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Traditions à Agadir

 
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Si Moh
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MessagePosté le: Sam Déc 29, 2007 5:28 am    Sujet du message: Traditions à Agadir Répondre en citant

Agadir : Les habitants célèbrent «Boujloud»

La coutume ancestrale qu’est «Boujloud» est célébrée par les habitants après l’Aïd Al Adha de chaque année. Une grande fête populaire qui dure trois jours.

Ambiance festive où se mêlent les rythmes des tambours aux danses de «Boujloud». La ville d’Agadir célèbre ainsi la fête du mouton. Appelé communément «Boujloud» ou «Bilmaoun» en tamazight, cette figure de la culture locale reste un symbole de l’Aïd Al Adha dans les quartiers de la ville. A Dcheira, Tikiouine, Inezgane ou Bensergao, pas de fête de mouton sans «Boujloud».

Habillés en peaux de mouton, visage teint en noir, pattes du mouton collées aux mains, ils sont des dizaines à sillonner les rues ainsi. Ce ne sont ni des fous ni des monstres mais tout simplement des «Boujloud». A quelques kilomètres d’Agadir se situe Dcheira et plus précisément «Tigmi oufla», un des quartiers les plus animés à l’occasion. Des centaines de familles et enfants viennent assister à la fête de « Boujloud » et au cortège des carnavals qui défilent.

Pour réussir cette fête, eh bien il faut s’y préparer. «Chaque année, nous nous mettons au travail quelques jours avant l’Aïd Al Adha pour réaliser les costumes nécessaires aux défilés. Dans un premier temps, nous recueillons les suggestions et chacun est libre de travailler son concept pour le présenter les jours de fête au public.

Toutefois, le personnage de Boujloud reste la star de la fête, les autres déguisements montés et fabriqués par les jeunes du quartier apportent une touche d’humour au spectacle de plein air», déclare Amine qui s’est déguisé en mariée. Les jeunes des quartiers se mobilisent. Leur première tâche est de s’occuper de la collecte des peaux de moutons et de chèvres des familles et voisins.

C’est alors que vient la préparation des combinaisons pour ceux qui décident de tenter l’expérience. Vers 14 heures du jour de la fête, les premiers «Boujloud» commencent à faire leurs apparitions dans les ruelles. Une apparition que les enfants guettent avec un mélange de peur et de joie.

En sillonnant les ruelles tout au long de la journée, les «Boujloud» récoltent de l’argent et des dons. Seul gage pour échapper aux coups de pattes des «moutons» et à la peur qu’ils sèment. Sinon, il faut ni plus ni moins que se sauver en courant. C’est dans cette ambiance où tous s’apprêtent au jeu et à la fête que les Gadiris vivent à leur manière l’Aïd. A la fin de l’après-midi, hommes, femmes et enfants prennent la même direction. Les «Boujloud» leur donnent rendez-vous dans les grandes places des quartiers, appelés «Assayss».

En s’acheminant sur les deux côtés de la rue ou en faisant un cercle, les gens se regroupent pour assister au spectacle jusqu’à la tombée de la nuit. Des jeunes déguisés en «Boujloud», mariée, médecin, animaux et des mises en scène de mariage sont alors exécutées sur place. Un rythme qui dure les trois jours de la fête. L’argent récolté tout au long des trois jours par « Boujloud » est investi, le dernier soir, pour donner une grande fête à « Assayss ».

Le 25-12-2007
Par : Majda Saber
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Si Moh
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MessagePosté le: Mer Fév 20, 2008 12:43 pm    Sujet du message: Agadir : «L’mssid» résiste aux aléas du temps Répondre en citant

Agadir : «L’mssid» résiste aux aléas du temps

L’école coranique, appelée «L’mssid», reste, au sud du Royaume, un lieu privilégié pour l’éducation de base des enfants et même un passage obligatoire.

Véritable pilier de l’apprentissage et de l’éducation, l’école coranique a toujours constitué un passage obligatoire pour les enfants de la région du Sud. «Lmssid» est encore aujourd’hui ancré dans les pratiques du Sud. A quelques kilomètres de la ville d’Agadir, dans les villages, le passage par une école coranique est l’une des étapes de grande importance dans l’éducation d’un enfant. Ainsi, plusieurs enfants de la région font encore perdurer la tradition en apprenant leurs premières lettres de l’alphabet arabe sur les nattes de la mosquée. Dans cet univers où règne le respect de la tradition, l’école coranique reste une école de proximité. Ainsi, le fquih dispense des cours à l’ensemble des jeunes enfants des douars, au menu des jours récitation des versets coraniques et exercices d’alphabet arabe.

Menus de l’ancre traditionnelle, «Smgh», et de leurs ardoises, «Talouht», les enfants des villages prennent le chemin de l’mssid. Les enfants sont appelés à exprimer leur gratitude et respect à leur maître, le «fquih». Assis sur des nattes, ils sont des dizaines à répéter, en chœur, les versets ou les alphabets prononcés par le maître. Les cours dispensés en plusieurs séances sont ainsi coupés par de petites pauses imposées par la prière ou juste pour une petite récréation. L’apprentissage, qui s’étale sur toute la période de l’enfance, dépend des capacités de chaque enfant.

Dans cet univers ancestral de transmission, tous les éléments d’apprentissage sont confectionnés par les jeunes élèves. «Talouht», «Smgh» ou «Akraj» (une plume fabriquée à base de roseau). Une fois le passage inscrit sur la petite ardoise, appris après plusieurs séances de récitation, les élèves se mettent à astiquer leurs ardoises pour y inscrire un autre extrait d’un verset coranique. Une pratique qui se fait en groupe à l’aide des galets, d’herbes fines et d’argile qu’on nomme «salsal». Dans les mosquées de la région, ils sont également de dizaines de jeunes qui viennent à la recherche du savoir.

Ils s’installent dans des salles dans l’enceinte de la mosquée et certains peuvent y passer plusieurs années pour accéder au statut de «fquih». Mais, condition obligatoire, il faut apprendre par coeur l’intégralité du Coran. Pour soutenir ces chercheurs du savoir, toutes les familles du douar se réunissent autour de ces jeunes étudiants pour les encourager. A tour de rôle, «Tawala», les familles du village préparent des plats, généralement «Tajine» ou «Couscous», qu’ils offrent à ces jeunes qui sont en «Imhdarn». Ainsi, les jeunes étudiants font le tour des maisons des villages pour récupérer les plats et les porter jusqu’à la mosquée.

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