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Préserver la biodiversité

 
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Si Moh
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MessagePosté le: Ven Nov 09, 2007 3:40 pm    Sujet du message: Préserver la biodiversité Répondre en citant

Séminaire international à Ouarzazate : Préserver la biodiversité passe par la rationalisation

Un séminaire international a été organisé, récemment, à Ouarzazate sous le thème «Gouvernance de la biodiversité pour une gestion patrimoniale de l’environnement».

Ils étaient tous au rendez-vous. C’est en présence du gouverneur de Ouarzazate et des représentants de l’autorité locale ainsi que des professeurs, chercheurs, étudiants, ingénieurs et des experts dans le domaine de l’environnement, que s’est déroulé le séminaire sur la gouvernance de la biodiversité.

La rencontre s’est articulée autour de trois objectifs principaux : la présentation des résultats du programme « Gouvernance de la biodiversité pour une gestion patrimoniale de l’environnement » (GOVBIO), la fusion du programme GOVBIO avec le projet CBTHA et l’élaboration d’un projet régional.

Intervenant à cette occasion, le gouverneur de la province, Mohamed Incharen, a mis en exergue l'importance de cette rencontre qui constitue un carrefour d'échanges et de proposition d'idées pour la protection de l’environnement et la biodiversité.

Dans son allocution d’ouverture, Meriem Ouchen Noussairi, représentante du PNUD, a souligné que la présence du Programme des Nations unies pour le développement témoigne de l’importance qu’il accorde à la gouvernance de la biodiversité.

«La conservation de la biodiversité est une condition nécessaire d’adaptation des écosystèmes aux changements environnementaux. Elle permet de développer les capacités des populations à s’adapter aux changements continus et à la dégradation de notre environnement», a déclaré à l’ALM Mme Ouchen Noussairi.

Pour sa part, Henri Guillaume, représentant de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) au Maroc a ajouté que le projet GOVBIO et ce séminaire s’appliquent à la philosophie d’actions partagées avec les partenaires des institutions marocaines.

«Notre mission, c’est impliquer une démarche qui place les sociétés locales au centre de la réflexion et de l’action et introduire une recherche action avec les acteurs ruraux et les autorités locales.

Des recommandations et des dispositifs doivent être développés pour une meilleure gouvernance des ressources naturelles et des territoires», a indiqué Henri Guillaume.

Le principe de conservation de la biodiversité, aujourd’hui, repose sur l’adaptation d’une démarche globale et intégrée, en accord avec le principe de développement humain durable. Il est important de coordonner les efforts au niveau des projets et d’impliquer de manière étroite les populations locales et les institutions locales et régionales.

Les travaux engagés dans le cadre du projet GOVBIO sur le territoire de la tribu d’Aït Zekri conduisent au développement d’une «charte de territoire» agro-sylvo-pastorale dont l’objet est d’instaurer une implication responsable des populations locales.

L’objectif est de parvenir à dégager une méthodologie reproductible sur d’autres terrains notamment du Haut Atlas et de l’Anti-Atlas.

L’Houssaine Oulbaz
http://www.aujourdhui.ma/
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MessagePosté le: Jeu Fév 21, 2008 6:33 am    Sujet du message: Oukaïmden, un lieu de vie et un creuset de biodiversité Répondre en citant

Patrimoine
Oukaïmden, un lieu de vie et un creuset de biodiversité
Le célèbre site du Haut Atlas marocain “réfléchit” sur son avenir


«La pierre qui parle» tel est l'intitulé du séminaire qui a eu lieu dernièrement à l'Oukaïmden.

Organisé par l'UFR (Unité de formation et de recherche) du tourisme de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech, ce colloque a réunit de nombreux enseignants du Maroc et de France, des étudiants, des représentants des communes et des autorités de la province d'Al Haouz ainsi que des membres d'associations locales afin de débattre de l'avenir de ce site devenu pittoresque au fil des siècles.

Ces derniers ont également eu la possibilité de visites des villages alentours et de faire des excursions sur les sites des gravures rupestres Fondé sur un partage des savoirs et des regards entre enseignants et étudiants de disciplines diverses, le séminaire s'est déroulé en deux phases: d'abord, l'analyse de la situation actuelle de l'Oukaïmden et plus généralement du Haut Atlas dans le contexte des mutations actuelles générées par le développement du tourisme. Ensuite, la réflexion et les propositions sur les conditions d'une pérennisation de cet espace et de ce paysage.

Situé à 2.700 m d'altitude dans le Haut Atlas, et à 75 km au sud de la ville ocre, l'Oukaïmden abrite un pâturage d'altitude fréquenté par les éleveurs de la région depuis les temps les plus reculés. Des caprins, ovins et bovins y sont conduits chaque année du mois d'août au mois de mars, le reste de l'année étant réservé à la régénération de l'herbe.

Parallèlement, ce plateau historique dévoile un site de gravures rupestres qui remontent, selon toute apparence, à «l'âge du bronze». Ces gravures ont été découvertes en 1948 et ont fait l'objet d'études scientifiques. Enfin, l'Oukaïmden est aussi une station de ski et un départ pour des randonnées autour du Toubkal, le plus haut sommet d'Afrique du Nord (4.165 m).

A l'«Ouka», trois potentialités font de ce site un terrain d'étude tout à fait remarquable. «Il s'agit de la transhumance, le patrimoine rupestre et le tourisme. Oukaïmden n'est pas seulement une station de ski, c'est un lieu de vie et un creusé de biodiversité.

A travers ce séminaire, on voulait préciser que tout projet localisé dans
ce site doit tenir compte des modes de vie de la population, de l'écosystème et de la richesse de la biodiversité, ceci afin d'assurer et promouvoir un tourisme durable», explique Ouidad Tebaa, membre des organisateurs du séminaire.

Selon les organisateurs, une conception globale du développement de la région ne peut donc faire l'économie d'une réflexion en profondeur intégrant tous les atouts et les enjeux du tourisme dans ses relations avec l'activité pastorale et le patrimoine culturel. La continuité d'un mode de vie alliant «agriculture en terrasses» et élevage, tirant profit d'emplois permanents ou temporaires pour le surplus d'une main-d'œuvre prête à l'exode vers les villes, pourrait être payant à terme. La conservation du patrimoine rupestre, sa mise en valeur et son intégration à un tourisme «doux» permettraient également, outre la préservation d'une mémoire millénaire, la transmission d'un héritage culturel aux générations futures.

Investissement émirati

Il s'agit d'un investissement colossal. 1,4 milliard de dollars seront investis dans un site touristique gigantesque à l'Oukaïmden, l'unique station de ski d'Afrique.

Emmar se chargera de la construction d'un complexe résidentiel avec onze hôtels et un golf. Le tout occupera une superficie de 600 hectares.
Les investisseurs parlent du plus haut golf mondial, un 18 trous situé à 3.000 mètres de hauteur… Le projet d'Emmar fait partie des 8 conventions conclues entre les Emirats arabes unis et le gouvernement marocain sous la présidence de Sa Majesté le Roi. Rappelons que le plateau de l'Oukaïmden est un lieu de pâturage pour les éleveurs de la région.

Les investisseurs du projet devraient donc trouver une solution alternative pour les villageois. D'après les premières études techniques, une gestion cohérente des pistes permettrait un enneigement supérieur à ce que l'on a aujourd'hui. Chose qui contribuera à l'augmentation de l'activité des sports d'hiver.

Parallèlement, l'approche technique envisage «l'enneigement artificiel», qui est une technique adoptée par plusieurs autres stations internationales de ski. Cela nécessite des travaux d'aménagement à travers la création de retenues d'eau.

Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
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MessagePosté le: Sam Avr 05, 2008 9:32 am    Sujet du message: Biodiversité: Bonnet d’âne «européen» pour le Maroc Répondre en citant

Biodiversité: Bonnet d’âne «européen» pour le Maroc

· Situation alarmante selon l’Office européen des statistiques

· Les écosystèmes fortement menacés


Avec plus de 2.000 espèces animales et végétales menacées d’extinction, le Maroc est le pays du bassin méditerranéen où la biodiversité est la plus alarmante, d’après les données d’un rapport d’Eurostat, l’Office européen des statistiques, sur la biodiversité en Méditerranée. Selon ce dernier, l’impact énorme du tourisme sur les écosystèmes serait l’une des causes les plus importantes de la dégradation de la biodiversité dans les pays méditerranéens.

«Les perturbations de l’homme sont à l’origine d’une détérioration des divers écosystèmes et exercent une pression insoutenable sur la biodiversité en Méditerranée». Le cri d’alarme que lancent les experts d’Eurostat a de quoi inquiéter les autorités compétentes marocaines. Dans leur rapport, «La région méditerranéenne : un haut lieu de biodiversité», ils affirment noir sur blanc, que le tourisme, en particulier, est en train de provoquer «des impacts énormes, directs et indirects, sur les écosystèmes» et que de ce fait le fonctionnement d’un système naturel, «jadis intact, se trouve bouleversé, réduisant par exemple la qualité de l’eau et de l’air et provoquant des feux de forêt plus fréquents».

La liste rouge de l’UICN (Union internationale de la conservation de la nature) dénombre aujourd’hui quelque 16.120 espèces menacées dans le monde dont 12% des espèces d’oiseaux connues, 23% des mammifères et 32% des amphibiens. Dans les neuf pays méditerranéens étudiés dans le rapport d’Eurostat(1), les pourcentages sont encore plus élevés avec des moyennes de 14% pour les oiseaux (31% pour le Maroc), 39% pour les mammifères (31% pour le Maroc) et 49% pour les amphibiens (27% pour le Maroc). En chiffres absolus, c’est le Maroc qui, avec 2.183 espèces animales et végétales menacées d’extinction, détient le triste record, suivi de l’Egypte (1.011), de l’Algérie (490), d’Israël (486) et de la Tunisie (476). Le cas particulier de la flore nationale est le plus frappant: sur les 7.000 espèces identifiées au Maroc, quelque 1.650 espèces seraient menacées, c’est-à-dire une espèce sur quatre (voir tableau).

Devant l’ampleur de ces menaces, les autorités compétentes des pays méditerranéens ont dû réagir d’autant plus que la conservation de la biodiversité est devenue aujourd’hui une priorité d’ordre mondial. Un nombre croissant de zones protégées ont ainsi été instaurées et on en dénombrerait plus de 4.400 dans tout le bassin méditerranéen (nord et sud) s’étendant sur près de 96 millions d’ha (7% du total mondial). Les zones désignées au niveau national dans les neuf pays étudiés dans le rapport d’Eurostat ne couvrent actuellement qu’une superficie de 115.194 km2, soit 2,52% de leur superficie totale consacrée à la protection de la biodiversité. Un chiffre plutôt faible au vu de l’objectif de 10% affiché par le Congrès mondial sur les Parcs de l’UICN et en comparaison avec les 12% de superficies protégées dans la partie méditerranéenne de l’Europe.
Avec une quinzaine de zones protégées d’une superficie de quelque 673.000 ha, soit à peine 0,95% de la superficie totale du pays, le Maroc se situe très loin derrière des pays comme Israël (19,9%) ou l’Egypte (9,83%) et fait à peine mieux que la minuscule Palestine (0,92%).

S’ils saluent ces premiers pas menant à un processus de protection de la riche biodiversité méditerranéenne, les auteurs du rapport d’Eurostat notent par ailleurs que le recensement statistique des zones protégées dans cette région reste assez complexe eu égard à la multitude des systèmes de classification (classifications nationales, classification UICN, directive européenne sur les oiseaux et l’habitat, etc.) et de conventions internationales (Convention sur la biodiversité biologique, Convention sur les zones humides, etc.) pour la protection des zones naturelles. Idem pour les objectifs de gestion qui, dans la plupart des pays méditerranéens, «ne seraient pas toujours clairement identifiés ou assignés»; sans parler de la qualité des données collectées qui peuvent présenter des biais telles que des divergences dans le nombre d’espèces connues que les experts d’Eurostat mettent sur le compte des «différences d’intérêt et d’efforts de recherche entre les pays de la zone».
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(1) Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Syrie et Tunisie.


Une biodiversité à la fois riche et vulnérable

Selon Eurostat, la région méditerranéenne possède des zones biogéographiques parmi les plus rares au monde ainsi qu’une biodiversité de première importance. Et sur les 25.000 espèces connues de plantes méditerranéennes (9,2% des espèces identifiées dans le monde sur un territoire représentant seulement 1,5% de la surface terrestre), la moitié sont particulièrement bien adaptées notamment aux périodes sèches et ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde. Pour ce qui est de la diversité végétale, le nombre d’espèces connues va de 641 espèces en Syrie jusqu’à 6.990 espèces au Maroc.

Les populations méditerranéennes les plus importantes sont les fougères et les herbiers de Posidonie (Posidonia oceanica). La diversité animale est également riche avec de grandes populations d’invertébrés, notamment en ce qui concerne les insectes (environ 30.000 espèces connues en Israël, 13.400 au Maroc). Pour les oiseaux, quelque 500 espèces seraient connues comme étant permanentes dans les pays riverains de la Méditerranée où elles se reproduisent. Les poissons marins et d’eau douce constituent le 3e ensemble le plus nombreux en termes de diversité d’espèces, notamment dans un pays comme le Maroc qui a la particularité d’être bordé par l’Atlantique et la Méditerranée. La diversité d’espèces de reptiles et d’amphibiens est également importante en particulier dans les régions arides comme au sud du Maroc (98 espèces connues), en Syrie (127 espèces) ou encore en Israël (105 espèces).

Aziz Ben Marzouq
http://www.leconomiste.com/
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MessagePosté le: Ven Avr 11, 2008 4:58 am    Sujet du message: Développement de l’arganeraie à Chtouka Aït Baha Répondre en citant

Développement de l’arganeraie à Chtouka Aït Baha

Le partenariat euro-marocain en matière de protection de l’arganeraie dans le sud-ouest marocain vient de se renforcer par la création d’un deuxième projet dans la province de Chtouka Aït Baha de 83 ha, soit l’équivalent de 10.000 jeunes plants d’arganier.

Cette deuxième opération qui va être lancée dans la province est supervisée par la coordination provinciale du Réseau des Associations de la réserve de biosphère arganeraie (RARBA) de la zone de Chtouka Aït Baha en partenariat avec le «Projet Arganier» de l’Agence de développement social (ADS), l’Union européenne et la Direction régionale des Eaux et Forêts du sud-ouest et de nombreuses autres parties, dont les associations de bénéficiaires du projet, l’Agence allemande de coopération technique (GTZ) et la commune rurale concernée.

Cet important projet vise d’une part, l’extension de l’arganeraie et sa protection grâce à une approche participative tendant à intégrer les populations locales dans une large opération de développement et d’autre part, la sensibilisation de celles-ci quant à l’importance de l’arganier en tant que ressource économique stable que l’on doit préserver d’une exploitation anarchique.

Ce projet concerne la région d’Anzad et Zaouiya d’Aït Sidi Yahya à Tassegdalt dans la province de Chtouka Aït Baha, soit une population de plus de 3000 habitants représentée par l’Association de Zaouiya d’Aït Sidi Yahya.
Les principales activités de ce projet vital pour la population de cette région, dont la durée est étalée sur 24 mois allant jusqu’à fin 2009, concernent la clôture du périmètre planté et l’organisation de campagnes de sensibilisation au profit de la population locale en vue d’une meilleure protection des ressources naturelles de la région.

Il est à noter que c’est la deuxième fois que les populations locales de cette province procèdent au reboisement de leurs terres en partenariat avec l’arrondissement des Eaux et Forêts de la province de Chtouka Aït Baha, le domaine forestier représentant 90% de la superficie du projet et les terres privées 10%.

La participation de l’ADS, à travers le programme de soutien à l’amélioration des conditions de travail de la femme rurale et à la gestion durable de l’arganeraie dans le sud-ouest du Maroc ou Projet Arganier financé en partenariat avec l’Union européenne constitue la garantie de base pour la réussite de ce projet. D’autre part, l’apport de la Direction régionale des Eaux et Forêts est primordial (terrain et plants).

Principale espèce végétale que l’on trouve dans le sud-ouest marocain, l’arganier est un arbre qui s’adapte parfaitement aux rudes conditions climatiques et au relief de la région.

Arbre résistant, il permet la stabilisation des sols et aide à combattre la désertification. N’existant que dans cette partie du monde, cette espèce couvre une superficie évaluée à 830.000 hectares.

Vu son importance, le gouvernement marocain a initié un programme de conservation et de développement de l’arganeraie (PCDA) et d’ailleurs, l’Unesco l’a classé comme Patrimoine de l’humanité.


M’bark CHBANI
http://www.liberation.press.ma/
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MessagePosté le: Dim Juin 01, 2008 7:49 am    Sujet du message: Le Maroc appuie la mise en place d'une réglementation Répondre en citant

Allemagne-Maroc-biodiversité : Le Maroc appuie la mise en place d'une réglementation internationale sur les ressources génétiques (Document)

Bonn, 30/05/08 - Le Maroc a exprimé son appui à la mise en place d'une réglementation internationale qui respecte la souveraineté des Etats sur leurs ressources génétiques et garantit le partage des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques, dans le cadre des travaux de la conférence des parties à la Convention sur la diversité Biologique (CDB) à Bonn.


Dans un document distribué à l'occasion de cette conférence, le Maroc a réitéré son engagement en ce qui concerne la mise en oeuvre des objectifs de la Convention notamment la diversité biologique, l'utilisation durable des ses composantes et le partage équitable des bénéfices découlant de leur utilisation.

La biodiversité est un élément clé pour les écosystèmes eu égard aux services qu'elle offre à l'Homme notamment l'alimentation, la santé et l'habitation, a souligné le document, précisant que les économies de plusieurs pays en voie de développement dépendent encore de leurs ressources naturelles et biologiques, en particulier.

Certaines études ont révélé que l'érosion de la diversité de la vie animale et végétale dans le monde présente un danger imminent sur la continuité de la vie sur terre et la capacité de répondre aux besoins des futures générations.

S'agissant du projet "Life Web", le document a souligné que la protection de la biodiversité ne consiste pas uniquement à créer des aires protégées mais dépend du mode de gestion de ces aires et leur capacité à répondre aux attentes des populations et aux conditions nécessaires pour la préservation de ces espaces fragiles, à valeur écologique élevée.

Selon la même source, le Maroc a créé plusieurs aires protégées, la dernière étant officiellement créée en avril dernier. Ces espaces comprennent des échantillons représentatifs des principaux écosystèmes du Royaume, notamment des forêts, des zones humides, des montagnes et des déserts.

Ceci traduit la détermination du Maroc à développer son réseau d'aires protégées à la lumière des nouvelles législation en cours de ratification, ajoute la même source.

Le Maroc a participé aux travaux de cette conférence avec une délégation du secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'environnement, du Haut commissariat aux Eaux et forêts et à la lutte contre la désertification et du ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime.

MAP
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MessagePosté le: Mer Juil 02, 2008 10:08 am    Sujet du message: Sauvegarde de l'arganier Répondre en citant

Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l'arganier

Bilan annuel positif des realizations


Don de 70.000 DH au centre d'éducation à l'environnement d'Essaouira

La Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l'arganier a tenu, lundi à Essaouira, sa quatrième assemblée générale sous la présidence de André Azoulay, président de cette institution



Les travaux de cette réunion, qui a eu lieu au siège de la Fondation à Dar Souiri, ont été marqués notamment par la présentation des rapports moral et financier pour l'année 2007 et des perspectives d'action et d'intervention de la Fondation pour l'année en cours, ainsi que par le renouvellement du bureau de la Fondation.
Intervenant à cette occasion, M. Azoulay a indiqué que le bilan des réalisations de la Fondation est à la fois positif, exaltant et prometteur, mettant en avant les acquis ayant trait plus particulièrement à la notion d'Indication Géographique (IG) qui constitue une étape importante dans le processus de protection de l'arganier.

Il s'agit, a-t-il expliqué, d'une sorte d'Appellation d'origine contrôlée qui va s'appliquer à l'huile d'argan et ses produits dérivés (alimentaires, diététiques...) afin de réguler et de réglementer le développement très substantiel de cette filière et éviter les abus, des uns ou des autres, face à la forte demande et de garantir la pérennité de cette espèce.

Il a de même mis l'accent sur la démarche en amont de certification forestière menée en étroite concertation avec les parties concernées et le lancement, prochainement en partenariat avec Planet Finance, d'un dossier qui devrait permettre d'inscrire l'arganier dans le cadre du patrimoine universel de l'humanité.
Parmi les autres actions réalisées par la Fondation, M. Azoulay a cité le nombre important de partenariats conclus avec des Groupes internationaux, avec au premier plan les laboratoires Pierre Fabre et Cooper Maroc, et les efforts déployés avec le soutien de partenaires français pour le développement d'une énergie alternative, en l'occurrence l'énergie solaire afin d'éviter l'utilisation abusive du bois.

En matière de protection et de sauvegarde de l'environnement, la Fondation a remis, en marge de son AG, un don de 70.000 dh au centre d'éducation à l'environnement d'Essaouira, située dans la commune de Smimou (province d'Essaouira), l'objectif du Centre étant la consécration d'une éducation à l'environnement de qualité et le soutien de sa promotion et son déploiement sur l'ensemble du territoire de la province, en plus de la contribution à la sauvegarde et au développement durable de l'arganeraie.

Pour sa part, la directrice de la Fondation, Katim Alaoui, a souligné que l'Indication Géographique constitue l'une des grandes priorités de la Fondation, rappelant que ce projet est arrivé à terme avec l'adoption de deux projets de loi, dont le premier est relatif à la création du registre des IG alors que le second à trait aux signes distinctifs d'origine et de qualité des produits agricoles et des denrées alimentaires. L'étape actuelle, a-t-elle poursuivi, consiste en la rédaction du cahier des charges pour savoir qui est cette huile d'argan qui va mériter l'appellation indication géographique, soulignant que la Fondation continue d'accompagner les demandeurs de l'IG qui sont les coopératives et les producteurs privés dans cette démarche fondée sur la concertation et l'information.

En matière de lutte contre la déforestation, a-t-elle encore dit, la Fondation mène dans le cadre d'une coopération décentralisée avec la région des Pyrénées Orientales une campagne de sensibilisation des populations d'arganeraie à l'utilisation des cuiseurs, faisant savoir que chaque cuiseur permet d'économiser entre 5 et 10 kg de bois par jour. Elle a également mis l'accent sur la mise en place du premier four solaire au Maroc dans la ville de Safi, projet qui va profiter aux potiers de la ville, et sur les efforts de reboisement et de création de sources de revenu alternatives.

Concernant la lutte contre les piqûres de scorpions, première cause des intoxications déclarées au Maroc (50-60%), Mme Alaoui a rappelé à cet effet le projet de développement du premier médicament à base de dérivés d'arganier, précisant que l'étape sensible d'industrialisation du procédé d'extraction des molécules cibles a été dépassée mais il faut attendre les résultats des essais cliniques. Elle a, par la même occasion, annoncé la tenue, lors de la prochaine édition du festival Gnaoua à Essaouira, d'un forum consacré à la problématique de l'arganier, faisant savoir que le site web de la Fondation sera opérationnel très prochainement.

Créée en mai 2004, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l'arganier a pour objectifs la protection juridique de l'exploitation des forêts d'arganiers, le développement et la protection des équilibres naturels, l'amélioration du niveau de vie des populations des arganeraies et l'assurance de la qualité des produits et produits dérivés de l'arganier.


Par la MAP

Lematin.ma

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