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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mer Mai 07, 2008 8:25 am Sujet du message: Explications |
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«L'allaitement protège le sein du cancer»
L'importance du suivi médical
Après 35 ans, existe-t-il des risques de complications pour la future maman ?
Oui, tout à fait. Car même si les grossesses après 35 ans se déroulent de façon plus au moins normale, elles comportent néanmoins un risque accru de prématurité, de retard de croissance intra-utérine, de diabète, ou encore d'hypertension artérielle. Aussi, il y a plus des risques relatifs à la trisomie 21 et aux malformations foetales.
Quel est l'âge idéal pour avoir un enfant ?
A vrai dire, physiologiquement, il vaut mieux avoir un enfant à 25 ans. Alors que psychiquement, c'est toute une autre histoire. Mais qui est maintenant disponible pour avoir ses enfants à 25 ans ? Et si l'on regarde la raison de ces grossesses tardives, ce n'est presque jamais une option personnelle.
C'est dû surtout à la pression de la société qui exige que les femmes fassent des études, qu'elles édifient leurs carrières et qu'elles soient autonomes. De ce fait, plusieurs femmes travaillent actuellement. Et il leur est difficile de s'arrêter pour se consacrer au bébé, alors elles continuent, et le temps passe. Et quant, à 30 ans, elles trouvent l'homme de leur vie, celui-ci est encore moins pressé d'accéder à la paternité.
Quelles sont les précautions à prendre ?
De façon générale, une bonne grossesse doit bénéficier d'un suivi médical important, à savoir, échographies, doppler, monitoring, bilans sanguins, soins spécifiques… La surveillance obstétricale est encore plus rigoureuse chez les mères à grossesses tardives ! Ceci dit, le suivi de ces femmes se déroule sans grandes surprises, si les procédures sont bien respectées.
Prenons par exemple le risque de trisomie 21. S'il est théoriquement bien proportionnel à l'âge de la mère, il faut toutefois rappeler que le risque réel de naissance d'un enfant trisomique est faible et le plus souvent nul en raison du dépistage prénatal. Rappelons toutefois que ce dépistage n'est pas une obligation et que le couple peut décider de le refuser!
Existe-t-il une relation avec le cancer du sein ?
Les causes exactes du cancer du sein ne sont pas connues. Pourtant, il est admis qu'il existe de nombreux facteurs de risque qui augmentent la probabilité d'avoir un cancer du sein. A savoir, l'apparition précoce des premières règles, l'absence de grossesse, la première grossesse tardive, ou encore la ménopause tardive.
En effet, la grossesse protège le sein par la modification des cellules mammaires dans le sens d'une plus grande différentiation. Les cellules différenciées sont moins sensibles aux carcinogènes en particulier hormonaux. La grossesse agit donc comme un vaccin vis-à-vis des oestrogènes. Plus tôt elle survient, mieux elle agit.Dr Mohamed Benjdayen, généraliste
Par LE MATIN
Publié le : 06.05.2008 | 17h22 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mer Mai 07, 2008 9:00 am Sujet du message: Étude |
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La thérapie hormonale chez les ménopausées
Le traitement à base d'hormones accroît le risque d'attaque cérébrale
Selon une étude de chercheurs américains, toute thérapie hormonale accroît nettement le risque d'attaque cérébrale chez les femmes ménopausées quel que soit le moment où elles ont commencé le traitement.
En effet, les femmes prenant de l'oestrogène, une hormone sexuelle féminine, courent un risque d'attaque cérébrale 39% plus élevé que celles qui n'en ont jamais pris. Pour les femmes traitées avec une combinaison d'oestrogène et de progestine, forme synthétique de progestérone, le risque n'a été que de 27% plus grand. Selon les chercheurs, ce risque accru a été observé chez des femmes commençant une thérapie hormonale jeunes, ou à l'approche de la ménopause, ou encore à un âge plus avancé ou plus ou moins dix ans après la ménopause. C'est ainsi que suivre une thérapie hormonale pendant moins de cinq ans à un plus jeune âge ne montre pas de lien clair avec une augmentation du risque d'attaque cérébrale, ce qui s'explique peut-être par le plus petit nombre de cas, soulignent les auteurs de ces travaux.
Cette équipe de chercheurs conduite par le docteur Francine Grodstein de l'Hôpital des femmes et de la faculté de médecine de l'université de Harvard à Boston a évalué le risque d'attaque cérébrale lié à des thérapies hormonales chez 121.700 femmes âgées de 30 à 55 ans. Ce groupe a participé à la vaste étude sur la santé des infirmières entre 1976 et 2004.
«Il y a eu 360 cas d'attaque cérébrale parmi les femmes qui n'avaient jamais pris d'hormones et 414 cas chez celles qui suivaient une thérapie hormonale», précisent ces chercheurs. Néanmoins, de nombreuses controverses subsistent quant aux risques et aux bienfaits des traitements hormonaux pour les femmes ménopausées.
Des études précédentes avaient déjà analysé le risque cérébral lié au traitements hormonaux chez les femmes ménopausées mais jamais pour celles plus jeunes de quelques années avant d'être ménopausées.
Quant à l'incidence d'attaque cérébrale, elle était relativement faible chez les femmes plus jeunes. Les chercheurs ont aussi noté que le risque augmentait avec des doses plus élevées d'oestrogène.
source : infirmiers.ma
Par LE MATIN
Publié le : 06.05.2008 | 17h21 |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Jeu Mai 08, 2008 8:45 am Sujet du message: Congrès |
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L'endocrinologie et la diabétologie à l'honneur
Objectif : informer et créer une plateforme maghrébine et africaine d'échanges
Organisé conjointement par la Fédération maghrébine d'endocrinologie-diabétologie (FMED) et la Société marocaine d'endocrinologie, diabétologie et
nutrition (Smedian), le 5e congrès maghrébin d'endocrinologie, de diabétologie et de nutrition vient d'être clôturé à Marrakech.
A travers cette édition, dont les principaux thèmes sont «Les nouveautés dans le diabète de type 2 et la Poly endocrinopathies auto-immunes», la SMEDIAN compte créer une plateforme maghrébine et africaine d'échanges sur la spécialité d'endocrinologie méconnue du grand public. En effet, «l'endocrinologie est la science qui étudie les hormones. Son nom signifie, la science (logos) de la sécrétion (crine) interne (endo). Elle étudie aussi de très nombreux phénomènes physiologiques, car les hormones interviennent dans de nombreuses fonctions chez l'Homme, notamment la nutrition, la croissance, la reproduction, la régulation de la température corporelle et la régulation des cycles circadiens», explique le docteur Khalid Dembri, endocrinologue.
Aussi, ce 5e congrès de la FMED, jumelé au 31e Congrès de la Société marocaine d'endocrinologie, diabétologie et nutrition (SMEDIAN), se caractérise par une ouverture extra-maghrébine. «Il est ainsi organisé en collaboration avec l'Arabic Association for the Study of Diabetes (AASD) et connaît aussi la participation de collègues africains du Sénégal et de la Guinée», déclare le professeur Abdelmjid Chraibi, président de la SMEDIAN. Il poursuit : «l'ampleur que commence à prendre cette manifestation, devenue un événement maghrébo-arabo-africain avec tout ce que cela peut engendrer comme collaboration Sud-Sud, est vraiment remarquable. De plus, la participation de collègues français, devenue rituelle, ne pourra que potentialiser la valeur scientifique du congrès».
Par ailleurs, le programme scientifique a été conçu pour être captivant, «il s'est attelé à discuter le sujet des endocrinopathies auto-immunes, situation très fréquente et qui implique plusieurs disciplines fondamentales et cliniques, l'autre thème principal est celui des nouveautés dans le diabète, sujet d'actualité intéressant une maladie de santé publique», affirme Abdelmjid Chraibi.
Aussi, ce programme s'est voulu précurseur puisque, pour la première fois, des recommandations de bonne pratique clinique sur le diabète et le cancer de la thyroïde et qui sont d'une portée nationale dans tous les pays ont été exposées. A signaler que ces recommandations sont au cours de validation au niveau de l'agence nationale de l'assurance maladie (ANAM).
Enfin, inutile de rappeler l'ampleur de l'endocrinologie et des maladies métaboliques, les responsables de cet événement ont programmé des
communications orales et d'information générale tout au long du colloque. Comme quoi, l'adage «prévenir vaut mieux que guérir» a pris toute son ampleur dans ce 5e rendez-vous d'endocrinologie de diabétologie et de nutrition.
L'effet sur la glycémie
Les incrétines sont des hormones nouvellement découvertes, capables de diminuer la glycémie, mais sans risque d'hypoglycémie. En d'autres termes, elles agissent uniquement lorsque la glycémie est trop élevée. C'est une première de grande importance dans le traitement du diabète de type 2! Sécrétée par le tube digestif lors de la prise d'un repas et qui stimule la sécrétion d'insuline par les cellules bêta du pancréas. Ce phénomène est à la base de la régulation de la glycémie.
Or, les spécialistes ont constaté que chez les personnes atteintes de diabète de type 2, cet effet incrétine est réduit, d'où un pic d'insuline moindre et retardé après la prise des repas et une augmentation anormale de la glycémie.
Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
Publié le : 07.05.2008 | 11h41 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Ven Mai 09, 2008 8:50 am Sujet du message: Santé |
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«Les choses n'ont pas beaucoup évolué»
Dr Aziz Radi, spécialiste d'endocrinologie
A l'heure où la réforme dans le domaine de la santé fait ses premiers pas, plusieurs autres bonnes compétences humaines, en outre, médecin et personnel paramédical œuvrent pour faire évoluer le secteur médical. Le seul hic : le manque de moyens.
Le Matin : Après une vie très dense, n'avez-vous pas à un certain âge, envie de prendre votre retraite ?
Dr Aziz Radi : Non, j'ai envie de faire comme Molière, mourir sur les planches. En d'autres termes, mourir en soignant, en restant utile. Il y a énormément de choses à faire, en terme de solidarité, en terme du «vivre ensemble» notamment dans le secteur de l'éducation et de la santé. Dans toute société, la solidarité est une valeur fondamentale. J'ai moi-même perdu ma mère, alors que j'étais encore bébé. N'eût été la solidarité de mes nourrices, qui m'ont fait frère de leurs enfants, de mes belles mères ou des servantes, tout ce monde de femmes, je n'aurais sans doute jamais émergé, je n'aurais pas été un résilient.
Votre cursus est bien rempli. Vous commencez vos études de médecine à Rabat, vous faites votre spécialité à Lyon. Vous obtenez votre agrégation à Casablanca puis à Paris. Vous enseignez d'abord à Casablanca, puis vous vous installez en France de 1982 à 2007 avant un retour au Maroc. Quel regard portez-vous sur le secteur de la santé ?
Les choses n'ont pas beaucoup évolué. Il y a de bonnes compétences humaines, de bons médecins et du personnel paramédical capable de faire évoluer le secteur. Reste la question des moyens. Je suis aujourd'hui à l'hôpital Cheikh Zayed, une structure moderne. Mais il faut dire que le secteur de la santé dans le budget d'un état est toujours faible .Quand j'étais président de Bordeaux rive droite dans le mouvement des citoyens, j'ai discuté avec Jean Pierre Chevènement sur cette question. Il m'a répondu que le secteur de la santé n'était pas productif ! Cette réponse m'avait frappé. Au Maroc, notre gouvernement sera, sans doute, davantage confronté à des problèmes de budget dans le secteur de la santé. Notre société est encore jeune mais nous abordons la courbe de vieillissement avec ses pathologies lourdes. Il faudra trouver des solutions mais ne pas passer à une totale privatisation. L'Etat doit garder la maîtrise des choses.
Il y a également le dossier de la réforme des hôpitaux qui est resté en l'état depuis des années malgré de beaux discours. Certains avancent l'idée qu'il faut des responsables qui gèrent les hôpitaux comme une entreprise. Etes-vous d'accord avec cette idée ?
Pas du tout. Je reviens encore à une expérience personnelle, lorsque j'étais en 1995 secrétaire général de l'Union des médecins spécialistes en Gironde en France. J'avais combattu le plan Juppé dont le seul objectif était la maîtrise comptable des dépenses de la sécurité sociale. Nous médecins, nous voulions y opposer la maîtrise médicalisée c'est-à-dire apprendre de nouvelles façons de soigner. Martine Aubry a poursuivi l'idée de Juppé et il est arrivé aux médecins de rembourser la sécurité sociale. Au Maroc, la sécurité sociale ne touche qu'une petite minorité… Avec mes confrères nous allons tenter d'adapter des stratégies internationales de soins. Chaque année, un consensus s'établit dans le monde médical concernant sept problèmes donnés de prises en charge, du diagnostic, et du traitement. Nous devons réfléchir en matière d'adaptation de ce diagnostic à notre système.
La ministre de la Santé, Mme Baddou entreprend dans un contexte difficile une série de réformes. Quel serait le problème le plus urgent à prendre à bras le corps ?
Celui de l'hospitalisation, à commencer par les urgences. Mon idée est qu'il faudrait développer l'hospitalisation à domicile. En tant que directeur de l'hôpital Averroès, je disposais d'un budget de 21 DH par jour et par malade hospitalisé. Que voulez vous faire avec ce budget? Les hôpitaux sont encombrés par des malades qui peuvent être soignés chez eux. Il y aussi ceux qui ont été opérés et qui ont besoin de soins mais qui peuvent les faire à leur domicile. Cela suppose bien sûr que le malade a un logement, il faut également des structures. Il faut compter sur les médecins et les infirmiers qui se déplacent. Car la visite à domicile n'est pas développée au Maroc. On pourrait par le biais d'incitations fiscales par exemple développer ce secteur. Nous avons un conseil de l'ordre des médecins qui pourrait se pencher sur la question, mais il n'est pas le seul. Le gouvernement pourrait procéder à l'élaboration du cadre juridique qui serait une sorte de cahier de charges. L'hospitalisation à domicile qui doit être faite sur la base du volontariat permet de garder le malade dans son environnement au milieu des siens.
Ce confort psychologique n'a pas de prix, à condition bien sûr que les soins soient assurés par le médecin et l'infirmière qui assurent la coordination. Le second point que je souhaiterais voir développer c'est la sensibilisation des malades atteints de maladies chroniques. Un patient atteint de diabète ou d'hypertension est traité mais dès la stabilisation de la maladie, il arrête le traitement. Je suis même endocrinologue et j'ai souvent retrouvé des malades dans des situations plus complexes car la pathologie a évolué et il y a des complications qui rendent les soins plus lourds. On se retrouve ainsi avec des gangrènes, des paralysies qui étaient tout à fait évitables si le malade avait continué son traitement.
Dans le cadre associatif, nous avons fait une matinée de dépistage du diabète à Casablanca, j'ai été frappé par le nombre de cataractes enregistré.
Vous encouragez beaucoup le travail associatif ?
Dans notre société, celui-ci peut être déterminant. Les défis que doit affronter notre pays sont immenses, nous le voyons à travers les différents classements du développement humain. L'action de l'état doit rester déterminante, mais les associations participent aux formes de régulation publiques et à l'émergence de politiques publiques. Les associations donnent en effet par leur action de la visibilité à des problèmes non apparents. Je propose dans ce sens à l'association à laquelle j'appartiens «l'âge d'or» de faire des actions ponctuelles pour opérer les personnes âgées de la cataracte.
Que faudrait-il faire pour concrétiser cette idée ?
Il faudrait que des confrères acceptent de le faire bénévolement.
Il faudrait aussi que les hôpitaux et les cliniques puissent réserver le bloc opératoire pendant une matinée afin qu'il soit aménagé pour de telles opérations. J'ai vu et constaté la transformation que pouvait apporter cet acte chirurgical. Une personne qui retrouve la vue est littéralement transformée psychologiquement.
Elle retrouve son autonomie et commence une nouvelle vie. En tant que diabétologue et endocrinologue, je mets mes compétences au service de cette dynamique.
Dynamique qui pourrait être lancée par des fondations par exemple ?
Oui, tout à fait, je réfléchis actuellement sur ce chapitre des cataractes et sur celui des problèmes dentaires qui font un ravage et qui nécessitent des ressources et des moyens. En fait, il faut cibler et se concentrer sur des créneaux précis. J'ai favorisé des contacts dans ce sens entre «l'âge d'or» qui prend en charge les problèmes des personnes âgées qui sont dans la difficulté et une association des médecins urologues à Casablanca. Je donnerais également une conférence le 24 Mai prochain à l'ISCAE, dans le cadre de l'association «l'âge d'or» sur le thème : Quel statut hormonal et nutritionnel et de santé à l'âge d'or c'est-à-dire sur les personnes de plus de soixante ans. J'y aborderai les questions de vieillissement et les maladies gériatriques. Il faut commencer par sensibiliser le maximum de personnes.
Par Farida Moha | LE MATIN
Publié le : 08.05.2008 | 17h11 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Lun Mai 12, 2008 9:03 am Sujet du message: ALSC |
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Lancement d'une étude nationale sur la qualité de vie des patients atteints de cancer
Skhirat, 11/05/08- L'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer (ALSC) a organisé, samedi à Skhirat, un atelier pour le lancement d'une étude nationale qui a pour objectif l'évaluation de la qualité de vie des patients avant, pendant et après le traitement du cancer.
L'étude, qui s'étale sur une année, est menée dans le cadre de la préparation du Plan national de prévention et de contrôle du cancer (PNPCC) lancé par l'ALSC en partenariat avec le ministère de la Santé.
Tous les spécialistes des Centres d'Oncologie du Royaume des secteurs public et privé contribueront à l'élaboration de cette étude qui bénéficiera, également, du soutien scientifique des laboratoires "Roche", une entreprise qui figure parmi les leaders mondiaux dans les secteurs pharmaceutique et de diagnostic.
L'objectif de cette étude est d'améliorer la santé perçue des patients par un surcroît de pertinence en matière d'interventions médicales.
L'incidence du cancer au Maroc "est estimée à 40.000 nouveaux cas par an", selon un document remis à la presse.
Dans des exposés présentés au cours de cet atelier, plusieurs spécialistes ont expliqué que l'intérêt de l'étude est de mener une réflexion sur "la qualité de la vie". Celle-ci est définie comme étant "la perception qu'un individu a sa place dans l'existence, dans le contexte de la culture et du système des valeurs dans lequel il vit en relation avec ses objectifs, ses attentes et ses inquiétudes".
Les objectifs de la prise en charge ne se limitent plus au contrôle de la progression tumorale, ont souligné les intervenants, expliquant que dans le domaine de la cancérologie, la qualité de vie des patients est devenue une préoccupation croissante.
En permettant de décrire l'impact de la maladie et des traitements sur la vie globale des patients, les études de la qualité de vie fournissent des informations importantes susceptibles d'être utilisées dans la pratique quotidienne, ont-ils fait savoir.
Pour le Pr. Hassan Errihani, de l'Institut national d'Oncologie de Rabat, l'étude permettra d'approcher certains aspects psycho-socioéconomiques spécifiques.
Quand il s'agit de traiter le cancer, l'objectif est de prolonger la vie tout en assurant la meilleure qualité de vie pour le malade, a pour sa part indiqué le Pr. Abdellatif Benider du Centre d'Oncologie Ibn Rochd de Casablanca.
Le Pr. Chakib Nejjari, responsable du laboratoire d'Epidémiologie de la faculté de médecine et de pharmacie de Fès, a, de son côté, insisté sur "l'originalité de cette étude qui va contribuer à une meilleure connaissance de l'épidémiologie du cancer au Maroc et ses répercussions en termes de qualité de vie".
Les travaux de cet atelier se sont poursuivis dans le cadre de workshops. Le premier a pour thème "les tumeurs solides" et le deuxième "les hémopathies malignes".
La MAP |
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Lun Mai 19, 2008 11:51 am Sujet du message: L'Epilepsie au Maroc |
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Selon une ONG spécialisée, près de 250.000 jeunes de moins de 20 ans souffrent d'épilepsie
Selon la Ligue marocaine contre l’épilepsie, 25% des enfants épileptiques ne peuvent pas suivre une scolarité normale et nécessitent une inscription dans des établissements spécialisés.
Près de 300.000 personnes sont touchées par l’épilepsie au Maroc. Chez les jeunes de moins de 20 ans, ils seraient 250.000 à souffrir de cette affection neurologique. Lors d’une conférence sur le thème «Epilepsie et enfant scolarisé» qui s’est tenue le 17 mai à Casablanca, la Ligue marocaine contre l’épilepsie a examiné de très près la maladie au sein des écoles. Selon l’association, 25% des enfants épileptiques ne peuvent pas suivre une scolarité normale et sont inscrits dans des établissements adaptés. Il faut aussi noter que 20 à 70% des élèves malades dans des établissements ordinaires ont une scolarité retardée et certains d’entre eux doivent être orientés. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, en l’occurrence l’absentéisme. Les enfants épileptiques ont souvent des crises ou subissent les effets secondaires de médicaments qui les contraignent à faire des séjours prolongés à l’hôpital sans compter les suivis chez le médecin pour examiner l’évolution de la maladie.
Les difficultés psychologiques jouent aussi un rôle important. La mauvaise estime de soi-même, l’anxiété ou encore l’inhibition intellectuelle peuvent affecter non seulement le travail scolaire mais aussi la vie scolaire comme le contact avec les autres élèves. Pour aider les épileptiques à l’école, il faut tout d’abord commencer à en parler et reconnaître que c’est une maladie comme les autres. Il est plus que jamais urgent que les enseignants et les camarades de classe soient informés de la situation particulière de l’élève malade.Que faire en cas de crise? Si celle-ci dure plus de 15 minutes, l’enseignant doit aussitôt appeler les pompiers pour éviter les effets néfastes sur le cerveau de l’enfant concerné.
Dans le cas d’une crise généralisée tonico-clonique, il faut freiner la chute, attendre la fin des convulsions et allonger l’épileptique sur le côté en position latérale de sécurité, le coucher sur le côté la tête tournée. Il ne faut rien lui introduire dans la bouche. Il est rare qu’il y ait des médicaments à administrer car la crise cesse au bout de quelques secondes ou quelques minutes. L’enfant peut aussi présenter une période de somnolence ou de confusion après la crise qui peut durer plusieurs minutes. A ce moment précis, il faut l’aider à reprendre ses esprits et lui expliquer ce qui vient de se passer.
Par ailleurs, certains parents ne font pas assez le nécessaire pour établir une bonne communication avec les enseignants et le médecin scolaire par peur de révéler la maladie de leur enfant. Pour leur part, les enseignants doivent connaître précisément les capacités de l’élève et ses compétences pour l’aider au mieux.
L’enfant épileptique bien équilibré a autant de chances d’avoir de bons résultats scolaires que ses autres camarades. Il faut lui donner la chance d’aller à l’école comme les autres enfants et de suivre une scolarité normale. Les établissements spécialisés ne doivent être réservés qu’à des cas très spécialisés. L’épilepsie présente plusieurs symptômes. Les plus visibles sont des clignements rapides des paupières, des spasmes de la face, des mâchonnements, des hyperventilations et des pertes d’urines. Ce genre de crise peut se répéter jusqu’à cent fois en l’absence de traitement. La maladie disparaît généralement à l’adolescence mais elle nécessite un traitement prolongé. A l’heure actuelle, l’épilepsie ne se guérit pas mais elle peut être maîtrisée.
Aujourd'hui Le Maroc
Le 19-5-2008
Par : Leila Zerrour |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Lun Mai 19, 2008 12:15 pm Sujet du message: Dépistage des hépatites B et C |
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Casablanca: lancement d'une campagne de dépistage des hépatites B et C
L'association SOS Hépatites a procédé au lancement, jeudi soir à Casablanca, d'une campagne de dépistage gratuit aux profit des personnes atteintes des hépatites B et C.
Lancé à l'occasion de la journée mondiale des hépatites (19 mai), cet événement, à caractère humanitaire et social, vise à sensibiliser les personnes atteintes et à les rassurer que cette maladie grave et chronique reste guérissable, a indiqué a la MAP le professeur Jamil Driss, président de l'association.
le Pr Jamil a précisé qu'une personne sur 12 est infectée par l'hépatite virale B ou C au niveau mondial, mettant en garde que cette maladie ne devienne æ'un énorme fardeau'' au cours des 20 prochaines années.
Et d'ajouter "qu'il vaut mieux agir aujourd'hui plutôt que d'être incapable de réagir demain'' et trouver les moyens susceptibles d'améliorer la qualité de vie des patients sur plusieurs niveaux, à travers la facilitation de l'accès aux soins de qualité et le soutien psychologique des malades.
Il s'est félicité de la décision de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de combattre les hépatites virales en prenant en charge les traitements à 100 pc à l'instar des autres maladies graves et de longue durée.
Créée en 2003, SOS Hépatites est une association de patients qui s'active pour la protection des droits des malades atteints d'hépatites virales au Maroc.
MAP
(19/5/2008) |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mar Mai 20, 2008 11:24 am Sujet du message: |
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Journée mondiale
Attention, les hépatites vous guettent !
Selon les estimations, 300.000 Marocains sont atteints de l'hépatite C et 560.000 de la B
Les hépatites B et C tuent chaque année 1,5 million de personnes dans les quatre coins du globe.
Pourtant, la sensibilisation à ces pathologies reste très faible. Pis encore, les chiffres sur la prévalence dans de nombreux pays sont très rares. Et cette situation fait que les victimes sont de plus en plus nombreuses d'année en année.
Au Royaume, selon les chiffres du ministère de la Santé, 300.000 personnes sont porteuses du virus, soit 1,5% de la population. Pour les responsables de l'association SOS hépatites, la situation est bien plus grave. Selon les estimations de l'association, 300.000 Marocains sont atteints de l'hépatite C et 560.000 autres souffrent de l'Hépatite B.
Ces chiffres ont poussé les membres de SOS hépatites Maroc à agir. En effet, l'association mène des actions pour justement sensibiliser la population. «L'hépatite est un problème de santé publique. En effet, c'est un grand chantier qui nécessite un investissement important sur les plans humain et associatif. Aujourd'hui, on est parvenu à atteindre certains de nos objectifs.
D'abord, les hépatites font partie des maladies de longue durée qui sont prises en charge par les mutuelles. Ensuite, l'AMO (Assurance maladie obligatoire) permet aujourd'hui de couvrir une grande partie des Marocains qui peuvent accéder plus facilement aux soins. Enfin, les efforts sont en cours pour permettre une prise en charge totale des malades atteints d'une hépatite. Les responsables de la CNSS viennent de nous informer qu'ils sont prêts à aller dans ce sens», a déclaré le Pr. Jamil Driss, président de l'association SOS hépatites Maroc et l'un des 12 membres du Groupe de santé publique de la World Hepatitis Alliance.
Concrètement, SOS Maroc mène sur le terrain des campagnes de sensibilisation. En effet, à l'occasion de la Journée mondiale des hépatites, célébrée hier 19 mai, l'association a organisé, en collaboration avec le Conseil des pharmaciens biologistes une journée de dépistage gratuit des hépatites virales B et C dans tous les laboratoires d'analyses médicales affiliés au Conseil des pharmaciens-biologistes. A l'échelle internationale, l'Alliance mondiale des hépatites, une organisation non-gouvernementale nouvellement formée, a lancé des projets pour pallier le grave manque de sensibilisation concernant les hépatites à travers le monde.
Cette ONG, qui est représentée au Maroc par l'Association SOS Hépatites, avait appelé les gouvernements du monde entier à déclarer la guerre aux hépatites virales afin de favoriser des améliorations de la prévention, du diagnostic et du traitement des personnes atteintes des hépatites virales chroniques B et C. «Le défi que pose l'hépatite virale, nous impose de sensibiliser les autorités sanitaires et les décideurs politiques au fait que si on ne s'attaque pas à cette maladie aujourd'hui, elle deviendra un énorme fardeau au cours des 20 prochaines années, étant donné que les patients actuels vont développer un cancer du foie. Il vaut mieux agir aujourd'hui plutôt que d'être incapable de réagir demain.
Le ministère de la Santé doit s'engager davantage et les responsables doivent prendre les choses en main. Un effort considérable reste à fournir au niveau de la sensibilisation. De même, des études épidémiologiques doivent être menées afin de créer une base de données sur la prévalence. Le ministère de tutelle doit s'associer à la société civile pour atteindre les objectifs tracés», a ajouté le professeur Jamil.
Pour marquer la journée mondiale de l'hépatite cette année, la World Hepatitis Alliance a lancé «l'Atlas des hépatites : compléter la carte mondiale», une ressource visant à devenir le premier recueil public mondial sur les statistiques et les informations relatives aux hépatites virales chroniques B et C. Cet «Atlas de l'hépatite» a été lancé en raison d'un manque choquant de statistiques mondiales à jour sur les deux virus.
Les responsables, au sein de l'Alliance mondiale des hépatites, affirment que le manque actuel de données souligne la nécessité d'une meilleure surveillance aux niveaux local, national et international. Si ces informations ne sont pas faciles d'accès, comment les gouvernements seront-ils en mesure de s'attaquer à ces maladies qui tuent 1,5 million de personnes par an?», a indiqué Charles Gore, président de l'Alliance mondiale des hépatites.
Cette dernière a également demandé aux gouvernements d'adhérer à l'initiative «12 demandes pour 2012» qui vise à combattre les hépatites virales chroniques B et C. Cette initiative est une série de mesures d'engagement s'adressant aux décideurs politiques et leur demandant de reconnaître l'impact de la maladie et l'importance à adopter des mesures abordant le problème du point de vue de la santé publique.
Les 12 recommandations d'ici 2012
1. Reconnaître ces maladies comme problème de santé publique urgent
2. Prendre en charge à 100% les coûts liés au diagnostic et au traitement, notamment par l'AMO (Assurance maladie obligatoire) et le RAMED (Régime d'assistance médicale).
3. Désigner un responsable pour diriger une stratégie nationale de lutte contre les hépatites B & C
4. Développer un «Chemin patient» du dépistage au
traitement
5. Mettre en place des objectifs mesurables pour la diminution de la prévalence de ces maladies au Maroc
6. Définir des objectifs clairs et mesurables pour réduire la mortalité liée aux hépatites virales B & C
7. Définir des objectifs pour le dépistage
8. Mettre en place une
surveillance de l'évolution
de ces maladies (prévalence, incidence)
9. S'engager à fournir les tests de dépistage et les traitements nécessaires pour éradiquer la maladie à l'image du plan national pour le VIH
10. Soutenir des actions dans le terrain, afin de supprimer les pratiques à risque
11. Soutenir de larges campagnes de prévention et d'éducation pour la prévention
12. Soutenir le plan d'action de l'Alliance mondiale
des hépatites au Maroc
Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Publié le : 19.05.2008 | 15h58 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mer Mai 21, 2008 2:45 pm Sujet du message: Epilepsie |
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Epilepsie
Faut-il simplement la comprendre ?
Malgré le caractère spectaculaire des crises, la scolarité se poursuit sans difficulté
Organisée par la «Ligue Marocaine contre l'Épilepsie», à l'occasion de la journée nationale de l'Épilepsie, la conférence de presse dont le thème est «épilepsie et scolarité» a mis la lumière sur une maladie connue depuis la nuit des temps et que chacun interprète à sa façon.
«L'épilepsie est un trouble de santé à symptomatologie neurologique, se manifestant par des crises. Elle est l'expression d'un fonctionnement anormal de l'activité électrique du cerveau » annonce Dr zemrag, Neurologue et membre de la ligue contre l'Épilepsie. Il poursuit : «Malgré le caractère spectaculaire des crises, plus des deux tiers des enfants souffrant d'une épilepsie poursuivront une scolarité sans difficulté particulière. Et près de la moitié des épilepsies de l'enfance disparaissent après la puberté.» En effet, en dehors des périodes de crise, l'enfant atteint d'épilepsie ne se sent en général pas malade et n'a pas à être traité comme tel. On connaît l'importance et la contrainte pour l'enfant, d'un rythme de vie régulier, d'une quantité de sommeil suffisante et de la prise quotidienne des médicaments prescrits (qui s'effectue généralement à son domicile, plutôt qu'à l'école). Le plus souvent, l'élève atteint d'épilepsie peut suivre une scolarité sans adaptation. Les enseignants n'en auront pas moins, à son égard, une vigilance particulière, et les précautions à prendre concernant d'éventuelles manifestations spécifiques d'épilepsie seront inscrites au Projet d'accueil individualisé (PAI) (voir encadré).
Ils informeront rapidement et régulièrement les parents sur tout événement notable concernant leur enfant. S'agissant des épilepsies les plus sévères, l'analyse de la situation du point de vue des conséquences de la maladie et des traitements sur les apprentissages, s'avère indispensable avant d'envisager d'éventuelles adaptations pédagogiques. Si nécessaire, pour l'élaboration du PAI, il sera précisé : la fréquence des crises, leurs types, l'existence ou non de troubles cognitifs, des éventuels effets des traitements antiépileptiques.
Ainsi, l'emploi du temps scolaire global devra parfois tenir compte de contre-indications, concernant en particulier les activités sportives, l'enseignant pourra être amené à adapter son niveau d'exigence à la fatigue et aux difficultés attentionnelles induites, si l'élève s'absente de l'école trop souvent à cause de ses crises, l'enseignant veillera à rétablir pour l'élève une continuité dans ses apprentissages, de façon à ce que ce dernier puisse suivre le rythme d'acquisition de la classe. Par exemple, pour d'autres épileptiques, dont les crises se manifestent au réveil ou au moment du petit déjeuner, l'enseignant acceptera un accueil en classe différé et se montrera suffisamment compréhensif et souple, de façon à éviter autant que possible les absences.
Néanmoins, dans certaines crises, l'enseignant peut être confronté, à des troubles de la mémoire, à une lenteur idéique, et à la fatigabilité. Il aura à les prendre en compte dans son enseignement, notamment en donnant à l'élève un peu plus de temps pour l'exécution des tâches scolaires. Dans ces périodes-là, des aménagements des contrôles de connaissances peuvent être appropriés. Aussi, l'enseignant peut être amené à faire face à des comportements inhabituels survenant en début de crise (mouvements incontrôlés, manifestations de peur, propos décousus). Il s'agira alors de permettre à l'élève de se mettre en sécurité, de s'isoler s'il le souhaite dans un coin de la classe et de rassurer les autres élèves qui peuvent être déconcertés. Ceci dit, certaines crises peuvent passer inaperçues parce que très brèves.
Il se peut que l'enseignant constate alors une écriture tout à coup plus grosse, voire illisible, une ou plusieurs lignes de cahier ou d'exercices «sautées», une opération réalisée de manière aberrante, un grand trait sur la feuille, etc. Il sera dans ce cas important de replacer l'élève dans la réalité de la classe par quelques mots. Enfin, l'équipe éducative se gardera de préjuger trop rapidement des aptitudes scolaires d'un élève épileptique.
Une observation attentive et un accompagnement de qualité dans la durée sont nécessaires pour permettre une évaluation correcte du fonctionnement cognitif et des apprentissages effectués. Il convient ici de souligner l'apport spécifique de l'évaluation menée par l'enseignant pour le médecin qui assure le suivi de l'enfant épileptique.
Qu'est-ce que le PAI ?
Le projet d'accueil individualisé (PAI) permet d'informer les personnels de l'école concernés. Il est élaboré par le médecin de l'Éducation nationale, avec la collaboration des parents, en lien avec les médecins qui assurent habituellement le suivi de l'enfant. Il indique le type de crise, ses éventuels signes annonciateurs et son déroulement habituel (par exemple, perte de conscience, risque de chute, mouvements incontrôlés, etc.), la durée prévisible de la phase de confusion qui suit la crise. Aussi, le PAI précise les facteurs favorisant les crises, par exemple des bruits soudains, de fortes stimulations lumineuses (y compris avec l'écran d'ordinateur), des émotions fortes, les consignes en cas de crise (que faire, qui prévenir, à quels signes être attentif, etc.).
il note aussi les divers troubles éventuels (trouble cognitif, trouble électif du langage, trouble de la motricité fine, trouble de la mémoire, trouble de l'attention, etc.). Ces troubles peuvent être de plusieurs ordres. Il s'agit soit d'une désorganisation des connaissances antérieures accompagnée d'une amnésie, soit d'une difficulté de rappel, soit d'une difficulté à mettre en mémoire de nouvelles connaissances. Ces troubles expliquent par exemple, une discordance fréquente entre des capacités intellectuelles globalement préservées et des résultats scolaires faibles.
Par R.K | LE MATIN
Publié le : 20.05.2008 | 14h51
Dernière édition par zgrita le Mer Mai 21, 2008 3:34 pm; édité 3 fois |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1023
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Posté le: Mer Mai 21, 2008 2:57 pm Sujet du message: Maladie de sang |
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Qu'est-ce que la thalassémie ?
Ses symptômes développent des anémies qui apparaissent à l'âge de l'enfance
Traduisant une anémie assez importante, une hypertrophie de la rate et des déformations du crâne et des os longs, les thalassémies sont des formes d'anémies héréditaires associées à une hémoglobinopathie (déficience dans la synthèse d'une ou de plusieurs des quatre chaînes formant l'hémoglobine des globules rouges).
Ses symptômes diffèrent selon le type de la maladie et développent généralement des dysfonctionnements qui apparaissent à l'âge de l'enfance (Anémie grave, parce que des globules rouges sont produites sans suffisamment d'hémoglobine oxygène portante, pâleur, difficultés de sommeil, appétit faible, manque de se
développer et prospérer, agrandissement des organes, tels que la rate et le foie...)
Ceci dit les spécialistes distinguent entre deux formes de la thalassémie : l'alpha thalassémie (appelée thalassémie majeure, anémie de Cooley, anémie méditerranéenne), et la bêta thalassémie homozygote, la bêtathalassémie hétérozygote (appelée thalassémie mineure, syndrome de Rietti-Greppi-Micheli).
La bêtathalassémie
Cependant, les symptômes survenant au cours des thalassémies sont identiques mais varient en gravité de l'une à l'autre. En effet, cette première forme de thalassémie correspond à la diminution de la fabrication de la chaîne de globine bêta. Étant donné qu'il existe habituellement un gène bêta par chromosome, les thalassémies sont donc le produit soit de l'un de ces deux gènes (thalassémie hétérozygote), soit des deux (thalassémie homozygote).
«La bêtathalassémie est particulièrement fréquente chez les individus d'origine méditerranéenne» note le professeur Mohamed Khattab, responsable de la division oncologie et maladies du sang au CHU Ibn Sina de Rabat. Il poursuit : «Chez l'enfant, on constate une anémie grave associée à des crises que les spécialistes appellent déglobulisation s'accompagnant d'une coloration pâle de la peau et quelquefois d'un sub-ictère proche de la jaunisse».
Aussi, l'examen du patient montre une hépatosplénomégalie (augmentation de volume du foie et de la rate) avec une morphologie anormale du crâne (turricéphalie : crâne en forme de tour) et du visage (aspect de trisomie 21). Si l'enfant continue à vivre, on constate à l'adolescence l'apparition de troubles de la synthèse du tissu osseux (ostéopénie) s'accompagnant de troubles de la croissance évoluant vers une ostéoporose (raréfaction de la densité osseuse).
Par ailleurs, les examens de laboratoire mettent en évidence une anémie se caractérisant par une diminution du volume des globules rouges (microcytose), anémie qui est également hypochrome (diminution du taux de fer). Aussi, la ponction biopsie de la moelle osseuse permet d'effectuer un myélogramme (étude de la moelle osseuse) qui montre que celle-ci est hyperplasique), riche voire très riche en globules rouges immatures (érythroblastes). Cette caractéristique se retrouve également à la phase terminale de la maladie.
L'évolution de la bêtathalassémie homozygote peut se faire vers des complications caractérisées par l'apparition d'ulcères de jambe, d'hémochromatose (accumulation de fer dans l'organisme) due aux transfusions sanguines, de lithiase biliaire (calculs dans la vésicule biliaire), de pathologies du myocarde (muscle du cœur proprement dit), de troubles du rythme et d'insuffisance de fonctionnement de la pompe cardiaque, et enfin de surinfections d'origine virale liées aux transfusions sanguines. Le plus souvent, les patients dépassent l'âge de 35 ans mais nécessitent régulièrement des transfusions de façon à maintenir un développement normal. Le risque majeur est le risque d'hémosidérose liée à la surcharge en fer, spécifiquement au niveau du myocarde.
L'alphathalassémie
Quant à l'alphathalassémie, c'est une maladie génétique secondaire à une défaillance de synthèse des chaînes d'une protéine particulière : la globine alpha. Il existe deux gènes alpha par chromosome, ce qui entraînera une alphathalassémie susceptible d'être le résultat du défaut de quatre des 2 gènes précédemment cités.
La diminution de la synthèse des chaînes alpha se rencontre essentiellement chez les Asiatiques et les Africains. Sa transmission génétique est plus complexe du fait qu'il existe quatre gènes alpha. Selon que l'anomalie touche un ou plusieurs de ces quatre gènes, la maladie a une expression plus ou moins intense. Il existe donc des alphathalassémies bénignes ressemblant à une forme de bêtathalassémie (thalassémie hétérozygote).
Il existe également des alphathalassémies plus graves dont l'évolution est fatale, surtout chez le fœtus. Entre les deux, on constate des formes intermédiaires ressemblant à la bêtathalassémie homozygote.
C'est ainsi que l'on décrit plusieurs formes d'hémoglobine. La première est celle de Bart qui correspond à une déficience des quatre gènes. Cette pathologie se caractérise par la mort du fœtus au cours de la grossesse, à cause d'une anasarque fœtoplacentaire.
L'anasarque se caractérise par un œdème (collection de liquide) généralisé se situant sous la peau, plus précisément sous le tissu cellulaire sous-cutané et accompagné d'un épanchement dans les cavités constituées par les séreuses. L'autre forme d'hémoglobine est appelée «H». Elle correspondant à un mauvais fonctionnement de trois gènes. L'hémoglobine H est à l'origine d'une anémie s'accompagnant d'une carence en fer. L'examen au laboratoire des globules rouges met en évidence ce que l'on appelle des inclusions érythrocytaires qui sont visibles grâce à une coloration : le bleu de crésyl.
La thalassémie «S»
La thalassémie «S» est une forme de cette maladie sanguine, elle est appelée également anémie, anémie microcytaire, drépanocytaire de Silvestroni-Bianco, thalassodrépanocytose, et survient chez les individus porteurs d'un gène pour la thalassémie Béta et d'un gène pour l'hémoglobine S.
Cependant, les individus atteints de thalassémie «S» présentent les symptômes suivants : Coloration de la peau proche de l'ictère (légère jaunisse), augmentation de volume du foie et de la rate, anémie, douleurs des articulations, douleurs abdominales (essentiellement pendant les épisodes de destruction des globules rouges). L'examen biologique de cette forme de thalassémie montre que l'anémie est hypochrome et microcytaire (diminution du taux de fer dans le sang et diminution du calibre des globules rouges) s'accompagnant en même temps de la présence de globules rouges en forme de faux et en forme de cible.
Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
Publié le : 20.05.2008 | 14h48 |
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