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zgrita
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MessagePosté le: Sam Mar 22, 2008 8:34 am    Sujet du message: Répondre en citant

Exposition
Un regard neuf sur la capitale
Stefano Ciannella explore les richesses visuelles de Rabat



Depuis le 5 mars, l'Institut Français de Rabat expose une sélection des magnifiques photographies ayant fait l'objet du beau livre «Rabat, une dame pour le Bouregreg ».

Ces belles images sont l'œuvre de l'artiste-photographe, Stefano Ciannella qui, durant plusieurs semaines de son reportage, a pu côtoyer de très près les habitants de la capitale pour mieux les connaître et les apprécier à leur juste valeur. Ces mêmes habitants «ont fait montre d'une ouverture d'esprit sans égal et d'un intérêt très encourageant», nous confie l'artiste. Une démarche professionnelle qui a fait de son travail une sorte d'archives précieuses pour l'histoire de cette ville. Comment rester insensible à ces superbes photos et à la ville qui les a inspirées ?
Celle-ci, réputée pour son calme et sa sérénité, est devenue actuellement un vivier de grands chantiers qui transformeront, sans aucun doute, son visage dans l'avenir. Stefano Ciannella a, à travers son objectif et sa vision de connaisseur, ancré à jamais des scènes et des images qu'on ne reverra peut-être plus dans quelques années.

Pour cet artiste de talent, la photographie n'est qu'un prétexte et un pur instrument d'expression artistique. «J'interviens sur la ville et sur le sens de l'espace et du passage de chaque être. Habiter les lieux, mais être aussi habité par les lieux». C'est, en effet, ce qu'à fait Stefano avant de procéder à ce décryptage bien méticuleux. «Compréhension de la ville, photographie, perception visuelle et étude de l'espace. Des images d'architecture qui mènent à l'architecture des images», précise-t-il ajoutant que son souhait est de chercher et imaginer la ville comme une scène en plein air, ouverte à toutes les combinaisons possibles. Parfois, les lieux donnent autre chose.

Parfois, la réalité se mêle au souvenir et à l'imagination. Ainsi, S.Ciannella voit les villes comme des rideaux comme des visions infinies. Selon lui, la recherche naît de la passion pour la matière des lieux, de l'envie, mieux encore, du besoin de percevoir l'espace comme un trait d'union. Un plein qui véhicule sensations, émotions, énergies et qui évoque la mémoire du mouvement et de l'action. «Je veux éloigner l'idée du vide en tant qu'absence, pour me rapproprier le sens profond de lieu, en tant que manifestation de ce qui est de la civilisation et de la projection de soi. L'espace est plein, toujours, il interagit au contact, prend la forme de chaque passage. Il est présent et articulé avant même qu'il n'y ait une construction».

Ces photos restituent, en effet, toute une panoplie de scènes et de petits détails qui ne s'offrent pas au premier regard, car Rabat laisse doucement le temps au voyageur de la découvrir, de la chercher derrière chaque tournant et après chaque carrefour.Coproduite par l'Institut Culturel Italien et l'Institut français de Rabat, cette prestation rend un vibrant hommage à Rabat, capitale chargée d'histoire, côtoyant aussi bien l'authenticité et le modernisme. Stefano Ciannella, qui n'a jamais eu l'occasion de la visiter auparavant a, donc, le mérite d'immortaliser, avec un regard neuf d'artiste sensible, des vues imprenables de l'histoire de Rabat, en remontant à travers le temps et l'espace et en joignant son charme d'antan à ses traits de modernisme.

Un brillant parcours

Né à Naples en 1971, Stefano Ciannella est diplômé de la prestigieuse Ecole Bauer de photographie de Milan où il a, également, étudié la culture visuelle, l'histoire de l'art et de la photographie. Son voyage à New York lui a permis de développer sa recherche photographique qui se concentre sur l'étude du rapport entre l'homme et le paysage urbain.
«Déçu» par un Extrême Occident, qui se présente à ses yeux usé et enchaîné au mythe d'un faux bien-être, Stefano se tourne vers les atmosphères chaudes des villes méditerranéennes, qui ne sont pas encore contaminées par l'anxiété du devoir-être.
Pour lui, Rabat, Casablanca, Istanbul, Beyrouth, Marseille, Damas et même Naples sont des lieux d'élection par excellence où l'artiste espère chercher et trouver la chaleur maternelle, méditerranéenne, capable de redonner un sens et un espoir à la vie humaine.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN
Publié le : 21.03.2008 | 14h33
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zgrita
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MessagePosté le: Sam Mar 22, 2008 8:48 am    Sujet du message: Répondre en citant

«Al Khayma, tente noire du Sahara»
Rahal Boubrik et Saâd Tazi zooment sur la beauté et la magie de cette demeure sahraouie


Encore un beau livre aux Editions Marsam. Mais, cette fois-ci c'est tout un ouvrage où il est question de la Khayma, la fameuse tente noire comme l'a appelée dans sa préface Ali Benabdelkader Squalli.


Cette habitation nomade a, de tout temps, suscité un intérêt tout particulier chez les citadins, vu sa splendeur et sa magie exceptionnelles.
Ayant connu de nombreuses transformations dans notre époque, celle-ci «constitue l'une des composantes fondamentales de la beauté du Sahara atlantique et de son éternel attachement à son passé et à son présent», écrit A. Squalli.
En parcourant ce livre, rassemblant textes, images et dessins convergeant tous vers cette belle demeure sahraouie, nous constatons qu'il y a toute une histoire ancestrale, des traditions et des coutumes transmises de génération en génération sans subir une quelconque altération au cours du temps. C'est tout simplement parce que ces populations nomades tiennent beaucoup à leur mode de vie bien particulier.




Ecrit par deux spécialistes du Sahara qui ont une profonde connaissance des régions du Sud, cet ouvrage apporte, également, plusieurs informations sur le savoir-vivre de la population sahraouie. Les co-auteurs l'ont côtoyée de très près pour nous révéler ses vérités, son quotidien un peu spécial, mais constituant toute une civilisation très ancrée dans les régions du Sud. Ainsi, sont relatés les réunions des femmes dans la Khayma, dans leur coin réservé spécialement pour elles, la cérémonie du thé qui a une saveur bien sahraouie, le jeu du Sig que les femmes pratiquent à l'intérieur, les activités domestiques quotidiennes, la course des dromadaires, les jours de fête et de fantasia, entre autres, mettant en relief le rôle de la femme dans le quotidien de la tente.

Ce rôle qui lui permet de s'occuper des enfants, des tâches ménagères, de la fabrication du beurre et de la crème, du maintien de l'équipement de la tente, du tissage et de la fabrication de cette même tente qui est le cœur battant de la vie au désert. D'ailleurs, comme l'expliquent bien les auteurs du livre, «le terme qui désigne le mariage est dérivé de khayma, tkhayyam, qui veut dire, il s'est marié, mtkhayam, mtkhayma, marié(e).
C'est aussi une expression de statut social. Khayma kbira, une grande tente, signifie tente d'une personne généreuse, brave ou notable». Khayma sghira signifie, bien sûr, famille radine, non hospitalière. Autant de mots et d'expressions très connus dans ce monde nomade, vivant en collectivité et maintenant des liens avec une grande solidarité.

Celle-ci est exprimée en premier lieu par la fabrication collective de la tente avec tout un cérémonial accompagnant cette confection en groupe appelée «twiza».
Cette même tente est en train de disparaître progressivement, au profit de la sédentarisation, de plus en plus croissante, des hommes du désert. Rahal Boubrik et Saâd Tazi ont aussi relevé toute la différence entre les tentes des pays arabes ou asiatiques, ainsi que la composition de chacune, avec une ressemblance très frappante des Khayma de certains pays, tels le Maroc, la Mauritanie, l'Algérie et la Tunisie.
«La tente est aussi une représentation sociale, culturelle, symbolique. C'est la projection dans l'espace d'un corps social et une représentation du monde. Elle est l'espace où se vit, se pratique et s'imagine l'univers des Bédouins». Malgré sa disparition progressive, la Khayma reste toujours présente dans les moussems, fêtes et festivals sahraouis.

Les coauteurs du livre

Rahal Boubrik et Saâd A.Tazi, deux anthropologues, dont le premier, professeur à l'Université d'Agadir, est spécialiste dans l'histoire du Sahara, ayant déjà publié des livres relevant de sa spécialité, notamment «Saints et société en Islam», «La Ville dans la société bédouine», «Etudes Sahariennes» et «Sahara Atlantique».
Quant au second, Saâd Tazi est réputé pour sa grande passion pour la photo et sa profonde connaissance des provinces du Sud qu'il a parcourues depuis de nombreuses années. Ce poète-photographe a su restituer la beauté et la magie des lieux et de leurs nobles occupants.
Il a trois ouvrages sur le Sud, dont «Sahara Atlantique» et «Splendeur du Sud Marocain». Leur nouveau-né «Al Khayma, tente noire du Sahara» met bien en exergue leurs connaissances et leurs recherches très approfondies sur le terrain.


Par O. B | LE MATIN
Publié le : 21.03.2008 | 14h31
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zgrita
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MessagePosté le: Sam Mar 22, 2008 8:54 am    Sujet du message: Répondre en citant

«Origines», une identité plurielle
Amin Maâlouf raconte l'histoire de sa tribu et autres nomadismes


«Je suis d'une tribu qui nomadise depuis toujours dans un désert aux dimensions du monde. Nos pays sont des oasis que nous quittons quand la source s'assèche, nos maisons sont des tentes en costume de pierre, nos nationalités sont affaire de dates ou de bateaux.



Seul nous relie les uns aux autres, par-delà les générations, par delà les mers, par-delà le Babel des langues, le bruissement d'un nom…»
C'est de l'histoire de cette «tribu», celle des Maâlouf, et de son «nomadisme» qu'il est question dans ce livre. Une véritable odyssée, dont les personnages, des hommes et des femmes, qui ont réellement existé et ont fait partie de l'une des grandes familles chrétiennes du Mont Liban, alors, sous domination Othomane et dont les origines se perdent dans l'obscurité des siècles. Beaucoup de ses membres, dont la famille de l'auteur, sont restés au Liban, d'autres, des oncles, des tantes, des cousins et cousines ont émigré en Amérique, au Cuba, en Egypte, au Soudan ou en Australie.

Ce n'est, sans doute, pas par hasard, et certainement pas pour le simple plaisir de remonter le temps et le fil de son ascendance, qu'Amin Maâlouf s'est attelé à l'écriture d' «Origines». Certes, la curiosité de tout connaître sur certains membres de sa famille a été quelque peu à l'origine de sa démarche, autant que le désir de les tirer de l'oubli qui a fini par les envelopper ; tout particulièrement son grand-père, poète humaniste, grand orateur moderniste et fondateur d'école, mais il avait sans doute à cœur de réaffirmer, également, son idée au sujet de l'identité développée ailleurs, et sa fascination pour les gens du voyage et de la mobilité. Plus exactement, «Origines» était à ce propos une aubaine pour conforter ses idées, leur donner force et consistance.

Lui-même, issu d'une famille chrétienne du Liban, dont une grand-mère d'origine turque et dont certains membres, catholiques au départ, se sont convertis au protestantisme, vit, présentement, en France, dont il aime à dire qu'elle est sa «patrie d'adoption», tandis que les autres membres de sa famille se sont implantés, soit aux Etats-Unis, soit en Australie. Il écrit à ce propos : « Je n'ai jamais éprouvé de véritable appartenance religieuse – ou alors plusieurs, inconciliables ; et je n'ai jamais ressenti, non plus, une adhésion totale à une nation, tant il est vrai, que là encore, je n'en ai pas qu'une seule. En revanche, je m'identifie, aisément, à l'aventure de ma vaste famille, sous tous les cieux ».
C'est au hasard d'une discussion avec un ami espagnol, ancien diplomate à Cuba, que sa curiosité fut éveillée pour ce qui reste de la famille de l'un de ses grands oncles paternels émigrés dans ce pays au début du 20e siècle.

Il a fallu, cependant, qu'il reçoive de sa mère, quelques vieilles lettres appartenant à son grand-père, puis toute une valise de documents, essentiellement des lettres, dont la plus vieille remonte à 1889, pour que la simple curiosité se transforme en projet : celui de retracer l'histoire de sa famille à partir du milieu du 19e siècle, grâce à ces documents précieux et abondants.
Tout y était en effet, des correspondances de son grand-père avec ses frères, des notes, des poèmes, des documents comptables, des articles de presse, tout ce qu'il fallait pour restituer l'histoire des siens à partir d'un arrière grand-père du milieu du 19e siècle.

L'entreprise de Maâlouf n'est, cependant, pas originale dans sa famille. Un autre auteur avait déjà retracé l'histoire séculaire des Maâlouf jusqu'au début du 20e siècle. Il lui sera d'une grande utilité pour reconduire l'entreprise.
Tout commence par l'ancêtre Tanous, agriculteur de son état, qui ne fait pas de grandes études mais qui, en revanche, se marie de manière peu orthodoxe pour l'époque : par amour.
Mais c'est son fils, Botros, qui se montre encore plus original. Inconformiste, peu porté à la croyance religieuse, moderniste intraitable qui ne se couvre jamais la tête comme le veut la coutume et la bienséance. Il aggrave son cas aux yeux des villageois, en persistant dans son célibat jusqu'à l'âge de 44 ans.

Autrement, c'est un poète, un orateur et un partisan de l'école mixte où garçons et filles partagent les mêmes classes. Nous sommes en 1912. Le Liban n'existe pas encore, sinon comme petit département de l'empire Othoman, l'homme malade de l'époque dont on commence déjà à perdre espoir de la possibilité de son rétablissement. L'Occident industriel, libéral et agressif se fait de plus en plus pressant et partout dans l'empire, des hommes, subitement informés sur la menace qui les guette, se demandent comment l'Orient en est arrivé là. Botros était de ceux-là.
C'est pourquoi, il refusait de quitter son pays pour émigrer ailleurs, comme c'était le cas pour beaucoup de syro-libanais de l'époque. Botros était convaincu qu'il suffisait de généraliser l'instruction et d'adopter les sciences et le savoir des Occidentaux et surtout leurs méthodes de travail pour les égaler, sinon les surpasser. Il attendra jusqu'à sa mort. Entre temps, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour contribuer à la renaissance de l'empire.

Il ouvre des écoles, écrit dans les journaux, compose des poèmes exaltant les valeurs de progrès et de modernité, celles-là même que défendaient les Jeunes Turcs. On connaît la suite. L'empire n'a pas pu survivre à ses convulsions, exception faite de la Turquie kémaliste. Le reste de l'Orient est tombé dans la dépendance des puissances étrangères. La déception du grand-père n'en fut que plus grande.
A l'opposé de Botros, son frère Gebrayel n'a jamais eu d'autres rêves que celui, beaucoup plus prosaïque, que partage le commun des mortels : bien vivre autant que faire se peut, là où il est possible de le faire. Il émigre d'abord aux Etats-Unis comme beaucoup d'autres l'ont fait dès le début du siècle, puis s'installe définitivement à la Havane à Cuba où il fait fortune, se lie d'amitié avec les grandes figures du pays avant de mourir dans un accident de voiture dans des conditions brutales.

Il aura cependant le temps de fonder une famille dont Amin Maâlouf rencontrera l'un des membres, quelques décennies plus tard.
D'autres personnages, tout aussi admirables, surgissent de cette fresque où chaque parole, chaque événement sont validés par des documents authentiques que l'auteur a vérifiés auprès des survivants.
On peut lire ce livre comme un roman, un roman vrai et de surcroît un roman de la dimension des grands.

On peut le lire comme une somme de petites histoires, celles d'une partie la communauté chrétienne du Mont Liban, qui éclaire la grande Histoire, celle d'une partie de l'empire Othoman et la difficulté pour elle de survivre aux assauts de la modernité.
On peut également le lire pour le plaisir du texte, un texte brodé par un grand écrivain à qui on doit des œuvres de valeur dont «Léon l'Africain», «Les Croisades vues par les Arabes», «Samarcande», ou «Les Jardins de Lumière» entre autres chefs-d'œuvre de la littérature humaniste.

La diversité est notre richesse

Le titre «Origines» évoque la mobilité, l'incertitude des chemins et des aboutissements. Amin Maâlouf le préfère au terme "racines", souvent usité pour évoquer l'appartenance familiale, culturelle ou ethnique: «…Les racines s'enfouissent dans le sol, se contorsionnent dans la boue, s'épanouissent dans les ténèbres ; elles retiennent l'arbre captif dès la naissance(…)Les arbres doivent se résigner, ils ont besoin de leurs racines; les hommes pas (…). A l'opposé des arbres, les routes n'émergent pas du sol au hasard des semences. Comme nous, elles ont une origine.

Origine illusoire, puisqu'une route n'a jamais de véritable commencement ; avant le premier tournant, là derrière, il y avait déjà un tournant, et encore un autre. Origine insaisissable, puisqu' à chaque croisement se sont jointes d'autres routes, qui venaient d'autres origines». On reconnaît là, une idée forte développée par Maalouf dans son livre «Les Identités meurtrières», selon laquelle nos identités sont multiples et se croisent pour ne former qu'une seule humanité, dont la seule richesse réside dans sa diversité.


Par MOURIDE Abdelaziz | LE MATIN
Publié le : 21.03.2008 | 14h29
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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 3:55 pm    Sujet du message: Web et TV Répondre en citant

Web et TV unis dans la promotion du livre

Un nouveau site internet vient de voir le jour dans le monde de l'actualité littéraire. À la croisée d'internet et de la télévision, Web-TV-Culture propose un format original et vivant permettant à tous les amoureux du livre d'échanger opinions, avis et coups de cœur, qu'ils soient auteurs, éditeurs ou simples lecteurs.

C’est par l’intermédiaire d’interviews filmées que les internautes découvrent l’actualité littéraire et le parcours des auteurs venus faire la promotion de leur dernier ouvrage. Chaque interview est également l’occasion, pour un éditeur, de donner son avis sur l’auteur et l'ouvrage qu'il vient présenter.

Une dernière rubrique, destinée aux lecteurs, les invite à laisser un commentaire sur ce qu’ils viennent de voir ou de lire. Enfin, au terme de leur navigation, les internautes peuvent commander directement sur le site les livres qui y ont été chroniqués. Espérons que cette nouvelle plateforme de promotion du livre, qui prétend s’adresser à l'ensemble des genres littéraires (romans, essais, guides, bandes dessinées…) et aux maisons d’édition de tous bords, saura séduire les internautes et réconcilier, autour et au service de l’amour du livre, des médias souvent concurrents.


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Jeudi 27 Mars 2008
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MessagePosté le: Lun Avr 14, 2008 5:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant





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MessagePosté le: Mer Avr 23, 2008 11:59 am    Sujet du message: Répondre en citant

naim a écrit:
لماذا غابت القراءة في حياة الأسرة؟

إن القراءة ذات أهمية كبرى في حياة الإنسان لأنها تصقل مواهبه وملكاتِه وتُعينه على التفكير واستخدام العقل في تصرفاته وسلوكياته، يقول المولى عز وجل: "أفلا تتفكرون." الأنعام: 5

إن كلمة إقرأ سبب الحضارة الإسلامية امتثالا للأمر الإلهي (قل هل يستوي الذين يعلمون و الذين لا يعلمون إنما يتذكر أولوا الألباب)- الزمر 9

ونتساءل كيف نُعرَف بغير قراءة ؟
وكيف نصِل الحاضر بالماضي بغير قراءة ؟
وكيف نبني المستقبل على أسس بغير قراءة ؟
وكيف نتعرف على تجارب الأمم و الشعوب قديما وحديثا الأصدقاء منهم والأعداء بغير قراءة ؟
عظماء التاريخ وعباقرة الزمان، كيف نستدِلُّ عليهم بغير قراءة ؟


إن القراءة أصبحت سلوكا متبعا في الأمم المتحضرة
وخلاصة القول: إن الفرق بيننا وبين من سبقونا في ركب الحضارة ومضمار المدنية هو أن هؤلاء يقرؤون بل يُدمِنون القراءة فينضج تفكيرهم وتسمو شخصياتهم







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MessagePosté le: Lun Avr 28, 2008 4:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant



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MessagePosté le: Sam Mai 24, 2008 7:25 am    Sujet du message: Une dame pour le Bouregreg Répondre en citant

Beau livre
«Rabat, une dame pour le Bouregreg»
Subtile mélange de photos et d'histoire, l'ouvrage met la mémoire en mouvement



Quand un photographe de talent et une historienne de renommée combinent leur savoir faire, cela donne «Une dame pour le Bouregreg».





Ce beau livre, signé Amina Aouchar et Stefano Ciannella invite le lecteur à une balade à travers un Rabat qui s'ouvre à lui et s'offre à son regard, en douceur et avec beaucoup de réserve. Et l'on découvre une ville dans tous ses états, telle qu'on ne l'a jamais vue.

Dotée d'une sensibilité à fleur de peau, Stefano Ciannella se laisse emporter par un élan lyrique que laissent transparaître ses photos. Lyrisme auquel font échos les textes de Amina Aouchar, qui lèvent le voile sur une partie du patrimoine historique et culturel que renferme la capitale administrative. Au fur et à mesure que l'on égrène les pages, la ville majestueuse dévoile ses secrets. Sans trop l'agresser ou la brusquer, le photographe suit cette dame, la charme tel un amant, un amoureux langoureux, pour enfin la dompter et la soumettre à son objectif. Majestueuse, elle laisse entrevoir petit à petit ses trésors les plus enfouis.

Ancrée dans l'histoire, Rabat se tourne fièrement vers un avenir prometteur qu'elle aborde avec assurance. «Au bout du siècle dernier, Rabat surgissait, telle une oasis saharienne insolite au bord de l'Atlantique», écrit l'historienne, avant de poursuivre : «Trois casbahs, trois citadelles s'égrenaient le long de l'oued, juchées sur les hauteurs, cernées de champs de blé et d'orangeraies. Puis la ville s'est agrandie, maisons et immeubles ont envahi les cultures, ravaudé le tissu de la cité. Toutefois, Rabat a su préserver ses carrés de verdure, en créer de nouveaux, ouvrir des espaces paisibles et planter des rangées d'arbres le long de ses avenues. Rabat est un jardin où vieux citadins amoureux de leur cité et nouveaux venus aiment flâner les jours fériés.»

Cette cohabitation entre présent et passé, la fait ressortir dans ses clichés. Tantôt solennels, tantôt enjoués, les différents sites de la ville fleurent bon l'harmonie et la symbiose. Loin des sentiers battus et des idées reçues sur la capitale, l'artiste va au-delà du folklorique pour toucher l'âme de la ville. «Par l'image «mouvante», je cherche l'émotion, l'âme.
Hors du temps. Outre l'espace. J'entre dans la circularité», avoue-t-il. «La recherche naît de la passion pour la matière des lieux, de l'envie, mieux encore, du besoin de percevoir l'espace comme un trait d'union. Un plein qui véhicule sensations, émotions, énergies et qui évoque la mémoire du mouvement et de l'action», écrit-il plus loin. Souvent, ce chasseur d'images surprend sa dulcinée dans ses moments de sérénité et de solitude. Personnage principal de son histoire, elle ne souffre pas de concurrence. Personne n'ose lui voler la vedette.
Les rares âmes qui figurent sur ses photos sont soit floutées, soit placés en second plan. Ils font office de figurants devant la star incontestée. Au moment où le photographe livre ses belles œuvres, l'historienne accompagne le lecteur dans ce voyage dans le temps et dans l'espace.

Opérant en véritable guide, elle suit une démarche didactique mais très agréable. Elle éclaire la lanterne, du récepteur, sur l'histoire des lieux, anecdotes et petites histoires à l'appui. Amina Aouchar prend comme point de départ, les pratiques et les usages de certains lieux à présent, pour ensuite effectuer un flash back dans le passé en vue d'expliquer comment ils étaient dans les époques révolues et qui les peuplait dans le temps.

C'est ainsi qu'on apprend que les Oudayas, Bab el-Alou, El-Gza, l'avenue Mohammed V, l'Agdal… n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui et que Rabat, l'éternelle dame de Bouregreg «incorpore jalousement le nouveau dans l'ancien».

«Rabat, une dame pour le Bouregreg». texte Amina Aouchar, photographie, Stefano Ciannella. Senso Unico éditions.

Brin d'histoire

«… Ce n'est qu'au début du XXème siècle, lorsque Rabat devient la capitale du Royaume et que le roi est appelé à y séjourner une bonne partie de l'année, que le palais subit des transformations importantes, particulièrement sous le règne du défunt roi Hassan II et de Mohammed VI. Ainsi deux grandes portes ont-elles été récemment réaménagées.

Lors des cérémonies officielles, le roi, précédé par les trompettes des hérauts juchés au-dessus du linteau, sort par une porte haute, élégante ouverture richement décorée. Un peu plus loin, la porte des Hôtes, bel ouvrage de bronze et de cuivre, est surmonté de marbre sculpté, de faïences et d'un large linteau de bois couvert de tuiles vertes, suivant les canons de l'art marocain le plus classique.

Cette entrée est précédée d'une cour dallée, encadrée par des massifs de rosiers. Elle ouvre sur une grande salle au plafond en carène renversée, décoré de cèdre sculpté et peint. Un escalier imposant descend vers un large patio planté de cèdres et de bosquets. Dans cette cour, lors des fêtes nationales, le roi reçoit invités étrangers et notabilités du pays, cérémonie rythmée par l'orchestre des khamsa ou khamsin (cinquante-cinq). Sur trois côtés de la cour, sont aménagées des galeries qui bordent des salons richement meublés. Pendant le mois de Ramadan, dans l'une de ces salles se déroulent el-dourous el-hassaniya, les conférences religieuses, une tradition inaugurée par feu Hassan II».



Par Kenza Alaoui | LE MATIN
Publié le : 23.05.2008 | 17h14
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MessagePosté le: Sam Mai 24, 2008 7:31 am    Sujet du message: Dalal mon amour Répondre en citant

Polar
«Dalal mon amour» de Jean-Pierre Koffel
Une belle saison pour mourir



Ne vous avisez pas de vouloir laisser votre nom à la postérité en écrivant des livres, vous risqueriez d'y laisser votre peau avant même de goûter au plaisir de bomber le torse de fierté en admirant votre portrait sur la quatrième de couverture.



Vous prenez le conseil pour une plaisanterie de mauvais goût ? A vous de voir, mais vous seriez bien naïf de croire ce que vous dites alors que les cadavres de postulants à la gloire par la plume jonchent les rues de Nice et de Grenoble et que l'affaire prend des proportions telles qu'on a soupçonné un moment qu'il s'agissait de règlement de compte à caractère éminemment politique.

Des preuves ? Ce livre intitulé banalement (pour les besoins de la cause sûrement) : «Dalal mon amour» et signé par un fin limier qui n'en est pas à son premier essai en matière d'investigation sur des affaires aussi scabreuses que le terrorisme international, le rapt et autres sombres affaires plus ou moins crapuleuses. J'ai nommé, bien sûr, notre spécialiste maison roman policier (en chef) Jean-Pierre Koffel .

Ne lui doit-on pas déjà, depuis 1994, une bonne dizaine d'ouvrages où le plaisir du bon mot le dispute à celui de la surprise et du voyage.
«Nous l'appellerons Mehdi »c'est son premier, suivi d'autres tels : «Des Pruneaux dans le tagine» ; «Pas de visa pour le paradis d'Allah» ; «L'Inspecteur Kamal fait chou blanc» ; «Rapt à Inezlane» et bien d'autres. Né à Casablanca en 1932, agrégé de Lettres classiques, J-P. Koffel est un retraité de l'enseignement où il a exercé en tant que professeur de français au lycée Moulay Abdellah notamment, et ailleurs. Il vit actuellement à Kenitra.

Alors ces cadavres de postulants à la vie éternelle dans les rues de Nice et de Grenoble ? Ah, Oui, justement ! C'est le sujet de «Dalal mon amour», le dernier thriller donc de Koffel. Ne vous méprenez pas, à part ce titre un tantinet «Nous deux», il n'y a pas un seul mot d'amour durant tout le trajet qui fait quand même quelques 184 pages. Pas tendre la vie dans le milieu éditorial comme on pourrait se l'imaginer, eh, oui, le milieu, comme tous les milieux du business, carbure au fric et à la notoriété.

Il faut faire du chiffre, beaucoup de chiffre pour faire du fric, et pour ce faire, tous les moyens sont bons, y compris l'assassinat. L'assassinat ?! Oui, l'assassinat, le meurtre si vous voulez, vous avez bien entendu! Pas n'importe lequel, mais celui des écrivains, surtout si leurs livres font déjà recette. Car voyez vous, pour un écrivain mort, pas de vieillesse ni une longue maladie, non, surtout pas, mais une belle mort, dans des conditions obscures, scabreuses, une mort violente mais énigmatique, celle dont raffole la presse people et dont elle fait son chou gras pendant des mois, voire des années, voilà un écrivain qui mérite bien son nom, un écrivain qui fait parler de lui, qui crée l'événement à son corps défendant, en étant lui-même l'événement.

C'est celui dont raffolent les éditeurs par excellence. Et la belle Dalal dans tout ça? Eh, oui, elle est belle la Dalal, un canon hors normes, nous dira Mekki Mollato, le narrateur attitré, Pour sûr qu'elle est belle, mais pas seulement. Il faut parfois se méfier des anges surtout quand il y a un flingue au ceinturon, nous apprendra le même Mekki, ou mikki pour les intimes, narrateur, mais également écrivain (donc , avec un peu de chance, candidat à la gloire posthume) et musicien compositeur et bien d'autres choses encore. Nous sommes en France mais le Maroc n'est pas très loin. Il y a du beau monde dans la galerie, un auteur d'un livre qui fait scandale, une roumaine en rupture de banc avec l'ancien régime, un serbe, des auteurs de livres porno, et tout autour, un éditeur, un colonel des Services secrets mis à l'index dans le brûlot en question et qui vient régler des comptes, sa maîtresse, épouse de l'auteur du brûlot, notre Mekki et son ami Archie.

Et bien sûr la belle Dalal. Enfin une ménagerie du tonnerre. Tout ce beau monde est embarqué dans une caravane. Du livre s'entend. Je vous dis pas. Ça remue de partout. Un vrai jeu du chat et de la souris. Ce n'est pas le meilleur de ce qu'a écrit Koffel, mais c'est comestible.

Vivre et laisser mourir

Soit le fringant et galant colonel Bribech, des Services secrets.
Soit le charmant M. Basket, auteur d'un brûlot, d'un best, sur certains dessous pas très jolis, jolis. Soit M. Malaria, un éditeur qui prend le mors aux dents et le taureau par les cornes.

Et la terrible, la fougueuse, l'intraitable Dalal qui veut venger l'honneur et la mémoire de son papa chéri et vous envoie vos quatre vérités à la figure.
Et des accidents stupides. Avec en toile de fond Nice, la Baie des Anges, les Alpilles en flammes, le Mercantour et ses torrents en crue. Un été meurtrier et tout plein de petits comparses sympathiques qui vous iront droit au cœur.



Par Abdelaziz Mouride | LE MATIN
Publié le : 23.05.2008 | 17h19
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MessagePosté le: Sam Mai 24, 2008 7:36 am    Sujet du message: Les oliviers de Renoir Répondre en citant

Parution
Les oliviers de Renoir
Un poème en photos


C'est comme une forêt d'oliviers où chaque arbre est marqué par un poème que se présente ce livre. En marchant entre ses allées ou plutôt en feuilletant ses pages, vous êtes pris dans un magma de romantisme sombre et délicieusement
mystérieux.






Ce sentiment découle forcément de la rencontre magique entre la photographie et la poésie. A l'origine de cette union intemporelle, deux hommes partagent la même passion pour l'olivier, un arbre mythique. Il s'agit de Jacques Renoir et de René Latapie.

Le premier est un photographe qui a immortalisé par son objectif des dizaines d'oliviers du domaine de sa famille, «les collettes», tandis que le second est un poète qui a créé une œuvre il y a plus de vingt ans sans jamais penser la publier. Jacques Renoir passa son enfance dans la demeure familiale, propriété acquise par son arrière grand-père, Auguste Renoir, en 1907.
Le peintre devait ainsi sauver les oliviers millénaires du parc menacés de destruction par un spéculateur immobilier.
Leur rencontre, pourtant fortuite mais fructueuse, permet aux deux artistes de rassembler leur savoir-faire dans un ouvrage magnifique «Les oliviers de Renoir» édité aux éditions L'Ormaie.

Le livre nous dévoile un poème photographique inventé par l'alchimie des mots associés à celle de l'image. La beauté du poème, son lyrisme, ses vers entraînants et solides illustrent magnifiquement les photos en noir et blanc si mystérieuses et si profondes. Plus qu'un simple livre, «Les oliviers de Renoir» est en fait une puissante évocation de la beauté de cet arbre et un grand hommage rendu au peintre impressionniste dont la France fête cette année le centenaire de son installation sur la Côte d'Azur, précisément aux Collettes. Jacques Renoir poursuit aujourd'hui sa carrière de cinéaste et photographe. René Latapie, professeur de français, grec et latin à Cagnes sur Mer à présent retraité, n'eut de cesse, tout au long de ses années d'enseignement, d'écrire pour son unique plaisir des poèmes encore inédits.



Par Khadija Smiri | LE MATIN
Publié le : 23.05.2008 | 17h17
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MessagePosté le: Dim Juin 29, 2008 12:25 pm    Sujet du message: Penser l’autorité du Coran Répondre en citant

Autrement : Penser l’autorité du Coran

Le discours coranique fut ainsi d’abord une parole avant de devenir écrit, mais depuis qu’il est écrit, il est vivant parce qu’il est lu, relu, dit, récité, répété.


Entre Mésopotamie et Arabie sont nées les grandes religions du Livre. Dans les pays de fleuves et de sable, les hommes ont fait cuire des tablettes d’argile où ont été conservées des paroles fondatrices. A travers des écritures différentes et successives - pictogrammes, idéogrammes, tablettes cunéiformes, hiéroglyphes… -, des sociétés majoritairement illettrées ont sauvegardé une mémoire, trouvé du contenu et du sens à ce qu’elles vivaient. Grâce à ces écritures, des hommes se sont rapprochés, ont créé des liens.
Des textes essentiels sont nés avec ces débuts de l’écriture: codes législatifs, récits imagés rapportant les hauts faits de tel ou tel grand personnage, épopées qui racontent l’origine du monde et des peuples, annales du pouvoir royal. Les rois consolident en effet leur pouvoir au moyen de ces écrits qu’ils contrôlent. La seule lecture des textes enregistrés par des «scribes» atteste leur puissance et leur autorité. L’écriture peut donner l’impression de «figer» pour toujours la réalité et le sens vécus. Pourtant, il suffit qu’un lettré s’en empare et lise à haute voix pour que la lettre tracée sur un support quelconque redevienne parole vive.
Le discours coranique fut ainsi d’abord une parole avant de devenir écrit, mais depuis qu’il est écrit, il est vivant parce qu’il est lu, relu, dit, récité, répété. Il est parole reçue comme une parole d’autorité, en raison de la signature qu’elle porte pour les croyants : celle de Dieu Lui-même. En effet, d’où vient le poids considérable des textes qualifiés de «sacrés» ou des livres dits «classiques» (par exemple, l’Iliade et l’Odyssée d’Homère)? De la richesse de leur contenu, bien entendu (ils parlent de questions essentielles), également de leur beauté littéraire. Mais aussi de l’autorité de Celui qui a posé sur eux son sceau. Cette signature est, pour les croyants, la garantie de leur véracité. Le Coran inspire, comme grand texte de «révélation», le respect et la confiance, parce que son «grand auteur» ou son «auteur ultime» est le respect et la confiance mêmes, la source de tout respect, de toute confiance et de toute vérité. «Dieu l’a dit, donc c’est vrai» : c’est vrai non pas parce qu’il s’impose et menace, mais parce qu’il ne peut tromper, justement, celui qui croit en Lui. Pour le croyant, aucune raison ne peut être supérieure à celle-là.
On associe souvent autorité et pouvoir (c’est-à-dire la force de s’imposer). Pour la philosophe Hannah Arendt, l’autorité, c’est au contraire la capacité d’obtenir l’obéissance «sans recourir à la contrainte par la force ou à la persuasion par arguments». L’autorité s’impose quand une personne qui a de l’autorité a du poids. Ce faisant, elle «augmente» aussi celui qui obéit. Pour se faire entendre, le Coran n’a pas besoin de donner des ordres militaires ou de recourir à la contrainte extérieure : il suffit qu’il soit proclamé et reçu dans la confiance, qui ne supprime pas l’intelligence et le discernement. Il «autorise» alors à son tour l’homme à prendre la parole, une parole d’héritier et une parole de nouveauté pour chaque génération.


Aujourd'hui Le Maroc
Le 23-6-2008
Par : Rachid Benzine
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MessagePosté le: Sam Juil 05, 2008 10:40 pm    Sujet du message: Parution Répondre en citant

Parution
Chronique d'une période sombre
«Bou Hmara» de Omar Mounir


Mais qui est ce Bou Hmara dont les Marocains évoquent de temps en temps dans leur conversation sans vraiment le connaître ? Qui est cet homme à l'ânesse de l'allégorie dont on fait allusion pour s'innocenter d'un méfait?



C'est pour nous faire connaître cet homme que Omar Mounir lui a consacré un récit plus ou moins romancé, édité chez Marsam, sous le titre simple et clair : «Bou Hmara».

Féru d'histoire et de personnages du passé, bien que de formation juriste, journaliste de radio à Prague où il vit, Omar Mounir n'en est pas à sa première biographie de personnages historiques. On lui doit deux livres dans le genre : «Le Poète de Marrakech» et «Madame Paris-Prague».

Bou Hmara est dans cette lignée. Bien que l'auteur le qualifie de roman historique, il s'agit plutôt d'une sorte de récit historique plus ou moins romancé.
Qui est donc Bou Hmara ? Un bandit des grands chemins comme il en existait à l'époque ? Un contestataire politique ou un prétendant ? Et tout d'abord quelle fut son époque et comment fut-elle ?

Il s'appelle Jilali ben Abdeslam al-Youssoufi azzerhouni. Né en 1865 probablement dans les montagnes de Zerhoun au nord du pays.
Lauréat d'Al-Qaraouiyne, il maîtrisait les sciences linguistiques et théologiques qui firent de lui un intellectuel à son époque. On le dit également capable de jeter des sorts du fait de sa maîtrise des secrets des vocables et des lettres, mais il faudrait mettre cela sur le compte des superstitions, partie prenante de la culture de l'époque et dont se prévalaient beaucoup de personnages pour s'envelopper de quelque mystère utile afin de revendiquer un statut ou formuler une ambition.
« Plus sûr en revanche, nous rassure Mounir, est qu'il s'était initié, lors de la dernière décennie du 19e siècle, à la chose politique et à la pratique administrative, dans la chancellerie du grand sultan Hassan.» Il a notamment servi comme auxiliaire du caïd Abdelkrim, fils du célébre grand vizir Ahmed Benmoussa Al Boukhari, plus connu sous le nom de Ba Hmad.

Jeune homme brillant, le futur Bou Hmara sera sélectionné pour suivre une formation militaire en vue d'embrasser la carrière d'officier de l'armée chérifienne. C'est au cours de cette formation qu'il se lie d'amitié avec des instructeurs français dont le topographe Gabriel Delbrel, un baroudeur gagné au soufisme, qui l'accompagnera plus tard dans son aventure de prétendant. Sa formation achevée, Moulay Hassan le prend au service de sa cour. Pas pour longtemps, puisqu'il fut accusé de vague trahison et écroué pendant deux ans. Il reviendra juste après, pour se mettre au service du prince Omar, frère du sultan et son suppléant à Fès. C'est dans ces circonstances qu'il fait la connaissance d'un certain Mehdi Menbhi, futur vizir de la guerre sous le sultan Abdelaziz, qui sera le meilleur ami de Jilali, et plus tard, selon l'auteur, son ennemi juré.
C'est au cours d'un second emprisonnement cette fois sous Moulay Abdelaziz que les deux hommes affermissent leur amitié dans l'infortune. Victimes d'intrigues de Palais, ils retrouveront leur liberté par l'intrigue. Libéré le premier, l'ami Menbhi réussit à décrocher le poste de vizir de la guerre.

Comment Jilali, malgré ses amitiés haut placées, a-t-il basculé vers la rébellion ?
D'après Omar Mounir, c'est à cause du comportement peu cavalier de son ami Menbhi qui, une fois installé dans ses nouvelles fonctions lui claque la porte au nez, refusant même de le recevoir : «Furieux, Azzerhouni perd son sang froid ; il traite de félon et d'ingrat son ami dans sa propre chancellerie, devant ses propres collaborateurs, et jure sur l'honneur, qu'il deviendra non pas vizir, mais le sultan ! "Puisque, même pareille engeance peut s'auréoler du vizirat, s'écrit-il, tous les espoirs sont permis"» !

Et voilà notre Jilali ben Abdeslam Azzerhouni, chevauchant une ânesse, d'où son sobriquet, à la tête d'une armée hétéroclite formée de paysans et de montagnards des tribus de l'Oriental. Nous sommes en 1902. Un nouveau front contre l'autorité du sultan allait s'ouvrir pour plusieurs années encore, s'ajoutant à d'autres déjà bien entamés. Bou Hmara, qui ne veut rien de moins que devenir sultan, « a un incendie à allumer alors que le feu couve partout autour de Fès. » Les zemmours et les guerouane au sud de la capitale sont en révolte ; les hyayna au nord, les houara, les senhaja, les rhiatya et les branes sont sur le point de se rebeller.

Ce ne sont pas les seules révoltes : dans le Rif, Mohamed Ameziane est à la tête d'un mouvement de harcèlement contre les Espagnols autour de Méllilia, et Raïssouni dans le nord écume la région à la tête d'une rébellion de grande envergure. Tout ce beau monde traîne derrière lui une alliance de tribus en dissidence.

C'est le cas également de Bou Hmara qui, pour mieux se faire plus convaincant, usurpe l'identité de Mouay Mhamed, fils aîné de Moulay Hassan et son successeur légitime que le sultan Abdelaziz a jeté en prison. Dans ce climat de trouble généralisé dans le pays et sur fond d'intrigues des puissances coloniales en vue de se partager le pays, Bou Hmara n'a pas eu de mal à se tailler un territoire bien à lui dans l'Oriental en s'emparant d'abord de Taza puis des régions alentours. Le peu de préparation de la m'halla sultanienne, les mesquineries de la cour du sultan, les frasques de celui-ci, s'ajoutent à l'impuissance de tout le monde devant la menace d'éclatement du pays.

Trois ou quatre contingents de l'armée sultanienne sont lancés contre l'usurpateur, tous ont été défaits : « engagées dans une absurde course au félon, sans commandement unifié, sans coordination, et pas même des troupes qui se connaissent et peuvent se reconnaître au combat, ces m'halla finissent par tirer les unes sur les autres. Les hommes voient bien qu'ils s'entre-tuent et doivent reprendre les choses en main. Mais la zizanie est plus forte qu'eux. Ils réalisent alors le danger qu'il y a à continuer ainsi, se débandent et s'enfuient dans un désordre indescriptible.» Désormais Bou Hmara gagne en crédibilité aux yeux des notables des tribus de la région qui l'approvisionnent en hommes et en logistique. Il tiendra tête au Makhzen jusqu'en août 1909. Il a fallu, pour venir à bout du trublion, un changement de sultan, un endettement du trésor public aux conséquences très lourdes sur l'avenir du pays, sans compter le cortège de morts et de malheur.
Un épisode sombre de l'histoire du pays qui mérite d'être connu.

Un desperado
C'est bien de lui qu'il s'agit: L'inoubliable Bou Hmara que tous les Marocains connaissent de vague réputation.
Homme maudit, dans doute, mais aussi homme qui reste l'un des grands desperados, sinon le plus grand desperado de l'histoire du Maroc.

Sous cet aspect et rien que sous cet aspect, les littératures ne peuvent se désintéresser de lui. Son incroyable aventure, funeste gloire s'il en est, les caprices de l'histoire auront voulu l'inscrire au registre des années 1900. Pendant presque une décennie, Bou Hmara, qui ne s'appelle pas Bou Hmara, mènera la vie dure au colonialiste français comme au colonialiste espagnol et disputera sans coup férir le sultanat de Moulay Abdelaziz, puis de Moulay Abdelhafid après lui.
Drame shakespearien, cette tragédie ici romancée, fait pour la première fois son entrée en littérature.



Par Abdelaziz Mouride | LE MATIN
Publié le : 04.07.2008 | 16h17
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MessagePosté le: Lun Juil 14, 2008 6:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

«Rafif Al Foussoul»
Lectures dans le roman de Mohamed Maâzouz


Le roman de Mohamed Maâzouz "Rafif Al Foussoul" (Envolement des saisons), qui a reçu cette année le prix du Maroc du Livre, catégorie création littéraire, a été au centre d'une rencontre animée par des critiques et hommes de lettres, dimanche dans le cadre de la 4e édition du Festival culturel d'Errachidia.



L'œuvre évoque un questionnement de la relation entre le romantique et le politique. (Photo : www.nidal.over-blog.net)


Construit de bout en bout par des techniques scénographiques, l'œuvre évoque un questionnement de la relation entre le romantique et le politique ou alors entre le politique et le philosophique, souligne le critique et homme de lettres Abderrahmane Tankoul, doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de Fès, ajoutant que le roman a été imaginé à partir de références philosophiques occultées et se caractérise par un style ouvert davantage sur la suggestion.

C'est un roman de médiations sémantiques par excellence, a-t-il estimé, soulignant que M. Maâzouz instrumentalise la confusion des sens chez le lecteur.

"Il ne s'agit pas d'un texte facile tant il puise son importance de son immersion dans la réalité et de l'interférence avec l'autre à travers diverses scènes cinématographiques", a-t-il dit.

Pour sa part, l'universitaire et homme de théâtre Younès Loulidi s'est, longuement, attardé sur la ponctuation qui ornemente le texte "panoramique" de Maazouz et qui lui procure une continuité dans l'interprétation.

""C'est une œuvre qui échappe au temps à travers un aller-retour continuel", a-t-il noté, ajoutant que l'écrivain ne cherche pas à dicter au lecteur ce qu'il doit faire, mais se contente de prendre position vis-à-vis des évènements sans appeler ce dernier à faire de même.

Le roman est "une recherche du non sens", estime quant à lui l'universitaire Jamal Boutayeb pour qui la recherche du sens est un travail métaphysique.

Né à Oujda en 1959, M. Maazouz est détenteur d'un doctorat d'Etat en anthropologie politique et d'un autre en esthétique.

Il est l'auteur de plusieurs œuvres théâtrales, dont le "Royaume des poètes". Il a également signé "Le latent dans la pratique politique marocaine" et "L'esthétique dans la pensée arabe ancienne".

La 4e édition du Festival culturel d'Errachidia est organisée sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI autour du thème "Tafilalet : culture plurielle et civilisation ancestrale".

A travers un programme alléchant, les initiateurs de ce festival haut en couleurs et en manifestations culturelles et artistiques, ambitionnent de mettre en avant la culture du spectacle, de consacrer le brassage culturel et de faire de la capitale du Tafilalet un centre d'intérêt rayonnant par sa culture autant riche que diversifiée.

Par MAP
Publié le : 14.07.2008 | 11h16
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MessagePosté le: Ven Juil 18, 2008 10:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

Parution à Paris de "Corps Lumière", nouveau recueil de l'écrivaine et poétesse marocaine Siham Bouhlal

Paris, 17/07/08 - "Corps Lumière", troisième recueil de l'écrivaine et poétesse marocaine Siham Bouhlal, vient de paraître aux Editions "Al-Manar" à Paris accompagné de desseins de l'artiste-peintre française Diane de Bourenazel.

Dans ce nouveau recueil, qui se veut la suite de "Poèmes blues" (Tarabuste, 2005) et un regard déjà pris dans "Songes d'une nuit berbère ou la tombe d'épines" (Al-Manar, 2007), Siham Bouhlal relate une passion dans la solitude, puis une révolte du cœur, comme lorsqu'on claque une porte d'une demeure hostile, non pas en un geste désespéré mais dans un mouvement irréversible vers une lumière jaillissante qui traverse la nudité d'un cœur.

Née en 1966 à Casablanca et installée en France depuis plus de vingt ans, Siham Bouhlal est titulaire d'un doctorat en littérature de l'Université Paris-Sorbonne.

Elle est l'auteur notamment de traductions de textes médiévaux (Le livre de Brocart ou la société raffinée de Bagdad au X-ème siècle, Gallimard, 2004), comme elle a contribué aux côtés de feu Driss Benzekri et Carlos Freire à la réalisation de l'ouvrage "Amazigh ou voyage dans le temps berbère" et au numéro spécial "Mémoires d'eau" de Bacchanales.

Un quatrième recueil de la poétesse, intitulé "Hymne à une mort", est en cours d'élaboration.


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MessagePosté le: Sam Oct 11, 2008 11:06 am    Sujet du message: Amazigh Répondre en citant

«Amazigh» de Carlos Freire et Driss Benzekri
Des images sans légendes auxquelles on laisse le soin de parler d'elles-mêmes

«Le sentiment nous saisit, dès la toute première approche des photographies de Carlos Freire, de l'extrême simplicité de la démarche de l'artiste : images du quotidien, instantanés, tranches de vie restituées sans nulle construction “photogénique”, point de “spectaculaire” ou d'exotique.



Des êtres et des objets qui le regardent et qu'il regarde avec pudeur puis livre à la méditation», écrit Driss Benzekri en guise d'entrée en matière de ce beau livre qu'il signe avec le photographe Carlos Freire sous le titre «Amazigh, voyage dans le temps berbère». Des mots qui résument à eux seuls l'objet de ce livre, tout autant que l'esprit de l'auteur des photographies en noir et blanc qui émaillent des textes poétiques pour la plupart traduits de l'amazigh. Si Benzekri fut connu en tant que président du Conseil consultatif des droits de l'Homme, et membre fondateur du Forum vérité et justice, il le fut moins pour son attachement, son militantisme, doit-on dire, depuis des décennies pour la culture et la langue amazighes. Lui-même amazigh de Khémisset, il avait entrepris nombre de travaux, durant son séjour en prison qui dura 17 ans, sur la culture amazighe.

Les connaisseurs lui doivent notamment deux ouvrages: «Phonologie et syntaxe de la langue amazighe» et «La poésie amazighe à l'ère de la résistance dans les années 30».

Carlos Freire lui, est essentiellement photographe professionnel qui parcourt le monde et les cultures pour saisir et éterniser des instants d'émotions. D'origine brésilienne, vivant à Paris, il a été en Inde, en Egypte, en Syrie, en Italie et ailleurs, toujours à la poursuite du même but : «Prendre des images du quotidien, des instantanées de la vie afin de transmettre par mes photographies, ces émotions et ainsi réussir à les faire partager à mes semblables dans les grandes villes». Au total quelque trois cents photographies en noir et blanc, grand format pour dire, selon les mots du photographe, cette «extraordinaire présence de ces terres et de ces hommes qui nous traverse et nous transporte délicatement, mais avec conviction, dans un temps singulier et très agréable, où nous faisons partie du tout, de toute vie, de ce qui est devant nos yeux grand ouverts. Les femmes et les hommes berbères arrivent dans le champ de mon regard, et s'installent en harmonie avec le paysage qui les entoure».

Point de mise en scène, ni de «construction photogénique» en effet dans ces images. La sobriété, et semble-t-il, la rencontre, heureuse ou malheureuse, du mouvement fugitif d'une main au henné, d'un visage, d'une posture, d'un sourire gêné ou d'un regard interrogateur ou confus, qui unissent ces images, il faut le dire, parfois sublimes, d'autres fois banales, mais qui disent toutes, le temps d'une société, d'une culture qu'on a voulu pendant longtemps envelopper dans l'immobilisme et la fixité. Des images sans légendes auxquelles on laisse le soin de parler par elles-mêmes, avec de temps en temps -comme dans un magazine de télé où la parole cède la place la plupart du temps à l'image- une voix qui s'élève, clamant un poème du terroir, un chant venu du fonds des âges plaignant l'éloignement de la bien-aimée, la beauté de la nature ou la tragédie de la condition humaine. Oui, le mot est tout trouvé : c'est la condition humaine du monde amazigh, à un temps T, que ces images éternisent.

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

Biographie de M. Benzekri

M. Driss Benzekri est né en 1950 à Aït Ouahi (Province de Khémisset). Après un diplôme d'études approfondies en linguistique et en littérature à la Faculté des sciences humaines Mohammed V de Rabat (1983), M. Benzekri a poursuivi ses études en France où il a obtenu un diplôme d'études approfondies en linguistique à l'Université d'Aix-Marseille en 1987. En 1993, Driss Benzekri a obtenu un magistère en droit international (spécialité droit international et droits humains) de l'université d'Essex, en Grande-Bretagne. Membre fondateur et premier président du « Forum vérité et justice », M. Benzekri a mené plusieurs études et enquêtes linguistiques et juridiques.

Il a ainsi effectué une étude sur la phonologie et la syntaxe de la langue amazighe et une enquête sur la poésie amazighe à l'ère de la résistance dans les années 1930. Il est également l'auteur d'une étude sur le mandat et les activités du groupe de travail sur les disparitions forcées des Nations unies, et d'une recherche sur le processus de création du Tribunal pénal international et les récents développements du droit pénal international. Depuis le 11 juillet 2005, M. Driss Benzekri a été nommé Président du Conseil consultatif des droits de l'Homme. 21 mai 2007, Driss Benzekri est décédé dimanche, à Rabat, à l'âge de 57 ans.


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