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Si Moh
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MessagePosté le: Ven Fév 08, 2008 4:35 am    Sujet du message: Marrakech Répondre en citant

Spécial Marrakech
Marrakech: L’équation du monoproduit


· Des zones industrielles en quête d’industrie

· La crise de l’eau n’aura pas lieu, promet le wali

· Une grosse menace: Les ressources humaines


C’est dans le tourisme, première richesse de Marrakech, que se trouve aussi paradoxalement la principale menace pour l’économie régionale. On n’est pas encore dans le schéma d’une économie rentière fondée sur le monoproduit, mais la trop forte dépendance de l’économie touristique peut s’avérer catastrophique en cas de retournement brutal de conjoncture. Les fondations de ce secteur sont certes solides, en plus d’une visibilité accrue par une politique à long terme bien définie.

Marrakech c’est plus d’un tiers des performances de l’industrie touristique marocaine et sans doute, bien plus si l’on pouvait appréhender sa contribution dans l’apport du tourisme dans le PIB. Mais il n’empêche, mieux vaut prévoir que guérir. Même les professionnels du tourisme de la région souhaitent cette diversification de manière à diluer les risques et accessoirement, relâcher la pression sur leur secteur. Ce dernier est aujourd’hui le principal destinataire de l’investissement direct dans la région avec un impressionnant portefeuille de projets.

C’est par dizaines de milliards de dirhams que se chiffrent les programmes qui sont lancés avec une particularité, l’arrivée de grandes marques de l’hôtellerie mondiale. Cette évolution va permettre à la destination de se repositionner sur le marché international de l’industrie des vacances en montant d’un cran son mix-produit. Elle signifie aussi des standards plus élevés de qualification des ressources humaines ainsi que des prestataires qui gravitent autour de l’industrie du tourisme.

Ainsi, ces grands groupes doivent pouvoir trouver du personnel qualifié et opérationnel sur place ainsi que des fournisseurs en produits frais qui soient aux standards internationaux, etc. Dans les deux cas, ce n’est pas acquis. La tension sur le marché de l’emploi n’a jamais été aussi élevée pour les métiers de base de l’hôtellerie. Et elle l’est encore plus à Marrakech au regard de l’accélération de l’investissement dans ce secteur et des ouvertures de nouvelles unités qui en découlent. Ce sont les professionnels eux-mêmes qui l’affirment. Ils sont confrontés comme jamais par le passé à une infidélité croissante de leurs collaborateurs.

Les nouveaux entrants vont naturellement faire du shopping des compétences chez la concurrence. A quelque chose, malheur est bon. La situation actuelle pourrait pousser les entreprises touristiques et hôtelières en particulier, à accroître leur attractivité sociale. Si elles ont mille fois raison d’exiger la refonte des process de formation et l’accélération des programmes, elles ne peuvent faire l’économie d’une révision complète de leur «logiciel» en matière de gestion des ressources humaines.

· Une vie hors du tourisme

Sur un autre registre, la région devrait apporter une réponse crédible et structurelle à la problématique des ressources en eau qui s’y pose avec acuité malgré les assurances des autorités locales. Marrakech et région, ce n’est pas que le tourisme, c’est aussi un important pôle agro-industriel et agricole de manière générale. La question de l’arbitrage entre les deux secteurs va se poser tôt ou tard si ce n’est déjà pas le cas. L’idée de recourir aux eaux recyclées pour entretenir le réseau des golfs est une très belle initiative.

Tout comme celle qui consiste à responsabiliser directement les promoteurs des greens, appelés à participer financièrement aux efforts d’optimisation des ressources en eau. Malgré l’incontestable domination de l’économie du tourisme, l’industrie essaie de garder le cap. Marrakech tient dans l’agro-industrie, une activité à bien des atouts, sans doute le plus dynamique dans tout le secteur. Reste à en attirer d’autres. C’est ce à quoi s’attellent, pour l’instant, sans succès, les promoteurs des zones industrielles (malgré des insuffisances de ces sites en services).

Le foncier industriel existe et en quantité plutôt suffisante. Mais cela ne suffit pas à convaincre les investisseurs qui continuent manifestement à croire que sans le tourisme, il n’y a point de salut pour la région. Aux responsables locaux et aux opérateurs de leur apporter la preuve du contraire.

Dernier défi enfin, il semble que les mécanismes de diffusion des richesses créées par le tourisme ne sont pas encore au point. Selon l’enquête du Haut Commissariat au Plan sur la pauvreté, le développement humain et social de novembre 2005, Marrakech et sa région compte des communes où l’on relève les taux de pauvreté les plus élevés du Maroc. Où va donc l’argent du tourisme?

Abashi SHAMAMBA
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Si Moh
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MessagePosté le: Ven Fév 08, 2008 4:40 am    Sujet du message: Marrakech (suite) Répondre en citant

Spécial Marrakech
Les grandes griffes mondiales de l’hôtellerie sont là


· La majorité des ouvertures programmée dans un an

· Que des spécialistes du très haut standing


Four Seasons, Banyan Tree, Royal Palm, Mandarin sont les nouvelles enseignes drainées par les investissements à Marrakech. Ce sont les jockers en quelque sorte qui vont changer le paysage de l’offre hôtelière de Marrakech. Au produit classique, viennent se greffer quelques grandes enseignes de l’hôtellerie mondiale positionnées sur le très haut standing. Il ne fait plus aucun doute : Marrakech monte de plusieurs crans. Certains programmes vont être lancés incessamment tandis que d’autres sont en phase d’achèvement de travaux. Tour d’horizon.

· Samanah (groupe Alain Crenn)

C’est en 2005 que le Français Alain Crenn (Samanah est sa marque commerciale) a annoncé son investissement. Il figure parmi les meilleurs élèves. Il a monté son projet en un temps record et conclure avec l’Etat marocain une convention où il s’est engagé sur un investissement de 4 milliards de dirhams. Actuellement, 60% des gros œuvres sont entrepris et le projet avance à grands pas.

Le groupe français, spécialisé dans la promotion immobilière, va construire un complexe touristique de grand standing sur 285 hectares. Il se situe sur la route d’Amezmiz (à quelques kilomètres de Marrakech), avec un golf de 18 trous, 3 hôtels de 5 étoiles, villas, résidences et aussi un centre de séminaires. Le projet augmentera la capacité d’hébergement de Marrakech de 3.400 lits et créera 500 emplois stables.

Les neuf premiers trous du Samanah Golf seront entièrement «végétalisés» au printemps 2008, mais ils seront encore trop fragiles pour accueillir des joueurs: ceux-ci devront patienter jusqu’à l’été pour taper la balle… Les neuf derniers trous du parcours seront engazonnés et végétalisés peu de temps après: le parcours sera visuellement terminé à l’automne et ses 18 trous pourront sans doute être joués dès la fin de l’année 2008.

· Golf Resort Palace

3 milliards de dirhams seront investis par Al Maaden Issyl, promoteur de ce gigantesque projet. La fin des travaux de ce complexe touristique est prévue pour fin 2008. Et actuellement, le projet est à 80% des gros œuvres. Au total, 1.200 lits seront injectés dans la destination à l’issue des travaux. Comme son nom l’indique, y est prévu dans le complexe, un hôtel et un terrain de golf. Son promoteur serait Fouad Filali (ex-ONA), Mohamed Mustapha Nafakh Lazrak (ex-Wafabank).

· Four Seasons

Qui n’a pas entendu parler du prince Walid. Et c’est à travers sa société Kingdom en association avec des partenaires britanniques qu’il construit en plein centre-ville, le premier Four Seasons dans la cité ocre. Une convention avec le gouvernement marocain conclue en 2006 pour un projet de 991 millions de dirhams. A date d’aujourd’hui, 30% des gros œuvres sont réalisés, l’établissement compte ouvrir en 2009 avec une capacité litière (hôtels et résidence). Le projet va créer 400 emplois pour une capacité de 520 lits.
Il a pris un léger retard le temps de libérer les terrains occupés depuis longtemps par des administrations notamment le Service de l’Elevage et le Haras régional de Marrakech.

· Atlas Golf Resort

Fadesa construira un complexe immobilier de grande envergure dans la Palmeraie de Marrakech. Ce projet, fruit d’un investissement de 300 millions d’euros de la firme espagnole, spécialisée dans l’immobilier, comportera 2.685 habitations, dont 1.056 appartements résidentiels, 945 villas résidentielles, 356 appartements et 328 villas touristiques. Le complexe possèdera, en complément, trois hôtels, un parcours de golf de 18 trous et un centre commercial de 30.000 m2. Le montant de l’investissement avoisine les 3,5 milliards de dirhams. Les travaux ont débuté en mars 2006 et devront s’achever en 2009. Pour l’heure, 50% des gros œuvres sont déjà réalisés. Ce complexe emploiera plus de 2.000 personnes.

· Le Banyan Tree

Initié par Omar Kabbaj, PDG d’Interedec Maroc dans la Palmeraie, l’hôtel sera géré par une chaîne malaisienne, Banyan Tree Hotel Group, connue pour ses enseignes de luxe et ses spas. Le montant de l’investissement s’élève à plus de 250 millions de dirhams.
C’est un parc dans la palmeraie géré par la chaîne malaisienne, l’investissement qui y est alloué est plus de 225 millions de dirhams uniquement pour l’établissement hôtelier. 116 millions de dirhams y seront investis pour les résidences touristiques. Le projet qui a démarré en juillet 2006 sera achevé en 2008. L’investisseur «qui compte ainsi construire dans la palmeraie la première unité en Afrique, un hôtel palace et des villas et d’un spa de luxe». Cette ouverture est programmée pour 2009. Actuellement, 60% des gros œuvres ont déjà été réalisés

· Assoufid

Les travaux du golf ont déjà démarré pratiquement quelques semaines seulement après la signature de l’accord avec le gouvernement en octobre 2005.
Aujourd’hui, le chantier avance suivant le calendrier prédéfini et les premières résidences devraient être disponibles vers le début de l’année prochaine.
C’est un projet dont le montant de l’investissement dépasse le 1,5 milliard de DH.
La capacité globale du projet Assoufid est de 840 lits, cependant l’hôtel ne comptera pas plus de 30 chambres. C’est dire que le résidentiel l’emporte largement sur l’hôtellerie. Assoufid BV est dans la commune de Saâda sur un projet qui s’étend sur 215 hectares avec une capacité de près de 900 lits. 500 emplois directs grâce à la construction d’un hôtel de luxe, qui comprend un golf, un hôtel et de l’immobilier touristique. 50% des gros œuvres sont déjà entrepris pour cet investissement

· Jnane Rahma

C’est l’investissement du groupe mandarin qui mise plus de 1 milliard de dirhams. Le premier Mandarin Oriental d’Afrique ouvrira en 2009 à Marrakech. Situé dans une palmeraie de 53 hectares, il offrira 145 chambres de plus de 80 m2 ainsi que 45 villas luxueuse.

· Jenane Andalous

Jane Andalous: c’est un projet d’Abdelali Chaoui dont le montant d’investissement est de 256 millions de DH. Le promoteur est un professionnel du tourisme implanté en tant que TO en France. Son démarrage est prévu fin mars.

· Royal Palm Marrakech

D’autres sont en phase de démarrer et s’engagent à livrer plus rapidement que les autres, malgré des procédures administratives et des allers-retours entre Rabat et Marrakech, qui ont pesé sur les délais pour la signature de la convention avec l’Etat. C’est le cas de Domaine Royal Palm qui s’installe dans la région du Haouz. L’ouverture commerciale de ce projet est prévue d’ici fin 2009 avec un établissement 5 étoiles de luxe (150 suites), un golf 18 trous, une première tranche de 130 villas.
Le reste des résidences qui sera livré en 2010 est porté par CSD (Conseil Stratégie Développement) et le New Mauritius Hotel Limited (NMH) -plus connu sous le nom de Beachcomber.

L’idée est de créer un complexe de luxe sous forme d’un village doté de facilités commerciales, para-hôtelières et résidentielles «avec un guichet unique au sein du complexe et une offre intégrée de service de conciergerie et de restauration pour les résidents».


«Il faut sortir du tourisme-dépendance»

Mehdi Amrani Joutey, président de la Banque Populaire Marrakech

L’afflux des investisseurs à Marrakech est une aubaine pour les banquiers. Mais la région ne doit pas «mettre tous les œufs dans le même panier», prévient Mehdi Amrani Joutey, président du directoire de la Banque Populaire Marrakech/Béni Mellal. Le banquier répercute là les inquiétudes partagées par bien des opérateurs de la région. Le potentiel existe dans l’artisanat et les services liés à l’offshoring.

- L’Economiste: Le dynamisme de la région reste trop tributaire du secteur touristique et l’immobilier. Cette trop forte dépendance du tourisme n’est-elle pas dangereuse à terme?

- Mehdi Amrani Joutey : Et comment ! Quoi de plus dangereux que de mettre tous ses oeufs dans le même panier. Marrakech continue d’attirer de grands investisseurs et enseignes prestigieuses dans l’hôtellerie, le tourisme ne s’en porte que trop bien.

Maintenant, l’enjeu est d’éviter que la région ne soit trop dépendante du secteur touristique. Il faut promouvoir d’autres filières comme l’agroalimentaire, filière identifiée comme pool économique de la région. Il faudra également faire davantage pour l’artisanat et se positionner sur les activités liées à l’offshoring. Aux autorités, via des mesures incitatives, de faire en sorte que les investisseurs s’intéressent à d’autres secteurs, de mettre à leur disposition des études sectorielles sur les activités à fort potentiel pour la région. Nous en sommes demandeurs.

- La BP régionale est elle-même plus engagée dans le tourisme que dans d’autres secteurs…

- On ne nous a pas proposé autre chose. Après la restructuration du groupe, notre vocation est désormais d’accompagner les investisseurs et être sur tous les fronts. Nous avons renforcé notre présence dans les activités de marché et le financement des grosses opérations d’investissement. A analyser la répartition de nos crédits, la BP Marrakech/Béni Mellal est bien plus présente dans les chantiers dédiés au tourisme et la promotion immobilière que ce soit pour le financement classique en partenariat avec la BCP ou en tant que BP Marrakech/Béni Mellal. Nous suivons en cela la tendance du marché.
Nous sommes également très actifs dans l’immobilier car l’activité continue d’attirer de nombreux investisseurs.
D’ailleurs, vu le déficit en logements sociaux, ce secteur recèle encore un bon potentiel dans la région. En témoigne l’arrivée des groupes comme Addoha, Jamaï ou Jet Sakane.

- Samanah, Lucien Barrière, Banyan Tree... vous êtes sur tous les fronts.

- A vrai dire, nous ne démarchons pas. C’est peut-être le mode d’organisation et de gouvernance qui a facilité les choses. Il faut savoir que l’investissement n’est pas uniquement lié à l’argent mais aussi aux facteurs environnementaux. Le rôle du banquier dépasse celui d’un pourvoyeur d’argent. La banque doit jouer un rôle de conseil auprès de ses clients. D’où le besoin d’études sectorielles que j’ai citées précédemment et qui pourront nous orienter.

Badra BERRISSOULE
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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 11:34 am    Sujet du message: Répondre en citant

قصر سليمان» بمراكش.. لكل صالون لون ووظيفة
هنا حل بلاتيني وبيكنباور وشاه إيران وجيمي كارتر وكاترين دونوف ضيوفا مكرمين


يقترح القصر – المطعم على رواده ليلا وجبة عشاء شاعرية، تختلط فيها الشموع بموسيقى كَناوة


ينتظم الزليج كقطع هندسية ملونة بأشكال لا حصر لها، تزين جدرانه الداخلية وأرضياته


على ألوان بدايات القرن الماضي


«الدار الخضراء»، فسيحة وفاتنة بزليجها ونقوشها تتذكر كل الأمراء والملوك الذين نزلوا بها


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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 11:36 am    Sujet du message: Répondre en citant

مراكش: عبد الكبير الميناوي
لعل أجمل ما يمكن أن يثير إعجاب زوار وسياح مراكش المغربية، إلى حد يجعل بعضهم يقرر الاستقرار بها نهائيا، هو حين يتم الانتقال، من دفء نهار المدينة وسحر ليلها إلى ما تخفيه الدور والقصور والمتاحف من معمار وديكورات تلخص وتنقل لترف في العيش يجعل الفرد غارقاً في بحر فني بلا شواطئ

ومن بين قصور ومتاحف مراكش الغارقة في فتنتها وتفردها، هناك «قصر سُليمان»، الذي صار له، ما بين الماضي والحاضر، بابان: باب تراثي مقوس، ينفتح على جملة «إن الله جميل يحب الجمال»، وباب إلكتروني، يقترح على المبحرين، عبر العالم، زيارة «مطعم فاخر بنكهة مغربية»

ويمكن القول إن صمت المفاجأة هو أول ما يمكن أن يملأ على الزائر لحظة التعرف الأول على ما يلي البوابة المقوسة للبناية الحمراء، التي تنتصب في الجهة المقابلة لمقر ولاية مراكش، على طريق مدينة فاس، من جهة «قاع المشرع»، التي تنفتح على عمق المدينة القديمة من جهة «رياض العروس» و«حارة السورة»، ولذلك قد تختلط على الزائر التسميات، وهو يتجول عبر تفاصيل البناية، فلا يعرف إن كان بصدد «مطعم» أو «قصر» أو «متحف» أو «لوحة فنية». أما حين يستمع هذا الزائر إلى حكاية القصر والبناية، من فم «ادريس السكَني»، المالك الشاب للقصر – المطعم، فسيصير بصدد لحظة تنقل لبعض الجوانب المشوقة والجميلة من التاريخ المعاصر للمغرب، الغني بأسمائه وأحداثه وتحولاته

يقول السكَني، لـ«الشرق الأوسط»: «إن الاسم الذي اتخذه القصر (قصر سليمان) ليس إلا اسماً تجارياً أطلقه والدي على القصر، الذي كان في الأصل سكناً لقائد مشهور خلدته الذاكرة الشعبية وأغاني «العيطة» في المغرب، هو «القايـْد العيادي». ويعرف عن هذا القائد انه اصبح باشا على عهد السلطان مولاي حفيظ، وكان يبسط هيبته على منطقة «صْخور الرحامنة»، الواقعة بإقليم قلعة السراغنة، المجاور لمراكش. وكانت للعيادي العديد من المنازل، أو لنقل القصور، في مراكش، من بينها «دار العيادي»، التي يشكل «قصر سليمان» أحد أجزائها، وكانت مخصصة لسكنه ولاستقبال ضيوفه الكبار، وكان مكوناً من بهو رئيسي وأربعة صالونات». وحتى يزيد حكاية القصر مع التاريخ تشويقاً، انتقل السكَني للحديث عن «الدار الخضراء»، وهي بناية تنفتح أمام الزائر من الجانب الأيمن للصالون «الرمادي»، قائلاً «كان العيادي يستضيف كبار الشخصيات، من المغرب ومن الخارج، وكانت تقترح عليه سلطات البلد استقبال بعض الضيوف الكبار، وفي إحدى المرات طـُلب منه أن يتهيأ لاستقبال ضيف كبير، لعله الرئيس الفرنسي، فانسان أوريول، ولأن إصلاح وتهيؤ مكان خاص بالضيف القادم، وفق النقوش والفن المعماري المغربي، يتطلب وقـْـتاً طويلاً، فكـّـر العيادي في «الاستنجاد» بالأزوليخوس الإسباني، وهو نوع من الزليج الفاخر»

ومات العيادي في منتصف الستينات من القرن الماضي، يقول السكَـني: «أغلقت الدار حتى بداية عقد السبعينات، وهي السنة التي اشتراها فيها والدي، قبل أن يعمد إلى إصلاحها»

والجميل في حديث السكَني عن علاقة «القايد العيادي» بهذه الدار التي شُكـِّلت بمقاييس الفن والمعمار الجميل، أنه خلف السطوة وتفاصيل القوة والشدة التي رافقت حكم «القياد» و«الباشوات» عبر تاريخ المغرب الحديث، قبل وخلال وبعد فترة الاستعمار، ظلت حكاية قصورهم، بديكوراتها وهندستها، تنقل جزءاً جميلاً ودراية بفن العيش الراقي

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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 11:38 am    Sujet du message: Répondre en citant

وفي «قصر سليمان»، تتوسط البهو الواسع نافورة متألقة بمائها وورودها، وتحيط به أربعة صالونات، يتميز كل واحد منها عن الآخر بلون أثوابه وديكوراته، فهناك الصالون «الأحمر» للنوم، والصالون «الأخضر»، في الجهة المقابلة، والصالون «الأزرق» للأكل، والصالون «الرمادي» الخاص بالأبناء. وإلى «دار العيادي»، كان هناك «الرْياض الكبير»، الذي كان مخصصاً للقيلولة، و«دار العبيد»، وكانت مخصصة لاستقبال المعتمرين العائدين من الديار المقدسة، ودار «الحْكام»، المخصصة للبت في قضايا المنازعات والحكم بين الناس. كل الصالونات مزينة بالزليج الذي يتناسق مع سقف مزين بالجص والخشب المنقوش وفق تقاليد الصنعة والمعمار التقليدي المغربي الأندلسي. وتنفتح على البهو عبر نوافذ تساير البهو والصالونات بنفس الألوان والنقوشات. أما الأرضيات فتركت، في الغالب، عارية إلا من ألوان زليجها الذي يمتد كلوحة فنية في الأرض، مع بعض السجادات، التي تظل وفية للإطار العام للديكور والبناية. أما حين يرفع الزائر عينيه إلى الأعلى فسيشاهد أضواء خافتة تزيد ليل القصر جمالا وفتنة وشاعرية. غير أن الجميل في كل هذا أن سقف البهو يفتح ويغلق وفق ظروف الطقس ويوميات القصر

وإلى الأضواء الخافتة المزينة بالشموع، التي تؤثث لكل أركان القصر، هناك الثريات التي ترسل أضواءها خافتة لتأخذ، هي أيضاً، لون الشموع

وسيسحر الزائر إلى هنا، تناسق الأسقف العالية والأعمدة الرخامية والأبواب الرائعة الشكل والنقش. لكن، روعة المكان ومتعة الاكتشاف لا تتوقف عند البهو وما يحيط به من صالونات، إذ يجد نفسه يدخل باباً ينفتح على «الدار الخضراء»، التي ترفع نسبة المتعة في ناظريه وخاطره

ومن جهة الجانب الزخرفي للقصر، ينتظم الزليج (الفسيفساء)، كقطع هندسية ملونة بأشكال لا حصر لها، تزين جدرانه الداخلية وأرضياته، في تناسق مع الجص والخشب المنقوش

وفي البهو، كما في الصالونات، تتراص الموائد التي يتحول بها القصر إلى مطعم، وهي موائد تتوافق من حيث كبرها وعدد الكراسي المحيطة بها، الشيء الذي يعطي للجلسة مدلول الضيافة الكبيرة بعدد ناسها والمدعوين إلى وجباتها وجلساتها. ويدافع السكَني عن فكرة تحويل الدار إلى مطعم، بقوله «إن صيانة قصر بحجم وقيمة هذه البناية يتطلب أموالاً وجهداً، ولذلك جاءت فكرة استثماره مطعماً يقترح فنون الطبخ المغربي، الشيء الذي يحوله إلى وجهة مفضلة للزيارة والاكتشاف والاستمتاع به تحفة أثرية وفنية، أيضاً». ويقترح القصر – المطعم على رواده الليلَ وجبة عشاء شاعرية، تختلط فيها الشموع بموسيقى كَناوة وأضواء الشموع، فيغرق الواحد في لحظة استثنائية، ينتهي معها إلى الجمع بين ما يغذي العين والبطن

ويقول السكَني إن معظم رواد «قصر سليمان» هم من أوروبا وأميركا، وأن «العرب قليلون، وكذلك حال المغاربة»، مشيراً إلى أن «طاقة القصر تصل إلى 780 فرداً. واستضفنا زواراً وزبناء بشكل فردي أو عبر أفواج، جاءت مراكش في جولات سياحية أو للمشاركة في لقاءات ثقافية وعلمية أو مؤتمرات لها صيت وقيمة عالمية، وفي هذا السياق أذكر مسؤولي الأنتروبول، كما أذكر مسؤولي الفيفا، أمثال بلاتر ويوهانسون، ونجوم الكرة العالمية أمثال ميشال بلاتيني، وفرانز بيكنباور، اللذين تلاعبا بسكاكين وملاعق المطعم كما مسحا بأعينهما هندسة وأركان القصر. ويمكن القول إن الأسماء التي مرت من هنا هي أكثر وأكبر من أن تحصى، خصوصاً حين تمتد الحكاية معهم وبهم من «القايد العيادي» إلى والدي، قبل أن تنفتح على حاضر يقترح الأكل ومتعة الزيارة. وهكذا، فإلى كثير من الأمراء والملوك ورؤساء الدول، أمثال الأمير مولاي عبد الله (شقيق الملك الراحل الحسن الثاني)، الذي سكن بدار العيادي مدة أسبوع، خلال الأشهر الأولى من زواجه من الأميرة لمياء الصلح، والملك الحسين بن طلال، وشاه إيران، وجيمي كارتر، ونيكسون، أذكر ايضا من الفنانين النجمة الفرنسية كاترين دونوف

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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 11:39 am    Sujet du message: Répondre en citant

وتتنوع خدمات القصر – المطعم على استراحات الشاي والغداء والعشاء والكوكتيل الترحيبي والمحاضرات المفتوحة في الهواء الطلق والتنشيط (الرجال الزرق، الفرق الفلكلورية، فرق الطرب الأندلسي، كَـناوة، الرقص الشرقي، البيانو..)

ورغم ما يقترحه القصر على زواره من روائع المطبخ المغربي، فإن متعة العين تحتفظ للناظر والزائر بكامل الاعتراف بما لبناية «قصر سليمان» من تميز في الهندسة وإصرار على المحافظة على ألوان وهندسة وشكل مراكش، خلال بدايات القرن الماضي الغارقة في دفئها الحضاري الأصيل، قبل أن يهجم عليها الحاضر بإسمنته المسلح وشققه الباردة الضيقة، المبنية لضرورات الضغط الاقتصادي أو الاجتماعي

الشرق الأوسط

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MessagePosté le: Sam Fév 16, 2008 6:58 am    Sujet du message: Transhumance, patrimoine et tourisme Répondre en citant

Transhumance, patrimoine et tourisme
Séminaire sur le site du Haut-Atlas


Le plateau de l'Oukaïmeden se situe à 2700 m d'altitude dans le Haut-Atlas marocain, à 75 km au sud de Marrakech.

Il s'agit d'un pâturage d'altitude fréquenté par les éleveurs de la région depuis les temps les plus reculés. Des caprins, ovins et bovins y sont conduits chaque année du mois d'août au mois de mars, le reste de l'année étant réservé à la régénération de l'herbe. Il s'agit également d'un site de gravures rupestres qui remontent, selon toute vraisemblance, à l'Age du Bronze. Ces gravures ont été découvertes en 1948 et ont fait l'objet d'études scientifiques. C'est, enfin, une station de ski et un départ de randonnées autour du Toubkal, le plus haut sommet d'Afrique du Nord (4165 m).

Des chalets s'y sont construits, jouxtant les azibs, ces refuges de transhumants construits surtout en pierres sèches. Des unités d'hébergement accueillent les visiteurs locaux et internationaux venus de Marrakech. Ces trois potentialités que sont la transhumance, le patrimoine rupestre et le tourisme font de l'Oukaïmeden un terrain d'étude tout à fait remarquable.

Compte tenu de son potentiel, la préparation de tout projet de développement nécessite un appui de la recherche scientifique, pour préserver l'équilibre fragile des populations qui ont adhéré à leur environnement sans le transformer, de manière à préserver des ressources vitales aussi bien pour elles-mêmes que pour les autres espèces, végétales et animales. Une conception globale du développement de la région ne peut donc faire l'économie d'une réflexion en profondeur intégrant tous les atouts et les enjeux du tourisme dans ses relations avec l'activité pastorale et le patrimoine culturel.

La continuité d'un mode de vie alliant agriculture de terrasses et élevage, tirant profit d'emplois permanents ou temporaires pour le surplus d'une main-d'œuvre familiale prête à l'exode vers les villes, pourrait être payant à terme. La conservation du patrimoine rupestre, sa mise en valeur et son intégration à un tourisme «doux» permettraient également, outre la préservation d'une mémoire millénaire, la transmission d'un héritage culturel aux générations futures.

Pour permettre que prenne forme une réflexion et des propositions concrètes, l'UFR de Tourisme de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech a organisé, les 10 et 11 février, un séminaire à l'Oukaïmeden. Cet événement a réunis de nombreux enseignants du Maroc et de France, des étudiants, des représentants des communes et des autorités de la province d'Al Haouz ainsi que des membres d'associations locales.

Par Mustapha Benhida | LE MATIN
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MessagePosté le: Ven Fév 29, 2008 1:11 pm    Sujet du message: Des projets touristiques de grande envergure Répondre en citant

S.M. le Roi lance et conforte des projets touristiques de grande envergure pour 32 milliards de DH

• Coup d'envoi à Marrakech de l'opération d'aménagement et de développement du site touristique «Chrifia» au coût de 4,6 milliards de DH. Projet réalisé dans le cadre du partenariat entre le groupe «Sama Dubai» et la CGI.

• Le Souverain examine l'état d'avancement d'autres projets majeurs comme «Assoufid», «Samanah Country Club Marrakech», «Palm Golf Resort», «Jnane Marrakech», «New Hivernage», «Douja Golf Resort» et «Zahrat Ennakhil».



Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné, jeudi à Marrakech, le coup d'envoi de l'aménagement et du développement de plusieurs projets touristiques de grande envergure, d'un investissement global de près de 30 milliards de DH, et s'est enquis de la réalisation d'autres projets dans le même secteur.

Ainsi, le Souverain a procédé au lancement de l'opération d'aménagement et de développement du projet touristique "Chrifia" dont le coût s'élève à 4 milliards 600 millions de DH et qui sera réalisé dans le cadre d'un partenariat entre le groupe "Sama Dubai" et la Compagnie générale immobilière (CGI) relevant de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).

Ce projet qui sera réalisé sur une superficie de 268 ha, s'inscrit dans le cadre des grands projets touristiques structurés que connaît la cité ocre.
Ce projet touristique intégré comprendra un parcours golfique, des équipements hôteliers et résidentiels, ainsi que des équipements de proximité et de loisirs. Il est le symbole de la consolidation de la croissance et du développement durable à travers les multiples activités qui seront générées.

Ce projet donnera également une forte impulsion à la valorisation de la région de Marrakech et à son attractivité, s'inscrivant ainsi dans la vision touristique 2010 initiée par S.M. le Roi.
Situé sur la route reliant Marrakech à Tahanaoute sur le territoire de la commune de Tasseltante, ce projet est basé autour de la volonté de promouvoir un tourisme diversifié et intégré, exploitant les possibilités offertes par le site et par les atouts culturels et géographiques de la région.

Ce projet touristique comprend un parcours golfique de 18 trous, 10 unités hôtelières d'une capacité d'accueil de 1.800 lits répartis entre deux unités hôtelières grand luxe, des unités "Superior First" (4 étoiles plus), des maisons d'hôtes, une ferme d'hôtes et un village de vacances touristiques, ainsi qu'une résidence touristique.

Ledit projet comprend également un hôtel "Business First" (4 étoiles), des ensembles résidentiels totalisant 1.780 unités dont 1120 villas et 660 appartements, ainsi que des équipements d'animation, de loisirs et de services dont un centre de wellness, un centre de sport, une clinique, un musée de l'irrigation, des ateliers d'artisanat, une ferme bio, des restaurants et des commerces et services.

Par la même occasion, le Souverain s'est enquis de plusieurs projets touristiques qui témoignent du dynamisme des investissements que connaît la ville et qui visent le renforcement du décollage économique et touristique de la région. Ces projets se veulent le fruit de la stratégie de développement prônée par S.M. le Roi qui veille à sa concrétisation.

Entre 2003 et 2007, 913 projets touristiques, d'un investissement global de près de 112 milliards de DH, ont été validés permettant ainsi la création de 75.888 postes d'emploi et l'augmentation de la capacité litière des établissements hôteliers pour atteindre 95.616 lits. Le secteur touristique représente 71 % du montant global des investissements dans la région et la capacité d'accueil est passée de 5.000 lits en 2003 à 35.000 lits l'an dernier.

Les projets dont S.M. le Roi s'est enquis concernent le complexe touristique et résidentiel "Assoufid", le complexe touristique "Samanah Country Club Marrakech", l'ensemble résidentiel et touristique "Palm Golf Resort", le projet "Jnane Marrakech", le projet "New Hivernage", le projet "Douja Golf Resort" et le projet "Zahrat Ennakhil".

Situé sur le territoire de la commune rurale de Saâda, le complexe touristique et résidentiel "Assoufid" est réalisé sur une superficie de 222 ha, grâce à un investissement global d'un milliard 700 millions de DH. Ce projet dont les travaux s'achèveront en 2012 comprend un parcours golfique (18 trous), une académie de golf, un hôtel d'une capacité d'accueil de 350 lits, 100 villas et ryads.

Quant au complexe touristique "Samanah Country Club Marrakech", il est situé sur le territoire de la commune de Tamesloht et devra être réalisé sur une superficie totale de 282 ha pour un investissement de 3 milliards de DH. Ce projet dont les travaux ont démarré en décembre 2006 pour s'achever en 2010, comprend un terrain de golf (18 trous) sur une superficie de 99 ha, trois hôtels (5 étoiles) d'une capacité d'accueil de 1.086 lits, 108 ryads, un ensemble résidentiel de 485 villas et une place de village avec des restaurants et des commerces.

L'ensemble résidentiel et touristique "Palm Golf Resort", relevant de la circonscription "Ennakhil", s'étale sur une superficie de 190 ha et comprend un parcours golfique de 18 trous, trois hôtels de luxe de 340 chambres et 80 pavillons, 4 médinas (ensembles résidentiels), 128 villas ainsi que des équipements et commerces. Les travaux de réalisation de ce projet ont démarré en juillet 2006 et devront s'achever vers fin 2010.

S'agissant du projet "Jnane Marrakech" situé sur l'angle des routes Fès et Ouarzazate, il est réalisé par le groupe espagnol "Fadesa" sur une superficie de 258 ha pour un investissement global de 4 milliards 500 millions de DH.

Ce projet dont les travaux de réalisation ont débuté en mai 2007, comprend un parcours golfique de 18 trous, une zone touristique sur 97 ha, deux hôtels sur 11 ha, deux résidences touristiques sur 13 ha, 4 villages de vacances, un équipement privé commercial et de loisir, ainsi qu'une zone résidentielle sur 62 ha.

La ville de Marrakech verra également la réalisation, par le groupe Addoha, du projet "New Hivernage" qui sera étalé sur une superficie de 189 ha pour un investissement de 4,7 milliards de DH. Ce projet dont les travaux devront démarrer en août prochain pour prendre fin en 2012, comprend un terrain de golf d'une superficie de 60 ha, deux hôtels d'une capacité totale de 335 lits, une zone résidentielle d'une superficie de 65 ha, une zone commerciale, un centre d'affaire de 6 ha et un lac artificiel sur 10 ha.

L'infrastructure touristique de la cité ocre va se renforcer également par la construction dans la commune rurale de Tasseltanet du projet "Douja Golf Resort". D'un investissement global de 4 milliards de DH, ce projet sera réalisé sur une superficie totale de 252 ha par les groupes "Addoha" et "Douja Promotion". Il devra comprendre un golf de 18 trous, un hôtel, 40 villas, 500 appartements, 564 appartements traditionnels, 102 commerces ainsi que des clubs de sports: tennis, natation et équitation.

Concernant le projet "Zahrat Ennakhil", il a été réalisé sur une superficie de 181 ha dans la zone de Bab Al Atlas (route de Fès) par le groupe "Medz".

D'un investissement global de 2 milliards 800 millions de DH, ce projet comprend 11 unités hôtelières et touristiques, 29 unités résidentielles, 24 villas isolées ainsi qu'un espace vert sur une superficie de 10 ha.
Ce projet contribuera à la création de 2.600 postes d'emplois directs et de 13.000 postes d'emplois indirects.

Par MAP
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MessagePosté le: Ven Mar 07, 2008 5:12 am    Sujet du message: Sauver Marrakech Répondre en citant

Sauver Marrakech

La rumeur, cette maudite seconde nature de l'homme, a enflé depuis quelques semaines. Mais elle n'a cessé de nourrir débats sous cape. Le taux des arrivées à Marrakech des touristes dits à « forfaits », passés par les « Tours opérateurs », aurait accusé une baisse de près de 25% ! Chiffre record, chiffre dramatique et d'autant plus inexplicable que rien, non rien ne laisse expliquer un aussi cruel renversement de tendance. Les opérateurs du tourisme, premiers concernés, en sont encore ébaudis pour ne pas dire abasourdis. Les autres, en revanche, se contentent de prendre note du phénomène sans en mesurer pour autant la gravité.

Faut-il s'en réjouir, comme quelques uns, ou s'en émouvoir comme beaucoup ? Jusqu'ici, en effet, aucune analyse sérieuse et rigoureuse n'est venue apporter les éléments nécessaires qui permettent de dire s'il s'agit là d'une tendance lourde, d'une crise passagère ou d'un épiphénomène ? Une réunion vient de se dérouler à Paris, à laquelle ont pris part, outre le ministre du Tourisme et le directeur de l'ONMT, le président de la FNT, le wali et le maire de Marrakech, le président du CRT, de la FNAV, l'ambassadeur du Maroc à Paris et les représentants des « Tours opérateurs » français.

Il faut souligner que les Français constituent 60% des touristes qui visitent Marrakech, les Marocains 20% et que les 20% restants viennent d'un peu partout dans le monde. Principal marché et moteur d'expansion pour la ville, la France ferait-elle défection ? Comment expliquer que pendant les quatre dernières années, la ville ait connu une hausse de plus de 40% et qu'ensuite, subitement, depuis trois à quatre mois, elle ait accusé une chute aussi brutale ? Comment nous serions-nous passés d'un « trend » haussier, qui forçait l'admiration de tous, à une baisse tendancielle aussi rapide ?

Les raisons en sont multiples. Elles relèvent de la communication d'image, de la promotion, d'un manque de vision. Jugeant que l'information- autrement dit les achats massifs à partir de l'étranger- se font efficacement par Internet, estimant qu'elle se vend toute seule, l'ONMT a réduit, sinon annulé les traditionnelles campagnes de promotion pour la ville. Erreur ! Au niveau de l'accueil, les touristes, français notamment, ont une prédilection pour Marrakech parce qu'ils s'y intègrent aisément. Preuve en est les acquisitions à tours de bras des riads et autres résidences. Mais le touriste français ou autre, qui aime se fondre dans la foule, n'apprécie pas que le chauffeur de taxi qui le conduit de l'aéroport à l'Hivernage lui fasse payer 200 dirhams la course au lieu de 30 dirhams.

Mieux, il est choqué de voir que les taxis préfèrent transporter les touristes et les étrangers et refusent les Marocains. « L'arnaque » des taxis à Marrakech, livrés à leur bon vouloir, sans contrôle, sans foi ni loi, est maintenant devenu un « pot aux roses » dans la ville. Inutile de dire que c'es là un des facteurs de ce désastreux « retour d'image » auquel la ville est confrontée. Il faut sauver Marrakech, au plan de l'encadrement institutionnel comme à celui de l'organisation de son image. L'ONMT devrait aussi privilégier la dynamique de promotion régionale, et non centralisée, confier sa gestion aux opérateurs et professionnels locaux. Sinon, comment faire demain devant dix stations touristiques à l'échelle nationale, qui ont chacune ses spécificités et ses modes de gestion propres ?


Par LE MATIN
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MessagePosté le: Ven Mar 07, 2008 5:15 am    Sujet du message: Démarrage en baisse Répondre en citant

Démarrage en baisse

· -12% des nuitées et -5% des arrivées

C’EST sur une tendance baissière que l’activité touristique a démarré à Marrakech. Selon les chiffres du ministère du Tourisme, les hôtels ont enregistré en janvier 361.922 nuitées contre 410.965 en 2007. Ce qui représente un recul de 12% en termes de nuitées et 5% pour les arrivées. Selon les statistiques du département de tutelle, la baisse des nuitées s’explique particulièrement par les résultats négatifs enregistrés par les touristes non-résidents (-19%).

Baisse aussi du côté du marché européen. En effet, la France, l’Italie, la Belgique et l’Allemagne ont chuté respectivement de 14, 34, 31 et 2%. En dépit de cette tendance, le marché de l’Hexagone continue de représenter l’essentiel des arrivées et nuitées avec 50% des réalisations de Marrakech.

Face à cette situation de baisse des marchés européens, celui des résidents reprend du poil de la bête et passe à 58% des nuitées, toujours selon les chiffres de janvier. Pour sa part, le marché hollandais fait preuve d’un grand dynamisme avec plus de 40% par rapport à janvier 2007.

Selon le ministère du Tourisme, la ville affiche une tendance inférieure à la moyenne nationale (-5% pour le mois de janvier 2008).
La répartition des arrivées par catégories d’établissements classés fait ressortir une prédominance des établissements 4 étoiles avec une part de 31,4%. Suivent les établissements 5 étoiles (30%), les hôtels 3 étoiles (15%) et les VVT (8,4%). Le reste est réparti entre les maisons d’hôtes, les gîtes et les hôtels 1 et 2 étoiles. Ces baisses ont touché également le taux d’occupation des chambres qui affiche un fléchissement de 7 points et se situe à 50% contre 57% en janvier 2007.

L’offre grandissante de la capacité litière à Marrakech explique en partie cette tendance. A noter que plus de 14 nouveaux projets touristiques sont en cours de réalisation dans la ville. A l’horizon 2010, 21.460 lits additionnels seront rajoutés à l’existant (38.000 lits).


Hanane HASSI
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MessagePosté le: Ven Mar 07, 2008 7:10 am    Sujet du message: Le chantier de l’Aguedal s’éternise Répondre en citant

Marrakech: Le chantier de l’Aguedal s’éternise

· La zone touristique est valorisée à peine de 35%

· La majorité des investisseurs n’a pas respecté le cahier des charges


On le reconnaît aujourd’hui. La réalisation de la zone touristique d’Aguedal connaît beaucoup de retard et son timing n’a pas été respecté. Lancée en 2002, la zone n’a pas pu être achevée en 2007 comme prévu. Visiblement, elle ne le sera pas non plus en 2008, vu le rythme des travaux. Aujourd’hui, le taux de valorisation des projets de la zone dépasse à peine les 35%.

Ceux qui ont respecté le timing ont ouvert les portes de leurs unités dans une zone en plein chantier.
Au total et d’après la wilaya qui chapeaute la finalisation de la zone, 22 projets seraient en cours de réalisation: 7 unités hôtelières, 12 projets de maisons d’hôtes, 1 projet de résidences touristiques et 2 projets d’équipements.

Sur le terrain pourtant, pas moins de 10 lots ne sont même pas viabilisés. Au détail: 7 unités hôtelières et 2 maisons d’hôtes.
Contrairement à ce qui était prévu, ce sont les investisseurs dans les équipements de loisirs qui ont été les meilleurs élèves. Premier à avoir démarré son projet, le Pacha, grand complexe (restaurants et night) qui sera suivi d’ailleurs par le complexe de cinéma Mégarama.

Mis à part ces deux complexes et des villas, on compte dans la zone trois unités hôtelières opérationnelles. L’hôtel Riad Mogador Aguedal appartenant au holding Ynna (groupe Chaâbi). Les travaux d’extension devraient être achevés en mars. Dans le pipe aussi, pour fin 2008, un palais des congrès adossé au même hôtel.
Autre projet achevé, l’hôtel suisse du groupe Rassuich dont les aménagements extérieurs sont en cours d’achèvement.

L’unité devra ouvrir ses portes cette année. Idem pour l’hôtel les Idrissides (Framissima). Le Raffles Resort Marrakech de la Somed (un 5* de luxe sur 3,7 ha) ne verra le jour, lui, qu’en 2009.
Dans le résidentiel, trois lots ont été viabilisés. Il s’agit des résidences touristiques Quantara du groupe Alliances, Armandia de Jacques Benissty. Le troisième projet est mené par la Compagnie générale immobilière (CGI).

Enfin, deux maisons d’hôtes sont opérationnelles depuis 2007. La 1re maison d’hôtes à voir vu le jour dans la nouvelle zone touristique est le Palais Soltan, un petit bijou architectural de 50 chambres et suites, du groupe Cassandre. Autre maison d’hôtes achevée, Alfassia.

Et c’est tout! Que s’est-il donc passé pour cette zone annoncée en grande pompe? Serait-elle boudée ou a-t-on vu trop gros?

Les acquéreurs pointent du doigt les tracasseries administratives. «Des promoteurs auraient été dégoûtés par les difficultés liées à l’obtention des autorisations», indique ce promoteur qui requiert l’anonymat.

Impossible non plus de connaître les détails et de joindre ceux qui ont claqué la porte. Auprès des responsables du dossier à la wilaya, c’est un autre son de cloche. «Il y a eu des investisseurs qui se sont adjugés plusieurs projets, mais n’en ont démarré qu’un seul», résume le wali, Mounir Chraïbi.

On cite d’ailleurs l’exemple de la chaîne Kenzi. En misant sur le Pacha (loisirs et animation) qui attire, chaque week-end, 2.000 personnes, le groupe a «oublié» l’hôtel qu’il devait construire sur le site. «Par ailleurs, il y a eu du retard du côté des investisseurs arabes, notamment pour la prise de décision du démarrage des chantiers», indique Chraïbi. C’est le cas de la Somed, qui a pris du retard sur son projet, mais ramené toutefois dans ses bagages une grande enseigne, «Raffles».


Il n’en reste pas moins que des acquéreurs n’ont pas respecté les délais du cahier des charges. Ce qu’on ne dit pas non plus, c’est que ni la wilaya, ni l’aménageur n’arrivent à faire appliquer des sanctions aux retardataires. Ainsi, 4 lots devraient être retirés en raison du retard au niveau de la viabilisation. La justice ne suit pas. «Rien n’a été prévu dans le cahier des charges pour déchoir rapidement les retardataires», regrette le wali.

Résultat des courses, la zone est devenue un chantier perpétuel qui perturbe les projets déjà opérationnels. «Le site manque d’espaces verts et d’infrastructures de base», déplore Saâd Kabbaj, patron du Pacha. Mohamed Bensalek, de la division de l’urbanisme à la wilaya, s’en défend: «Le foncier de la zone de l’Aguedal a été mis à la disposition des investisseurs, en mal de terrains fonciers avec un soutien du fonds Hassan II. Si aujourd’hui les hôteliers sont sceptiques et hésitent à démarrer leurs projets, ce n’est certainement pas la faute à l’aménageur ou aux autorités compétentes».

Cité-jardin

Située derrière les remparts de l’ancienne médina, à une centaine de mètres de la Mamounia, la zone de l’Aguedal est un projet inauguré par SM Mohammed VI en 2001 et piloté par la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Le projet, premier du genre, devait augmenter la capacité d’hébergement de 7.000 lits à l’horizon 2010.

Son coût global est de 2,5 milliards de DH uniquement pour l’aménagement avec des terrains. Ces derniers sont vendus au prix de 600 DH/m2 pour les hôtels dont 20% sont financés par le fonds Hassan II, pour encourager le secteur touristique.
La zone de l’Aguedal s’étend sur une superficie de 96 hectares. Y sont prévus des hôtels de 4 et 5 étoiles, 16 maisons d’hôtes, ainsi que 4 lots pour des résidences sous forme de villas, appartements, commerces et équipements d’animation. Le projet devait générer 7.300 emplois dont 4.000 directs. L’aménagement de l’Aguedal est basé sur un nouveau concept mettant en avant la cité-jardin intégrée, l’aménagement de places, de ruelles, de promenades et de circuits piétons.

Zones touristiques

Faire du tourisme de Marrakech un élément-clé de la croissance économique du Maroc reste toujours l’objectif du gouvernement et des autorités locales. Outre la zone d’Aguedal, Marrakech investit dans quatre autres zones touristiques afin d’enrichir ses capacités d’hébergement: Tamesloht (plus de 4.000 ha), Mogador ( 368 ha), Chrifia ( 268 ha) et Zahrat Annakhil ( 182 ha). Ces projets s’inscrivent dans le cadre des programmes d’aménagement de nouvelles zones touristiques à l’échelle nationale.

Badra BERRISSOULE
et Hanane HASSI
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MessagePosté le: Sam Mar 08, 2008 6:05 am    Sujet du message: Des Resorts et des golfs pour Addoha Répondre en citant

Marrakech: Des Resorts et des golfs pour Addoha

· Il s’agit de Hivernage Golf Resort et Douja Golf Resort

· Un investissement global de 9 milliards de DH

· Des hôtels, riads, golfs, restaurants, boutiques de luxe,… le détail


Après l’immobilier, Addoha entre de plain-pied dans l’industrie du tourisme. Comme nous l’avions déjà annoncé, l’opérateur immobilier monte ainsi deux projets d’envergure dans le tourisme à Marrakech et qui ont été présentés récemment au Souverain (www.leconomiste.com).

«Si le groupe Addoha est devenu leader de l’immobilier en peu de temps, notamment dans le logement économique, son ambition est d’améliorer son intervention pour devenir rapidement leader également dans l’industrie du tourisme», confie Yosr Tazi, directeur commercial international de Douja promotion Groupe Addoha.

Ainsi, son premier projet à Marrakech, baptisé Hivernage Golf Resort est situé sur l’avenue Mohammed VI, route d’Amezmiz sur une superficie de 190 ha. D’un montant d’investissement de 5 milliards de DH, le projet comprend, entre autres, deux hôtels de 375 chambres, des appartements hôtels, un lac artificiel de 10 ha avec canaux à la Venise.

Côté animation, le projet prévoit la construction d’un terrain de golf (18 trous) de 70 ha chacun, d’une zone commerciale incluant des restaurants et boutiques de luxe, un Spa et un centre d’affaires sur la route de l’aéroport.
Et comme pour tout projet naissant à Marrakech, le côté immobilier touristique a la part belle.

Ainsi, le promoteur prévoit des villas, riads, appartements de haut standing sur le même site.
Les travaux qui démarreront le mois d’août prochain devront durer 5 ans et créer près de 5.000 emplois indirects en plus d’un millier de permanents, souligne Yosr Tazi.

Quant au second projet, il s’agit de Douja Golf Resort, fruit d’un investissement du groupe Addoha et Douja. Celui-ci porte sur la construction d’un hôtel de luxe de 250 chambres, des appartements hôtels, un parcours de golf de 18 trous et Spa. Le projet pèse 4 milliards de DH. Il sera aussi doté d’un véritable ensemble résidentiel avec une vue directe sur l’Atlas et le golf.

De plus, des villas, riads et appartements haut standing, un centre d’animation destiné pour toutes les catégories d’âge, des parcs d’attractions, des centres de soins et de sports sont prévus. «Outre sa dimension touristique indéniable, ce projet sera en parfaite adéquation avec l’environnement et les couleurs de la cité ocre tels le rouge et le bleu Majorelle», affirme Tazi.

Etendu sur une superficie de 220 ha, Douja Golf Resort a déjà démarré ses travaux. L’aménageur espère les achever en 2012. Côté architectural, le promoteur a fait appel aux cabinets internationaux d’architecture habitués à travailler sur des projets de grande envergure comme celui-ci.

Hanane HASSI
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