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Situation actuelle du palmier dattier au Maroc

 
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Si Moh
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MessagePosté le: Sam Nov 10, 2007 5:26 am    Sujet du message: Situation actuelle du palmier dattier au Maroc Répondre en citant

Situation actuelle et perspectives de développement
du palmier dattier au Maroc




Extrait d'une étude de M. HADDOUCH

RESUME

La communication présente la situation du secteur phoenicicole au Maroc. Elle retrace l’historique du secteur dattier, décrit la situation actuelle, définit les principales contraintes et précise les orientations stratégiques pour le développement du palmier dattier au niveau national.
Mots-clés : Maroc, palmier dattier.


Importance socio-économique

Le Palmier Dattier constitue le pivot de I’écosystème oasien des régions
sahariennes et pré-sahariennes du Maroc. II contribue, à hauteur de 40 à 60%, à la formation des revenus agricoles pour 1 million d’habitants. I I fournit divers matériaux destinés à l’artisanat, à la construction ou à la production d’énergie. De plus, il joue un rôle d’écran en protégeant les oasis contre les influences désertiques et crée un microclimat favorisant le développement des cultures sous-jacentes.

Sur le plan de la valeur produite, les dattes occupent une place importante parmi les productions arboricoles au niveau national avec une valeur moyenne de l’ordre de 500 millions de Dirhams.

Enfin, les dattes constituent le support d’une activité commerciale importante entre le Sud et le Nord du pays et contribuent à la création d’emplois et à la stabilisation des populations dans les zones à écologie fragile.

Situation géographique

La zone d'agriculture saharienne s'étend sur de vastes territoires totalisant une superficie de 471 O00 km', soit les deux tiers du pays, comprenant 11 provinces :
Errachidia, Ouarzazate, Tata, Tiznit, Guelmim, Tantan, Figuig, Laayoun, Smara, Boujdour et Oued Eddahab.

Travaux de recherche sur le Palmier Dattier
Bilan des travaux de recherche

Les travaux de recherche ont été relativement fructueux. L’Institut National de la Recherche Agronomique, l’animateur principal des activités de recherche dans le secteur phoenicicole, a obtenu avec la collaboration de certains établissements nationaux et internationaux des résultats prometteurs dans les domaines suivants : la sélection de palmiers résistants au Bayoud et de bonne qualité dattière, I’étude des relations hôte-parasite, I’épidémiologie de la maladie et I’écologie du parasite, la multiplication rapide du palmier par la technique de culture des tissus et l’amélioration des techniques culturales et de la production dattière.
Pour ce qui est de la sélection de palmiers dattiers résistants au Bayoud et de bonne qualité, les actions entreprises ont porté sur :
Un inventaire régional des variétés de Palmier Dattier, .qui a été réalisé dans les années 60. Ainsi pour les 223 variétés traditionnellement multipliées en palmeraie, le nombre de pieds-mères par variété et par région a été dénombré.

M. HADDOUCH
SERVICE DE LA PRODUCTION AGRICOLE
OFFICE REGIONAL DE MISE EN VALEUR
AGRICOLE (ORMVAO)
B.P. 29 OUARZAZATE MAROC

http://ressources.ciheam.org/om/pdf/a28/96605881.pdf




Projet RBOSM
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MessagePosté le: Mer Nov 14, 2007 12:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

salam
merci frère Si Moh pour ce choix vue les contraintes entravant le développement du secteur phénicicole et aussi l'importance du palmier-dattier au maroc.



Sauvegarde des palmiers-dattiers


Sensibilisation et formation à la sauvegarde des palmiers-dattiers à Skoura (Région de Ouarzazate)
Etat : Projet de sensibilisation, en cours de conception

But :
Aider à valoriser et pérenniser le patrimoine végétal de Skoura, et notamment le palmier-dattier (Phoenix Dactylifera) , victime de 2 fléaux : le bayoud, champignon destructeur, et le trafic pour décoration de jardins.

De plus les palmiers-dattiers ne sont pas valorisés, leur rendement étant faible pour plusieurs raisons (dont la salinité de l'eau de Skoura, due en partie au système d'irrigation)

Moyens :

* Réunir les informations pertinentes, constituer un dossier complet sur les deux problématiques.
* Editer un fascicule simple à destination des habitants de la palmeraie.
* Réaliser des campagnes de sensibilisation
L’association Cœur de Palmier travaille depuis plus de 2 ans à la sauvegarde de la palmeraie de Skoura.
Les problèmes sont multiples, et le niveau de menace pour ces palmiers, très critiques :

L’EAU

•L’eau manque de plus en plus, des années de sécheresse ont réduit la nappe phréatique.
Par exemple un puits de 10m dans la palmeraie était à sec à partir de juillet en 2004 (et dès août en 2003)
•La nappe depuis ces 3 dernières années baisse de 1m/an.
Or, l’économie principale de la palmeraie, c’est l’agriculture ; aujourd’hui, seul l’apport de fonds extérieurs (familles ayant migré en ville ou à l’étranger) permet de survivre.

LES PALMIERS

Un trafic de palmiers a commencé en 2000 et a pris beaucoup d’ampleur en 2004. De quoi s’agit-il ?
Face au développement de certaines régions, notamment grâce au tourisme, certains viennent acheter les beaux palmiers du Grand Sud pour agrémenter leurs propriétés (de Marrakech, entre autres, mais on parle aussi de trafic jusqu’en Espagne !)
Ces palmiers sont achetés à prix symboliques : 100 Dhs, 50 Dhs, soit 10 ou 5 Euros, arrachés et transportés jusqu’au client. Les palmiers sortant de la palmeraie mesurent en général 10m.
Les habitants de la palmeraie ne résistent pas, par manque de sensibilisation au problème d’environnement, par pauvreté aussi.
Résultat : Etat actuel de la palmeraie fortement dégradé par arrachage de plus des 3/4 des palmiers mâles. (arrachage parfois sans les racines, forte mortalité lors des replantations à Marrakech) .
La palmeraie comptait 27 600 palmiers mâles en 2003, aujourd’hui il en resterait moins de 7000…

QUELLES SOLUTIONS ?

Martine CABAREZ (Cœur de Palmier) indique plusieurs voies pour résoudre le problème :

* arrêter l’hémorragie : En achetant les palmiers à la place des courtiers, sous condition de les laisser sur place - mais il faut savoir, qu’au prix auquel ils les vendent, ils auront les moyens de surenchérir…
*mobiliser les autorités pour éviter la perte de la palmeraie. Car même si le statut des terres est privé, une réglementation peut être mise en place. On attend avec impatience un décret qui permettrait d’enrayer le phénomène

surtout SENSIBILISER et AGIR :

Sur les conséquences de la désertification
Sur une nouvelle forme d’agriculture
Sur la valeur de leur patrimoine
Sur les problèmes d’eau et sa gestion
Motiver la population pour qu’elle retrouve le goût au travail
Azekka s’associe à l’action de Cœur de Palmier pour la défense d’un écosystème fragile, mais aussi d’une population qui souffrira bientôt des conséquences qu’elle n’a pas vues venir.
Si nous nous battons pour que les enfants de Skoura aillent à l’école, que les femmes apprennent à écrire, nous devons aussi nous battre pour préserver leur environnement et soutenir le développement de la commune... car ces enfants sont l'avenir de la Palmeraie de Skoura et sa circonscr1ption.

source: azekka.org
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MessagePosté le: Ven Fév 01, 2008 4:51 am    Sujet du message: Tafilalet : Un programme pour réhabiliter les palmeraies Répondre en citant

Tafilalet : Un programme pour réhabiliter les palmeraies de la région

Un programme de grande envergure a été lancé par l’ORMVA du Tafilalet en vue de la réhabilitation des palmeraies et des oasis de la région. Une enveloppe de 1,3 million de dirhams a été réservée à cet effet.

L’Office régional de mise en valeur agricole du Tafilalet (ORMVA/TF) a lancé un vaste programme de réhabilitation des oasis et palmeraies de la région, dont les deux tiers ont été ravagés par le bayoud, une maladie végétale qui s'attaque au palmier.

Ce programme, qui consiste en la plantation de vitro-plants, s'inscrit dans le cadre du Plan national de développement du palmier dattier élaboré par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime. Une enveloppe de plus de 1,3 million de dirhams est allouée à ce grand projet, dont une partie est financée par le Millenium Chalenge Corporation (MCC).
Dans le cadre de ce plan national, qui s'étale sur dix ans (2007-2017), ce sont 800.000 vitro-plants qui seront plantés sur 8.000 hectares, l'objectif étant de «restructurer et de repeupler les palmeraies, qui constituent une zone tampon et un patrimoine national d'une valeur inestimable», explique-t-on à l'Office.

Le programme prévoit aussi la création de nouvelles unités phoenicicoles pilotes servant de base à la vulgarisation de techniques modernes de conduite de palmier au niveau des périmètres hors des palmeraies traditionnelles.

Les besoins en vitro-plants par variété ont été déterminés sur la base d'une étude réalisée en 2000 auprès des agriculteurs de la région. Ces derniers privilégient les variétés de dattes qui font la fierté du Tafilalet, à savoir le mejhoul, boufeggous, nejda et bouzekri.

Dans le cadre de ce programme, L'ORMVA/TF assurera le suivi et l'encadrement des différentes actions entreprises lors de l'exécution du projet. Il s'agit d'actions de sensibilisation des agriculteurs bénéficiaires et d'acclimatation des vitro-plants au niveau de la Station expérimentale de mise en valeur d'Errachidia (Semva).

Rappelons que pour améliorer la productivité de cette filière fortement menacée par le bayoud, l'Etat a élaboré un plan national de restructuration et de développement des palmeraies. Ce plan, lancé pour la première fois en 1986 et actualisé en 1998, comprend l'extension et la reconstitution de la palmeraie, l'amélioration de la conduite technique du palmier dattier, de la production et des circuits de commercialisation. Le palmier dattier représente l'essentiel des cultures exploitées au niveau du Tafilalet. La région compte plus de 1,5 million de pieds produisant environ 26.000 tonnes/an (moyenne sur 10 ans), soit 26% de la production nationale.

Grâce au Plan national de restructuration et de développement des palmeraies, la production pourrait passer rapidement à 35.000 tonnes/an.
Le secteur phoenicicole génère quelque 1,5 million de journées de travail par an et participe à hauteur de 65% aux revenus des exploitants des oasis.

Le 30-1-2008
Par : MAP
http://www.aujourdhui.ma/
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MessagePosté le: Dim Mar 02, 2008 7:42 am    Sujet du message: «L'équilibre millénaire des oasis est aujourd'hui rompu Répondre en citant

Palmiers
«L'équilibre millénaire des oasis est aujourd'hui rompu et menacé de mort»


INTERVIEW Mohamed Houmymid, coordinateur national du programme de sauvegarde et développement des oasis


Le Programme Oasis Sud, communément appelé POS, a fait l'objet d'une restructuration fin décembre 2007. Cette appellation témoigne d'une évolution. Depuis lors, il porte le nom officiel du Programme de sauvegarde et développement des oasis.

Le programme était lancé par l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume (Agence du Sud) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et dont la mise en œuvre est assurée en collaboration avec les communes concernées, la Direction générale des collectivités locales (DGCL) du ministère de l'Intérieur, la wilaya, les provinces et le Conseil régional de Guelmim Es-Smara ainsi que les services extérieurs et les ONGs concernés par la problématique oasienne et le développement local.

La complexité et l'urgence d'agir dans les oasis du Sud interpellent plusieurs autres partenaires qui se sont engagés en faveur de ce programme à savoir : la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, les autres agences du Système des Nations unies (UNESCO, UNFPA, UNIFEM et ONUDI), la Banque africaine pour le développement (BAD), le gouvernement finlandais à travers le Centre de développement des terres arides du PNUD.

(A suivre)
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MessagePosté le: Dim Mar 02, 2008 7:44 am    Sujet du message: Suite interview Répondre en citant

Le Matin : Vous pilotez le programme de lutte contre la désertification, la lutte contre la pauvreté par la sauvegarde et la valorisation des oasis sud. Que font les communes ? Qui est concerné et dans quelle zone d'intervention ?

Mohamed Houmymid : Le Programme Oasis du Sud accorde une place de choix aux communes locales dans la planification, la mise en œuvre et le suivi de ses actions.

Ce recentrage sur les communes en tant que porteur principal du projet au niveau local permettra d'accompagner le processus de l'INDH, celui de la démocratie, de la décentralisation, la déconcentration et de la mise à niveau des communes engagées par le gouvernement. Pour ce faire, le POS met en place, en concertation avec ses partenaires institutionnels, une démarche globale et intégrée où la commune rurale/urbaine joue un rôle de leadership au niveau local. Cette démarche repose sur l'élaboration participative et concertée de plans communaux de développement économique et social qui intègrent les considérations environnementales et culturelles ainsi que les impératifs du développement humain durable.

Agir de manière concrète et concertée sur les facteurs déterminants de la désertification et lutter contre la pauvreté dans les oasis est l'objectif central de ce programme. Passer à l'action et le plus vite possible est un souci permanent de ce programme qui se veut à la fois une réponse immédiate aux pressions écologiques et sociales urgentes et parfois irréversibles, tout en s'inscrivant dans une vision du long terme et de durabilité.

En capitalisant sur la dynamique locale déjà mise en place par l'INDH, et en veillant sur le cadrage nécessaire en terme de coordination des stratégies de développement et d'aménagement du territoire, le POS ambitionne l'élaboration concertée d'une douzaine de plans de développement communaux et la réalisation concrète et participative des actions prioritaires qui touchent les femmes, les hommes et les ressources naturelles sur lesquelles ils vivent. Brassant plusieurs domaines et impliquant nombreux partenaires, ces actions intéressent particulièrement la gestion rationnelle de l'eau et la fertilité des sols, la conservation et le renforcement de la biodiversité ainsi que la lutte contre toutes les formes de dégradation.

La valorisation des produits du terroir et le développement des filières à forte valeur ajoutée sont une approche innovante que le programme promeut. L'écotourisme oasien et du désert, la conservation et la valorisation du patrimoine historique, architectural et culturel oasien ainsi que les énergies renouvelables représentent des alternatives à très fort potentiel pour le développement social et économique de la région. Le renforcement des structures locales et l'accompagnement technique des populations oasiennes et particulièrement le renforcement du rôle social et économique de la femme sont des stratégies transversales du programme.

Le cadre est donc fédérateur, il engage l'ensemble des forces vives de l'oasis, les communes rurales et urbaines et le personnel communal et municipal, les agriculteurs oasiens, les femmes et les jeunes vivant des ressources naturelles oasiennes, la société civile, le personnel de l'administration provinciale et des ministères impliqués, les institutions nationales de recherche/développement (académiques ou ONG) et le secteur privé (particulièrement du tourisme et de la valorisation des produits du terroir).

Pendant longtemps, dites-vous, l'oasis représentait la forme la plus achevée de développement durable. En quoi était ce modèle achevé ? Pouvez-vous donner des exemples ? Peut-être la région de Oued Noun qui a donné lieu à l'ouvrage de Ahmed Joumani ?

Les études et les informations disponibles sur les oasis ont effectivement révélé que ces anciens écosystèmes ont été très dynamiques et ont su assurer aux populations oasiennes une production riche, diversifiée mais aussi soutenue. Aux planx écologique et environnemental, ces oasis ont bien fonctionné comme barrière contre l'aridité et la progression des sables, et ont constitué un microclimat ayant permis l'association d'autres cultures.

D'ailleurs, l'une des caractéristiques de ces milieux est l'étagement des cultures sur trois niveaux. Une strate haute occupée par la palmeraie, une deuxième, au milieu, réservée aux arbres fruitiers (tels l'amandier, l'olivier, le figuier, le grenadier…) et un troisième niveau pour le maraîchage, les céréales, la luzerne et autres cultures basses. Cette manière de structurer le paysage agricole a fortement contribué au développement et surtout à la préservation de la diversité agricole appelée aussi agro-biodiversité dont l'importance génétique et patrimoniale n'est pas à démontrer.

Aux plans social et institutionnel, ces milieux sont dépositaires d'un savoir-faire riche et diversifié qui intéresse aussi bien la pratique de l'agriculture et l'agronomie saharienne que la gestion de la ressource précieuse « l'eau ». Les oasis sont aussi une référence en terme d'organisation et de gestion communautaire. Au plan socio-économique, les oasis, de par l'étagement des cultures et l'importance qualitative et quantitative de la production des dattes, ont assuré aux oasiens l'autosuffisance alimentaire et ont constitué une importante source de revenus. De par leur position géographique, la majorité des oasis ont fonctionné, pour une longue période, comme interfaces et étapes relais dans le commerce caravanier qui les caractérisait.

Source de vie et espace d'échange et de commerce, les oasis ont donc constitué un espace autour duquel se déclinait le développement local de tout le territoire. La gestion rationnelle des ressources, la diversification et l'importance de la production agricole et ses retombées socio-économiques, le rôle écologique et environnemental des oasis, l'importance accordée à la terre et au patrimoine phoenicicole par les oasiens sont autant d'éléments ayant permis de maintenir l'équilibre entre les ressources et les besoins des populations et expliquent pourquoi ces milieux étaient considérés comme un modèle le plus achevé du développement durable.

Pour quelles raisons les choses ont-elles changé ? Et pourquoi assiste-t-on à la disparition des oasis ?

L'équilibre qui constitue le secret de la durabilité, pour une longue période, de ces systèmes a été rompu. En effet, l'on assiste actuellement à des ressources en régression continue, à des besoins de plus en plus croissants et à une baisse de production en termes qualitatif et quantitatif et son effet pervers, la régression flagrante de la génération d'emplois et de revenus des oasis et l'exode rural. Cette situation découle principalement de la rareté des ressources d'un côté et du manque d'intérêt que manifestent les jeunes à l'égard des activités et de l'agriculture oasiennes, de l'autre.

Les effets combinés à d'autres facteurs dont notamment la parcellisation extrême consécutive aux successions et à l'héritage, l'effritement des structures traditionnelles de gestion de l'espace oasien, la densification humaine et l'extension urbaine au niveau de quelques oasis ont contribué à la réduction de l'espace oasien et constituent de sérieuses menaces pour l'avenir des oasis au sud marocain. D'ores et déjà, on note que certaines oasis sont dans un stade de dégradation assez poussé et ne sont plus en mesure d'assurer leur rôle face à la désertification et fae aux autres défis et enjeux.

La menace la plus dramatique est celle de l'eau. Où en est-on aujourd'hui ?

Certes, les oasis du Sud vivent une crise et une pénurie aiguës de l'eau suite aux dernières dégradations du climat d'un côté et surtout au recours au pompage de la nappe pour combler le déficit hydrique, d'un autre côté. Les conséquences inéluctables sont l'épuisement des nappes phréatiques, le dessèchement des khettaras et l'abandon des parcelles avec tous les problèmes socio-économiques qui en découlent. Sans pour autant oublier la désuétude des khettaras qui constituent un patrimoine national et la déperdition de tout un savoir-faire local et une ingénierie sociale qui lui ont été associés.Pour remédier à cette situation, le POS œuvre, avec le pôle Eau et Environnement de l'Agence du Sud, pour la mise en place d'un plan de gestion rationnelle de l'eau qui s'appuie sur l'économie de cette denrée au niveau du parcellaire agricole et la mobilisation des eaux de surface pour alimenter les nappes et contrecarrer les crues dévastatrices des oueds.

Au niveau de la parcelle, des essais d'économie de l'eau et d'amélioration de la structure des sols pour une bonne rétention de l'eau par l'usage des techniques de compostage appelé aussi agro-écologie, dans le but de montrer qu'avec une dotation hydrique faible on peut maintenir viable et productif un parcellaire, sont en train de se mettre en place.

Parallèlement, la direction nationale du POS qu'est l'Agence du Sud, entreprend actuellement une étude sur les ressources en eau au niveau de la province de Tata pour jauger des possibilités réelles de valorisation et de gestion intégrée de la ressource eau. Elle a par ailleurs initié un important programme de construction de retenus et barrages à l'amont des plus grandes oasis ; notamment au niveau des oasis de Fam El Hisn, Assa et Ifrane Anti-Atlas.

Le palmier qui faisait la richesse de ces modèles de vie est attaqué de toutes parts. Pouvez-vous faire le point ?

Le palmier se trouve actuellement dans une situation très difficile et préoccupante alors qu'il constituait, autrefois, le principal pilier de l'économie agricole et l'élément essentiel autour duquel s'organisait toute l'oasis par l'effet du microclimat qu'il offre aux autres cultures qui lui sont associées. L'oasis étant un système interdépendant, la crise de l'eau a engendré d'autres.

Celle du palmier se traduit actuellement par une perte continue de la superficie et de la production.

Outres les problèmes évoqués ci haut, on note le vieillissement du palmier, l'absence d'entretien (certaines palmeraies sont presque sauvages) et la pratique de conduites de cultures inadaptées. Sous l'effet principalement du bayoud et des autres facteurs de dégradation, le Maroc a perdu, en un siècle, plus de la moitié de son capital et patrimoine phoenicicoles. Se rapportant à la production, celle-ci est soit inexistante, et dans le cas où elle existe, elle est très faible par rapport aux normes et/ou de mauvaise qualité.

Quelles sont les autres menaces ?

Au fait, les oasis du Sud du Maroc constituent actuellement le théâtre des processus de désertification dans la mesure où les oasis souffrent de plusieurs maux et connaissent toutes les formes de dégradation. Après l'eau, les maladies des palmeraies et à leur tête la maladie du bayoud constitue une des principales menaces à laquelle s'ajoutent la salinité, l'érosion sous ses formes hydrique et éolienne ainsi que la pollution.

Y a-t-il vraiment urgence au point où l'on parle de la mort des oasis ?

Urgence ? Oui. Quand on apprend que tous ces facteurs de dégradation agissent simultanément et sensiblement avec la même acuité, on finit par réaliser l'ampleur du danger qui pèse sur les oasis. La tendance à l'aridification, suite aux changements climatiques, les effets des diverses mutations socio-économiques et culturelles que vivent ces systèmes sont autant de menaces qui aggravent la situation. Dans le scénario de la persistance de ces phénomènes et de la poursuite et la généralisation de la tendance actuelle, la situation devient de plus en plus préoccupante et même critique. D'où l'urgence de l'intervention et surtout la formulation et la mise place sans délais de vraies réponses bien structurées selon une démarche globale, intégrée et qui impliquerait l'ensemble des acteurs et partenaires locaux et à leur tête la commune locale.


Par Farida Moha | LE MATIN
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MessagePosté le: Lun Mar 03, 2008 6:40 am    Sujet du message: 774 palmiers plantés à Bani Moussi Répondre en citant

Ecologie
Pour lutter contre la désertification
774 palmiers plantés à Bani Moussi au Sud du Royaume dans le cadre du projet


Il paraît un peu étrange d'associer un rallye automobile à un projet écologique. Pourtant, c'est ce que vient de réaliser l'association Azekka, Students challenge et l'association Action carbone dans le cadre du projet "Green day".

En effet, les participants à ce rallye automobile, co-organisé par les trois associations, ont tous versé des dons pour financer l'achat et la plantation de palmiers dattiers dans le village de Bani Moussi, de la commune de Tissinte, dans la province de Tata. Depuis 2004, l'association Azekka mène dans les régions de Souss-Massa-Drâa des projets de développement liés à l'éducation et l'accès au savoir, le développement local et l'environnement, avec des échanges interculturels avec la France.

Le raid est la dernière manifestation réalisée par l'association. " On a voulu rendre ce raid le plus propre possible. Pour ce faire, les participants ont dû chacun racheter des crédits CO2 pour contribuer ainsi au financement des projets verts", affirme un membre du comité d'organisation. Les initiateurs du projet ont voulu entreprendre une action susceptible de générer des revenus pour le village de Bani Moussi.

Initialement, l'objectif était de planter 200 palmiers seulement mais les organisateurs sont parvenus à planter plus de 700 palmiers dattiers. Ce projet rentre dans le cadre de la lutte contre la désertification. L'objectif est de permettre aux populations du village d'une part, de se sensibiliser aux questions environnementales et, d'autre part, d'améliorer leurs conditions de vie par le développement de la culture du palmier dattier.

Dans la commune de Tissint, notamment le douar Bani Moussi en particulier, les ménages se basent essentiellement sur l'agriculture comme principale source de revenu. Une dépendance qui amplifie les pressions sur les ressources naturelles de la région, créant ainsi une situation défavorable à l'agriculture durable dans ces oasis fragiles.

Par ailleurs, la succession d'années de sécheresse a considérablement affecté les ressources économiques des paysans. Les conditions difficiles et l'orientation des habitants vers d'autres activités plus rémunératrices ont aggravé la situation des palmeraies de la région, résultant ainsi d'une forte désertification et une exode massive de la population vers d'autres villes. C'est pour cette raison que les responsables ont assigné à ce projet deux objectifs.

Le premier concerne la mise en place d'un cadre de vie adéquat pour la population du village à travers l'amélioration du niveau de vie des ménages. Le deuxième réside dans la diffusion chez les habitants de Tissint d'une culture écologique. Selon les organisateurs, le choix de la culture du palmier dattier est justifié par la place qu'elle occupe dans les oasis marocaines d'une manière générale et à Tissint en particulier.

Sur le plan économique, la datte est pratiquement la source de gain la plus importante dans ces régions puisqu'elle forme jusqu'à 60% de l'ensemble des revenus de l'exploitation phoenicicole. Elle constitue en même temps un support solide de l'activité commerciale entre le Sud et le Nord du Royaume. Sur le plan socio-culturel, le palmier dattier fait partie intégrante de la vie quotidienne des populations.

Il est également, pour eux, une source de fierté et de prospérité. Quant au rôle environnemental du palmier dattier, il faut souligner que ces plantations constituent des structures de base de l'agronomie dans les oasis. En effet, le palmier crée un microclimat indispensable au développement des cultures sous-jacentes allant jusqu'à trois étages de végétation (palmiers, arbres fruitiers, cultures basses annuelles ou pérennes). Il permet également de limiter l'avancée du désert.
Ce projet, réalisé et financé par le rallye Students Challenge et l'association Azekka, n'en est qu'à sa première édition. Les organisateurs comptent bien gagner la reconnaissance écologique dès la prochaine édition avec la participation de voitures moins polluantes.

La place du palmier au Sud du Maroc

Le palmier dattier constitue par ses multiples fonctions un pilier du système de production oasien. Il occupe une place très importante dans la vie des habitants des oasis, notamment dans la région du Tafilalet. En effet, le secteur phoenicicole constitue le support d'une activité commerciale entre le Sud et le Nord du pays et concoure à la stabilité des populations des oasis par la création de plus de 1,5 million de journées de travail annuellement. Le palmier dattier est très utilisé dans le secteur de l'artisanat L'Etat avait mis en œuvre un Plan national pour le développement des palmeraies du Sud marocain. Ce plan avait démarré en 1986 puis il a été actualisé en 1998.

Il s'articule autour des orientations de l'extension et reconstitution des palmeraies, de l'amélioration des techniques de conduite du palmier dattier, et la valorisation de la production et l'amélioration des conditions de commercialisation des dattes. Par ailleurs, les fruits du palmier dattier sont très prisés en raison de leurs valeurs nutritionnelles. En consommant 50g seulement de dattes, une personne reçoit près de 150 Kcal. Les dattes restent donc des aliments de choix pour le travail musculaire d'autant plus qu'elles fournissent également des vitamines du groupe B. Ce sont des fruits conseillés pour les sportifs, notamment les pratiquants des sports d'endurance.


Par Mohamed BADRANE | LE MATIN
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