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Si Moh VIP-Leader


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 5762 Localisation: Addis Abeba
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Posté le: Mar Avr 15, 2008 5:07 am Sujet du message: Femme rurale |
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Essaouira
La femme rurale valorise les produits du terroir
Le nombre des coopératives ne cesse d'accroître
Publié le : 13.04.2008 | 11h10
Les coopératives féminines de production et de commercialisation des produits du terroir, dont le nombre ne cesse d'accroître au niveau de la province d'Essaouira, ont été porteuses de grands changements et ont contribué amplement à la dynamique de développement local dans les domaines économique, social et environnemental.
Parmi ces coopératives, il y a lieu de citer la coopérative féminine Tudert qui assure la gestion d'une unité de valorisation des Plantes aromatiques et médicinales (PAM), créée dans le cadre du programme d'appui aux initiatives de gouvernance environnementale et territoriale piloté par l'organisation Enda-Maghreb avec le soutien financier de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) et l'appui des directions provinciales des Eaux et Forêts et de l'Agriculture. Cette expérience-pilote au niveau national a vu le jour il y a moins d'un an et demi et pourtant, elle ne cesse de susciter l'intérêt des chercheurs et experts marocains et étrangers, a indiqué dans un entretien accordé à la MAP le responsable d'Enda-Maghreb à Essaouira, Ahmed Bouyahyaoui, faisant remarquer que la coopérative, qui a reçu récemment un groupe d'étudiants américains, dispose actuellement d'un jardin botanique qui s'étend sur une superficie de 7.000 m2.
Notant que la filière des PAM présente un potentiel important mais encore peu exploité, A. Bouyahyaoui a souligné que cette unité, localisée dans la commune rurale de Imin'Tlite (environ 40 km au sud d'Essaouira), vise la collecte, la mise en culture, la transformation et la commercialisation des plantes à forte valeur économique et ayant des débouchés à l'échelle locale, nationale, voire même internationale. Aujourd'hui, les Plantes médicinales et aromatiques sont considérées comme des sources alternatives de revenus en milieu rural, notamment au bénéfice des populations locales riveraines des zones forestières et péri-forestières, a-t-il dit, ajoutant que le diagnostic général de la filière des PAM à Essaouira a permis de produire un catalogue (listing) des principales PAM d'intérêt communautaire, tout en spécifiant leur usage et l'établissement d'un plan d'actions pour leur valorisation, leur exploitation et leur préservation.
Selon lui, l'étude préliminaire du projet a montré l'existence plus particulièrement d'un potentiel en PAM associé à une utilisation traditionnelle bien ancrée dans les systèmes social et culturel et la disposition d'un groupement de femmes prêtes à s'engager et à être encadrées dans le domaine de valorisation et de préservation des PAM. Et A. Bouyahyaoui de poursuivre que le projet contribuera, sur des bases durables, à l'amélioration des conditions socio-économiques de la population locale à travers le développement du patrimoine traditionnel et la promotion et la valorisation des ressources naturelles faisant l'objet de demande accrue sur les marchés local et national.
D'ailleurs, a-t-il fait savoir, la coopérative Tudert a été conçue sur la base d'un diagnostic ethnobotanique et biométrique mené sur la zone du projet et a pour objectifs la création d'une activité génératrice de revenus pour les populations rurales défavorisées, la valorisation du potentiel et du savoir-faire des populations locales, la contribution à la préservation des ressources forestières et la mise en place d'un cadre organisationnel pour la filière des PAM.
Le projet, monté avec le soutien d'acteurs locaux, bénéficie d'un appui en matière de suivi, de formation et d'encadrement de la part de professeurs-chercheurs de la Faculté des sciences et techniques d'Errachidia. Au-delà de ses actions de sensibilisation et d'éducation à l'environnement centrées sur la préservation des ressources forestières, Enda-Maghreb axe son intervention sur le soutien à l'organisation et au développement d'initiatives économiques privilégiant l'usage rationnel et la valorisation des ressources de la biodiversité, ainsi que des potentialités naturelles et culturelles de l'arrière-pays d'Essaouira. L'appui au développement d'alternatives économiques se traduit, d'une part, par le soutien à l'organisation et au développement de filières de transformation et de commercialisation des produits à valeur ajoutée et, d'autre part, par le développement d'une dynamique de tourisme rural, qui devrait notamment offrir des débouchés aux différents produits locaux.
Dans le cadre de l'appui à la création d'opportunités d'emplois, les efforts déployés par Enda-Maghreb dans l'arrière-pays d'Essaouira sont centrés notamment sur l'apiculture, compte tenu des «potentialités mellifères» dont regorge la région, l'huile d'argan qui constitue un véritable levier pour le développement local, les plantes aromatiques et médicinales et le thuya. Enda Maghreb est l'antenne décentralisée au Maroc de l'Organisation non gouvernementale internationale Enda dont le siège est basé à Dakar (Sénégal).
Sa mission consiste à lutter contre la pauvreté et à soutenir un processus de développement humain respectueux de l'environnement.
Par MAP
http://www.lematin.ma/ _________________ Amzil de Addis Abeba
Dernière édition par Si Moh le Sam Juil 19, 2008 9:46 am; édité 1 fois |
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zgrita VIP Amazigh


Inscrit le: 14 Oct 2007 Messages: 1024
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Posté le: Sam Juil 19, 2008 9:26 am Sujet du message: Action sociale |
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Action sociale
Participation politique des femmes dans le milieu rural
Vers la généralisation du mode de scrutin par liste
«Les femmes ne représentent que 0,56% de l'ensemble des élus communaux, alors que 99,5% des communes ont zéro femmes élues, il est temps de changer cette donne », déclare Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité lors d'une conférence de presse sur la participation politique des femmes en milieu rural tenue mercredi dernier à Rabat.
Organisée avec l'appui de l'UNIFEM et l'Agence de coopération technique allemande, cette conférence a pour objectif de permettre aux pouvoirs publics, acteurs locaux, partis politiques et société civile de réfléchir aux dysfonctionnements résultant de l'absence des femmes dans la gestion locale en milieu rural. Rappelons que cet événement vient s'inscrire dans un programme lancé le 8 mars par le même ministère visant à renforcer la participation politique des femmes en milieu rural. « Les femmes rurales représentent un apport économique énorme, pourtant elles continuent de vivre les plus grands déficits sur le plan social », souligne Nouzha Skalli. En effet, selon les dernières statistiques réalisées par le même ministère, 70% des travaux relatifs à l'élevage bovin laitier et 40% à l'élevage ovin sont assurés par la femme. Les statistiques indiquent également que l'élevage caprin dans les zones montagneuses est essentiellement une affaire de femmes.
Mais on apprend que 21,4 % seulement pratiquent des activités génératrices de revenus. En effet, le conjoint ou le chef de famille s'approprie tous les gains générés par l'activité féminine. «L'absence des femmes de la gestion publique a des conséquences néfastes sur leur situation et celle de leurs enfants et sur le développement, d'où la nécessité d'intégrer l'approche genre dans les plans de développement local et du diagnostic territorial», conclut la ministre. Selon la même responsable, une telle démarche contribuera à améliorer la représentation des femmes dans la gestion de la chose locale. Par ailleurs, la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité a incité à la révision du code électoral. Selon elle, les élections de 2009 doivent constituer un réel moment pour la traduction de la volonté politique et la mise en œuvre de ces engagements.
«Il est nécessaire d'adopter des mesures institutionnelles et volontaristes pour que les femmes accèdent à la représentation politique au niveau local et participent pleinement à la gestion de la cité », souligne la ministre.
Notons que cette conférence était également une occasion pour discuter du mode de scrutin et des mesures positives de nature à encourager la participation politique des femmes aux communes urbaines et rurales. La ministre a ainsi présenté quelques idées émanant de la conférence du 8 mars relative au même sujet. Il s'agit notamment de généraliser le mode de scrutin par liste et d'instaurer une liste locale pour les femmes dans les communes. Il est également recommandé au gouvernement d'instaurer des mesures incitatives au niveau de décret de financement pour les partis politiques ayant présenté un nombre important de femmes par le biais de l'uninominal. Des démarches qui peuvent être favorables à l'application des quotas.
En effet, tenant compte de la dualité du mode de scrutin (uninominal pour les communes de moins de 250.000 habitants et par liste à la proportionnelle pour le reste des communes », le recours aux mesures de discrimination positive reste une étape importante qui nécessite néanmoins une volonté politique accrue et un effort de réflexion supplémentaire pour aboutir à des propositions à appliquer au mode de scrutin uninominal pratiqué dans la majorité des communes. Ceci n'exclut tout de même pas la réflexion globale, sachant que le mode de scrutin par liste, appliqué dans 159 communes seulement est plus favorable au recours aux quotas.
Faible représentativité des femmes
Malgré l'engagement des femmes dans les élections comme candidates, ainsi que les efforts des partis politiques pour les présenter. La femme est « peu » représentée dans la gestion locale. En effet, la représentation des femmes aux conseils communaux ne dépasse pas 0,56 % et parmi les 24.600 élus aux communes, seulement 47 conseillères sont élues dans des communes rurales. Les statistiques relèvent également l'absence d'élues aux conseils des préfectures et des provinces et une "présence faible" à la Chambre des conseillers (3 femmes) d'où le besoin d'intégrer l'approche genre et le système des quotas au Code des élections et de créer des mécanismes au niveau des statuts et règlements intérieurs des partis politiques.
Par Yousra Amrani | LE MATIN
Publié le : 18.07.2008 | 16h00 |
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