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Si Moh
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MessagePosté le: Mer Jan 30, 2008 5:07 am    Sujet du message: Ethiopie (suite) Répondre en citant




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MessagePosté le: Mer Jan 30, 2008 5:08 am    Sujet du message: Ethiopie (suite) Répondre en citant




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MessagePosté le: Jeu Jan 31, 2008 5:30 am    Sujet du message: Durbar Festival of Kano Nigeria Répondre en citant




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MessagePosté le: Jeu Jan 31, 2008 5:33 am    Sujet du message: Durbar Festival (suite) Répondre en citant




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MessagePosté le: Jeu Jan 31, 2008 5:45 am    Sujet du message: La céremonie du thé Répondre en citant

La céremonie du thé

La céremonie du thé est partagée par beacoup de pays, notamment au Sahel


Touaregs


En Mauritanie


Desert marocain
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Dernière édition par Si Moh le Ven Fév 01, 2008 5:33 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven Fév 01, 2008 5:10 am    Sujet du message: Le combat des taureaux à Zanzibar Répondre en citant

Le combat des taureaux à Zanzibar

Introduit par les portugais, ces combats ont lieu durant les célebrations de grandes occasions , comme ci-dessous à l'occasion du nouvel an.

Bullfights were introduced in Pemba during the portuguese colonization. They take place during great celebrations, like here, on New Year's Day. There is no killing, the zebu bull has no horns and is held by a long rope. The bravest just demonstrate their skill in avoiding the animal. They are similar to french "courses de vaches landaises", very popular in the SW of France Landes region. The show starts with ritual sticks duels between farmers.


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MessagePosté le: Ven Fév 01, 2008 5:11 am    Sujet du message: Combat des taureaux (suite) Répondre en citant




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MessagePosté le: Ven Fév 01, 2008 5:13 am    Sujet du message: Combat des taureaux (suite) Répondre en citant




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MessagePosté le: Sam Fév 02, 2008 7:39 am    Sujet du message: La fête Meskel en Ethiopie Répondre en citant

La fête Meskel en Ethiopie

Célébrée depuis 1600 ans les 26 septembre de chaque année. Elle commémore la trouvaille de la vraie croix du Christ selon l'église orthodoxe.

Parmi les festivités un grand feu sur place Meskel, au coeur de la capitale Addis Abeba.






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MessagePosté le: Lun Fév 04, 2008 11:16 am    Sujet du message: Une étude sur le péril couru par le patrimoine oral Répondre en citant

Une étude sur le péril couru par le patrimoine oral de l’Humanité au Maroc et en France intitulée.

“De la place Jamaâ El Fna à la place Beaubourg”
Un patrimoine oral en péril


De la place Jamaâ El-Fna à Marrakech (Maroc – XIIe s.) à la place Beaubourg à Paris (France - XXe s), les arts de rue constituent archéo-historiquement, en 2007, un patrimoine oral de l’Humanité en péril.

Cette problématique, aujourd’hui soulevée par tant d’artistes de la rue, d’écrivains et de multimédias, mérite d’être analysée, en vue d’éventuelles mesures de sauvegarde de ce patrimoine, préconisées, tant au Maroc que dans le monde actuels en pleine mutation. Or, suivant Régine Robin citant Michel Foucault (1926-1984) : “Tout au plus, on est amené à faire comme Michel Foucault dans “l’Archéologie du savoir ”, à poser une sorte de juxtaposition entre des pratiques discursives [des oralités] et des pratiques non discursives [des non oralités], pratiques discursives comme formation d’énoncés et pratiques non discursives comme formation de milieu [place], formes de contenu [messages], sans que les unes et les autres puissent jamais contenir des relations de causalité [hasard des rencontres], ni des rapports de signifiant à signifié [messages changeants], ni même des rapports de symbolisation structurale [diversités des arts de rue].” – “Débat : Le discours historique et le réel”, “Dialectiques”, nº 41, 1976.

Toutefois, du péril couru par Jamaâ EL-Fna à Marrakech, Jalal Hakmaoui indique : “Il ne reste des conteurs qui ont tant contribué à créer le charme de la place Jamaâ El-Fna à Marrakech que deux. Et ceux-là savent qu’ils seront les derniers à narrer les contes en ce lieu exceptionnel qui avait tiré son attraction de leurs semblables.” – “Hakawâtiû Jâmaâ El-Fnâ fî tawri al inqirâd” (Les conteurs de Jamaâ El-Fna en voie de disparition). Il en va de même du péril couru, selon Didier Pasamonik et Gilbert L’automate, par la place Beaubourg à Paris : “Beaubourg fête ses 30 ans en 2007 (…). Les artistes, « les saltimbanques », qui s’exprimaient libremenent sur l’esplanade du centre Pompidou, la « Piazza », ont attiré dans les années 70 des millions de spectateurs. Trente ans plus tard, ce phénomène est en voie de disparition…”

C’est ainsi que nous analyserons : I) L’archéo-historicité des places des arts de rue dans les grandes métropoles du monde antique et moderne, II) Le péril couru par les places de Jamaâ El-Fna à Marrakech et de Beaubourg à Paris en 2007, III) Les mesures préconisées pour la sauvegarde du patrimoine oral de l’Humanité sur les places Jamaâ El-Fna et Beaubourg dans le monde actuel.

L’archéo-historicité des places des arts de rue dans les grandes métropoles du monde antique et moderne :

D’un point de vue archéo-historique, les places des arts de la rue, ou du patrimoine oral de l’Humanité pourraient être culturellement perçues comme le lieu privilégié d’une parole édifiante, selon cette remarque de Georges Henein : “L’identification de l’homme à l’homme est devenue vertigineuse : nos modèles [oraux] (…), ce sont d’infatigables messagers (…). Le génie [l’artiste de rue] est le plus quelconque d’entre nous, celui qui a poussé le vertige de n’être rien, non avec des mots nuls [oralités oiseuses], des mots vertigineux [oralités délirantes], mais avec des mots, des mots seulement, des racines de mots [patrimoine oral de l’humanité] pour lui seul éclairantes [oralités édifiantes].”– “L’esprit frappeur : Carnets 1940/ 1973”, Paris, Ed. Encre, 1980. Dans cette perspective même, on pourrait citer les places de l’Agora (à Athènes), de ‘Ukâz (à la Mekke), de Jamaâ El-Fna (à Marrakech), de Broadway (à New-York) et de Beaubourg (à Paris). Archéo-historiquement, celles-ci se présentent comme suit :

La place de ‘Ukâz à la Mecque dans l’archéo-historicité du patrimoine oral de l’Humanité au XIXe s.av. J.-C. :

Certes, la Mecque fut fondée par Ismaël fils d’Abraham (père des croyants hébreux, chrétiens et musulmans) et d’Agar (v. le XIXe s. av. J.-C.). Elle abrita jusqu’en 670, dans sa banlieue la place de ‘Ukâz, la foire arabe par excellence, du 1er au 20 Dhû Al Qiadah (11e mois sacré du calendrier musulman) pour le commerce, les concours de la poésie, d’art oratoire et la conclusion d’armistices entre les tribus en guerre de la péninsule d’Arabie. En témoignent Mohamed El Fassi, Omar Dassoki et Mohamed Sadik Affifi en ces termes : “Près de la Mecque se tenaient les mois de la plus célèbre des foires arabes sur la place de ‘Ukâz, vers laquelle venaient de toutes parts les fils de la péninsule d’Arabie pour participer au débat, aux prises de parti tribales, aux concours de joutes oratoires et poétiques. Ce qui fit de la Mecque la capitale incontestée et éleva son rang aux yeux des Arabes. Et cela eut pour celle-ci et pour les Koraïchides un grand effet unifiant la langue arabe avant l’Islam.” – “AL Adab wa al Nusûs, 5”, Casablanca, Ed. Arrachâd, 1971. Un article du Net souligne l’oralité poétique de cette manifestation en affirmant :

“Originaire de la péninsule arabique, aux alentours du Vème siècle de l’ère chrétienne, la littérature de langue arabe est presque exclusivement de la poésie. Née dans l’oralité, elle est le reflet de la vie nomade d’alors. Le poète incarne la tribu dont il chante la vie, c’est son un véritable héros (…). La poésie connut une éclipse après le triomphe de l’Islam. Il lui manquait, par exemple, les lieux de vie de cette poésie [les places de patrimoine oral de l’humanité] : le cadre tribal, les joutes poétiques de ‘Ukâz, la cour [royal] d’al-Hira…”. Or, la tradition de la foire de la première et de la plus ancienne place connue des arts de rue du monde et du patrimoine oral de l’Humanité de ‘Ukaz se poursuivit jusqu’à la chute de la dynastie Omeyyade d’Orient (660-750).

La place de l’Agora à Athènes dans l’archéo-historicité du patrimoine oral de l’Humanité au IXe av. J.-C. :

Dans une optique archéo-historique, la place de l’Agora à Athènes (en Grèce), site répandu dans les autres villes grecques, est évoquée, selon Jean-Pierre Vernant, par le poète grec Homère (v. 850 av. J.-C.) comme “l’endroit de la libre parole” entre notamment les guerriers de la cité : “C’est dans le monde grec, d’abord sans doute dans les colonies, dit-il, qu’apparaît un plan nouveau où toutes les constructions urbaines sont centrées autour d’une place qui s’appelle l’agora. L’existence de l’agora est la marque de l’avènement des institutions politiques de la cité. D’où vient historiquement cette agora ? Elle a bien entendu un passé. On trouve chez Homère l’expression rassembler l’armée. Les guerriers se rassemblent en formation militaire : il font le cercle. Dans le cercle ainsi dessiné se constitue un espace où s’engage un débat public, avec ce que les Grecs appellent le droit de la libre parole.” – “Mythe et pensée chez les Grecs”, Paris, Ed. Maspero, 1978.

Par ailleurs, on lit dans un article du Net décrivant “l’Agora Antique d’Athènes, située sur un terrain plat est dégagé au Nord-Ouest de l’Acropole, était le centre de la vie publique de la cité : lieu des rassemblements politiques, des fêtes religieuses, des concours théâtraux et sportifs, des rencontres, et enfin des échanges commerciaux.”. Ainsi se précise le profil archéo-historique de la seconde ancienne place antique des arts de rue et du patrimoine oral de l’Humanité, l’Agora d’Athènes (IXe s. av. J.-C).

La place de Jamaâ El-Fna à Marrakech dans l’archéo-historicité du patrimoine oral de l’Humanité au XIIe s. :

Places publiques d’affaires, de débat politique, de rassemblement militaire et de distraction orale de rue de la cité, faites à l’image de la primordiale place de ‘Ukâz à la Mecque (XIXe av. J.-C), vient l’Agora d’Athènes (IX e av. J.-C), auxquelles succède, la place Jamaâ El-Fna de Marrakech au Maroc (XIIe s.).

Tel que l’écrit Mahmoud Ahiati, en 2007 : “La place de Jamaâ El-Fna offre à son visiteur un espace mêlé de spectacle et d’agrément. Vous y trouvez des distactions captivantes : Il y a des conteurs qui distraient les gens de contes et de légendes attachantes, des prestidigitateurs qui captent l’attention par leurs tours de magie étonnants, des charmeurs de serpents qui semblent avoir fait un pacte de non agression avec eux, en les enroulant autour de leurs corps et de leurs cous, sans en être mordus, en toute harmonie avec leur musique. Il y a aussi d’autres attractions folkloriques et acrobatiques, des humoristes aux farces et aux saynètes desquels il est impossible de résister. Comme il y a des musiciens, des cartemanciens, des astrologues et des tatoueuses au héné, ainsi que d’autres spectacles résumant un patrimoine populaire marocain, offrant des jouissances variées sur la place de Jamaâ El-Fna. Ce qui lui procura la renommée mondiale l’habilitant à être classée parmi le patrimoine oral de l’Humanité.

La dénomination de Jamaâ El-Fna date du XIIe s.

Les livres d’Histoire racontent qu’à cette place précisément se donnaient les ordres à l’armée à l’époque des Almoravides, avant son départ pour les batailles de conquête et d’expansion islamiques. Et c’est de cette place que se fit le départ des armées du grand roi Youssef Ibn Tachfine pour l’Andalousie, après l’appel au secours des rois de Taïfa, contre les armées chrétiennes. Puis d’époque en époque, Jamaâ El-Fna devint une place de parade des armées jusqu’à l’avènement de l’Etat saâdien, au XVIe s., au moment du projet de la grande mosquée, à « el-finâ » (la cour) de laquelle la place tint son nom « El-Fna », sise au quartier mitoyen de Riad Zitoun.” - “Laïlu Ramadâni fî sâhati Jâmaâ El-Fnâ” (Nuit de Ramadan à la place Jamaâ El-Fna). Il faut relever ici l’analogie archéo-historique de ces places, allant de l’Arabie anté et post-islamique, à la Grèce antique, au Maroc almoravide médiéval, aux USA post-classiques, à la France du temps moderne.

La place de Broadway à New York dans l’archéo-historicité du patrimoine oral de l’Humanité au XVIIe s. :

Parallèlement, la place de Broadway à New York aux USA emboîte achéo-historiquement le pas à celles-ci au XVIIe siècle. “A l’origine, apprend-on dans un article du Net, Broadway (la grande rue) était un vieux sentier [de guerre] indien qui traversait Manhattan « Manna-hatta » (double signification) : « île des collines » et « pays saoul », car en 1624, une décennie après la fondation de la Nouvelle Amsterdam par les Hollandais, venus s’y établir pour commercer, un pourcentage important de sa population semblait être constitué de contrebandiers, de pirates, de prostituées et d’ivrognes.

Sous la houlette des Anglais, la Nouvelle Amsterdam devenue New York, voit s’élargir Broadway. On y trouvait au milieu du 17e siècle des bandes errantes d’acteurs [oralités] qui jouaient dans les rues et dans de petits théâtres de Broadway et des alentours. La première représentation professionnelle eut lieu en 1750 avec Richard III.” Aux USA, cela fait donc une place des arts de rue et un patrimoine oral de l’humanité, présentantant quaisiment les mêmes caractéristiques archéo- historiques que celles de : ‘Ukâz, l’Agora, et Jamaâ El-Fna. Une continuité chronologique sans faille entre ces places en Asie, en Europe, en Afrique et en Amérique.

(A suivre)

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MessagePosté le: Mar Fév 05, 2008 6:49 am    Sujet du message: Le génocide rwandais Répondre en citant

Les cicatrices du génocide exposées en Afrique du Sud

Marguerite Sabamahoro, rescapée du génocide rwandais, se souvient comme si c'était hier de l'instant où des coups de feu et des explosions l'ont réveillée en sursaut dans la nuit du 7 avril 1994 à Kigali.

"Ma mère nous a tous cachés, nous les enfants, sous son lit où nous sommes restés toute une journée. Le lendemain, nous avons sauté la clôture pour nous cacher dans les toilettes du voisin", raconte la jeune femme de 25 ans aux visiteurs d'une exposition sur le génocide, organisée au Musée de l'apartheid à Johannesburg
"J'ai perdu des tantes, des oncles, des cousins et des amis lors du génocide.

J'ai vu beaucoup de cadavres et des gens mutilés à la machette", poursuit-elle, évoquant les 100 jours de massacres qui ont dévasté son pays.
"Je n'avais alors que 11 ans. Quand vous êtes un enfant, des images comme celles là restent imprimées dans votre mémoire pour le restant de vos jours."

L'exposition, qui comprend aussi une section consacrée à l'holocauste des juifs par les nazis, se tient au sein d'un musée conçu comme un monument aux victimes des préjugés raciaux.

Alors que les Sud-Africains se souviennent d'avril 1994 comme du moment où ils ont participé à leurs premières élections multiraciales et tourné la page de l'ancien régime raciste, pour les Rwandais ce fut le début d'une descente aux enfers.
Environ 800.000 Rwandais, majoritairement Tutsis, ont été massacrés entre avril et juillet de cette année-là dans le petit pays d'Afrique centrale, à un moment où la plupart des journalistes suivaient, plus au sud, l'avènement d'une nouvelle démocratie.

"Un pays sombrait dans les ténèbres et un autre en émergeait", souligne Sudeshan Reddy, porte-parole de l'ONU qui organise l'exposition.

George Bizos, avocat du premier président sud-africain noir Nelson Mandela et membre de la direction du musée, estime qu'un parallèle pouvait également être tracé entre les souffrances des deux pays africains, ainsi qu'avec l'Allemagne nazie.
"Les similarités sont écrasantes. Dans chaque cas, une humanité est niée par la torture, le meurtre et les enlèvements. Le déni a servi de justification aux crimes contre l'humanité."

Avant le génocide rwandais, Mandela avait décrit l'apartheid comme le crime le plus important du XXe siècle après l'Holocauste.
Pour Don Krausz, juif d'origine polonaise immigré en Afrique du Sud en 1946 après avoir été interné enfant dans le camp d'extermination d'Auschwitz, une leçon identique peut être tirée de chaque crime contre l'Humanité.

"Cette leçon est que nous devons semer les graines de la tolérance autour de nous", déclarait à l'ouverture récente de l'exposition le président de l'Association sud-africaine des survivants de l'Holocauste.

Son évocation de l'enfer est illustrée par l'enregistrement d'une interview de Romeo Dallaire, général canadien qui dirigeait la mission des Nations unies au Rwanda en avril 1994, sans aucun pouvoir pour intervenir.
Dallaire rapelle que, trois mois avant le début du génocide, il avait alerté sa hiérarchie à l'ONU sur le fait qu'une milice d'extrémistes hutus était en train d'accumuler des armes. Ses mises en garde avaient été ignorées.
"Le monde a tourné le dos au Rwanda", dénonce-t-il. "Tous les humains sont-ils des humains? Ou certains sont-ils plus humains que d'autres?"
L'exposition, déjà présentée au siège de l'ONU à New York, le sera aussi à Kigali dans le courant de l'année.

4 février 2008 - AFP
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MessagePosté le: Mar Fév 05, 2008 6:52 am    Sujet du message: Génocide (suite): les « médias de la haine » condamnés Répondre en citant

Les « médias de la haine » condamnés
Procès historique de l’après-génocide


Mercredi, un responsable de la Radio Télévision libres des Mille Collines et le rédacteur en chef d’un journal extrémiste anti-Tutsi ont été condamnés à la prison à vie par le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Un autre membre de cette Radio-la-mort a écopé de 35 ans de prison. Ils ont tous les trois été reconnus coupables d’avoir, via leurs supports, poussé au génocide des Tutsis et Hutus modérés en 1994.

« Chers auditeurs , mesdames et messieurs : ouvrez grand vos yeux. Ceux d’entre vous qui vivez le long des routes, sautez sur ceux qui ont de longs nez, qui sont grands et minces et qui veulent vous dominer. » Au Rwanda, la Radio Télévision libres des Mille Collines (RTLM) a cessé d’émettre en juillet 1994. Pourtant, ses appels à la haine raciale contre les Tutsis et les Hutus modérés pendant le génocide, qui a fait presque 1 million de morts en 100 jours, résonnent encore d’une force singulièrement macabre. Le procès dit « des médias de la haine », qui a débuté en 2000, vient de toucher à sa fin, faisant taire ces voix morbides.

Mercredi, Ferdinand Nahimana et Jean-Bosco Barayagwisa, co-fondateurs de la Radio Télévision libres des Milles Collines (arrêtés en 1996 au Cameroun) et Hassan Ngeze rédacteur en chef de la revue extrémiste bi-mensuelle Kangura créée en 1990 (arrêté en 1997 au Kenya) ont été jugés coupables de génocide, d’entente en vue de commettre le génocide, d’incitation directe et publique à commettre le génocide, de complicité dans le génocide et de crimes contre l’humanité. Ferdinand Nahimana et Hassan Ngeze ont été condamnés à la prison à vie. Il s’agit de la peine maximale et de l’un des verdicts les plus importants du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha (Tanzanie).

Empoisonner les esprits

Jean-Bosco Barayagwisa écope, lui, de 35 ans de prison. Il avait boycotté le procès dès son ouverture, arguant que le TPIR était manipulé par l’actuel gouvernement rwandais. Les trois hommes avaient plaidé non coupables et leurs avocats ont par ailleurs affirmé que ce procès était une attaque à la liberté d’expression et à la liberté de la presse. La juge sud-africaine Navanathem Pillay, qui présidait les séances, n’a pas été de cet avis. « Vous avez empoisonné les esprits de vos lecteurs pour les monter contre les Tutsis », a-t-elle déclaré à l’encontre d’Hassan Ngeze qui avait notamment édité les « Dix commandements des Hutus » encourageant ceux-ci à se libérer du joug des « oppresseurs » tutsis.

La juge a réservé ses mots les plus durs à Ferdinand Nahimana qui « a choisi la voie du génocide et a trahi la confiance placée en lui en tant qu’intellectuel et leader d’opinion ». « Vous étiez très conscient du pouvoir des mots et vous avez utilisé la radio, moyen de communication le plus répandu, pour disséminer la haine et la violence. Sans arme à feu, machette ou arme de poing, vous avez causé la mort de milliers de civils innocents. »

Exterminer les cafards

La RTLM, créée en juillet 1993, a rapidement été surnommée « Radio-Télé-la-Mort » ou « Radio-machettes ». Elle indiquait aux miliciens hutus, entre deux morceaux de musique, les endroits où se trouvaient les Tutsis et Hutus modérés et appelait la population hutue à « exterminer les cafards ». « La RTLM employait souvent le terme « inyenzi » (cafards) pour apparemment ne désigner que des militaires du FPR, le Front patriotique rwandais, en rébellion contre l’ancien gouvernement rwandais à l’époque des faits. Clairement, derrière ce terme, se situaient tous les Tutsis du Rwanda », explique Jean-Pierre Chrétien, auteur de Rwanda. Les médias du génocide (éd. Karthala, 1995). « Il y a glissement des rebelles du FPR aux Tutsis tout court et tous les auditeurs comprennent que derrière les Inkotanyi (FPR), le journaliste parle des Tutsis. »

En 1994, avant et pendant la période du génocide, la radio et la revue diffusaient les noms et les adresses des futures victimes, commentant parfois en direct l’élimination des « ennemis ». En janvier 1994, Hassan Ngeze écrivait notamment : « Ce qu’on ne dit pas aux inyenzi, c’est que s’ils relèvent encore la tête, il ne sera plus nécessaire d’aller se battre avec l’ennemi resté dans le maquis. On commencera plutôt par faire un nettoyage de l’ennemi intérieur. (…) Ils disparaîtront. »

Génocidaire dans la nature

Le procès, repoussé de nombreuses fois, a mis en lumière les mécanismes qui ont permis la création et le développement d’une presse extrémiste particulièrement dangereuse, révélant un « un plan-média » soigneusement articulé monté par les génocidaires. Malgré les deux condamnations à mort exemplaires, les familles des victimes regrettent qu’Hassan Ngeze ait bénéficié d’un autre traitement. De plus, Félicien Kabuga, financier et président du conseil d’administration de la RTLM, court toujours.

Les Etats-Unis ont mis sa tête à prix au Kenya, où il se cacherait. Quant au quatrième homme impliqué dans la radio, le journaliste-animateur italo-belge Georges Ruggiu, il purge actuellement une peine de 12 ans de prison, prononcée en 1999 après ses aveux. C’est lui qui tenait à jour la liste des personnes tuées pendant le génocide.

jeudi 4 décembre 2003, par Olivia Marsaud
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MessagePosté le: Mar Fév 05, 2008 7:14 am    Sujet du message: Génocide (suite) Répondre en citant

Le mémorial du génocide

Le Rwanda appelé "le pays aux milles collines" était connu pour sa stabilité , jusqu'au moment où des criminels prétendus intellectuels avec l'appui de certains médias, religieux et des pays étrangers, ont initié un processus qui allait aboutir à un des affreux génocides connus à ce jour.



Pour commémorer le tragique évènement qui avait fait 1.000.000 de tués en 100 jours, un mémorial a été construit à Kigali.

Le centre mémorial a été inauguré en avril 2004 à l'occasion du dixième annivessaire du génocide, et y sont enterrées vers 250.000 victimes du génocide.



J'ai eu l'occasion de visiter ce centre.
Ce sont des images qui vous marquent pour la vie.

http://www.kigalimemorialcentre.org/
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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2008 5:30 am    Sujet du message: Tissu traditionnel du Ghana Répondre en citant



Impression artisanale du tissu Kente à Kumasi



Détail d'un tissu
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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2008 5:32 am    Sujet du message: Tissu traditionnel du Ghana (suite) Répondre en citant



Tissu Adinka



Tissus au Marché
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