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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Jan 31, 2008 5:20 am Sujet du message: Migration |
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La politique marocaine de bancarisation des transferts des fonds des migrants, une référence internationale (BAD)
Paris, 29/01/08 - Le Maroc, qui se caractérise par un volume de transferts de fonds des migrants parmi les plus élevés du monde, a une politique de bancarisation des transferts ancienne, citée comme une référence internationale, indique une étude conduite par la Banque africaine de développement (BAD).
Sous l'intitulé "Les transferts des fonds des migrants, un enjeu de développement", cette étude, rendue publique lundi lors d'une présentation à Paris, a porté sur quatre pays : le Maroc, le Mali, le Sénégal et les Comores, et a mis l'accent sur l'importance sociale, économique et financière des transferts des migrants pour les pays récipiendaires.
Menée sous la direction scientifique d'un comité de pilotage de la BAD et d'experts du ministère français de l'Economie, des Finances et de l'Emploi et de la direction du Trésor, l'étude a relevé que le Maroc se distingue par un système bancaire étoffé et performant, ainsi que par une politique de bancarisation des transferts ancienne et citée comme référence internationale.
Qualifiant le secteur bancaire marocain du "marché mature et très concurrentiel", l'étude relève que le Maroc se singularise des autres pays en matière des Sociétés de Transfert d'Argent (STA), expliquant que sur une vingtaine de banques, quatre, toutes marocaines, se partagent 85 pc du marché des migrants.
La principale raison de ce succès des banques marocaines réside dans leur stratégie d'implantation ou de représentation directe dans les principaux pays émetteurs, dont ne disposent pas les autres banques africaines, précise la BAD, ajoutant que ces banques offrent aussi des services diversifiés aux migrants qui vont au-delà des coûts des transferts et incluent toute une gamme de prestations complémentaires (assurance, immobilier, placements, ...etc).
Pour optimiser l'effet des transferts sur le développement, l'étude a, par ailleurs, insisté sur la sécurisation et la réduction des frais d'envoi des fonds des migrants.
"Le Maroc est l'un des grands pays en matière de transfert des fonds des migrants qui s'élèvent à 45 milliards de dirhams par an (près de 4 milliards d'euros). Première source de devise, ils contribuent également à hauteur de 4 pc dans la réduction de la précarité ", a déclaré à la MAP le directeur général de la Banque Populaire, M. Hassan El Basri, qui participait à cette présentation.
Selon ce responsable, dont la banque détient près de 55 pc des parts de marché dans ce domaine, ces fonds "sont envoyés par nos compatriotes pour aider au développement social de leurs contrées d'origine en contribuant à l'accès à la scolarité, à l'éducation, aux soins médicaux et aux services de base".
"Dans notre démarche, nous insistons beaucoup sur la bancarisation des Marocains. En France, le taux est très élevé avec un niveau de 96 pc. Mais dans d'autres pays où l'immigration est moins ancienne comme l'Espagne ou l'Italie, le niveau de bancarisation est encore faible", a expliqué M. El Basri.
"Pour sécuriser et réduire les coûts de transactions de nos compatriotes, nous avons établi des conventions avec des partenaires bancaires de ces pays pour aller vers une co-bancarisation, c'est à dire une bancarisation simultanée à la fois dans le pays d'accueil et celui d'origine", a-t-il expliqué.
Dans son étude, la BAD a, en effet, mis l'accent essentiellement sur la sécurisation et la facilitation des transferts afin de renforcer leur effet sur le développement.
L'étude démontre également l'intérêt de plus en plus croissant des pays d'accueil et des organismes financiers internationaux pour ces transferts de fonds, qui constituent une source importante et croissante de revenus et de capital pour de nombreux pays en voie de développement.
"La communauté internationale a pris la mesure des enjeux que représentent les efforts des migrants de la diaspora pour le développement de leurs pays d'origine", a souligne, de son côté, Xavier Musca, directeur général du Trésor français et de la politique économique.
Selon M. Musca, il ne s'agit pas de chercher des substitutions à l'aide au développement à destination de l'Afrique mais d'appuyer le poids économique et financier de ces transferts.
Pour Charles Milhaud, président du Groupe des Caisses d'Epargne, des produits bancaires, et plus largement, des mécanismes financiers peuvent être imaginés pour faciliter les transferts et promouvoir l'épargne et l'investissement.
"C'est là tout le sens des offres des transfrontières que nous avons développées, toujours en partenariat avec des acteurs locaux, en l'occurrence, le crédit Immobilier et Hôtelier au Maroc", a-t-il souligné, indiquant qu'il s'agit d'un produit baptisé Mediterraneo, qui permet au migrant épargnant en France de financer un projet de création d'entreprise ou d'acquisition d'un logement au Maroc.
"Dans ce cadre, nous avons également commencé à expérimenter des transferts à 0 euros de compte à compte entre le Maroc et la France", a ajouté M. Milhaud.
Pour les quatre pays ayant fait l'objet de l'étude de la BAD, les transferts représentent entre 9 et 24 pc du PIB et des montants équivalents, voire très supérieurs pour le Maroc, à l'aide publique au développement dont ils sont bénéficiaires.
L'étude a reposé sur une série d'enquêtes-ménages auprès des bénéficiaires de transferts dans les pays d'origine et des migrants résidant en France. Au total, plus de 2000 ménages ont été interrogés. Ont été également interviewées les structures intervenant dans les transferts de fonds, y compris les organismes en charge du contrôle des flux financiers.
http://www.map.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Ven Mai 23, 2008 9:01 am Sujet du message: Migration |
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Migration
Conférence parlementaire africaine sur la migration
Pour une intégration dans le tissu socio-économique des pays d'accueil
Les travaux de la Conférence parlementaire africaine sur le thème "Afrique et migration: les défis, les problèmes et les solutions" ont débuté, jeudi à Rabat, avec pour objectif d'approfondir la connaissance des législations internationales sur la migration, de présenter les expériences relatives à la protection des droits des migrants et d'échanger les points de vue sur les migrations régionales et internationales.
Initiée avec le soutien de l'Union interparlementaire (UIP) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), cette rencontre connaît la participation des représentants des parlements de plusieurs pays africains et prévoit la présentation d'exposés par une pléiade d'experts de plusieurs organisations internationales oeuvrant dans le domaine de la migration, dont l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'Organisation internationale du travail (OIT), le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme (HCDH) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Intervenant à l'ouverture de cette conférence, qui a eu lieu en présence du Premier ministre, M. Abbas El Fassi, et de plusieurs membres du gouvernement, le président de la Chambre des représentants, M. Mustapha Mansouri, élu président de la conférence, a souligné l'importance de prendre en considération la dimension législative dans le traitement du phénomène migratoire, d'où, a-t-il ajouté, la nécessité de développer la coordination entre les parlements des différents pays et de mettre en place un observatoire et un site web pour le suivi du phénomène.M. Mansouri a en outre souligné l'importance de cette conférence, appelant à élaborer une stratégie africaine pour la gestion de la question de la migration basée notamment sur la responsabilité commune.
De son côté, le président de la Chambre des conseillers, M. Mustapha Oukacha, a fait remarquer que le continent africain est l'une des régions les plus concernées dans le monde par la migration illégale, rappelant que des centaines d'africains risquent leurs vies quotidiennement pour fuir la pauvreté et chercher des opportunités d'emploi.
Pour sa part, le président du Comité exécutif de l'Union Parlementaire Africaine (UPA), M. Pie Ntavyohanyume, a souligné que l'UPA ne ménage aucun effort pour traiter une question aussi cruciale que la migration.
Par MAP
Publié le : 22.05.2008 | 17h58 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Dim Mai 25, 2008 12:07 pm Sujet du message: Forum parlementaire sur les migrations |
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Création d'un forum parlementaire sur les migrations et le développement (conférence)
Rabat, 25/05/08- Les parlementaires africains ont décidé, samedi à Rabat, la création d'un forum parlementaire sur les migrations et le développement qui se réunira tous les deux ans.
Dans leur déclaration finale à l'issue de la conférence parlementaire sur le thème "Afrique et migration: les défis, les problèmes et les solutions", les conférenciers ont appelé à l'adoption de lois interdisant la diffusion d'idéologies racistes, sexistes ou xénophobes dans les médias, à appréhender ces problèmes et à améliorer l'intégration des migrants dans les pays d'accueil.
Ils ont souligné que les mécanismes conjoints et cohérents constituent les seuls moyens d'apporter des solutions aux préoccupations et aux pressions exercées par les migrations et permettent aux pays du nord et du sud d'en tirer profit pour leur développement.
Le document invite les pays développés à encourager les investissements dans les pays réputés être la source de migrations et de la traite des personnes au profit de projets à moyen et à long termes propres à créer de l'emploi pour la population locale qui risque d'envisager de migrer pour des raisons économiques.
Tout en appelant les pays d'accueil des migrants africains à adopter des mesures susceptibles de faciliter les transferts de fonds à travers des programmes mutuels avec les pays d'origine, les conférenciers soutiennent que ces transferts de fonds ne sont pas un substitut à l'aide internationale au développement.
Ils ont également plaidé pour l'encouragement des investissements africains dans les pays d'origine en mettant en place un organe chargé de la diaspora africaine, invitant à ce propos les gouvernements du continent à créer une banque chargée de mobiliser et d'investir les transferts de fonds effectués par les migrants.
Les parlementaires africains ont, d'autre part, exhorté les Etats à respecter leurs obligations quant à l'application des textes internationaux relatifs aux réfugiés et ceux garantissant la protection des droits humains, notamment le principe de non-refoulement.
Selon la déclaration finale, les réfugiés et les migrants doivent être impliqués comme des acteurs engagés dans le développement du pays et dans les stratégies de réduction de la pauvreté en reconnaissant le lien symbiotique entre autosuffisance des réfugiés et développement des communautés locales.
Elle a, de même, encouragé les pays à appuyer les initiatives de la société civile dédiées à la protection des droits des réfugiés et des migrants et à leur permettre de devenir autonomes grâce à des activités génératrices de revenus ou à l'accès à d'autres possibilités pour l'acquisition de moyens d'existence.
Les conférenciers invitent également les Etats concernés par la question des migrations à s'engager à appliquer les accords internationaux relatifs à la protection des droits des migrants, en particulier la convention internationale relative à la protection des travailleurs migrants et les membres de leurs familles.
Les pays d'accueil sont, pour leur part, appelés à respecter les droits internationaux légitimes des migrants relatifs aux pratiques religieuses, ainsi que les droits culturels, linguistiques et civils et à combattre les pratiques discriminatoires en milieu de travail.
Pour les participants à cette conférence africaine de trois jours, les Etats d'Afrique se doivent d'adopter une politique commune de migration en harmonisant les lois et les procédures en la matière conformément au cadre politique régional.
L'accent est également mis sur l'adoption de politiques de restriction des migrations à travers la mise en place d'une politique cohérente et concertée de gestion de la migration dans le cadre de la coopération multilatérale et inter-régionale.
Ils ont rappelé les engagements des pays d'accueil, notamment les pays européens dans le domaine des migrations et du développement, soulignant la nécessité pour ceux-ci d'élaborer des programmes de coopération réalistes dans le domaine de la migration légale et d'adopter des dispositifs visant à faciliter le mouvement des migrants sans recours à des politiques sélectives.
Lors de la séance de clôture de cette rencontre, les représentants des délégations égyptienne et algérienne ont exprimé leurs remerciements au Maroc pour l'accueil chaleureux qui leur a été réservé et pour la qualité de l'organisation de cette conférence parlementaire.
Le représentant de la délégation égyptienne a en ce sens exprimé les sentiments de considération et d'estime à SM le Roi Mohammed VI, saluant les efforts du Souverain en faveur de la promotion de la solidarité africaine et l'intérêt qu'Il porte aux questions et préoccupations du Continent.
De con côté, le représentant de la délégation algérienne a exprimé les sentiments de remerciement et de gratitude à SM le Roi, au gouvernement et au parlement marocains, et à travers eux au peuple marocain, estimant que cette conférence constitue "un grand évènement politique" à même de contribuer au raffermissement des liens d'amitié et de coopération fructueuse entre les pays d'Afrique.
Dans une déclaration à la presse, le président de la chambre des représentants, M. Mustapha Mansouri, qui a présidé les travaux de la séance de clôture de la conférence, a insisté sur l'intérêt des recommandations issues de cette conférence africaine en ce sens qu'elles jettent les bases d'un partenariat socioéconomique entre pays développés et pays africains, favorisent la création d'opportunités d'emploi en Afrique et la protection des migrants à la fois dans les pays d'origine, de transit et en Europe.
Cette conférence avait pour objectifs d'approfondir la connaissance des législations internationales sur la migration, de présenter les expériences relatives à la protection des droits des migrants et d'échanger les points de vue sur les migrations régionales et internationales.
La MAP |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Lun Juin 30, 2008 2:49 pm Sujet du message: Immigration |
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Immigration
La question au cœur du débat public en Europe
Depuis quelques années les institutions de l'Union européenne s'ingénient à trouver des solutions à la fois aux flux migratoires, de plus en plus importants, et au manque de main-d'œuvre qui menace la vie économique et l'avenir démographique du vieux Continent.
A cette équation difficile les pays membres et les institutions communautaires répondent par une kyrielle de mesures qui ne semblent pas recueillir l'unanimité populaire, en témoigne le consensus obtenu, non sans difficulté, autour de la directive européenne d'expulsion des immigrés, que les Européens appellent par euphémisme "directive retour" et que d'autres qualifient de directive de "la honte", estimant qu'elle s'inscrit en porte-à-faux par rapports aux principes communautaires des droits de l'Homme.
"La directive retour" adoptée, la semaine dernière, par le Parlement européen prévoit notamment la possibilité de prolonger jusqu'à 18 mois la durée de détention des sans-papiers dans des centres fermés, un bannissement de cinq ans après l'éloignement et l'expulsion des mineurs, même non accompagnés.
Cette directive controversée s'ajoute à d'autres mesures prises par les Etats membres chacun en ce qui le concerne et de façon non coordonnée, car si l'immigration constitue un "danger" pour certains elle est perçue comme une "aubaine" pour d'autres, dans un marché européen en proie à une pénurie de main d'oeuvre et une compétitivité accrue. L'immigration fait également le bonheur de nombreux chefs d'entreprises peu scrupuleux qui recrutent à tour de bras des étrangers dans des conditions défavorables.
Pour nombreux observateurs, l'Union européenne est prise dans une sorte de spirale et semble se débattre dans des textes qu'elle a, elle-même, adopté sans cohérence, ni harmonie. Car pour eux, comment peut-on parler d'une Europe vieillissante et assurer sa pérennité et entreprendre en même temps des mesures drastiques pour stopper les flux migratoires ?.
Un rapport adopté en avril dernier par le parlement européen souligne à juste titre l'importance de l'immigration pour l'avenir de l'Europe. Il estime qu'elle offre la possibilité de remédier aux incidences négatives de l'évolution démographique, recommandant aux Etats membres de renforcer les politiques d'intégration et de faciliter l'installation de migrants dans l'Union européenne.
Le rapport, qui se base sur des études européennes tirant la sonnette d'alarme sur la situation démographique dans le vieux continent où l'âge moyen devrait atteindre 49 ans d'ici 2050, souligne aussi la nécessité de définir des politiques d'immigration et de les coordonner entre les Etats membres, en garantissant aux immigrés des conditions de vie et de travail égales.
Des statistiques récentes, relèvent en effet que le déficit démographique en Europe pourrait modifier en profondeur la structure de la population et la pyramide des âges. Ainsi, le nombre de jeunes âgés de 0 à 14 ans passerait de 100 millions à 66 millions en 2050, la population en âge de travailler culminerait à 331 millions vers 2010 et diminuerait ensuite régulièrement (environ 268 millions en 2050), tandis que le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans passerait de 4,1% en 2005 à 11,4% en 2050.
Les observateurs pointent aussi du doigt le caractère sécuritaire sous l'angle duquel les décideurs européens perçoivent la question migratoire et appellent à un dialogue franc et ouvert avec les pays voisins de l'UE pour trouver une solution globale et intégrée à toutes les questions liées à l'immigration, notamment l'aide au retour volontaire, un fort soutien économique aux pays émetteurs pour fixer les populations et un partenariat en matière d'immigration économique (contrats de travail, aide au développement, transfert de technologies).
L'Union européenne semble vouloir franchir un pas dans ce sens à travers son projet de "carte bleue" calqué sur le modèle de la "green card" américaine qu'elle présentera en octobre prochain, mais d'autres questions restent en souffrance notamment celle des sans papiers qui multiplient, ici et là, les grèves de la faim, les manifestations et d'autres épreuves de force avec le plus souvent des conséquences dramatiques, tentant de légitimer leur existence sur le territoire européen.
Par Adil Zaâri | MAP
Publié le : 30.06.2008 | 13h15 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Lun Juin 30, 2008 2:58 pm Sujet du message: Suite |
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Madrid veut obliger les immigrés Marocauns au "départ volontaire" (ONG)
Madrid, 30/06/08 - L'association des travailleurs et immigrés marocains en Espagne (ATIME) a affirmé lundi que "la campagne d'intimidation" lancée vendredi par la police espagnole contre les immigrés marocains dans la région de Murcie (est) a pour objectif de "les obliger à opter pour le +départ volontaire+".
La MAP |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Mer Juil 02, 2008 6:10 pm Sujet du message: Immigration |
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Immigration : L’Espagne lance le plan « retour volontaire »
Levée de boucliers chez les immigrés en Espagne. Trois mois après les élections législatives marquées par les polémiques autour de la thématique de l’immigration, le gouvernement Zapatero, lance le « plan de retour volontaire ». Environ 20.000 étrangers sont concernés dont la majorité sont des Marocains.
POUR faire face au ralentissement économique qui touche principalement les métiers du bâtiment et des services, premiers employeurs de la main-d’œuvre immigrée, le gouvernement socialiste espagnol vient d’adopter un projet de « plan de retour volontaire ». Ciblant les 100.000 immigrés en situation régulière mais sans travail depuis plus d’une année, ce plan propose une incitation financière, qui équivaut au montant de l’assurance chômage. Cette dernière sera versée aux intéressés en deux temps. 40% de cette allocation sera versée au moment du départ et le reste, après l’arrivée dans les pays d’accueil.
Les « bénéficiaires » recevront l’équivalent de 11.000 euros et la promesse d’un soutien pour l’obtention d’un micro-crédit pour monter des petites entreprises dans leur pays d’origine. En contrepartie, les éventuels « bénéficiaires » devraient renoncer à leurs permis de résidence et de travail et s’engager à ne pas revenir en Espagne pendant une durée minimale de trois ans.
Le gouvernement espagnol promet également aux immigrés intéressés par cette offre, un traitement privilégié dans le cadre des programmes de recrutement de la main-d’œuvre saisonnière, initiés par l’Espagne dans divers pays dont le Maroc.
À signaler que le gouvernement espagnol envisage également de changer la loi sur l’immigration pour limiter le droit au regroupement familial des immigrés aux seuls parents et enfants mineurs de moins de 18 ans.
Chez la communauté marocaine Appréhension et inquiétude
Côté marocain, la réaction officielle a été exprimée par le ministre chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger, Mohammed Ameur qui a évoqué les accords bilatéraux et multilatéraux liant le Maroc aux pays européens en matière d’immigration. « Accords qui forment des mécanismes de protection des membres de la communauté marocaine », a dit M. Ameur en indiquant que les autorités marocaines suivent avec intérêt le nouveau projet de loi européen relatif au retour volontaire des immigrés en relevant que certains pays européens s’orientent vers un durcissement de leur politique à l’encontre des immigrés et notamment en matière de regroupement familial.
Sur le terrain, les différentes communautés des immigrés en Espagne suivent avec inquiétude ce changement dans la politique du gouvernement socialiste dans le domaine de l’immigration. On notera à ce propos l’appel lancé par l’Association des travailleurs marocains en Espagne (ATIME), exhortant la communauté marocaine à se mobiliser et à faire preuve de vigilance. L’ATIME exprime son rejet de l’ensemble des procédures et éventuels avantages apportés par ce plan. Dans un communiqué, l’association appelle les Marocains vivant en Espagne à ne pas renoncer, ni sous la pression et encore moins face à l’appât d’éventuels avantages matériels, à leurs droits qui sont garantis par la loi. Notamment, le droit au libre retour à leur pays.
Par ailleurs, l’ONG, partenaire des autorités espagnoles dans le domaine des droits des émigrés, appelle le gouvernement espagnol à engager un processus de concertation avec tous les acteurs concernés, les émigrés en premier, avant de mettre à exécution un tel plan. L’association lance également un appel au soutien des syndicats et ONG espagnols pour défendre les intérêts des immigrés concernés par ce plan.
Signalons que le nombre d`immigrés vivant en Espagne a explosé ces dix dernières années, passant de 500.000 en 1996 à environ 4,5 millions de personnes dont plus de 600.000 Marocains.
Cacophonie Qui a dit quoi ?
Le 27 mai, au lendemain de la VIe Conférence ministérielle sur l’immigration dans la Méditerranée occidentale tenue à Evora au Portugal, l’agence espagnole d’informations diffuse la dépêche suivante : « le ministre de l’Emploi et de l’Immigration, Celestino Corbacho, a indiqué, aujourd’hui, que son homologue marocain, Jamal Rhmani, a « très bien » accueilli le programme du gouvernement d’incitation au retour des émigrés à leur pays d’origine ».
Le 1er juin, un démenti est diffusé par le département de Jamal Rhmani. On peut y lire : « le ministre de l’Emploi n’a pas officiellement abordé avec son homologue espagnol le projet dit du retour porté par le gouvernement Zapatero et qui ambitionne d’obtenir le retour définitif dans leur pays d’origine de 200.000 travailleurs marocains en Espagne ».
Le 10 juin, la confusion atteint son summum. En marge de l’assemblée générale de l’Organisation mondiale du travail tenue à Genève, l’agence de presse espagnole EFE rapporte que le ministre espagnol, Celestino Corbacho a reçu lors d’une conversation sur le même sujet et pour une deuxième fois, le même accueil favorable de la part du ministre marocain Jamal Rhmani. A ce propos, l’initiateur du « plan départ volontaire des immigrés » saisira l’occasion, pour déclarer à la presse : « nous avons déjà parlé de cela à Evora, fin mai, et cette fois a été la deuxième conversation sur le sujet ».
Le Reporter
Hassan Laghcha
Mis en ligne le 1er juillet 2008 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Jeu Juil 03, 2008 6:07 pm Sujet du message: les migrants |
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Jeunes
Les migrants doivent constituer une source de richesse
Les migrants doivent constituer "une source de richesse et non de rejet", a souligné mercredi à Salé Mme Nouzha Skalli, ministre du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité, insistant sur l'importance de la diversité culturelle.
La ministre, qui intervenait lors d'un séminaire sur le thème "L'accueil et l'intégration des migrants, une nécessité sociale et une stratégie politique", a mis en relief la diversité linguistique, ethnique ou encore religieuse qui caractérise le Maroc, évoquant les grands progrès réalisés par le Maroc ces dernières années, sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI.
Devant un auditoire essentiellement constitué de jeunes marocains et étrangers, la ministre s'est attardée sur la question des droits de la femme et de sa participation politique, rappelant les principaux acquis capitalisés ces dernières années surtout au plan de la représentation des femmes au parlement comme au gouvernement.
De son côté, le chef de la mission de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Maroc, M. Stéphane Rostiaux a indiqué que l'intégration des migrants est "un facteur de compréhension et une tâche qui incombe aussi bien à l'exécutif qu'à la société civile".
L'intégration des migrants est également un moyen de se prémunir contre le racisme et la xénophobie, a-t-il estimé.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du projet "Quartiers du monde", destiné à favoriser l'échange interculturel entre jeunes venus de différents pays et à renforcer leur participation politique.
Initié par l'ONG internationale Enda-Tiers Monde, avec le soutien de l'OIM, ce projet est aujourd'hui à sa quatrième année et a permis, cette année, à de jeunes sénégalais, maliens et espagnols d'effectuer un séjour au Maroc du 29 juin et 4 juillet pour entrer contact avec leurs congénères marocains.
Le programme de cette visite se veut riche et varié en offrant aux jeunes un espace de réflexion, de débat et d'échange d'expériences.
Par MAP
Publié le : 03.07.2008 | 14h00
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Lun Juil 14, 2008 7:29 pm Sujet du message: Ddrames de l'immigration |
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Espagne
La surveillance impuissante à prévenir les drames de l'immigration
La multiplication des drames de l'immigration clandestine ces derniers jours, avec plusieurs dizaines d'Africains morts lors de traversées vers l'Espagne, démontre les limites du système de surveillance maritime, dénoncent des associations espagnoles de défense des "sans-papiers".
«Si la situation est mauvaise en Europe, en Afrique elle est très mauvaise». (Photo : www.corsematin.com)
"Il est certain que l'imperméabilisation des frontières ne diminue pas le nombre de morts de l'immigration clandestine, tout au contraire", critique Francisco Majuelos, responsable de l'association de défense de droits de l'Homme en Andalousie APDH-A.
La semaine écoulée, une trentaine d'immigrants africains, dont neuf enfants en bas âge voyageant avec leur mère, sont morts en Méditerranée à cause du mauvais temps alors qu'ils tentaient de gagner la Costa del Sol depuis le Maroc.
"Rendre responsable le mauvais temps n'est que signaler la cause immédiate" critique APDH-A qui estime que depuis le début de l'année plus de 230 immigrés ont ainsi perdu la vie en tentant de gagner les côtes espagnoles.
Un nouveau drame s'est joué vendredi, sur l'archipel des Canaries (Atlantique), avec la découverte dans une embarcation de quatre cadavres de migrants africains et de 55 survivants très affaiblis, dont deux mourront peu après.
Cette fois, le mauvais temps n'est pas en cause mais plutôt la dérive de l'embarcation partie de Mauritanie et l'absence de vivres à bord, rapporte la préfecture. Une dizaine d'autres seraient morts durant le voyage et les corps passés par dessus bord.
Là encore les systèmes pourtant sophistiqués de contrôle, avec radars, caméras thermiques et patrouilles en mer n'ont pas permis de détecter l'embarcation avant qu'elle n'arrive aux Canaries.
"Un système de surveillance efficace à 100% n'existe pas", estime José Antonio Batista Medina, de la préfecture de l'archipel, soulignant qu'après un pic en 2006, avec 31.678 arrivées de clandestins aux Canaries, leur nombre a très fortement diminué en 2007 et 2008.
La baisse (d'environ 60%) est attribuée à l'effet dissuasif du dispositif de surveillance des côtes ouest-africaines de l'agence européenne Frontex et du système espagnol de détection "Sive", ainsi qu'aux accords de rapatriement signés par Madrid avec plusieurs pays ouest-africains.
Mais pour APDH-A, la surveillance accrue explique en partie la multiplication des tragédies. "Un système de surveillance plus efficace produit des morts: en mettant des barrières à l'arrivée des migrants, on les oblige à prendre plus de risques durant les traversées", estime M. Majuelos.
Ainsi le détroit de Gibraltar est aujourd'hui très étroitement surveillé côté espagnol et les migrants tendent maintenant à passer bien plus à l'est en tentant des traversées beaucoup plus longues et risquées.
"Ce système Sive qui coûte des millions d'euros ne va pas empêcher les immigrants de continuer à risquer leur vie en mer", souligne José Miguel Morales, responsable de l'association d'aide aux migrants, Andalucia Acoge.
"Le problème est complexe et les réponses multiples mais un élément essentiel est l'aide au développement" dans les pays d'émigration, estime M. Majuelos.
Le gouvernement socialiste espagnol se dit conscient qu'une politique d'endiguement ne peut seule suffire et multiplie depuis quelques semaines les appels aux pays occidentaux à intensifier l'aide pour l'Afrique.
"Nous sommes dans une situation alarmante. Ou nous aidons l'Afrique à lutter contre l'extrême pauvreté, ou notre Etat de solidarité, notre Etat social sera en danger", a averti récemment José Luis Rodriguez Zapatero, tout en annonçant une hausse de l'aide espagnole au développement à 0,7% du PIB en 2012 (contre 0,32% en 2006, selon l'OCDE).
Par Olivier Thibault | AFP
Publié le : 14.07.2008 | 06h29 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1031
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Posté le: Jeu Juil 17, 2008 3:20 pm Sujet du message: Gestion de l'Opération transit 2008 |
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Gestion de l'Opération transit 2008
Le Maroc et l'Espagne se félicitent du professionnalisme acquis
Le Maroc et l'Espagne se sont félicités, mercredi à Rabat, du "professionnalisme acquis par les différents intervenants" dans le cadre de l'opération transit 2008.
«Fédérer les efforts afin de garantir les meilleures conditions de transit pour les MRE».
A l'issue d'un entretien entre les ministres de l'Intérieur des deux pays, Chakib Benmoussa et Alfredo Perez Rubalcaba, les deux parties "se sont félicitées du professionnalisme acquis par les différents intervenants, aussi bien du côté marocain que du côté espagnol" dans le cadre de cette opération, indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.
Lors de cette rencontre qui s'inscrit dans le cadre du "raffermissement continu des excellentes relations de coopération et d'amitié entre le Maroc et l'Espagne", les deux parties ont convenu de continuer à "fédérer les efforts afin de garantir les meilleures conditions de transit pour les Marocains résidant à l'étranger, tant sur le plan des facilités des procédures que sur celui des garanties sécuritaires".
Les entretiens entre les deux ministres qui se sont déroulés dans un climat de "sincérité et de franchise", ont été l'occasion de passer en revue "l'excellent état actuel" ainsi que les perspectives du développement de la coopération entre les deux ministères dans les domaines relevant de leurs compétences respectives, lit-on dans ce communiqué.
Ainsi, les deux ministres ont évoqué sur le plan bilatéral les questions liées à la sécurité, à la gestion migratoire et à la coopération en matière de protection civile.
Sur le plan multilatéral, les deux ministres ont convenu de coordonner leurs actions afin de faire du bassin méditerranéen un "havre de paix, de sécurité et de développement".
Les entretiens se sont déroulés en présence du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Saâd Hassar et des responsables des différents services de la gendarmerie, de la Police et de la Protection civile des deux pays, conclut le communiqué.
Par MAP
Publié le : 17.07.2008 | 13h22 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Jeu Juil 17, 2008 3:23 pm Sujet du message: Immigration |
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Immigration
Le Maroc demande à l'Espagne de traiter ses clandestins avec humanité
Le Maroc a demandé mercredi à l'Espagne de traiter avec humanité ses immigrés clandestins à la suite des incidents survenus fin juin en Murcie dans le sud-est de l'Espagne.
"Il faut prendre la problématique de l'immigration dans son ensemble et pour la régler il faut une approche globale qui prenne en compte la dimension de co-développement et le respect des droits de la personne", a déclaré lors d'une conférence de presse commune le ministre marocain de l'Intérieur Chakib Benmoussa.
Son homologue espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba, a reconnu pour sa part que "la coopération entre les deux pays était bonne mais qu'il y avait parfois certains problèmes".
Selon l'Association des travailleurs et immigrés marocains en Espagne (Atime) des dizaines d'immigrés marocains sans papier ont été arrêtés le 27 juin dans la région de Murcie lors d'une vaste opération de la police espagnole.
Cette ONG a affirmé qu'ils avaient été rassemblés pendant plus de six heures sans eau ni nourriture dans des parcs et des places publiques de la localité de Torre Pacheco pour vérification de leurs documents de résidence.
Des dizaines de milliers d'immigrés africains, notamment des Marocains et des subsahariens, sont employés dans les exploitations agricoles en Murcie.
Le nombre de Marocains résidant en Espagne a atteint 644.688 personnes au 1er janvier 2008, soit la plus importante communauté d'étrangers originaires d'un pays hors Union européenne (UE), selon l'Institut national espagnol de la statistique.
Par ailleurs, les deux pays ont décidé de renforcer leur coopération contre le terrorisme et le trafic de drogue.
"Nous travaillons quotidiennement la main dans la main pour déjouer les attentats", a souligné le ministre espagnol.
"Les réseaux terroristes s'internationalisent et notre but est d'assurer la sécurité des citoyens et la stabilité de nos deux pays", a assuré de son côté M. Benmoussa.
Quant au trafic de drogue, les deux pays ont décidé d'établir des postes de police spécialisés dans ce domaine à Algesiras (sud de l'Espagne) et Tanger (nord du Maroc) pour échanger des informations et combattre ce type de criminalité.
Interrogé sur l'éventuelle extradition d'El Nene, l'un des plus gros bonnets de la drogue au Maroc et en Espagne qui s'était échappé en décembre d'une prison marocaine avant d'être arrêté fin avril à Ceuta (enclave espagnole dans le nord marocain) sur ordre d'Interpol, le ministre espagnol a répondu : "Il y a une excellente coopération policière et judiciaire entre nos deux pays et si c'est un criminel il sera extradé".
Par AFP
Publié le : 17.07.2008 | 12h19 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mar Juil 29, 2008 8:38 am Sujet du message: Immigration |
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Immigration, prisons
La France épinglée par l'Onu
Le Comité des droits de l'homme de l'Onu a critiqué la France pour une série de pratiques de privation de liberté et de traitement des étrangers, dénonçant notamment la "rétention de sûreté" et la surpopulation carcérale dans des "observations" obtenues lundi par l'AFP.
La ministre de la Justice, Rachida Dati visite la prison Saint-Paul à Lyon. (Photo : AFP)
Dans ce texte daté du 22 juillet et adressé à l'Etat français à propos de l'application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le comité onusien basé à Genève considère que la France "devrait réexaminer" la loi du 21 février 2008 sur la "rétention de sûreté".
Cette loi prévoit la possibilité d'enfermer à vie des criminels jugés encore dangereux à leur sortie de prison.
Le Comité est également "préoccupé par la surpopulation et les conditions par ailleurs mauvaises qui règnent dans les prisons", jugeant un plan visant à augmenter la capacité d'accueil des prisons pour atteindre 63.500 places d'ici 2012 "nettement insuffisant".
Le nombre de détenus en France a atteint en juillet le pic de 64.250 personnes pour 50.806 places dans quelque 200 prisons, soit un taux de surpopulation supérieur à 126%.
Le Comité des droits de l'homme de l'Onu dénonce aussi des "comportements non déontologiques de certains agents pénitentiaires, notamment le recours inapproprié à l'isolement cellulaire et les violences à l'intérieur de la prison".
Il note que la France "devrait limiter la durée de rétention avant jugement et renforcer le rôle des +juges des libertés et de la détention+".
Sur la manière dont les étrangers sont traités par l'Etat français, l'organisme "note avec préoccupation" que "de très nombreux" immigrés sans papiers et demandeurs d'asile "sont retenus dans des locaux inappropriés - zones d'attente dans les aéroports et centres et locaux de rétention administrative", dénonçant plus particulièrement la situation dans les territoires d'Outre-Mer et celle des mineurs non accompagnés.
Il regrette également que l'Etat français n'ait "pas ouvert d'enquête" sur des allégations de mauvais traitements d'étrangers et de demandeurs d'asile dans des prisons et des centres de rétention, "ni sanctionné comme il convient leurs auteurs".
Le Comité des droits de l'homme s'inquiète aussi du fait que des étrangers aient été renvoyés par la France "dans des pays où leur intégrité était en danger", relevant par ailleurs que les étrangers ne sont "pas correctement informés de leurs droits".
Il condamne la procédure dite "prioritaire", permettant que l'expulsion physique d'un étranger ait lieu "sans attendre la décision d'un tribunal si la personne est renvoyée vers un 'pays d'origine sûr'" et épingle la France pour la durée des procédures de regroupement familial pour les réfugiés statutaires.
Le Comité regrette que le rapport de la France ait été soumis "avec un retard de six ans" et fixe le cinquième rapport périodique que devra fournir ce pays à juillet 2012.
Par AFP
Publié le : 29.07.2008 | 09h34 |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Juil 29, 2008 3:21 pm Sujet du message: MRE: Tout un secteur économique |
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MRE: Tout un secteur économique
· Première source en devises avec 55,13 milliards de DH transférés
· Avec 42% d’envois, la France est le plus gros émetteur
· La saison 2008 décalée pour cause de Ramadan
Les «Marocains du Monde» ou «Marocains sans frontières», selon la terminologie des banquiers, sont moins visibles cet été sur les routes. Il semble que la plupart aient reporté leur séjour au mois de Ramadan en septembre. Du coup, les commerces animés traditionnellement par cette clientèle souffrent cet été, la plupart n’ayant sans doute pas anticipé cette éventualité. Hôtels, boîtes de nuit, restaurants dans les villes touristiques devront revoir leur logiciel pour trouver une clientèle de substitution. L’importance des MRE est capitale pour un certain nombre d’activités, notamment l’hôtellerie à Marrakech qui avait réussi à désaisonnaliser partiellement son activité grâce à l’arrivée des Marocains du Monde (MDM).
Estimée à 3 millions de personnes, les MDM constituent une incontestable force économique. D’après les chiffres de l’Office des changes, les envois de fonds des MRE se sont élevés à 55,13 milliards de dirhams en 2007, soit l’équivalent de 5 milliards d’euros dont 2 provenant de France, la plus grosse concentration de l’émigration marocaine.
Par rapport à l’exercice précédent, ces transferts enregistrent une hausse de 15,2%. Ces transferts représentent la première source en devises du pays, en concurrence avec le tourisme qui a fini l’année dernière avec un niveau historique de 52,42 milliards de dirhams de recettes nettes. L’excédent de la balance des paiements pour la septième année consécutive doit une fière chandelle aux MRE. Ces transferts apparaissent aussi un levier de développement social par sa contribution à la réduction de la pauvreté. 75% des fonds envoyés par les MRE relèvent de l’aide familiale. L’obligation sociale et familiale gouverne donc massivement leur comportement quels que soient la situation et les pays de résidence.
Avec 42,2%, la France est le plus gros émetteur des transferts financiers effectués par les Marocains résidant à l’étranger loin devant l’Espagne et l’Italie avec respectivement 15,3 et 12,2%. Avec une petite évolution structurelle, la baisse du nombre d’envois compensée par la hausse du transfert unitaire moyen. Une évolution qui tient à la montée dans l’échelle sociale. Ce qui entraîne une amélioration du revenu et donc, de la propension à épargner.
L’Italie et l’Espagne sont les deux principaux nouveaux pays d’émigration. Dans leur comportement, les Marocains résidant en Italie et en Espagne dupliquent le même réflexe que les premières générations des émigrés des années 60 en Europe concernant l’envoi des fonds au Maroc.
L’épargne des MRE, comme on les appelle familièrement, représentent 25% des dépôts du système bancaire (à peu près 90 milliards de dirhams) alors que les transferts annuels contribuent pour 1/4 dans les recettes de la balance des paiements.
Avec le tourisme, l’argent des Marocains de l’étranger est l’une des principales sources d’alimentation du pouvoir d’achat à l’extérieur (réserves de change) de l’économie. C’est confirmé aussi, l’essentiel des investissements privés est financé par l’épargne des MRE que gèrent les banques. Rien d’étonnant donc à voir s’exacerber la concurrence entre les établissements bancaires pour capter cette clientèle. Et désormais, les compétiteurs dépassent le cercle maroco-marocain, les banques des pays d’accueil multipliant des offres «alléchantes» à destination des migrants.
De l’Espagne à la France en passant par la Belgique et la Hollande, les hostilités sont ouvertes. Leader historique, le groupe Banques Populaires, qui capte le 1/3 des flux monétaires des MRE vers le Maroc avec 700.000 clients en portefeuille, a préparé la riposte en revoyant son organisation. La ligne de défense sera assurée par la toute nouvelle «business unit» dédiée aux «Marocains du Monde ». De par son leadership sur ce marché, c’est d’abord lui qui est visé par la concurrence. Une concurrence qui ne vient pas seulement de challengers marocains mais aussi de grands établissements bancaires européens.
Une étude sur l’intégration économique des migrants en France (Rapport Milhaud) a fait beaucoup de bruit de ce côté de la Méditerranée. Les banquiers marocains ont particulièrement décortiqué une de ses conclusions, selon laquelle le poids important des transferts de fonds est un obstacle à l’intégration des migrants dans le pays d’accueil.
Les auteurs insistant par ailleurs sur la nécessité pour les banques de tout mettre en œuvre pour intégrer les populations immigrées dans les circuits financiers. C’est ce que font déjà les banques françaises, et surtout espagnoles, qui ont déployé une grosse artillerie pour capter l’épargne des migrants.
Les banquiers marocains se disent prêts à l’affrontement. Le rapport Milhaud est présenté comme une nouvelle menace mais qu’il va falloir transformer en opportunité, si l’on en croit le management du groupe Banques Populaires.
Tourisme: La stratégie reste à réinventer
Pour le tourisme, les MRE est un formidable réservoir d’activité. Sur les 7,4 millions de touristes internationaux qui ont visité le Maroc l’an dernier, 45% sont des Marocains installés à l’étranger. Cette clientèle est un poids lourd dans la «Vision 2010». La querelle sur la qualification en touristes relève désormais de l’histoire, même si l’hôtellerie ne ressent pas toujours l’impact des MRE, la plupart préférant uniquement acheter des vols secs sans prestations au sol.
Au contraire de la Turquie, le Maroc n’a pas encore défini une stratégie de structuration et d’intégration de sa diaspora dans les circuits de distribution de l’industrie des voyages. Pour cela, il va falloir que des opérateurs marocains tentent une implantation dans les pays d’accueil comme l’ont réussi les voyagistes turcs en Allemagne et aux Pays-Bas.
Mais pour jouer dans la globalisation avec un minimum de crédibilité, cela passe par une taille critique que n’ont pas ailleurs nos PME dans le réceptif touristique.
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Mar Juil 29, 2008 3:24 pm Sujet du message: Les pays arabes, nouveaux foyers d’émigration |
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Les pays arabes, nouveaux foyers d’émigration
· Plus de 282.772 Marocains s’y sont installés
· L’UE durcit sa politique d’immigration
En deux décennies, le nombre des MRE a presque doublé passant de 1.634.520 en 1992 à plus de 3.300.000 aujourd’hui, soit près de 10% de la population marocaine. Cette statistique est basée sur les immatriculations dans le réseau diplomatique. Ce chiffre n’inclut pas ceux qui sont dans une situation irrégulière qui se comptent par milliers.
Pour des raisons historiques et de proximité géographique, l’Europe est la première destination de la diaspora marocaine. Ils sont près de 2.739.051 a s’y être installés, soit 84,71% des Marocains vivant à l’étranger.
Les pays arabes constituent le deuxième pôle d’attraction avec 9,15%, soit près de 282.772, suivis de l’Amérique, 178.914; l’Afrique, compte 5.366 immigrés, l’Asie et l’Océanie; 5.167.
Historiquement la France, la Belgique, l’Allemagne, et les Pays-Bas constituent les pays traditionnels où l’émigration marocaine s’est installée en premier.
L’Hexagone arrive en tête avec plus de 1,1 million d’émigrés. Jusqu’à fin des années soixante, l’émigration concernait surtout les travailleurs. Mais à partir des années soixante-dix, la France a été accrochée par la récession économique, aussi la politique d’immigration allait-elle changer. Le pays ne cherchait plus de travailleurs en masse mais permet le regroupement familial. Aujourd’hui, le pays a opté pour l’immigration choisie. Il en fait même la propagande auprès des autres pays de l’UE.
La Belgique se classe deuxième avec plus de 354.161, suivie de près par les Pays-Bas, 324.511. Dans le premier pays, les Marocains constituent la première communauté étrangère. L’Allemagne plus loin géographiquement et culturellement accueille seulement près de 108.355 Marocains.
En France et en Hollande on en est à la quatrième génération, et la majorité des Marocains a la double nationalité.
A partir des années 1990, de nouveaux pays européens allaient émerger parmi les destinations prisées. Il s’agit de l’Italie et de l’Espagne qui comptent respectivement plus de 400.000 et 550.00 MRE, selon les estimations. Le dernier pays connaît actuellement une crise économique, ce qui a conduit le gouvernement à élaborer un plan de retour volontaire des immigrés .
Pour les pays arabes, hormis l’Algérie où l’immigration des Marocains ne date pas d’aujourd’hui, ils n’ont commencé a accueillir les Marocains (en nombre considérable) que vers la fin des années 80, suite à des conventions. Aujourd’hui, de plus en plus de Marocains sont tentés et sollicités en raison du boom économique de certains de ces Etats (Emirats arabes unis, Bahreïn, Qatar…). Ainsi les Emirats arabes unis totalisent plus de 13.040 Marocains, se plaçant ainsi en tête des pays d’accueil. La Libye,78.852, l’Algérie, 62.822, l’Arabie saoudite 27.567. Au total, ils sont plus de 282.772.
Le durcissement des politiques d’immigration au sein de l’UE a contribué à l’accroissement de l’immigration clandestine, mais il a aussi fait émerger de nouvelles destinations.
Après les attentats de 2001, les Etats Unis resserrent davantage leur politique d’immigration. Ils deviennent plus exigeants et plus sélectifs. Même au niveau de la fameuse loterie annuelle, même après avoir gagné, le départ n’est pas acquis . Mais il faut dire que l’immigration sélective n’est pas propre aux Américains, les Européens s’y sont mis aussi.
Le Canada quant à lui, il a toujours choisi cette voie. Plus de 100.000 Marocains s’y sont installés.
Pour les pays d’Amérique latine, la tentation est encore au point mort, et ce, à cause de la situation économique de ces pays, qui est très souvent plus difficile que celle du Maroc, ceux qui tentent l’aventure, ils ne sont que 1408, et qui font plutôt dans le commerce. Il en de même pour l’Afrique qui ne compte que 4.586 Marocains.
Le Sénégal, pour les liens plutôt étroits aussi bien économiquement, historiquement que politiquement, se place en tête avec près de 2.000 personnes. L’Afrique du Sud, pour des raisons économiques, vient en deuxième position avec plus de 700 émigrés.
En Asie et en Océanie, on trouve également des MRE, mais en petits nombres dispersés. L’Ukraine, certainement grâce à l’affux des étudiants, compte en 2004 près d’un millier de ressortissants Marocains. Ils sont plus de 400 à vivre au pays du soleil levant. Israël se classe troisième avec près de 180 compatriotes selon les chiffres du HCP.
Mais en réalité ils sont plus de 400.000 dont la majorité a la double nationalité. A rappeler que l’émigration vers ce pays remonte à la fin des années 50.
L’Australie, pays lointain, avec des procédures et des conditions d’immigration très compliquées, ne compte que 52 Marocains.
Jalal BAAZI
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Dernière édition par Si Moh le Mar Juil 29, 2008 3:34 pm; édité 1 fois |
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Mar Juil 29, 2008 3:26 pm Sujet du message: Histoire d’un MRE plombé par le foncier |
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Investissement
Histoire d’un MRE plombé par le foncier
· Des millions de dirhams partis en fumée
· Derrière de beaux discours, se cache une réalité complexe
Après un été chaud, festif et chaleureux, un autre Maroc dévoile sa face pour Abdeslam Zouitine et ses deux frères. En 1994, il décide de revenir s’installer au Maroc, monter une affaire à Casablanca et quitter définitivement la ville de Toulouse. Après une brillante carrière dans l’automobile, où ce natif de Fès (1956) a tout gagné ou presque, il passe sa vie à recueillir les diplômes, certificats, agréments et brevets. «Il est très difficile pour les émigrés de réussir dans l’automobile.
Pour moi, la persévérance a fini par payer», explique-t-il. En 1976, après un passage chez Ford, Caterpillar et General Motors, il rejoint Alpha Romeo où il occupe le poste de metteur au point et formateur. Quelques années après, il intègre l’équipe Ferrari, en tant que carburologue, motoriste (réfection boîte à vitesse) et essayeur unique des voitures après réparation. Il était aussi assistant technique pour les voitures de course (Formula 1).
En 1983, il quitte la maison italienne pour créer Star Auto, une PME familiale spécialisée dans l’achat et la vente des voitures, et les services liés à l’automobile. Accompagné de ses deux frères, Abdeslam Zouitine dirige Star Auto avec brio. En 1988, l’entreprise est élue meilleur agent Renault et décroche la médaille d’or. Elle se classe, aussi, 2e en France en financement automobile.
Après les voitures, la famille Zouitine crée une autre société qui gère un restaurant marocain et une boucherie «Halal». «Les voitures nous ont permis de nous lancer dans la promotion immobilière aussi», annonce-t-il. La famille Zouitine s’est spécialisée dans la location. Il possède une dizaine d’appartements à Toulouse et «4 autres sont en cours de réalisation», se félicite-t-il.
· Réservé aux Marocains!
Si les choses se passent bien en France, elles sont nettement différentes au Maroc. «On est venus 2 ou 3 fois au Maroc, on ne connaissait strictement rien de ce pays à l’époque», se souvient-il. Les frères Zouitine sont venus avec l’idée d’investir dans un grand garage spécialisé dans les grosses cylindrées. Ils avaient prévu ouvrir en parallèle un centre de formation dans les métiers de l’automobile. «Nous avons voulu partager notre expérience avec nos compatriotes», précise-t-il.
Un investissement de plusieurs millions de dirhams avec l’emploi «permanent» de 83 personnes. Ils importent le matériel et la technologie nécessaires (les machines moisissent maintenant dans un garage à Casablanca) pour se lancer dans l’affaire.
Les prix du foncier à Casablanca dans les années 90 étaient exorbitants, comme encore aujourd’hui d’ailleurs. Devant cet obstacle, ils font une demande d’un terrain domanial. «Nous avons répondu à toutes les formalités, suivi toutes les procédures», se rappelle amèrement Abdeslam Zouitine. «Un haut fonctionnaire m’a répondu, un jour, que seuls les Marocains pouvaient bénéficier de ces terrains, comme si j’étais un étranger», informe-t-il. Ses deux frères ont fini par se décourager et rebrousser chemin. Lui, il insiste. Il a rencontré plusieurs ministres, et des hauts fonctionnaires qui gèrent le foncier public au Maroc. «Les services domaniaux m’ont répondu qu’il n’y a plus de terrain à Casablanca, j’ai, alors, fait ma propre enquête, et j’en ai trouvé trois qui correspondent à mon projet», lance ce père de famille.
Et même Abderrahmane Youssoufi, Premier ministre à l’époque, lui avait promis que sa demande sera traitée, mais en vain. Devant une bureaucratie excessive, il décide d’écrire une lettre et la garder dans sa voiture, en attendant de rencontrer le Roi. Chose faite. Il rencontre le Souverain dans un boulevard de Casablanca, et lui remet en main propre sa demande. «Le lendemain, une personne m’a contacté pour me proposer une place dans le quartier industriel, et j’ai expliqué que mon business doit être situé à bord d’une grande route, et la personne m’a dit qu’on me rappellera», explique-t-il. Depuis, plus de nouvelles.
Entre-temps, Abdeslam Zouitine a ouvert une entreprise d’importation de pièces détachées (La Centrale de l’occasion) «parce qu’il fallait bien vivre». Dans un secteur ravagé par l’informel, la nouvelle entreprise boit la tasse. Aujourd’hui, il travaille seul, en faisant l’expertise des voitures aux comptes des banques de leasing pour payer ses factures.
Abdeslam Zouitine estime ses pertes et celles de ses frères, depuis le retour au pays, à près de 6 millions de dirhams. «Des centaines de Marocains de l’étranger, très motivés, rêvent de rentrer et d’investir au Maroc, mais ils ont peur, très peur, et je pense que c’est leur droit», conclut-il.
A. EL YAAKOUBI
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Mar Juil 29, 2008 3:35 pm Sujet du message: Tourisme: Un poids lourd dans la vision 2010 |
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Tourisme: Un poids lourd dans la vision 2010
· Les MRE représentent 45% des arrivées touristiques
· La plupart échappent encore aux réseaux de vente classiques
ENTRE janvier et mai 2008, quelque 807.000 Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont visité le Maroc. Les offres et les promotions se multiplient afin d’attirer ces touristes un peu spéciaux, même si le mois d’août sera plutôt calme, en raison du décalage de la grande vague des retours au mois de Ramadan. Si les premières générations possédaient (pour la plupart) des logements au Maroc, les plus récentes adoptent de plus en plus des comportements d’une clientèle «classique» en empruntant les circuits habituels de distribution de l’industrie touristique.
Cette clientèle représente près de 45% des 7,2 millions de touristes qui visitent le Maroc tous les ans. Un «matelas» sûr à l’abri en période de soubresauts géopolitiques internationaux et de baisse d’activité. «Les MRE sont une clientèle essentielle pour le tourisme marocain, elle n’est pas sujette à des variations conjoncturelles ou politiques, elle ne quittera pas le Maroc pour des destinations plus attractives, car une partie de son cœur est au Maroc et ce lien est inoxydable», confirme Marc Thépot, PDG de Accor Maroc.
Même devant des destinations plus «intéressantes», cette clientèle est la plus fidèle des fidèles.
Les chiffres de 2008 ne sont là que pour confirmer tout une histoire d’attachement. L’évolution des arrivées de touristes le montre bien. Depuis une vingtaine d’années, le taux des MRE est resté supérieur à 30% du nombre total des arrivées. C’est en été que la vague atteint ses sommets. Presque un million de Marocains résidant à l’étranger sont arrivés sur le territoire national entre le 1er mai et le 15 juillet dernier.
Ce chiffre vient expliquer les taux d’occupation inhabituels dans l’hôtellerie (70 à 75% en juillet et août pour les hôtels du groupe Accor), surtout dans les villes de Marrakech, Agadir et Essaouira. «C’est encore plus vrai dans les hôtels d’Ibis Moussafir, mais le Sofitel aussi draine de plus en plus cette clientèle, de même que les clubs», précise Marc Thépot.
Si la tâche est plutôt facile pour les groupes internationaux, puisque la plupart de leurs enseignes sont connues dans les pays d’accueil, la tâche est nettement plus difficile pour les petites entités et l’hôtellerie indépendante (Riads, auberges, tourisme rural…). «Les MRE ne font toujours pas partie de notre clientèle», concède Lahoucine Bennana, président de l’Association Tiwizi qui opère dans le tourisme solidaire. La communication constitue le talon d’Achille pour cette niche encore méconnue de la clientèle. «Le tourisme solidaire est, toujours, dans une phase d’expérimentation au Maroc. Pour l’instant, il n’attire que des clients (toujours étrangers) qui connaissent déjà le concept», ajoute Bennana.
Le low-cost remplace les voyages en famille
Cette année, 362.260 MRE sont arrivés par avion, soit une hausse de 38% par rapport à 2007. Cette évolution approche encore plus leurs comportements d’achat des touristes étrangers. Une transformation des habitudes entraînée par l’accord de l’open sky et l’arrivée des compagnies low-cost. Même si le plus gros des flux n’achètent pas de prestations au sol (hôtelières), ce qui, à une certaine époque, poussait certains professionnels à s’interroger sur la pertinence d’intégrer les MRE dans les statistiques du tourisme. Le débat est aujourd’hui clos.
Jadis habitués des vacances d’été, les MRE peuvent, maintenant, visiter le Maroc plusieurs fois par an. La baisse générale des tarifs moyens dans l’aérien et la multiplication des liaisons ont accéléré cette tendance. «Les MRE constituent le segment le plus important de notre clientèle», révèle Karim Baina, directeur commercial et Marketing de Jet4you. Le rapport qualité/prix et les réservations par internet ont permis à ces compagnies de pénétrer dans les foyers des MRE dans les pays d’accueil.
C’est également une grosse source de revenus pour la Royal Air Maroc qui reconfigure sa programmation de manière à répondre à la demande des MRE. Jet4you a tout simplement calqué son réseau européen sur les foyers d’émigration marocaine (Paris, Lyon, Milan, Charleroi…). «Afin d’attirer les MRE, Jet4you adopte une stratégie de communication «Mass Market» afin d’asseoir sa marque. Elle se base aussi sur une communication de proximité spécifique à la cible MRE», ajoute Karim Baina. Cela se fait à travers des partenariats avec les associations locales (dans les pays d’accueil), des contacts réguliers et constants grâce aux newsletters et à des compagnes publicitaires. «Les politiques commerciales se font avec des tarifications agressives pour mieux répondre aux besoins spécifiques de cette clientèle», décortique le directeur commercial de la compagnie. Selon lui, «le segment MRE continuera à se développer dans les moyen et long termes».
Promotions
DANS les villes de Marrakech, Agadir et Essaouira, les MRE restent la première cible des hôtels 3 et 4 étoiles. Beaucoup de promotions spéciales ont été lancées pour attirer cette clientèle. Des chambres doubles avec des prix variant de 700 et 1.000 dirhams, des offres spéciales pour accompagner les festivals (le festival Timitar d’Agadir et celui de Gnawa d’Essaouira ont pratiquement rempli les chambres de cette catégorie d’hôtels), de l’animation… Ces hôtels proposent aussi des excursions dans des sites naturels ou historiques (le Toubkal à Marrakech, le parc zoologique dans la région du Souss…). Les directeurs Marketing ne manquent pas d’imagination pour séduire les MRE, et sur les brochures de ces hôtels on trouve des expressions écrites sur mesure : «Enfin le Maroc», «A la découverte de mon pays», «Ici vous êtes chez vous»…
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