grave dans un Maroc que nous voulons soutenir et accompagner. C’est pourquoi il était très important pour nous que nous sachions très vite la vérité. Et très vite, nous avons décidé de nous rendre sur place avec l’OMDH. Les principales conclusions de l’enquête que nous avons menées montrent qu’il n’y a pas eu de morts ni de viol. Il y a eu par contre des tortures avérées, selon la convention internationale de lutte contre la torture, dans des lieux d’autorité, par des personnes qui ont l’autorité. Plus clairement, je veux parler de commissariats et des forces de l’ordre qui ont maltraité ou torturé réellement. Ces pratiques sont contre la dignité humaine. Il faut plus qu’une dénonciation de ces pratiques, mais une sanction. S’il n’y a pas un signal fort contre l’impunité, on n’avancera pas. Il faut lutter contre l’impunité. Il faut aussi lutter contre les excès. Les excès des médias sont comparables à ces personnes longtemps privées d’air ou d’alimentation et qui se goinfrent. Dans le cas d’espèce, le Maroc a été longtemps privé de liberté, aujourd’hui alors que les fenêtres de la liberté s’ouvrent ou s’entrouvrent, c’est l’étourdissement et on assiste à des excès. J’en appelle à la vigilance de la société civile. Et nous-mêmes à la FIDH nous faisons preuve de vigilance de façon à être crédibles quand nous avançons quelque chose. Exemple, quand nous disons il n’y a pas eu de morts ou de viols à Sidi Ifni mais de la torture, nous sommes crédibles.
Vous évoquiez les excès des médias qui s’étourdissent d’une liberté de presse finalement nouvelle. Au Maroc, les pouvoirs publics réagissent en intentant des procès et des journalistes sont poursuivis pour diffusion de fausses informations. De telles poursuites, derrière l’étendard de la fausse nouvelle, ne risquent-elles pas de restreindre la liberté de presse ?
Je pense qu’il y a droit et devoir. Le droit ne peut pas exister sans le devoir. A notre niveau, on ne parle que de défense de droits humains. Défendre le droit n’a pas de sens s’il n’y a pas le sens du devoir. Nos organisations ont ou n’ont pas la maturité nécessaire pour pouvoir allier les deux principes des droits et devoirs. Il ne faut jamais oublier que le droit entraîne le devoir. Au Maroc, autant on crie haut et fort pour la défense du droit, autant on peut passer sous silence et oublier le devoir. C’est une question d’éducation civique. Le droit ne va pas sans devoir : cela s’apprend dès l’enfance, à la maison, à l’école, en fait, tout au long de la vie. Je fais ici référence au devoir de vérifier l’information, au devoir de publier l’information vérifiée. Quand on publie des listes de martyrs de Sidi Ifni par exemple, on ne peut pas se permettre, pour être crédibles à l’égard de l’opinion publique qui reste au final le meilleur juge, de ne pas procéder aux vérifications d’usage. Quand l’opinion publique ne croit plus aux défenseurs des droits humains, inutile de vous dire que cela est très grave.
Tout au long de votre séjour au Maroc, vous avez dit voir des avancées et acquis. En même temps, vous dites que des retards sont enregistrés, que le rythme des réformes se fait de plus en plus lent. On a le sentiment que la machine est en panne et vous en appeliez à un signal fort du chef de l’Exécutif pour redonner un deuxième souffle à toutes ces réformes. Qu’entendez-vous exactement par tout cela ? Où résident les priorités ?
Je pense qu’il y a aujourd’hui un ralentissement du rythme des réformes. Il y a également des interrogations. Il y a aussi une volonté politique claire de poursuivre le cycle des réformes. Mais il y a une espèce de désarroi aussi bien des autorités que de la société civile. On ne sait plus où on va. On sait que l’on doit aller de l’avant. On sait que l’on doit réformer. Mais comment et à quel rythme, c’est toute la question. C’est très clair par exemple au niveau de la réforme de la justice qui est fondamentale. La lutte contre l’impunité est essentielle dans la défense des droits humains. Lutter contre l’impunité supppose des tribunaux, des avocats et surtout des juges. Tant que le Conseil supérieur de la magistrature sera composé de juges qui ne sont pas indépendants, on n’avancera pas. Quant au deuxième souffle, c’est le chef de l’Etat qui doit donner un signal fort pour que l’appareil se remette en marche. On a l’impression aujourd’hui que l’appareil tourne à vide parce qu’il n’y a pas eu une deuxième impulsion.
Quel serait ce signal fort ? L’abolition de la peine de mort ? L’adhésion à la Cour pénale internationale ?
Le signal fort réside aussi et surtout dans la réforme de la justice. C’est aussi l’inscription dans le préambule de la constitution du principe du respect des droits humains. Dire également que le Conseil supérieur de la magistrature doit être réformé, c’est un signal peut-être plus fort encore que le moratoire sur la peine de mort. L’abolition de la peine capitale pose problème au Maroc du fait des forces politiques en présence, bien que le pays n’était pas loin de l’abolition.
Et dans ce sens, il y a eu recul. En ce qui concerne la Cour pénale internationale, il y a une réflexion très avancée. Tous les outils sont en place et là aussi un signal fort est attendu. La Jordanie l’a fait. Les monarchies qui ont ratifié le traité relatif à la CPI sont nombreuses. Autour du Roi, il y a des forces politiques qui se contredisent, et chacun essaie de tirer une partie de la couverture à lui.
Où situez-vous aujourd’hui le Maroc ? Le pays est-il au milieu du gué ou a-t-il réussi à le franchir ?
Il serait plutôt au milieu du gué. Il y a eu un élan très fort qui a porté le Maroc. La FIDH a accompagné cet élan. L’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle est suivie partout dans le monde. Il faut sortir du microcosme marocain et voir le Maroc de l’extérieur. Le Maroc a avancé et il faut qu’il avance encore. Notre volonté est d’accompagner très fort ses pas.
Aujourd’hui, le Maroc marque le pas. Il faut voir quelles sont les portes d’entrée pour pouvoir avancer dans cette voie pour à la fois apprendre à lire son passé pour appréhender l’avenir.
Entretien réalisé par Narjis Rerhaye
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mer Juil 02, 2008 7:45 am Sujet du message: Sidi Ifni |
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Incidents de Sidi Ifni
Le travail de la commission d'enquête «va dans le bon sens»
Les limiers du Parlement ratissent large
Le travail de la commission d'enquête parlementaire sur les incidents de Sidi Ifni "va dans le bon sens", quatre jours après avoir entamé ses travaux, a assuré son président, Noureddine Moudian.
Dans une déclaration à la MAP, M. Moudian a expliqué que les membres de la commission ont auditionné, durant les quatre derniers jours, plusieurs témoins notamment des habitants de la ville et des agents de police et des forces auxiliaires, victimes des actes de violence survenus le 7 juin dernier à Sidi Ifni. Les séances d'audition ont concerné, à ce stade, les propriétaires des camions ayant pâti du siège imposé au port, des représentants des autorités locales, le directeur de l'hôpital de Sidi Ifni, les représentants de certaines instances politiques de la ville, certains conseillers de la municipalité de Sidi Ifni, tant de la majorité que de l'opposition, ainsi que le président du conseil provincial de Tiznit, a précisé M. Moudian, soulignant que des responsables au ministère de l'Equipement et à l'Agence nationale des ports ont également été auditionnés.
La commission, a-t-il ajouté, a en outre poursuivi lundi pour le troisième jour consécutif, l'audition des personnes qui ont affirmé avoir subi des préjudices lors de ces incidents, et ce, conformément au principe adopté par la commission, à savoir "l'ouverture sur toutes les potentialités et les personnes qui peuvent aider la commission à faire la lumière sur ce qui s'est passé en toute honnêteté et transparence". Selon M. Moudian, la commission d'enquête devait procédé hier mardi à l'audition du commissaire de police de Sidi Ifni, le chef du cercle de la ville, le responsable du port, en plus des responsables des sections des partis politiques qui désirent apporter leur témoignage.
Les membres de la commission pourraient également effectuer ce mardi une tournée dans certains quartiers de Sidi Ifni, a ajouté M. Moudian, notant que des personnes dont les noms ont été cités dans les témoignages et que la commission juge utile d'auditionner seront également convoquées.
Par LE MATIN
Publié le : 01.07.2008 | 19h17 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mer Juil 02, 2008 7:29 pm Sujet du message: Suite |
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Incidents de Sidi Ifni: La commission d'enquête achève son travail sur le terrain
Sidi Ifni, 02/07/08 - La commission parlementaire d'enquête sur les incidents de Sidi Ifni a achevé, mardi soir, son travail sur le terrain.
Dans une déclaration à la MAP, au terme des séances d'audition, organisées quatre jours durant par la commission, son président M. Noureddine Moudian a indiqué que la commission a auditionné les personnes qui se sont présentées comme des victimes de ces incidents, ainsi que des responsables de la sûreté, des autorités locales et des conseillers communaux, en plus de représentants de partis politiques et de responsables aux ministères de la santé et de l'Equipement et à l'Agence nationale des Ports (ANP).
Il a ajouté que la commission tiendra une réunion de concertation pour décider si elle doit se contenter des témoignages recueillis pour élaborer ses conclusions, ou auditionner d'autres personnes, aux niveaux local, régional et national, en vue de faire la lumière sur ce qui s'est passé en toute honnêteté et transparence.
La commission parlementaire d'enquête sur les incidents de Sidi Ifni, mise sur pied le 18 juin dernier, comprend 15 membres.
La MAP |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Jeu Juil 03, 2008 6:24 pm Sujet du message: Suite |
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Incidents de Sidi Ifni
La Commission parlementaire clôt la première phase de son enquête
Le wali de la région et le gouverneur de Tiznit ont été auditionnés
Hier, dernière journée, plutôt chargée, pour la Commission d'enquête parlementaire sur les incidents de Sidi Ifni. Celle-ci a auditionné dans la matinée le gouverneur de Tiznit dans un hôtel de la ville.
L'après-midi, c'était le tour du wali de la région, Rachid Filali. Accompagné d'une dizaine de ses proches collaborateurs, le responsable local s'est présenté devant la Commission pour répondre à ses interrogations et demande de précisions. Cette audience qui a duré toute la matinée ne s'est pas passée sans incident. Les deux députés PJD, membres de la Commission, ont décidé d'inscrire leur réserve et se retirer. Leur retrait ne concerne que cette séance, explique Mustapha Ramid, président du groupe parlementaire du PJD au Parlement et membre de la Commission. L'acte a été motivé par des raisons réglementaires, tient-il à préciser.
Pour le reste, l'on souligne, sans davantage de détail, que les travaux de la Commission suivent leur cours normal. «Ils avancent plutôt bien», précise une source de la Commission. Après audition du wali de la région Souss-Massa-Drâa, les membres de la Commission devraient rentrer à Rabat. Ce sera la fin de la première phase. La Commission tiendra ensuite une réunion pour faire le bilan de son déplacement dans la région et arrêter son programme de la phase à venir. Un bilan relativement chargé donc à l'issue de ces cinq premiers jours de l'enquête. En effet, figurait au programme l'audition du commissaire de police de Sidi Ifni, du chef du cercle de la ville et du responsable du port. Des responsables des sections des partis politiques qui en ont exprimé le souhait, ont également été entendus. Il s'agit, entre autres, de certains responsables de partis comme l'Union socialiste des forces populaires (USFP), le Mouvement populaire (MP) ou le Parti socialiste unifié (PSU).
Lundi et lors de la troisième journée des travaux de la Commission in situ, celle-ci a auditionné des personnes qui ont affirmé avoir subi des préjudices lors de ces incidents, et ce, conformément au principe qui guide tous les travaux de la Commission, à savoir «l'ouverture sur toutes les potentialités et les personnes qui peuvent aider la Commission à faire la lumière sur ce qui s'est passé en toute honnêteté et transparence», selon une déclaration à l'agence MAP de son président l'intiqlalien, Noureddine Moudian. Outre les habitants de la ville et quelques responsables des autorités locales, la Commission avait également auditionné, mardi, les camionneurs et les responsables du port. Ainsi, les séances d'audition ont concerné les propriétaires des camions qui ont subi des dégâts au siège du port.
Le directeur de l'hôpital de Sidi Ifni, les représentants de certaines instances politiques de la ville, certains conseillers de la municipalité de la ville ainsi que des responsables au ministère de l'Equipement et à l'Agence nationale des ports (ANP) ont également été auditionnés. Côté société civile, l'OMDH vient à peine de clore sa propre mission d'inspection effectuée dans la ville conjointement avec la fédération internationale des droits de l'Homme. L'organisation a publié, en ce sens, un rapport dans lequel elle retrace la chronologie des événements, reproduit certaine des témoignages livrés par les 36 personnes qu'elle a auditionnées. Le rapport, d'une vingtaine de pages, comporte, outre une lecture des points de vue des droits de l'Homme, des faits, une série de conclusions et recommandations.
En gros, le rapport considère que le blocus du port constitue une violation flagrante de la loi et de toutes les dispositions pertinentes relatives aux libertés publiques. Le rassemblement dans l'enceinte du port dans le but de bloquer son activité a porté directement préjudice aux droits des personnes, des institutions et des dépendances, souligne le texte rendu public mardi.
Le document relève une défaillance dans l'encadrement des manifestations auxquelles a appelé le secrétariat local, d'où le risque de débordement. En conclusion, les deux organisations tout en soulignant le fait qu'il n'y a pas eu de morts, expriment leur indignation quant aux dépassements relevés lors de cette enquête.
A vrai dire que le traitement réservé aux incidents de Sidi Ifni par Al Jazeera a été pour le moins tendancieux. Les six à huit morts dont a parlé la chaîne et que ni la Commission parlementaire, ni celle de l'OMDH et la FDIH n'ont relevés nulle part. Allégations que, d'ailleurs, les autorités ont infirmées catégoriquement en son temps. Et cela, au moment même où la chaîne prétendait que ces dernières n'ont ni confirmé ni infirmé les cas de décès. Autre signe manifeste de ce traitement accordé aux incidents, ce manque de précision, et de vérification des informations. Selon la chaîne, la population locale croule sous le poids du chômage.
Sans citer aucun chiffre, elle se contente des témoignages recueillis par téléphone dont certains se sont révélés faux. C'est le cas notamment de cet homme qui prétend avoir été atteint dans ses «parties intimes» et qu'un examen médical a fini par démentir. Un fait encore plus révélateur de ce traitement partial de l'information, le directeur du bureau d' Al Jazeera à Rabat, Hassan Rachidi, a fait endosser à la direction de la chaîne la responsabilité du refus de présenter des excuses au Maroc, après que la chaîne ait diffusé de fausses informations faisant état de morts, lors des incidents de Sidi Ifni.
Dans un entretien publié lundi par le journal qatari Al Arab, Hassan Rachidi a indiqué qu'il est du droit du Maroc de demander des excuses, jugeant que cette question ne relève pas de son ressort, mais qu'elle incombe plutôt à la direction centrale de l'information. Le responsable d'Al Jazeera à Rabat a souligné que ce que «beaucoup de gens ignorent, dont ceux qui nous accusent et nous font porter cette responsabilité, est que le correspondant au Maroc n'est qu'un intermédiaire entre la chaîne et la région où il exerce». Et d'ajouter que «lorsque nous transmettons une information à Doha, nous n'avons pas le dernier mot sur son traitement. Car, a-t-il dit, la version définitive et le choix de sa place au sein du journal relèvent, en dernier ressort, de la rédaction centrale à Doha ».
Par Tahar Abou El Farah | LE MATIN
Publié le : 02.07.2008 | 18h31 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Juil 04, 2008 4:41 am Sujet du message: Le HCP confirme la hausse de la croissance |
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Le HCP confirme la hausse de la croissance
· Un taux de 7% au terme du premier trimestre
· Agriculture, industrie, services: Les indicateurs au vert
· Tourisme, «boulet» de l’année 2008?
Nous l’avions annoncé: 2008 va être une bonne année pour la croissance. Les derniers chiffres du Haut commissariat au plan (HCP) vont aussi dans ce sens. A fin mars, l’économie marocaine a réalisé un taux de croissance de 7% contre 3% un an auparavant. «Cette croissance résulte conjointement de la hausse de la valeur ajoutée en volume du secteur agricole de 9,5% contre une baisse de 18,8% l’an dernier. Elle résulte également de l’évolution de 6,5% des secteurs non agricoles courant le premier trimestre 2008 au lieu de 5,7% un an auparavant», analyse le HCP. Au Maroc, c’est connu, «quand la céréaliculture va, tout va».
Les chiffres du HCP concordent aussi avec les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) qui table sur une croissance de 6,5% pour le Maroc en 2008. Le FMI explique que c’est la demande intérieure qui est le principal moteur de cette dynamique. La relative bonne campagne agricole y est également pour beaucoup.
Dans le détail, les activités manufacturières ont affiché une augmentation de 5,3% à fin mars 2008 contre 3,1% à la même période de 2007. Le bâtiment et les travaux affichent pratiquement la même performance entre les deux dates: 10,3% de croissance en 2008 contre 11,2% un an auparavant. La vague de croissance a également concerné le commerce, les services rendus aux entreprises et les services personnels. Le commerce a crû de 5,1% contre 2% en 2007. Quant aux services rendus aux entreprises et aux personnes, ils ont progressé de 6,8% fin mars 2008 au lieu de 7,3% un an auparavant.
Les postes et télécommunications ont évolué en hausse de 11% contre 10,6%. S’agissant des transports, l’on note une baisse modérée de 7,5% en 2007 à 6,2% en 2008.
Le secteur financier continue sur sa lancée. Il enregistre une croissance de 20,2% au terme du premier trimestre 2008. Cette croissance était de 16,2% à la même période en 2007.
Les activités minières ont crû de 2,6%. Ce chiffre était plus important en 2007: 11,7%. Le raffinage du pétrole continue sur sa tendance haussière, quasiment dans les mêmes proportions entre les deux dates: 23,4% en 2008 contre 25,3% en 2007.
Les services rendus par l’administration publique ont également marqué une hausse de 5,7% en 2008 au lieu de 2,1% un an auparavant. L’éducation, la santé et l’action sociale, des services qui marquent une croissance de 4,5% à fin mars 2008.
Le grand «boulet» de l’année 2008 sera vraisemblablement le tourisme. Tous les indicateurs le montrent, ceux du HCP ne sont pas en reste. «Les hôtels et restaurants ont marqué une baisse de 1,8%». L’année 2007 était au contraire euphorique pour ce secteur. A la même période, la croissance y était de 6,7%.
En ce qui concerne le niveau général des prix, il a enregistré une augmentation de 3,2%. L’inflation reste donc relativement maîtrisée.
Nabil TAOUFIK
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