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naim
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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2008 12:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Exposition de photographies sur le Maroc à Saint-Etienne

Une exposition de photographies sur le Maroc d'Anne Micol-Mathieu et Christophe Mathieu est montée jusqu'au 6 avril prochain à Saint-Etienne (centre-est de la France).



Cette exposition se veut "un remarquable carnet de voyage" au Maroc et un reportage photo tiré de scènes typiques de ce pays "merveilleux, enchanteur et féerique", a confié Anne Micol-Mathieu .

Composée d'une vingtaine de magnifiques clichés exprimant des moments forts, parfois insolites, remplis de couleurs, l'exposition est enrichie de textes écrits à la plume.

De Marrakech et sa mythique place Jamaâ El-Fna, joyau de la médina où se mélangent les parfums locaux et les charmeurs de serpents, en passant par la colorée et majestueuse vallée de l'Ourika jusqu'au paysage littoral d'Essaouira, les scènes ont été idéalement fixées pour transporter le visiteur.

Ces clichés rehaussés d'une écriture poétique qui leur donne un peu plus de relief et de signification ont été ramenés par Anne Micol-Mathieu (photographe) et Christophe Mathieu (auteur) d'un voyage en octobre dernier dans le Royaume.

La même exposition a été montée du 15 février au 3 mars à Saint-Victor-sur-Loire (centre de la France).

MAP

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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 10:33 am    Sujet du message: Répondre en citant

Une peinture nostalgique
Les toiles de Krich expriment sa passion pour le passé


Chez Mohamed Krich tout est nostalgie, amour pour le passé, pour ce qui et ce que représente le jadis. En artiste qui assume bien ses choix, le peintre n'hésite pas à faire part de sa passion au fil des toiles.

Sa dernière exposition, qui se tient à la galerie casablancaise Venise Cadre jusqu'au 15 avril, le confirme bien. Des lieux métamorphosés par le progrès et la modernité sont ressuscités par la magie du pinceau. Ils retrouvent leur authenticité d'auparavant par les petits miracles temporels de Krich. Pour lui, la modernité n'est qu'artifice et son attachement aux valeurs d'hier est plus qu'évident. Il le dit à travers ses toiles débordantes de nostalgie et habitées par des hommes et des femmes du passé. Invités par quelques prouesses plastiques, ils viennent meubler l'univers de Kirch avec leurs costumes, leurs apparats et leurs ambiances d'hier.

En découvrant le travail de cet artiste «résistant», on a l'impression que le temps s'est arrêté, s'est figé à cette époque lointaine. Plongeant à corps perdu dans le passé, le pinceau de Krich n'a de cesse de puiser dans sa mémoire «émotionnelle» pour insuffler une âme, une vie autre à ses tableaux. Des scènes de tous les jours dans les ruelles ensoleillées de Fès, un souk brouillant devant les murailles majestueuses des Oudayas, l'effervescence de la place Jemaa El Fna, les beaux paysages du Sud, de ses Kssours et de ses marabouts…

L'univers de Krich est une balade agréable à travers la mémoire d'un pays, d'une culture qui ne cesse de se transformer et d'évoluer. Par son art, l'artiste s'entête à capter son essence et à l'immortaliser par la couleur et la forme. Sur ses toiles surpeuplées, l'instant ne peut plus être fugitif… il est là, figé mais toutefois vivant. L'action qui s'y passe est interpellante et laisse deviner d'autres péripéties, d'autres événements et d'autres histoires… vraies. Si l'imaginaire en est pour quelque chose, la réalité, elle, reste prédominante dans l'œuvre de Krich. L'artiste s'inspire souvent de vieilles photos en noir et blanc auxquelles il redonne vie à travers la couleur et la mise en scène. Entre réalité, rêve et nostalgie, l'univers de cet artiste particulier est un lieu de rencontre, une sorte de «machine à remonter le temps».

En 1981, feu Mohamed khair-Eddine le décrit avec beaucoup de poésie, comme un écrivain plastique, un musicien lumineux. «L'on voit dans ses compositions ce qu'il est convenu d'appeler le degré 4 de l'onirisme : un rêve non paradoxal et sans véritable sommeil, à savoir une vision très enfoncée des êtres et des choses, de leur technicité motrice et de leur mouvance», explique l'écrivain. Chez Mohamed Krich la nostalgie et la fascination pour le passé ne sont pas seulement un thème et une source d'inspiration, c'est également une technique.

D'après Aziz Daki, critique d'art, l'artiste a emprunté aux maîtres flamands leur façon de traiter l'huile et la résine. Une recette jalousement gardée par l'artiste et qui donne, en permanence, à ses tableaux l'éclat des premiers jours. La matière est travaillée de telle façon à briller et à refléter la lumière avec grâce.
Le rendu est plus qu'avantageux pour ses œuvres qui ne prennent pas une ride avec le temps.

Pour ceux qui se demandent de l'intérêt de peindre un Maroc ancien, révolu et inexistant à la façon des orientalistes, Aziz Daki trouve une réponse sous forme de question résumant tout : «On peut certes se montrer dubitatif si l'on tient compte de l'évolution de la peinture et de la course à la modernité. Mais comment demander à Kirch de suivre les avant-gardes alors que tout en lui est résolument tourné vers le passé ?».
C'est la «légitimité» de ses choix esthétiques qui fait son originalité… et il en est visiblement fier.

Bio express

Né en 1954 à Fès, Mohamed Kirch a suivi une formation à l'école des arts appliqués à Casablanca de 1971 à 1974. Il a enseigné les arts plastiques de 1976 à 1992 avant de se charger de l'inspectorat des arts jusqu'à 2005. Depuis 2006, il se dévoue exclusivement à la peinture. Kirch expose pour la première fois en 1976. Goûtant tôt aux plaisirs de l'abstrait, il se tourne aussitôt vers une figuration «réaliste».

Démontrant ainsi ses talents de coloriste, il donne une nouvelle vie à la peinture figurative. Sa maîtrise de la lumière se fait aussitôt remarquer et met en évidence sa préférence pour le Maroc antique, ses personnages, ses costumes, ses attitudes et ses ambiances.
Côté technique, l'artiste reconnaît sa dette envers les maîtres d'autrefois.
C'est chez les peintres flamands qu'il acquit cette grande connaissance des pigments et des formules qui va lui permettre de confectionner sa matière, l'un de ses points forts.


Par Hayat kamal Idrissi | LE MATIN
Publié le : 26.03.2008 | 13h17

(Posté par zgrita)
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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 4:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Exposition : La palette féminine se dévoile



«La Femme en couleurs» est le thème de l’exposition collective organisée par l’association Union marocaine des arts» à Casablanca, à l’occasion de la Journée mondiale de la femme et en hommage à l’artiste peintre feue Chaïbia Talal. Elle se poursuit jusqu’au 30 mars.


Chaibia Talal, une artiste, une autodidacte qui a révolutionné les canons de beauté de l’art pictural marocain. Une femme qui s’est affirmée et qui a influencé et impressionné toute une génération d’artistes femmes. Ainsi, les toiles d’une quinzaine d’entre elles s’offrent aux yeux des amoureux de l’art, des couleurs des formes et des traits, au siège de l’association «Union marocaine des arts».
Venues de différentes régions du Maroc, ayant différents parcours (autodidactes, lauréates d’écoles d’art plastique), jeunes ou moins jeunes, débutantes et chevronnées, elles avouent toutes être, de près ou de loin, les ferventes disciples de Chaibia Talal.
«J’ai commencé la peinture, il y a 3 ans grâce au soutien de l’association, en m’inspirant de Chaibia. Puis cet art est devenu ma passion, mon meilleur moyen de m’exprimer et dire que j’existe», déclare Malika Jmija, une dame âgée de 63 qui a entamé son parcours il y a 5 ans par l’artisanat avec la céramique et le poursuit par l’art avec la peinture. Ses tableaux aux formes primitives reflètent l’authenticité de la femme simple, éternellement jeune d’esprit et candide. Pourtant Malika ne s’inscrit pas seulement dans l’art naïf. Ce genre est plutôt du ressort de Najia Kerairate. Une artiste peintre originaire d’Essaouira, qui a fait ses preuves et a exposé dans différentes galeries au Maroc et à l’étranger notamment en Espagne, France, Thaïlande, Suisse, Italie, Australie. Ses toiles chargées et aérées à la fois, grâce à l’extrême minutie et souci du contraste, sont habitées par des personnages tout en couleur, plus particulièrement des femmes marocaines. Plus d’une trentaine de femmes habillées chacune de vêtement traditionnel garni des motifs les plus divers, vifs et lumineux. Des scènes qui évoquent selon Najia Kerairate «Nos coutumes qui se détériorent».
Ses œuvres se veulent être une mémoire où est gravée, peinte en couleur, la vie, quotidienne, occasionnelle ou festive de la femme marocaine. Ainsi, toujours dans la joie et la naïveté, chacun de ses tableaux dresse toutes sortes de scènes : le mariage avec toutes ses étapes, la circoncision avec ses cérémonies, les tâches ménagères, les fêtes et les joies… Par ailleurs, la fête et la joie en soi résident dans l’exercice même de la peinture pour Bahia Belkaziz et Rachida Zaki. «Nous aimons cela, peindre. On s’oublie, on se ressource, on respire», déclare Rachida en riant avec sa complice Bahia. Pour Khadija Sakkat, le pinceau la reflète son état d’âme. Les tensions et les traits de son geste pictural concrétisent en face d’elle tout en couleurs son intuition et son esprit féminins. Ainsi, elles sont près d’une quinzaine de femmes qui exposent leurs œuvres au siège de l’association «Union marocaine des arts», au côté de toiles de Chaiba. Elles s‘appellent Fatéma Kessab, Rajaa Smili, Ilham Asbab, Amil Noura, Ait Taleb Zhour, Raounad Chaouki, Jabira Halima, Atiffi entre autres, et offrent toute une palette de couleurs des plus subtiles. Subtile et émouvante, l’est aussi l’initiative que se sont proposées ces femmes artistes peintres d’offrir chacune les bénéfices des prix des tableaux en soutien à une petite fille atteinte d’une maladie cardiaque. Comme quoi avec leur peinture ou leur attitude, les femmes sont toujours présentes pour donner les couleurs à la vie.


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MessagePosté le: Lun Juin 16, 2008 11:57 am    Sujet du message: Les Arts plastiques Répondre en citant

Arts plastiques
Vernissage d'une exposition du palestinien Mohamed Polis


Une exposition d'arts plastiques, placée sous le thème "Le chant de la couleur" de l'artiste palestinien Mohamed Polis, a été inaugurée au cours d'une cérémonie organisée, samedi à Rabat, en présence, notamment de l'ambassadeur de l'Etat de Palestine au Maroc, Hassan Abderrahmane.

Cette exposition, organisée à l'initiative du ministère la Jeunesse et des Sports et de l'ambassade de Palestine à Rabat, du 14 au 30 juin comporte plus de 50 tableaux.

Dans une déclaration à la MAP, M. Mohamed Polis a indiqué, à propos de la forte présence de la femme dans ses tableaux, que "les battements de cœur de la femme" -en l'absence de toute musique- "sont ma principale source d'inspiration pour la réalisation de mes oeuvres".

Pour sa part, l'ambassadeur de l'Etat de Palestine au Maroc a déclaré à la presse que les artistes plasticiens et les créateurs palestiniens, de manière générale, contribuent à préserver l'identité palestinienne et à véhiculer le message des Palestiniens appelant au respect de leurs droits.

Il a, aussi, souligné que l'art plastique joue un rôle fondamental dans la défense de la cause palestinienne.

L'artiste-peintre palestinien Mohamed Polis, membre de l'alliance des artistes-peintres jordaniens, est né en 1950 à Beit Lehm.

Enseignant d'arts plastiques à Tunis, où il est établi, il a organisé et participé à plusieurs expositions dans des pays arabes et étrangers (Jordanie, Irak, Syrie, Yémen, Egypte, Libye, Belgique, Hollande, Allemagne, Espagne, France).

Par MAP
Publié le : 16.06.2008 | 12h54
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MessagePosté le: Mer Juin 18, 2008 7:05 pm    Sujet du message: Exposition Répondre en citant

Exposition: Bribes de rêves sur toiles
Assalmi peint les merveilles d'un Maroc haut en couleurs



Le Maroc est bel et bien là dans les peintures de Mohamed Assalmi, avec ses hommes, ses femmes, ses enfants, ses sites, ses kasbahs, ses campagnes, ses oasis, ses souks, ses mosquées, son Sahara,...

Des ambiances de rêve mises en forme à travers la foisonnante palette de Mohamed Assalmi. Un des rares peintres qui maîtrise bien la technique du couteau l'exploitant merveilleusement dans ses sujets de choix, issus tous de la diversité de son pays. «Grâce à la maturité de son talent, au choix des thèmes traités et à sa quête quotidienne de l'inédit et de l'absolu, Mohamed Assalmi a su forger un nom et se donner un statut d'artiste à part entière », souligne Sidi Ahmed Bakkali qui le qualifie d'excellent peintre notoire au talent indiscutable et désormais incontournable.

En effet, ses œuvres peuvent être classées, sans conteste, parmi celles des grands peintres contemporains. Elles ont même fait l'objet de plusieurs ventes aux enchères, avec une cote assez importante vis-à-vis des peintres déjà célèbres.
Le peintre Assalmi a su se faire cette place grâce à son travail assidu et ses recherches intenses dans des sujets qui relatent les merveilles d'un Maroc haut en couleurs. «Sans clin d'œil, ni clichés et pas la moindre influence des courants de peinture ou un quelconque plagiat, il impose à ses créations toute une panoplie de couleurs châtiées et inimitables dont il est le seul à posséder la recette et qui infailliblement le démarque et le départage de bon nombre de ses contemporains», précise M. Bakkali.

En contemplant ses sujets, nous sommes vite séduits par l'aura et le charme qu'ils dégagent de leur langage artistique des plus subtiles et leur ambiance à faire rêvasser les moins sensibles des observateurs. D'où le titre «Bribes de Rêve» que l'artiste a choisi pour son exposition actuelle à l'Espace Expressions CDG, dont les toiles accrochées ont subjugué l'assistance présente le jour du vernissage. Avec «Nostalgie», «Sérénité», «Amitié», «Dynamisme», «Attachement», «Bal de palmiers», et beaucoup d'autres titres, Mohamed Assalmi exprime le fin fond d'un artiste très fin et doué face à la beauté et à la lumière de son pays qui lui inspire les thèmes de ses toiles.

Ses prestations sont tel un voyage à travers le temps où on se trouve égarés devant des paysages idylliques du Maroc profond. Un Maroc qui ne peut être compris et visualisé que par un vrai artiste très sensible à sa magie et à sa diversité historique et civilisationnelle. «L'acte de peindre chez Mohamed Assalmi n'est point un vain mot, il sait exalter avec mesure la beauté de son terroir, croquer en quelques traits ou brosser la bonhomie des gens simples qui conservent encore intacts leur inaltérable personnalité, leur authenticité et leur pittoresque, tout ce qui est typiquement local et digne des grandes palettes»

Un peintre discret
Natif d'Errachidia, Mohamed Assalmi est né pour exercer de la peinture. Une vocation qu'il fait aussi passer à d'autres générations en enseignant la matière des Arts plastiques à Témara.
M. Assalmi est aussi un collectionneur de peinture.

L'année 1986 représente pour lui son baptême de feu dans l'univers des expositions avec une prestation collective à la Faculté des lettres et sciences humaines à Meknès qui s'est suivie de plusieurs autres expositions individuelles et en groupe, dans des festivals et manifestations culturels et artistiques. Son succès n'arrête pas de prendre de l'ampleur, car sa créativité est en évolution progressive, côtoyant de très près la réalité marocaine sans pour autant s'approcher de la carte postale.



Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN
Publié le : 18.06.2008 | 13h04
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naim
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MessagePosté le: Mar Sep 23, 2008 2:42 pm    Sujet du message: Une peinture chaleureuse et débordante d'émotion Répondre en citant

Favre raconte ses 25 ans au Maroc

Il y a des lieux qui nous habitent même si on s'en éloigne comme il y a des êtres qui continuent de respirer en nous, toujours aussi vivants, toujours aussi captivants malgré la séparation.



C'est ce qui se dégage de l'œuvre du peintre Jean Pierre Favre qui expose ses travaux à la galerie 121 de l'Institut français de Casablanca jusqu'au 27 septembre. «Favre, 25 ans au Maroc» est l'intitulé de cette collection racontant en couleurs le long et enrichissant séjour du peintre dans le Royaume.
Les ruelles ancestrales de Fès animées par les allées et venues de badauds,une femme se rendant chez le boulanger traditionnel s'acheter du pain rond, des enfants criant leur joie de vivre, des femmes en caftans et en apparat de fête, des réceptions familiales, des «lilas gnaouias»... ce sont les scènes qui ont marqué l'œil sensible de Favre durant ses longues années de séjour marocain. Fès, Marrakech, Jbala, Sidi Hrazem, Sefrou se voient renaître sous un autre jour avec ce pinceau ébloui par le pays dans sa splendeur mais également dans sa laideur.

L'artiste, en toute objectivité, se transforme en reporter mais n'oublie pas de préserver, toutefois, l'émotion qui fait la beauté de son œuvre. Loin de l'exotisme et «nullement rongé par l'acide folklorique» comme il le revendique, Favre donne à l'orientalisme une nouvelle teinte, la sienne. Derrière les couleurs chaudes et enflammées, on devine un homme qui a su toucher l'âme des lieux et des êtres qu'il a côtoyés. Ses toiles sont des récits, des contes de tous les jours que Favre nous raconte avec plaisir. Rouge, vert, bleu, orange, jaune... le peintre est un coloriste redoutable qui sait manier les teintes et les exalter. Il a cette capacité rare de faire parler la couleur, de lui donner de la profondeur. Son pinceau passionné traque la blancheur de la toile et laisse ses traces joyeuses et vigoureuses sur sa surface. C'est un Maroc haut en couleurs qu'il nous sert agrémenté de son regard affectueux. Décrire... c'est ce que Favre fait à sa façon.

Rien n'échappe à son œil scrutateur. C'est un peintre qui a le sens du détail et le fait savoir à travers une peinture foisonnante et bien «peuplée». Architecture, ornementations, ameublements, habillements, ustensiles, comportements et traditions... tout y est. Les titres des toiles en donnent une idée sur la perception atypique du Maroc par Favre. Le rêve et la beauté trouvent leur place dans son univers hautement coloré. «Ce qui traverse en permanence toutes les toiles de Favre, c'est l'étonnante vitalité d'un peuple qui a traversé des siècles d'histoire et qui répond toujours présent», explique Marc Auvray dans sa présentation. Des mots qui disent bien la fascination du peintre qui va au-delà des lieux pour englober le peuple, les gens qui ont partagé leur vécu avec ce visiteur. La rencontre (sa rencontre avec le Maroc) dans toute sa dimension humaine est célébrée dans les travaux du peintre.

C'est le pays, ce même pays qu'il l'a adopté, qui se fait humain, émotif, ordinaire et exceptionnel à la fois. En regardant ses différentes toiles, on devine que les rôles se sont inversés à un certain moment. Le pays où Favre a résidé durant 25 ans a fini par l'habiter, le hanter. Même dans ses toiles parisiennes, l'artiste a été rattrapé par les couleurs,les formes et les lumières marocaines.»Aucun message social ou politique délivré en dehors d'une déclaration d'amour pénétrée d'humanité à son pays d'élection et d'adoption», décrit toujours Auvray. Cette nouvelle exposition serait donc un aveu touchant de la part de l'artiste vis-à-vis d'un pays qu'il l'a accueilli et profondément séduit.

Témoignage
«Dans cette petite maison humide et vétuste, sombre et paisible semble se répéter l'inexplicable fouillis d'une médina chargée d'ans: inévitable mimétisme d'une mise en scène séculaire ou tragique microcosme d'une réalité quotidienne?», se demande Rachid Haloui avant de poursuivre: «En tout cas, dans cette cistercienne retraite, le soufisme de Jean Pierre Favre n'a d'égale que la dramatique impétuosité de ses peintures. Il n'est jamais venu à Fès. La ville, la vie semblent avoir toujours été en lui. Et, au-delà du geste qui libère définitivement la médina jusqu'à la latente dans sa palette, un dialogue intense s'établit alors entre lui, les murs, les zelliges, les passants, vous, moi... la «talâa» pavoisée est aussi fascinante que familière. Elle se dévoile, figurative, historique, temporelle ou intemporelle, mais ni fauviste, ni impressionniste, mais
tout ceci à la fois et bien plus encore. L'émotion est authentique, intacte, et la frénésie de l'expression et de l'impression est digne des transes
aissaouies»


Par Hayat Idrissi | LE MATIN
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MessagePosté le: Lun Oct 06, 2008 8:22 pm    Sujet du message: Exposition Répondre en citant

Exposition
Mahadji expose ses fleurs
Une exposition rétrospective réunissant des œuvres de 1998 à 2008

Publié le : 06.10.2008 | 15h37


De retour à son pays d'origine, Najia Mahadji expose à nouveau à Rabat à la galerie Bab Rouah trois ans après sa dernière exposition à Casablanca à l'Espace Actua. L'événement aura lieu du 17 octobre au 30 novembre.



«Malgré sa fragilité, la fleur a une forte valeur symbolique. Elle représente la vie et la mort, l'épanouissement, la spiritualité… des connotations qui en font une véritable source d'inspiration pour moi», explique Najia Mehadji avec une certaine philosophie.

Le thème floral, cher à son cœur, est toujours aussi présent dans son travail présenté à Bab Rouah. «Ces dernières œuvres ont une symbolique liée à la nature, en particulier au cosmos et au végétal, comme un contrepoint logique aux formes géométriques des débuts» décrive-t-on dans la présentation de l'exposition. «Mon travail est frontal.

C'est un rapport physique que j'entretiens avec mes toiles qui sont souvent à ma taille, si elles ne sont pas plus grandes», explique l'artiste qui a inventé un nouveau procédé, le stick, spécialement pour ne pas interrompre le ruissellement de l'énergie. Il lui permet de garder un contact continu avec la toile. A aucun moment, le flux n'est interrompu. Les mots de Mahadji laissent deviner une relation presque maternelle avec sa source d'inspiration. Elle troque le pinceau qui impose des moments de répit, contre le stick qui permet à sa végétation chétive de fleurir et de s'épanouir naturellement et en permanence.

Amandier ou grenade, couleurs ensoleillées, lumière infiltrée, les peintures et les dessins de Mehadji sont submergés par une végétation florale luxuriante. D'où lui vient cette fascination pour le végétal ? «Je ne l'ai pas cherché ! Ce thème s'est imposé à moi pendant un voyage en Egypte. J'ai été fascinée par la splendeur de la végétation qui peuple les rives du Nil. J'ai retrouvé ces plantes ensuite en représentation artistique dans les chapiteaux et dans l'architecture ornementale locale. C'était comme une sorte de révélation», raconte l'artiste. Marquée à jamais par la grâce magnétique du Pays du Nil, elle prolonge cet effet à travers ses toiles géantes peuplées de fleurs.

C'est devenu un thème, un axe autour duquel sont élaborés toute une esthétique, un travail plastique et une identité artistique. «L'intérêt de Mahadji pour le floral se manifeste également dans la série des Pivoines, des Vanités et des Volutes, et ce dans un style personnalisé à volonté et alliant avec dextérité abstraction et figuration, peinture et dessins. C'est un genre ambivalent entre deux univers, deux choix esthétiques mais qui a un seul fond : une passion bien assumée pour le monde des fleurs et ses différentes représentations. Depuis 1999, elle varie couleurs, gestes et formes autour de cette thématique devenue identité. Avant, c'était les cactus qui constituaient sa source d'inspiration. «J'aimais la forme du temps qui se dessine par la croissance de ces plantes particulières. On peut y lire l'histoire et moi j'ai essayé de figer le temps et leur beauté sur mes toiles pour leur offrir l'éternité», se rappelle-t-elle.

Des propos qui expliquent cette influence revendiquée du patrimoine marocain sur l'œuvre de l'artiste. Najia Méhadji est une grande admiratrice de femmes talentueuses qui brodaient et tissaient leurs fleurs de manière stylisée. Avec ses propres créations, elle rend hommage à un héritage patrimonial des plus riches. Dans sa nouvelle collection composée de huit grandes peintures sur toile et une quinzaine de gouaches, l'artiste confirme ses choix plastiques et met l'accent sur la forte symbolique de la fleur. Passage du temps et précarité de la beauté sont exprimés à la façon de Mahadji avec ses œuvres réalisées entre 1998 et 2008.

Bio express
D'origine marocaine, l'artiste peintre est née en France en 1950. Elle a fait des études parallèles en arts plastiques tout en menant des recherches théâtrales contemporaines. L'artiste obtient en 1985 la bourse Villa Médicis hors les murs à Essaouira. Elle est professeur invitée à l'Ecole nationale des beaux-arts de Paris. Ses œuvres figurent dans les collections du Centre Pompidou, de l'IMA, de la Bibliothèque nationale de Paris, de la fondation ONA et autres grands musées publics en France, en Belgique et en Suisse.

L'œuvre de Najia Mahadji se singularise depuis ses débuts dans les années 70, par une «abstraction sensible» issue à la fois de la musique contemporaine et d'un travail sur le corps qu'elle pratique dans un contexte expérimental à l'université de Paris VIII. Elle obtient en 1974 une maîtrise d'arts plastiques et d'histoire de l'art à Paris I. Pour l'artiste, les années 80 sont synonyme d'un questionnement existentiel sur les matériaux de la pratique picturale. C'était le début de son utilisation de médiums inhabituels comme le «gesso» ou le papier transparent sur de grandes toiles brutes pour créer des formes géométriques symboliques. Elle vit entre Paris et Essaouira


Par Hayat Kamal Idrissi | LE MATIN
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