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naim Webmaster


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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Mar 10, 2008 6:13 am Sujet du message: Des femmes qui tissent leur avenir |
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Journée mondiale
Des femmes qui tissent leur avenir
A l'occasion du 8 mars, elles se sont rencontrées pour parler de leurs rôles dans la société
«Femmes, associations et citoyenneté», tel était le thème d'une table ronde organisée par l'association «Riad pour la créativité».
Cette rencontre entre dans le cadre des activités de cette association pour la commémoration de la Journée mondiale de la femme. Les participants ont débattu des rôles de la femme marocaine dans le tissu associatif ainsi que sa contribution dans le développement du pays. «Dans certains domaines, la société civile s'est substituée à l'Etat pour diverses raisons. Et la femme marocaine a considérablement participé aux changements opérés dans notre pays», a déclaré Amina Betachi, membre de l'Association Femmes en sciences au Maroc.
Cependant, la représentativité de la femme marocaine reste en deçà des attentes. « La présence des femmes, notamment, dans les domaines scientifiques reste très faible. Bien évidement, cette situation est due à des facteurs culturels liés à notre société. Certes, les femmes sont fortement représentées dans les universités, notamment en médecine et en pharmacie, mais le problème se pose à un autre niveau. En effet, les étudiantes marocaines sont peu nombreuses à effectuer des études en troisième cycle», ajoute A. Betachi. Cette dernière affirme que les membres de l'association Femmes en sciences se sont fixés comme objectif de parrainer des filles marocaines pour les aider ainsi à continuer leurs études supérieures. Ils vont cibler principalement les filles dans le milieu rural.
La situation de la femme rurale est particulièrement plus difficile. Aujourd'hui, de nombreuses associations mènent des activités dans les zones enclavées du Royaume. «Synergie Civique» est l'une de ces associations. Depuis quelques années, ses membres ont lancé un ambitieux projet à Taznakht, un petit patelin aux environs d'Ouarzazate. Aujourd'hui, le projet a commencé à porter ses fruits.
Fatma, Amina et Fatima sont quelques-unes des femmes bénéficiaires de ce projet. Leur vie a complètement changé. Chacune d'elles a une histoire différente, mais elles sont toutes les trois des tisseuses…des artistes. Elles ont en commun un savoir-faire très distingué.
Ces femmes qui sont donc des tisseuses de tapis, ont fait le déplacement à Casablanca pour présenter leurs produits mais également pour raconter leurs expériences. Fatima, la plus jeune parmi elles, voulait devenir journaliste mais elle a quitté très tôt les bancs de l'école. Aujourd'hui, elle a pu réaliser son rêve. Elle participe à la rédaction d'un livre qui raconte le quotidien des tisseuses. «J'essaye de transmettre des messages à travers les tapis que je tisse. Quelques années auparavant, il n' y avait personne pour écouter les femmes dans mon village. C'est devenu désormais possible grâce à ces militants associatifs qui nous ont beaucoup aidées », explique-t-elle. Ses tapis sont riches en symboles (oiseaux, montagnes, maisons, animaux domestiques…) qu'elle utilise pour décrire son univers. Ancré dans les traditions ancestrales des familles marocaines, le tissage est une pratique qui se transmet de mère en fille. Un lègue qui est en perpétuel changement.
Amina, elle, est maman de trois filles. Grâce au projet de l'association «Synergie Civique», elle contribue à l'épanouissement de sa petite famille. « Mon mari était au chômage. Le tissage des tapis m'a permis de subvenir aux besoins de mes petites filles pendant quatre années. Actuellement, les conditions se sont beaucoup améliorées. En compagnie des autres femmes du village, on ambitionne de réaliser d'autres projets», déclare-t-elle.
Ces femmes viennent de créer une association. Baptisée «Tifaouit» (lumière en amazigh), l'association des tisseuses de Taznakht a vu le jour en janvier 2007. Pour Najia El Boudali, présidente de l'association «Synergie Civique», ces femmes ont parcouru un long chemin.
«Nous leur avons demandé de créer une association pour réaliser tous les objectifs fixés du projet. Et les femmes de Taznakht ont relevé ce défi. Actuellement, elles sont capables de continuer avec leurs propres moyens», affirme Najia El Boudali. Cette dame a déjà un long passé dans le milieu associatif. Depuis des années, elle milite dans le mouvement féministe au Maroc. « Contrairement à ce que l'on pense, la femme marocaine a toujours participé au développement de la société. D'ailleurs, la première association féministe au Maroc a été créée en 1947. Elle militait pour l'indépendance du pays. A partir des années 80, le Maroc a connu l'éclosion d'un grand nombre d'associations féministes», affirme-t-elle. Aujourd'hui, elle se fixe d'autres objectifs qu'elle compte réaliser en compagnie d'autres membres de son association, à travers plusieurs projets de développement particulièrement dans les zones enclavées.
Représentativité féminine
Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la femme, l'Association Femmes en sciences au Maroc (AFSM) organise demain à la Faculté des sciences Ben M'Sick Casablanca une table ronde sous le thème « Représentativité des femmes dans les instances de décision». Les participantes débâteront du problème de la participation politique des femmes marocaines.
Plusieurs personnalités vont prendre part à cette manifestation, notamment Nouzha Sekkali, ministre du Développement social et de la Famille. A cette occasion, l'AFSM présentera les résultats d'une enquête sur les causes de la non-représentativité des femmes dans les instances de décision. En effet, le pourcentage des femmes députées ne dépasse pas 10%. Alors qu'on s'attendait à une meilleure représentativité féminine dans l'Hémicycle, les résultats des élections du 7 septembre dernier ont démontré que le Maroc a encore un long chemin à parcourir avant d'établir l'égalité entre les deux sexes au niveau politique. Elles ne sont, pendant cette législature, que 34 femmes à siéger au sein de la première Chambre contre 35 en 2002.
Par Mohamed BADRANE | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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ayya tim VIP Amazigh


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Posté le: Lun Juin 23, 2008 5:43 pm Sujet du message: |
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Posté le: Sam Nov 01, 2008 11:47 am Sujet du message: |
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Le rôle du tissage dans la préservation de la mémoire
Tapis et tissages : l'art des femmes berbères du Maroc » de Frédéric Damgaard
Un nouveau-né dans la catégorie des beaux livres vient de voir le jour dans les éditions «La Croisée des Chemins».
Un ouvrage signé Frédéric Damgaard, où ce dernier a livré toute sa recherche autour de l'art berbère, durant les 20 années qu'il a passées au Maroc, et plus particulièrement à Essaouira avant d'aller s'installer à Taghazout
Cet art des femmes berbères, mis en exergue par l'auteur, nous fait découvrir des créativités, dignes d'œuvres artistiques, en tapis et tissage de tous genres, sacs et sacoches, coussins, couvertures, haïks, handiras, voiles de têtes, tissus brodés, vêtements, capuchons et bonnets, bottes, babouches et ceintures.
Tout un éventail d'imagination, exprimant un mode de vie, des coutumes, des traditions et aussi l'image de la femme, ses pensées, ses émotions, sa fantaisie, sa sensibilité et son langage visuel d'artiste. Un lieu de mémoire collective et spécifique à chaque région que F.Damgaard est allé découvrir sur place, côtoyant les populations locales et dénichant ces trésors patrimoniaux inestimables qui doivent être rassemblés dans un musée d'art berbère pour pouvoir mieux les apprécier à leur juste valeur.
Des photographies fantastiques prises de tapis et tissages de différentes régions du Sud du Maroc illustrent ce bel ouvrage garni par un texte bien détaillé sur l'histoire et les origines des berbères et, bien sûr, sur ces femmes berbères, dont le travail remarquable est mis en valeur à travers l'œil passionné et averti de
F.Damgaard.
Ce dernier nous fait découvrir, à partir de ce livre, l'aspect artistique de la culture berbère, par le biais d'objets ayant la valeur et la qualité d'œuvres d'art se trouvant dans des zones rurales.
C'est cette recherche approfondie qui a motivé, sans aucune hésitation, la publication de ce livre par A.Retnani (La Croisée des Chemins) qui a énormément apprécié la démarche de l'écrivain. « Frédéric Damgaard m'a proposé une série de photos sur le travail remarquable des femmes berbères. J'ai tout de suite été séduit et, sans hésiter, j'ai décidé de la publier. Ces travaux méritent d'être immortalisés par un beau livre, qui restera à jamais pour nos générations futures, revalorisant cette riche région du Sud qui ne cesse de nous étonner», souligne M.Retnani.
Pour donner plus de force et de crédibilité à son ouvrage, l'auteur fait appel à de nombreuses références historiques, démontrant, ainsi, l'ancienneté de l'industrie du tissage et soulignant l'importance accordée à l'art du tapis amazigh au Maroc à travers l'histoire, puis son influence sur l'art européen du Moyen âge.
«L'ouvrage de Frédéric Damgaard n'est pas seulement un livre de plus sur le tapis et le textile amazighs, mais encore un livre particulier où chaque pièce est abordée comme une expression artistique et non comme un objet ethnique utilitaire », souligne Ali Amahan, professeur d'anthropologie à l'INSAP et membre du Conseil d'administration de l'IRCAM.
L'auteur le précise bien dans son introduction : « Dans ce livre, en effet, nous montrons une collection de tissages et tapis-tableaux sélectionnés en raison de leurs qualités artistiques et selon notre goût personnel ».
Historien d'art et critique averti, M.Damgaard a tenté, dans son ouvrage, d'éviter l'exotisme ayant caractérisé d'autres publications sur les tapis marocains, préférant une démarche professionnelle se basant sur des références historiques de grands historiens.
«Frédéric Damgaard n'a pas hésité à mettre sur le même pied d'égalité les tisseuses amazighes et les artistes plasticiens modernes du Maroc. Il souligne également le rôle du tissage amazigh dans la préservation de la mémoire et le rôle des mères dans la transmission de cette mémoire», écrit Ali Amahan dans la préface de l'ouvrage, ajoutant que ce livre apporte un regard particulier, celui d'un Danois sur l'un des aspects les plus importants de la création marocaine, le tapis et tissage des femmes amazighes.
En effet, F.Damgaard milite pour sa réhabilitation et plaide pour sa promotion, mettant en relief l'esprit créateur et plein d'imagination de la femme amazighe.«Elle harmonisera les tonalités des couleurs assimilées et réinventera des compositions à partir des motifs mémorisés, se laissant guider par son inspiration. Tout en composant les nœuds de la trame, la tisseuse amazighe fait appel à sa mémoire pour mieux perpétuer celle de son groupe».
Le résultat est fabuleux, car en contemplant les photographies de cet ouvrage, nous nous sentons en face d'une véritable création, valorisée par un récit passionnant, très fort, puisque il est écrit avec cœur et professionnalisme d'un écrivain connaisseur en la matière.
Un parcours honorable
Historien d'Art, membre de l'Académie du Var (Toulon) et membre de l'Académie «Arts-Sciences-Lettres» (Paris). Frédéric Damgaard est, également, un grand critique d'art et photographe professionnel.
Son installation à Essaouira, puis l'ouverture de sa galerie d'exposition étaient à l'origine de l'épanouissement de beaucoup d'artistes souiris qu'il a pu propulser dans l'univers des arts plastiques marocains et étrangers, exposant leurs travaux dans des galeries de renommée et des musées internationaux où des critiques d'art de poids étaient sidérés par leurs œuvres.
Ces dernières années, Frédéric Damgaard a décidé de prendre sa retraite choisissant de résider à Taghazout pour se consacrer uniquement à la recherche et l'écriture.
Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN _________________ http://sawtna.nice-forums.net/ |
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