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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5712 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Juil 04, 2008 4:50 am Sujet du message: Les arrivées touristiques enregistrent une hausse de 11% |
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Les arrivées touristiques enregistrent une hausse de 11% à fin mai 2008
Arrivées en hausse, nuitées en chute, les touristes boudent les établissements d’hébergement classés. Les professionnels attendent avec impatience le développement de l’immobilier locatif à vocation touristique (ILVT).
Ce sont 2,49 millions de touristes qui ont visité le Maroc au cours des cinq premiers mois de cette année. Aux postes frontières, les autorités ont enregistré une hausse de 11% des arrivées, mais une baisse de 4% pour les nuitées dans les établissements d’hébergement touristique classés. Où vont donc ces touristes ?
«C’est une question qui a été débattue lors des Assises du tourisme pour lever toute équivoque concernant cette donnée. En fait, nous assistons au développement de nouveaux types d’hébergements», explique Ali Ghannam, nouveau président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH).
«Il s’agit des appart-hôtels, des riads, des maisons d’hôtes… Il y a aussi des touristes qui ont acquis leurs propres logements. Ils viennent plus fréquemment au Maroc, donc plus d’arrivées, mais résident chez eux, donc moins de nuitées», ajoute-t-il.
Et c’est à Marrakech, Agadir et Ouarzazate où l’Observatoire du tourisme a constaté une grande chute dans le nombre des nuitées. Depuis le début de 2008 à fin mai, Agadir et Ouarzazate ont vu ainsi leurs nuitées régresser de 10 % pour chacune. Pour la ville ocre, les professionnels ont enregistré une baisse de 8% des nuitées.
L’analyse par marché montre que les baisses des nuitées des Français (-10%), des Britanniques (22%) et des Allemands (-14%) sont les causes principales du recul des nuitées à fin mai 2008 (-4%), selon les dernières statistiques de l’Observatoire du tourisme. Et ce sont les résidents qui ont permis au secteur du tourisme national de tirer son épingle du jeu avec un accroissement de 11% des nuitées au cours des cinq premiers mois de cet exercice.
Au département de Mohamed Boussaid, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, le chantier qui doit être lancé est celui de «ramener» ces nouveaux types d’hébergements dans le giron des établissements d’hébergement touristique classés. Il est question ainsi de développer l’immobilier locatif à vocation touristique (ILVT).
«Nous attendons beaucoup de la loi sur l’ILVT qui vient d’être promulguée. Nous espérons aussi que cette loi soit accompagnée par un amendement du code fiscal aussi bien pour l’acquéreur et le gestionnaire. Et parmi les mesures encourageantes, il y a l’exonération des revenus locatifs de l’impôt sur le revenu que l’acquéreur», précise le président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH).
En effet, le ministère du Tourisme et de l’Artisanat table sur la création de près de 40.000 lits en ILVT à l’horizon 2011, soit 15% de la capacité totale du pays. Et près de 80 % des lits en ILVT seront dans les zones et stations balnéaires.
Le 3-7-2008
Par : Atika Haimoud
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Posté le: Ven Juil 04, 2008 4:52 am Sujet du message: La destination Maroc renoue avec le succès |
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Tourisme : La destination Maroc renoue avec le succès
· Evolution de 4% des nuitées en mai
· Le marché espagnol caracole en tête
LE mois de mai s’avère plus propice à la détente et aux visites touristiques. C’est en tout cas ce que révèlent les statistiques de l’activité touristique en ce début d’été. Après une décrue enregistrée en début de saison en termes de nuitées , la destination Maroc renoue avec le succès. En témoignent le nombre important des arrivants aux frontières et un taux de croissance à deux chiffres. En effet, en mai dernier, le Maroc a accueilli +16% de touristes par rapport à l’année dernière à la même période (+13% pour les touristes étrangers et 23% de MRE). Cette tendance se confirme en matière d’hébergement. Une évolution de +4% a été enregistrée au niveau des hôtels classés, ce mois-ci.
C’est Casablanca qui caracole en tête avec +20% de nuitées réalisées par rapport à l’année 2007 à la même période. La capitale économique est suivie de Tanger (+11%), Fès (+6%) et Agadir (+5%). Seule Marrakech a connu une petite baisse de près de 1%; cependant elle tient toujours le haut du pavé en matière de taux d’occupation des hôtels avec 63%. Un regain d’intérêt pour Rabat est à noter (61%), suivie de Casablanca et de Tanger avec un taux égal évalué à 56%. De façon générale, ce dernier a baissé de 1% par rapport à l’année dernière, passant ainsi de 49 à 48% au niveau national.
La clientèle en ce mois de mai est assez cosmopolite. Les touristes espagnols affluent. Ils sont + 37% par rapport l’année dernière à visiter le Maroc. Les visiteurs arabes sont aussi en augmentation (+31%). Ils sont suivis par les Hollandais (+28%) et enfin les Allemands avec +10%.
Si mai a apporté son lot de bonnes nouvelles, il n’en demeure pas moins que le cumul de janvier à mai 2008, compte une baisse de près de 4% en matière de nuitées. En clair, la dégringolade continue, même si elle ne s’accentue pas. La diminution des nuitées françaises, près de 10%, n’est pas étrangère à ce phénomène. Aussi, du côté britannique, on enregistre un fléchissement de 22% .
Au niveau des aéroports, ces cinq derniers mois ont vu transiter près de 4,3 millions de personnes, contre 3,8 l’année précédente, soit une croissance de 13%.
A noter aussi que ce mois de mai, à lui seul, a généré des recettes de 3,648 milliards de DH, contre 3,9 en 2007.
Amira KHALFALLAH
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Posté le: Mar Juil 08, 2008 4:52 am Sujet du message: Tourisme/Marrakech: Légère reprise en mai |
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Tourisme/Marrakech
Légère reprise en mai
· Tourisme national, Espagne et Italie reprennent timidement
· Les TO se désengagent et les VVT en souffrent
Reprise pour Marrakech durant le mois de mai, notamment sur quelques marchés comme l’Espagne et l’Italie, mais on est très loin des croissances à deux chiffres comme celles réalisées en 2005 pour la capitale touristique. En cumul, la tendance est toujours la même pour la cité ocre: une baisse de 4% au niveau des arrivées et de 8% en termes de nuitées.
Durant le mois de mai, considéré, rappelons-le, comme le début de la haute saison, la ville ocre a enregistré quelque 154.000 arrivées touristiques correspondant à 528.000 nuitées. Soit une légère baisse de 1% par rapport à la même période l’an dernier. La DMS (durée moyenne de séjour) a reculé de 1 point pour se stabiliser à 3 jours par touriste en mai dernier, selon les hôtels et leurs catégories.
Car, en ces temps «de crise», c’est aussi l’agressivité de l’établissement et du professionnel qui entre en jeu. D’après Faouzi Zemrani, opérateur local et président de la FNAVM (Fédération des voyagistes marocains), l’activité roule très normalement à Marrakech, ne serait-ce que pour ces professionnels qui essayent de diversifier les marchés émetteurs: «L’Algérie, par exemple, est un marché prometteur qui a déjà programmé 3 vols charters sur Agadir et compte s’engager sur Marrakech», indique-t-il, à titre d’exemple.
D’après les statistiques officielles, mai a tout de même enregistré de fortes baisses du coté des VVT (villages de vacances touristiques) qui ont le plus souffert de la baisse, avec un recul de 17%, alors que les 4 et 5 étoiles ont enregistré un bond de 6 et 8% sur le taux d’occupation de leurs chambres. «Normal, les TO, clients des VVT, hésitent désormais à s’engager sur des vols charters face à des consommateurs préférant concocter leur voyages à la carte, sur la toile notamment», argumente ce professionnel.
Par marché, il est clair que les baisses des marchés français et britannique ont marqué l’activité de Marrakech. Et davantage le premier qui représente à lui seul 60% des réalisations de la cité ocre. En 2006 et aussi en 2007, la capitale touristique a bénéficié d’un fort retour des Britanniques, considérés comme second débouché du tourisme marocain derrière la France avec l’ouverture du ciel aux compagnies low-cost.
Toutefois, pour des raisons, entre autres, de maintenance des liaisons directes, ce marché connaît un sérieux recul en 2008 et Marrakech, particulièrement, en souffre.
Bref, on le sait depuis janvier dernier, la ville ocre ne suit pas la tendance nationale qui est en hausse de 4%. Outre le marasme économique en Europe, les analyses des professionnels et des institutionnels, estiment que la destination Marrakech se doit de revoir sa stratégie de commercialisation sur la toile et se mettre au diapason des nouvelles technologies pour la destination Maroc.Ces baisses ne seraient que les conséquences d’un laxisme des professionnels de la ville, à commencer par les hôteliers, estime cet expert.
Dans tous les cas, depuis le début 2008, le taux d’occupation des établissements hôteliers affiche une baisse de plus de 10 points par rapport à la même période en 2007, et une chute de 14 points si l’on devait comparer les taux actuels aux réalisations de 2001. Il faut dire aussi que l’offre grandissante de la capacité litière à Marrakech y est, en partie, pour quelque chose. Mais ce n’est pas la seule raison. Il y a aussi l’informel et le développement du tourisme résidentiel.
Promo
Si certains marchés européens sont encore en baisse, les indicateurs du tourisme résidentiel sont au vert. Ce dernier a progressé de 20% en mai dernier, réalisant ainsi près de 62.000 arrivées et 300.000 nuitées depuis janvier. On se prépare à en accueillir davantage pour juillet et août. La plupart des établissements 4 étoiles ont lancé des campagnes promotionnelles ciblant les touristes nationaux et les MRE avec des tarifs attractifs de 1.000 DH pour la chambre double. Une promotion des plus habituelles, juillet et août étant des mois de basse saison, tient à préciser le président de l’AIH (Association de l’industrie hôtelière), Salahddine Naciri.
Badra BERRISSOULE
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 5:22 am Sujet du message: L'Observatoire renouvelle ses instances |
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L'Observatoire renouvelle ses instances
Progressivement, l'OT sera amené à devenir un véritable pôle de compétences pour le secteur
Publié le : 10.07.2008 | 16h32
Les travaux du Conseil d'administration de l'Observatoire du Tourisme se sont déroulés en début de semaine à Rabat, au siège du département du Tourisme, en présence du ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Mohamed Boussaïd.
Cette réunion a été consacrée à la présentation du projet de rapport d'activité, du rapport financier de l'exercice 2007, ainsi qu'à l'arrêté des comptes de 2007 de l'Observatoire.
A cette occasion, les administrateurs ont présenté leurs démissions, conformément aux statuts, avant de procéder à la cooptation des nouveaux administrateurs de l'Observatoire du Tourisme.
L'Assemblée générale annuelle de l'Observatoire s'est réunie à l'issue de cette réunion afin d'approuver l'ensemble des rapports et comptes financiers présentés lors de la réunion du Conseil d'Administration. Un quitus fut ainsi délivré aux administrateurs sortants. L'Assemblée générale a également procédé à la ratification de la désignation des nouveaux administrateurs issus du secteur privé et au renouvellement des mandats de ceux représentant le secteur public.
A cet effet, Kamal Bensouda, DG d'Atlas Hospitality Morocco (filiale hôtelière du Groupe Royal Air Maroc) a été désigné au poste de nouveau président de l'Observatoire du Tourisme.
Intervenant à cette occasion, M. Boussaïd a estimé que l'Observatoire du Tourisme, en tant qu'outil stratégique essentiel pour le secteur, avait besoin de l'implication de l'ensemble des professionnels du tourisme, que ce soit sur le plan moral ou matériel.
Mohamed Boussaïd a également rendu hommage au président sortant de l'OT, M. Fouad Chraïbi, pour tous les efforts consentis en matière de restructuration de l'Observatoire. Le ministre a, en outre, souhaité un plein succès à M. Bensouda dans sa mission à la tête de l'Observatoire du Tourisme, un organe de veille qui illustre parfaitement la réussite du partenariat public/privé.
Un pilotage fin et coordonné de la nouvelle politique touristique constitue le rôle principal de l'Observatoire du Tourisme qui se doit d'apporter une visibilité au secteur touristique et une réelle expertise en matière de diffusion d'informations spécifiques au tourisme. Progressivement l'Observatoire sera amené à devenir un véritable pôle de compétences pour le secteur.
Les principales missions de l'Observatoire du Tourisme se rapportent donc à la collecte, au traitement et à la publication de toutes informations utiles au secteur du Tourisme, et en particulier, sur la conjoncture nationale et internationale, la concurrence, la compétitivité de la destination, et surtout les normes d'exploitation et d'investissement.
En particulier, l'Observatoire du Tourisme se doit de créer le consensus, notamment par la qualité, la fiabilité et la pertinence de ses productions (indicateurs statistiques et études) ainsi que son respect des règles de l'art (bonne gouvernance, tenue régulière de conseils d'administration et d'assemblées générales, comités techniques, etc.).
Pour rappel, la Fédération nationale du tourisme et le Gouvernement ont signé en 2001 un accord-cadre constituant la base contractuelle et la charte opérationnelle de la nouvelle politique touristique. En vertu de cet accord-cadre les deux parties ont décidé la création d'un Observatoire du Tourisme, dont l'objet principal est de suivre avec minutie l'économie touristique nationale, à travers l'élaboration et la publication d'informations fiables et pertinentes sur lesquelles est apposé un label «Observatoire du Tourisme». Institué sous la forme d'une association à but non lucratif, l'Observatoire est régi par les règles et les procédures usuelles de bonne gouvernance, sous l'autorité d'un Conseil d'Administration composé des représentants du secteur public et privé.
Son président est issu du secteur privé et proposé par la Fédération nationale du tourisme. Venant en renfort des dispositifs publics ou privés existants et pièce essentielle du dispositif de surveillance et de pilotage de la Vision 2010, l'Observatoire se veut à la fois un instrument d'observation de l'économie touristique nationale et un outil d'orientation et de promotion du développement touristique. L'observatoire est également considéré comme un espace de partenariats, d'échange d'expertise et d'informations sur le secteur du tourisme.
Son existence contribue indéniablement au renforcement des dispositifs publics ou privés existants, tout en favorisant l'investissement touristique et en sécurisant la distribution des crédits par le système bancaire.
Bonne gouvernance
Le secteur du tourisme se positionne aujourd'hui comme un pilier du développement économique national. Depuis 2001, le secteur enregistre en effet de fortes croissances annuelles. Mais sa réalisation la plus importante demeure la mobilisation de l'ensemble des intervenants (opérateurs privés/secteur public) pour la concrétisation d'une stratégie (connue sous le nom de vision 2010) définie conjointement avec des objectifs clairs, ambitieux (10 millions de touristes, 230 000 lits hôteliers et 70 000 emplois à horizon 2010) et partagés.
Concertation permanente et bonne gouvernance ont été d'emblée considérées comme conditions indispensables de succès de la Vision 2010. Une des illustrations de cette dynamique institutionnelle, est la décision de créer l'Observatoire du Tourisme en tant qu'espace de concertation mais aussi qu'outil de co-pilotage, neutre, ayant pour mission de fournir à la fois, des éléments de suivi et de pilotage de Vision 2010 et d'éclairer les opérateurs sur l'information touristique, les résultats d'études stratégiques et l'évolution des indicateurs statistiques.
Par Yousra Amrani | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Sam Juil 12, 2008 6:48 am Sujet du message: Le tourisme durable en vogue |
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Sensibilisation
Le tourisme durable en vogue
Il constitue un choix stratégique pour le Maroc
Publié le : 11.07.2008 | 15h00
Après avoir fondé sa politique touristique sur le volume des flux touristiques à attirer, le Maroc est en train de jouer de plus en plus la carte du tourisme durable, qualifié également de responsable. On ne compte plus les événements organisés
sur ce thème.
Le dernier événement en date, est la journée nationale du tourisme et de l'environnement qui s'est tenue jeudi à Casablanca. Cette manifestation, organisée par le département du Tourisme et la Fédération nationale de l'industrie hôtelière (FNIH), a contribué, selon les organisateurs, à informer et à sensibiliser les professionnels sur l'ensemble des actions initiées dans ce domaine et, in fine, à renforcer l'orientation vers le développement durable de l'industrie du tourisme.
Il se dégage de cette rencontre que la protection de l'environnement et le développement touristique durable constituent un choix stratégique pour le Maroc, comme l'a notamment souligné Mohamed Boussaid, ministre du Tourisme et de l'Artisanat.
Cette orientation n'est pas seulement un effet de mode, puisqu'elle s'insère dans une tendance mondiale. Elle répond, selon les participants, à un réel besoin de protéger l'environnement contre certains dérapages possibles liés au secteur touristique.
En effet, selon le ministre, la dégradation de l'environnement a un coût et appauvrit les générations futures. Il a à ce sujet estimé que même si l'impact de l'industrie touristique sur l'environnement est faible par rapport à d'autres indutries, comme le montre, d'ailleurs, une étude économico-environnementale du secteur du tourisme, il s'avère toutefois nécessaire de le prendre en considération.
Ce qui interpelle tous les intervenants, selon le ministre, à promouvoir un tourisme propre et à contribuer à la préservation de la nature qui constitue un "fonds de commerce du tourisme" dont la dégradation risque de réduire le flux touristique. Cet événement a été marqué notamment par la présentation des résultats d'une étude portant sur l'évaluation de l'impact du tourisme sur l'environnement.
De même, elle a permis aux participants, selon les organisateurs, de passer en revue la démarche nationale visant à réfléchir sur les moyens d'améliorer la protection de l'environnement et de renforcer le tourisme durable, à la lumière de l'action du Comité national du tourisme, créé en 2006.
La tenue de cette journée, à laquelle prennent part les représentants des secteurs public et privé, a également permis, selon le ministre, de consolider le partenariat entre les deux parties.
Cette manifestation a connu la collaboration de l'ambassadeur de la Suisse à Rabat, Christian Dunant, dont le pays a réalisé l'étude économico-environnementale du secteur à travers "Ecosys", organisme suisse spécialisé.
Intervenant également lors de cette rencontre, le président de la FNIH, Ali Ghannam, a focalisé son intervention sur l'action de la fédération dans le domaine de la protection de l'environnement, notamment en ce qui concerne la sensibilisation à la gestion rationnelle des déchets, le recours aux énergies renouvelables et à l'économie de l'eau.
Il s'agit, de même, ajoute-t-il, du développement de la culture du tourisme durable et de la labellisation des établissements engagés dans la gestion environnementale. Par ailleurs, il est à noter qu'un projet touristique nouvellement créé à Ouarzazate, vient d'être distingué par l'ONMT, dans le cadre de la première édition 2008 des Trophées Maroc du tourisme responsable.
Baptisé Ouednoujoum Ecolodge, ce projet situé à une douzaine de kilomètres de Ouarzazate, près du lac Fint, qui représente un complexe touristique aménagé sous forme de bivouacs, comprend un campement de sept tentes doubles, quatre triples et 1 quadruple. En outre, il est à rappeler que la même ville a abrité le mois dernier un colloque international du tourisme durable, qui a permis de débattre du potentiel du tourisme durable en tant que créneau économiquement porteur, mais aussi en tant qu'outil pratique et responsable pour la sauvegarde de
l'environnement.
Écotourisme oasien
La ville d'Errachidia bénéficie d'un plan de développement de l'écotourisme oasien. Ce programme entre dans le cadre du programme de lutte contre la désertification et de lutte contre la pauvreté par la sauvegarde et la valorisation des oasis. Il implique plusieurs intervenants. Il s'agit du ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, la région Meknès-Tafilalet, la province d'Errachidia, l'Office régional de mise en valeur agricole du Tafilalet, l'Agence de développement social (ADS) et l'Institut national de recherche agronomique (INRA) avec le soutien de bailleurs de fonds internationaux, notamment le PNUD, le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM), le Fonds mondial pour l'environnement, la Principauté de Monaco, l'ONG internationale CARI France.
Par Lahcen Oudoud | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Posté le: Jeu Juil 24, 2008 7:14 am Sujet du message: Le tourisme atteint ses objectifs |
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Le tourisme atteint ses objectifs
L’industrie touristique marocaine continue d’afficher une forte croissance au premier semestre 2008. Pour réaliser ses objectifs ambitieux, le gouvernement s’est engagé à réaliser un ensemble de stations balnéaires haut de gamme et à développer le tourisme interne.
D’après les dernières statistiques fournies par l’Observatoire national du tourisme, 2,5 millions de touristes ont visité le Maroc au cours des cinq premiers mois de l’année, soit une hausse de 11% par rapport à la période comparative de 2007. L’année dernière, 7,4 millions de touristes ont visité le Royaume, un résultat que le gouvernement espère porter à 10 millions de touristes à l’horizon 2010. Cet objectif, défini par la politique touristique «Vision 2010», paraît réalisable quand on voit la forte croissance du nombre de visiteurs à ce jour.
Les vacanciers en provenance d’Europe et des pays méditerranéens voisins du Maroc représentent la majeure partie des touristes. Selon l’Observatoire national du tourisme, 927 000 ressortissants français ont visité le Royaume entre le mois de janvier et le mois de mai inclus. Derrière les Français, qui représentent le plus grand groupe de touristes étrangers, arrivent les Espagnols (587 000), les Britanniques (141 000), les Italiens (116 000), les belges (113 000), les Allemands (97 000) et les Néerlandais (75 000).
Vision 2010 ambitionne de drainer 4,4 milliards de dollars d’investissements dans le secteur du tourisme. Actuellement, les projets à vocation touristique ambitionnent de porter la capacité d’accueil hôtelière à 250 000 lits (au lieu de 133 000 en 2006) et de réaliser six nouvelles stations balnéaires dans le cadre du «Plan Azur» pour un développement durable des espaces côtiers au Maroc. Les nouvelles stations seront localisées à Larache, El Jadida, Agadir, Essaouira, Guelmim sur la côte Atlantique et Saïdia sur la côte méditerranéenne.
Parmi les autres programmes qui incarnent cette politique touristique marocaine, figure notamment le «Plan Biladi», qui entend promouvoir le tourisme à l’échelle nationale et encourager les Marocains à recourir au secteur formel (par opposition au marché noir) quand ils prennent leurs vacances dans le Royaume. En effet, les touristes étrangers bénéficient dans la plupart des cas de prix très intéressants, contrairement aux touristes nationaux, ce qui occasionne un motif de plainte et une entrave au développement du tourisme interne formel.
Cette situation est principalement due au fait que de nombreux touristes étrangers voyagent par le biais de tour-opérateurs intégrés qui réservent des chambres en gros à prix bas. La plupart des hôtels sont trop cher pour la majorité des Marocains, d’où l’essor du marché noir au niveau du logement, dont le coût s’élève à peine à 100 dirhams (14 dollars) la nuit – le revenu annuel moyen étant de 2 000 dollars.
«Il faut également prendre en ligne de compte que la contrainte majeure est relative à l’absence de la démocratisation du tourisme interne. Ce qui nous nécessite de prendre en considération le pouvoir d’achat de nos compatriotes. L’obstacle est donc le coût des nuitées», a déclaré Mohamed Boussaid, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, à la presse locale.
Les autorités entendent augmenter le volume de voyages réservés par les touristes nationaux par le biais du secteur formel à hauteur de 2 millions d’ici à 2010 (contre 1,1 million en 2003) et augmenter le nombre de nuitées enregistrées auprès des établissements d’hébergement classés à 6 millions.
Dans le cadre de cette stratégie, il est prévu d’élargir l’offre de logements bon marché. Conformément aux attentes des Marocains, le gouvernement s’est engagé à augmenter le nombre de lits à un coût abordable à hauteur de 11 000 à l’horizon 2010, tandis que 19 000 lits en camping seront créés au niveau des sites les plus populaires auprès des touristes marocains.
Selon le gouvernement, les prix de ces nouvelles résidences hôtelières varieront entre 200 et 500 dirhams (27 à 69 dollars) par nuit et par famille, tandis que monter sa tente coûtera la bagatelle de 150 dirhams (14 à 21 dollars). Par ailleurs, les agences de voyages marocaines sont encouragées à faciliter les réservations en gros, de manière à pouvoir faire bénéficier les touristes nationaux des mêmes prix bas que les touristes étrangers.
Néanmoins, le Royaume doit faire face à un certain nombre de défis, notamment au niveau de la réglementation. En effet, il semblerait que beaucoup d’établissements hôteliers ne déclarent pas leurs véritables taux d’occupation pour éviter d’avoir à payer la taxe touristique locale, ce qui handicape à la fois la planification stratégique et le processus de blanchiment du marché noir.
En outre, un facteur capital réside en dehors du contrôle des autorités : la menace terroriste. Le 11 juillet dernier, la police marocaine a dit avoir demantelé une cellule terroriste qui projetait des attentats contre des hôtels touristiques. Plusieurs arrestations ont également été réalisées au mois de mai. Suite aux attentats suicide de mai 2003 à Casablanca qui ont causé la mort de 45 personnes et suite aux attentats perpétrés l’année dernière, la nouvelle n’a point réjoui les hôteliers marocains et les tour-opérateurs.
Néanmoins, la reprise depuis 2003 et la poursuite de la croissance cette année concourent à indiquer que l’industrie touristique est suffisamment solide pour surmonter la tempête. Le Maroc a choisi de suivre son propre chemin, en dehors des sentiers battus par les pays méditerranéens, en optant pour le développement d’établissements haut de gamme tout en misant sur le tourisme local. Une stratégie qui paraît économiquement viable alors que le revenu des Marocains augmente et que les touristes européens se tournent vers des destinations mariant exotisme et confort. Attendons de voir en 2010 si cette politique s’avère une réussite.
• Oxford Business Group
(21 juillet 2008)
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Posté le: Jeu Juil 31, 2008 11:55 am Sujet du message: Tourisme : Le marché français en baisse |
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Tourisme : Le marché français en baisse
Les réservations des Français pour des voyages à forfait (séjours avec vols) ont baissé de 7% en juin, après une hausse de 2,6% en mai, selon les chiffres communiqués mercredi à l’AFP par l’Association de tour-opérateurs français (Ceto). Parmi les destinations en forte hausse dans les réservations en juin, le Ceto a noté les Etats-Unis (+40%), très prisés par les touristes en raison du dollar faible, l’Egypte (+30%), les Baléares (+23%), les Canaries (+20%), la Turquie (+22%) et la Croatie (+9%). Côté perdants figurent les Antilles françaises (-35%), la République dominicaine (-21%) et la Grèce (-9%). Le Maroc poursuit également sa baisse (-12%), alors que les réservations pour la Tunisie ont augmenté de 2,6%.
Le 31-7-2008
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Sam Oct 11, 2008 8:08 am Sujet du message: Tourisme: Boussaïd anticipe la crise |
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Tourisme: Boussaïd anticipe la crise
· Un plan pour 2009
· Le marché russe et Europe de l’Est particulièrement ciblés
· Le paquet sur le plan Biladi
Mohamed Boussaïd sort de son silence. A 15 mois de l’échéance 2010, le ministre du Tourisme dévoile en effet la stratégie d’anticipation 2009.
Au-delà de la coïncidence du calendrier -il était l’invité jeudi 9 octobre de la Chambre française, dans le cadre des rendez-vous CFCIM-, le choix du thème est plutôt dicté par la conjoncture internationale: Situation et perspectives de développement du secteur sur fond de bilan de la Vision 2010. Un bilan qu’il faut relativiser. Mais le ministre donne déjà 3 angles de lecture:
- Il y a certes des objectifs qui ne seront pas atteints, notamment la capacité balnéaire du plan Azur (principalement les 70.000 lits, ni les 50 millions de nuitées, encore moins pour le poids dans le PIB).
- En revanche, en termes de recettes, les objectifs seront complètement atteints.
- D’autres par contre le seront un peu moins, notamment la formation des RH, des délais de réalisation pour certaines stations balnéaires…
Cependant, Boussaïd tient à rappeler que dans toute vision (prospection, philosophie…), il y a des décalages. L’essentiel est d’enclencher une belle dynamique d’investissements, nouer des partenariats avec le secteur privé autour d’objectifs communs et donner ainsi de la visibilité à tous les acteurs. «C’est ce qui a été atteint. L’on ne pourra apprécier cette vision que par rapport à ce qu’elle a permis de réaliser», insiste le ministre. Mais l’effet domino de la crise financière est une réalité.
De la crise des subprimes à la contagion à l’économie réelle, on est passé par une grosse déprime financière et bancaire. Les prévisions de croissance du FMI pour 2009 sont de l’ordre de 0,1% aux Etats-Unis et de 0,2% en Europe. «Ce qui se passe aujourd’hui dans le monde nous interpelle. D’autant plus que les décideurs sont pessimistes du fait que l’on n’est pas encore sorti de la phase de perturbations majeures des places financières». Autrement dit, aucune visibilité sur ce que Boussaïd appelle «la période de casse».
Au même titre que les autres industries, le tourisme sera touché de plein fouet. Le Maroc n’est pas déconnecté du monde. De ce fait, la tutelle compte rester à l’écoute des marchés mondiaux. Elle se dit prête à s’investir pour faire tout ce qui doit l’être afin de minimiser l’impact.
C’est dire qu’aucune rupture par rapport à la Vision n’est envisagée. Toutefois, «il serait naïf de croire que le tourisme national ne sera pas influencé par les aléas économiques actuels», met en garde Boussaïd. Pour lui, il faut «absolument préparer une réponse concrète à cette conjoncture imposée».
Bien que la crise ne nous concerne pas directement pour le moment, il n’en demeure pas moins que l’on est exposé aux conséquences de cette crise. Car, «en période de récession comme celle-là, le secteur le plus vulnérable reste le tourisme». Evidemment, il dépend en grande partie du pouvoir d’achat. Les pertes de prévisions sur l’Europe qui est notre principal marché émetteur (près de 80% des arrivées), ajouter à cela la peur, la perte de confiance, l’impact psychologique, feront certainement baisser le pouvoir d’achat. Auquel cas, c’est le budget Voyage-loisirs, ventre mou du budget des ménages, qui sera sacrifié. Déjà, selon le baromètre de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) du mois de juin, une baisse au niveau de la demande mondiale se profile. Elle est de l’ordre de 4,1 contre 7% pour les 3 dernières années.
Pour l’heure, toute la question est de savoir prédire l’ampleur et l’impact de cette récession. En tout cas, le secteur dispose de plusieurs atouts qui lui permettent de se maintenir dans des périodes difficiles. «Nous avons quelques points forts pour amortir ce choc: un positionnement haut de gamme, la proximité avec les principaux marchés émetteurs, la politique de l’Open Sky, une offre diversifiée…», avance Boussaïd. De plus, il annonce une nouvelle stratégie d’anticipation prévue pour 2009. Année qui s’annonce difficile.
Peut-on alors parler de recadrage de la Vision 2010, voire de plan d’urgence? «Pas du tout», rétorque le ministre qui d’ailleurs rappelle que «la Vision est pratiquement derrière nous». Parmi les actions à venir, une stratégie promotionnelle agressive, sur fond de conquête de nouveaux marchés (Europe de l’Est, Moyen-Orient…). L’enjeu est surtout de capter une demande touristique mondiale et régionale en mutation. Pour cela, il est question d’une nouvelle campagne de promotion et d’une plate-forme d’achats on line. L’accent sera mis aussi sur le plan Biladi pour booster le marché interne.
Bachir THIAM & Amin RBOUB
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Posté le: Jeu Oct 16, 2008 4:57 am Sujet du message: Tourisme: La nouvelle campagne divise l’opinion |
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Tourisme: La nouvelle campagne divise l’opinion
· L’ONMT campe sur le positionnement de marque unique
· Certains parlent de clichés autour du couscous et tarbouches
Petites phrases, énormes retombées. Il a suffi que le directeur général de l’ONMT dévoile l’accroche de la nouvelle campagne internationale de promotion, «Morroco travel for real» ou voyager pour l’authenticité que les gardiens du temple lui tombent dessus à bras raccourcis.
«Où êtes-vous allés vous inspirer pour nous proposer une telle chose, qui déçoit plus d’un observateur, sachant que le Royaume regorge de ressources autrement plus pertinentes».
«Combien a coûté au contribuable marocain cette nouvelle campagne», quand on sait que les 5 principales destinations concurrentes du Maroc (Egypte, Espagne, Grèce, Tunisie, Turquie) ont investi, cette année pour leur promotion dans le seul marché européen, 884 millions d’euros. Soit plus de 9,8 milliards de DH. Mais, «pour des raisons évidentes» vis-à-vis de la concurrence, le patron de l’Office ne dira mot sur le budget alloué à cette promotion. Car pour les commanditaires, «le tout, dans une période de pouvoir d’achat en berne, qui conduit les Européens à voyager moins souvent», l’enjeu est de faire «émerger la destination en se différenciant au mieux». A demi, certains intervenants ont appelé à la rupture «avec les dunes, les tentes, les plages» pour laisser place «au vrai patrimoine marocain, autrement plus authentique sans pour autant parler d’âme». On est limite dans une contradiction de la sémantique.
C’est peu dire que la conférence de presse donnée par Abdelhamid Addou et son état-major, lundi 13 octobre à Casablanca, avait plutôt allure de foire d’empoigne tant, il est vrai, que le sujet du tourisme est passionnant. Mais, le souci presque chirurgical de la nouvelle task force de l’Office pour qui, «l’important est de viser juste», tranche de la volonté des contradicteurs à tout ramener à un débat stérile.
Du pain sur la planche
Les arguments pour justifier leur choix se tiennent. «Nous avons utilisé les outils et ressources dont profitent les grandes marques et avons fait appel à un cabinet d’études international», de renom, se défend-on. Les résultats de la prospection sur les 7 marchés prioritaires, notamment Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni (80% du flux touristique au Maroc) ont permis de définir les grandes catégories de touristes suivant leur apport au voyage.
Leur segmentation, en 7 sous-ensembles (habitués, passionnés du confort, farniente, sans soucis, enthousiastes, voyageurs du monde, aventuriers), a abouti à la conception de la nouvelle campagne de promotion de la destination Maroc. Poussant l’analyse, «cette segmentation a permis surtout de définir avec précision les attentes de chaque public», pour lui offrir ce territoire que l’Office définit en «culture authentique et vivante». Décliné en ces quelques mots, contrairement à ce qu’a compris l’opinion, les commanditaires de cette campagne veulent éviter de retomber dans les «clichés de vacances et images trop cartes postales», pendant longtemps lot de la destination.
L’on n’aura peut-être pas assez insisté sur le fait que cette campagne est exclusivement destinée au marché émetteur européen du tourisme marocain. Car, l’idée de «faire grandir l’âme» au travers d’«une culture authentique et vivante» n’a pas été perçue de la même manière et l’assistance a eu du mal à suivre.
Pourtant, Addou n’a eu de cesse de répéter que «le message et la campagne ont fait l’objet d’un pré-test» sur les marchés auxquels ils sont destinés. Son enthousiasme est conforté par cette confidence d’un journaliste, quelques jours plutôt à Fès à l’occasion d’un éductour pour la presse britannique: «It’s real». Ce qui conforte encore plus Addou dans son adhésion à la nouvelle signature de la destination Maroc.
Pour gagner ce nouveau pari, un portail dédié, www.visitmorocco.ma, participera au choix et l’organisation du séjour du visiteur, tant son administrateur promet des merveilles. Il fonde son espoir sur les statistiques du volume d’affaires des réservations de voyage via le Net qui a progressé de 35% en 2006, atteignant 4,2 milliards d’euros, soit 47 milliards de DH.
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Trois questions à Salima Haddour, directeur ONMT France
- L’Economiste: Comment coordonner toutes ces actions pour plus d’efficacité?
- Salima Haddour: Une équipe polyvalente de 7 personnes quadrillant le marché français travaille sans relâche à la coordination de toutes les actions menées au Maroc, participant à valoriser l’offre du Royaume. Nous avons identifié trois principaux leviers pour faire mener à bien la promotion du Maroc: approche co-marketing, communication institutionnelle et relations publiques pour promouvoir le Maroc de manière générale via les leaders d’opinion français.
- Quelle sera votre implication dans cette nouvelle campagne promotionnelle?
- On est au cœur du dispositif lui-même. D’autant plus qu’il revient à toutes les représentations de l’Office et des institutions étrangères du Royaume présentes dans ces pays émetteurs de porter le message. Au dernier Top Resa, nous avons mis en place un système d’expertise autour de l’agent de voyages, prescripteur, sachant que dans leur comportement d’achat, 1/3 des touristes européens passent par un agent de voyages. A ce jour 3.000 agents ont adhéré à cet outil d’expertise.
- Comment ça marche?
- Il s’agit d’un site dédié avec 15 modules très ludiques de e-learning, qui a déjà permis à 1.000 agents de suivre déjà la formation. Les 50 meilleurs seront sélectionnés pour partir en éductour dans les marchés émetteurs. Il faut bien mettre tous les moyens de notre côté pour capitaliser sur les acquis dans ces marchés.
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Posté le: Ven Oct 17, 2008 5:42 am Sujet du message: Crise financière |
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Crise financière
Elalamy: «Allons chercher les investisseurs»
· Golfe, Europe... les zones à cibler
· Pour le président de la CGEM, l’immobilier touristique va souffrir
Comment transformer une menace en opportunité? Par la voix de son président qui recevait la presse lundi dernier, le patronat est convaincu que le Maroc est en mesure de tirer profit de la crise qui a ébranlé les fondations de la finance internationale. «Il faut aller démontrer aux investisseurs en quête de terre paisible que l’économie marocaine leur offre un environnement qui leur assure un niveau de rentabilité élevé et sûr», martèle My Hafid Elalamy, président de la Confédération patronale. C’est maintenant ou jamais qu’il faut déployer une action marketing pour prospecter les investisseurs en Europe, dans les pays du Golfe, et pourquoi pas, l’imprévisible Mouammar Kadhafi qui vient d’ordonner, avec fracas, le retrait des avoirs libyens de banques suisses, soit au total 7 milliards de dollars.
Les banques marocaines sont-elles vraiment à l’abri comme les autorités l’affirment? Sans aucun doute, précise le patron des patrons sur la foi d’un «scanner» des bilans des établissements bancaires que le gouverneur de Bank Al-Maghrib a dévoilé au plus fort de la crise internationale au cours d’une réunion confidentielle où étaient conviés banquiers et représentants du patronat. «Il n’y a pas de trace d’actifs toxiques dans les bilans des banques marocaines», certifie le président de la CGEM.
Cet exercice de «vérité des comptes» de Bank Al-Maghrib avait pour objectif de rassurer les opérateurs économiques. «Oui, la situation est saine», renchérit Mohamed Chaibi, le vice-président général de la CGEM. Avec le recul, le contrôle de change et ses restrictions que fustigent pourtant les chefs d’entreprises, s’est avéré comme le cordon sanitaire qui a protégé les banques marocaines de l’infection des actifs pourris. Ce qui était perçu jadis comme un handicap s’est au final transformé en atout, poursuit le responsable du patronat, qui ne va pas jusqu’à faire l’apologie du contrôle de change.
La même observation vaut pour les compagnies d’assurance. Les assureurs marocains ont été autorisés l’an dernier à investir à l’étranger à hauteur de 5% de leurs réserves. Aucun d’entre eux n’aurait franchi le pas. «La raison est simple: nous ne pouvons aller d’une économie que l’on connaît et que l’on maîtrise à une économie virtuelle.
Redoutez-vous la contagion de la crise sur l’économie réelle (au Maroc)? Sur la demande des séjours touristiques, l’impact est inévitable, tranche le président de la CGEM tout en minimisant son ampleur. Les ménages européens vont devoir réduire leur consommation et cela impactera forcément la demande du tourisme et des exportations marocaines vers l’Union européenne. Par contre, l’immobilier touristique va connaître des jours difficiles dans les mois à venir, prédit My Hafid Elalamy. Toutefois, le volume de ce créneau reste très faible. Pour ce qui est du secteur du tourisme, l’impact de la crise financière sera mitigé. Selon le président de la CGEM, nous assisterons à un changement de clientèle. En dépit de la crise, certaines catégories de touristes internationaux qui, ne pouvant plus s’offrir des voyages en Asie, par exemple, pourraient être «déroutées» vers le Maroc.
Pour ce qui est de la Bourse marocaine, là encore les dirigeants de la CGEM se veulent rassurants: «Dans certaines régions du monde, des Bourses ont réalisé des contre-performances de -50 ou -70, alors que la baisse de la Bourse de Casablanca n’a été que de 4 points. Des baisses et des hausses des cours de ce niveau font d’ailleurs partie de la vie normale d’une Bourse», rappellent-ils. On a parfois tendance à l’oublier.
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Trop d’intelligence
Pour My Hafid Elalamy, la cause principale de cette crise tient de la création par des personnes «trop intelligentes» d’une nouvelle économie, mais qui est en grande partie basée sur le virtuel. La plupart des produits dérivés étaient déconnectés complètement de la réalité économique. On ne parle plus d’industrie, ni de tourisme, ni de rien». Les banques internationales n’ont d’ailleurs toujours pas fini de mesurer l’étendue de la crise financière dans laquelle elles se trouvent.
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Posté le: Mar Oct 21, 2008 7:21 am Sujet du message: Tourisme: Les limites d’une Vision! |
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Tourisme: Les limites d’une Vision!
· D’inquiétantes difficultés de déclinaison territoriale
· Gouvernance locale, environnement touristique ,transport… les boulets
A quelques mois de la livraison des stations pilotes du Plan Azur (Saïdia et Mazagan), des voix discordantes s’élèvent pour pointer les loupés de la Vision 2010. Au rang desquels: l’absence de convergence entre la politique du Plan telle que conçue et sa déclinaison sur le plan territorial.
En clair, les enjeux de la Vision ne semblent pas être perçus de la même façon selon que l’on relève du département du Tourisme ou de l’Intérieur. A ce titre, la sortie, il y a quelques mois dans les colonnes de L’Economiste, du wali de l’une des régions pilotes du plan Azur en dit long!
Il redoutait justement que l’implantation de la station balnéaire dans sa région ne fasse effet tache d’huile: «La nouvelle station n’aura d’intérêt que si elle se greffe harmonieusement à la ville». L’erreur est d’avoir une Saïdia à deux vitesses: une ville ancienne délabrée d’un côté et une Fadesa City ultramoderne de l’autre. Ce qui corrobore l’idée du ministre du Tourisme, Mohamed Boussaïd, selon laquelle «l’on n’a pas suffisamment prêté attention à la gouvernance locale». Autrement dit, la démarche doit insister sur l’harmonie de la déclinaison sous l’angle territorial. En ce sens, éviter l’aspect bunker en ouvrant les stations sur leur environnement et enclencher un effet d’entraînement qui ne se limite pas seulement à la station mais à l’ensemble de sa région, son arrière-pays…
Les plus critiques craignent sutrtout une juxtaposition de stations de dernière génération face au reste du terroir précaire.
Boussaïd fait surtout allusion au retard pris dans la requalification de l’environnement touristique en général qui reste le parent pauvre de la stratégie actuelle.
Les investissements réalisés jusque-là n’ont concerné que le cadre immédiat des stations. La réhabilitation des voiries du transport, le civisme, les espaces verts, de l’approche écologique… sont jetés aux oubliettes. Idem pour l’élément humain, les riverains notamment, réduits au rôle de témoins d’un changement. La radioscopie de la Vision démontre par ailleurs que la stratégie adoptée n’a pas réussi à placer le tourisme dans une démarche de développement durable. En témoigne l’environnement social culturel et écologique… Lequel ne constitue pas encore un critère prioriatire dans la conception de l’implémentation de la stratégie. En conséquence, le dernier ranking mondial du tourisme élaboré par le World Economic Forum classe le Maroc à la 67e place sur 130 pays sur le plan environnemental. Bien loin derrière ses concurrents directs que sont la Tunisie (39e), la Turquie (54e) et l’Egypte (66°).
Ce qui explique d’ailleurs le recadrage de Boussaïd lors de la conférence sur le commerce, l’investissement et le tourisme durable tenue le 16 octobre à Tanger. Aujourd’hui, «le tourisme durable est au cœur de la stratégie du département». Reste à savoir si d’ici les premières livraisons, premier semestre 2009, les développeurs-aménageurs intégreront cette nouvelle dimension! En tout cas, le Souverain attend un livrable fin 2009 sur la prochaine Vision. L’enjeu sera de préciser le cap.
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Décalages
Si la Vision accorde une place de choix au balnéaire via des investissements tout le long du littoral, le tourisme rural et celui culturel, eux, auront du mal à se greffer à l’offre Maroc. Les initiatives entreprises pour ces deux niches se sont limitées à la mise en place de quelques PAT (Pays d’accueil touristique). Le tourisme n’est pas encore utilisé comme vecteur de développement économique et social, surtout dans les territoires les plus enclavés.
Bachir THIAM & Amin RBOUB
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Posté le: Mar Oct 21, 2008 7:24 am Sujet du message: Plan Azur: La face cachée d’une formule séduisante |
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Plan Azur: La face cachée d’une formule séduisante
· Ratage dans la mixité immobilier/hôtellerie
· Plus d’appartements que de capacité litière
· Balnéaire ou culturel? La Vision 2020 tranchera
Lorsque le plan Azur, élément nouveau de la Vision 2010, a été dévoilé, il était surtout question de construire «des stations balnéaires intelligentes». Pourquoi intelligentes? Contrairement aux Egyptiens, Tunisiens et Turcs…, il fallait que nos stations fussent adossées à de la culture, à du Maroc culturel… De ce fait, elles se devaient de disposer de petites médinas reconstituées, de souks type Jamaa El Fnaa, des places… «des arguments qui, à l’époque, étaient très séduisants à l’oreille», rappelle non sans ironie cet opérateur.
Or, à la veille du deadline, le produit final ne correspond pas du tout aux attentes. Saïdia, station pilote, affiche pâle figure. Est-ce que Saïdia telle qu’elle se présente est une station balnéaire intelligente? Le constat est: Non! «Saïdia est une station classique comme on en trouve en Tunisie et en Egypte avec de l’immobilier, de l’hôtellerie et autour d’un golf, des magasins et marina».
Où sont donc la médina, la culture… Où est donc l’élément de différenciation?
Pis encore, au lieu que ces stations balnéaires offrent des séjours à tarif moyen/élevé, elles vont rentrer en pleine compétition avec les stations existantes, Agadir en l’occurrence.
L’on devrait assister dès l’été prochain à une bataille des prix entre opérateurs. Ce qui serait un des éléments d’échec de la politique Azur. «Aujourd’hui, il va falloir meubler ces stations par une espèce de mini-Maroc authentique et culturel où le touriste va retrouver ce qu’il a l’habitude de voir», alerte un ancien président de CRT. La nouvelle campagne de l’ONMT (Office national marocain du tourisme) basée sur le culturel qui grandit l’âme, l’authenticité... s’en retrouve confortée.
Sommes-nous encore dans le coup des stations intelligentes du Plan Azur ou plutôt retombés sur nos pieds de manière classique?
Rappelons que le Plan Azur avait axé sa stratégie sur des stations où une partie est dédiée à l’hôtellerie et l’autre à l’immobilier. Or aujourd’hui le constat est là. Au lieu de réaliser la capacité litière conformément au business plan en hôtellerie, «à la place, nous avons plutôt construit des appartements», ironisent les professionnels. Ce qui ne devrait pas déplaire à certains promoteurs immobiliers. «Autant dire qu’on a plutôt fait de l’immobilier que du tourisme», se moque-t-on chez les opérateurs du tourisme. In fine, dans ces stations Azur, l’immobilier et l’hôtellerie ne sont pas dans un équilibre harmonieux. Il y a assurément plus d’immobilier que d’unités hôtelières dans ces stations.
A quels risques cela nous exposera-t-il? «J’ai bien peur que ces stations soient des espaces fantômes durant l’hiver». Allusion faite à la majorité des propriétaires de ces appartements qui n’y vivent pas toute l’année. Du coup, le touriste en séjour ne verra que des blocs d’immeubles et de villas fermés, le vent qui souffle entre les bâtiments…». Entre cette offre et celle de Malaga, concurrente sur le balnéaire, le choix est vite fait.
La question de mixité, donc d’équilibre, entre l’immobilier et l’hôtellerie dans les stations Azur, risque d’être fortement pénalisante durant l’=hiver.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est le Maroc «classique» qui fait encore tourner la destination. La meilleure illustration que le culturel continue de bien vendre la destination, serait de mettre en exergue la croissance de ces dernières années sans le Plan Azur avec Marrakech comme locomotive et le résultat du cabinet anglais chargé de l’étude. «Ne vous trompez pas, vous êtes un pays de culture. N’allez pas sur d’autres images», rappellent en substance les consultants. L’offre Maroc culturel, celle des circuits (villes impériales et Grand Sud, le Maroc des séjours -Marrakech, Fès-…)… a été l’élément moteur de cette croissance. A elle seule, Marrakech a assuré 60% des nuitées enregistrées en 2007.
Les éléments de réponse telles que contenus dans la nouvelle campagne de promotion viennent réhabiliter la place du culturel dans l’offre Maroc. Les conclusions du cabinet britannique recommandent de mettre les bouchées doubles sur ce positionnement pour que la destination soit mieux appréciée sur les marchés émetteurs. De ce fait, le Maroc gagnera à être apprécié comme un pays de culture qui fait grandir l’âme où il n’a jamais été question de balnéaire. Nous sommes-nous alors trompés de modèle?
A partir de ces constats (un Plan Azur en retard, de la culture dans le rôle de relais), une question s’impose: culturel ou balnéaire, comment commercialiser la destination Maroc?
Le pavé dans la mare de la Vision 2020 est jeté. Il doit préciser le nouveau cap. Faut-il rester dans le balnéaire? Revenir dans le culturel, dans le Maroc traditionnel? Mieux encore, faudra-t-il développer les produits culturels en rade aujourd’hui, Ouarzazate et le Grand sud avec désert et oasis notamment?
Balnéaire ou culturel… La Vision 2020 dont le détail sera livré fin 2009 devrait trancher sur cette interrogation et bien d’autres.
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Etudes: combien ça coûte ?
C’est le sujet qui fâche. Abdelhamid Addou, DG de l’ONMT, s’est braqué sur la question du budget de sa campagne. Pas question de dévoiler quoi que ce soit. «En tout cas, nous restons conformes à ce qui se fait dans le cadre de ce type de campagne», répond-il à une question de L’Economiste. Le DG de l’Office ne veut rien laisser filtrer dès qu’il s’agit de sous… pour des «raisons de confiden-tialité». Et d’ajouter: «C’est stratégique, car la concurrence, Tunisie en l’occurrence, peut s’en inspirer».
Les 2,5 millions d’euros déboursés, par son prédécesseur Abbass Azzouzi, portaient plutôt sur une étude de marketing stratégique (comportement clientèle, CSP…). Les conclusions de cette étude commanditée auprès de McKinsey sont toujours dans les tiroirs. Celle commanditée à un cabinet anglais par Addou porte plutôt sur l’impact d’image. C’est-à-dire la perception de la destination Maroc. A noter que l’on dépense entre 350 et 400 millions de DH par an dans la promotion. «Mieux vaut investir sur la base d’une étude de perception que sur de simples intuitions», commente un professionnel.
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Sortir du Smig!
Le gap des ressources humaines se répercutera à coup sûr sur la qualité des prestations. Ce n’est un secret pour personne, les RH sont l’un des éléments sur lesquels nous accusons beaucoup de retard. La mise à niveau des écoles et centres de formation est aujourd’hui une nécessité. Sinon, l’offre Maroc continuera à reproduire le même «piètre» service. Les niveaux actuels de formation/formateurs, relativement moyens, ne permettent pas de produire un bon cuisinier.
Assurément, la qualité des prestations doit être revue à la hausse. Le Maroc pâtit de grands déficits en termes de chefs cuisiniers, de chefs pâtissiers, de gouvernantes d’étage… Mais la problématique ne peut être résolue que si le secteur est attractif en termes de rémunération. Autrement dit, il faut proposer des grilles de salaires largement au-dessus du Smig et des fourchettes pratiquées dans les usines. Ce qui n’est pas encore le cas.
Bachir THIAM & Amin RBOUB
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Posté le: Mar Oct 21, 2008 7:26 am Sujet du message: Tourisme/développement durable |
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Tourisme/développement durable
Le cahier des charges plus coercitif
· L’environnement peut en effet faire la différence
· Nouvelle dimension pour la Vision 2010
A Tanger la semaine dernière, Mohamed Boussaid, ministre du Tourisme, affichait la mine des grands jours. En effet, les derniers chiffres du secteur, à fin août, donnent satisfaction. Le nombre d’arrivées touristiques a connu une augmentation de 8% par rapport à la même période de l’an dernier, alors que d’autres grandes destinations du tourisme méditerranéen telles que l’Espagne ont connu de gros revers.
Pour le ministre, il ne faut pas relâcher les efforts. Le pays dispose de réelles opportunités qui peuvent faire la différence en cette période de turbulences financières.
«La crise économique actuelle peut être une réelle aubaine pour le Maroc», affirme le ministre, qui met en avant les accords commerciaux et surtout le statut avancé que vient de lui accorder l’Union européenne (cf. www.leconomiste.com). Pour le ministre, qui intervenait devant un parterre d’investisseurs britanniques à Tanger, il s’agit de mettre en avant ces potentialités, tout en intégrant l’indispensable notion de protection de l’environnement. Et de rappeler le rôle du Comité marocain pour le tourisme responsable récemment mis en place.
L’objectif, selon lui, est de «donner une dimension qualitative à la Vision 2010 à travers une logique de développement durable». Logique qui englobe à la fois écologie, préservation des valeurs, de la culture et des traditions nationales. Déjà, la notion de protection de l’environnement est largement prise en considération dans la mise en place des investissements touristiques, selon Omar Bennani, président du directoire de la Société marocaine d’ingénierie touristique. A titre d’exemple, outre le respect de l’écosystème accueillant les différentes stations, les cahiers des charges ont imposé la mise en place d’unités de traitement des eaux usées. Ainsi, l’eau filtrée servira à assurer l’arrosage des jardins et des différents espaces verts, dont les golfs.
Les développeurs sont tenus, en outre, de veiller à la valorisation de l’environnement immédiat des stations touristiques tout en veillant lors de la réalisation de leurs plans à ne pas dépasser les 10% de taux d’occupation au sol.
Ali ABJIOU
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mar Nov 11, 2008 2:05 pm Sujet du message: L'adaptation du tourisme marocain |
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WTM de Londres
L'adaptation du tourisme marocain
Conscients des grands défis que pose la crise financière internationale, les responsables et les professionnels du secteur du tourisme marocain s'accordent à souligner la nécessité de s'adapter aux nouvelles donnes voire même de tirer profit d'une crise mondiale de plus en plus patente.
«Le Maroc continuera de mettre en œuvre la Vision-2010 tout en procédant à un re-profilage des priorités». (Photo : B.Souad )
"Adaptation intelligente", "communication agressive", "conquête de nouveaux marchés" ou encore "vigilance permanente" reviennent comme des leitmotivs dans les déclarations de ces responsables et professionnels, présents à l'édition-2008 du World Travel Market (WTM), qui se tient actuellement à Londres. Ils n'hésitent pas à qualifier de "titanesque" le défi qui se pose pour maintenir le Maroc dans la position de choix qu'il occupe sur l'échiquier touristique mondial, tout en se disant "confiants" dans l'avenir.
"Le Maroc continuera de mettre en œuvre la Vision-2010 tout en procédant à un re-profilage des priorités", a confié à la MAP le ministre du tourisme et de l'artisanat, Mohamed Boussaid, expliquant que ces priorités portent notamment sur la Vision-2010, l'accélération du Plan Azur, le renforcement de la communication, la professionnalisation des métiers du tourisme et l'amélioration de l'environnement touristique.
L'incertitude qui plane sur l'industrie touristique mondiale et les risques qui guettent les économies des principaux pays émetteurs de touristes notamment en Europe, "impose une certaine adaptation", a souligné le ministre, faisant observer qu'"il existe plusieurs facteurs qui confortent le Maroc dans sa position et sa capacité de résister et même de dénicher de nouvelles opportunité".
Notant que malgré la crise, l'industrie du tourisme a prouvé de plus en plus sa capacité de réagir aux chocs externes quelle que soit leur nature, le responsable a souligné que le Maroc dispose de points forts, reconnus par les principaux partenaires du Royaume, notamment la proximité des marchés, l'accord Open Sky (ciel ouvert) avec l'Union européenne (UE) qui permet au pays d'attirer de nouvelles compagnies aériennes du low cost ainsi que la diversité du produit touristique marocain dans ses dimensions balnéaire, culturelle, sportive, rurale et écologique.
Tous ces atouts, qui assurent une présence permanente du Maroc sur le marché, affirme le ministre du tourisme et de l'artisanat, sont renforcés par une volonté d'investir dans le domaine de la promotion avec une nouvelle orientation, consolidant les marchés traditionnels et se lançant à la conquête de nouvelles destinations, le but étant de rééquilibrer les baisses éventuelles sur certains marchés.
Et de souligner que le Royaume-Uni, qui est l'un des principaux émetteurs de touristes au monde, reste un marché prioritaire pour le Maroc, réalisant une forte croissance de l'ordre de 30% en 2007 avant de s'inscrire dans une tendance à la baisse en 2008.
Parmi les raisons de cette baisse, les professionnels marocains et britanniques, citent outre l'effet de la crise financière qui frappe la Grande-Bretagne, le dédoublement de la taxe ADP (Airport Duty passager) décidé par le gouvernement britannique et qui vise tous les pays non européens.
Sur ce registre, le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, souligne que les responsables britanniques se montrent sensibles aux demandes du Maroc de revoir cette décision. Dans ce cadre "le Maroc a fait prévaloir des arguments juridique, économique et politique, dont l'accord open sky avec l'UE, le statut avancé dont il dispose avec l'Union pour exiger un traitement plus équitable", a-t-il dit, ajoutant que le Maroc attend toujours la réponse définitive du gouvernement britannique dans ce sens.
M. Boussaid s'est, par ailleurs, dit "confiant qu'en 2009, le Maroc prouvera encore une fois que son industrie touristique est dotée d'une meilleure capacité de résistance car bâtie sur des fondations solides".
Par MAP
Publié le : 11.11.2008 | 12h56 |
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Posté le: Jeu Nov 20, 2008 8:40 am Sujet du message: Tourisme/Vision 2010: Les derniers réglages |
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Tourisme/Vision 2010: Les derniers réglages
· Le paquet sur la formation, la promotion et les infrastructures
Dernière ligne droite de la Vision 2010! Formation RH, plan Biladi, promotion, produit… les derniers ajustements au package de la Vision 2010 sont là.
L’esprit volontariste du projet de loi de Finances 2009 inhérent au tourisme conforte les nouvelles orientations.
En effet, l’année prochaine, le budget dédié au secteur sera de l’ordre de 622 millions de DH, soit une augmentation de 13% par rapport à l’année en cours.
Assurément, en 2009, l’accent sera plus mis sur le capital humain via la formation, l’image du Maroc à l’étranger (promotion) et les infrastructures (produit).
Lundi 17 novembre, Mohamed Boussaïd, ministre du Tourisme, a donné les grandes lignes de ce recadrage plutôt «qualitatif» à la Chambre des représentants. Un exposé détaillé a été présenté devant la commission des secteurs productifs pour débattre du budget consacré au développement du secteur en 2009. Ainsi, la formation sera au cœur des priorités. Une enveloppe de 30 millions de DH sera consacrée à la mise à niveau des établissements de formation et autres équipements des écoles sous tutelle.
Sur le même registre, il est prévu la création de 30 nouveaux postes budgétaires dans les écoles et centres de formation. Les 30 postes s’ajouteront aux 17 déjà créés en 2008. Au total, 47 postes budgétaires seront dédiés aux formateurs pour rehausser le niveau. Un choix dicté par la nécessité d’intégrer la dimension qualitative dans le développement. Dimension longtemps reléguée au second plan. Or, c’est le critère décisif qui permet de figurer dans le top 20.
Pour y arriver, le saut qualitatif passera d’abord par la formation. Une batterie de mesures a été mise en place.
Il s’agit notamment de l’adoption de l’APC (Approche par compétence). Un concept pédagogique canadien instauré grâce à la coopération canadienne et qui consiste à adapter la formation à l’émergence de nouveaux besoins et le développement de nouvelles technologies. En fait, l’APC est un outil qui permet d’aller plus vers des comportements professionnels des apprenants, des formateurs et des établissements. Pour la première fois la dimension comportementale est intégrée, car le souci est double, à la fois qualitatif et quantitatif. Les modules seront aussi revisités (plus de langues, de communication, d’éthique…).
L’enjeu majeur de cet effort pédagogique est de mettre à la disposition des opérateurs (hôteliers, voyagistes…) des professionnels de l’encadrement qualifiés. En clair, monter en gamme avec des profils de gestionnaires, managers, décideurs… Car, jusque-là, l’on forme surtout pour le volet opérationnel. Une convention a été signée avec l’école Paul Bocuse de Lyon pour ouvrir une filiale au Maroc dédiée à la formation en management touristique. L’Institut supérieur de Tanger (Isitt) est aussi concerné par cette montée en gamme. Il intégrera le système LMD (licence, maîtrise, doctorat).
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Produit Biladi
LE 3e grand volet de la loi de Finances 2009 porte sur le produit touristique pour concrétiser les objectifs de la Vision. Qui dit produit, dit plan Azur, tourisme rural, de niche, plan Biladi… Justement, en 2009, le paquet sera mis sur le tourisme interne (Biladi). En plus des 3 sites retenus: El Jadida, Agadir et Ifrane, 4 autres stations viennent d’être lancées. L’appel à manifestation d’intérêt a été présenté lundi 17 novembre par le ministre de tutelle aux investisseurs et médias. Les 4 sites retenus sont Marrakech, Nador, Benslimane et Mehdia. A chaque site, sa spécificité: le culturel pour Marrakech, le balnéaire pour Mehdia, et front de mer pour Nador et forêts et lacs pour Benslimane.
Amin RBOUB
L’economiste _________________ Amzil de Addis Abeba |
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