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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5569 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Déc 27, 2007 6:01 am Sujet du message: Rapports et études |
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Rapport Banque mondiale/ Pauvreté
La mobilité sociale fait du surplace
· Pourquoi certains s’en sortent mieux que d’autres
· Accès au capital, environnement et éducation, nerfs de la guerre
· La prospérité n’est pas qu’économique
«Un progrès modeste et guère spectaculaire». C’est le constat de la Banque mondiale qui se prononce sur les avancées de la mobilité sociale, dans son dernier rapport «Se soustraire à la pauvreté au Maroc». Pour sûr, il y a fort à faire. Environ 15% de la population vit en situation de pauvreté. Le monde rural en concentre près des deux tiers. Et c’est à cette dernière frange de la population que la Banque mondiale s’intéresse. Elle a mené une enquête auprès d’un échantillon représentatif de 9 communautés sélectionnées dans trois provinces (Chichaoua, Beni Mellal et El Hajeb) qu’elle étudie sur la dernière décennie.
Il en ressort que certains s’en sortent mieux que d’autres. Comment? Le tout est de savoir profiter des facteurs facilitateurs. L’accès au capital est déterminant. «Par le biais des banques, des associations de microcrédit ou de l’héritage, le financement contribue au bien-être et à la mobilité des ménages», souligne l’étude. Et bien qu’insuffisantes pour les sortir de la pauvreté, les rentrées d’argent permettent aux familles d’investir dans des activités productives, ou d’acquérir des biens tels que des maisons, source de sécurité psychologique tout autant qu’économique.
Dans la même optique, «la coopération avec des associations et organisations formelles ou informelles s’avère bénéfique». Pour autant, la corruption et le clientélisme continuent de sévir. «Ils représentent la face obscure du capital social, et sont des facteurs inhérents de discrimination vis-à-vis des ménages les plus marginalisés, ce qui limite encore davantage leurs chances de se soustraire à la pauvreté», note la Banque mondiale.
Toujours en rapport avec le financement, la diversification des revenus s’impose comme condition pour progresser socialement. «Compte tenu de la volatilité des moyens d’existence (agriculture…) et l’absence de filets sociaux formels, la diversification des revenus conditionne la progression sociale». Pourvu que l’environnement offre des opportunités économiques de par sa taille ainsi que ses infrastructures et services. A ce titre, «les ménages pauvres parviennent à améliorer leur situation plus aisément dans des communautés urbaines plus larges et/ou prospères». Ces dernières offrent, en effet, plus d’opportunités et de services.
Dans la même logique, le milieu peut être à l’origine d’un effet d’entraînement. «Les ménages pauvres progressent mieux dans des communautés en majorité prospères». En effet, leur enrichissement se traduit par davantage d’activités économiques, plus de liquidités en circulation, une demande plus forte pour les services, et donc plus d’opportunités.
La migration étrangère et intérieure est aussi un catalyseur pour la mobilité sociale, estiment les auteurs du rapport. Et pour cause, «les communautés prospères ont investi dans la migration à l’étranger et bénéficié en retour d’une demande accrue pour des biens et services de la part des ménages enrichis par les envois de fonds des MRE». L’éducation, enfin, est élevée au rang «d’étape essentielle pour la mobilité ascendante». En effet, elle s’avère incontournable pour «trouver un bon emploi, démarrer une entreprise à succès, et atteindre l’autonomie personnelle». Ceci étant, il est constaté par ailleurs que la qualité de l’enseignement et la motivation des enseignants a précipitamment baissé.
Autant dire que les défis ne manquent pas. D’autant plus que la pauvreté est une problématique multidimensionnelle. «Elle implique de multiples formes d’exclusion et ne dépend pas seulement du revenu, mais du sentiment d’intégration et de dignité». Autrement dit, la population considère l’évolution de son bien-être, tout autant que les opportunités économiques, pour juger de sa prospérité. C’est dire que l’absence de filet social formel, pointée du doigt par la Banque mondiale, est particulièrement ressentie par les tranches les plus défavorisées.
Méthodologie de l’enquête
La collecte et l’analyse des données de l’étude, «Se soustraire de la pauvreté au Maroc», reprend la méthodologie développée pour l’étude comparative internationale sur la mobilité dans 17 pays intitulée «Moving out of poverty: Understanding freedom, democracy and growth from the bottom up». L’objectif est de comprendre dans quelle mesure les facteurs sociaux, politiques et institutionnels aident et/ou font obstacle à l’accès aux opportunités économiques et les processus qui permettent aux populations de sortir de la pauvreté ou de préserver et d’accumuler des richesses à différents niveaux de bien-être. Les données concernant les communautés, les ménages et les individus ont été collectées en combinant des entretiens avec des informateurs clés, et des discussions de groupes avec des hommes, des femmes, et des jeunes.
Les neuf communautés qui constituent l’échantillon représentatif de l’étude prennent en compte les disparités existant au Maroc à différents niveaux: la prospérité, le taux de migration, les conditions agro-climatiques et géographiques, la composition ethnique/ linguistique, le contexte urbain/rural et les schémas de mobilité. Ces communautés ont été sélectionnées dans trois provinces différentes. La première, Beni Mellal, présente les niveaux les plus élevés de croissance et d’immigration nette; la seconde, El Hajeb, est caractérisée par une croissance modérée sans aucune migration nette. Et la troisième, Chichaoua, présente une faible croissance avec des niveaux élevés d’émigration. Dans chaque province, deux communautés rurales et un district urbain ont été retenus.
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Dernière édition par Si Moh le Mar Fév 05, 2008 12:49 pm; édité 4 fois |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5569 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Déc 27, 2007 6:05 am Sujet du message: Rapport Banque mondiale/ Pauvreté (suite) |
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Une gouvernance locale à deux vitesses
· Clientélisme et corruption entravent la mobilité sociale
· Des avancées en politique et en infrastructure
Comment la gouvernance locale au Maroc a influencé la progression sociale sur les 10 dernières années? C’est, entre autres, la question que se pose la Banque mondiale dans son dernier rapport «Se soustraire de la pauvreté». D’emblée, l’institution de Bretton Woods relève auprès de l’échantillon de son étude, «un consensus sur l’évolution de la relation entre les représentants officiels locaux et les citoyens».
Certes, une accélération des changements politiques et une amélioration des infrastructures s’en sont suivi. Pour autant, selon les régions considérées, des insuffisances demeurent. «Une inadaptation des mêmes infrastructures, les fortes disparités hommes/femmes, la corruption et le clientélisme, continuent de faire obstacle à la mobilité des ménages».
Au registre des progrès réalisés sur le champ politique, la Banque mondiale cite une plus grande transparence, une limitation des restrictions pour la société civile et la facilitation de l’entrepreneuriat.
Ainsi, «l’accès à l’information, la possibilité d’ester en justice contre un responsable local et un sentiment accru de justice créent des conditions favorables à la mobilité», note l’étude. Notamment les médias, diffusés plus facilement grâce à l’électrification des zones rurales, sont perçus comme étant plus crédibles et plus indépendants. Tableau mitigé pour les élections. L’on concède qu’elles ont gagné en équité et en transparence. Néanmoins, la pratique des achats de vote n’est pas définitivement écartée. Quant aux leaders eux-mêmes, les avis sont partagés entre leur accessibilité et leur partialité. Le constat est toutefois relatif vu que la population cerne mal l’autorité réelle des représentants officiels locaux. En effet, «les interrogés jugent les élus pour des aspects qui ne relèvent pas de leur compétence», est-il expliqué dans l’étude.
Autre point positif, la liberté accordée aux organisations non gouvernementales. «Une réduction des restrictions leur ont permis de se développer et d’assumer de nouvelles responsabilités sociales et civiques». Elles demeurent toutefois limitées en nombre et pâtissent pour certaines d’un manque de transparence et de pratiques discriminatoires. Egalement à l’actif de la gouvernance locale, un développement des opportunités économiques. En plus de l’effort de simplification, les procédures pour la création d’entreprises sont jugées plus équitables. Cette situation n’est toutefois pas généralisable car la corruption persiste avec un impact régional variable.
Tout aussi promptes à favoriser la mobilité sociale, les infrastructures ont amélioré les conditions de vie dans de nombreuses communautés et, dans certains cas, encouragé l’émergence de nouvelles opportunités économiques. Notamment l’accès à l’eau potable et à l’électricité en particulier a minimisé le fardeau domestique pour les femmes, et l’amélioration des routes a rendu l’emploi et les marchés de produits plus accessibles. La généralisation de ces services est d’autant plus importante que, souligne l’étude, «les communautés dotées d’une infrastructure relativement moins développée ont manifesté une moindre mobilité et/ou une plus grande vulnérabilité».
Le gouvernement central, incontournable
L’étude de la Banque mondiale recommande à l’INDH d’aller vers une autonomisation des collectivités locales sans négliger l’intervention du gouvernement central. «Que ce soit par le biais du développement de l’infrastructure, de l’amélioration de l’accès à un enseignement et à des soins de santé de bonne qualité, ou du respect de la législation en matière de genres, l’implication de l’autorité centrale demeure toujours essentielle».
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5569 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Déc 27, 2007 6:09 am Sujet du message: Rapport Banque Mondiale/Pauvreté (suite) |
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Rapport Banque Mondiale/Pauvreté
Mon avenir ? Tout sauf agriculteur
· Les femmes se voient couturières ou coiffeuses
· Les hommes, au mieux militaires, au pire fonctionnaires
Entrepreneurs ou pas, les femmes bataillent pour améliorer leur niveau de vie et gravir les échelons sociaux. En effet, selon l’étude de la Banque Mondiale (BM) sur la pauvreté (voir pages 3 & 4), c’est la femme qui reprend le flambeau en cas de perte ou d’invalidité du chef de famille. Ainsi, elle a été en mesure de compenser cette perte et a même, dans certains cas, de redresser la fortune du ménage et de le faire progresser dans l’échelle de vie.
Avec un peu de liberté et beaucoup de bonne volonté, elles y arrivent. Mais elles doivent batailler pour leur liberté qui demeure un tabou. Ce droit recèle en effet des «connotations négatives» pour certains. Et pour de nombreuses jeunes femmes, la liberté est non seulement désapprouvée, mais hors d’atteinte, souligne le rapport. Cela ne les empêche pas pour autant de passer à l’action. Face aux difficultés de la vie en milieu rural, ces femmes s’ingénient à trouver des moyens pour sauver leur famille de la misère. Mais les plus jeunes d’entre elles restent limitées par des valeurs traditionnelles trop encombrantes. De ce fait, elles ne sont pas nombreuses à intégrer les bancs de l’école. Et même si c’était possible, les conditions d’accès aux établissements très éloignés en milieu rural sont tout autant décourageantes.
Par ailleurs, une autre couche de la population, souffre encore d’un paradoxe. Les jeunes, bien que nombreux (ceux âgés de 15 à 29 ans représentaient 43% de la population en 2006) restent principalement ignorés. Ceci dit, ils évoquent une part très significative de la société, bien qu’elle soit une arme à double tranchant.
En effet, les jeunes représentent, d’une part, les ressources humaines des futures promesses économiques du pays. D’autre part, leur grand nombre risque de pomper les rares ressources allouées à l’éducation et aux services. Mais, ce qui freine la compréhension des besoins de cette couche est la rareté des études qui lui sont consacrées. Effectivement, celles existant déjà ne donnent qu’un cliché limité. Ces études sont soit basées sur des données quantitatives, soit elles mettent exclusivement l’accent sur les jeunes urbains nantis. Et c’est justement pour cette raison que l’étude de la BM a tenté d’y remédier en insérant les avis de jeunes issus de petites communautés rurales. Urbains ou pas, les jeunes s’accordent à dire que c’est le travail qui assure l’existence.
D’ailleurs, des jeunes de la communauté de Foum Zaouia ont énoncé des plans plus convaincants pour gagner leur vie, tout en mettant de côté l’agriculture.
Ainsi, les hommes pensent à la migration à l’étranger comme meilleure option. A défaut de moyens, ils s’activeront à trouver un emploi dans le secteur des phosphates ou rejoindront les rangs des militaires. D’autres rêvent de devenir fonctionnaires mais semblent peu conscients de la faible probabilité de succès.
Les jeunes femmes de leur côté n’ont pas beaucoup d’alternatives. La plupart rêvent d’être coiffeuses ou couturières. Et encore faut-il avoir la permission du père, frère ou mari pour se déplacer loin du patelin natal et prétendre à une formation au sein du centre le plus proche. Il n’empêche qu’une grande partie pense encore à la migration, bien que plus réticente face aux coûts et risques occasionnés. Elle est poussée par des parents y voyant encore la seule opportunité de prospérité et de stabilité. Néanmoins, ce sont les femmes qui en pâtissent le plus. En plus d’attendre chaque mois avant de recevoir l’argent, elles doivent assumer toutes les responsabilités de la famille à côté de la surcharge des travaux domestiques.
Il est vrai que les jeunes des milieux ruraux sont devenus plus conscients des dangers de la migration. Toutefois, les auteurs du rapport soulignent que cette «solution» reste la plus envisagée par cette tranche de la population active. C’est ainsi que par désespoir de trouver un travail honorable et aider leur famille, ces jeunes vont vers la débauche: crimes, drogue, prostitution et terrorisme deviennent leur refuge, à défaut d’occuper leur long temps libre. Les jeunes des deux sexes déplorent aussi le haut niveau de corruption au niveau des administrations publiques. La faible infrastructure y est aussi pour quelque chose puisqu’elle influence à la fois leur bien-être personnel et la prospérité de leur communauté.
Magnétique Eldorado
L’Eldorado outre-mer continue d’exercer son magnétisme sur ces jeunes aveuglés par leurs rudes conditions de vie. Donc, les plus assidus, femmes et hommes, vont épargner pour se procurer un permis de travail à l’étranger. Les fainéants vont guetter l’occasion pour migrer clandestinement, non sans avoir vendu une partie du patrimoine familial et épuisé leur capacité d’endettement et celles des siens.
Sara BADI
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5569 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Fév 13, 2008 5:52 am Sujet du message: La pauvreté au cœur des débats |
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La pauvreté au cœur des débats
Des recommandations pour freiner ce phénomène
L'habilitation juridique des pauvres au Maroc était le thème du colloque national organisé hier par le conseil consultatif des droits de l'Homme et le PNUD à Rabat. “Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du programme de la haute commission des Nations Unies pour l'habilitation juridique des pauvres.
Elle a pour objectif de tirer un certain nombre de recommandations susceptibles de freiner le phénomène de la pauvreté” indique Ahmed Herzni, président du CCDH. En effet, cette instance entend réduire la pauvreté à travers une sécurisation légale, un renforcement des droits de propriété et le droit au travail au sein d'un environnement qui promet l'accès à la justice et augmente les opportunités pour l'établissement légal d'entreprises efficaces. Selon le représentant, résident du PNUD, Mourad Wahba, la pauvreté se manifeste de diverses manières.
“ L'un des faits les plus troublants c'est que la plupart des secteurs pauvres dans le monde vivent hors de l'état de droit, ce qui est appelé généralement secteur informel. En effet, l'absence d'une protection légale efficace et de systèmes formels de régulation, ainsi que la marginalisation des activités économiques, rendent les citoyens vulnérables et les privent d'opportunités susceptibles d'améliorer leur situation économique et sociale ”souligne le représentant du PNUD. Le président du CCDH a considéré quant à lui que la lutte contre la pauvreté s'inscrit dans une “ approche de développement ” basée sur le renforcement des droits de l'homme sociaux, économiques, politiques et culturels.
En effet, selon la haute commission des Nations Unies, l'initiative de l'habilitation juridique des pauvres dépend des possibilités qu'offrent les gouvernements aux citoyens à travers des plans sociaux adéquats et des opportunités.
L'habilitation juridique des pauvres nécessitera, selon la haute commission, de trouver des moyens pour garantir l'accès aux droits de propriété des biens réels et mobiliers afin de parvenir à compléter les efforts fournis par les pouvoirs publics dans le but d'améliorer le pouvoir économique et social des populations pauvres et contribuer ainsi à la réduction de la pauvreté. Enfin, cette habilitation ne pourra se réaliser qu'en présence de ces trois composantes essentielles, à savoir l'accès à la justice, le droit au travail, la mise en place de mécanismes légaux pour une habilitation du secteur informel.
Par Yousra Amrani | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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naim Webmaster


Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 1329 Localisation: Marocco
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5569 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Lun Mar 31, 2008 5:31 am Sujet du message: Le ciblage géographique pour mieux lutter contre la pauvreté |
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Étude
Le ciblage géographique pour mieux lutter contre la pauvreté
Le HCP a conclu à l'inefficacité de l'approche sur le transfert forfaitaire
Publié le : 28.03.2008 | 17h41
Le Maroc réussira mieux à réduire la pauvreté s'il arrive à bien cibler la population la plus démunie.
C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par le Haut commissariat au plan et rendue publique jeudi dernier à Rabat.
Cette étude qui porte sur le ciblage géographique de la pauvreté vise à mettre à la disposition des autorités, des données fiables afin de leur permettre de mieux répartir les budgets de lutte contre la précarité.
En effet, les études déjà menées par le haut commissariat avaient montré la limite du transfert forfaitaire destiné à l'ensemble de la population, notamment sous forme de prestations sociales, de subventions à la consommation alimentaire et de développement de l'environnement social et économique.
"Ces transferts forfaitaires profitaient aux ménages les plus aisés. 20 % d'entre eux totalisent plus de 40% des subventions alimentaires et plus de 50% de celles à l'enseignement secondaire" souligne Ahmed Lahlimi haut commissaire au plan.
Cette étude permettra donc de dégager la façon de répartir un budget dédié à la lutte contre la pauvreté pour atteindre la meilleure performance en termes de la réduction de la pauvreté et de sa sévérité. En effet, les politiques de ciblage actuelles évaluées par l'étude diffèrent selon les ressources budgétaires directement transférées aux populations pauvres (ciblage parfait), aux pauvres et aux non pauvres (ciblage uniforme), ou équitablement réparties entre les localités les plus pauvres (ciblage naïf), ou transférées aux plus pauvres (ciblage optimal).
Selon le haut commissaire au plan, l'étude se base sur une approche évaluative des performances des ressources publiques destinées à la lutte contre la pauvreté. Le même responsable a évoqué par la même occasion le rôle qu'a joué l'Initiative nationale pour le développement humain dans la lutte contre la pauvreté. "Une initiative qui est venue à point nommé pour promouvoir une approche globale de nature à axer les ressources sur les plus pauvres et à corriger les distorsions sociales, dont celles engendrées par les politiques de développement fondées sur les transferts forfaitaires "ajoute-t-il.
S'inscrivant dans cette approche, le HCP a orienté ses investigations vers la réalisation d'une carte géographiquement fine de la pauvreté, l'analyse des facteurs de la dynamique de la pauvreté, l'évaluation des politiques de ciblage et l'étude de l'impact des politiques publiques sur le développement humain, outre la mise à jour de la carte de la pauvreté et la réalisation d'une première carte de la malnutrition, programmées en 2009.
C'est dans ce contexte que cette étude a été réalisée. Puisque cette dernière vient fixer les outils les plus performants en terme de réduction de pauvreté à savoir le ciblage optimal. En effet, selon l'étude, le transfert des ressources budgétaires aux communes urbaines les plus pauvres, au moyen d'un ciblage optimal, produit une réduction du taux de pauvreté urbaine, presque deux fois plus élevée (1,95).
Concernant la sévérité de la pauvreté, le ciblage optimal appliqué aux communes rurales engendre une réduction supérieure à celle produite par le ciblage naïf de 1,12 fois. "La réduction du taux de pauvreté grâce au ciblage optimal reste donc très important" indique l'étude. Plus encore elle démontre que ce ciblage optimal permet d'économiser des ressources budgétaires considérables.
Cette approche de ciblage donne lieu à une économie des ressources budgétaires estimée à plus des 2/3 (68,9%) du coût du transfert uniforme, " et si le budget est affecté aux districts, cette économie des ressources atteindrait près des trois quarts (72,3%)" s'exclame le haut commissaire et d'ajouter "il faut donc donner la priorité aux provinces les plus pauvres et les plus peuplées"
En effet, l'enquête indique que ces dernières sont les plus prioritaires dans toute répartition des ressources budgétaires établie de façon à garantir la plus grande réduction de la pauvreté.
La part spécifique dans le budget d'une province donnée, se modifie cependant en fonction du seuil de pauvreté et de la dimension du territoire cible.
Performances
Les conclusions dégagées de cette étude montrent clairement que la disponibilité de données désagrégées sur la pauvreté au Maroc permet d'établir la meilleure répartition géographique des ressources publiques et d'améliorer sensiblement la performance des politiques de ciblage.
Il a été démontré que le transfert forfaitaire a un impact très modeste sur la pauvreté.
Il est donc clair que le ciblage géographique optimal conjugué à un ciblage subordonné (de type parfait) des ressources au sein des localités pauvre est le meilleur moyen d'affecter les ressources disponibles aux plus pauvres et d'améliorer énormément le coût et le rendement des politiques de ciblage.
Par Yousra Amrani | LE MATIN _________________ Amzil de Addis Abeba |
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naim Webmaster


Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 1329 Localisation: Marocco
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 883
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Posté le: Lun Juin 30, 2008 4:04 pm Sujet du message: Suite |
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2,8 millions de Marocains vivent au-dessous du seuil de pauvreté
Au Maroc, le taux de pauvreté a reculé de 6,3% entre 2001 à 2007. Le poste des dépenses alimentaires continue à occuper la première place mais avec une baisse de son poids au profit des transports et des communications.
«Des progrès notables ont été réalisés en matière d’amélioration des conditions de vie des Marocains entre 2001 et 2007». C’est en ces termes qu’hmed Lahlimi Alami, le Haut commissaire au Plan, a présenté les premiers résultats de l’enquête nationale sur les niveaux de vie des ménages réalisée pour l’année 2007, mercredi 25 juin, à Rabat. Ainsi, le taux de pauvreté est passé de 15,3 à 9% entre 2001 et 2007.
En milieu urbain, ce taux a régressé de 7,6 à 4,8% durant la même période, alors qu’en milieu rural, il est passé de 25,1 à 14,5%. De même, le taux de vulnérabilité est passé de 22,8% en 2001 à 17,5% en 2007. Ce taux est passé de 16,6 à 12,7% en milieu urbain, et de 30,5 à 23,6% en milieu rural. L’étude relève que si le nombre de personnes vivant au dessous du seuil de pauvreté s’élève en 2007 à 2,8 millions de personnes, 1,7 million de Marocains sont «sortis» de la pauvreté depuis 2001 et 1,2 million ont échappé à la vulnérabilité.
L’évolution du niveau de vie est différemment appréciée. En effet, 30,5% des ménages marocains considèrent que leur niveau de vie s’est amélioré et 30,5% le considèrent inchangé, ce qui donne que 66,5% des ménages confirment que leur niveau de vie n’a pas changé alors que 30% déclarent le contraire. La dépense annuelle moyenne par personne, en 2007, était de 11.222 DH. Par rapport à son niveau de 2001, qui était de 8280 DH, elle a progressé de 5,1% en terme nominal et de 2,3% en terme réel. Ces résultats ont profité aussi bien au milieu urbain qu’au milieu rural. En milieu urbain, ce chiffre est passé de 10.642 DH en 2001 à 13.894 DH en 2007, en progression de 4,5% par an. De même qu’en milieu rural où la dépense annuelle moyenne par personne en 2007 est passée de 5.288 à 7.752 DH au cours de la même période, en progression de 6,5%.
En conséquence, l’écart entre les dépenses dans les deux milieux de résidence s’est relativement réduit passant de 2 fois en 2001 à 1,8 fois en 2007. La progression du niveau de vie entre 2001 et 2007 a aussi profité à l’ensemble des ménages, particulièrement aux populations pauvres et vulnérables. Pour ce qui est de la structure des dépenses, des changements significatifs ont été observés. Ainsi, le poste des dépenses alimentaires continue à occuper la première place mais avec une baisse de son poids au profit de nouveaux postes de dépense. Il s’agit de celui des transports et communications, devenu le troisième poste de dépense, traduisant ainsi une plus grande mobilité des marocains, en progression de 122%. Aussi, le poste de dépense de l’enseignement, la culture et les loisirs a augmenté de 63% au cours de la même période.
Toutefois, pour la qualité de l’alimentation, la part de la dépense alimentaire consacrée aux produits traditionnellement consommés par les Marocains, à savoir les céréales et les sucres et produits sucrés, s’inscrit à la baisse passant de 25% en 2001 à 22% en 2007, au profit des viandes, poissons et produits laitiers dont la part a augmenté de 33,1 % en 2001 à 36,9 % en 2007. Les disparités sociales dans ce domaine restent toutefois de vigueur. C’est que la part des 20 % les plus aisés dans la masse totale des dépenses de consommation en 2007 a été de 48,1% au niveau national alors que les 20 % les moins aisés ne consomment que 6,5 % de cette masse. C’est une distribution qui reste similaire à celle de 2001 et dans ce volet, l’enquête du HCP conclut à la pertinence d’un meilleur ciblage des subventions budgétaires, lesquelles profitent aux populations les plus favorisées, afin de contribuer à atténuer ces inégalités.
Aujourd'hui le Maroc
Le 27-6-2008
Par : Mounir Siraj |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 883
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Posté le: Mer Juil 02, 2008 7:25 pm Sujet du message: Aide directe |
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Le Premier ministre annonce une aide directe de près de 500 DH par mois aux familles démunies
Le Premier ministre Abbas El Fassi a tenu, lundi 30 juin, une rencontre avec les représentants des médias nationaux pour exposer le bilan de l’action gouvernementale pour la première année de son mandat.
Le Premier ministre Abbas El Fassi est en bonne santé. Si, depuis quelques semaines, l’opinion publique s’interrogeait sur l’état de santé du Premier ministre, suite à des informations parues dans les médias indiquant qu’il serait « souffrant », les représentants de la presse nationale ont constaté que le chef du gouvernement affiche une bonne mine. Intervenant, lundi 30 juin, devant un parterre de journalistes, il a dressé, durant près de trois heures, le bilan de la première année d’exercice de son gouvernement.
« Le gouvernement que je dirige a deux spécificités par rapport à ceux qui l’ont précédé : il a été nommé dans le cadre de la volonté royale de consacrer la méthodologie démocratique, il est né d’un processus électoral normal et transparent », a-t-il rappelé au début de son intervention. Des élections transparentes certes, avoue le Premier ministre, mais qui ont connu un taux d’abstention très élevé. Mais, le chef du gouvernement se dit optimiste quant à l’affluence des électeurs lors des prochains scrutins. « En décidant de consacrer le principe démocratique de la nomination du leader du parti ayant remporté la première place aux élections, au poste de Premier ministre est un signal fort du Souverain qui contribuera certainement à l’augmentation du taux de participation », a-t-il dit avant d’expliquer que « les électeurs sauront dorénavant que le parti pour lequel ils voteront sera chargé de former le gouvernement ».
Mais, le gouvernement, pour M. El Fassi, est, d’abord, une institution au service des trois fondamentaux de la nation marocaine : l’Islam modéré qui est adopté et pratiqué depuis 12 siècles, la monarchie qui unit et fédère toutes les composantes du peuple marocain et, enfin, l’intégrité et l’unité du territoire marocain. « Le Trône est le seul capable d’unir et d’unifier tous les Marocains, du Nord au Sud. Feus les Souverains Mohammed V et Hassan II ont, respectivement libéré et unifié le pays et SM le Roi Mohammed VI est, incontestablement, le Roi des grandes réformes, audacieuses et courageuses, à la fois politiques et économiques », indique le leader istiqlalien.
S’agissant du travail du gouvernement, le Premier ministre estime que les informations sur l’existence de différends entre les composantes de la majorité ne sont que des rumeurs. «Le gouvernement fonctionne d’une manière harmonieuse et nos réunions se passent dans un cadre marqué par un débat rigoureux et constructif mais, dans l’entente et l’esprit d’équipe», affirme le Premier ministre.
Cette entente se traduit, selon le chef de la primature par des mesures concertées, minutieusement préparées et largement débattues pour faire face aux développements que connaît la scène économique mondiale. «Le Maroc résiste bien aux aléas économiques mondiaux car son économie est solide», affirme M. El Fassi avant de révéler que le gouvernement prépare une stratégie de réforme de la Caisse de compensation pour en faire un outil de soutien réel aux couches les plus démunies. « Quand on subventionne le carburant, ce ne sont pas uniquement les couches défavorisées qui en profitent. Cette situation ne doit plus continuer telle qu’elle est et c’est pour cela que le ministre chargé des Affaires économiques et générales a préparé un avant-projet qui sera bientôt adopté en Conseil de gouvernement, et qui consiste à limiter l’intervention de la Caisse de compensation à un plafond de 20 milliards de dirhams. Mais, nous allons accorder – et c’est une première – des aides financières mensuelles directement aux familles démunies », a-t-il annoncé. Le montant de cette aide est toujours en cours d’étude, mais Nizar Baraka, révèlera qu’il sera autour de 500 DH. La seule condition pour en bénéficier, précise néanmoins le chef du gouvernement, est que lesdites familles s’engagent à scolariser leurs enfants.
Pour le reste des dossiers prioritaires du gouvernement, M. El Fassi a réitéré l’engagement du gouvernement à poursuivre la politique de développement régional et de mise à niveau des infrastructures. « Nous allons maintenir, sinon accélérer, le rythme de mise à niveau des infrastructures, c’est primordial », promet le chef du gouvernement au terme de son intervention.
Aujourd'hui Le Maroc
Le 2-7-2008
Par : Omar DAHBI |
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