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Si Moh
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MessagePosté le: Mer Fév 06, 2008 5:35 am    Sujet du message: Tissu traditionnel du Ghana Répondre en citant



Tissu Kente


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MessagePosté le: Jeu Fév 07, 2008 5:40 am    Sujet du message: Tissu traditionnel d'Afrique (suite) Répondre en citant

Le bogolan

Tissu traditionnel d'Afrique de l'ouest, le bogolan remonte à une époque reculée. La légende veut que sa découverte fut accidentelle : une femme ayant taché son pagne teint au n'galama avec de la boue provenant du Niger a tenté en vain de le nettoyer, la boue avait teinté d'une manière indélébile son tissu, restait à reproduire cette réaction chimique. Aucune date n'est avancée.

Bogolan du Mali

Le Bogolan est, probablement avec le tissu Kenté ou Kita , la technique de teinture de textile africaine la plus mondialement répandue.

L'origine du nom Bogolan vient du bambara : BOGO = argile, boue et LAN = avec, fait de.

Plusieurs ethnies perpétuent encore la technique du bogolan traditionnel, les Dogons, Les senoufos, les Malinkés et les Bambaras. Ce sont ces derniers qui réalisent nos Bogolans dans nos ateliers.

Si à l'origine, le bogolan avait une signification particulière en fonction des motifs représentés et des couleurs utilisées (des codifications précises, ainsi les tenues et motifs traditionnels vont prendre les fonctions et usages particuliers, tels motifs de pagne pour l'épouse, tel autre pour la jeune fille, pour le néo-circoncis, pour le chasseur, pour le mariage.) maintenant il est dans les pays occidentaux essentiellement décoratif.

Réservé aux femmes âgées autrefois, les hommes se sont initiés à ces techniques et sont devenus de véritables artistes, ils expriment leur créativité artistique mêlant traditions et graphismes esthétiques.

Mais si certaines créations paraissent « au goût du jour », la fabrication reste traditionnelle et artisanale. Ces nouveaux artistes sont en pleine évolution artistique et sur des bases de traditions ancestrales, ils détournent seulement l'usage du Bogolan : vêtements occidentaux, ameublement (rideaux, dessus de lit, sièges...)

Le support : tissu vierge 100% coton

Après le ramassage du coton, celui-ci doit être filé à l'aide d'un fuseau. Puis vient le tissage réalisé sur un métier par les hommes. Ils fabriquent des bandes de prés de 30 mètres de longueur sur une largeur de 10 à 12 centimètres (voir modèles), ces bandes de coton seront ensuite cousues entre elles afin d'obtenir un pagne. Créé à Ségou par les tisserands que nous avons sélectionnés, pour leur sérieux et leur travail sur un métier spécialement conçu, nos bandes de coton sont fabriquées sur des métiers à tisser spéciaux permettant de sortir des pièces de tissu de prés de 150 cm de largeur sur plus de 3 m de longueur.

Coloration : les teintures

Les teintures sont essentiellement naturelles (noir, marron, blanc). Certaines couleurs n'existant pas à l'état naturel ou devant résister à des lavages plus fréquents sont modernes (bleu, orange, vert...), elles permettent une plus grande diversité et les maliens qui maitrisent ces techniques et savent allier teintes naturelles et teintes modernes créent des modèles encore plus riches et plus variés de Bogolans.

Le principe du Bogolan est une succession, à partir du coton blanc, de trempage, de rinçage et de séchage au soleil (à la saison des pluies les temps de fabrication peuvent être allongé).

Un trempage de base dans une décoction de n'galama aide, par réaction chimique à fixer les autres couleurs et un premier séchage au soleil du Mali fixe cette couleur jaune.

Création : le dessin

Sur ce tissu préalablement teinté, l'artiste applique alors les dessins : motifs de la vie rurale ou urbaine africaine, de la nature, ainsi que les innombrables idéogrammes et formes géométriques. Ces scènes de la vie quotidienne africaine, ces idéogrammes sont réalisés le plus souvent à main levée (parfois au pochoir) avec des bâtonnets, des plumes, des spatules, des brosses. L'artiste applique alors de la boue provenant du Niger et fermentée dans une jarre, puis un lavage permet d'enlever l'excédent de boue et le séchage au soleil fixe les couleurs par réaction. L'intensité des couleurs est obtenue par la répétition des opérations, application de la boue, lavage et de nouveau séchage jusqu'à l'obtention de la couleur désirée.

http://www.bogolan.fr/
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MessagePosté le: Jeu Fév 07, 2008 5:42 am    Sujet du message: le bogolan (suite) Répondre en citant




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MessagePosté le: Jeu Fév 07, 2008 5:43 am    Sujet du message: Le bogolan (suite) Répondre en citant




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MessagePosté le: Ven Fév 08, 2008 5:07 am    Sujet du message: Le batik Répondre en citant

La technique du batik

Historique

Batik ou battik vient d'un mot Malais signifiant point, pointiller et par extension dessiner

Ce procédé de décoration s'applique au tissu, au papier, au cuir...
Cette méthode de décoration originaire de l'orient (Chine, Inde et insulinde) a été introduite en europe au XVII ème siècle par les Hollandais.
Dans le procédé primitif des orientaux (Ceylan, Java), l'artiste étendait sur toute la surface du tissu un enduit de cire, sur lequel il traçait son dessin, puis il dénudé au grattoir toutes les parties qui devaient prendre le colorant. Aprés teinture et séchage, il recouvrait la 1ère teinte et dénudait d'autres surfaces pour la couleur suivante et ainsi de suite.

En Afrique

A partir d' une pièce de coton blanc. le batikié dessine sur le tissu ce qui deviendra le batik.
Le résultat est une succession de trempage dans différents bains de teinture.

Technique de teinture en réserve:

Les parties ne devant pas recevoir de couleur sont protégées par de la cire le plus souvent, imperméabilisant ainsi le tissu. Une fois plongé dans un bain de teinture, le tissu est mis à bouillir pour faire fondre la cire qui a donc permis de conserver la couleur initial à cet endroit précis. On peut obtenir ainsi soit le fond blanc du coton, soit une couleur plus clair si le batikié a protégé une partie déja teinte de même couleur. On obtient des dégradés ou camaïeu en fonction du nombre de passages.

Chaque couleur necessitera un trempage, un rinçage et un séchage, c'est à dire qu'un batik de 5 couleurs necessitera 5 fois ces opérations en commençant par les couleurs les plus claires.

Le batikié peut également procédé par nouages.

L'artisan fait des noeuds trés serrés à l'aide de fil sur la pièce de coton empéchant la teinture de pénétrer jusqu'au coeur du noeud. Ces noeuds, une fois défaits donnent des effets de dessins circulaires et étoilés ainsi que des dégradés de couleur, la partie central du rond étant la plus clair.
Il ne reste plus qu'à fixer les couleurs pour permettre le lavage en machine.

Autre effet esthétique, les craquelures

En froissant le tissu enduit de cire avant le passage dans le bain de couleur, le batikié produit des fissures irrégulières par lesquelles le colorant pénètre jusqu'à l'étoffe.

http://www.bogolan.fr/
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MessagePosté le: Ven Fév 08, 2008 5:08 am    Sujet du message: Le batik (suite) Répondre en citant


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MessagePosté le: Ven Fév 08, 2008 5:09 am    Sujet du message: Le batik (suite) Répondre en citant


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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 6:48 am    Sujet du message: Design et couture Répondre en citant


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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 6:49 am    Sujet du message: Designn et couture (suite) Répondre en citant


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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 6:50 am    Sujet du message: Design et couture (suite) Répondre en citant


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MessagePosté le: Sam Fév 09, 2008 6:51 am    Sujet du message: Design et couture (suite) Répondre en citant


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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2008 4:35 am    Sujet du message: La culture du Karité Répondre en citant

HISTOIRE ET CULTURE DU KARITE



Le mot culture désigne aussi bien la spécificité d'un peuple que le travail du paysan pour que la terre produise. Souvent, les deux domaines s'interpénètrent et la culture de l'olivier, par exemple, est profondément installée dans la culture méditerranéenne. Il en est de même pour le karité et l'Afrique de l'Ouest. Ceci est tellement vrai que la plupart des références que nous avons de l'Afrique avant le XIXème siècle nous en parlent. Du Royaume de Méroé à Léon l'Ancien, d'Ibn Batouta à Mungo Park, il semble qu'on ne pouvait pas rapporter l'Afrique sans parler du karité.


Le karité au quotidien en brousse

De bébés accueillis dans une vigoureuse friction au beurre de karité jusqu'au lit du roi défunt spécialement taillé dans la noblesse du tronc de l'arbre de karité, la vie du village est rythmée par l'arbre sacré comme la vie de la femme de Juillet à Décembre s'organise autour de la collecte et de la préparation des fruits de l'arbre. C'est que cette précieuse cueillette va servir toute l'année tant pour les soins de la famille que pour les besoins en matières grasses de l'alimentation. Ses qualités naturelles anti-oxydantes ont permis à cette denrée de devenir un produit agricole à part entière dans le sens où son stockage était rendu possible. C'est le lien entre la civilisation de la cueillette et l'agriculture, un produit qui pousse à l'état sauvage, ramassé en brousse puis transformé pour être conservé tout au long de l'année.

Voir "Botanique et Agriculture" pour l'arbre lui-même, "Fabrication Artisanale" pour la préparation des amandes puis "Utilisation traditionnelle" pour les utilisations au village. La "cueillette des noix" aborde plus spécialement l'activité des femmes pour vendre le produit au marché, premier maillon du"négoce des noix".



(A suivre)
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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2008 4:43 am    Sujet du message: Culture du Karité (suite) Répondre en citant

LES UTILISATIONS TRADITIONNELLES DU BEURRE DE KARITE

Les trois principales utilisations traditionnelles du beurre de Karité en Afrique sont l'alimentation, la cosmétologie et l'usage médical.
Les beurres de moins bonne qualité sont transformés en savon ou destinés à d'autres usages, comme l'éclairage.




L'alimentation



Les Africains utilisent principalement le beurre de Karité pour la préparation de leurs aliments, sauces ou fritures, et toujours cuit.
Lorsqu'il est frais et convenablement préparé, son goût n'est pas désagréable. Cependant, celui qu'on trouve sur la plupart des marchés a généralement une mauvaise odeur très prononcée.


La cosmétologie

Le beurre de Karité a longtemps été le seul cosmétique des femmes africaines. Du Sénégal au Nil, malgré l'odeur souvent repoussante de ce produit, d'innombrables ethnies le considèrent comme la plus précieuse des pommades.

Il est principalement utilisé pour lutter contre les de problèmes de déshydratation et desquamation. En saison sèche, il évite les gerçures et les crevasses.

Généralement, après la toilette, enfants et adultes se frictionnent le corps avec une noix de Karité. Ce massage délasse et repose.

Le beurre de Karité est également utilisé pour les cheveux, essentiellement pour fixer les coiffures. Il empêche également la formation de pellicules et assouplit le cuir chevelu. Les femmes s'en font des masques capillaires.



(A suivre)
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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2008 4:45 am    Sujet du message: Répondre en citant

L'ensemble de la population s'en sert comme protection solaire.

Souvent, pour faire disparaître ou atténuer l'odeur désagréable du beurre, les Africains le désodorisent en le faisant chauffer de longues heures tout en l'aspergeant de temps en temps d'eau. En s'évaporant, elle entraîne les substances odorantes volatiles.
Lors du refroidissement, les jeunes filles y ajoutent des zestes de citron ou même du parfum. Certaines y additionnent de l'huile de coco pour fluidifier le beurre de Karité un peu trop compact ; il s'agit de véritables " recettes maison " dont chaque famille a le secret.

La savonnerie

Les Africains utilisent le beurre de Karité de mauvaise qualité pour préparer du savon. Ce sont des beurres de deuxième choix, soit provenant des résidus de la fabrication, soit fait à partir d'amandes indésirables ou d'amandes ayant germé.
La réaction de saponification se fait avec de la potasse extraite des cendres de certains végétaux.

Cependant, la présence de latex dans le beurre est gênante. Elle entraîne des risques de marbrure, de savons fragiles et peu solubles qui moussent difficilement. Si on incorpore ce savon au savon de coco dans une proportion de 15 à 20%, on obtient une pâte crémeuse et très
onctueuse beaucoup plus satisfaisante.



L'éclairage

Le beurre de Karité est utilisé pour l'éclairage des cases, grâce aux lampes à huile. Ce sont les beurres les plus mal fabriqués ou mal conservés (beurres rances), qui sont employés à cet usage. Pour cela, on les prépare en petits pains de 150 à 200 grammes dans lesquels on introduit une mèche de coton.
La combustion de la matière grasse du Karité produit une flamme très éclairante, mais crée beaucoup de fumée. De plus, elle dégage une odeur désagréable.

Les usages médicaux

Du point de vue thérapeutique, le beurre de Karité est utilisé en massage à chaud, pour traiter les foulures, entorses, luxations, courbatures, pour traiter les rhumatismes bien qu'aucun composé anti-inflammatoire n'y ait été découvert ; il est utilisé également pour accélérer la cicatrisation du cordon ombilical.

Le beurre de Karité est également utilisé par les femmes enceintes qui s'en enduisent le corps et plus particulièrement le ventre, d'abord pour prévenir les vergetures et ensuite pour raffermir les muscles.
En y mélangeant de la poudre de tabac et de l'écorce de l'arbre Butyrospermum parkii, on prépare un remarquable désinfectant.

http://www.sheabutter.com/
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MessagePosté le: Lun Fév 11, 2008 4:54 am    Sujet du message: Un commerce qui aide les femmes pauvres Répondre en citant

Un commerce qui aide les femmes pauvres
Des villageoises du Burkina Faso s'implantent sur le marché mondial



Ecrasées et traitées, les noix de l'arbre à karité produisent une graisse végétale : le beurre de karité, que l'on surnomme parfois "l'or des femmes". Depuis longtemps utilisé comme ingrédient dans la nourriture locale et le savon, le beurre de karité est aussi un produit d'exportation précieux, entrant dans la fabrication du chocolat et des cosmétiques. Cet arbre pousse dans toute la région semi-aride du Sahel, en Afrique de l'Ouest, mais se rencontre surtout au Burkina Faso, où l'exportation de beurre de karité et de noix non traitées a rapporté 5 milliards de francs CFA (7 millions de dollars des Etats-Unis) en 2000, ce qui en fait le troisième produit d'exportation du pays après le coton et le bétail.

La récolte et l'extraction du karité sont surtout effectuées par les femmes des zones rurales (cette activité occupe de 300 000 à 400 000 femmes au Burkina seulement). Les revenus du karité vont directement aux villageois les plus pauvres, dans un pays classé parmi les plus pauvres du monde.

C'est rarement le cas des exportations de pays en développement. Même lorsque leurs cours ne se sont pas effondrés sur les marchés mondiaux, le café, le cacao, le coton, le cuivre et les autres produits de base génèrent des recettes à l'exportation qui profitent surtout aux gouvernements, aux entreprises et aux intermédiaires, ainsi qu'à quelques producteurs -- des hommes pour la plupart, qui sont rarement parmi les plus pauvres.

En visitant des projets de production de beurre de karité au Burkina Faso au mois de février 2001, Mme Noleen Heyzer, Directrice générale de l'UNIFEM, le Fonds de développement des Nations Unies pour les femmes, a rappelé qu'il fallait délibérément lutter contre la tendance du marché mondial à marginaliser davantage les pauvres. "Notre appui aux productrices de beurre de karité, a-t-elle déclaré aux journalistes locaux, témoigne de notre volonté de faciliter l'accès des femmes aux marchés mondiaux et de contrecarrer les grandes tendances de la mondialisation, afin d'aider les femmes et les pauvres."



(A suivre)
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