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Terrorisme : Algérie sombre
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zgrita
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MessagePosté le: Dim Juin 29, 2008 11:34 am    Sujet du message: Editorial Répondre en citant

«Malheur à celui qui ne domine pas le territoire»

Pouvait-on attendre autre chose du “polisario'' que cette littérature de balivernes? Encore que d'une déclaration à l'autre, un tissu de contradictions se substitue à la langue de raison au sein même des dirigeants séparatistes.

Le “polisario'' demande donc la tête de Peter van Walsum, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies au Sahara. On ne peut interpréter autrement la campagne menée aujourd'hui ouvertement par le gouvernement algérien contre le diplomate de l'ONU. Tous les moyens sont déployés pour le dénigrer, salir sa réputation, le désigner comme la cause du blocage au processus des négociations sur l'affaire du Sahara.

Peter van Walsum est un diplomate honnête, rigoureux et impartial. Quand il a annoncé devant les membres du Conseil de sécurité des Nations unies que l'indépendance du Sahara est une option irréaliste, il s'est attiré les foudres des représentants de l'Algérie et du “polisario''. Pouvait-on attendre autre chose? Voilà un diplomate neutre, chargé de favoriser le processus de négociations de Manhasset, à l'écoute de toutes propositions et arguments, qui a eu le courage de dire que la seule option pour résoudre le conflit du Sahara est celle de la négociation politique entre les parties au conflit.

Il a mesuré le chemin parcouru jusqu'ici par les deux parties et les puissances impliquées ou concernées par l'évolution de ce conflit, il a aussi pris à la juste mesure la proposition du Maroc pour une autonomie au Sahara, comme il a pris en compte également le fait que le “polisario'' n'a rien pu proposer en contrepartie, alors que le Conseil de sécurité a demandé en 2005 aux deux parties de réfléchir sur comment sortir de la crise et de faire des propositions concrètes et des efforts substantiels pour avancer.

Le Royaume du Maroc, désireux d'en finir avec un problème qui empoisonne à la fois le climat entre les pays du Maghreb et les relations avec l'Algérie, a franchi un pas décisif: celui de la conciliation. Cette volonté du Maroc n'est peut-être pas nouvelle, mais elle est encore plus réaffirmée de nos jours. Sa Majesté le Roi Mohammed VI s'est fait un point d'honneur d'anticiper sur les événements, sur l'histoire en somme pour proposer l'autonomie la plus large au Sahara et, au-delà, promouvoir un modèle de régionalisation avancée qui s'inscrit dans une exigence moderniste et démocratique.

Que le “polisario'' s'en prend aujourd'hui à M. Peter van Walsum relève d'une hostilité classique, algérienne d'abord, “polisarienne'' ensuite. C'est la énième rebuffade que l'ONU essuie de la part de l'Algérie. Celle-ci ne se résoudra jamais à accepter une solution juste et durable qui ne satisfasse pas ses intérêts. Or, le Conseil de sécurité qui a mis en œuvre une solution négociée, qui a entériné la proposition marocaine et soutient sans réserve le principe d'une solution politique négociée, appuyé en cela par les Etats-Unis, l'Union européenne, les pays arabes, africains et asiatiques, ne peut qu'être perplexe face à cette surenchère algérienne.

C'est proprement scandaleux que cette attitude de l'Algérie qui défie les résolutions de l'ONU, alors qu'elle ne cesse de prétendre non seulement de s'en tenir mais de les réclamer. L'Algérie n'est pas l'ONU, elle devrait respecter sa charte et ses résolutions. «Malheur à celui qui ne domine pas le territoire». Le principe de l'effectivité des Nations unies n'a jamais été aussi clair. Le Maroc domine son territoire saharien et sa décision de négocier participe d'une volonté d'en finir avec un conflit artificiel.



Par Le Matin | LE MATIN
Publié le : 27.06.2008 | 18h28
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zgrita
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MessagePosté le: Lun Juin 30, 2008 1:35 pm    Sujet du message: Opinion & Débat Répondre en citant

Le polisario à Paris : échec et mat

Mohammed MRAIZIKA : Enseignant-chercheur-consultant en Sciences sociales et en droit international humanitaire/ Président d'Al Mohagir/ Directeur de l'ICLH.

Acontre-courant et en dépit du bon sens, le député communiste de Seine-Maritime, Jean-Paul Lecoq, a organisé, le 19 juin à l'Assemblée nationale française, une rencontre sur le Sahara en présence d'une délégation du polisario.
Cette initiative très contestée et pour le moins contestable a été, dès son annonce, jugée «inappropriée» par le député Axel Poniatowski (UMP) et qualifiée de «cavalière» par la députée Marietta Karamanli (PS). Ainsi, et pour la énième fois, le polisario est échec et mat. Le député est le représentant de la Nation tout entière. A l'Assemblée nationale, il «agit et parle au nom de l'intérêt général et non pas au nom d'un parti politique, d'un groupe d'intérêt ou d'une région».

Partant de ces principes fondamentaux, une première question s'impose : L'organisation par un député d'une rencontre à l'Assemblée nationale au profit d'un groupe de séparatistes est-elle une initiative qui sert l'intérêt général ou qui privilégie l'intérêt partisan ?

A priori, Jean Paul Lecoq, en sa qualité de maire de Gonfreville l'Orcher, est libre d'inviter à sa mairie de la banlieue havraise qui il veut, même des séparatistes. Personne ne verrait quoique soit à redire, sauf ses électeurs. Mais, inviter en sa qualité de député des séparatistes du polisario à une rencontre organisée à
l'Assemblée nationale, lieu par excellence de la démocratie française, voilà une «bévue» qu'il aura du mal à faire oublier de sitôt. Comble de l'ironie et de la désinvolture, M. J.P Lecoq a offert aux séparatistes un débat sur mesure où les règles les plus élémentaires de courtoisie, d'objectivité et de bienséance qu'impose tout débat démocratique ont été superbement ignorées. Soupçonnés de sympathie avec le Maroc, des journalistes, des observateurs, des responsables d'ONG et des universitaires, invités officiellement à participer aux débats, ont été insultés et bousculés sans ménagement à l'entrée de la salle de réunion . Ceux qui ont réussi à déjouer la surveillance ont vu leur matériel (cassettes, micros) dégradé et leur travail contrarié.

Et comme si cette attitude anti-démocratique ne suffisait pas à garantir aux séparatistes du Polisario un débat sur mesure, les organisateurs ont tout mis en œuvre pour verrouiller les débats. Ces derniers n'ont pas tardé à prendre, dès leur ouverture, une orientation tendancieuse et une direction unique sous la forme d'une suite d'interventions monocordes faites de contrevérités manifestes, qui se caractérisent par un manque d'objectivité flagrant et une méconnaissance profonde du dossier du Sahara. Ce semblant de débat et ces interventions théâtralisées se sont déroulés sous l'œil vigilant et inquisiteur de Pierre Galand, député belge, qui s'est chargé de censurer les questions écrites contradictoires et de décourager les orateurs (en les traitant d'agents du gouvernement marocain) qui ne partageaient pas la façon dont les débats étaient menés.

C'est finalement à une démonstration étrange et à une conception très particulière de la diversité, de la courtoisie et de la liberté d'expression que les participants ont été conviés.

Est-ce cela la «façon moderne et ouverte de militer» dont s'est vanté le député Jean-Paul Lecoq au soir de sa victoire aux élections législatives de juin 2007 ? «Nos adversaires ont tenté de ressortir les clichés anticommunistes. On a fait la démonstration (…) que nous pouvions être communistes et rassembleurs de gens différents», a affirmé M. Lecoq à l'occasion d'un entretien accordé au journal communiste l'Humanité (entretien réalisé par Ludovic Tomas le 19 juin 2007).
«Le PCF d'aujourd'hui a une façon moderne et ouverte de militer, d'agir avec la population dans sa diversité» a-t-il poursuivi. Un an plus tard, jour pour jour, le député J.P Lecoq a fait tout le contraire de ce qu'il annonçait le jour de son élection à la députation. Il reçoit le 19 juin 2008 à grand renfort de publicité les membres d'une organisation séparatiste, le polisario, dont Mahfoud Ali Beiba et Mohamed Sidati, mais interdit formellement à la partie adverse, aux «Marocains», l'accès à la salle de réunion. Ce n'est un secret pour personne, Jean Paul Lecoq, comme Pierre Galand d'ailleurs, a choisi son camp depuis belle lurette pour des raisons purement idéologiques et par complaisance. Il s'acharne depuis des années à défendre des thèses – en particulier «l'autodétermination du peule sahraoui»- qui n'ont plus cours aujourd'hui car largement dépassées. Pour soutenir ces thèses, le député de la Seine-Maritime permit ce 19 juin l'usage de méthodes révolues qui datent des époques les plus sombres du communisme où les opposants, privés de tout moyen d'expression libre et démocratique, n'avaient pas droit au chapitre.

Est-il nécessaire de rappeler ici que depuis l'adoption par le Conseil de Sécurité de l'ONU le 30 avril 2007 de la résolution 1754 appelant les parties à des négociations pour parvenir à une solution politique définitive à la question du Sahara marocain, le Maroc a fait preuve de «bonne foi et d'un engagement politique ferme et sincère» pour favoriser l'application de cette résolution. C'est dans ce sens que le Maroc présente le 11 avril 2007, au Secrétaire général des Nations unies, Ban ki-Moon, «une initiative audacieuse, équitable et réalisable pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale».

Le Maroc, dans le cadre de cette autonomie, «garantit à tous les Sahraouis à l'extérieur comme à l'intérieur, toute leur place et tout leur rôle, sans discrimination ni exclusive, dans les instances et institutions de la région». C'est pour toutes ces raisons que l'initiative marocaine et les efforts du Maroc pour trouver un règlement juste et durable au dossier du Sahara sont aujourd'hui unanimement salués et soutenus par la communauté internationale. Mais, à contre-courant, certains élus dogmatiques continuent à réchauffer des concepts et des idées propres à cette période détestable – la Guerre froide- qui empoisonna les relations internationales et pesa lourdement sur la paix mondiale de 1947 à la fin de l'URSS en 1991.

Le mur de Berlin est tombé depuis et avec lui des bans entiers de la pensée idéologique et politique qui alimenta cette période. Certes, M. Lecoq s'est fait remarqué au sein de l'Assemblée nationale par des prises de position contre l'envoi de soldats français en Afghanistan ou encore contre les réformes sociales proposées par le président Nicolas Sarkozy. Mais, ses positions sur le dossier du Sahara étonnent et laissent perplexes ses collègues parlementaires jusqu'à l'intérieur même de son camp politique. Les lettres qu'il a adressées au Secrétaire général des Nations unies, ses interventions répétées sur le thème du Sahara devant des instances européennes montrent à quel point ce député voue une hostilité systématique au Maroc.

Ce qui au fond a rendu la situation malaisée, pour ne pas dire malsaine, c'est le fait de voir ce 19 juin des députés tels que François Loncle, Yves Cochet, Jacqueline Fraysse, Patrick Braouezec, Daniel Paul, servir de caution et d'alibi à une pareille opération de pure propagande politique qui fondamentalement n'a que faire du sort du peuple sahraoui. Le zèle dont a fait preuve, à l'occasion de cette rencontre, Pierre Galland n'a fait que confirmer cette hostilité systématique et montrer une méconnaissance manifeste d'un dossier complexe dont la résolution nécessite une approche plus pragmatique et plus sérieuse. L'initiative du député communiste Jean-Paul Lecoq pose plus d'interrogations qu'elle n'apporte de réponses.

Certains députés la considèrent à juste titre comme «cavalière» et «inappropriée» et des journalistes la qualifient de non-événement. Jean Paul Lecoq en favorisant des thèses séparatistes et radicales et en offrant une telle tribune à ces mêmes séparatistes, joue le rôle d'un pompier pyromane qui jette de l'huile sur le feu tout en sonnant le tocsin… Il n'est donc pas inutile de s'interroger sur les vraies raisons qui l'ont conduit à organiser une telle rencontre dans une enceinte parlementaire.

Que cherche-t-il vraiment à prouver ? Se refaire une santé politique, se donner une stature de «révolutionnaire» sur le dos d'un dossier complexe qui grâce aux initiatives et aux efforts du Maroc se trouve aujourd'hui dans une phase plus positive ? Cherche-t-il à donner à des séparatistes aux abois une légitimité internationale ? Pourquoi n'a-t-il pas permis aux adversaires des thèses séparatistes de questionner Mahfoud Ali Beiba et Mohamed Sidati, sur le sort des familles séquestrées dans les camps qu'ils dirigent ou sur le drame des enfants envoyés à Cuba comme le montre le rapport annuel 2008 du Comité américain pour les réfugiés et les immigrés (USCRI) ? M. Lecoq s'est-il inquiété, ne serait-ce que quelques instants au cours de cette rencontre, du problème du détournement de l'aide alimentaire internationale à des fins mercantiles et du danger que représentent les trafics de tout genre qui sévissent dans les zones contrôlées par le polisario ?

A-t-il demandé, même en aparté, à Mahfoud Ali Beiba et Mohamed Sidati, des comptes sur leur responsabilité dans les violations des droits humains de milliers de familles retenues contre leur gré à Tindouf et empêchées de retourner à leur mère patrie, le Maroc ? De quelle légitimité ces mêmes Mahfoud Ali Beiba, Mohamed Sidati et consorts se sont-ils proclamés pour venir à l'Assemblée nationale, lieu par excellence de la représentation française, pour parler au nom du «peuple sahraoui» qu'ils oppriment et affament depuis trois décennies ? Rien de tout cela n'a été dit ou suggéré au cours des débats organisés par Jean Paul Lecoq et verrouillés par Pierre Galand ce 19 juin à l'Assemblée nationale.

La vérité c'est que ces personnes auxquelles le député communiste a offert une tribune prestigieuse ne représentent qu'elles-mêmes. Leurs ordres, leurs soldes et leurs missions, ils les tiennent et les reçoivent d'ailleurs, des terres algériennes. La vérité c'est que l'initiative marocaine d'octroyer aux provinces du Sud marocain une large autonomie a déjoué tous les plans des séparatistes du polisario et de leurs alliés.

La vérité c'est que le camp des séparatistes se fissure chaque jour un peu plus et que de nombreux membres du polisario ont regagné ou tentent de retrouver leur mère patrie. Par conséquent, les parlementaires qui ont cautionné la présence d'une délégation du polisario à l'Assemblée nationale devront assumer un jour, devant l'opinion publique française d'abord, les conséquences politiques de leur initiative malheureuse et de leur «bévue» incroyable. Ces mêmes parlementaires et à leur tête M. Lecoq qui déclare le 19 juin 2007 «agir avec la population dans sa diversité» ont aujourd'hui une obligation morale à l'égard de tous ceux, universitaires, journalistes, observateurs et responsables d'ONG qui ont été maltraités et empêchés d'assister à la rencontre du 19 juin 2008. La moindre des politesses serait de leur accorder un droit de réponse dans la même enceinte parlementaire. Il n'est jamais trop tard pour bien faire et une faute avouée est à moitié pardonnée.



Par Mohammed MRAIZIKA* | LE MATIN
Publié le : 29.06.2008 | 14h05
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