naim Webmaster


Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 1498 Localisation: Marocco
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Posté le: Jeu Nov 08, 2007 3:11 pm Sujet du message: ALMORAVIDES ou LAMRABTINES |
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LA DYNASTIE DES ALMORAVIDES
Dynastie Berbère originaire du Sahara occidental, leur nom de l'arabe "Al Mourabitoun" signifie les moines guerriers. Ce sont des éléments des Lemtouna et des Ghouala parmi le groupe berbère dit Sanhadja, habitaient bien des siècles avant l’islamisme, n’avaient jamais plié sous le joug d’une domination étrangère, ils avaient des contacts réguliers au Soudan Occidental avec son prolongement à l’Est qui était l’itinéraire des caravanes musulmanes et certaines populations formées en royaumes : Ghana et Mali remontent au IVe siècle propablement par les Berbères qui s’intègrent plus tard à la secte des Almoravides. Ces réformateurs qui étaient préoccupés d’accommoder l’Islam au goût des Berbères par l’usage de la langue qu’ils comprennent. Les contacts avec l’Espagne ont introduit la culture andalouse qui donne une civilisation raffinée.
Les Almoravides sont venus au pouvoir en affichant comme but de leur action de propager l’Islam ou de le restaurer, il a paru utile de remettre le tout à la disposition des Berbères chez qui comptent dans la période en grand nombre les Amghars cultivés désireux de vivre indépendants dans le chaos et surtout les invasions arabes Hilaliens et Béni-Mâakil qui ne vivaient qu’à la pointe de leur lance et ne connaissaient pas les bornes aux pillages du bien d’autrui, ils voulaient tous commander. Quant une région est dominée, elle n’est bientôt plus qu’un pays en ruines. A l’apogée des Almoravides les envahisseurs arabes ne s’infiltrèrent que lentement en Maghreb où ne se signale alors aucune évolution arabe chez les Berbères.
L’histoire du pays, de son peuple pour lui restituer un jour son calme authentique, les tribus berbères vivaient de l’élevage, étaient des nomades parce qu’elles leur faut eau et pâturage pour leurs bétails, ce qui les fait errer, c’est la nécessité où plutôt leur nature dans un esprit indépendant. Au-delà des Lemtouna et sur le littoral atlantique se tiennent des Sanhadja comme eux, leurs alliés et parents d’ailleurs. Tous ces Sanhadja dits « de la seconde race » constituaient une confédération puissante, comprenant comme tribus principales : les Lemtouna, les Guédala, les Guezzoula, les Messoufa, les Outrika, les Targa, les Lemta… Cette dernière tire son nom de lemt (antilope géante) sorte de bouclier fait en peau de lemt dont se protégeaient ses guerriers. La peau tannée du lemt est imperforable, utilisée comme bouclier chez les Touaregs et se nomme « arhar », constitue une armure solide et protectrice.
Du retour de Drêa, le chef des Mrabtines Abdellah ben Yassine reçut de Moha ou Agag El Lemti un message dans lequel il se plaignait de la tyrannie des Bni-Ouanoudines, seigneurs de Sijilmassa : en conséquence il réclamait son secours. Un combat s’ensuivit qui après s’être emparés d’un butin considérable gagnèrent Sijilmassa. Là aussi les Mrabtines imposèrent l’Islam à ceux qui ne le pratiquaient pas, ils repartirent en laissant une garnison qui sera massacrée l’année suivante car des dissensions ayant éclatés chez les Almoravides par les Guédala insurgés en 448 / 1056 Une année après, Abdellah ben Yassine qui avait dèja islamisé le pays des nègres jusqu’à Aoudarha extrême sud de Sijilmassa, entreprit une nouvelle expédition chez les Masmouda qu’il soumit.
A la fin de la domination almoravide, la société berbère est islamique un fait acquis mais elle a conservé la plupart de ses traits originels, le cadre de vie est la tribu, la famille patriarcale est la cellule fondamentale de la vie sociale (la famille est sous l’autorité du père ou de l’ancêtre). Comme tous les Berbères sahariens de ces temps, à part certains notables ayant visité les lieux saints de l’Islam, ils avaient vécu dans l’idolâtre et le paganisme jusqu’à l’acceptation comme chef spirituel Cheikh Abdellah ben Yassine El Guezzouli et fils de la savante Tine Imazighènes, mère des nobles (Tine : mère ; Imazighènes : nobles au pluriel)
Le Cheikh Ibn Yassine après avoir imposé des principes rigoureux de l’Islam, exemple : celui qui arrivait trop tard à la prière recevait cinq coups de fouet, celui qui omettait l’un des prosternements (rekaat) en recevait vingt coups. Le Cheikh séjourna donc à Arhmat en 452 / 1060, puis il marcha à la conquête du Maghreb quant il apprit des dissensions avaient éclaté entre Lemtouna et Messoufa. Ayant donc confié le commandement du corps expéditionnaire à Youssef ben Tachfine fils de son oncle paternel, remarquable entraîneur d’hommes et à la tête des contingents constamment accrus, il réintégrait le Maghreb Central et continu sa marche triomphale. Il soumit une grande partie du pays. De l’abdication d’Abou Bekr Ibn Omar Tilagguine en 454 / 1062, date souveraineté effective de Youssef Tachfine sur les Almoravides.
Youssef ben Tachfine se retourna donc vers les différentes tribus sédentaires, notamment les Maghraoua et les Beni-Ifrènes dont la tyrannie s’exerçait sur les tribus sédentaires sans cesse mises à sac et à sang. Il délivra le joug des Zirides, Fez dont le gouverneur Bekr ben Ouanoudine, de nouveau lui ouvrait ses portes. De là, il marcha contre les Rhomara, pourtant les Zénata s’étaient ralliés à l’Amghar Moussa Ibn Abi L’Afia seigneur de Taza et des Tsouls marchèrent contre les Almoravides qu’ils défirent. Ce désastre fut un fâcheux contre temps pour Youssef ben Tachefine. Deux ans après il subjuguait les tribus et s'emparait de toute la région qu'occupaient les Rhomara. Désireux de pousser vers le Nord les conquêtes de son prédécesseur, Youssef installa vers 452 / 1060 une base d'opérations, située au débouche des clos de l'Atlas sur le cours supérieur de l'Oued Tensift, à l'emplacement où devait ensuite s'élever Marrakech, qui fut son premier acte à créer une capitale offrant tous les avantages de sécurité. Aussi, c'est lui qui fait abattre le mur séparant le quartier Andalous de celui des Karaouines, unifiant la cité qu'il dota de nouvelles mosquées et d'une enceinte fortifiée.
Les principautés anéanties étaient en majorité celle des Berhouata dont l'Emir n'est que Calife Ibnou Tarif et avec les Rhomara faisaient partie des Masmouda parents des Gétules dont le fief est dans l'Atlas, un autre chef n'avait rien de méprisable El Hakir, c'est l'époque de la dynastie Tarifa dernière dynaste berbère qui, un certain temps tenait en échec le Calife d'Orient et faillit arracher Ifriquia à la domination arabe.
L'armée était alors composée en plus des tribus berbères adaptés aux combats, elle devait se métamorphoser pour affronter des forces autrement redoutables que les clans pillards qui se disputaient les pâturages et les pistes caravanières du Sud, mais aussi celles des peuplades musulmanes soumises à l'autorité El Hakir: Bni Llit, Nomélala, Bni Oua Oussint, Bni Ifrène, Bni Nekrit, Bni Nomane, Bni Ifloussa, Bni Koua, Bni Isker, Bni Assada, Regana ; quant aux tribus berbères étaient Mandjeca, Terarta, Matmata, Djeroua, Branès, Zouagha, Matrharat, Bni Nacer, Bni Abi Nouh, Bni Ouahmce, Bni Bourerh, Bni Demer, Bni Ouarzguit. Pendant ce temps, Alphonse VI tentait d'exercer sa souveraineté sur toutes les principautés musulmanes de la péninsule ibérique. Effrayés, les principautés arabes décidèrent alors de faire appel aux Almoravides pour demander à Youssef ben Tachefine son intervention au nom de l'Islam. Le triomphateur berbère repassa la mer laissant à Algésiras une garnison pour la troisième fois en 490 / 1096, l'Emir Youssef passa en Espagne et mit les troupes ennemis en complète déroute et les Almoravides continuèrent ainsi de victoire en victoire. Youssef disposait alors d'une force militaire suffisante pour lui permettre de subjuguer tout le Maghreb Occidental.
Le Souverain du Maroc alors que presque centenaire fit une quatrième incursion en Ibérique peu de temps avant sa mort survenue en l'an 500 / 1106. Bien que parvenu au suprême degré des honneurs et de l'opulence. Cet Emir n'en avait pas moins continué à vivre de la vie rustique des Lemtouna. Roudh et Kirtas nous le décrit " Teint brun, taille moyenne, maigre, peu de barbe, voix douce, yeux noirs, nez aquilin, sourcils joints l'un à l'autre, cheveux crépus. Il était courageux, résolu, imposant, actif, veillant sans cesse aux affaires de l'état et aux intérêts de ses villes et de ses sujets, entretenant avec soin ses forteresses et toujours occupé de la guerre sainte…Généreux, bienfaisant, il dédaignait les plaisirs du monde; austère, juste et saint, il fut modeste jusque dans ses vêtements; quelque grande que fut la puissance que Dieu lui donna, il ne se vêtit jamais qu'avec de tissus composites en laine et poils de chameaux, il se nourrissait que d'orge, de viande et de lait de ses chamelles.."
A cette époque la puissance Almoravide avait atteint son apogée. Le retour d'un Mehdi d'Orient en 514 / 1118 qui s'appelait Mohamed ben Abdellah dit Ibn Toumert promoteur de l'action mouahid (Almohade). Le fquih fils de l'Amghar Abdellah et de Toumert féminin berbère de "Omar" naquit à Igli (Souss) tribu des Masmouda. Tout en enseignant Ibn Toumert avait accepté la fonction honorifique de Mofti dans son pays. Après son pèlerinage et la visite réglementaire aux lieux saints, il se sentit tout particulièrement attiré par Bagdad aux frais des enseignants soufites du Santon Sidi Abdelkader Djilali. Il devient bientôt le Mouahid aussi ses partisans les mouahiddines d'où est issue la dynastie des Almohades.
Source : http://boumalne-dades.info/ _________________ http://sawtna.nice-forums.net/ |
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