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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Lun Juin 02, 2008 9:00 am Sujet du message: Montée des mers |
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L'impact du changement climatique sous-estimé
Une étude nationale de vulnérabilité tarde à voir le jour
Chez nous, des milliers de nouveaux logements et des complexes touristiques sont en train d'être construits sans être équipés de systèmes d'économie d'énergie ou d'eau.
De même, il n'existe pas une sensibilisation du public aux dangers du changement climatique (CC). Tout continue à fonctionner comme si rien ne se passera. Il faut dire que les projections du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) à partir des prévisions d'émissions de gaz à effet de serre (GES), même pour les scénarios les plus optimistes, sont inquiétantes pour notre pays.
Les pays d'Afrique -dont le Maroc-, bien que contribuant peu aux émissions globales, seront parmi les plus vulnérables aux impacts des CC. Dans ce sens, le Maroc sera confronté à une pénurie d'eau à l'horizon 2050 et subira par conséquent une diminution des rendements agricoles. La région la plus vulnérable sera le littoral. Une étude révèle que cette partie du territoire sera victime par la montée des eaux de mer. «Il y aura une extrême haute température et une basse température.
Conséquence de cela, une grande demande d'énergie et de climatisation apparaîtra. A l'horizon 2100, il y aura une montée de la mer de 10 à 20 cm et la houle atteindra 9 mètres. Attention à ceux qui à cette période habiteront près du littoral», explique Faouzi Senhaji, président du Groupe d'études et de recherche sur les énergies renouvelables et l'environnement (GERERE) qui a organisé dernièrement à Rabat une journée de réflexion sur le thème «Le changement climatique, une réalité. Quelles politiques pour y faire face au Maroc?». Pour le moment, certains experts nationaux, affirment qu'il n'existe pas encore de données scientifiques pour permettre aux politiques d'agir et l'Etat doit lancer une étude nationale de vulnérabilité pour savoir ce qui nous attend dans ce domaine.
Faux ! «Le Maroc est en train de préparer une stratégie nationale d'adaptation aux changements climatiques», répond Khadija Belfakir, spécialiste de l'environnement. Mais en attendant que cela se réalise, il faut rappeler aux pays du Nord leur rôle dans ce qui se passe aujourd'hui, tandis que le Sud doit choisir un modèle économique futur.
L'éco-développement est la réponse adéquate. Dans ce sens, il faut inciter le public à adopter une sobriété énergétique qui exige un changement de comportement individuel comme s'abstenir, par exemple, d'acheter les fraises hors de leur saison ou rouler en ville avec des véhicules 4x4 gourmands en essence, alors que ces voitures ont été conçues pour des pistes pour aller travailler dans des zones difficiles. Atitre d'exemple, pour sensibiliser, en Nouvelle Zélande, une ONG visite des familles rurales pour leur proposer de faire des économies d'énergie et ces foyers reçoivent en contrepartie une prime pour leurs efforts.
Autre solution, encourager les entreprises à opter pour des projets relevant des «Mécanismes de développement propres» (MDP) dont le dispositif permet à des fonds d'investissement publics ou privés issus des pays industrialisés à venir financer dans le Sud des projets qui réduisent ou évitent des émissions de gaz carbonique. «La tonne de carbone est devenue une réalité dans l'économie. Le marché du carbone MDP est une opportunité pour aller vers un développement propre. Il faut que les entreprises marocaines saisissent cette opportunité», indique Ali Agoumi, expert en MDP, qui ajoute que la vision actuelle MDP doit être revue, car cela devient très compliqué.
Aujourd'hui, sur les 3188 projets, plus des deux tiers sont en cours d'examen par le conseil exécutif du MDP, dépendant de la Convention climat de l'Onu. Il faut attendre plusieurs années pour qu'un projet soit autorisé. Pire que cela, ces derniers temps, des voix s'élèvent pour critiquer ce dispositif qui n'a pas apporté beaucoup de choses aux pays du Sud. Pour sensibiliser nos patrons aux avantages de ce dispositif de production propre, il existe à l'échelle nationale,
l'association «Clean Town» qui initie des projets dans ce secteur validés à l'international auprès de l'Organisation Kyoto et le Fonds de dépollution
international.
Énergie durable
La cellule Maroc Nord Energie Durable (MNED) a été mise en place à l'été 2005 dans le cadre du partenariat entre le Groupe d'études et de recherche sur les énergies renouvelables et l'environnement (GERERE) et le Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités (GERES), installé en France. Basée à Chefchaouen, cette cellule intervient dans la région Tanger-Tétouan en appui technique au montage et à la mise en oeuvre de projets d'économies d'énergie par la maîtrise de la consommation d'énergie et d'eau dans les ménages: introduction et diffusion d'équipements économes et performants s'appuyant sur des distributeurs «qualité» identifiés et des familles-tests à terme ambassadrices dans leur quartier.
Cette expérience sera étendue dans différentes villes du Nord de la démarche que nous menons à Larache, en appui à l'association Ecodel. Autres composantes de ce programme, l'économie de bois de feu en milieu rural avec l'introduction et la diffusion d'équipements performants (fours à gaz à haute performance énergétique, cuisinière multifonctions à bois et introduction du concept de four de médina en milieu rural avec création d'un service/AGR), couplée à la mise en place de modes de gestion durables et décentralisés de la biomasse (mobilisation et intégration des communautés locales, appui à la mise en place de coopératives forestières, diversification des ressources possibles en biomasse-énergie).
Il y a aussi l'optimisation de la filière biomasse-énergie en milieu urbain avec étude de faisabilité sur la réalisation d'une plate-forme de bois optimisée pour les besoins de la ville de Chefchaouen, suivi et amélioration de l'efficacité énergétique des systèmes en place (hammams et fours de quartiers en particulier). Ce projet est financé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) et la Région PACA en partenariat technique avec l'ONG Planète Bois.
Par Rachid Tarik | LE MATIN
Publié le : 01.06.2008 | 12h32 |
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naim Webmaster


Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 1498 Localisation: Marocco
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Posté le: Ven Juin 20, 2008 1:54 pm Sujet du message: |
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Dictature écolo" ou progrès ? L'Allemagne va tester le solaire obligatoire
Par Aurélia END AFP - Vendredi 20 juin, 11h37BERLIN (AFP) - "Dictature écologique" ou geste courageux pour l'environnement ? Les habitants de Marburg (ouest) seront à l'avenir obligés sous peine d'amende de se doter de panneaux solaires, une expérimentation qui fait débat en Allemagne.
Vendredi, le conseil municipal de cette ville universitaire de quelque 80.000 habitants, dirigée par une coalition sociaux-démocrates/Verts, doit adopter officiellement sa controversée "charte solaire."
Le texte prévoit que toute nouvelle maison construite dans la coquette cité médiévale devra être dotée de panneaux solaires à raison d'un mètre carré de cellules solaires pour 20 mètres carrés de surface, pour le chauffage et l'eau chaude.
Cette obligation concernera aussi les bâtiments déjà construits, mais qui changent de toiture ou de système de chauffage. Le tout aux frais des propriétaires.
"Nous faisons face à une dictature écolo, mais personne n'ose rien dire", s'emporte le politicien d'opposition Hermann Uchtmann.
"Ce n'est pas avec la contrainte qu'on arrive à quoi que ce soit", assure pour sa part l'association de propriétaires immobiliers Haus und Grund.
Soucieux de calmer le jeu, le maire écologiste Franz Kahle a assuré que 5.000 euros suffisaient pour financer une installation de panneaux solaires, selon lui rentable en quinze ans maximum.
Il fait aussi miroiter les économies réalisées alors que le coût du fioul domestique s'envole. Et a ramené à 1.000 euros l'amende prévue pour les contrevenants, initialement fixée à 15.000 euros.
Le magazine Der Spiegel souligne quant à lui que le maire, étant locataire, sera l'un des gagnants de sa propre réforme car il n'aura rien à débourser, mais verra baisser ses frais de chauffage...
Selon Klaus Vajen, professeur à l'université de Kassel, spécialiste de l'énergie solaire, cette charte solaire n'en reste pas moins "parfaitement sensée."
"Inciter ne suffit pas. Il faut parfois forcer la main aux consommateurs pour leur propre bien", assure-t-il.
"Les pouvoirs publics doivent montrer l'exemple. J'espère que beaucoup d'autres villes vont suivre", renchérit Claudia Kemfert, spécialiste des questions d'énergie de l'institut de recherches économiques DIW, interrogée par l'AFP.
La ville de Marburg, avec sa population constituée aux deux tiers d'étudiants et de personnel universitaire, sa dixième place dans le classement des grandes villes allemandes les plus équipées de panneaux solaires et son maire écolo, semble le laboratoire parfait pour une "charte solaire".
Mais ce n'est pas le seul : l'Etat régional du Bade-Wurtemberg, pourtant dirigé par les conservateurs, a déjà choisi la même voie.
Depuis le début de l'année, le Land impose aux maisons neuves de couvrir un cinquième de leurs besoins en chauffage par des énergies renouvelables.
Et à partir de 2010, les habitations déjà construites qui se doteront d'un nouveau chauffage devront couvrir 10% de leur besoin en chaleur par des énergies vertes, ou faire de gros travaux d'isolation.
Ces initiatives locales vont plus loin que les projets de l'Etat fédéral, basés d'abord sur l'aide financière aux propriétaires volontaires, au grand regret des associations écologistes.
L'Allemagne vient de se doter d'un arsenal législatif en matière de lutte contre le réchauffement climatique, qui impose entre autres un seuil de 14% minimum de la part des énergies renouvelables dans le chauffage des maisons construites après le 31 décembre 2008. Mais rien de tel n'est prévu pour les bâtiments anciens, qui sont presque toujours les plus gourmands en énergie.
Source: Yahoo _________________ http://sawtna.nice-forums.net/ |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5705 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Juil 24, 2008 4:34 am Sujet du message: Nouveau concept de piscines écologiques |
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Nouveau concept de piscines écologiques
· Réduction de 30% d’énergie et économie d’eau
Des piscines écologiques, peu énergivores et dont l’eau n’est changée qu’une fois tous les 5 ans, c’est le pari que s’est lancé Magiline, le fabricant français de piscines. L’entreprise, qui existe depuis 1994 en France, a décidé de s’implanter à Casablanca en mai dernier.
«Magiline place l’environnement au cœur de sa recherche et développement. Il s’agit aujourd’hui de son premier pôle d’investissement», explique Yassine Mseffer, directeur général de Magiline piscines au Maroc, sans dévoiler le montant de l’investissement. Selon lui, ces piscines représentent différents avantages par rapport aux piscines traditionnelles.
Fabriquées en béton armé, elles répondent aux normes de solidité et fiabilité. De même, ces piscines, pré-assemblées en usine, sont simples à installer avec le local technique intégré. Concernant l’entretien, l’eau de la piscine reste pure grâce à un système de filtration 5 fois plus rapide que la filtration classique et qui nettoie l’eau de façon mécanique, assure Mseffer. En plus, elle consomme moins de 80% de détergents. La filtration installée permet également d’économiser 30% d’énergie, comparée à une piscine classique. Quant à l’eau de la piscine, elle n’est changée qu’une fois tous les 5 ans.
A signaler que les piscines Magiline sont garanties 10 ans. L’entreprise offre également un service après-vente. D’ailleurs, une formation pour nettoyer les piscines fait partie du programme d’installation.
L’offre piscine Magiline comporte également des options comme la nage à contre-courant, les jeux de lumières, ou encore le jacuzzi intégré… Les piscines peuvent adopter toutes les formes souhaitées par les clients.
Quant aux prix, qui varient en fonction du design et des dimensions, ils démarrent à peu près à 80.000 DH pour une piscine rectangulaire. Par ailleurs, Magiline opère aussi dans la fabrication des aquaparcs et les centres de Spa. Elle a prévu de renforcer sa présence au Maroc en construisant une usine de fabrication à l’horizon 2009.
Mariem OUAZZANI Touhami
http://www.leconomiste.com/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Lun Oct 20, 2008 8:06 am Sujet du message: Intempéries |
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Intempéries
Le gouvernement adopte une stratégie proactive
La question des infrastructures prise au sérieux
Le gouvernement s'achemine vers la mise en place d'une vraie stratégie pour juguler les conséquences néfastes des intempéries et mieux se préparer à l'avenir.
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur plusieurs régions du Royaume ont montré la fragilité des infrastructures. Toutefois, les dégâts ont été principalement matériels, ce qui n'empêche pas d'agir en toute urgence. A Fnideq, Figuig, Boulemane mais aussi dans les périphéries des grandes villes, les averses ont été à l'origine de gros désagréments pour la population. Sans écarter la responsabilité en matière de gestion des conseils communaux, l'Exécutif compte mettre le paquet à travers une politique volontariste. A quelque chose malheur est bon serait-on tenté de dire. L'importance des crues a finalement poussé les responsables de la chose publique à s'inscrire dans un esprit de proactivité.
Pas plus loin que vendredi dernier, une délégation ministérielle composée de Mohamed El Yazghi, ministre d'Etat et Karim Ghallab, ministre de l'Equipement et du transport s'est rendue dans la province de Figuig pour voir sur les lieux l'ampleur des préjudices. Notons que les précipitations y ont atteint plus de 100 mm en moins d'une heure et que la région n'en a pas connu de pareilles depuis une soixantaine d'années.
L'approche gouvernementale se veut transversale du moment où la direction de la promotion nationale relevant du ministère de l'Intérieur, l'ONE et l'Agence de développement de l'Oriental sont associés. Elle est également participative puisque cette délégation a rencontré les élus et les représentants des composantes de la société civile. Objectif : définir les mesures devant être prises dans le cadre d'un programme de réhabilitation de cette province et plus particulièrement le développement des zones rurales. Dans son intervention, le ministre d'Etat a mis l'accent sur la volonté du gouvernement de mener différents programmes et projets de réhabilitation des divers secteurs et doter la province de Figuig des infrastructures de base nécessaires pour lui assurer un développement pérenne.
Quant à Karim Ghallab, il a énuméré les efforts déployés par son département pour alléger les dégâts causés par les fortes averses qui se sont abattues sur plusieurs régions du Royaume, soulignant que le ministère de l'Equipement dispose des engins et du matériel permettant de faire face aux incidences causées par les intempéries. Le ministre a, par la suite, évoqué les projets de désenclavement et de développement des zones rurales et qui intéressent l'entretien et l'exploitation du réseau routier, le suivi des études et des travaux routiers.
Il a souligné par la même occasion que les sites de l'aéroport de Bouarfa, les sites historiques et les ressources humaines de la ville de Figuig sont autant d'atouts à même de créer un environnement propice permettant d'activer la réalisation de ces programmes de développement intégré dans les meilleurs délais possibles. Il est vrai que cette région souffre d'un déficit en eau potable, électricité, routes et ponts. Les élus locaux n'ont pas manqué de profiter de l'occasion pour le rappeler. Durant cette même journée de vendredi et dans une autre province celle de Boulemane, le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a reçu Mohand Leansar et Abdelaziz Alaoui Hafidi en leur qualité de députés.
A l'ordre du jour, l'examen de l'état d'avancement du programme d'urgence mis en oeuvre dans la province. Les deux députés ont demandé la préparation d'un programme à moyen terme de réhabilitation et de mise à niveau globales de la province. Toutefois, cette dynamique ne devrait pas omettre les points noirs qui risquent de provoquer des pertes humaines. Des autorisations de construire ont été durant des années octroyées de manière abusive dans des régions exposées à des crues de rivières.
Par M.Bk | LE MATIN
Publié le : 19.10.2008 | 14h10 |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1021
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Posté le: Jeu Nov 06, 2008 9:33 pm Sujet du message: Les oasis au Maroc |
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Les oasis au Maroc, garants incontournables des équilibres écologiques (Ahmed Hajji)
Paris, 06/11/08 - Le directeur général de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud, M. Ahmed Hajji a souligné que les oasis sont des garants incontournables des équilibres écologiques et des terreaux fertiles pour le développement harmonieux d'une économie sociale adaptées aux réalités humaines et environnementales du sud du Maroc.
Une importante initiative destinée à lutter contre la désertification et à restaurer la biodiversité dans des oasis qui vivent des situations difficiles en raison des aléas climatiques.
(Photo : www.royaltours.fr)
Au cours de la présentation, mercredi à Paris, du Programme de sauvegarde et de développement des Oasis du Sud marocain, M. Hajji a indiqué que les périmètres oasiens sont détenteurs d'un très fort potentiel de développement de produits de terroir originaux, dont la valorisation peut influer fortement sur la vie des populations locales.
"Les oasis du Sud du Maroc sont un témoin éloquent de l'intense activité caravanière qui a rythmé la vie des populations faisant ainsi éclore et prospérer nombre de cités au gré des fluctuations du trafic commercial", a-t-il rappelé, faisant savoir qu'aujourd'hui, dans le Sud du pays, d'autres cités sont prospères.
Il a cité, à titre d'exemple Laâyoune, cité emblématique qui a émergé du désert, Dakhla, qui mérite désormais sa notoriété comme destination internationale du tourisme sportif, Boujdour, un village de pêche devenu un centre urbain au coeur d'un développement cohérent, Tarfaya, théâtre mythique de Saint Exupéry et Smara la spirituelle, cité de l'alchimie des valeurs.
Pour M. Hajji, les oasis du Sud du Maroc sont un rare vivier de diversité culturelle, linguistique et de traditions vestimentaires et culinaires, et méritent, à ce titre, l'engagement de tous dans l'esprit de la préservation et de la valorisation d'un patrimoine universel.
Dans une déclaration à la MAP, M. Hajji a indiqué que la présentation en France du Programme de sauvegarde et de développement des Oasis du Sud marocain a pour objectif de faire le marketing territorial des provinces du sud, soulignant qu'au-delà de ce marketing, il existe un certain nombre de programmes mis en place dans ce domaine que l'Agence du Sud cherche à faire connaître à l'étranger.
"Notre objectif est de veiller à ce que l'on puisse accompagner la demande forte des communes qui souhaitent intégrer le programme de sauvegarde des oasis", a-t-il dit, mettant l'accent sur la nécessité de mobiliser les ressources humaines et financières ainsi l'expertise et le savoir-faire pour accompagner une action sur l'ensemble du chapelet des oasis.
M. Hajji a indiqué, d'autre part, que sa visite en France lui a permis d'avoir des contacts avec des institutionnels français et internationaux consacrés aux moyens à mettre en oeuvre en vue d'établir une coopération fructueuse pour la promotion des programmes de sauvegarde et de développement des oasis du Sud marocain.
"Nous mobilisons des ressources principalement à l'échelle nationale sur les acteurs locaux, avec l'accompagnement de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) pour les programmes oasis", a-t-il fait savoir, ajoutant que des bailleurs de fonds internationaux, notamment le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et l'Unesco participent aux financement de programmes oasiens au Maroc.
Pour sa part, l'ambassadeur du Maroc en France, M. Fathallah Sijilmassi a rappelé que le Royaume a déployé, tout au long des trois dernières décennies, des efforts considérables qui ont permis d'accomplir des réalisations impressionnantes dans les provinces du Sud.
La création en 2003, sur Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, d'une Agence spéciale pour la promotion et le développement des provinces du Sud, témoigne de la Haute sollicitude dont le Souverain entoure cette partie du Royaume, a-t-il souligné, relevant que depuis lors, l'Agence contribue efficacement à l'élaboration et à la mise en oeuvre de nombreux programmes d'investissement, couvrant tous les secteurs d'activité.
Evoquant le Programme de sauvegarde et de développement des oasis du Sud, M. Sijilmassi a signalé qu'il s'agit d'une importante initiative destinée à lutter contre la désertification et à restaurer la biodiversité dans des oasis qui vivent des situations difficiles en raison des aléas climatiques.
"Si les activités de ce programme engagent le devenir des habitants des oasis du Sud marocain, il est évident que les défis qui sont en jeu nécessitent la mise en oeuvre d'une coopération multilatérale et la conjugaison des efforts de tous", a-t-il souligné.
Saluant les efforts déployés par l'Agence du Sud, qui multiplie les synergies à travers une stratégie de mobilisation de fonds, M. Sijilmassi a indiqué que cet organisme a instauré des relations fructueuses avec de nombreuses organisations régionales et internationales, et a tissé un réseau de solidarités et d'expériences partagées pour mener à bien sa mission de développement des provinces du Sud.
Le programme de sauvegarde et de développement des oasis du sud (provinces de Guelmim, Assa et Tata), initié en 2006, a été intégré à l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH).
Ce programme, qui touche 12 communes, s'est fixé un ensemble d'objectifs stratégiques, notamment la réhabilitation et conservation de la biodiversité des oasis, la gestion rationnelle des ressources hydriques et la valorisation des potentiels oasiens. Ces objectifs seront affinés et mis en oeuvre dans le cadre du processus d'élaboration des plans communaux de développement.
Mobilisant 1,3 million de dollars pour l'année 2007, ce programme consacrerait annuellement 4,4 millions de dollars au cours de la période 2008-2011, nécessitant ainsi un budget global estimé à 18,1 millions de dollars.
Actuellement, 13 millions de dollars sont mobilisés avec la contribution de partenaires nationaux et étrangers, notamment l'Agence du Sud, la DGCL, les communes locales, le PNUD, l'Unesco et les gouvernements finlandais et espagnol.
Une stratégie de mobilisation de fonds est engagée pour mobiliser d'autres partenaires nationaux et étrangers et la coopération bilatérale afin de collecter cinq millions de dollars.
MAP |
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