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Si Moh
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MessagePosté le: Mer Déc 05, 2007 4:40 am    Sujet du message: Santé, Social, Rapports... Répondre en citant

Le Rapport mondial sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)




Alors que les gouvernements se retrouvent à Bali, Indonésie, pour débattre de l’avenir du Protocol de Kyoto, le Rapport mondial sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prévient que le monde devrait faire porter toute son attention sur l’incidence des changements climatiques sur le développement, lesquels risquent de causer des revers sans précédent en matière de réduction de la pauvreté, de nutrition, de santé et d’éducation.

Le rapport, intitulé La lutte contre les changements climatiques : la solidarité humaine dans un monde divisé, brosse un tableau sans complaisance de la menace que représente le réchauffement planétaire. Il fait valoir que le monde se rapproche d’un « point de basculement » qui risque d’entraîner les pays les plus pauvres de la planète et leurs citoyens les plus pauvres dans une spirale infernale, laissant des centaines de millions de personnes confrontées à la malnutrition, au manque d’eau, aux menaces écologiques, et à la perte de leurs moyens de subsistance.

De lavis de Kemal Dervi , Administrateur du PNUD, en dernière analyse, le changement climatique représente une menace pour l’humanité dans son ensemble. Mais ce sont les pauvres, qui ne sont pas responsables de la dette écologique que nous accumulons, qui doivent en supporter
immédiatement le coût humain le plus lourd.

Le rapport intervient à un moment clé des négociations visant à parvenir à un accord multilatéral pour l’après 2012—date à laquelle arrivera à terme la période d’engagement du Protocole de Kyoto. Il demande une approche jumelée qui conjugue mesures d’atténuation strictes pour limiter le réchauffement au 21ème siècle à moins de 2 degrés centigrades, et coopération renforcée pour l’adaptation.

S’agissant des mesures d’atténuation, les auteurs demandent aux pays développés de prendre les devants en réduisant les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 80 pour cent par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2050.

Le rapport prône un cocktail de taxation des émissions, de programmes de « capand- trade » stricts, la réglementation de l’utilisation de l’énergie, et la coopération internationale pour le financement du transfert des technologies à basse émission de carbone.

En ce qui concerne l’adaptation, le rapport met en garde sur le fait que les inégalités en matière de capacité à s’adapter au changement climatique creusent de plus en plus les inégalités entre et dans les pays. Il demande aux pays riches de placer l’adaptation au changement climatique au cœur des partenariats internationaux pour la réduction de la pauvreté.

Kevin Watkins, l’auteur principal et directeur du Bureau du Rapport mondial sur le développement humain, déclare qu’il s’agit de lancer un appel à l’action, et pas de jouer les Cassandres. Il ajoute qu’en travaillant ensemble avec détermination, nous pouvons gagner la bataille contre le changement climatique. Laisser se ferme cette fenêtre d’opportunité représenterait un échec moral et politique sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Pour lui, les discussions de Bali sont une occasion unique de placer les intérêts des pauvres de la planète au cœur des négociations sur le changement climatique.

Le rapport contient des données scientifiques qui montrent de quelle manière les pauvres subiront l’impact écologique du changement climatique. Mettant l’accent sur les 2,6 milliards de personnes qui survivent avec moins de $2 par jour, les auteurs avertissent que les forces déchaînées par le réchauffement de la planète risquent de ralentir puis d’inverser les progrès accomplis de génération en génération. Parmi les menaces identifiées dans La lutte contre le changement climatique figurent :

L’effondrement des systèmes agricoles de plus en plus exposés à la sécheresse, à l’augmentation des températures, et à des précipitations plus imprévisibles, entraînant 600 millions de personnes supplémentaires dans la malnutrition. Les zones semi-arides d’Afrique sub-saharienne parmi les plus pauvres du monde risquent d’enregistrer une diminution de 26 pour cent de leur productivité d’ici 2060.

D’ici 2080, 1,8 milliards de personnes supplémentaires pourraient être victimes du stress hydrique, de vastes régions d’Asie du Sud et du nord de la Chine étant confrontées à une crise écologique grave liée au rétrécissement des glaciers et à la modification des précipitations.

Le déplacement de 332 millions de personnes vivant dans les zones côtières et dans les zones de faible élévation du fait des inondations et des tempêtes tropicales. Plus de 70 millions de personnes vivant au Bangladesh, 22 millions au Vietnam, et six millions en Égypte, pourraient être touchées par des inondations dues au réchauffement de la planète.

Les risques sanitaires émergents, avec 400 millions de personnes supplémentaires qui pourraient être exposées au paludisme.
Mettant en lumière les éléments de preuve rassemblés dans le cadre de récents travaux de recherche, les auteurs du Rapport mondial sur le développement humain font valoir que le coût potentiel du changement climatique pour l’homme a été sous-estimé. Ils relèvent que les chocs climatiques tels que les sécheresses, les inondations et les tempêtes, dont la fréquence et l’intensité vont augmenter avec le changement climatique, sont déjà des facteurs de pauvreté et d’inégalité parmi les plus puissants—et le réchauffement planétaire ne fera qu’en exacerber les effets.

Il est dit dans le rapport que pour des millions de personnes ces événements représentent un aller-simple pour la pauvreté et des cycles de handicap de longue durée. En plus de menacer des vies et d’infliger des souffrances, ils réduisent à néant le patrimoine, conduisent à la malnutrition et à la déscolarisation. En Éthiopie, le rapport constate que les enfants exposés à la sécheresse dans leur petite enfance ont 36 pour cent de chances supplémentaires de souffrir de malnutrition—soit 2 millions d’enfants mal nourris supplémentaires.

Le rapport se concentre certes sur les menaces immédiates qui pèsent sur les pauvres du monde, mais il met aussi en garde, affirmant que ne pas s’attaquer au changement climatique pourrait signifier une catastrophe écologique pour les
générations futures. Il met en exergue le risque de réduction massive des manteaux glaciaires dans l’Antarctique occidental, de rétrécissement des glaciers, ainsi que de stress sur les écosystèmes marins, autant de menaces systémiques contre l’humanité.

M. Dervi ajoute que des incertitudes persistent bien entendu, mais que face à des risques d’une telle ampleur l’incertitude ne saurait justifier l’inaction. Des mesures d’atténuation ambitieuses sont le seul moyen de nous prémunir contre des risques potentiellement très importants. La lutte contre le changement climatique est notre engagement en
faveur du développement humain aujourd’hui et consiste à créer un monde dans lequel nos enfants et leurs petitsenfants pourront vivre dans la sécurité écologique.

(A suivre)
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Dernière édition par Si Moh le Mar Juin 17, 2008 12:34 pm; édité 4 fois
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MessagePosté le: Mer Déc 05, 2007 4:44 am    Sujet du message: Rapport mondial sur le développement humain (suite) Répondre en citant


Éviter les changements climatiques dangereux


Les auteurs du Rapport mondial sur le développement humain demandent aux gouvernements de se fixer un objectif collectif afin d’éviter les changements climatiques dangereux. Ils prônent un seuil de 2 degrés centigrades au dessus des niveaux préindustriels (le niveau actuel se situe à 0,7 degrés centigrade).

S’inspirant d’un nouveau modèle climatologique, le rapport suggère un « budget d’émission du carbone pour le 21ème siècle » afin de ne pas dépasser ce seuil. Le budget estime le niveau total d’émissions de gaz à effet de serre compatible avec cet objectif. Dans le cadre d’un exercice visant à déterminer l’ampleur du défi à relever, le rapport estime que, toutes choses égales par ailleurs, le budget carbone mondial pour le 21ème siècle pourrait expirer dès 2032.

Les auteurs avertissent que, au regard des tendances actuelles, le monde risque davantage de dépasser le seuil des 4 degrés centigrade que de rester dans la limite des 2 degrés centigrade.

Le Rapport mondial sur le développement humain aborde certaines des questions parmi les plus critiques auxquelles vont être confrontés les négociateurs à Bali. Tout en reconnaissant la menace que constitue l’augmentation des émissions des grands pays en développement, les auteurs font valoir que les gouvernements du nord doivent opérer une réduction profonde et immédiate des émissions. Ils indiquent que les pays riches portent la responsabilité historique du changement climatique, que leur bilan carbone est bien plus lourd, et qu’ils disposent des capacités financières et technologiques nécessaires pour agir.

M. Watkins ajoute que si les populations des pays en développement avaient généré des émissions de CO2 par habitant au même rythme que les populations d’Amérique du Nord, nous aurions besoin de l’atmosphère de neuf planètes pour faire face aux conséquences.

Sur la base d’un cadre illustratif de la trajectoire d’émissions qui permettrait d’éviter des changements climatiques dangereux, le Rapport mondial sur le développement humain suggère que :

Les pays développés devraient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 80 pour cent d’ici 2050 et de 30 pour cent d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990.

Les pays en développement devraient réduire leurs émissions de 20 pour cent d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990. Cependant, ces réductions auraient lieu à partir 2020 et elles seraient soutenues à travers la coopération internationale en matière du financement et du transfert des technologies à faible émission de carbone.

À partir de ces chiffres, les auteurs constatent que nombre des objectifs fixés par les gouvernements des pays développés restent en-deçà de ce qui est nécessaire. Ils notent également que la plupart des pays développés n’ont pas réussi ne serait-ce qu’à opérer les réductions modestes—en moyenne 5 pour cent par rapport aux niveaux de 1990—convenues au titre du Protocole de Kyoto. Selon le rapport, même lorsque des objectifs ambitieux ont été fixés, rares sont les pays développés qui se sont dotés de politiques énergétiques concrètes pour mettre en conformité leurs actes et les objectifs de sécurité climatique affichés.

Si l’on tient compte des perspectives d’émissions futures, les défis à relever n’en apparaissent que plus grands. Sur la base des tendances actuelles, les émissions de CO2 devraient augmenter de 50 pour cent d’ici 2030—un résultat qui rendrait le changement climatique dangereux inévitable. M. Watkins remarque que le problème est que le système énergétique mondial n’est en compatible avec les systèmes écologiques sur lesquels repose notre planète et ajoute que tout réalignement exigera un changement d’orientation radical de la réglementation, des mesures d’incitation, et de la coopération internationale.

La lutte contre le changement climatique définit les mesures de politique générale nécessaires pour combler le précipice entre les déclarations de sécurité climatologique et les politiques énergétiques menées pour éviter les changements climatiques dangereux. Parmi les plus importantes peuvent être citées :

La tarification du carbone.

Le rapport fait valoir que tant la taxation du carbone que le système de « cap-andtrade » ont un rôle à jouer. Relever progressivement les taxes sur le carbone serait un bon moyen de modifier les mécanismes d’incitation destinés aux investisseurs. Il souligne aussi que les taxes sur les émissions de carbone n’impliqueront pas nécessairement une charge fiscale plus élevée car elles pourraient être compensées par des déductions fiscales sur le revenu du travail.

Des normes réglementaires plus strictes.

Le rapport demande aux gouvernements d’adopter et de faire
appliquer des normes plus strictes sur les émissions des véhicules, des bâtiments et des appareils électriques.

Un soutien pour le développement de l’approvisionnement en énergie à faible émission de carbone.

Le rapport met en avant le potentiel inexploité des énergies renouvelables utilisées, et des technologies de pointe telles le captage et le stockage du carbone (CSC).

La coopération internationale pour le financement et le transfert de la
technologie.

Les auteurs notent que les pays en développement n’adhèreront
pas à un accord qui n’offre aucune incitation et menace d’entraîner une
augmentation du coût de l’énergie. Le rapport plaide en faveur de la création d’un Fonds d’atténuation des changements climatiques (FACC) pour financer chaque année, à hauteur de $25-50 milliards, les investissements supplémentaires pour les énergies à faible émission de carbone pour permettre la réalisation des objectifs partagés en matière de changement climatique.

Se fondant sur des travaux de modélisation économique, le Rapport mondial sur le développement humain avance que le coût de la stabilisation des gaz à effet de serre à des concentrations de 450 parties par million (ppm) pourrait se limiter, en moyenne, à 1,6 pour cent du produit intérieur brut (PIB) mondial d’ici 2030. M. Dervi_ avertit que si ces coûts sont bien réels, le coût de l’inaction sera beaucoup plus grand encore, que ce soit en termes économiques, sociaux ou humains. Le rapport indique que le coût des mesures qui permettront d’éviter un
changement climatique dangereux représente moins de deux tiers des dépenses militaires annuelles actuelles.

(A suivre)
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MessagePosté le: Mer Déc 05, 2007 4:47 am    Sujet du message: Rapport mondial sur le développement humain (suite) Répondre en citant

Efforts d’adaptation négligés

Tout en insistant sur le rôle clé joué à moyen terme par l’atténuation, La lutte contre le changement climatique conseille de ne pas négliger l’adaptation. Le rapport indique que, même avec des mesures d’atténuation draconiennes, le monde n’échappera pas au réchauffement pendant la première moitié du 21ème siècle. Le rapport précise que l’adaptation est nécessaire pour empêcher que le changement climatique n’entraîne un recul significatif du développement humain – et se prémunir contre le danger bien réel de l’insuffisance des mesures d’atténuation. Le rapport attire l’attention sur les inégalités extrêmes en termes de capacité d’adaptation. Les pays riches investissent des sommes considérables dans les systèmes de défense contre les changements climatiques, les gouvernements prenant les devant.

À l’inverse, dans les pays en développement « les pauvres du monde sont abandonnés à leur sort, avec leurs maigres ressources », écrit Desmond Tutu, Archevêque émérite du Cap dans le rapport, ce qui crée « un monde caractérisé par un "apartheid de l’adaptation" ».

M. Watkins affirme que personne ne souhaite minimiser les réels défis écologiques à long terme que représente le changement climatique pour les pays riches. Mais, ajouteil, les vulnérabilités à court terme ne sont pas l’apanage de Manhattan et de Londres, mais plutôt des zones du Bangladesh menacées par les crues et des régions d’Afrique sub-saharienne menacées par la sécheresse.

Le Rapport mondial sur le développement humain montre que la coopération internationale en matière d’adaptation a été lente à voir le jour. Selon le rapport, le total des dépenses en adaptation consenties par le biais des mécanismes multilatéraux s’élève à ce jour à $26 millions—environ l’équivalent d’une semaine de dépenses pour les systèmes de défense face aux inondations du Royaume-Uni. D’après les auteurs, les mécanismes actuels offrent un financement modeste et présentent des coûts de transaction élevés.

Le rapport prône notamment les réformes suivantes :
Un financement supplémentaire pour les infrastructures contre les changements climatiques et pour la résistance des bâtiments, les gouvernements du nord devant allouer au moins $86 milliards par an d’ici 2015 (environ 0,2 pour cent de son PIB).

Un soutien international accru pour le renforcement de la capacité de surveillance météorologique de l’Afrique sub-saharienne et l’amélioration de l’accès public aux informations météorologiques.

L’intégration de la planification de l’adaptation dans les stratégies de réduction de la pauvreté et des inégalités extrêmes, y compris dans les documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté.

La lutte contre le changement climatique conclut qu’une des plus rudes leçons que nous enseigne le changement climatique est que la croissance économique historiquement dépendante de fortes émissions de carbone, et la consommation effrénée des nations riches qui l’a accompagnée, sont écologiquement insoutenables. Mais les auteurs estiment que « si l’on procède aux réformes nécessaires, il n’est pas trop tard pour ramener les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux tolérables, sans pour autant sacrifier la croissance économique : la prospérité croissante et la sécurité climatique ne sont pas des objectifs contradictoires ».

* * * *

À PROPOS DU PRÉSENT RAPPORT :

Le Rapport mondial sur le développement humain continue d’encadrer le débat sur certains des défis parmi les plus urgents auxquels est confrontée l’humanité. Il s’agit d’un rapport indépendant commandé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Kevin Watkins est l’auteur principal du rapport 2007/2008, lequel contient des contributions spéciales du Secrétaire général des Nations- Unies Ban Ki-moon, du Président du Brésil Luiz Inácio Lula da Silva, du Maire de New-York Michael R. Bloomberg, de la militante contre le changement climatique Sheila Watt-Cloutier, de la Présidente de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement et ancienne Premier Ministre de la Norvège Gro Harlem Brundtland, de l’Archevêque émérite du Cap Desmond Tutu, et du Directeur du Centre for Science and Environment Sunita Narain.

Le Rapport est traduit dans plus de douze langues et lancé dans plus de 100 pays chaque année. Pour de plus amples informations, consulter le site http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2007-2008/.

Le Rapport mondial sur le développement humain 2007/2008 est publié en français par La Découverte.

À PROPOS DU PNUD :

Le PNUD est le réseau mondial des Nations Unies chargé d’aider les populations à satisfaire leurs besoins en développement et à améliorer leur vie. Nous sommes présents sur le terrain dans 166 pays,
partenaire de confiance des gouvernements, de la société civile et du secteur privé, nous les aidons à identifier leurs propres solutions aux défis nationaux et mondiaux auxquels ils sont confrontés en matière de développement.

Pour plus d’informations, consulter le site : www.undp.org.


http://hdr.undp.org/
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MessagePosté le: Jeu Déc 13, 2007 9:30 am    Sujet du message: Développement humain: Des résultats humiliants Répondre en citant

Développement humain: Des résultats humiliants

· Le Maroc, 126e, perd trois places

· L’enseignement plombe les résultats

· Les pays arabes nous devancent de loin


La Namibie devance le Maroc en termes de développement humain. Ce n’est pas une blague, mais c’est ce qui ressort du rapport sur le développement humain dans le monde, élaboré par le PNUD (1) au titre des années 2007/2008.

Le document révèle un nouvel échec cuisant pour le Maroc. Nous avons encore perdu trois places dans le classement général pour atterrir au 126e rang sur 177 pays. Le Royaume se rapproche de plus en plus des pays classés «à faible développement humain». Quelle honte !!
Ni l’INDH, ni les autres «plans de développement social» n’ont convaincu les rédacteurs du rapport des «progrès sensibles» qu’on ne cesse de faire valoir. Les experts internationaux n’ont rien à faire des signaux. Ils ne croient qu’aux résultats sensibles.

Le Maroc affiche des résultats médiocres au niveau de toutes les composantes de «l’indice de développement humain». Mais ce qui lui fait le plus défaut, ce sont les indicateurs de l’éducation et l’enseignement. A fin 2005, il affiche un taux d’alphabétisation des adultes à 52% et un niveau de scolarisation combiné (primaire, secondaire, universitaire) de 58%. Notre pays fait moins bien que l’Ouganda, le Kenya ou même Madagascar.

Si nous n’avions pas atteint une espérance de vie à la naissance de 70,4 ans et un PIB par habitant de 4.555 $, notre classement aurait été bien pire. Toujours est-il que ces deux résultats restent bien loin de ceux de l’Algérie, la Tunisie ou même le Gabon. Des pays comme l’Egypte ou la Syrie se rapprochent des niveaux de PIB/Hab du Maroc, mais le devancent de loin dans le classement global, grâce à de bons indicateurs d’enseignement.

· Dysfonctionnements

En contemplant ces résultats, il y a lieu de se poser des questions sur l’efficacité des stratégies de développement social, s’il y en a. Depuis 2005, tous les «projets», aussi petits qu’ils soient, initiés dans les quatre coins du Maroc, sont intégrés dans le cadre de l’INDH. Mais rien de cela n’a permis l’amélioration des conditions de vie des populations les plus démunies, du moins au terme de cette même année.

Il faut attendre le rapport de développement humain de l’année prochaine pour mesurer l’impact de cette initiative en 2006 et 2007. En tout cas, les premières enquêtes révèlent des dysfonctionnements qui plombent l’aboutissement de l’initiative (cf. www.leconomiste.com).
Côté enseignement, les indicateurs ne risquent pas de s’améliorer pour les deux dernières années.

Plusieurs opérateurs du secteur révèlent une aggravation des déficits en infrastructures et en ressources humaines ainsi qu’une dégradation des conditions d’enseignement, notamment dans le monde rural. Même le Roi a signalé cette insuffisance dans son dernier discours du trône. Compte tenu de ces éléments, le score du Maroc ne risque pas de s’améliorer dans le prochain rapport.

En classant le Maroc parmi les mauvais élèves en termes de développement humain, les experts du PNUD ont sûrement dû remarquer les inégalités flagrantes entre riches et pauvres. Cinquante ans après l’Indépendance, les signes de pauvreté et de précarité sont toujours aussi saillants dès que l’on quitte le centre des grandes villes marocaines.
Pourtant les organismes internationaux ne cessent de ressasser cette remarque qui n’a pas besoin d’expertise pour être signalée.

Des centaines de solutions ont été avancées pour garantir le minimum vital en termes de qualité de vie pour les plus démunis. Mais il semble que les responsables régionaux n’ont pas encore la volonté de passer à l’action. Résultat des courses: un résultat humiliant qui ne peut être que nuisible sur l’attractivité du Maroc pour les investissements étrangers.
Pendant que le Maroc recule, ses concurrents directs progressent à grands pas. Le Gabon, qui était classé juste devant nous il y a deux ans, grimpe désormais à la 119e place.

Au niveau du monde arabe, il n’y a que la Mauritanie, le Yémen et le Soudan que nous arrivons à devancer. Toujours pas de quoi pavoiser.
Par ailleurs, L’Islande et la Norvège arrivent en tête du classement du PNUD. Les deux pays confirment la réputation des pays scandinaves en terme de qualité de vie. Loin derrière, on retrouve la France qui arrive dixième et les Etats-Unis classés douzièmes. Les 20 derniers du classement sont tous issus de l’Afrique subsaharienne.

Nouaim SQALLI
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(1) Programme des Nations unies pour le développement

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MessagePosté le: Sam Déc 29, 2007 5:36 am    Sujet du message: Conversion défaillante de la croissance en prospérité Répondre en citant

Conversion défaillante de la croissance en prospérité

· L’indice global n’est pas suffisant

· Education: 21% quittent au bout de la cinquième année

· 20% de la population concentrent la moitié des richesses


IL ne faut pas s’en tenir à l’indice global de développement humain (IDH) pour apprécier la prestation du Maroc concernant l’amélioration de qualité de vie de sa population. Cet indicateur phare est lié à 35 autres critères que le Pnud utilise pour classer les pays membres des Nations unies en fonction de leurs performances sociales.

Cela va de la santé à l’éducation, en passant par les performances économiques et commerciales, jusqu’à l’égalité des sexes et l’armement. A noter que le rapport sur l’IDH est basé en grande partie sur les indicateurs de 2005 et classe le Maroc au 126e rang sur 177 pays (cf. www.leconomiste.com).

La lecture des indicateurs complémentaires ne fait que confirmer le constat global du développement humain. Le Maroc est encore très loin de garantir un niveau de vie décent pour sa population, toutes catégories sociales confondues.

En classant les pays en fonction de leurs performances en développement humain, l’objectif du Pnud n’est pas de distinguer les bons des moins bons. Cette classification n’a aucun sens, compte tenu du contexte économique, social et culturel dans les quatre coins du monde.

«La finalité du rapport est de mesurer la capacité des pays à transformer leurs produits intérieurs bruts en outil de développement humain», explique avec insistance Mourad Wahba, coordinateur résident des Nations unies et représentant du Pnud au Maroc.

A ce niveau, le Maroc est très loin du compte. Il suffit d’étudier un seul indicateur pour s’en convaincre. Il s’agit de la différence entre le classement en fonction du PIB par habitant et celui lié à l’IDH. Le -18 qu’affiche le Maroc signifie que son classement en fonction du PIB est supérieur de 18 rangs par rapport à sa performance en développement humain.

Autrement dit, le pays n’arrive pas à optimiser la conversion de sa croissance économique en amélioration des conditions sociales. Cette réalité est d’autant plus visible en observant la tendance haussière de l’IDH sur trente ans. Entre 1975 et 2005, la performance marocaine a crû de 48%, soit une progression moyenne de 12% tous les cinq ans.

Le premier indicateur subordonné à l’IDH concerne la pauvreté humaine et monétaire. Et là, le Maroc est classé 68e parmi les pays en voie de développement. A l’origine de cette performance: 47,7% des adultes sont analphabète et 14,3% vivent avec moins de 2 dollars par jour. De plus, 19% des Marocains vivent en dessous du seuil de pauvreté national.

Plusieurs éléments expliquent cette situation déplorable. D’abord, la faiblesse des dépenses de santé publique. Elles ne représentent que 1,7% du PNB soit 234 dollars par habitant. De plus, l’encadrement médical se limite à 51 médecins pour 100.000 habitants.

Ensuite, la difficulté d’accès aux sources d’eau et au systèmes d’assainissement et de nutrition améliorés. Plus d’un quart de la population n’est pas relié au réseau d’assainissement, alors que 19% ne disposent pas encore d’eau potable.

La population mal alimentée est restée au même niveau (6%) depuis 1992. Enfin, les opportunités de survie. Certes la mortalité infantile est passée de 119 à 36 cas sur 1.000 naissances vivantes entre 1970 et 2005. Mais la mortalité maternelle demeure très élevée (240 cas sur 100.000 naissances vivantes).

Qu’en est-il de l’éducation, qui plombe la performance marocaine au niveau de l’IDH global. Avec un taux d’analphabétisme de 47,7% pour les adultes et 29,5% pour les jeunes, nous sommes très loin du niveau optimal de 100%. En 20 ans (1985-2005), le niveau d’alphabétisation des adultes n’a progressé que de 20 points seulement.

Les indicateurs de scolarisation n’augurent pas d’amélioration. 14% des enfants de 7 ans et plus n’ont toujours pas accès à l’école primaire. Seuls 79% des scolarisés atteignent la cinquième année d’étude. Le taux de scolarisation chute littéralement à 35% au niveau secondaire. Pourtant, ce n’est pas les dépenses qui manquent.

Avec 27,3% du budget alloué à l’enseignement, l’Etat marocain est situé au même niveau par rapport aux pays développés, toutes proportions gardées. Visiblement, l’efficacité de ces dépenses demeure très faible.

Il n’y a pas que les indicateurs sociaux (santé, éducation...) qui comptent pour mesurer le développement. Le rapport met en exergue plusieurs critères socioéconomiques significatifs en matière de qualité de vie.

A commencer par le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat qui se limitait à 1.711 dollars, en 2005. Le point fort du Maroc au niveau économique est le maintien de l’évolution des prix à des niveaux raisonnables.

Par ailleurs, la mesure des inégalités de revenus ou de dépenses révèle la défaillance chronique dans la répartition des richesses. Au Maroc, 10% des plus pauvres ne perçoivent que 2,6% des revenus alors que les 10% les plus riches en concentrent 30,9%. En remontant vers le haut, 6,5% des richesses sont destinées aux 20% les plus pauvres alors que les 20% les mieux lotis ont droit à plus de la moitié. Pour ce qui est du chômage, le rapport retient le taux de 11% enregistré il y a deux ans.

Le Pnud intègre aussi la diffusion et la création des technologies parmi les principaux indicateurs de développement humain. A ce niveau, le Maroc a réalisé des progrès notables. L’utilisation moyenne des cellulaires et des lignes Internet s’établit respectivement à 444 et 152 lignes par milliers d’habitants.

Enfin, le Maroc a préféré ne pas afficher l’effectif de son armée contrairement à l’Algérie qui compte 1 million d’engagés en 2005. Mais nos dépenses d’armement représentaient à l’époque 5% du PIB.

Intérêt écologique

LE Pnud a intégré des indicateurs liés à l’environnement dans son rapport de développement humain pour 2007/2008. En dehors du classement IDH, le rapport traite longuement des défis écologiques que l’humanité sera amenée à relever.

Pour ce qui est du Maroc, les émissions de dioxyde de carbone ressortent à 41,1 millions de tonnes en 2005. Le Royaume a ratifié l’ensemble des traités et conventions onusiens liés à l’environnement.

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MessagePosté le: Mer Jan 02, 2008 4:58 pm    Sujet du message: Le social au Maroc vu par la Banque Mondiale Répondre en citant

Le social au Maroc vu par la Banque Mondiale

Les pauvres s’en sortent mieux dans les communautés urbaines
Le manque de filets sociaux formels peut être catastrophique pour les ménages


Après le rapport publié récemment par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) sur le développement humain dans le monde plaçant le Royaume au bas du classement, soit 126ème, voilà un autre rapport rendu publique il y a quelques jours par la Banque Mondiale, mais cette fois-ci peu pessimiste, fait le point sur les facteurs pouvant aider les ménages pauvres à améliorer leur situation financière. L’intitulé de ce rapport est : « Se soustraire à la pauvreté au Maroc ».

Il en ressort que les ménages pauvres s’en sortent mieux dans des communautés urbaines plus larges et/ou prospères. « Les communautés plus larges et urbaines offrent plus d’opportunités et de services. La capacité des ménages à diversifier les sources des revenus dépend en grande partie de l’éventail des opportunités économiques de leur communauté, et ceci semble lié à la taille des communautés ainsi qu’à une infrastructure et des services relativement meilleurs », relève-t-on de l’étude dont son objectif est de comprendre quelle est la combinaison de facteurs individuels, familiaux, communautaires et nationaux qui aiderait la population à se soustraire d’une situation de pauvreté et à ne plus y retomber.

Cette étude fait ressortir aussi que la diversification économique est essentielle à la mobilité, compte tenu de la volatilité et des moyens d’existence fondamentaux tels que l’agriculture et l’absence de filets sociaux formels. « Les opportunités pour combiner un emploi saisonnier ou salarié avec d’autres sources de revenus sont corrélées à une plus grande mobilité, tandis que la dépendance aux revenus agricoles est corrélée avec une faible mobilité ».

Une autre conclusion soulevée est que la migration étrangère et intérieure demeure essentielle pour la mobilité des ménages et le bien-être de la communauté. « Les communautés prospères ont investi dans la migration à l’étranger et bénéficié en retour d’une demande accrue pour des biens et services de la part des ménages enrichis par les envois de fonds ».

L’étude fait le point aussi sur le facteur financement. L’on souligne que l’accès au capital, par le biais des banques, des associations de micro- crédit, ou de l’héritage contribue au bien-être et à la mobilité des ménages. « L’accès au crédit a permis aux familles d’investir dans des activités productives, ou d’acquérir des avoirs tels que des maisons tout autant pour la sécurité psychologique qu’économique ».

Par ailleurs, la corruption et le clientélisme affectent le secteur public et le secteur social et représentent la face obscure du capital social. Pour la Banque Mondiale, ces deux fléaux sont des facteurs inhérents de discrimination vis-à-vis des ménages les plus marginalisés—ce qui limite encore davantage leurs chances de s’améliorer et de se soustraire à la pauvreté.

Une autre conclusion de l’étude est que l’infrastructure et les services sociaux sont importants pour le bien-être des ménages et des communautés. « L’expansion des réseaux d’eau potable et de l’électricité aux communautés pauvres a nettement amélioré la perception du bien-être ».

L’étude conclut également que l’éducation est centrale pour trouver un bon emploi, démarrer une entreprise à succès, et atteindre l’autonomie personnelle. « L’éducation est toujours considérée comme une étape essentielle de mobilité ascendante, même si les parents sont d’avis que la qualité de l’enseignement et la motivation des enseignants a précipitamment baissé ». Une autre conclusion, importante, soulevée est que les femmes peuvent jouer un rôle économique important dans leur ménage. Elles peuvent avoir un impact décisif sur le patrimoine familial. « Les ménages ne sont pas des unités économiques homogènes. Leurs richesses varient selon que les membres féminins du ménage jouent un rôle économique indépendant », souligne-t-on.
Sans filets sociaux formels, rares sont les ménages qui sont immunisés contre le risque de mobilité descendante, conclut la Banque Mondiale. « Le manque de filets sociaux formels, sous forme d’assurance et d’assistance sociales et de soins de santé abordables, peut être catastrophique pour les ménages. Ils n’ont aucun recours en cas de maladie ou de chômage ».

Enfin, autre conclusion, la pauvreté implique de multiples formes d’exclusion – des services, des réseaux sociaux, et du pouvoir, et le bien-être ne dépend pas seulement du revenu mais du sentiment d’inclusion et de dignité.

Lopinion.ma

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MessagePosté le: Lun Jan 07, 2008 10:33 am    Sujet du message: Répondre en citant

Domicile fixe : la rue
La vague de froid nous rappelle que les sans-abri existent en grand nombre parmi nous. Ils vivent dans des conditions insoutenables
Publié le : 06.01.2008 | 12h55

«Ce n'est pas un sourire de compassion ni un soupir de tristesse dont nous avons besoin. Aidez-nous plutôt à sortir de cet enfer!", lance un SDF (sans domicile fixe) qui est visiblement rassuré d'avoir affaire seulement à des journalistes.

Chaque nuit, c'est la même histoire qui se répète avec les flics et les autres sans-abri. Les patrouilles de police traquent, surtout dans les grandes artères, tous les SDF. Alors que ces derniers se livrent une rude concurrence parfois violente entre eux, c'est la loi du plus fort qui règne la nuit. Lutte, méfiance sont les maîtres mots pour survivre. Les plus costauds se réservent les coins protégés.

Bon nombre des sans-abri changent de place à plusieurs reprises avant de trouver un refuge. Il s'appelle Abdallah. Son visage porte déjà des petites rides, signes d'une vie très difficile qu'il mène au quotidien. Agé de trente ans, il a été refoulé d'Italie voilà plus de cinq ans. Depuis, il vit dans la rue. "Je sais très bien que vous êtes en train de me filmer. C'est super ! Je vais passer à la télé. Je vais répondre à toutes vos questions, mais donnez-moi seulement un peu d'argent, je n'ai rien mangé depuis ce matin", ajoute-il avant de prendre une gorgée d'une petite bouteille de "spirito" bien dissimilée sous ses habits.

Non loin de la gare ferroviaire Casa-port, il est déjà 21 heures.
Un froid glacial souffle sur les parages en raison de la proximité avec la mer. Avant de chercher un petit coin où il va passer la nuit, Abdallah doit d'abord quémander l'argent nécessaire pour son repas mais également pour acheter une bouteille
d'alcool.

Courez, "la raf"'!
Les averses qui commencent à s'abattre sur la métropole ne semblent pas le dissuader. Sans se lasser, il attend impatiemment que le feu passe au rouge pour solliciter les automobilistes. Pas question de partir avant d'amasser une bonne somme d'argent.

L'alcool, explique t-il, est son seul moyen pour résister au froid. Cependant, il refuse d'être considéré comme un "alcolo".
"Personne ne choisit volontairement de mener une telle existence. Le destin en a voulu ainsi". Abdallah en aura encore pour une ou deux heures. De toutes les manières, il ne parvient à trouver le sommeil qu'aux premières lueurs de l'aube. Dans un environnement où les agressions des "chamkara" ou des voleurs sont fréquentes, il doit rester sur ses gardes.
Notre bonhomme prend la destination de la gare routière, l'un des refuges les plus sûrs pour les SDF.

D'ailleurs cette nuit, ils sont nombreux à avoir choisi ce lieu pour se protéger des intempéries ainsi que des risques de la rue. Il est 23 heures. La gare commencer à plonger dans sa torpeur nocturne habituelle.

Quelques courtiers, encore sur les lieux, sont aux aguets pour vendre les places qui leur restent aux derniers voyageurs.
M'hamed "habite"' à la gare routière de Casablanca depuis quelques mois. Originaire de la région de Marrakech, il a rencontré des problèmes familiaux avant de se retrouver dans la rue. Sans couverture ni même des bouts de carton pour se protéger, il dort à même le sol. Pour se réchauffer, pas d'autres moyens pour lui que de s'envelopper dans une veste défraîchie en cuir et des tricots (plusieurs) au point qu'il a du mal à se mouvoir.

Pas question d'enlever ses espadrilles de peur de ne plus les retrouver au réveil même si elles sont très usées et laissent entrevoir ces orteils. " J'ai essayé de trouver un travail à plusieurs reprises, mais en vain. Personne n'a envie d'embaucher un sans-abri. Les gens ont une idée très négative sur nous. Pourtant, on est des gens tranquilles ", martèle M'hamed en quittant le lieu sans terminer son témoignage, car la patrouill de police va passer dans quelques instants. C'est la brigade de police à la gare routière qui est chargée du contrôle de sécurité.

Au bout de quelques minutes, la rafle a lieu. A notre grande surprise, un officier de police nous demande de l'accompagner pour un contrôle d'identité. Au poste de police, quelques sans-abri sont assis. Ils attendent d'être déférés devant le tribunal. D'une manière générale, les sans-abri sont relâchés au bout de quelques jours de détention. Au pire, un SDF écope d'un PV pour vagabondage. C'est pour cette raison qu'ils paraissent sereins, car ils sont sûrs d'être relâchés. Et puis, ils se sentent en sécurité en présence des policiers. Le contrôle d'identité terminé, l'officier nous autorise à nous disposer. Il met également à notre disposition trois policiers qui vont nous accompagner pour le reste de la visite.

Les SDF ont déjà repris leurs places. Certains dorment déjà alors que d'autres gardent toujours les yeux ouverts observant les quelques individus qui sillonnent encore la gare. Hussein est âgé de 65 ans. Il vivote dans la rue depuis longtemps. Interrogé à plusieurs reprises sur la durée qu'il a passée dans la rue, il ne donne pas de réponse. Il ne compte plus les jours ou les mois. Pour lui, la notion du temps n'a plus de sens. " Je suis originaire de la ville d'Essaouira. J'ai quitté ma famille depuis longtemps. Certains bienfaiteurs me donnent un peu d'argent et des habits. Tout le monde sait que les SDF vivent dans des conditions très difficiles. Hamdollilah, je me plains pas " témoigne Hussein. Aberrante sinon scandaleuse est la situation dans laquelle se trouve Hussein.

Livré à lui-même dans des conditions très précaires, il tente tant bien que mal de subsister.
A la gare, il y a également des femmes. Mina est la seule rencontrée lors de la visite. Coiffée d'un foulard dépigmenté, elle met un manteau pour homme. Portant des sandales en plastique et sans chaussettes, ces pieds ont pris une couleur bleuâtre sous l'effet du froid. " Je préfère vendre des cigarettes aux voyageurs au lieu de demander l'aumône aux passants ", déclare-t-elle. Cette dernière bénéficie de la protection des courtiers. Au fil des mois, elle est devenue très connue. Mina travaille la nuit et préfère dormir le jour pour prévenir tout risque d'agression.

Amalgame
Vivant à la marge de la société, les SDF souffrent de nombreuses maladies. Rhumatisme, bronchite ou autres maladies respiratoires sont très répandus parmi eux. Souvent, ils sont considérés comme des "chamkara" ou des clochards, des appellations toujours utilisées dans la société marocaine pour désigner cette catégorie de personnes. Ils éprouvent donc une grande difficulté à se soigner. " Chaque jours, nos agents arrêtent une vingtaine de sans-abri.

Après les procédures de routine, certains sont relâchés d'autres sont traduits devant le procureur. Bien évidemment, il existe une différence entre les SDF et les autres criminels. D'une manière générale, les sans-abri ne représentent pas un danger. Ces dernières années, on constate que le nombre des personnes sans domicile fixe augmente continuellement ", informe un officier de police. Les enfants et les jeunes arrêtés par les forces de l'ordre seront placés dans les centres de protection de l'enfance de Tit Mellil ou de Berrechid. Les plus âgés vont se retrouver dans l'enfer de la rue.

" Tous les Marocains ont une idée sur les conditions difficiles dans lesquelles nous vivons. Mais rien ne se fait ", déclare l'un des SDF rencontrés.
Quelques heures après la fin du reportage, des images sur ces personnes dormant à même le sol revenaient à l'esprit à plusieurs reprises. Pour combien de temps encore seront-ils marginalisés au Maroc? Abdallah, Hussein et les autres, que sont-ils devenus? Seront-ils condamnés à vivre en marge de la société pour le restant de leurs jours ? Une chose est sûre, ces personnes gardent toujours espoir de voir une main tendue pour les sauver. En attendant, ils vont continuer leur vie… dans la rue et le froid.

Clochard, SDF, ou sans-abri ?

SDF est une dénomination donnée en France aux personnes qui dorment dans la rue depuis le milieu des années 80. On parle également de sans-abri ou d'itinérant. Avant, on qualifiait ces gens de vagabond, chemineau ou même clochard. Aujourd'hui, ces appellations ont tendance à tomber en désuétude en raison de leurs connotations péjoratives. Les sans-abri se trouvent souvent dans une situation d'exclusion sociale.

En effet, personne n'est à l'abri. N'importe qui peut, du jour au lendemain, se retrouver dans la rue, sans logement, sans ressources, sans aides, livré à lui-même, dans l'indifférence générale. Classiquement, on recense plusieurs causes provoquant cette situation. Ainsi, une maladie, un divorce ou le décès d'un ou des deux parents peuvent amener une personne à devenir un SDF. Dans certain cas, les relations familiales malsaines, la perte d'un emploi ou le surendettement peuvent également être à l'origine de cette situation. Au Maroc, les SDF sont souvent confondus avec des "chamkaras". Les centres d'accueil pour sans-abri sont quasi-inexistants.
La rue est donc le domicile fixe des SDF marocains.


SDF et vague de froid

Rafales de vent, fortes précipitations, baisse de température, orages, chute de neige et mer très agitée : depuis la semaine dernière, le Royaume connaît de fortes perturbations météorologiques.

Les conditions de vie des sans-abri vont devenir de facto plus difficiles. Selon les prévisions de la Direction de la météorologie nationale à Casablanca, la température minimale pendant la nuit variera entre un et six degrés sur l'intérieur des régions au nord d'Agadir et entre cinq et onze degrés près des côtes nord avec des valeurs négatives en montagne et sur les plateaux de l'Oriental. "Le passage des masse d'air par la mer a adouci la température. Cette dernière aurait pu baisser davantage si les masses d'air provenaient de l'Europe.

En effet, le passage de ces masses par le continent peut les rendre plus sèches et plus froides encore", explique Mohamed Bellaouchi, chargé de mission communication et relations publics à la Direction de la météorologie nationale.

Par Mohamed BADRANE | LE MATIN
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MessagePosté le: Mar Fév 05, 2008 5:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Caravane médicale à Dayet Ifrah à Ifrane

La Chaire UNESCO "Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions" de l'Université Al Akhawayn a organisé, samedi, une caravane médicale au profit de 150 femmes du village de Dayet Ifrah relevant de la commune rurale de Dayet Aoua à Ifrane.

Initiée en collaboration avec le ministère de la Santé, l'Office national de l'eau potable (ONEP) et la Ligue marocaine pour la protection de l'enfance, cette journée, qui a permis aux femmes de ce village de bénéficier de consultations gynécologiques spécialisées, a été marquée par des séances d'information et de sensibilisation, le but étant de promouvoir l'éducation pour la santé ainsi que les attitudes et comportements favorables relatifs à la planification familiale parmi les femmes du village.

Cette caravane médicale s'inscrit dans le cadre du projet intégré de renforcement des capacités locales et de mise en valeur de la contribution des femmes dans le développement rural, mené par la Chaire UNESCO en collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux.

Basé sur l'approche participative et impliquant l'association locale de développement rural de Dayet Ifrah, ce projet comprend des activités de formation, d'amélioration des conditions d'accès à l'eau potable et d'accompagnement pour la création d'activités génératrices de revenus, ainsi que la protection de l'environnement et la valorisation des ressources naturelles de Dayet Ifrah, site qui de part sa beauté exceptionnelle et son patrimoine culturel, regorge d'énormes potentialités touristiques et agricoles.

La création de la chaire Unesco s'inscrit dans le cadre du programme international Unitwin/chaires Unesco qui vise à renforcer les capacités de formation et de recherche favorisant la mobilité académique et le transfert rapide des connaissances.

Les activités de la chaire, lancée officiellement le 5 avril 2006, comprennent des campagnes d'information et de sensibilisation notamment sur les thèmes "Eau, Education et santé ", destinées aux populations rurales dans la région du Moyen Atlas et qui ciblent spécifiquement les femmes.


MAP
(4/2/2008)
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MessagePosté le: Dim Mar 30, 2008 9:36 pm    Sujet du message: Forum national de l'handicap Répondre en citant

Activité Royale
S.M. le Roi préside à Salé l'ouverture du Forum national de l'handicap

• Les activités de cette manifestation vont être couronnées par la remise des distinctions et des trophées aux enfants et aux équipes sportives et culturelles et par la signature de conventions de coopération

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, dimanche, au Centre national Mohammed VI des handicapés à Salé, la cérémonie d'ouverture du Forum national de l'handicap, organisé sous le thème "Rôle des acteurs sociaux".

Sa Majesté le Roi a effectué une visite aux espaces culturels, sportifs, ludiques et scientifiques mis en place à l'occasion de cette manifestation qui se poursuivra jusqu'au 2 avril prochain, avant de recevoir deux oeuvres plastiques collectives de la part des enfants handicapés ayant participé à l'exposition d'oeuvres d'arts réalisées au Centre. Le Souverain a aussi remis les clés d'un minibus à l'association Club Al Moustakbal des sportifs handicapés physiques de Khouribga.

Des explications ont été fournies à S.M. le Roi sur le programme de cette manifestation à caractère scientifique, qui sera marquée par la tenue de quatre séminaires et de plusieurs ateliers de travail durant les trois premiers jours, portant notamment sur les thèmes: "L'éducation physique spécialisée, vecteur d'intégration", "Politique d'intégration des enfants handicapés dans la scolarité", "Politique en matière de santé au profit des handicapés" et "Politique d'accessibilité au profit des handicapés". Participent à ces activités scientifiques, les départements gouvernementaux et non gouvernementaux concernés, les associations de différentes régions du Royaume oeuvrant dans le domaine de l'intégration des handicapés ainsi que des chercheurs et des spécialistes en la matière.

Par ailleurs et en vue de sensibiliser et d'impliquer les parents dans la prise en charge de leurs enfants handicapés, deux autres ateliers de sensibilisation au profit des parents sont organisés, les 30 et 31 mars, portant notamment sur la définition du handicap et ses catégories, la réadaptation des personnes ayant des troubles de développement psychomoteur, la prévention et l'intervention précoce, la rééducation médicale, à savoir : la kinésithérapie, la psychomotricité, l'orthophonie, l'orthopédie ainsi que la guidance parentale.
Dans le même cadre, d'autres ateliers consacrés à l'évaluation en matière de formation agricole, se déroulent tous les jours de la manifestation.

Parallèlement à ces rencontres professionnelles, les trois premiers jours de la manifestation connaissent également des compétitions sportives "Tournois de l'amitié", auxquelles participent les associations et clubs sportifs des handicapés au Maroc. Ce tournoi comprend les disciplines de basket-ball sur fauteuils, hockey, power lifting, natation, football, tennis de table, tennis de table assis, goal ball.

Dans le même sens, d'autres compétitions sont organisées au profit des enfants handicapés dans les domaines de la musique, du théâtre et de l'équitation, afin d'améliorer l'esprit compétitif chez eux. En vue de développer les dons artistiques chez l'enfant handicapé, des ateliers de peinture et de sculpture ainsi que de musique sont également programmés pendant la même période.

Dans le même domaine artistique et pour initier une réflexion collective sur le vécu du handicap, des courts métrages sont projetés à la fin de chaque journée du forum, tels que "I am flying" de Hassan Dahani, "Amal" de Mohammed Elyounsi, "Khouya" de Youness Reggab, et "Tabac noir" de Abdelwahed Mouaddin.
D'autre part, un espace réservé à l'animation et aux activités ludiques "Jeux sans frontières", visant l'épanouissement des enfants handicapés, est mis à leur disposition durant toute la période de la manifestation.

Les activités de cette manifestation vont être couronnées par la remise des distinctions et des trophées aux enfants et aux équipes sportives et culturelles et par la signature de conventions de coopération entre le Centre national Mohammed VI des handicapés et l'Association de sauvegarde de l'enfant à l'adolescent-Nièvre, le Pôle aquitain de l'enfant et l'adolescent, CHU Bordeaux et l'"Espace Arthur", Hôpitaux du sud Marseille.

A rappeler que S.M. le Roi avait inauguré en 2006 à l'occasion de la 9ème campagne nationale de la solidarité, le Centre national Mohammed VI des handicapés qui est un espace de formation et de recherche sur l'handicap et qui constitue une référence nationale dans ce domaine.

Réalisé par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, ce centre, qui se veut un partenaire des ONG oeuvrant dans le domaine de l'handicap, a nécessité une enveloppe d'environ 83 millions de dirhams.
Le coût de ce projet, érigé sur 6,5 ha, est réparti entre 62,8 millions de dirhams pour les travaux de construction, 10 millions pour l'équipement, 7,14 millions pour les aménagements extérieurs et 2,81 millions pour les études.

Par MAP
Publié le : 30.03.2008 | 19h38
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MessagePosté le: Dim Mar 30, 2008 9:40 pm    Sujet du message: Forum de lhandicap Répondre en citant

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MessagePosté le: Dim Mar 30, 2008 10:20 pm    Sujet du message: L'handicap Répondre en citant

Journée nationale du handicap
Une école pour des enfants pas comme les autres


Plus de 50 élèves aux besoins spécifiques sont scolarisés à El Malki.

Reportage

"Mon enfant a enfin oublié sa différence, je suis tout émue". La maman de Nawfal est heureuse, son enfant qui souffre d'un handicap mental a enfin pu s'intégrer avec ses semblables. Tout comme les autres enfants «normaux», il était joyeux, radieux et excité…

Tout au long de la matinée du 27 mars, il montait sur scène, faisait ses numéros et dansait inlassablement au rythme des musiques.
En effet, dans le cadre de la célébration de la Journée nationale des personnes handicapées, célébrée chaque année le 30 mars, l'association 3C (Carrefour de la citoyenneté et des chantiers) a organisé jeudi dernier, une journée d'animation culturelle au profit des élèves handicapés de l'école Malki à Sidi Bernoussi. Au
programme : compétitions sportives, animations musicales et ateliers.

«Nos élèves malentendants et trisomiques ont pu s'exprimer sans complexe ni embarras devant une audience composée, d'instituteurs, de parents d'élèves et d'enfants», annonce fièrement Rachida Mkahli, institutrice. Elle poursuit : «Nous sommes très heureux des résultats et nous espérons que les responsables nous aideront davantage en matière de formations d'éducateurs et d'infrastructures…car si cette classe a vu le jour, c'est grâce à l'aide de la délégation du ministère, à la volonté des formateurs et au désir d'aider ces enfants handicapés».

Rappelons que, tout a commencé lorsque la délégation du ministère de l'Education de Sidi Bernoussi a eu l'idée de créer des classes intégrées pour handicapés dans les écoles publiques. Elle a choisi alors deux institutions: El Malki et Yakoub El Mansour. Après sélection, c'est la première qui a été retenue suite à un sondage qui a montré que c'était l'institution la plus proche du plus grand nombre de trisomiques. C'est ainsi que la classe dédiée à l'enseignement des trisomiques fut créée en 1999.

Aussi, pour combler le besoin en encadrement, le ministère s'est chargé en premier temps de prodiguer une formation de courte durée aux cadres. Forte de cette expérience, l'école, soutenue par la délégation décide d'ouvrir une nouvelle classe intégrée, consacrée cette fois-ci aux sourds-muets. L'idée germe trois ans dans la tête des responsables avant qu'elle se concrétise le 17 janvier 2007.

Depuis, les élèves des deux classes n'ont cessé d'apprendre et le bureau de communication procède à leur contrôle continu. En 2006, une étude d'évaluation a été effectuée pour voir où en sont les élèves qui ont étudié à El Malki. Résultat: 4 élèves ont été intégrés dans l'enseignement normal, depuis 1999. Un résultat encourageant surtout si l'on sait que la problématique de suivi après les cours persiste toujours. En fait, l'enfant passe 6 ou 7 ans dans ces classes préparatoires mais après, ses horizons sont fermés. «Il faut que les responsables pensent à créer d'autres classes dans des lycées et des collèges, car lorsque l'enfant atteint 14 ou 15 ans, il a besoin de formation», réclame Rachida l'institutrice.

Et oui, le problème de prise en charge remonte toujours à la surface. Car malgré les efforts consentis par les ONG et certains pouvoirs publics, la situation reste encore et toujours immaîtrisable. Certes, des actions de sensibilisation, d'information, de solidarité ont été réalisées, mais cela reste encore beaucoup trop insuffisant. Au-delà de 18 ans, les Centres médico-pédagogiques et les classes intégrées n'acceptent plus les jeunes handicapés mentaux. D'autres problèmes subsistent toujours en matière d'éducation, de formation professionnelle, de prise en charge médicale et d'accessibilité… Aujourd'hui, sur le plan légal, un processus de concertation vient d'être entamé au niveau national. Le 18 mars dernier, le ministère de Développement social, de la Famille et de la Solidarité a présenté un projet de loi de 86 articles, visant la consolidation des droits des personnes handicapées à travers la qualification professionnelle, la formation, l'emploi et la couverture médicale et sociale.

Ce projet propose également la création d'un fonds national pour la consolidation de ces droits. Toutefois, cette loi doit être encore plus affinée afin qu'aucun type de handicap ne soit lésé, en particulier celui mental. Si actuellement, les efforts des l'Etat sont louables, ceux des ONG, qui sont plus de 500 à jouer un rôle important à ce niveau, le sont plus. C'est d'ailleurs le cas de l'association 3C qui a organisé la matinée culturelle du 27 mars où les enfants handicapés ont oublié leurs différences et ont su se surpasser pour présenter un bon spectacle. Eux qui ignoraient comment se comporter avec leurs copains ni comment se tenir ? «Certains avaient même manifesté au début de l'année, une attitude agressive et avaient besoin d'une plus longue période d'adaptation. C'était aussi le cas de certains élèves de la classe voisine consacrée aux trisomiques», déclare Rachida Mkahli. Elle avoue que, «cette mission requiert beaucoup de patience. Souvent, je fais de mon mieux pour éviter de contredire les enfants par peur de les décourager et de les pousser à tout abandonner».

Abandonner l'école est un mot qui ne figure nullement dans l'abécédaire de l'école El Malki. Car cet institut compte plus de 50 élèves aux besoins spécifiques, dont 25 sourds-muets et 24 trisomiques. Tous, ont célébré à leurs façon, la journée mondiale des personnes handicapées.

Ces enfants nous ont montré encore une fois, qu'ils sont capables de faire des travaux tout a fait identiques à ceux des «personnes normales». Rappelons qu'au Maroc, ils sont quelque 1,5 million de personnes handicapées, soit 5,12% de la population, à vouloir défier la nature et intégrer la société. Plusieurs d'entre eux s'affirment jour après jour, lentement mais sûrement!n

L'action 3C

Grâce à cette action, l'association 3C veut aider les enfants aux besoins spécifiques à développer leurs talents et leurs dons dans différents domaines, artistique, culturel, sportif et environnemental. Selon les responsables de l'association, cette journée permet à cette ONG de confirmer sa proximité des citoyens et son implication en faveur de l'intégration des personnes aux besoins spécifiques. «Nous avons programmé des activités qui stimulent les enfants handicapés et qui tiennent compte des besoins de chaque groupe d'enfants», explique Abdelhakim Maatouk, président de l'association.

Ainsi, 3C a prévu une animation musicale avec des clowns, des jeux, des compétitions sportives et des ateliers de peinture, d'art dramatique et de sensibilisation à l'environnement.
Parallèlement, l'association 3C compte réaliser, via les subventions de l'INDH, un espace éducatif et de loisirs au profit des élèves handicapés de l'école Malki à Sidi Bernoussi.



Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
Publié le : 30.03.2008 | 13h03
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MessagePosté le: Sam Avr 05, 2008 9:25 am    Sujet du message: Justice: La lenteur des réformes inquiète Bruxelles Répondre en citant

Justice: La lenteur des réformes inquiète Bruxelles

· Niveau de corruption préoccupant

· Codes de la famille, de la presse..., les résultats tardent à suivre


«LES dysfonctionnements persistants du système judiciaire tendent à vider de leurs effets les nombreuses et courageuses réformes législatives entamées ces dernières années . C’est en résumé le constat que dresse la Commission européenne dans son 2e rapport de suivi sur les progrès enregistrés par notre pays dans le cadre de la Politique européenne de voisinage(1). Ce verdict sévère n’a cependant pas empêché l’Exécutif européen d’accorder au Maroc un bon point pour l’ensemble de ses réformes depuis novembre 2006 en lui promettant d’augmenter sa dotation financière(2).

«La réforme de la Justice, annoncée comme prioritaire par le Roi Mohammed VI, est un défi essentiel qu'il est urgent de relever pour asseoir durablement l'Etat de droit, assurer une protection efficace des citoyens et améliorer le climat des affaires, conditions clés d'un rapprochement véritable avec l'UE», lit-on dans la communication rendue publique le 3 avril par la Commission européenne. Elle ajoute qu’en dépit de «progrès ponctuels» (législation sur l’arbitrage et la médiation, simplification des procédures judiciaires), les dysfonctionnements persistants du système judiciaire restent une préoccupation majeure et ne garantissent pas toujours la protection effective des droits du citoyen marocain.

Si elle salue la préparation d’une stratégie nationale et d’un plan d’action en matière de démocratie et de droits de l’homme, la Commission note qu’en revanche, des «recommandations importantes de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) ne sont pas encore mises en œuvre, notamment en matière de réforme de la Justice, de révision constitutionnelle, d’adoption des conventions internationales et de leurs protocoles». Elle relève également que de «sérieuses entraves à la liberté de la presse subsistent», en rappelant que les discussions sur la modification du Code de la Presse n’ont toujours pas abouti et que le projet qui a été élaboré «maintient toujours des sanctions pénales et des peines d’emprisonnement».

Par ailleurs, des affaires de presse ont été enregistrées en 2007, « y compris la suspension administrative de la publication de titres de presse et la condamnation de journalistes à des peines de prison ferme». Concernant les discriminations à l’égard des femmes, la Commission affirme que l’application du nouveau code de la famille «qui constitue une avancée majeure pour les droits des femmes», reste difficile à mettre en pratique en raison du manque en moyens matériels et humains de l’appareil judiciaire, « de la formation inadéquate des juges et de la réticence des tribunaux à appliquer les dispositions les plus novatrices du Code (pensions alimentaires, mariage des mineurs)». La mise en place d’un système d’aide judiciaire n’a pas non plus progressé et les difficultés d’accès aux sections de justice de la famille au sein des tribunaux ainsi que des longs délais, limitent l’effectivité du nouveau Code de la famille.

En matière de lutte contre la corruption, malgré les mesures adoptées (création d’une Instance centrale de prévention contre la corruption et adoption de plusieurs projets de loi), le rapport de Bruxelles note que le niveau de la corruption reste préoccupant et qu’il reste des progrès importants à accomplir pour changer des comportements «largement ancrés dans de nombreux secteurs de l’économie et dans la population».

Concernant les initiatives du Maroc visant à améliorer le climat des affaires, la Commission observe que malgré la poursuite des réformes dans les domaines de la fiscalité, du secteur financier et de la libéralisation du compte capital, « un certain ralentissement est constaté en ce qui concerne l’amélioration du cadre de l’investissement». Là aussi, affirme-t-elle, l’absence d’une véritable réforme de la Justice, la difficulté de recruter de la main d’œuvre qualifiée dans des secteurs de croissance, la multiplication des intervenants publics en matière de promotion de l’investissement, la difficulté de l’accès au foncier, et la faible qualité des services publics, sont autant de problèmes mis en avant par les investisseurs.
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(1) Un premier rapport avait été adopté en décembre 2006. Rapport qui est établi pour chacun des pays de la Politique Européenne de Voisinage (PEV) qui a signé un Plan d’action avec l’UE (Arménie, Azerbaïdjan, Egypte, Géorgie, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Moldavie, Palestine, Tunisie et Ukraine). Il est accompagné d’un autre rapport qui porte sur l’ensemble des pays membres de la PEV.
(2) Le montant de cette augmentation (dont bénéficieront également l’Ukraine et la Moldavie) n’est pas encore fixé, selon la commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner. Il le sera dans les semaines qui viennent, a-t-elle précisé. Selon certaines rumeurs, l’enveloppe supplémentaire pour 2008 tournerait autour de 45 à 50 millions d’euros. Une somme qui devra donc être partagée entre les trois pays méritants.

Menouar Alem, globalement satisfait

Invité par L’Economiste à commenter le rapport de la Commission européenne sur le Maroc, Menouar Alem, l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne, estime qu’il s’agit d’un «bon rapport dans l’ensemble qui va nous encourager à aller encore plus loin dans notre rapprochement avec l’Europe. Quant aux nombreux rappels de Bruxelles sur les manquements en matière de réforme, notamment dans le domaine de la Justice, le représentant marocain explique que les auteurs du rapport savent très bien que «ce n’est pas par manque de volonté que le Maroc connaît cette situation, mais que c’est surtout une question de manque de moyens, notamment financiers. De plus, dit-il, les réformes, et en particulier dans le domaine de la Justice, ne peuvent pas être réalisées du jour au lendemain. Elles demandent du temps, beaucoup de temps.

D’ailleurs, dit-il, ses interlocuteurs à la Commission lui répètent souvent que c’est parce que le Maroc s’est engagé dans tellement de réformes à la fois que l’Europe a beaucoup de choses et de remarques à lui faire. Une preuve que les efforts du Maroc ne sont pas menés en vain, souligne l’ambassadeur, « la Commission européenne a décidé d’augmenter notre dotation financière pour l’année 2008», et de rappeler que le Maroc est jusqu’à aujourd’hui le seul pays du sud de la Méditerranée à pouvoir bénéficier de la «facilité de bonne gouvernance».

Carton jaune pour la politique agricole

EN matière de réforme agricole, la Commission note que la campagne 2006/2007 a mis en exergue la vulnérabilité du secteur et le manque d’une «véritable stratégie de réforme cohérente». Elle estime que, sans une augmentation durable et forte de la productivité agricole et la mise en place de stratégies de développement rural, l’économie marocaine restera «excessivement dépendante des conditions climatiques», et l’objectif de réduction de la pauvreté rurale «sera très difficile à atteindre».

Une véritable modernisation de l’agriculture requiert une réforme plus profonde des systèmes d'exploitation. La Commission relève que l’exonération de l'agriculture à la fiscalité directe, avantage surtout les grands agriculteurs marocains . Le développement de l’agriculture souffre de plusieurs entraves dont la rareté de terres cultivables, le morcellement des exploitations et des obstacles à l'investissement privé. Elle constate, par ailleurs, que le chantier de l'approximation réglementaire avec les normes communautaires est encore dans sa phase initiale et qu’il gagnerait à être structuré autour d’une stratégie plus claire en termes d’objectifs et de calendrier «pour permettre à terme une réelle intégration du Maroc dans le marché unique».

Aziz Ben Marzouq
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MessagePosté le: Sam Avr 05, 2008 12:12 pm    Sujet du message: l'OMD Répondre en citant

Objectifs du Millénaire pour le Développement )

Le Maroc sur la bonne voie

Le Maroc est sur la bonne voie pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui concerne notamment la lutte contre la pauvreté, l’éducation et la santé, et s’investit pleinement, dans le cadre du partenariat Sud-Sud, pour aider à avancer dans la réalisation de nombre de ces objectifs en Afrique, a affirmé, mercredi à l’ONU, une responsable du ministère des affaires étrangères et de la coopération.

"Grâce à une politique dirigée vers les secteurs sociaux, le Maroc s’est fermement engagé pour être au rendez-vous de 2015. Le Royaume s’est aussi engagé activement dans la promotion de l’intégration régionale et sous régionale, notamment au niveau de l’Afrique", a indiqué la directrice de la Coopération multilatérale au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Mme Raja Ghannam, devant l’Assemblée générale, réunie pour évaluer les progrès accomplis et les obstacles qui restent à surmonter pour parvenir à ces Objectifs dans les délais fixés par les chefs d’Etat et de gouvernement réunis lors du Sommet du Millénaire, soit d’ici à l’année 2015.

Pour illustrer le partenariat solide existant entre le Maroc et ses partenaires africains dans ce domaine, Mme Ghannam a cité les initiatives et partenariats lancés conjointement dans divers domaines, tels que la santé, l’habitat, l’eau et l’agriculture, les services et la formation, autant de secteurs qui sont au centre de la stratégie mondiale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

Au plan national, elle a rappelé que la part du budget de l’Etat allouée aux secteurs sociaux s’est nettement améliorée, passant de 39 pc en 1993 à plus de 47 pc en 2002 pour atteindre 55 pc en 2005, année couronnée par le lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) qui vise à réduire la pauvreté et à placer le développement humain au centre de l’action de l’Etat.

Le Maroc, soucieux de donner un nouvel élan à la promotion du développement humain, met l’accent aujourd’hui, a poursuivi l’oratrice, sur l’accélération du rythme de la réforme du secteur de l’éducation et de la formation, la promotion de l’habitat social, la promotion de l’emploi, et l’extension de la couverture médicale et des structures d’accueil hospitalières publiques, particulièrement dans le monde rural pour toucher les populations vulnérables.

Après avoir rappelé l’importance des OMD en tant que catalyseur pour lutter contre la pauvreté et la misère dans le monde, Mme Ghannam a déploré qu’à mi-chemin du délai fixé, l’Afrique est la seule région qui ne serait pas sur la voie de réaliser tous ces objectifs.

"Malgré leur volonté politique, leur détermination, les réformes des politiques économiques et sociales, la promotion de la bonne gouvernance et de la règle de droit, les pays africains n’arrivent pas à atteindre un niveau de croissance économique élevé et durable, permettant de relever le défi de ces Objectifs", a-t-elle noté, regrettant que les pays riches n’aient pas tenu leurs engagements notamment en matière d’aide au développement et de règlement de la dette.

"En dépit des promesses faites et l’engagement d’augmenter l’assistance aux pays en développement, la majorité des donateurs n’a pas atteint l’objectif de consacrer 0,7 pc de leur PNB à l’aide publique au développement.

L’engagement de doubler l’aide à l’Afrique n’est pas tenu. L’effort constaté en matière d’allègement de la dette ne touche qu’un nombre limité de pays. Les négociations commerciales multilatérales de l’OMC restent toujours bloquées et l’engagement de Doha de placer le développement au c£ur des négociations est loin d’être respecté", a-t-elle relevé.

Et de conclure que les donateurs sont appelés à mettre en oeuvre les engagements pris dans les domaines de l’Aide Publique au Développement (APD), de l’allègement de la dette, de l’accès aux marchés, du transfert de technologies, de renforcement des capacités et de l’assistance technique et scientifique.

Durant les deux jours de ce débat, la majorité des intervenants ont souligné que malgré les progrès tangibles accomplis en vue de la réalisation des OMD, la situation demeure critique et nécessite une action d’urgence notamment en Afrique sub-saharienne.

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, et le Président de la 62ème session de l’Assemblée Générale, Srgjan Kerim, ont ainsi rappelé que de nombreux pays, particulièrement africains et parmi le groupe des moins avancés, restaient à la traîne, notant que la flambée actuelle des prix des produits alimentaires et les effets du ralentissement de la croissance mondiale rendent encore plus délicat le défi de la réalisation des OMD à court terme.

L'Opinion.ma
Edité le: vendredi 4 avril 2008.
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MessagePosté le: Mar Avr 22, 2008 1:06 pm    Sujet du message: Dialogue Social Répondre en citant

La copie d'El Fassi rejetée en bloc
Les syndicats jugent insuffisantes les propositions du gouvernement



Le gouvernement a été tout sauf convaincant au troisième round du dialogue social. Celui de la dernière chance. Lors de sa rencontre, lundi, avec les syndicats représentatifs, ses propositions ont été en deçà des attentes. C'est en tout l'opinion unanime de l'ensemble des responsables syndicaux.

Hier vers 11h, la délégation de l'UMT, à laquelle a succédé celle de la CDT, est sortie dépitée d'une réunion durant laquelle elle a rejeté en bloc la copie gouvernementale.

Dans la voix de Miloudi El Mokharek, secrétaire national de la centrale de Mehjoub Benseddik, l'on sentait la déception mêlée de courroux. Contacté à sa sortie du siège de la Primature, lieu de la rencontre, il a annoncé que les propositions du gouvernement en matière de salaire, qu'il s'agisse du secteur privé ou du public, sont très modiques.

Fait marquant et pas moins surprenant, le gouvernement a proposé de petites revalorisations pour les bas salaires et, tenez-vous bien, une hausse de 4.138 DH par mois sur deux tranches à partir du 1er juillet 2008 au profit des directeurs centraux.

«En agissant de la sorte, notre interlocuteur consacre et creuse le fossé des disparités sociales entre petits et hauts salaires», regrette notre source.
Sachant que la moyenne des rémunérations des directeurs centraux est de 30.000 DH, il parait clair que cette tranche de hauts fonctionnaires est loin d'être dans le besoin. Du moins, l'urgence ne se trouve guère à ce niveau et l'interrogation devient persistante quant aux raisons ayant poussé l'Exécutif à défendre à la manière la plus syndicale qu'elle soit ces hauts cadres. D'aucuns qualifient le cadeau gouvernemental aux directeurs centraux comme un cheveu sur la soupe dans un dialogue social que l'on voulait d'abord dédié aux masses laborieuses. Car parallèlement, le Premier ministre entend «concéder» une revalorisation du Smig de seulement 2,5% par an à partir du 1er juillet sur quatre ans, soit à peine 46 DH de plus.

C'est pratiquement la même offre patronale sur laquelle le gouvernement s'est aligné et que les syndicats rejettent. Quant aux fonctionnaires de l'échelle 1 à 9, la revalorisation proposée a été scindée en deux, soit 150 DH par mois à partir du 1er juillet 2008 et une deuxième hausse de même niveau en 2009.

Là aussi, le schéma s'avère biaisé, indique-t-on, car les fonctionnaires de l'échelle 1 à 5 touchent en moyenne 1.600 DH par mois (moins que le Smig) et même avec 150 DH de plus, ils n'atteindront même pas le salaire minimum. Concernant enfin les fonctionnaires de l'échelle 10, l'augmentation proposée est de 430 DH sur deux tranches suivant le même calendrier. Face au pouvoir d'achat qui ne cesse de s'effriter sous l'effet érodant du coup de la vie, le gouvernement semble faire fausse piste et se tromper de combat.

Et ce n'est pas la fin de l'histoire. Venons-en aux allocations familiales. Après s'être initialement engagé sur une hausse de 30 DH, le team El Fassi a fait «un effort» en la portant à 50 DH. Ce qui doit ramener leur niveau à 200 DH au lieu de 150. Rien n'y fait, les syndicats ne démordent pas de leur revendication de porter les allocations à 300 DH pour chacun des trois premiers enfants.
Enfin pour ce qui est de l'impôt sur le revenu, le gouvernement a maintenu sa première offre qui consiste en une baisse de 2 points à partir de 2009 et une autre de même envergure en 2011.

Ce qui fait dire au responsable UMT que l'Exécutif essaie de passer sous silence l'année 2010. Sur ce même registre, les syndicats se sont fait un point d'honneur de rappeler au Premier ministre qu'il est temps d'exonérer les pensions de retraite de l'IR. «Il est injuste de continuer à taxer des retraités qui durant toute leur vie ont payé leurs impôts», estime M. El Mokharek.

A l'heure où nous mettions sous presse, la délégation de la CDT venait à peine de sortir de sa réunion avec le Premier ministre. Contacté, Abdelkader Zaer, secrétaire général adjoint de la Confédération, admet que les propositions gouvernementales n'ont pas atteint le niveau escompté. «Nous sommes arrivés à convaincre le gouvernement de revoir sa copie et de nous en faire part avant la fête du Travail (le 1er mai, ndlr).

Car, il faut bien admettre que les travaill