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Si Moh
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MessagePosté le: Mer Juil 16, 2008 6:00 am    Sujet du message: FNPI: Nouveau président Répondre en citant

FNPI: Nouveau président

Le conseil d’administration de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers a élu son nouveau président, en la personne de Youssef Iben Mansour, de Mouline Etifoncia. Rappelons que, la semaine dernière, le CA avait contraint son ancien président, Miloud Chaâbi, à la démission suite aux attaques de ce dernier contre l’un des membres de la Fédération, le groupe Addoha de Anas Séfrioui, et surtout contre la politique de l’Etat de soutien aux promoteurs.

C’est pour cette raison que le Conseil a tenu à envoyer un message clair au gouvernement: «Les membres du conseil réitèrent leur volonté de consolider et pérenniser (…) leur partenariat avec le secteur public, dans le cadre de la politique d’encouragement et d’incitations initié par le gouvernement de Sa Majesté».

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MessagePosté le: Mer Juil 23, 2008 2:48 pm    Sujet du message: Industrie du béton: Encore trop d’informel Répondre en citant

Industrie du béton: Encore trop d’informel

· Une semaine dédiée à «la préfa»

· Pas de certification efficace, et vide juridique


ON utilise souvent les expressions «dur comme du béton» ou «dossier en béton» comme synonymes de solidité. Cependant, quand on parle de l’utilisation du béton dans le bâtiment, le matériau perd de sa résistance et on pense tout de suite au drame de Kenitra. C’est pour traiter de la question de la qualité du béton marocain que le Cetemco (Centre des techniques et matériaux de construction) a organisé une semaine de la «préfa» du 09 au 17 juillet derniers à la délégation du ministère de l’Industrie et du Commerce de Casablanca. Selon le jargon utilisé par les industriels du secteur, «préfa» signifie «industrie du béton».

Cette industrie, constituée des usines fixes qui fabriquent des constituants destinés au bâtiment, aux infrastructures et à l’assainissement, met une grande variété de produits sur le marché au Maroc. A travers la semaine de «la préfa», tout le processus de fabrication du béton a été décortiqué par les professionnels du Cetemco, qui s’étaient auparavant rendus sur plusieurs sites de production avant de dresser un bilan général de la situation. L’événement a ensuite été clôturé par une rencontre-débat intitulée «Comment l’industrie du béton traite-t-elle ses problèmes de fabrication?».

Durant la présentation, Jacques Bresson, ingénieur et membre des experts associés au Cetemco, a dénoncé les dérives de la production du béton au Maroc. «De nombreux problèmes minent le processus de fabrication: des matières premières à problème, un cycle de malaxage insuffisamment maîtrisé, un procédé de moulage encore artisanal et un climat trop chaud qui accélère la solidification du béton le rendant sujet aux fissures et à la porosité», affirme-t-il.

Pour Saïd Bouanani, directeur général du Cetemco, la chose la plus importante à faire est de protéger le marché et la production contre l’informel. Selon lui, seule une certification des produits permettrait de rehausser la qualité du béton marocain et d’améliorer sa productivité. En effet, aucune certification efficace du produit béton n’existe encore au Maroc et la réglementation nationale souffre d’un grand vide juridique en la matière bien que des projets de lois soient actuellement en étude.

Un secteur aussi concurrentiel que le béton avec ses 380 unités de production, générant 11.000 emplois et quelque 7 milliards de chiffre d’affaires, mériterait pourtant que l’on s’y penche plus sérieusement. Rappelons que le béton est le matériau de construction le plus répandu dans le monde. Sa production mondiale annuelle est estimée à 7 milliards de tonnes.

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MessagePosté le: Jeu Juil 24, 2008 3:27 pm    Sujet du message: Politique foncière de l’Etat Répondre en citant

Politique foncière de l’Etat
Jettou: «Sur le foncier, j’assume!»


· Affaire Chaâbi: «Aucun projet n’a été traité hors procédure»

· «Assurer le décollage de l’économie était l’objectif suprême»

· A mon avis, l’Etat doit continuer


«JE ne regrette rien, j’assume tout et si c’était à refaire, je referai exactement la même chose». C’est en ces termes que Driss Jettou, l’ancien Premier ministre, démarre sa rencontre avec la presse nationale, à son domicile, le mardi 22 juillet 2008. C’est sa première sortie médiatique après sa retraite des affaires politiques.«Je suis encore tenu par le devoir de réserve sur pas mal de dossiers», tient-il à préciser. «Si aujourd’hui j’ai décidé de parler, c’est parce que j’ai senti nécessaire d’éclaircir la politique menée par le gouvernement sous mon mandat en matière d’aide à l’investissement, et plus particulièrement en ce qui concerne l’attribution de terrains», explique Jettou.

L’ancien Premier ministre intervient, en effet, suite au débat soulevé par Miloud Chaâbi autour de la gestion que fait l’Etat de son foncier. Ce dernier est accusé de favoritisme. Un document du ministère des Finances (dont Jettou n’a pas parlé) montre que l’ensemble des terrains accordés dans le cadre de la promotion des investissements s’élève à plus de 21.000 ha, répartis entre l’habitat, le tourisme et l’Industrie. L’habitat s’accapare la part du lion avec 13.000 ha.

«Aucun dossier d’investissement n’a été traité hors la procédure prévue par la loi à cet effet», insiste Jettou. Les investissements dont le montant dépasse les 200 millions de DH font l’objet d’un traitement spécial au niveau central de l’Etat «pour les faire bénéficier des avantages particuliers: réduction de TVA, terrains offerts ou à prix compétitifs, etc. (selon la Charte des investissements de 1995)». C’est la commission des investissements qui est chargée d’étudier ces projets. Driss Jettou assure que «tous les dossiers sont passés par le filtre de cette commission et que les débats ont été à chaque fois longs et intenses, quel que soit la nature de l’investissement». Il ajoute que «l’opérateur n’est pas obligé de passer ce grand oral s’il ne demande aucun avantage à l’Etat».

Sur la question des terrains «bradés», Driss Jettou, toujours aussi convaincu, affirme que «le rôle de l’Etat n’est pas de créer la spéculation. Ainsi, doit-il tout faire pour stabiliser les prix, notamment par le biais de la mise à disposition de terrains supplémentaires à des prix compétitifs». «Toute hésitation dans ce sens de la part du gouvernement ferait nécessairement le jeu des spéculateurs», estime-t-il. «Le Maroc n’a pas de problème de foncier, il a un problème de projets», insiste l’ancien Premier ministre.

Un petit effort de retrospective s’imposait à Jettou pour défendre le bien-fondé de la vente de terrains à 50 ou 100 DH le m2. «L’ambition de l’Etat était de résoudre rapidement le problème du logement et de l’habitat insalubre. Pour les secteurs touristique et industriel, il était également question de donner un coup de pouce significatif pour favoriser le décollage de ces deux secteurs stratégiques». Ce sont en effet des secteurs qui figurent sur la liste des priorités fixées par le Roi dans sa lettre relative à la gestion déconcentrée des investissements adressée le 9 janvier 2002 à Abderrahmane El Youssoufi, alors Premier ministre.

«Ces terrains ne valaient pas plus que ces prix-là à l’époque. C’est grâce à l’interventionnisme de l’Etat et à ce choix de favoriser l’investissement à travers la mise à disposition de foncier bon marché que des destinations comme Marrakech, Tanger, Saâdia, El Jadida, Essaouira… sont devenues attractives aujourd’hui et ont vu leur foncier prendre considérablement de la valeur». Juger les choix d’hier en partant des données d’aujourd’hui n’est donc pas la bonne démarche.

«Nous ne faisions pas la fine bouche. Tous les projets, marocains ou étrangers, ont été servis pour peu qu’ils aient tenu la route», poursuit Driss Jettou. «Nous nous disions, c’est une fenêtre qui s’est ouverte, il faut l’exploiter au maximum parce qu’elle peut se refermer à tout moment». L’ancien Premier ministre fait allusion à la conjoncture favorable dans laquelle se trouvait l’économie mondiale, notamment le tourisme et l’industrie. Chercher à capter les capitaux mondiaux et à encourager les opérateurs nationaux était donc de bonne guerre, surtout que les autres pays concurrents n’étaient pas nécessairement moins généreux en termes d’avantages de toute nature.


Pour Driss Jettou, «les résultats sont satisfaisants, dépassant même toutes les prévisions». «Sans cela, nous n’aurions pas eu un taux de chômage inférieur à 10% pour la première fois dans l’histoire moderne du pays. Le budget de l’Etat n’aurait pas connu en 2007, et pour la première fois depuis l’Indépendance, un excédent, alors que, même en pleine période de privatisations, il affichait un déficit dépassant les 4%», poursuit Jettou. La liste des sauts qualitatifs ne s’arrête pas là. L’ancien Premier ministre cite aussi la croissance qui a changé de pallier pour tourner autour de 6% au lieu de 3% auparavant.

Cette volonté déterminée à promouvoir l’investissement n’aurait-elle pas pu s’effectuer en procédant à des appels d’offres qui valoriseraient mieux le foncier de l’Etat? En réponse à cette question, Driss Jettou tient à affirmer un principe de base: «La loi n’oblige pas le gouvernement à procéder exclusivement par appels d’offres et aucun exécutif dans le monde ne voudrait se lier les mains en instaurant une telle disposition». Il va plus loin en précisant que «pour attirer certains opérateurs, les terrains ont été non seulement offerts, mais l’Etat a pu prendre en charge l’assainissement, l’eau et l’électricité, voire même la mise en place d’une voie ferrée dédiée. C’est le cas notamment de Renault-Nissan à Tanger, de Fruit Of The Loom à Témara ou encore Somitomo (câbles électriques) à Kénitra.

En revanche, pour les stations du plan Azur, l’Etat a préféré procéder par appels d’offres, vu l’importance des chantiers».

Quant à l’habitat, dans le cadre du programme 100.000 logements, «tout a été cédé au même prix, celui des appels à manifestation. Même les projets de construction de plus de 5.000 logements qui font l’objet de convention de gré à gré, se sont vu appliquer les prix issus des appels à manifestation».

«Il est nécessaire de tirer les enseignements du débat actuel. Le système est forcément perfectible mais l’Etat ne doit en aucun cas faire marche arrière sur sa politique d’encouragement à l’investissement ou de stabilisation des prix. Les terrains n’ont de valeur que par les projets qu’ils abritent et, au Maroc, le foncier, ce n’est pas cela qui manque», tels sont les mots de la fin de Driss Jettou. C’est bien clair, l’ancien Premier ministre ne regrette strictement rien.

Foncier: la Cnuced s’en mêle


DANS un rapport achevé en 2007, qui n’a pas encore été rendu public et dont L’Economiste détient copie, la Conférence des Nations-unies sur le commerce et le développement (Cnuced) affirme que «le foncier économique au Maroc est un obstacle majeur à l’investissement tant étranger que national». Ainsi, parmi les problèmes les plus importants identifiés, on trouve «le coût élevé de certains terrains industriels et le manque de terrains disponibles».

A côté de ces deux obstacles, figure aussi une liste de problèmes: «la très faible couverture en matière d’immatriculation au cadastre, l’ancienneté des textes, la multiplication des statuts et des régimes, les difficultés d’identification du propriétaire réel du terrain, la multiplication des interlocuteurs, la spéculation et les procédures lourdes».
L’organisation onusienne recom- mande dans son rapport de «lever les obstacles relatifs au foncier». Il s’agit de «rendre accessible la base de données des terrains domaniaux de l’Etat à tous les intervenants publics en matière d’investissement (CRI, etc.)».

Pourquoi pas à tout le monde, tout simplement? Aussi, «le patrimoine foncier de l’Etat doit être réservé à la création de zones industrielles ou touristiques». L’habitat n’est pas mentionné. La Cnuced recommande aussi la création d’une autorité de régulation du foncier «afin d’assurer une visibilité et une volonté claire à long terme».

Nabil TAOUFIK
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MessagePosté le: Lun Juil 28, 2008 9:05 am    Sujet du message: Les sinistres campements Al Wahda à Laâyoune Répondre en citant

Relogement
Les sinistres campements Al Wahda à Laâyoune définitivement détruits
Près de 10.000 baraques éradiquées, et plus de 40.000 personnes, venues s'inscrire en 1992 sur les listes électorales de la Minurso, bénéficient, désormais, d'un logement décent, et confirment leur marocanité

Publié le : 27.07.2008 | 14h05

L'un des derniers vestiges anachroniques qui relevait jusqu'ici de la vie urbaine à Laâyoune vient de disparaître, emportant avec lui de sinistres souvenirs. Et c'est un symbole.


Ce n'est pas seulement un symbole urbain, c'est l'expression politique même qui est aujourd'hui à l'histoire des provinces du Sud ce qu'une confirmation populaire est au Maroc.

Il s'agit en l'occurrence de la dernière habitation insalubre, disons la dernière baraque des campements Al-Wahda, désormais de sinistre mémoire qui a été détruite samedi lors d'une cérémonie officielle à laquelle a pris part une délégation gouvernementale, composée de Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Ahmed Taoufiq Hejira, ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, Khalli Henna Oul Errachid, président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), M'Hamed Dryef, wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El-Hamra, et Ahmed Hajji, directeur général de l'Agence du Sud.

L'opération de samedi- par sa portée symbolique- entérine et met un terme en vérité à un processus entamé il y a déjà trois mois par la wilaya de Laâyoune, lequel processus a permis l'éradication de près de 11.000 habitations insalubres.

En application des hautes instructions royales, il a été accompagné également par la mise en œuvre d'un programme de recasement global, en vertu duquel tout ménage recensé et en possession d'une attestation se voit attribuer à titre gratuit un lot de terrain de 120 m2 (R+2) et d'un apport financier supplémentaire de 32.000 DH. Dans le même ordre d'idées, la wilaya a offert aux ménages la possibilité de bénéficier de lots de terrains pour construire de nouvelles maisons sur de nouveaux sites dans la ville de Laâyoune, contribuant à éradiquer de manière définitive tout habitat insalubre.

Autrement, le recasement des habitants du campement Al-Wahda a été étendu au reste de la ville, et d'autres sites et quartiers se trouvent ainsi concernés par cette opération comme aussi d'autres ménages.

Le processus de recasement des habitants des campements Al-Wahda a été mis en œuvre en 2007. C'est un programme d'une grande envergure auquel les responsables de la région de Laâyoune se sont attelés avec détermination.

Les campements de l'unité

Al-Wahda illustrent une dimension quasi politique dans la mesure où ils sont nés et se sont installés comme une génération spontanée en 1991 pour abriter les Marocains d'origine sahraouie conviés alors à s'inscrire sur les listes électorales en vue du référendum prévu, mais devenu caduc, par les Nations unies. Ces citoyens marocains provenaient de toutes les villes du Royaume et s'étaient regroupés alors dans ces camps dans l'attente d'être inscrits sur les listes électorales de la Minurso (Mission des Nations unies au Sahara) et exprimer, si vote il y aurait, leur marocanité.

En réalité, ce qui devait durer quelques semaines et se limiter à un court séjour, s'est prolongé quelque dix sept ans ! Le temps d'une génération nouvelle, une autre destinée en somme pour la grande majorité des Marocains d'origine sahraouie venus à Laâyoune accomplir en principe leur devoir de citoyens. Parce que les autorités les prenaient totalement en charge, de nombreuses familles ont préféré rester sur place et se sont implantées dans les campements, leur nombre atteignant les 40.000 personnes.

Avec l'opération de démolition des campements et de recasement de leurs habitants, près de 1000 ménages, soit plus de 40.000 personnes qui retrouvent un logement décent et digne de leur volonté. Ils ont été répartis sur trois sites implantés à Laâyoune : Madinat al-Wahda; Madinat al-Wifaq et le quartier du 25 Mars.

La dimension politique de cette opération de relogement n'échappe à personne, tant il est vrai qu'elle signifie d'une part la caducité consécutive et du recensement et du référendum prévus par l'ONU, et d'autre part la preuve par deux de l'attachement des Sahraouis marocains à leur mère patrie et le choix qu'ils ont fait de s'inscrire dans la dynamique de développement mise en œuvre dans les provinces du Sud.

C'est une manière, leur manière de «voter Maroc», c'est leur « référendum» en quelque sort ou, mieux encore, l'expression de leur autodétermination. Voici donc un long épisode achevé, une grande page tournée conformément à la volonté de Sa Majesté le Roi et grâce aussi à l'engagement des autorités de Laâyoune qui ont su, avec pertinence et lucidité, mener un laborieux processus à son terme.

La destruction du dernier bastion bidonvillois de Laâyoune donne en réalité la mesure des ambitions de la ville et de la province. Et surtout elle trace le nouveau visage urbain de cette région. La politique menée par les autorités reposent sur deux axes : l'éradication de l'habitat insalubre et, parallèlement, la réponse aux besoins en logements exprimés.

Il s'agit d'une restructuration de la politique de logement au niveau de toute la région, consistant en l'éradication des tissus d'habitat insalubre dans leur totalité et, au-delà de la réponse efficace qui a été apportée, d'une vision à plus ou moins long terme pour relever le défi de l'accroissement démographique sur une période de 10 ans. Et dans cet esprit, deux pôles urbains intégrés sont créés, étalés sur quelque 930 hectares, équipés d'infrastructures socio-éducatives et répondant aux besoins d'un parc global de logement de près de 51.000 unités en faveur d'une population estimée à 250.000 habitants.

Les annales de l'histoire des provinces du Sud inscriront ainsi la journée du vendredi 25 juillet en lettres d'or.

La ville de Laâyoune est ainsi la première ville à être désormais citée comme «Ville sans bidonvilles», mais la portée politique, économique, sociale, culturelle et humaine de l'opération demeure à la fois majeure et exemplaire. Voilà en effet quelque 40.000 Marocains d'origine sahraouie, venus il y a 17 ans s'inscrire sur les listes de la Minurso, qui confirment leur enracinement dans la ville, elle-même transformée, métamorphosée.

Ils donnent à la communauté internationale, à commencer par les Nations unies, la preuve ostensible de leur attachement à leur marocanité, de leur intégration dans la vision royale et dans une région en grande mutation économique et urbaine en plein essor.

Un comité de pilotage

Le processus de démolition et de recasement des campements d'Al-Wahda, Zemmag et autres poches d'habitat insalubre, a été conduit par un comité de pilotage présidé par la wali de la région, M'Hamed Dryef. Il regroupe les autorités locales, les élus, Omrane al-Janoub, l'Agence du Sud, l'Agence du développement social, l'Agence urbaine et le ministère de l'Habitat.

Ces derniers constituent également un « guichet unique » auquel tout candidat s'adresse pour recevoir son lot, après le tirage au sort et la décision de démolition de sa baraque. Les banques sont associées au processus, notamment pour le traitement des dossiers dans le cadre de la ligne de crédit Fogarim. Les critères d'attribution reposent sur des données précises auxquelles les candidats ont adhéré.


Par Hassan Alaoui | LE MATIN
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MessagePosté le: Mer Juil 30, 2008 9:45 am    Sujet du message: Al Omrane Répondre en citant

Réalisations
Al Omrane met les bouchées doubles
Le contrat-programme signé avec l'Etat est en cours d'examen par le ministère des Finances

Le holding Al Omrane affiche de bonnes performances et augmente sa production pour accompagner le développement du secteur en plein boom.


Lors du dernier conseil de surveillance tenu le 23 juillet à Rabat sous la présidence du Premier ministre, Abbas El Fassi, les principales réalisations de la société et du secteur de l'habitat en 2007 ont été passées au crible et validé par la même occasion. Le holding a réalisé pendant l'année écoulée des investissements de l'ordre de 6,4 milliards de DH pour un volume de production s'élevant à 120.000 unités. Les travaux ont porté sur de grands chantiers notamment les programmes « Villes sans bidonvilles », des nouvelles villes et des nouvelles zones d'urbanisme.

Le conseil a également adopté les projets prévus dans le cadre du programme de logement à 140.000 DH ainsi que le programme dédié aux provinces du Sud, celui de la villa économique, celui de l'habitat rural ainsi que l'ouverture des chantiers de nouvelles villes et des nouveaux pôles urbains programmés au cours de l'année 2008.

Ainsi, au total 169.000 unités seront lancées dont 58.000 logements destinés à la réhabilitation urbaine. L'année en cours connaîtra également l'achèvement des travaux de près de 150.000 unités dont 72.000 logements prévus toujours dans le cadre de réhabilitation urbaine.
Concernant les nouvelles villes, le conseil a donné son accord de principe pour l'ouverture de deux nouvelles filiales, à savoir la société d'aménagement Lakhyayta et la société d'aménagement Melloussa, de même que pour la création d'une société mixte entre l'Etat et la Compagnie Générale Immobilière, filiale de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), en vue de développer le nouveau pôle urbain Al Aroui.

Le mastodonte a également présenté, lors de cette réunion, son plan d'action 2008-2012 qui prévoit l'augmentation de la production des logements sociaux qui devront passer de 100.000 à 150.000 unités par an. Durant cette période, le programme des habitations à bas prix (140.000 DH) englobera 130.000 logements. Il prendra également en charge la réalisation des programmes immobiliers, bénéficiant de la subvention de l'Etat, notamment le programme villes sans bidonvilles qui devra profiter, durant 2008-2012, à 200.000 familles, le programme de la réhabilitation urbaine qui devra couvrir 220.000 unités ainsi que le programme dédié aux provinces du Sud qui concernera 65.000 logements dans les cinq ans à venir. Dans son plan d'action 2008-2012, 50.000 villas économiques seront construites par l'opérateur public.

A signaler que lors de cette réunion, le Conseil de surveillance a adopté les procès-verbaux des réunions du 23 août 2007 et 22 janvier 2008, le plan d'action 2008, le budget de fonctionnement et d'investissement pour la même année et le contrat-programme 2008-2012 entre l'Etat et le groupe.

Contrat-programme en vue
Le groupe public signera avec l'Etat prochainement un contrat-programme, afin de lui permettre de jouir de tous les moyens financiers et techniques pour s'investir davantage dans le secteur de l'habitat.
Ce projet est en cours d'examen par le ministère de l'Economie et des Finances et le ministère de tutelle.

A signaler qu'Al Omrane est le seul mandaté à gérer les programmes de logement social, de résorption des bidonvilles, de requalification urbaine et de traitement de l'habitat menaçant ruine. Il supervise également la création de villes nouvelles et de zones d'urbanisation nouvelles et a également pour mission de développer le partenariat public/privé dans l'habitat social. Pour relever ces défis, l'Etat lui donne la possibilité d'accéder au foncier public à des prix avantageux.

Rappelons que depuis janvier 2007 environ 15.000 hectares nouveaux sont proposés à l'urbanisation par 42 plans d'aménagement en phase avancée d'homologation. Par ailleurs, les agences urbaines travaillent annuellement sur 100 plans d'aménagement.


Par Nadia Dref | LE MATIN
Publié le : 29.07.2008 | 17h28
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MessagePosté le: Mer Juil 30, 2008 9:57 am    Sujet du message: Prix de l'immobilier Répondre en citant

Prix de l'immobilier
L'accès à la propriété de plus en plus biaisé
Offre diversifiée en produits financiers et concurrence accrue


L'évolution rapide des prix de l'immobilier a considérablement impacté la capacité des ménages à accéder à la propriété sans recourir au crédit. Dans ce contexte, les établissements de crédits se sont imposés comme voie de recours incontournable fournissant une panoplie de prêts immobiliers.

Si les ménages marocains se financent à hauteur des trois quarts auprès des banques et pour le reste auprès des sociétés de financement, ceci est dû à la part prépondérante des crédits immobiliers dans les engagements des banques en faveur de leurs clients. Globalement, les crédits immobiliers servis par les sociétés de financement constituent près des deux tiers des engagements des banques auprès de la clientèle. Au cours des dernières années, le secteur de l'immobilier a été accompagné d'une offre diversifiée en produits financiers et une concurrence entre les intervenants marquée par les baisses sensibles des taux et l'allongement des durées de remboursement.

D'après le Centre marocain de conjoncture, les efforts consentis par l'Etat pour faciliter l'accès à la propriété aux couches défavorisées et les programmes de relogement ainsi que l'apparition de grands groupes immobiliers ont concouru à cet essor du secteur. Globalement, les crédits à l'habitat ont bénéficié à 98 mille clients en hausse de 8% en 2007 contre une progression de 19% l'année précédente. L'engagement moyen des établissements de crédits par dossier a, par contre, marqué une hausse passant de 284.000 DH en 2005 à 216.000 DH en 2006 pour s'établir à 287.000 DH en 2007. Cette évolution recouvre une baisse au niveau des engagements des établissements de crédits dans le cadre des prêts soutenus, puisque l'engagement moyen est passé de 211.000 DH à 162.000 DH, ce qui témoigne d'une nouvelle politique de ciblage des clients qui vise à diversifier le portefeuille.

Les prêts libres ont vu leurs montants moyens passer de 300.000 à 340.000 DH. Bien que la population urbaine du grand Casablanca ne représente que 20,4% de la population totale, elle draine à elle seule 48% de l'encours des crédits à l'habitat. Le reste des engagements consentis par les banques et les établissements de crédit se répartissent entre les autres régions avec démarcation de la région de Rabat. Selon l'Observatoire privé de l'économie marocaine, les régions à forte concentration de MRE semblent enregistrer un faible recours aux crédits immobiliers. Ainsi, des régions comme l'Oriental qui représente 6,4% de la population totale ne draine que 4% des prêts immobiliers. Ceci s'expliquerait par le recours à l'autofinancement.

En terme de durée, les emprunteurs recourent de plus en plus à l'allongement de la durée des crédits. La durée moyenne initiale des crédits a atteint 18 ans en 2007 contre 15,8 en 2006. Les crédits consentis pour moins de 5 ans qui représentaient près de 5% ne constituent plus que 2%. Ceux contractés pour une durée allant de 5 à 10 ans ont constitué 23% en 2007 contre 14% en 2006 et 19% en 2005. L'encours dont la durée se situe entre 10 et 20 ans a représenté 58% en 2005 avant de passer à 56% et 47% respectivement en 2006 et 2007. Quant à celui des crédits dont la durée est supérieure à 20 ans, il a représenté 17% en 2005 pour s'établir à 25% en 2006 et 39% en 2007.

Coût de la durée du crédit

La durée initiale des crédits à la promotion s'est sensiblement allongée en 2007. 32% des crédits dont la durée est inférieure à 2 ans sont passés de 42% à 32% en 2007. Celle des crédits compris entre 2 et 4 ans a progressé de 2 points pour s'établir à 42%. Les crédits, dont la durée initiale est comprise entre 4 et 6 ans, sont passés de 1% en 2005 à 16% en 2006 avant d'atteindre 25% en 2007. Quant aux crédits dont la durée initiale est supérieure à 6 ans, ils ne représentent que 1% en 2007 contre 2% l'année précédente. La baisse des taux d'intérêt a fortement contribué à la facilitation de l'accès aux crédits immobiliers.

Dans un contexte marqué par une forte liquidité, la concurrence entre les différents intervenants ainsi que la baisse du coût du risque, les taux fixes et variables ont marqué une régression remarquable durant les dernières années. En effet, près de 44% des crédits sont assortis de taux d'intérêts inférieurs à 6% contre 15 en 2006. Les crédits consentis à 8% représentent 21% des engagements des établissements de crédit contre 29% en 2006. Il convient de noter que pour des raisons culturelles liées à la sécurité contre tout changement imprévisible des taux et la stabilité des relations contractuelles, les emprunteurs recouraient aux taux fixes.



Par A.B. | LE MATIN
Publié le : 29.07.2008 | 17h31
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