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Recherches scientifiques sur la région
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Si Moh
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MessagePosté le: Sam Oct 06, 2007 7:26 am    Sujet du message: Recherches scientifiques sur la région Répondre en citant

Dans cette rubrique je vais essayer de faire connaitre des chercheurs et des recherches sur la région dans divers domaines.

Je vais commencer par des recherches dans le domaine de la géographie humaine entrprises par Prof. Ait Hamza, dont je salue au passage les grandes qualités humaines et scientifiques.

Prof. Ait Hamza Mohamed est géographe à la FACULTE DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES, Université Mohammed V - Agdal.

Originaire de Kelaât Mgouna, Ait Hamza est actif dans le travail associatif, et entreprend des travaux de recherche sur les thèmes s’intéressent notamment à la migration, la Gestion traditionnelle de l’eau dans les oasis, ainsi que l’espace oasien et urbanisation.

En effet en ce qui concerne ce dernier, et je cite Prof Ait Hamza:

« L’espace d’habitat continu, sur plusieurs dizaines de kilomètres, le long du Dadès est particulièrement intéressant par les problématiques qu’il pose à l’aménagement. La multiplication et le gonflement rapide des centres urbains à l’intérieur ou sur les marges des grandes oasis, est un fait frappant. L’élargissement des centres urbains (Kelaât Mgouna, Boumalne et Tinghir), la création d’autres noyaux urbains pour accompagner le découpage communal et l’extension des zones à vocation touristique entraînent l’espace oasien d’une logique de modernité à multiples effets »
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MessagePosté le: Sam Oct 06, 2007 9:55 am    Sujet du message: Arcitecture en Terre Répondre en citant

En Architecture, il y’a lieu de citer les travaux sur l’architecture en terre entrepris par Le LABORATOIRE CRATerre-ENSAG Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble
Le laboratoire a produit un Manuel de conservation du patrimoine architectural en terre des vallées présahariennes du Maroc

Le manuel pour la conservation des ksour, kasbah, douars et coeurs historiques des villes des vallées du sud marocain (Draa, Dades) a été réalisé sous la direction du laboratoire (Guillaud 2003 ; Moriset 2004 ; Moriset et al. 2005), dans le cadre d’un partenariat de projet entre l’UNESCO, le Ministère de la Culture et de la Communication du Maroc, et le CERKAS de Ouarzazate (Centre de Conservation et de Réhabilitation du Patrimoine Architectural des Zones Atlassiques et Sub-atlassiques), Kasbah des Glaoui de Taourirt. Le manuel, entièrement conçu par le laboratoire, mais réalisé avec l’apport d’informations de l‘équipe du CERKAS, a été produit en français et en anglais et couvre les aspects suivants :

- la valorisation des enjeux culturels de la préservation du patrimoine des ksour et kasbah en pisé et adobe
des vallées du sud marocain ;
- l’exposé des facteurs de dégradation résultant de l’environnement physique (sécheresse endémique) et de
l’action de l’homme (influences néfastes de l’environnement social et culturel, évolutions dramatiques
résultant du tourisme de masse et des développements de l’industrie du cinéma ; perte de culture
constructive et de savoir-faire des « maâlems » ; abandon des établissements humains en oasis, ingérence
massive du béton) ;
- les bonnes pratiques de conservation : éthique, usage et fonction, matériaux de construction compatibles ;
- la gestion et la planification de la conservation, méthodologie de travail pour le développement de projets
conservatoires et de mise en valeur du patrimoine ;
- la production des matériaux : pisé, briques de terre crues et mortiers de terre, enduits en terre stabilisée ;
- les travaux de conservation (tous types d’éléments constitutifs des structures et des ouvrages) ;
- les modifications spatiales, de finition et d’équipement pour une adaptation aux standards de qualité de vie
actuelle ;
- une bibliographie de référence.





Construction en TABOUT
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Dernière édition par Si Moh le Sam Oct 13, 2007 5:14 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam Oct 06, 2007 10:39 am    Sujet du message: Recherches en Agronomie Répondre en citant

En Agronomie, je citerai le Mémoire de Troisième Cycle de
L'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, option écologie et aménagement des ressources naturelles, par Mr. Mohamed BENTALEB :


CONTRIBUTION A L’ETUDE DE LA DYNAMIQUE DE LA
VEGETATION STEPPIQUE APRES UNE MISE EN DEFENS DE
LONGUE DUREE : CAS D’ANBAD ET TASRIRE (PROVINCE DE OUARZAZATE )


Je saisis cette occasion pour saluer un ingénieur agronome d’Imzilne Mr Hassan Sbihi lauréat de l’IAVH II (Horticulture).
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Dernière édition par Si Moh le Ven Oct 12, 2007 5:41 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam Oct 06, 2007 10:55 am    Sujet du message: Recherches en géologie Répondre en citant

Dans le domaine de la Géologie je citerai parmi les recherches sur la mine de Tiouit, pas très loin de la vallée, la thèse d’état en Géologie soutenue par AL ANSARI ABDELKHALEK à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech sur :
LA MINE D'OR DE TIOUIT : UN EXEMPLE DE VEINES AURIFERES MESOTHERMALES, ASSOCIEES A UNE GRANODIORITE D'AGE PROTEROZOIQUE SUPERIEUR (JBEL SAGHRO, ANTI-ATLAS, MAROC)

Situés dans le Saghro, la mine d’or de Tiouit fût exploitée de 1950 à 1956 par la Compagnie Minière de Jbel Mansour (COMANSOUR). En 1959 une société canadienne (West field Minéral) a repris son exploitation jusqu’en 1964. En 1982 la SODECAT a repris l’exploitation des deux gisements qui font partie du projet Bou Gaffer. La production du concentré cupro-auro-argentifère est passée de 2600 tonnes en 1987 à 4 477 en 1993 pour atteindre 782 tonnes en 1996, date à laquelle la mine est fermée de nouveau.

A l’ouverture de la mine, un bon nombre des premiers mineurs de Tiouit provenaient de la région de Dadès dont Imzilne. Certains parmi ces pionniers ont par la suite rejoint l’OCP et les mines des Phosphates à Khouribga.



Sourcede la carte :ONHYM-Exploration de l'or au Maroc, 2005
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MessagePosté le: Sam Oct 06, 2007 11:00 am    Sujet du message: Recherche en Histoire Répondre en citant

Pour ce domaine je citerai le livre de Mohamed EL MANOUAR, bien connu de la communauté Amazigh.


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MessagePosté le: Sam Oct 06, 2007 11:41 am    Sujet du message: Recherche en Technologies de l'Information et Communication Répondre en citant

Je ne vais pas términer cette rubrique pour le moment sans parler d'un projet de recherche dans le domaine des TIC dans la région.

Il s'agit d'une convention entre l'Univérsité Al Akhawayn d'Ifrane (AUI), et la Commune de Boumalne pour moderniser le les services aux citoyens du registre d'état Civil.

L'équipe du Prof Driss Kettani du laboratoire eLab de AUI, va entreprendre l'adaptation à Boumalne, du système de gouvernement électronique (e-gouvernement) réalisé à la commune d'Agdal à Fez (projet eFez), et en cours de géneralisation à d'autres communes et villes du Maroc dont Larache et El Hajeb avec l'appui du Centre de Recherche pour le Développement International, CRDI du Canada.



Prf. Driss Kettani recevant le Prix : Technology in Government in Africa (TIGA) de la Commission des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) à Addis Abeba le 2 mai 2007


Prix TIGA décerné au projet eFez dans la catégorie : services gouvenementaux aux citoyens et communautés
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Dernière édition par Si Moh le Lun Oct 15, 2007 4:56 am; édité 3 fois
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MessagePosté le: Jeu Oct 11, 2007 5:14 am    Sujet du message: Réserve de biosphère des oasis du Sud du Maroc Répondre en citant

Je poursuis cette rubrique avec le projet de Réserve de biosphère des oasis du Sud du Maroc.

Une Réserve de Biosphère est un cadre régional largement habité où la conservation est spatialement limitée aux meilleurs sites de biodiversité, et où la clé du système est dévolue au développement des communautés humaines, appuyé par une recherche scientifique appropriée.

La Réserve de Biosphère est le mode d'application sur le terrain des principes d'aménagement du territoire, proposés par l'UNESCO en vertu de son programme scientifique sur l'homme et la biosphère (Man and Biosphere = MAB) tel que libellé par la Stratégie de Séville (1995).

Le patrimoine productif et le mode de vie, hautement adaptés, des oasis sont menacés de disparition sous l'effet des facteurs agressifs de l'environnement, autant physique que humain. D’où l’intérêt de création de la RB qui constitue un cadre pour l’élaboration d’une stratégie globale pour la sauvegarde des oasis.
Les provinces concernées sont : Errachidia, Ouarzazate et Zagora.

Pour plus d’information :
http :www.http:/rbosm.africa-web.org/
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MessagePosté le: Jeu Oct 11, 2007 5:22 am    Sujet du message: Conservation de la Biodiversité par la Transhumance Répondre en citant

Un autre projer est celui intitulé «Conservation de la Biodiversité par la Transhumance dans le Versant sud du Haut Atlas ».

Le projet consiste entre autres en la réalisation d’une étude technique participative de l'inventaire de la biodiversité.

La zone du projet est caractérisée par des conditions écologiques et socio-économiques très contraignantes (climat particulièrement aride, pluviométrie très faible et irrégulière, région très pauvre où les ressources de vie sont tirées directement des ressources locales comme l'élevage extensif sur parcours, agriculture pluviale à faible rendement etc.). Elle s’étend du versant sud du Haut Atlas jusqu’au versant Nord du Saghro dans une orientation Nord-sud et de Boumalne à l’Est jusqu’à Skoura à l’Ouest.

La zone concerne une population d’environ 200.000 personnes et s’étend sur une superficie totale d’environ 700.000 ha et se décompose en quatre grandes unités agro-écologiques étagées selon l’altitude dans la direction Nord-Sud qui sont : la haute montagne (plus de 3.000 m d’altitude), la moyenne montagne (2.500 m), le domaine des plaines et plateaux (1.200 m) et la chaîne du Saghro (2000-2600 m).

Ce vaste domaine correspond également aux territoires respectifs de 13 communes rurales, 3 communes urbaines et trois groupes ethniques à travers les tribus des Aït Sedrate de Boulmane Dades, les Mgoun de Kelaât Magouna et les Imeghrane de Toundoute.

Les activités du projet portent sur :
- La conservation des ressources
- La relance de la transhumance
- Des actions en direction des femmes
- Un programme d’écotourisme


Une des activités du projet pour les femmes


Une école du projet
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MessagePosté le: Jeu Oct 11, 2007 5:40 am    Sujet du message: Système d'Information Géographique des Kasbahs Répondre en citant

Cette fois ci comme la précedente , je vais terminer momentanément cette rubrique par l'un de mes domaines professionnels: la géomatique.

Il s'agit ici du projet d’inventaire des architectures de terre de la Vallée du Draa, réalisé par le CERKAS (Centre de Restauration et de Réhabilitation des zones atlasiques et Sub-atlasiques), Ouarzazate en collaboration avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne / Suisse.

L'intérêt du projet est que les techniques peuvent être appliquées aussi à la vallée du Dadès ou autre région.

Le travail a fait appel aux techniques de :

- Photogrammétrie : Science et art dont le sujet d'étude est la photographie dans l'intention de recueillir des données conduisant à des restitutions dimensionnelles et de déterminer la forme et la position d'un objet dans l'espace. Dans ce cas il s’agit de prises de vues aériennes qui sont utilisées pour la réalisation des cartes topographiques.

- Systèmes d’Information Géographique (SIG) : un ensemble structuré intégrant le matériel, le logiciel et les données géographiques nécessaires pour permettre la saisie, le stockage, l’actualisation, l’analyse et la visualisation de toutes les formes d’informations géoréférencées.


Exemple d'orthopoho utilsée dans le relevés
Il s'agit de photographies aériennes ayant subi des opérations techniques pour servir à prendre des mesures


Photos de l'architecture


Les données du SIG (GIS: Geographic Information System)
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MessagePosté le: Dim Nov 11, 2007 12:15 pm    Sujet du message: LES FONCTIONS URBAINES DANS LES VILLES OASIENNES Répondre en citant

LES FONCTIONS URBAINES DANS LES VILLES
OASIENNES AU MAROC


Auteur Mr. BEN ABDALLAH Maher
Géographe-Urbaniste

Les Fonctions sociales sont décrites dans ce qui suit
:

* La Reproduction Sociale
Elle se subdivise en deux domaines, de niveau différent : reproduction simple et reproduction élargie.

- Reproduction simple : elle concerne toutes les activités liées à la vie quotidienne et aux besoins courants des populations (l’épicerie, l’école, le collège, la boulangerie, le salon de coiffure, le cabinet du médecin, le café restaurant, etc..). Cela couvre tous les commerces et services
de la vie courante, qu’ils soient privés ou publics. C’est le niveau de base.

- Reproduction élargie : elle concerne à la fois le champ de la connaissance et le champ de l’action humaine, elle est liée à l’idée de progrès. De ce fait, la Reproduction élargie concerne tout ce qui touche à la recherche et à l’enseignement supérieur, la santé et les grandes struc -
tures hospitalières, la haute administration. La culture au sens large se situe au sommet de l’édifice (connaissance et création artistique)

* La Sphère Productive
Elle se subdivise en deux domaines différents : la production des
biens matériels (PBM) et l’intermédiation économique (INT) :

- La Production des Biens matériels regroupe les branches qui travaillent la matière (agriculture, industrie, mines, bâtiment). Il s’agit de la production des biens «palpables», par opposition à l’autre domaine productif qui est celui des produits «virtuels».

- L’intermédiation économique regroupe les services à usage des entreprises, le Commerce de gros, les activités financières, les transports et télécommunications. Toutes ces activités ont en commun de fournir des services, de créer de la valeur, tout en assurant l’intermédiation
entre les agents économiques.

Profils -types fonctionnels des villes oasiennes

Ils sont déterminés à partir du croisement des trois grandes familles fonctionnelles.
Les dominantes observées permettent d’indiquer le profil- type d’une ville.
Cet exercice a permis de classer les villes oasiennes en sept catégories selon leurs profils types :

1. les villes mixtes :
là où les trois fonctions sont remplies, c’est le cas de Arfoud ;
la présence de l’Etat est couplée avec de fortes fonctions sociales et économiques (part importante du travail concret…)

2. Villes d’Etat à fortes fonctions sociales :
il s’agit de Errachidia, Boudnib, Rich, Goulmima et Moulay Ali Chérif dans le Ziz (Système de Errachidia), en plus de Figuig et Tata.

3. Villes d’Etat à fortes fonctions de production :
cela concerne Ouarzazate, Guelmim, Foum Zguid et Tafraout.


4. Villes d’Etat faibles :
On trouve dans ce profil type trois villes qui sont Assa, Boumalne Dadès et Zagora.


5. Centres urbains locaux à développement économique et humain plus ou moins important :
c’est Agdz et Tinghir dans le bassin du Draâ qui correspondent à ce
profil.


6. Petites villes faibles à développement humain plus ou moins important ; les autres fonctions sont nulles,
c’est le cas de Tinejdad.

7. Petites villes à développement économique plus ou moins important :
cela concerne Jorf, Kalaât Mgouna et Taznakht dans le bassin du Draâ ; Akka Fam El Hisn et Igherm dans la région de Guelmim.

CONCLUSION DE L'ETUDE

Le bilan des fonctions rejoint celui des deux sphères (reproduction et production.
Il n’y a pas, dans la zone des oasis, des profils complets ; la complémentarité est faible entre l’intermédiation et la production matérielle.

Il existe des villes dont les fonctions restent médiocres, malgré leur importance stratégique (chefs- lieux de province, villes frontalières, telles que Assa, Zagora, Figuig…) ; il s’agit plutôt de villes d’Etat où l’action publique a été forte pour favoriser l’urbanisation dans les bassins oasiens. Cela pose de sérieux problèmes relatifs au développement des entités urbaines oasiennes, mais aussi un problème de faible encadrement du territoire et notamment du monde rural.

Il est à remarquer à ce propos que seul le système de Errachidia fonctionne plus ou moins correctement, car celle-ci dispose d’une couronne de centres urbains locaux prenant “un peu” le relais pour l’encadrement de la population villageoise et rurale dans le bassin du Ziz. En revanche, les petites villes autour de Ouarzazate ont encore un caractère urbain peu prononcé, notamment Zagora.

Ainsi vu la faiblesse des fonctions économiques, les villes oasiennes risquent un appauvrissement et une paupérisation de leurs tissus urbains. Pour ces petites villes en pleine croissance, les mutations des campagnes vont accélérer le mouvement.

Ajoutons à cela la faiblesse du développement humain et la médiocrité des
niveaux d’équipement des villes et l’on pourra se rendre compte du travail à faire pour assurer leur développement.

La caractéristique des villes oasiennes est qu’elles cumulent des écarts sensiblement identiques pour la Sphère productive et la Reproduction sociale. Il s’agit donc bien d’un décalage global qui affecte autant l’économie que la société, et ce, malgré les efforts des pouvoirs publics pour rattraper les retards, notamment au plan social.

De ce fait, un plan d’action global devrait être entrepris en fonction des lacunes constatées, afin de promouvoir ces villes, compte tenu des systèmes fonctionnels existants (système de Errachidia, système de Ouarzazate, système de Guelmim-Assa).


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MessagePosté le: Dim Nov 11, 2007 12:27 pm    Sujet du message: NIVEAU D'EQUIPEMENT DES VILLES OASIENNES Répondre en citant

NIVEAU D'EQUIPEMENT DES VILLES OASIENNES AU
MAROC


Mr. BEN ABDALLAH Maher

La connaissance du milieu urbain régional et de ses équipements publics et privés doit faire partie de l’analyse et du diagnostic, en raison des spécificités des villes oasiennes et du rôle d’encadrement qu’elles peuvent jouer. Le développement des équipements et des infrastructures est destiné à assurer la satisfaction des besoins de la population et à réduire la marginalisation sociale qui s’intensifie avec le chômage et la pauvreté.
Ces actions de développement requièrent des informations fiables au niveau des communes. La base de données communales en milieu urbain (BADOC) de 1997, élaborée par la direction de la statistique, fournit des informations détaillées concernant l’équipement des communes oasiennes.

A partir de cette base de données, on a procédé à un classement en 3 grandes catégories d’équipements : sociaux, administratifs, économiques. L’objectif est d’étudier la répartition spatiale des équipements, d’en dégager les ratios par rapport à la population et de distinguer éventuellement les profils-types des communes.

I. LES EQUIPEMENTS S SOCIAUX OCIAUX

Les équipements sociaux comportent : (a) l’enseignement et la formation professionnelle, (b) la culture, (c) la santé, (d) les sports et loisirs, (e) le taux de branchement des ménages en eau potable, électricité téléphone, les éléments de confort du logement (toilettes, bains, douches…),
Afin de mettre les équipements sociaux à la disposition de la population, la base normative au Maroc est la suivante :

- Une école primaire pour 5 000 habitants,
- Un collège pour 13 000 habitants,
- Un lycée pour 50 000 habitants,
- Un centre de qualification professionnelle pour 45 000 habitants,
- Un institut de technologie appliquée pour 90 000 habitants,
- Un centre de santé pour 45 000 habitants.…

II. LES EQUIPEMENTS ET SERVICES PUBLICS

Ce type d’équipement permet de saisir le degré d’urbanité et de maîtrise urbaine dans les villes oasiennes. Il s’agit des services d’encadrement urbain et administratif.
L’importance de ces deux types de services permet de déterminer les
fonctions et le poids de chaque ville dans la trame urbaine régionale.

III. LES EQUIPEMENTS ECONOMIQUES ET SERVICES PRIVES

Ces équipements sont constitués de 5 catégories : (1) les équipements de transport, (2) les services financiers, (3) les commerces, (4) les services productifs, (5) les services privés d’encadrement techniques.

IV. T TYPOLOGIE D’ENSEMBLE YPOLOGIE DES EQUIPEMENTS

La démarche suivit consiste à faire deux types de classements :

- par profil type : Il est déterminé en fonction de la forte présence d’une ou de plusieurs catégories d’équipement dans la ville concernée ;
- par niveau d’équipement : allant du moins bon au mieux équipé, c’est la typologie de synthèseLes deux approches permettent une lecture différente, mais complémentaire de l’état d’équipement des villes.

1. LES PROFILS TYPES

Comme pour les analyses par équipement, des profils types sont présentés en fonction d’un gradient d’ensemble, du moins bien au mieux équipé, étant entendu qu’à ce degré de synthèse certains types pourront se différencier plus par des fonctions que par des niveaux d’équipement.
En effet, les profils types ont été élaborés sur la base de 3 grandes rubriques : équipements sociaux, équipements administratifs, équipements économiques.

Le croisement de ces trois familles permet de dégager des dominantes univariées (un par un) ou bivariées (deux par deux et plus). Ces dominantes ont été déterminées à partir des indices de présence de chaque type d’équipement (seules les valeurs supérieures à 100 sont retenues). L’analyse des profils types a l’avantage de permettre la distinction entre un bon niveau d’équipement et une situation de
sous équipement.

La cartographie des résultats de cet exercice permet de distinguer 6 profils

a. Profil 1 : dominante «équipements sociaux»

C’est le profil des villes moyennes «faibles», il est constitué par 3 villes : Figuig, Tiznit puis Tarmigt. Elles se caractérisent par la faiblesse de leur fonction économique et la médiocrité de leur encadrement urbain et administratif. Par conséquent, ces deux volets doivent être renforcés, notamment pour Figuig.

Les actions à entreprendre doivent générer une attraction réelle des investissements du secteur privé qui continuent à éviter les zones où la rentabilité n’est pas garantie, et où les marchés de consommation sont encore très limités (zones enclavées…).
Cela nécessite le développement d’autres activités mieux adaptées à l’économie et à la société locale, pour que ces villes puissent attirer la population et jouer le rôle de pôles de développement.

b. Profil 2 : dominante « encadrement administratif et urbain »

C’est le profil de chef-lieu de cercle incomplet, on trouve dans ce type 5 villes : Igherm, Assa Akka, et Fam El Hisn dans le bassin de Guelmim et Gourrama dans le Ziz. Ces villes se caractérisent par la faiblesse de leurs fonctions économiques et surtout par la banalité des équipements sociaux.

Toute ville doit avoir sa propre administration, qui lui donne une certaine autonomie, un pouvoir de gestion et appuie son rayonnement. Toutefois, les unités administratives ne génèrent pas dans tous les cas des richesses et des activités développées.

La seule fonction administrative ne peut être une locomotive pour le
développement local.
Ainsi, les actions à entreprendre doivent viser le renforcement des fonctions économiques et des fonctions sociales, ce qui contribuera à les stabiliser en améliorant leurs capacités de rétention démographique.

c. Profil 3 : dominante «équipements économiques»

Ce type est constitué uniquement par la ville de Ouarzazate
qui s’individualise par rapport aux reste des villes oasiennes par l’importance de ses activités économiques, notamment dans le domaine du tourisme (importance des potentialités touristiques variées, capacité d’hébergement non négligeable…), l’artisanat (plusieurs coopératives, et diverses zones d’activités artisanales), le commerce (qui bénéficie de l’importance du marché local) et l’industrie (5 unités de production,
existence de zones d’activités industrielles constituées de 67 lots pour une
superficie de 42 hectares).

L’ensemble de ces équipements économiques lui attribue une suprématie dans toute la zone des oasis ; toutefois cette prééminence doit
être relativisée du fait de la faiblesse des équipements sociaux…

d. Profil 4 : dominante «équipements sociaux et administratifs »


Ce profil se caractérise par la prédominance des services publics et la faiblesse des services privés ; il concerne 43% des villes oasiennes. Il s’agit de petites villes d’Etat à fonction économique faible, où l’intervention publique l’emporte. Il est surtout représenté par Rich, Bni Tadjite, Gourrama, Boudnib dans le Ziz (autour de Errachidia) ; de Skoura, Agdz et Taznakht dans le bassin du Drâa.

e. Profil 5 : dominante «équipements sociaux et économiques »

Il caractérise des centres urbains provinciaux moyens, tels que Errachidia,
Guelmim, Zagora et Tinghir. Ces villes se distinguent par l’importance des services publics sociaux et privés économiques. Il s’agit des villes plus ou moins fortes, mais à faible encadrement administratif et urbain. Ce profil soulève des problèmes relatifs à la déconcentration administrative dans les chefs-lieux de provinces.

f. Profil 6 : Dominante équipements administratifs et économiques :

Les villes répondant à ce profil se caractérisent par l’importance des services administratifs et économiques ; par contre, on y note la faiblesse des services sociaux ; c’est le cas de Boumalne Dadès, Kalaât Mgouna dans le Draâ, Arfoud dans le Ziz et Tafraout dans le bassin de Guelmim.


Il s’agit de centres urbains locaux dynamiques, dont la croissance démographique et urbaine dépasse le rythme de création des équipements sociaux. Cela entraîne une situation de souséquipement
vu la faiblesse de l’effort public qui n’arrive pas à suivre. L’importance
des équipements économiques s’explique par l’ampleur de l’initiative
privée, impulsée par un bon encadrement administratif.
.....

La suite dans ce qui suit
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MessagePosté le: Dim Nov 11, 2007 12:39 pm    Sujet du message: NIVEAU D'EQUIPEMENT DES VILLES OASIENNES (Suite) Répondre en citant

2. TYPOLOGIE DE SYNTHESE

Elle est le résultat d’une analyse multidimensionnelle, réalisée à partir des notes d’équipement, qui sont relatives à l’ensemble des équipements étudiés.

Cela a permis l’établissement d’une typologie de synthèse, ainsi que le classement et la hiérarchisation des villes oasiennes selon leur niveau d’équipement.

Cette typologie constitue un aboutissement des analyses menées sur les équipements.

Elle donne une vision synthétique de la situation, en distinguant des
familles de communes urbaines, présentant une certaine unité du profil d’équipement.
Pour autant, cette typologie ne doit pas être considéré comme un diagnostic, mais plutôt comme une aide au diagnostic.
En effet, si l’on peut admettre que des localités se trouvant dans le même groupe connaissent des problèmes et des insuffisances de même nature, on ne peut néanmoins en déduire que la qualité de ces problèmes y est de même niveau et, par conséquent, que les stratégies d’amélioration doivent y êtres forcément semblables.

Trois principes de base doivent intervenir dans le diagnostic final :
- Le taux de couverture de l’équipement dans la localité, en question.
- Le rayonnement de la localité sur sa zone d’influence directe (zones rurales environnantes).
- Pour les services et les équipements rares, la relation spatiale de la ville
provinciale au reste de la province ou de la région…

Le graphique de la typologie de synthèse, croisant les scores factoriels et le poids démographique de chaque ville montre une très forte corrélation entre ces deux variables (le cœfficient de corrélation et de 0,90).

La répartition des localités oasiennes dans le nuage de points permet de distinguer trois principaux types :

a. Type 1 : Les villes globalement bien équipées

Quatre villes sont concernées représentant plus de 200 000 habitants (soit 42,5% de la population urbaine oasienne). Il s’agit des chefs-lieux de provinces (Ouarzazate, Errachidia, Guelmim et Tiznit). La liaison avec la taille est donc forte, les grandes villes se caractérisant par le plus fort score total d’équipement (> 7 800 points).

L’étude des profils montre que ce type affiche une grande cohérence ; toutes les catégories d’équipement sont en général à un niveau relativement élevé. On a surtout à faire à des villes moyennes plus ou moins fortes aux confins du désert, mais il est à remarquer que ce type ne concerne pas la province de Zagora.

Ce qui fait l’unité de ces «grandes» communes urbaines est qu’elles affichent plus que l’équipement de base sans pour autant bénéficier d’un nombre d’équipements «supérieurs», car ces villes ne sont pas certes sans faiblesses, ni problèmes.

Par conséquent, il n’y a pas un niveau d’équipement complet.
Notons que les équipements existants ont permis à ces villes de jouer un rôle de premier ordre pour leur population.

Ainsi, les équipements sociaux ont participé d’une façon importante à la réduction de l’analphabétisme, l’amélioration de la scolarisation des jeunes garçons et filles (par la généralisation de l’enseignement), en plus de la diffusion des services sanitaires publics et privés, ainsi que la promotion administrative, suite à l’intervention étatique.

Toutefois, des insuffisances sont à noter dans le domaine des finances allouées au développement de ces villes, mais aussi au niveau des services privés et des équipements d’activités productives.

Les zones industrielles existent certes, mais elles n’attirent pas encore suffisamment d’investisseurs malgré les avantages qu’elles présentent, à l’exception de Ouarzazate qui constitue aussi un pôle de développement touristique.

b. Type 2 : des villes de taille moyenne à équipement intermédiaire.

Ces unités affichent des scores positifs, mais inférieurs à 1. On est donc face à des équipements à la fois nombreux et de niveau assez élevé, sans pour autant être satisfaisants.

Ce type regroupe 8 villes représentant 28% de la population urbaine des oasis (soit environ 150 000 habitants). Si le niveau d’équipement y est globalement meilleur que dans le groupe suivant, les services d’encadrement urbain et administratif, ainsi que les équipements économiques demeurent encore faibles (sauf à Arfoud, Tinghir et Zagora).
Tinghir affiche par exemple un bon score d’équipement économique (1149) alors que le score d’équipement administratif reste parmi les plus faibles (524) ; il en est de même pour Figuig.

La carte montre que le bassin du Ziz est le plus représenté : on trouve Arfoud, Moulay Ali Chérif, Goulmima et Rich qui épaulent Errachidia dans l’armature urbaine provinciale.

Pour les plus grands centres urbains de ce type (notamment Zagora et Tinghir), la situation nécessite des améliorations au niveau de l’encadrement urbain et du renforcement de l’appareil administratif.
Des mesures spécifiques doivent toucher la commune d’Rich pour appuyer son équipement économique, afin d’éviter le court-circuitage avec Errachidia et la mise à l’écart de cette petite localité dynamique.

c. Type 3 : des petites localités mal dépourvues en équipements.


60% des communes urbaines représentant 29% de la population urbaine sont concernées. Il s’agit de petites communes de moins de 15 000 habitants. La liaison avec la taille est donc forte, comme si les petites localités ne possédaient pas la masse critique nécessaire pour rassembler un bon niveau d’équipement.

Les scores enregistrés sont les plus faibles; de ce fait, les équipements sociaux, les équipements économiques et ceux d’encadrement urbain et administratif sont peu représentés.
La carte de typologie de synthèse montre que la répartition spatiale ne joue aucun rôle ; le facteur « taille des villes » semble être déterminant ; en effet, tous les bassins oasiens sont concernés. On trouve Boudnib, Bouanane, Bni Tadjite, Jorf, Tinejdad dans le Ziz ; Foum Zguid, Taznakht, Tarmigt, Kalaât Mgouna, Boumalne Dadès et Agdz dans le Draâ ; Akka, Tata, Tafraout et Igherm dans le bassin de Guelmim.

L’ensemble de ces localités se caractérise par des scores factoriels négatifs . Certes, pour ces petites localités, la situation est sans doute pour le moment en dessous du seuil d’apparition des problèmes graves, mais pour combien de temps encore ?

L’objectif n’est pas de revendiquer pour ces petites communes urbaines un niveau d’équipement complet dans tous les domaines ; la taille même de la population du bassin ne le permet pas. Mais cette réalité de sous-équipement, de faiblesse dans tous les domaines pose des problèmes d’intégration et de qualité de vie dans ces petits centres.
Des efforts devraient être consentis dans les domaines des équipements sociaux et économiques, afin de renforcer ces petites villes et améliorer leur capacité d’attraction.

CONCLUSION-ORIENTATIONS DE L'ETUDE

L’analyse des équipements urbains montre qu’avec l’accroissement démographique des villes, les équipements se trouvent largement dépassés, malgré les efforts incontestables de l’Etat depuis les 6-7 dernières années. La déficience des petits centres urbains en matière d’équipement pousse la population locale à s’orienter vers les villes provinciales (Errachidia, Ouarzazate, Guelmim, Tiznit), mais aussi régionales (hors zone), telles que Agadir, Marrakech...

Il apparaît donc qu’il n’y a pas de ville ayant un niveau d’équipement complet.
C’est que toutes les villes sont marquées par la médiocrité des équipements et des services existants. Il existent des villes « relativement fortes » (Ouarzazate - Errachidia - Guelmim), mais aussi des villes trop faibles, tout comme le montre l’analyse des fonctions urbaines.

En effet, la corrélation - entre la faiblesse des fonctions urbaines et la médiocrité du niveau d’équipement - est vérifiée ; cela concerne à la fois les petites localités et les faibles villes provinciales (Figuig,
Zagora, Assa, et Tata). Ceux-ci se caractérisent par la faiblesse des services d’encadrement urbain et administratif et surtout des équipements économiques.

L’analyse des niveaux d’équipement montre des écarts à la fois entre les
différentes communes urbaines (les plus petites par rapport aux plus grandes) et entre les bassins oasiens. Remarquons que l’effet de taille se corrèle assez bien avec le niveau d’équipement, sauf quelques exceptions. Ainsi, les villes les mieux équipées sont les plus grandes, toutefois la concentration des équipements est relativisée par la masse de la population desservie. Cela explique les faibles ratios, notamment pour les équipements sociaux : santé, culture, sport et loisirs…

D’un autre côté, on note que la ville de Errachidia se caractérise par une forte présence des équipements sociaux (grande ville d’Etat) et donc des services publics (essentiellement l’enseignement). Alors que Ouarzazate garde un profil plutôt écono ique à caractère touristique, vu l’importance des équipements et des services privés (notamment hôtel, usine, agence de voyage…).

Il existe une forte corrélation entre augmentation de la population et augmentation des équipements ; mais au-delà d’un certain seuil démographique, les équipements ne suivent plus l’évolution de la population.

C’est que l’espace urbain est un espace discriminatoire, les équipements permettent de le structurer socialement et spatialement. Les conséquences directes de cette évolution sur les besoins en équipements sont considérables (établissements scolaires, équipements de santé, de culture.)

Notons aussi que, la diversité des niveaux d’équipement, les disparités entre les bassins oasiens nécessitent des mesures spécifiques afin d’équiper les localités dépourvues ou faiblement desservies. L’objectif étant de procéder à « une mise à niveau » entre les sous-bassins oasiens, en dotant les plus démunis des équipements indispensables.
La programmation devra se faire selon des critères objectifs, tenant compte à la fois de la démographie, des activités économiques et de la position géographique (oasis de montagne ou de plaine, enclavement…).

Les tableaux ci-après résument les orientations pour chaque profil des villes.


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Dernière édition par Si Moh le Lun Nov 12, 2007 4:25 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim Nov 11, 2007 2:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis vraiment surpris par l'importance de ces données ici
postées par Mr Timoulali, aussi vu l'importance du sujet, afin
que je puisse moi meme en profiter et faciliter la retenue de
ses principales composantes, j'ai classé ici les principaux
titres pour en saisir deja , en gros, l'importance.

Recherche scientifique sur la région:
RECHERCHE et CHERCHEURS COUVRANT DIVERS DOMAINE


Prof. Ait Hamza Mohamed Géographe (son domaine)
Architecture en terre par ENSAG
Réhabilitation patrimoine architecturale en partenariat avec CERKAS
Construction En Tabout avec photo a l'appui.
Etude Dynamique de la vegetation steppique 5Anbad et Tasrire)
Géologie: Mine de Tiouit (Exploration Or au Maroc)
Citation en exemple du lovre de Mohamed El mnaouar
Le E-gouvernement dans la région (adaptation et mise en place)
Projet de reserve de la biosphère dans les oasis (Unesco)
Biodiversité par la transhumance
Projet de l'Inventaire des architectures dans le Dades
Fonctions urbaines dans les villes Oasiennes
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http://naima-imzilnes-dades.easyfreeforum.com/viewtopic.php?t=167172&eff=15504

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Je voudrais juste rappeler que j'ai vu quelque part une autre étude
en partenariat avec des universités du monde sur le déplacement
des dunes .. cette étude a été realisée grace a la technologie des
satellites de detection et porte justement sur cette région.
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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2007 8:34 am    Sujet du message: Projets et éudes par Télédetection Répondre en citant

Citation:

elmimouni :
Je voudrais juste rappeler que j'ai vu quelque part une autre étude
en partenariat avec des universités du monde sur le déplacement
des dunes .. cette étude a été realisée grace a la technologie des
satellites de detection et porte justement sur cette région.

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Image satellitaire de la ville de Ouarzazate

Ci-dessous quelques projets et études réalisées dans la région à l’aide de la télédétection par imagerie satellitaire

- CONTRIBUTION OF SAR INTERFEROMETRY (FROM ERS1/2) IN THE STUDY OF AEOLIAN TRANSPORT PROCESSES:
THE CASES OF NIGER, MAURITANIA AND MOROCCO

Bodart Catherine , Gassani Jean , Salmon Marc and Ozer André

- Identification et suivi des processus de dégradation dans le bassin de l'oued Dadès (Maroc) par télédétection satellitaire et aérienne.
(Nucia Taibi en collab. avec L. El Hannani), Télédétection, vol. 4, n° 1, pp. 543-553.
http://cnfg.univ-paris1.fr/them/sig.htm

- Projet pilote - Dynamique des dunes dans la province de Ouarzazate : ensablement de trois palmeraies dans la vallée du Drâa.

- Mémoire - Apport de la télédétection dans l'étude de la désertification dans la vallée du Drâa : la Palmeraie de Fezouata (Maroc) - Adrien Legat, 1999.

- Projet CAMELEO
Détection des changements dans la région de Ouarzazate (site Issougui)
Apport de la télédétection


Objectif
Mise au point d'une méthode complète de suivi de la désertification au Sud de la Méditerranée (cas de Ouarzazate pour le Maroc), donnant des informations utilisables pour la gestion opérationnelle des milieux arides, en associant tous les pays concernés

Activités réalisées (Rédaction de rapports, Bases de données, Concrétisation sur le terrain...)

*Inventaire et harmonisation des informations disponibles
*Conception d'une base de données numériques
*Détection des changements globaux à long terme
*Etudes au niveau local
*Contexte régional des changements
*Intégration de la dimension humaine dans les changements
*Analyse et interprétation des changements
*SIG sur les zones éco-climatiques d'Afrique du Nord

- Expression de la tectonique tangentielle et de l’âge de la déformation atlasique dans les bassins synorogeniques néogènes de Ouarzazate et d’ Aït Kandoula (bordure sud du Haut Atlas central, Maroc)
M. Benammi, E.A. Toto1 et S. Chakiri

L'étude qui combine des données de surface et de sub-surface est effectuée sur la bordure sud-ouest du Haut Atlas central au nord-est de la ville de Ouarzazate.

Cette région, qui fait partie de la zone subatlasique méridionale, est essentiellement formée de terrains crétacés, tertiaires et plio-quaternaires discordants sur un socle hercynien ou précambrien. Ces terrains sont affectés par une tectonique tangentielle matérialisée par des écaillages et des charriages sur une dizaine voir une vingtaine de kilomètres de flèche .

Les coupes de surface montrent également que la série crétacé-éocène est plissée et formée par un certain nombre d’unités ou écailles empilées les unes sur les autres et chevauchées du côté nord par les assises triasico-liasiques de la nappe de Toundoute.

L’âge de mise en place des unités allochtones et le style tectonique de couverture “thin skin style ” sont en effet bien enregistrés dans les dépôts synorogéniques des bassins néogènes de Ouarzazate et d’Aït Kandoula. Il est post Eocène et syn Miocène à Pliocène.

- Recherche par télédétection géologique de sites potentiels d'hydrocarbures dans l'anti-atlas marocain
Auteur Laamrani El Idrissi, Ahmed
Éditeur Chicoutimi : Université du Québec à Chicoutimi, 1999.
Document Mémoire de maîtrise (Université du Québec à Chicoutimi)
http://dx.doi.org/doi:10.1522/11640593


Image satellitaire de la région de Ouarzazate-Skoura
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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2007 8:58 am    Sujet du message: Télédetection (Suite) Répondre en citant

Etude par télédétection de la désertification dans le Maroc
méridional : la vallée du Drâa


André Ozer, M. de Dapper , A. Legat1, M. Salmon, R. Goosens, L. Ost, S.
Bouzaffour, M. Tahri, H. Bouaouda et A. Zouhri

Introduction et localisation
L´oued Drâa (Maroc méridional), prend naissance, au sud de la ville de Ouarzazate, de la confluence des oueds Dadès et Ouarzazate, Maroc. Le climat est semi_ aride ou aride. La région est touchée par divers problèmes environnementaux : outre la salinisation des sols, la destruction du patrimoine ´palmier dattier´ par un champignon nommé bayoud et l´érosion des berges, c´est l´ensablement qui touche cette vallée et ce de manière de plus en plus prononcée au fur et à mesure que l´on progresse vers le sud.Le cumul des problèmes ´naturels´ couplés avec les diverses pressions anthropiques rend les perspectives d´avenir difficiles pour les palmeraies les plus touchées.

Méthode et résultats
La méthode télédétcetion que nous avons choisie d´utiliser est basée sur le double aspect multidate et multisources. En travaillant de manière multidate, il nous est possible d´appréhender l´aspect dynamique de l´ensablement (direction, vitesse, ...) alors qu´en travaillant en multisources, il est possible d´associer les divers outils offerts par les diverses données (ITS, NDVI, ...) et de procéder à des approches du territoire basées sur des échelles et donc, des précisions différentes. Bien entendu, est venu se greffer à ces deux notions théoriques la notion de vérité terrain, qui est irremplaçable dans ce genre d´étude .

Conclusion
Au travers de cette étude, nous avons pu, sur base d´associations de traitements de télédétection, déterminer les directions de propagation d´ensablement ainsi que les zones sources de matériel. Nous pouvons donc aisément déterminer les zones
d´investigations pour la lutte contre l´ensablement, du prélèvement au dépôt en passant par les zones de transit.En outre, nous pouvons voir que la télédétection est à même d´offrir des outils d´une excellente qualité, su des zones d´échelles variables, sur des durées qui, maintenant, peuvent être assez importantes, le tout à un coût relativement faible. Et c´est en cela que cette approche peut être particulièrement intéressante pour les pays en développement. Cependant, pour un travail optimum, il ne faudra jamais négliger la place à réserver aux contacts de terrain ainsi qu´à la connaissance globale du milieu étudié.


Image satellitaire de la région de Ouarzazate-Ait Ben Haddou
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