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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Nov 24, 2007 5:20 am Sujet du message: Produits du terroir et signes distinctifs d'origine |
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Le ministère de l'agriculture a élaboré un projet de loi sur les signes distinctifs d'origine des produits agricoles
Agadir, 22/11/07- Le ministère en charge de l'Agriculture a élaboré un projet de loi relatif aux signes distinctifs d'origine et de qualité des produits agricoles et des denrées alimentaires dans le cadre de la politique nationale de valorisation et de diversification des produits agricoles, a souligné le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime, M. Aziz Akhannouch.
Intervenant, jeudi à Agadir, à l'ouverture de la 3-ème assemblée générale de l'Association du réseau international de producteurs géographiques "OriGIn", M. Akhannouch a indiqué que ce projet de loi, adopté par le conseil du gouvernement et le conseil des ministres, concerne trois signes à savoir "l'indication géographique", "l'appellation d'origine" et "le label agricole".
Cette loi constitue un premier pas vers la labellisation des produits du terroir au niveau national, a-t-il dit, soulignant l'impératif d'instituer et de généraliser ces identifications géographiques (IG) pour être en phase avec la réglementation en vigueur au niveau de l'Union européenne et répondre aux attentes des consommateurs.
La richesse du Maroc réside dans la diversité de ses régions et dans leurs spécificités, a poursuivi M. Akhannouch, ajoutant que le gouvernement est appelé à encourager davantage les initiatives visant à valoriser les produits du terroir.
Mettant, à cet égard, l'accent sur l'initiative entreprise au niveau de la région de l'Oriental où une indication géographique est en cours d'élaboration pour deux produits, à savoir la clémentine de Berkane et le mouton de Beniguil, le ministre a souligné l'importance de l'étude effectuée par le conseil régional de Souss-Massa-Draa sur les produits du terroir dans la région, ayant défini 18 produits locaux dont l'huile d'Argane.
De son côté, le wali de la région Souss-Massa-Draa, gouverneur de la préfecture d'Agadir Ida Outanane, M. Rachid Filali a indiqué que depuis deux ans, la région a fait sienne la mission de protéger les produits de terroirs, notant qu'une stratégie globale a été mise au point pour la revalorisation et la restructuration des filières des produits du terroir.
Cette stratégie a débouché sur l'établissement d'un plan d'action axé sur l'encouragement des cultures valorisantes et économes en eau, l'encadrement des coopératives et associations et la mise au point d'un programme de soutien financier et technique des différents acteurs, a-t-il précisé, mettant en exergue l'importance des efforts déployés par le conseil régional de Souss-Massa-Draa pour la mise à niveau du secteur.
De son côté, le président de l'Association OriGin, M. Louis Fernando a indiqué que la tenue de la 3-ème Assemblée de l'association intervient dans une conjoncture marquée par la fréquence des contacts multipartites dans le cadre des négociations de Doha, soulignant à ce propos la nécessité d'accélérer le processus de mise en place des indications géographiques des produits du terroir.
Ces indications sont de nature à valoriser ces produits, à accroître leur compétitivité, et partant, leur faciliter l'accès aux marchés mondiaux, a souligné M. Fernando, mettant en relief les bienfaits d'une telle mesure notamment en matière de protection des droits de propriété intellectuelle et des droits des employés agricoles et la réduction du monopole des multinationales des indications géographiques.
Organisée sous l'égide du ministère de l'Agriculture et des Pêches maritimes en partenariat avec le Conseil régional de Souss-Massa-Draâ, l'assemblée d'"OriGIn" connaît la participation d'experts, académiciens et opérateurs dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie et de la commercialisation venant de plusieurs pays d'Europe, d'Amérique et d'Afrique.
Cette rencontre est une occasion pour les participants d'échanger leurs expériences, d'évaluer l'impact des IG sur le développement local et le développement durable et d'examiner l'état des négociations sur les indications géographiques à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
L'assemblée est également l'occasion pour les participants de faire le point sur les actions engagées par "OriGIn" au cours des dernières années et d'arrêter un plan d'action pour 2008 avec l'objectif d'assurer une meilleure promotion et protection du concept d'IG.
Créée en juin 2003, l'association "OriGIn" est le premier réseau international de producteurs d'indications géographiques regroupant deux millions de producteurs issus d'une trentaine de pays de différents continents.
L'association oeuvre pour la promotion des indicateurs géographiques en tant d'instrument de développement, en particulier à travers des partenariats directs entre producteurs.
Elle milite également en faveur d'une meilleure protection des indications géographiques au niveau international.
http://www.map.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Sam Fév 16, 2008 6:40 am; édité 1 fois |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Nov 27, 2007 4:33 am Sujet du message: Les produits du terroir cherchent un label |
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Les produits du terroir cherchent un label
· Le Maroc s’appuie sur l’expertise étrangère
· Un cadre juridique en gestation
Un label pour les produits du terroir marocain. C’est en tout cas le vœu des producteurs nationaux et ces derniers voudraient voir le processus s’accélérer. A Agadir, en fin de semaine dernière, à l’occasion de la troisième assemblée générale d’OriGIn (Organisation for international geographical indication network), ils ont pu constaté que des progrès ont été réalisés en ce sens. La rencontre, d’une extrême importance pour la filière agricole, était présidée par le nouveau ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch.
Filière qui va bénéficier de l’expertise des membres du réseau d’OriGIn et de la démarche initiée par le Conseil régional du Souss Massa Draâ pour la promotion et la valorisation des produits du terroir. “Nous avons une multitude de produits comme l’huile d’argane, le safran, la figue de barbarie qui sont à fort potentiel. Leur identification est justifiée en raison de leur milieu géographique, leur qualité et leur notoriété’’, souligne Aziz Akhannouch.
En effet, l’identification géographique (IG) est un outil de reconnaissances nationale et internationale et un moyen de sauvegarder le patrimoine et le savoir-faire national. “C’est aussi l’un des instruments du développement rural”, ajoute de son côté Rachid Filali, wali de la région. C’est, de fait, ce que vise à terme la stratégie mise en œuvre par le Conseil régional.
Ceci de manière à accroître et sécuriser les revenus des populations du monde rural. Pour ce faire, la politique mise en place consiste à appuyer la production, la transformation et la commercialisation des produits, notamment vers les marchés extérieurs. Sur ces places, particulièrement en Europe, le sujet d’indication géographique est d’actualité et a beaucoup d’importance car les IG font vivre plus de 130.000 exploitants agricoles en France et 300.000 en Italie, à titre d’exemple.
Au Maroc, pour éviter que les noms des produits particuliers au Royaume, telle l’huile d’argane, soient usurpés, il est grand temps de mettre en place des indications géographiques. Le processus doit s’effectuer dans un cadre juridique.
C’est à cet effet que le ministère de l’Agriculture a élaboré un projet de loi relatif aux signes distinctifs d’origine et de qualité des produits agricoles et des denrées alimentaires. Pour l’heure, ce projet de loi qui constitue un premier pas vers la labellisation des produits du terroir, a été adopté par le Conseil de gouvernement et le Conseil des ministres. Actuellement, il est en cours d’examen au Parlement.
Malika ALAMI
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Nov 28, 2007 11:49 am Sujet du message: Un plan pour valoriser les produits du terroir |
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Agadir : Un plan pour valoriser les produits du terroir
Le Maroc s’active pour la mise en place des références nécessaires à certifier la bonne qualité de ses produits agricoles.
Dans le cadre de la promotion et de développement de ses produits agricoles, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime s’est activé pour mettre en place un cadre juridique garantissant l’identité des différents produits agricoles.
Une initiative, qui permettra de garantir la qualité des produits, pour le consommateur, de préserver l’identité culturelle et de sauvegarder la biodiversité animale et végétale. Ainsi, les produits marocains, qui se trouvent de plus en plus exportés vers les différents points de la planète, seront reconnus et garantiront un meilleur profit à la population locale. Cette démarche permettra également d’instaurer la confiance des consommateurs qui se trouvent de plus en plus avertis. Par ailleurs, la mise en place de ce système garantissant l’utilisation des indications géographiques sera un élément essentiel pour garantir la protection des producteurs et mettre fin à la concurrence déloyale.
Le projet marocain devra passer de plusieurs étapes afin de pouvoir se concrétiser. Le premier volet porte sur le développement des zones rurales, l’amélioration du revenu des populations et des agriculteurs par la valorisation des produits de leur terroir. L’un des aspects fondamentaux de ce projet est la promotion des zones de l’agriculture capable de préserver la biodiversité (ressources naturelles) et contribuer à la dynamique socio-économique des zones rurales.
Dans le même cadre, ce projet vise la préservation du patrimoine gastronomique, artisanal et culturel. Ainsi, trois types d’appellation d’origine sont prévus par la réglementation de ce secteur : Appellation d’origine garantie (A.O.G), Appellation d’origine contrôlée (A.O.C) et les Crus.
Les AO vitivinicoles concernent donc 14 aires géographiques délimitées, à savoir Berkane, Angad, Rharb, Chellah, Zaer, Sais, Beni-Saden, Zerhoun, Guerrouane, Beni-M’Tir, Zemmour, Zenata, Sahel et Oukkal. Les signes distinctifs de qualité concernent exclusivement les produits de la chasse, du ramassage ou de la cueillette alimentaire, les denrées alimentaires, les produits cosmétiques, les huiles essentielles et les plantes aromatiques et médicinales.
Majda Saber
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Ven Nov 30, 2007 4:35 am Sujet du message: Miser sur les produits du terroir |
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Agadir : Miser sur les produits du terroir
Une sécurité de revenus pour les populations locales
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, président de la région Souss-Massa-Drâa, Aziz Akhennouch, a indiqué que la tenue de la 3e assemblée d'OriGIn est un événement de grande importance pour deux raisons.
D'abord, c'est la première fois qu'il s'exprime en tant que ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime et en tant que président de la région Souss-Massa-Drâa. En suite, parce que le sujet des indications d'origine est, à son sens, un dossier d'une importance extrême pour le développement des régions au Maroc. Il a ajouté que le développement des IG contribuera fortement au développement régional.
Car une chose sûre, a-t-il enchaîné, les produits du terroir constituent un levier de développement pour plusieurs régions de notre pays. Et le constat de départ est simple : on a une multitude de produits, comme l'huile d'argan, l'huile d'olive, la clémentine, le safran, les plantes aromatiques et autres, qui constituent des produits à fort potentiel.
Ces produits, a-t-il déclaré, font la richesse de notre pays et la valeur ajoutée de nombreuses filières. Or l'identification des produits par leur origine est justifiée par la singularité de leur milieu géographique, leur qualité et leur autorité, selon l'outil de reconnaissance nationale et internationale du patrimoine, de la culture alimentaire de la nation. C'est aussi l'un des instruments de développement rural, par la fixation des activités
qu'ils induisent dans des zones souvent défavorisées.
Au niveau de la région Souss-Massa-Drâa, a poursuivi Aziz Akhennouch, une politique de promotion et de valorisation des produits de terroir est mise en place il y a un an à peine. L'objectif de départ était de permettre aux populations, essentiellement dans le monde rural, d'accroître et de sécuriser leurs revenus et de créer des richesses supplémentaires. La stratégie a été, donc, d'appuyer la production, la transformation et la commercialisation de ce produit, notamment en direction des marchés internationaux.
Une étude a été menée et on en ressort que la région du SMD dispose d'un potentiel extrêmement riche et diversifié de produit du terroir
reposant sur le savoir-faire séculaire, soit une dizaine de cultures existantes et dix-huit produits potentiels ont été proposés afin d'enrichir la diversité biologique de la région.
L'expérience, a-t-il affirmé, est plus qu'éprouvante. Et toutes les régions ont donc intérêt à mettre en place des stratégies similaires. Pour le gouvernement, a ajouté le ministre, son rôle sera d'encourager et d'accompagner les initiatives qui vont dans ce sens.
Et en vue de se convertir aux enjeux et aux normes internationales, il est nécessaire d'adopter un cadre juridique pour protéger les producteurs et pour assurer les consommateurs. Récemment, le ministère de l'Agriculture a élaboré un projet de loi relative aux signes distinctifs d'origine et de la qualité des produits agricoles et agro-alimentaires qui s'inscrit parfaitement dans la politique nationale de valorisation et de diversification des produits de la culture marocaine. Ce projet de loi a été adopté par le conseil de gouvernement et par le conseil
des ministres.
Rachid Filali, wali de la région SMD a rappelé que cette assemblée a été tenue pour débattre autour d'un thème qui constitue une priorité primordiale pour la région et qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie de développement du conseil de la région SMD. Il a saisi l'occasion pour remercier le président de l'association D'OriGIn d'avoir choisi la ville d'Agadir pour réunir la 3e assemblée générale de son association. Il a rappelé par la suite que ça fait deux ans que cette région a abouti à l'adoption d'une stratégie globale de valorisation et de restructuration des filières des produits de terroir.
Cette stratégie, a-t-il ajouté, a débauché sur l'établissement d'un plan d'action dont les principaux axes sont : encourager les cultures valorisantes et moins consommatrices en matière d'eau, l'encadrement des associations et des coopératives travaillant sur le produit du terroir et l'établissement d'un programme financier et technique des acteurs dans ce domaine. Il a rappelé aussi les efforts déployés à ce propos par le conseil de la région qui visent le rehaussement du niveau de vie des habitants et la restructuration de ce domaine de manière à faire face aux défis de mondialisation.
Luis Fernando Samper, président d'OriGIn, a affirmé que c'est un privilège pour OriGIn de tenir sa troisième assemblée générale au Maroc vu son fort engagement pendant les dernières années en faveur de la valorisation et la promotion de ses produits d'origine locale et également vu son import des produits de la famille des IG d'OriGIn à un moment très important où il décide d'adopter un système légal pour une politique nationale sur la protection des produits indigènes.
Il a exprimé sa fierté quant à ces produits de terroir,
comme il a exprimé sa volonté et bien entendu celle de son association de les protéger de sorte que les communautés puissent, à l'avenir, continuer à en bénéficier.
Par Abdelfattah Aberbri
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mer Jan 30, 2008 4:48 am Sujet du message: Loi sur les signes d’origine et de qualité |
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Loi sur les signes d’origine et de qualité
Les produits du terroir, enfin protégés
· Une démarche pour lutter aussi contre le piratage des produits d’origine
· Les textes d’application dans les circuits d’adoption et de publication
· Des mesures d’accompagnement à l’étude
HUILE d’olive, huile d’argan et produits dérivés, viandes d’ovins de race locale, clémentines et dattes… Autant de produits du terroir qui seront désormais protégés par des signes distinctifs.
C’est la loi relative «aux signes distinctifs d’origine et de qualité des produits agricoles et des denrées alimentaires» adoptée mercredi 23 janvier qui dispose ainsi. Le texte classe en 3 catégories les produits concernés. Soit parce qu’ils font partie du patrimoine national ou qu’ils constituent des produits à fort potentiel. Il s’agit des produits animaux, telles les races ovines (Sardi, Beni Guil, Daman…), les sardines de Safi et d’Agadir. Ce sont ensuite les produits végétaux comme les dattes Mejhoul, les clémentines, la figue du Gharb, les grenades du Haouz… la liste est longue.
La dernière catégorie regroupe les produits transformés issus des deux premières familles. Par ailleurs, la loi procède à la définition de signes «officiels», à savoir l’indication géographique IG, l’appellation d’origine AO et le label agricole LA. Elle prévoit aussi les conditions de leur reconnaissance, leur protection, les modalités d’étiquetage des produits certifiés ainsi que les infractions et leurs sanctions en cas de manquement aux dispositions légales.
Il est aussi prévu la création d’une commission nationale des signes distinctifs. Ces signes «officiels» constituent un gage de garantie d’origine et de qualité aussi bien pour le marché national que les débouchés extérieurs. Et la loi vise un double objectif: dynamiser les exportations, mais aussi se prémunir contre les «faux produits» étiquetés d’origine. Encore faut-il s’inscrire dans une démarche globale de normalisation de l’alimentaire marocain.
Cette normalisation étant devenue impérative au vu des attentes de la demande internationale, très attachée aux indications géographiques et à la qualité liée à l’origine du produit.
«L’intégration du Maroc dans la zone de libre-échange Euro-Méditerrannée, attendue pour 2010, présente des défis importants pour les petits producteurs ruraux qui auront du mal à concurrencer les grands systèmes de production», indique Abderahman Hilali, responsable de la direction de la protection des végétaux, des contrôles techniques et de la répression des fraudes (DPVCTRF) du ministère de l’Agriculture.
Et «la démarche s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de valorisation et de diversification des produits de l’agriculture», ajoute Hilali. Une politique qui suit la tendance de plusieurs pays tels que l’Inde, le Pakistan et d’autres pays en développement. En Inde,
10 millions de kg de thé «Ceylan» sont produits, mais 30 millions sont mis sur le marché sous la même appellation. Il en est de même au Maroc pour l’huile d’argan et le safran de Taliouine. Mais pour quelle quantité? Personne ne peut avancer un chiffre.
C’est donc contre le piratage du patrimoine national que se dresse cette loi. Sans compter le bénéfice que pourraient en tirer des filières, toutes entières. «En tant que producteur d’huile d’argan, la nouvelle est bien accueillie», dit Faouzi Majidi de Souss Terroir.
L’enjeu à présent est de valoriser les produits, pour diversifier l’offre. «Le litre d’huile est vendu à 140 DH, au meilleur des cas à 200 DH. A l’étranger, le même litre est négocié à plus de 100 euros. La recette? Une meilleure valorisation avec un emballage attrayant», déplore-t-il. Sur un autre registre, le gramme de safran est payé 15 DH au producteur de Taliouine. Il est vendu à 25 euros à Paris.
D’où la nécessité de mesures d’accompagnement. Pour le moment, le département de tutelle n’entend agir que par l’incitation des opérateurs à se regrouper en associations. Des aides à la valorisation ou la pénétration des débouchés extérieurs? On en est encore loin. Du moins, pas avant l’entrée en vigueur effective du nouveau dispositif.
«Cela interviendra à compter de la date de publication des textes pris pour son application au Journal officiel, conformément aux dispositions de l’article 38 de la loi», indique Hilali.
Jihane KABBAJ
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Fév 16, 2008 6:39 am Sujet du message: L'huile d’argan dotée d’une appellation géographique |
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Agadir : L'huile d’argan dotée d’une appellation géographique protégée
Pour une meilleure valorisation des produits du terroir, l’huile d’argan, considérée comme l’un des éléments les plus importants, vient d’être dotée d ‘une appellation géographique protégée.
Une initiative d’envergure pour le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa qui a tracé sa politique en matière de promotion de ses produits du terroir, l’huile d’argan vient d’être dotée d’une appellation géographique protégée (IGP).Une initiative qui sera épaulée par la nouvelle naissance de l’AMIGHA, une association qui aura pour mérite de faire reconnaître l’IGP huile d’argan dans le cadre de la loi 25-06, relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité des produits agricoles et de denrées alimentaires vient d’être adoptée par le parlement.
Cette nouvelle entité émane d’une mûre réflexion engagée au niveau de la région pour une meilleure valorisation de l’un des produits du terroir les plus importants au niveau de la région du Souss-Massa-Drâa. Regroupant plusieurs partenaires opérant dans ce cadre, l’AMIGHA (Association marocaine des indications géographiques pour l’huile d’argan) trace pour objectifs la protection et la valorisation du savoir-faire et intérêts des producteurs dans le cadre d’une meilleure organisation de la filière argan. Pour ce faire, cette nouvelle entité regroupe à la fois des productrices des différentes coopératives, un collège d’industriels ainsi que des institutions et organismes de recherche.
Les enjeux de la mise en place des IG (Indications géographiques) pour les produits du terroir sont de taille. En effet, cette démarche permet de structurer la filière et de promouvoir la politique de commercialisation, de communication et de promotion collective. Un profit attribué directement aux populations locales et leurs productions. En matière de positionnement, cette démarche permet entre autres de placer l’huile d’argan en tant que produit mondialement reconnu et apprécié sous son étiquette d’origine.
Une délimitation qui permet à ce produit de fixer ses origines de production. Le consommateur averti se trouve ainsi réconforté dans ces choix dans la mesure où cette indication même apporte des garanties liées entre autres à la qualité et à traçabilité. Autant de démarches qui anéantissent la concurrence déloyale lancée par les produits d’imitation. Cette nouvelle politique constitue une importante étape d’authentification des produits du terroir locaux et nationaux.
La protection des produits du terroir par l’élaboration des IG serait certainement à l’origine d’une meilleure répartition des revenus au profit des producteurs, des exportations et de l'aménagement des coopératives. Une initiative qui ouvrira sans doute de nouvelles perspectives de développement de l’activité touristique en matière de dégustation, gîtes et restaurations.
Classé en tant que réserve de biosphère (RBA) en 1998 par l’UNESCO, l’arganier présente plusieurs atouts économiques. Source de revenue et de nourriture pour l’usager, l’arganier assure la subsistance de plus de quelque 3millions de personnes dont 2,2 millions en milieu rural. Les différentes productions de l’arganerie fournissent plus de 20 millions de journées de travail dont 7,5 millions de journées essentiellement féminines pour la seule extraction de l’huile d’argan.
Outre ses qualités nutritives, l’huile d’argan est également reconnue et apprécié pour ses vertus médicinales notamment sur le système cardio-vasculaire et pour lutter contre les douleurs des rhumatismes et les douleurs articulaires. Autant de vertus nutritives et médecinales qui font de ce produit régional, un produit de marque et de qualité méritant une meilleure valorisation et positionnement sur le marché mondial. Sachant que la forêt d’arganier s’étend sur une surface de 750 000 ha, dans le triangle regroupant Essaouira, Agadir et Taroudant. Une force de la nature qui peut vivre jusqu’à 200 ans.
Le 14-2-2008
Par : Majda Saber
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Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Sam Fév 16, 2008 6:43 am Sujet du message: Huile d'olive : Effets bénéfiques et sonorités pécuniaires |
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Huile d'olive : Effets bénéfiques et sonorités pécuniaires
Prisée à l'extrême par certains nutritionnistes, utilisée avec modération pour assaisonner certains mets, la valeur de l’huile du terroir et ses vertus ne sont plus à confirmer.
L’olive et l'huile d'olive occupent une place de choix dans la gastronomie et la cosmétique marocaines. Depuis que nos aïeux assaisonnaient leurs plats de bissara avec de l'huile d'olive ou conservaient leurs olives dans des cruches en argile, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Le développement a engendré de nouveaux comportements et l'avantage pécuniaire a développé un secteur en plein essor.
L'huile d'olive marocaine commence à être appréciée à sa juste valeur grâce à la sensibilisation que connaît le secteur. De leurs côtés, les usines de conserves oléicole poussent comme des champignons. Certains sont légaux d'autres s'activent dans des garages de fortune engendrant l'expansion anarchique d'une activité informelle lors de la saison des cueillettes. La ville de Taourirt, à elle seule, compte une centaine de ces usines non autorisées, éparpillées dans des garages sans aucun contrôle. Une vraie menace pour les voisins qui doivent subir odeurs et déchets pour plus de trois mois.
Au niveau de la qualité produite en huiles, elle varie selon les propriétés de l'olive ainsi un quintal d'olives peut donner une moyenne de 18 litres. Le prix de la trituration est de 50 dirhams le quintal. «Certaines de ces huiles sont impropres à la consommation selon les normes en vigueur», explique un fonctionnaire des services de contrôle sanitaire. Quant aux nouvelles machines de trituration, elles sont de plus en plus prisées notamment par les huileries modernes et les nouvelles coopératives agricoles. L'huile extraite est de très bonne qualité et se vend directement aux consommateurs ou passe par le circuit d'embouteillage pour la vente dans les grands espaces ou à l’exportation. L'essentiel de cette activité est concentré dans les régions de production d'olives, à savoir Taza, Taounate, Fès, Meknès, Chefchaouen, Béni Mellal, Kelaâ Sraghna, Marrakech, Essaouira, Agadir et Oujda.
L'extraction de l'huile d'olive passe par trois opérations, la trituration, le pressage et la décantation. Les machines semi-modernes sont constituées de deux cylindres broyeurs qui écrasent et malaxent les olives. Les olives sont réduites en pâte d'olives qui sera étendue sur des plateaux ronds et plats. Cette pâte passera dans des pressoirs métalliques à vis et à colonne de «scourtins». La qualité de l'huile dépend du degré de maturation et de la date de récolte.
La trituration se fait soit par chaîne continue : les olives sont alors effeuillées, lavées et broyées par des marteaux spéciaux. Elle peut aussi se réaliser par presses hydrauliques : les olives sont effeuillées, lavées et broyées par des meules en pierre de granit. Suit la décantation et la mise en bouteilles.
Pour conserver la qualité de l'olivier, les olives sont ramassées soit manuellement ou avec des peignes et filets. Elles sont rassemblées par variété. Les olives sont acheminées dans des caisses ou sacs soit pour la vente aux enchères dans des entrepôts ou endroits connus par les commerçants oléicoles.
C'est dans ces espaces que certaines ouvrières s'occupent du nettoyage, l'effeuillage et le tri. Elles sont payées 35 dirhams la journée. Celles qui font la cueillette reçoivent 50 dhs par jour. Quant au prix de l'olive, il varie de 3dhs 50 à 6 dhs 50. Cela dépend de l'offre, la qualité et la période de vente. De son côté, l'huile est vendue de 34 à 40 dhs. «La marge de bénéfice par litre est de l'ordre de 10 dhs», rapporte à ALM Mohammed Sghir Bahammou un commerçant de Guercif. De manière générale l'activité se rapportant à l'oléiculture engendre une recette annuelle qui avoisine les 500 millions de dirhams.
L'huile d'olive nourrit, assouplit les tissus et aide à conserver la peau jeune tout en calmant ou cicatrisant d'autres maux. Ses bienfaits curatifs couvrent une gamme de douleurs allant des simples irritations de l'épiderme ou des soins des ongles cassants aux maladies les plus graves. Elle est administrée pour apaiser la toux grâce à un massage de la poitrine. Une goûtte tiède est utilisée pour apaiser la douleur des oreilles. Comme elle peut servir à masser les zones douloureuses contre les rhumatismes.
Elle est aussi utilisée en cosmétique comme ingrédient de beauté. Riche en vitamines A, D, et K, elle occupe une place de choix dans la préparation et la cuisson de plats.
«Par opposition aux huiles végétales ou laitières qui contiennent des graisses saturées, l'huile d'olive est riche en graisses mono insaturées avec une teneur de 80% d'acide oléique», note le docteur Kerfati, spécialiste en nutrition. La consommation de l'huile d'olive augmente le cholestérol HDL et réduit le cholestérol LDL qui réduit les risques cardio-vasculaires.
De leurs côtés les phénols, qui sont des vitamines hydrosolubles assurent le rôle d'inhibiteur sur un enzyme responsable du cancer ; ils sont également anti-inflammatoires, alors que le squalène qui est un isoprénoïde de carbone, protège contre le développement de certaines tumeurs. Le squalène sert aussi comme constituant de certains adjuvants que l'on rajoute aux vaccins pour renforcer la réponse immunitaire.
L'olivier marocain occupe une superficie qui avoisine les 60 000 hectares, dont 27370 irrigués et génèrent une production moyenne annuelle de l'ordre de 100 000 tonnes d'olives de table et 50 mille tonnes d'huile d'olive. Il assure une activité agricole intense permettant de générer plusieurs milliers de journées de travail par an. Il participe de 20% du revenu brut de la production végétale. Les rendements sont variables et peuvent atteindre jusqu'à 12 tonnes par hectare alors qu'un olivier peut produire jusqu 'à 100 kilos.
Le 1-2-2008
Par : Ali Kharroubi
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Posté le: Jeu Fév 21, 2008 4:28 am Sujet du message: Ouarzazate : Les produits du terroir se développent |
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Ouarzazate : Les produits du terroir se développent
Dans le cadre de la promotion des produits du terroir dans la région de Souss-Massa-Drâa, une journée a été organisée,vendredi 15 février, au profit de dizaines d’associations.
La Chambre de commerce, d’industrie et de services de Ouarzazate a abrité, vendredi 15 février, une journée d’étude sur le développement et la valorisation des produits du terroir dans la région de Souss-Massa-Drâa. A savoir les figues de barbarie, les dattes, l’argan, le safran, la rose et le miel. Outre des représentants des autorités locales, des dizaines de représentants d’associations ont été au rendez-vous de cet atelier de sensibilisation et d’information.
Dans son allocution d’ouverture, Abdallah Hinti, directeur de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Ouarzazate, a mis le point sur l’importance de cette journée notamment en ce qui concerne la création d’un centre d’activités de pointe dans le domaine de l’agrotechnologie au sein de la région.
Initiée par l’association AgroTech Souss-Massa-Drâa, cette journée a pour but l’incitation à l’élaboration de projets en vue de développer et de valoriser les produits du terroir notamment dans la région de Souss-Massa-Drâa et ce, à travers l’implantation des entreprises spécialisé ainsi la promotion des recherches publiques et privées en matière des produits du terroir dans des projets d’innovation dans la production, la transformation, la valorisation et la commercialisation.
«Cette initiative a pour objectif l’incitation à la création des projets apportant de nouvelles activités, d’accroître les revenus des populations et de combattre les discriminations et la pauvreté aux niveaux local et régional et de créer l’emploi, présenter des résultats concrets contribuant au développement des filières des produits du terroir et maintenir la valeur ajoutée dans la région de Souss-Massa-Drâa», indique le docteur Ibrahim Hafidi, président de l’association Agro Tech Souss-Massa-Drâa. Aussi, des explications sur des projets de développement et valorisation des produits du terroir Souss-Massa-Drâa ont été présentées à travers deux ateliers animés respectivement par Aicha Khadir, coordinatrice du programme développement des produits du terroir et Khadija Ibnou El Kadi, chargé de mission à la région Souss-Massa-Drâa.
Il s’agit de projets visant à promouvoir l’organisation et la solidarité économique avec les villages et leurs populations à travers toutes formes possibles de partenariat, de coopération et d’association ainsi que des projets structurants permettant de regrouper les différents intervenants de la filière dans une structure fédératrice pour une meilleure organisation et intégration de la filière qui permettra une meilleure répartition des richesses et des marges générées.
«C’est une occasion propice en faveur de notre association en vue de contribuer dans cette charte de développement, l’offre d’appels est intéressante surtout si l’on peut bénéficier d’une subvention attribuée par la région de Souss-Massa-Drâa», déclare à ALM Malika Bourhim, représentante de l’Association de la femme rurale pour le développement à Kelâat M’Gouna.
Par : L’Houssaine Oulbaz
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Ven Mai 09, 2008 7:43 am Sujet du message: Goûts et saveurs à Essaouira |
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Goûts et saveurs à Essaouira
Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime organisera, samedi 10 mai, à Essaouira, une manifestation dédiée aux produits de terroir sous le thème «Goûts et saveurs». Le programme de cette manifestation prévoit une foire qui permettra au consommateur de déguster, d’apprécier et de découvrir les produits de terroir dont regorge la province d’Essaouira et ce, notamment à travers des expositions, des démonstrations, un concours culinaire et des dégustations de différents produits.
Un séminaire qui débattra des démarches de mise en valeur des produits de terroir figure également au menu, outre la signature de six conventions de partenariat portant sur «l’encadrement des producteurs des viandes bovines», «l’appui à la production des produits BIO: maraîchage et huile d’olive», et «l’appui à la mise à niveau des coopératives d’extraction d’huile d’argan».
Les autres conventions ambitionnent l’étude de caractérisation et de typicité de la viande de chevreau de l’arganier, la promotion du circuit touristique «La route des huiles», et l’appui à la mise en place de l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) de l’huile de Tyout. Pour les organisateurs, cette manifestation a pour objectifs de sensibiliser le grand public au goût et lui permettre de distinguer les saveurs, et de faire découvrir des produits de qualité, leurs spécificités et un savoir-faire centenaire.
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Si Moh VIP-Leader


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Posté le: Ven Mai 16, 2008 5:41 am Sujet du message: Tamounte: Une mine d’argan |
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Tamounte: Une mine d’argan
· Accor soutient une coopérative locale
· Une trentaine de femmes formées à la gestion
· Ateliers, matériel, salle de réception: coopérative ou vraie PME?
«Dans cette entreprise, il y a une crèche pour vos enfants». Vous n’êtes pas à la Défense (dans la banlieue parisienne), mais à deux heures de route de la ville d’Essaouira. Bienvenue à Tamounte. Ce petit douar de la tribu des Haha héberge l’une des rares entreprises marocaines ayant prévu une crèche pour ses salariées. L’entreprise en question est une coopérative de fabrication d’huile d’argan. Le Roi est passé par là, il y a un an environ, pour inaugurer les nouveaux locaux de la coopérative: un atelier d’écrasement des fruits d’argan, un deuxième équipé en presseurs pour extraire l’huile, une boutique, une aire de repos, une salle de réception, des sanitaires, en plus de la… crèche.
Lundi dernier, le 12 mai, la fête était de retour. Cette fois-ci, c’est le conseiller du Roi, André Azoulay, qui a fait le déplacement. Ce dernier était l’invité du groupe Accor qui a initié tout un programme de soutien aux coopératives d’argan de la région. Le préfet de la région, des journalistes, des cadres de Accor et de Planet Finance, des musiciens, des habitants de la ville… étaient tous les invités de l’argan.
«Il faut tout faire pour barrer la route à la contrefaçon de l’argan», affirme Azoulay, qui est aussi le président de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier. Ses vertus et son caractère unique confèrent à l’argan une renommée mondiale qui fait de lui aujourd’hui un produit tendance et très prisé. Cela donne naturellement lieu à des comportements opportunistes: spéculation, contrefaçon, fraude, etc.
Il faut préserver ce patrimoine: message reçu. L’action de soutien du groupe Accor va dans ce sens. «Au-delà de l’aspect écologique de la notion de développement durable, il s’agit pour notre groupe de participer au développement des personnes: notre personnel et les habitants des régions où notre activité existe», affirme Marc Thépot, DG de Accor Maroc.
Assistance technique, alphabétisation, formation sur les notions de base en gestion: l’essentiel du package mis à la disposition d’une centaine de femmes entrepreneuses avec le partenariat de Planet Finance. Elles sont environ une trentaine dans la coopérative de Tamounte.
Taârabte est la chef des lieux. «Voulez-vous que les explications soient en arabe ou en français?», demande-t-elle à ses invités. Vous l’avez bien compris, Taârabte, originaire de la région, est au moins trilingue. Elle impressionne davantage lorsqu’elle détaille le fonctionnement de la coopérative.
Coût de revient, processus de fabrication, répartition de la richesse créée… des notions qu’elle manipule avec une aisance «naturelle». Elle sait par exemple que ce qui coûte le plus cher dans son produit fini est la bouteille importée d’Italie. «Le contenant coûte plus cher que le contenu»: l’huile d’argan est un produit de luxe.
Une deuxième preuve, si besoin est: un litre de cette huile coûte 300 DH. Taârabte explique que le prix a pratiquement triplé ces derniers mois. Pour cause, l’entrant principal, le fruit d’argan, est passé de 1,6 DH à 4,8 DH le kilo. Les femmes de Tamounte, achetant la matière première sur le marché, n’ont que le choix de répercuter la hausse sur le prix de vente final.
Il est midi passé d’une demi-heure. Les explications techniques cèdent la place à la musique puis à la cuisine. Les spécialités de la région sont d’un «bio» défiant tout label. Bien que la plus proche source d’eau soit à 5 kilomètres de Tamounte, les verres de thé, tout comme le sourire et les «merhba», sont offerts à volonté. Une hospitalité naturellement spontanée et une bonté de cœur dont on retrouve le goût dans cette huile d’argan rare et unique.
Nabil TAOUFIK
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zgrita VIP Amazigh


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Posté le: Mer Mai 21, 2008 3:51 pm Sujet du message: CAM |
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Le Crédit Agricole accompagne les aviculteurs
Pour son contrat-programme 2009-2013, le Crédit Agricole du Maroc (CAM) accorde un prêt d’un milliard de dirhams, avec au taux d’intérêt maximum de 6 %, aux aviculteurs.
C’est le Crédit Agricole du Maroc (CAM) qui va accompagner les aviculteurs dans le projet de modernisation de cette filière. Dotée d’un contrat-programme signé par la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) et le gouvernement, le 22 avril 2008, lors des premières Assises de l’agriculture, l’aviculture entame ainsi sa mise à niveau. À partir du 1er janvier 2009, date d’entrée en application de ce contrat-programme 2009-2013, cette filière a finalisé son plan d’investissements. Ainsi, une enveloppe d’un milliard de dirhams, sous forme de prêt par le Crédit Agricole du Maroc au taux d’intérêt maximum de 6 %, sera mise à disposition des aviculteurs. Il y a également une aide financière égale à 3 % des montants des investissements qui sera accordée aux projets ayant bénéficié du financement de cet établissement bancaire, avec un plafond de financement de 15 millions de dirhams par bénéficiaire. «Le gouvernement financera des programmes de recherche et de développement en aviculture et des campagnes médiatiques de communication visant la promotion de la consommation des produits avicoles», annonce la Fisa dans un communiqué de presse.
En effet, il y a cinq objectifs derrière l’élaboration de ce contrat-programme.
D’abord, le renforcement de la contribution du secteur avicole pour une garantie de sécurité alimentaire du pays par un apport substantiel de protéines animales.
Deuxièmement, il y a la promotion de l’investissement et la création de nouveaux postes d’emplois. Il s’agit aussi de l’amélioration de l’efficience des unités de production pour réduire les coûts de production et assurer la compétitivité du secteur.
Le quatrième objectif concerne la promotion de la qualité en améliorant les conditions techniques et sanitaires de production, de commercialisation et de transformation des produits avicoles. Et, enfin, il est question de mettre sur le marché des produits avicoles à des prix abordables.
«La Fisa et ses membres s’engagent à réaliser des investissements supplémentaires évalués à près de 4,5 milliards de dirhams à l’horizon 2013 au niveau des structures de production, de commercialisation et de distribution des produits avicoles», précise-t-on à la Fisa.
En fait, ces investissements permettront la création d’environ 106.000 nouveaux emplois directs et indirects ainsi que l’accroissement de la production des viandes de volailles de 370.000 à 500.000 tonnes et des œufs de consommation de 3,3 à 5 milliards d’unités. Rappelons-que, la consommation par habitant et par an passera pour les viandes de volailles de 12,1 à 14,7 Kg et pour les œufs de 110 à 147 unités. Pour la part de la production de viandes de volailles traitée dans les abattoirs industriels avicoles, elle devra représenter 50 % en 2013 contre 10 % actuellement.
Aujourd'hui le Maroc
Le 19-5-2008
Par : Atika Haimoud |
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Juil 17, 2008 11:04 am Sujet du message: L'huile d’olive de Meknès primée à Madrid |
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L'huile d’olive de Meknès primée à Madrid
· La marque Phénicia distinguée par le conseil oléicole international
· Une performance réalisée sur un domaine relevant des terres de la Sodea
C’est un début d’été heureux pour la société Délices du Saïss. Grâce à son huile d’olive Phénicia issue de la région de Meknès, la société a remporté, le 10 juillet à Madrid, en Espagne, le troisième prix du concours international de dégustation d’huile d’olive.
Ce prix lui a été décerné par le conseil oléicole international (COI), en tant que créateur de l’une des meilleures huiles d’olive mondiales et dont la couleur est «vert moyen».
Phénicia est le fruit d’un partenariat public-privé des terres de la Sodea. Ce domaine de 180 ha, appelé «Maria», a nécessité en 2006, 22 millions de DH d’investissements pour la réhabilitation du verger existant et de son extension. De nouvelles variétés d’olives ont également été introduites. La société a financé aussi la construction de forages et bassins d’accumulation, la rénovation des locaux et l’installation d’une nouvelle unité de trituration de haute technologie.
«L’objectif est de produire une huile de qualité supérieure et richement aromatisée», indique Anouar Zine, responsable marketing des Délices du Saïss. Et d’ajouter: «Dans le souci d’une démarche qualitative pour obtenir une huile d’excellence, la production du domaine est intégrée». Ce contrôle est assuré grâce aux installations techniques mais aussi à l’aide d’un expert étranger. La société a aussi installé une application web pour permettre à ses clients de suivre en temps réel la trituration de leurs olives pour le travail à façon. Un système sophistiqué qui a porté ses fruits.
A Madrid, un jury de dégustation international agréé a sélectionné 78 huiles d’olive vierges extra pour le Prix à la Qualité du COI (Mario Solinas 2008). Les huiles candidates provenaient des pays suivants : Arabie saoudite (1), Égypte (1), Espagne (31), France (3), Grèce (14), Israël (2), Italie (4), Maroc (1) et Portugal (21). Ces huiles ont été proposées par des producteurs individuels, des associations de producteurs et des entreprises de conditionnement dont le lieu de production se trouve dans un pays membre du COI.
Après une compétition acharnée, Phénicia a finalement remporté le 3e prix. «Cette distinction récompense le savoir-faire marocain», indique Zine.
Reste à signaler que la liste des lauréats du concours international d’huiles d’olive vierges extra du Prix à la Qualité du COI (Mario Solinas 2008) est également disponible sur le site web du Conseil. Basé à Madrid, celui-ci constitue la plus grande instance mondiale en termes de régulation et de promotion de la filière oléicole. Il est présidé par le Marocain Mohammed Sbitri, et c’est la première fois qu’il prime une huile du Maroc.
Youness SAAD ALAMI
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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Jeu Juil 17, 2008 11:05 am Sujet du message: Les produits du terroir en levier de développement |
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Les produits du terroir en levier de développement au Sous-Massa-Drâa
Et si les produits du terroir étaient un levier de développement? Safran, henné, figues de barbarie, palmier dattier, câpre, miel, rose et d'autres enrichissant la région du Souss-Massa-Draâ ne manquent, en réalité, que d'une stratégie de valorisation pour s'ériger en une véritable ressource à même de booster les revenus des nécessiteux. Une étude entreprise, à cet effet, par la région a pu montrer que plus de la moitié du chiffre d'affaires agricole de la région est réalisé par les figues de barbarie; les dattiers contribuent à hauteur de 20 % alors que l'arganier atteint 11 %.
Concernant la contribution de ces produits au niveau national, il est à souligner que la rose et le safran détiennent le monopole avec 100 % de la production nationale, alors que l'arganier contribue à hauteur de 86 %. Pour ce qui est des dattes et des figues de barbarie, elles avoisinent respectivement les 40 et 46 % de la production nationale.
L'idée est donc passée au crible et s'est avéréée, après plusieurs études de terrain, faisable. Première initiative : Elaboration d'une stratégie de valorisation. Les mécanismes financiers sont au nombre de deux. D'abord, un « fonds d'investissement » dédié aux activités de conditionnement à la promotion et la valorisation des produits du terroir dans la région : « Targa » relevant du Crédit Agricole du Maroc. Les investisseurs auront à profiter de 30 millions de dh qui les aideraient à surmonter les difficultés.
Quel fonctionnement pour ce fonds ? Il revêt un caractère participatif par un fonds d'investissement en fonds propres (actions) ou en quasi fonds propres (avance en compte courant associé, prêt participatif) dans des sociétés en création ou en développement. Ce fonds d'investissement se veut un partenaire du promoteur qui partage le risque industriel, tout en apportant assistance technique et soutien stratégique.
Ainsi le client peut voler de ses propres ailes et le partenaire se retire au terme de cinq ans de partenariat. Son retrait peut se traduire par une cession de la participation au promoteur du projet ou la vente à des industriels ou des financiers ou encore l'introduction en bourse. Il faut dire que rien n'est imprévisible, les modalités de retrait sont négociées préalablement. Quant au volume de participation dans les projets, il représente 40 % de l'investissement global et 20 % du montant annuel d'investissement des fonds.
Fort de 9 millions de dh, le second fonds est mis à la disposition de l'Association Agrotech SMD. Il s'agit d'une subvention non remboursable par le promoteur en vue de l'aider à développer et à moderniser son projet. Toutes les étapes par lesquelles passe le produit sont concernées : Production, transformation et ensuite commercialisation. Dans toutes les réunions de sensibilisation, l'accent est surtout mis sur ce dernier point qui semble être le nœud de toute la chaîne des produits du terroir.
En fait, la valorisation, aussi importante soit-elle, n'est qu'une piste menant vers les marchés internationaux. La contribution du fonds dans les projets présentés, quant à elle, peut atteindre jusqu'à 70 % dans ceux ne dépassant pas 200.000 dh, alors qu'elle est de l'ordre de 50 % dans les projets dont le coût varie entre 200.000 et 400.000 dh. L'objectif de ces projets est de permettre aux populations de promouvoir leur structuration et leur solidarité économique au sein des villages, à travers notamment les formes possibles de partenariat, de coopération et d'association. Conscients de ce défi de concurrence, les promoteurs ne tarderont pas à entamer cette étape. Quelques-uns ont déjà commencé.
Nouri Zyad
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