|
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
naim Webmaster


Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 1498 Localisation: Marocco
|
Posté le: Ven Déc 14, 2007 2:40 pm Sujet du message: Forgeron dans l'ancienne Mythologie |
|
|
L'art noble du forgeron dans la Chine médiévale
Une tradition remarquable illustre le double pouvoir du forgeron qui est capable ou bien d'armer le seigneur ou bien de le désarmer soudain. Voulant donner une puissance invincible aux deux sabres du défenseur du domaine, un forgeron les baptisa du sang de ses propres fils. Désormais, le seigneur triomphait dans tous les combats, mais quand le forgeron proférait le nom (ming ) de ses enfants, les deux lames, échappant aux mains du guerrier, s'envolaient aussitôt et venaient se poser pieusement sur la poitrine paternelle.
Ainsi le maître des secrets des métaux donne-t-il le sang de sa race pour assurer le triomphe de la race du seigneur, ce qui serait inconcevable s'il ne participait point au prestige de la fondation domaniale. Cependant, d'autre part, il garde le pouvoir du nom mystérieux, du ming de sa propre lignée ancestrale.
Cette singulière indépendance répond à une autonomie vivante du métal magiquement préparé.
Le pouvoir des métallurges, en occident
La Terre est femme; comparable au ventre maternel, elle porte dans ses entrailles les métaux; ceux-ci croissent dans son sein et les mineurs procèdent à leur accouchement; les forgerons à leur tour éduquent et structurent les enfants de la Terre-Mère. Mais, fondée sur le mythe de la Terra genetrix qui forme en elle les hommes et les métaux, la tâche des "maîtres du feu" évoque aussi la transmutation alchimiste, l'initiation du néophyte, et l'ascèse de celui qui, par la sagesse, prend sa place au sein de l'harmonie cosmique.
Les métaux terrestres possèdent leur destinée propre en raison de leur lieu de naissance. Les mineurs découvrent ce que les forgerons structurent, les uns travaillent dans la nuit et les autres exercent leur labeur dans la clarté du jour. Ces opérations se succèdent: il convient de pénétrer dans le secret obscur de la terre pour faire émerger le trésor endormi qui attend ses sauveteurs (les mineurs) et ses rédempteurs (les forgerons).
La maîtrise du feu
Héraclite parle du feu toujours vivant, et l'évangile non canonique de Thomas rapporte une parole du Christ, disant: "Qui est près de moi est près du feu." Le feu est semence spirituelle; l'Esprit saint (esprit igné) est représenté sous la forme de flamme ardente; c'est lui qui rend enceinte la Vierge pure, et féconde les métaux. Son approche éveille le métal, les noces se célèbrent, l'accouchement se produit donnant accès à une dimension nouvelle.
D'après Hildegarde von Bingen, le feu éclairant transmet la puissance vivifiante: noir, il participe à l'obscurité infernale; ainsi, le forgeron pourra exercer deux pouvoirs: divin et démoniaque. "Maître du feu", il procède à l'initiation et à la transmutation des métaux considérés comme vivants. Le four est comparable à une matrice dans laquelle l'embryon se développe: les métaux ont "poussé" dans la terre; dans le fourneau, ils subissent une mutation nécessaire afin de répondre à leur vocation propre. Les dieux et les forgerons unissent leurs opérations, les uns et les autres étant les artisans de nouvelles destinées. Les armes des premiers sont l'éclair et la foudre; les hommes fabriquent leurs outils en imitant des modèles divins, participant ainsi à leur puissance démiurgique: le marteau, le soufflet, l'enclume possèdent un pouvoir sacré relevant à la fois du merveilleux et de la magie. L'ampleur du mythe du forgeron provient du rôle qu'il exerce à l'intérieur de la création, sa vocation est de la parfaire; collaborateur des dieux, il forme, renouvelle, modifie la nature en l'enrichissant. Telles les pierres, les métaux possèdent leur sexe: selon une tradition orale, le fer dur est mâle, et femelle le fer mou. Les pierres de pluie sont mâles; quand l'eau tombe avec force elle est dite masculine, car tout ce qui provient du ciel est toujours porteur de semence; par contre, l'eau coulant sur la terre est féminine. Le feu transformant les métaux est un élément divin, il recrée, purifie la matière sur laquelle il exerce son pouvoir.
Selon un conte populaire, le Christ pénètre dans une forge portant cette enseigne: "Ici demeure le maître des maîtres." Un homme conduit un cheval à ferrer. Ayant reçu l'autorisation du forgeron d'accomplir le travail, le Christ enlève successivement les pattes du cheval et les place sur l'enclume. L'opération achevée, il prend l'épouse du forgeron, puis sa belle-mère et les transforme en de belles jeunes femmes. Le forgeron veut l'imiter mais échoue dans ses tentatives. Le Christ fait renaître de leurs cendres les personnages placés inconsidérément dans le four, car il est le "maître du feu". Le maréchal-ferrant et le forgeron possèdent un pouvoir divin dans la mesure où ils sont reliés à l'Esprit; qu'ils s'en écartent, et les voici réduits à leur seule puissance humaine, toute relative et menacée de constants échecs. Les symboles des maîtres du feu - maréchal-ferrant et forgeron - sont le manteau, signe de la puissance, les pinces, le marteau et le fer à cheval.
le-forgeron.com/ _________________ http://sawtna.nice-forums.net/ |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
naim Webmaster


Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 1498 Localisation: Marocco
|
Posté le: Jeu Jan 24, 2008 4:35 pm Sujet du message: |
|
|
LE SERPENT DES PYRÉNÉES
Une légende gasconne affirme qu'il y avait autrefois, dans la Montagne (les Pyrénées), un Serpent long de cent toises, plus gros que les troncs des vieux chênes, avec des yeux rouges, et une langue en forme de grande épée. Ce Serpent comprenait et parlait les langues de tous les pays ; et il raisonnait mieux que nul chrétien n'était en état de le faire. Mais il était plus méchant que tous les diables de l'enfer, et si goulu que rien ne pouvait le rassasier.
Nuit et jour, le Serpent vivait au haut d'un rocher, la bouche grande ouverte comme une porte d'église. Par la force de ses yeux et de son haleine, les troupeaux, les chiens et les pâtres, étaient enlevés de terre comme des plumes, et venaient plonger dans sa gueule. Cela fut au point que nul n'osait aller
Le forgeron prépare
ses barres de fer
garder son bétail à moins de trois lieues de la demeure du Serpent. Alors, les gens du pays s'assemblèrent, et firent tambouriner dans tous les villages : « Ran tan plan, ran tan plan, ran tan plan. Celui qui tuera le Serpent, sera libre de toucher, pour rien, sur la Montagne, cent vaches avec leurs veaux, cent juments avec leurs poulains, cinq cents brebis et cinq cents chèvres. »
En ce temps-là vivait un jeune forgeron, fort et hardi comme Samson, avisé comme pas un. « C'est moi, dit-il, qui me charge de tuer le Serpent, et de gagner la récompense promise. » Sans être vu du Serpent, il installa sa forge dans une grotte, juste au-dessous du rocher où demeurait la male bête. Cela fait, il se lia, par la ceinture, avec une longue chaîne de fer, et plomba solidement l'autre bout dans la pierre de la grotte. « Maintenant, dit-il, nous allons rire. »
Alors, le forgeron plongea dans le feu sept barres de fer grosses comme la cuisse, et souffla ferme. Quand elles furent rouges, il les jeta dehors. Par la force des yeux et de l'haleine du Serpent, les sept barres de fer rouges s'enlevèrent de terre comme des plumes et vinrent plonger dans sa gueule. Mais le forgeron fut retenu par sa chaîne, et il rentra dans la grotte. Une heure après, sept autres barres de fer rouge, grosses comme la cuisse, s'enlevèrent de terre comme des plumes et vinrent plonger dans la gueule du Serpent. Mais le forgeron fut retenu par sa chaîne, et il rentra dans la grotte.
Ce travail dura sept ans. Les barres de fer rouge avaient mis le feu dans les tripes du Serpent. Pour éteindre sa soif, il avalait la neige par charretées ; il mettait à sec les fontaines et les gaves. Mais le feu reprenait dans ses tripes, chaque fois qu'il avalait sept nouvelles barres de fer rouge. Enfin, la male bête creva. De l'eau qu'elle vomit en mourant, il se forma un grand lac. Alors, les gens du pays s'assemblèrent, et dirent au forgeron : « Ce qui est promis sera fait. Tu es libre de toucher, pour rien, sur la Montagne, cent vaches avec leurs veaux, cent juments avec leurs poulains, cinq cents brebis et cinq cents chèvres. »
Un an plus tard, il ne restait plus que les os du Serpent sur le rocher dont il avait fait sa demeure. Avec ces os, les gens du pays firent bâtir une église. Mais l'église n'était pas encore couverte, que la contrée fut éprouvée, bien souvent, par des tempêtes et des grêles comme on n'en avait jamais vu. Alors, les gens comprirent que le Bon Dieu n'était pas content de ce qu'ils avaient fait, et ils mirent le feu à l'église.
Source : http://pitchoune21.centerblog.net _________________ http://sawtna.nice-forums.net/ |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
Créer votre Forum Libre
phpBB Template by Vereor
PayClick.it - Circuito di affiliazione | ClickADV.it - Internet Marketing & Website Design | ScambioBanner.info - circuito di scambio banner
| XTStore.it - Advertising e Web Marketing
|