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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5759 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Juil 12, 2008 6:42 am Sujet du message: Spéculations, flambée des matières premières, désorganisatio |
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Artisans de Rabat
Les raisons d'une longue agonie
Spéculations, flambée des matières premières, désorganisation…
Publié le : 11.07.2008 | 15h40
«La maroquinerie vit ses derniers jours, vu le nombre de facteurs complexes qui pèsent sur le secteur et le poussent probablement vers son déclin». C'est sur un ton de courroux, mêlé d'abattement, que Mohamed, un artisan de 72 ans, a résumé la situation d'un secteur que l'on essaie de réanimer, mais sans résultats probants sur le terrain.
Au magnifique, et non moins historique site de Challah à Rabat, dans un décor digne d'une carte postale, les couleurs se mélangeant aux odeurs et portent les visiteurs dans un voyage à travers le temps, où le réel entrecroise le fantastique.
Les cries des porteurs «balak, balak» résonnent dans les ruelles, rappelant que la vieille médina est vivante et continue d'exister, en parallèle d'un monde en constante métamorphose. Elle garde toujours son charme et ses habitudes millénaires avec ses étalages d'épices alignés dans une organisation multi couleurs, ses bijoutiers, ses bazars parsemés de tapis, de djellabas, de babouches et de produits d'une rare beauté artistique, qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Un réel plaisir pour les yeux.
Mohamed a vu se relayer les époques de gloire et de déclin de l'artisanat marocain dont la renommée est pourtant internationale. Bien au fait des arcanes de son métier, il estime que le vrai mal réside dans l'absence de stratégies claire et fiable visant à attirer les touristes, véritable source génératrice de bénéfice. Et ce, en rendant les sites historiques de Challah et les Oudayas des points névralgiques et incontournables dans les parcours touristiques de la capitale. Mais, à l'instar de tant d'autres, notre artisan pense que les touristes intéressés se font rares. Résultat des courses, des milliers de produits finis, soient-ils d'une grande qualité, restent tassés dans les arrières boutiques.
Voilà une situation qui compromet de plus en plus les revenus de centaines d'artisans dans la seule ville de Rabat. Ces difficultés d'ordre pécuniaire réduisent considérablement les effectifs des apprentis artisans dans les petites fabriques d'artisanat plus ou moins organisées. L'exemple de Saïd est assez éloquent. Il y a quelques années, son petit atelier comptait une vingtaine d'artisans. Aujourd'hui, après une longue période de crise, il a été contraint de réduire l'effectif à deux seulement. «Je ne pouvais plus assurer mon pain quotidien. Si une telle situation perdure, nous serons forcément obligés à changer de métier», explique Saïd sur un ton dépité.
Les témoignages recueillis auprès des professionnels de l'artisanat se ressemblent presque tous. Toutefois, les facteurs responsables de la chute sont loin d'être tout mis en exergue.
La flambée des matières premières, pointée du doigt dans le monde entier, n'a pas épargné un secteur, certes fragile, mais que l'on croyait jusqu'à présent indépendant des humeurs du marché mondial.
Le troisième facteur est, cette fois-ci, interne. Dans l'absence d'un suivi permanent et d'une politique de contrôle de la qualité des produits artisanaux, le secteur connaît plusieurs infractions en amont comme en aval. Les artisans, dont une majorité reste attachée aux valeurs du métier, sont aujourd'hui victimes des agissements condamnables de spéculateurs et d'intermédiaires. Ils n'ont pas manqué d' « incriminer » de façon unanime certains guides touristiques qui font prospérer un marché parallèle au détriment des intérêts des artisans.
«Certaines grandes boutiques et bazars profitent de la situation pour monopoliser le marché et en dévalorisant les prix d'achat à la fabrique. Souvent leur marge bénéficiaire est multipliée par dix, voire plus», indiquent les artisans. «Les propriétaires de bazars accordent un pourcentage aux guides pour tout achat effectué par les touristes qu'ils amènent. Nous ne pourrons jamais faire de même. Du coup, nous nous trouvons dans une situation de concurrence déloyale», ajoute Taher.
Quel serait alors le recours d'un artisan pour faire valoir ses droits ? Le syndicat, on n'a même pas besoin de le mentionner, puisqu'à Challah ou aux Oudayas, on n'en connaît pas. Quant aux associations, le verdict est vite fait. «Elles sont, peu de temps après leur création, exploitées à des fins personnelles», tonne Taher.
Dans de telles conditions, le secteur n'attire plus d'adeptes et le flambeau ne trouve plus de nouvelles mains pour le porter et veiller à ce qu'il reste allumé, en le protégeant des vents qui soufflent de toutes parts. De leur côté, les propriétaires des bazars rejettent en bloc toutes les accusations que les artisans leur adressent.
Ils estiment que les commerçants souffrent des mêmes difficultés. Ils précisent, en effet, que la crise est générale, qu'elle pèse sur tous les intervenants du secteur, dont la situation s'est détériorée pendant les cinq dernières années. Ils pointent du doigt la rareté de la clientèle à cause de «l'insécurité». Ils expliquent que ces derniers sont victimes des agressions et des vols répétés, sans que les autorités agissent pour mettre fin à ces infractions. «Il suffit de quelques agressions pour démolir l'image des Oudayas. Des malfrats sèment la terreur parmi les commerçants qui se sentent impuissants devant leurs agressions», indique-t-on.
Le manque d'hygiène est aussi une des causes majeures citées. Les ordures accumulées en plein milieu des rues gênent les visiteurs et nuisent à la beauté du site historique, sans oublier les odeurs insupportables qui se dégagent de part et d'autre.
Les professionnels du secteur, qu'ils soient artisans ou commerçants, espèrent améliorer leur situation en appelant l'Etat à préserver ce patrimoine national. Ils pensent à d'autres issues pour apporter un soutien considérable à leur profession, notamment l'organisation d'expositions annuelles à l'échelle nationale et internationale pour donner un coup de pouce au secteur et lui procurer les moyens pour subsister.
Un patrimoine à conserver
Les souks de Rabat sont réputés pour les objets en cuir tels que poufs, babouches, sacs et autres objets de maroquinerie. La richesse de l'artisanat marocain puise ses racines dans une tradition restée bien vivante. Avec des objets à la fois beaux et utiles au quotidien, les artisans sont les héritiers d'un savoir-faire transmis avec passion d'une génération à l'autre. Il est donc indispensable de sauvegarder ce patrimoine qui fait partie de l'histoire du Maroc. Sans l'artisanat, des milliers de familles seraient condamnées à la pauvreté et cela signerait la fin de cette extraordinaire dynamique des souks qui donne aux flâneurs, dont tous les sens sont en éveil, une sensation de vertige et cette impression de plonger dans le passé du Royaume.
Par Badreddine Bentak* | LE MATIN
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* journaliste stagiaire _________________ Amzil de Addis Abeba |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5759 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Oct 02, 2008 9:06 am Sujet du message: Artisanat : fonds de garantie de 100 MDH par an |
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Artisanat : fonds de garantie de 100 MDH par an
Anis Birou, a annoncé, lundi soir à Casablanca, la création prochainement d’un Fonds de garantie de 100 millions DH par an, visant à faciliter l’accès au financement pour les mono-artisans et les entreprises du secteur. S’exprimant lors d’un débat organisé par la Fédération des entreprises d’artisanat (FEA) sur la progression de la Vision 2015, M.Birou a précisé que le montant global de ce Fonds sera de 400 millions DH durant 4 ans, un montant de nature à encourager les banques à accorder environ 2,4 milliards DH aux mono-artisans et aux entreprises du secteur pour le financement de leurs activités.Il a, d’autre part, indiqué que le secteur emploie actuellement environ 2 millions de personnes, ajoutant que 10 millions de Marocains vivent de l’artisanat.
http://www.aujourdhui.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba |
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